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10/12/2009

Il n'y a que les amis qui trahissent ! Jean-Hugues Bourgeois a présenté Julien Coupat comme "le leader charismatique et virulent du groupe"

L'ancien témoin sous X qui accuse Coupat dément des pressions policières

 

Nouveau rebondissement dans l'affaire de Tarnac. La dernière version du témoignage de Jean-Hugues Bourgeois, un chevrier qui a été en contact avec des personnes poursuivies dans l'affaire des sabotages de lignes TGV en novembre 2008, pourrait nourrir les éléments à charge contre Julien Coupat. Lors d'une nouvelle audition, l'homme affirme en effet ne pas subi de pression de la part de la Sous-Direction antiterroriste (Sdat) lorsqu'il a déclaré en novembre 2008 que Coupat "faisait peu de cas de la vie humaine".

Les avocats du jeune homme avaient fait état, le 25 novembre, de "présomptions très sérieuses de falsification" par les enquêteurs et dénoncé un "florilège de manipulations", parmi lesquelles ils avaient cité un témoignage sous X recueilli le 14 novembre 2008 et qui s'est avéré être celui de Jean-Hugues Bourgeois. Ce dernier, par ailleurs mis en examen pour s'être adressé à lui-même de prétendues lettres de menaces de mort, leur répond aujourd'hui qu'il n'y a pas eu de pression "de la part" des policiers. Il assure en revanche avoir subi "depuis un an de nombreuses pressions, entre autres des chantages de la presse". Selon lui, "dans ce dossier, depuis le début, peu de gens s'intéressent à la vérité : on a d'abord dépeint le témoin anonyme (lui-même, ndlr) comme un fou mythomane. Aujourd'hui, on cherche à en faire une victime de tortures policières", explique-t-il dans le procès-verbal de l'audition.

Problème, cette version contredit ses propres déclarations tenues un an après le début de l'affaire devant une caméra de TF1, le 11 novembre 2009. L'homme, alors identifié comme le témoin numéro 42 (mais dont l'identité s'est révélée être celle de Jean-Hugues Bourgeois), filmé flouté, sous l'objectif d'une caméra cachée, déclare n'avoir eu "aucune idée du témoignage anonyme", recueilli le 14 novembre 2008 par les policiers de la Sdat. L'un des fonctionnaires lui aurait expliqué qu'il y avait "tout un tas d'infos, d'interceptions de mails" qui n'étaient "pas exploitables dans une procédure judiciaire", et qu'ils avaient "besoin d'une signature". Les policiers auraient donc ajouté des éléments, extraits de leurs dossiers, dans la déposition du témoin.

L'enjeu est de taille puisque les affirmations initiales de l'agriculteur constituent l'un des éléments à charge retenus contre le groupe de Tarnac et son leader supposé Julien Coupat. L'homme, âgé de 30 ans, a notamment expliqué fin 2008 que Julien Coupat faisait "peu de cas de la vie humaine". Il a donc été réentendu le 26 novembre sous sa véritable identité par un des juges en charge de l'enquête. "Je ne veux plus jouer le moindre rôle dans l'affaire dite de Tarnac et je tiens à ce que mon identité figure au dossier afin que mon anonymat ne puisse plus faire l'objet d'un quelconque chantage", a expliqué Jean-Hugues Bourgeois, selon le procès-verbal.

Motifs de la dénonciation

La version des policiers de la Sdat est soutenue par les dires d'un autre témoin entendu par les magistrats le 4 décembre dernier. Un gendarme du Puy-de-Dôme affirme avoir été contacté dès le 11 novembre 2008, jour de l'interpellation des membres du groupe, par Jean-Hugues Bourgeois qui assurait "avoir des révélations à (lui) faire". Les deux hommes se sont vus, selon le gendarme, le 11 novembre en fin de journée. Jean-Hugues Bourgeois, qui indique au gendarme "être en relation agricole avec les gens de Tarnac", lui explique alors qu'il souhaite lui parler "pour ne pas voir débarquer un jour la police antiterroriste chez lui".

"En aucun cas, Jean-Hugues Bourgeois ne m'a parlé des dégradations sur les TGV", a précisé le gendarme, selon une copie du procès-verbal d'audition. Mais, selon lui, le témoin a présenté Julien Coupat comme "le leader charismatique et virulent du groupe". "Alors que je lui demandais en quoi ces gens étaient intéressants et dangereux comme il le disait, il m'a expliqué qu'au cours d'une discussion politique avec eux, sans me préciser exactement avec qui, ils lui avaient dit que le combat politique était plus important que la vie humaine", a assuré le gendarme. Jean-Hugues Bourgeois "voulait les dénoncer absolument parce que lui-même avait failli être capté par cette communauté et que de bons copains à lui avaient été interpellés par la police en suivant les idées de ce groupe".

Le gendarme raconte qu'il a alors mis en relation Jean-Hugues Bourgeois avec les enquêteurs. "En aucun cas", a-t-il souligné, "Bourgeois n'a été forcé de déposer, je n'ai jamais entendu une quelconque menace" de la part des enquêteurs de la Sdat et "Bourgeois était d'ailleurs libre de partir à tout moment s'il le souhaitait".

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-09/affaire-de-tarnac-l-ancien-temoin-sous-x-qui-accuse-coupat-dement-des-pressions/920/0/403223

 

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Tarnac: Le Monde, TF1 et RMC, les médias de la nouvelle avant-garde révolutionnaire ?

Tarnac t'arnaque ?

Ces dernières semaines, les inculpés de Tarnac se sont exprimés publiquement, par différents moyens, mais pas une seule fois via des médias indépendants (ni Indymedia ou autres sites d'infos indépendants, ni radios associatives ou revues politiques). Sûrement une "stratégie" pour renforcer leur image de bons citoyens, étudiants brillants et braves innocents...

Dernièrement, donc, deux textes écrits par des inculpés de Tarnac ont été publiés dans le Monde, dont l'un a été écrit par l'ensemble des inculpés (pour expliquer leur désormais non-respect du contrôle judiciaire).
Il n'est pas question ici de dire que ceux qui écrivent dans les médias bourgeois sont des traîtres, etc. Il peut y avoir un intérêt "stratégique", dans le but de toucher plus de gens, et effectivement de paraître "importants" ou au moins "respectables" (ces raisons sont bien sûr très critiquables). Ce qui étonne, encore plus que le recours aux médias bourgeois, c'est le côté "exclusif" qui leur est laissé: pourquoi les inculpés ne s'expriment-ils pas sur ce genre de médias / Indymedia, etc. ?

Mais ce n'est pas tout, puisque que Mathieu, l'un des inculpés, continue de donner des entretiens avec TF1... oui, TF1 (bon, faut regarder le JT pour le savoir, c'est pour ça que je me permets de le signaler ici, au cas où ce serait passé inaperçu). Pour râler sur les injustices de la Justice, c'est vrai que TF1, c'est un bon endroit: la Justice de classe, ils savent ce que c'est, il n'y a qu'à voir le traitement médiatique de classe qu'ils donnent d'à peu près tous les sujets qu'ils traitent.

Enfin, mercredi 9 décembre, le même Mathieu, accompagné de Benjamin (celui qui parlait dans Libé l'an passé), étaient les invités des "Grandes Gueules" sur la radio RMC, une des pires émissions réactionnaires de la bande FM ! Ha, stratégie, stratégie, quand tu nous tiens (avec ce mot, tout est permis, rien ne se critique):
http://podcast.rmc.fr/channel49/20091209_invitegg_0.mp3
http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2009.....

Le résultat fait pitié à entendre.

Mais bon, après avoir laissé la famille organiser des conférences de presse avec la Gauche verte et socialiste (il y a presque un an), après avoir laissé récemment ses avocats parler aux médias en compagnie de Vallini, Hollande et Mamère (Parti socialiste et Verts), on peut bien dialoguer tranquillement avec les journaleux les plus médiatiques de RMC et de TF1, non ?

A quand un petit bouquin intitulé "La réinsertion qui vient" (ou "L'intégration qui vient") ?

http://nantes.indymedia.org/article/19017

author par robertpublication date jeudi 10 décembre 2009 - 06:32Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-s

C'est drôle... heureusement que quelques combattants de la guerre de classe regardent TF1 et écoutent RMC pour nous tenir au courant de ces infamies!!! Merci vraiment de ta vigilance. Mouarf!

 

 

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08/12/2009

Le panache des Dix de Tarnac...( ou cours après moi sheriff)

 



Ce jeudi 3 mars, Le Monde publiait une longue tribune des désormais dix inculpés de l’affaire de Tarnac, dont voici la substance :



“Le contrôle judiciaire qui voudrait, pour l’avenir, interdire [à Christophe] de nous voir est l’aberration de trop ; c’est une mesure consciente de désorganisation de la défense, aussi. A ce point de torsion de toutes les notions du droit, qui pourrait encore exiger de nous que nous respections ces contrôles judiciaires et cette procédure démente ? A l’absurde nul n’est tenu. Il n’y a pas besoin de se croire au-dessus de la justice pour constater qu’elle est en dessous de tout. Au reste, une société qui se maintient par des moyens si évidemment criminels n’a de procès à intenter à personne. […] Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l’avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher. Simplement, nous désertons le juge Fragnoli et les cent petites rumeurs, les mille aigreurs misérables qu’il répand sur notre compte devant tel ou tel journaliste. Nous désertons la sorte de guerre privée dans laquelle la sous-direction antiterroriste voudrait nous engager. […] Mais ce que nous désertons d’abord, c’est le rôle d’ennemi public, c’est-à-dire, au fond, de victime, que l’on a voulu nous faire jouer. Et, si nous le désertons, c’est pour pouvoir reprendre la lutte.”

À cette déclaration mesquine, insignifiante et étriquée, un représentant du parquet rétorque le jour même avec panache : “Le parquet de Paris a demandé aux juges d’instruction de vérifier les conditions du déroulement de ces contrôles judiciaires. Si ces obligations n’étaient pas respectées, le parquet en tirera toutes les conséquences.”



Depuis trois jours, le délire à flux tendu du spectacle télévisuel, qui a tant dégoisé sur Tarnac depuis un an, n’a pas fait la moindre mention de cet événement décisif, de cet acte superbe de désobéissance civile. Le silence des cavernicoles médiatiques n’est le fruit d’aucune “concertation frauduleuse”. Ils ne reçoivent plus, depuis longtemps, d’ordres venus d’en haut. Les ordres venus d’en bas, les ordres dictés par leur médiocrité la plus naturelle et leur mimétisme cavernicole, suffisent amplement pour leur faire secréter et décréter l’irréalité irrévocable, servile et entièrement arbitraire qu’ils nomment “l’actualité”. Leur allergie spontanée à toute espèce de grandeur, à toute liberté un peu sérieuse, exigeante, les a légitimement détournés des derniers développements de l’affaire de Tarnac. Nul ne songe à s’en plaindre.

“Le parquet en tirera toutes les conséquences.” Je dois l’avouer, cette formule m’inquiète. Fait-elle allusion à une action d’éclat ? Un suicide collectif du parquet, auprès duquel les suicides de France Telecom seraient soudain ravalés au rang d’aimable souvenir ? À la révocation du juge Fragnoli qui, j’en suis certain, recouvrerait peut-être enfin sa liberté et sa dignité lui aussi et pourrait refaire sa vie – pourquoi pas dans une ferme communiste du Plateau de Millevaches ? Lui aussi, comme il doit être las et écœuré de jouer tristement son rôle. “Le parquet en tirera toutes les conséquences.” Ou bien s’agit-il d’une allusion à la prononciation d’un non-lieu et à la démission de Michèle Alliot-Marie ? À la décision de supprimer la SDAT ou d’officialiser son statut et ses missions de centre de loisir ? À la démission du président de la République et de la totalité du gouvernement français – reconnaissant soudain que même eux sont humains, après tout, et ne parviennent plus à vivre dans le monde irrespirable qu’ils ont tissé jour après jour ? N’est-il pas permis d’espérer que la liberté souveraine des dix de Tarnac devienne soudain contagieuse ? Que, curieusement, l’on ne se contente plus de les admirer ?

L’heure me semble propice à nous rappeler les mots par lesquels Marx attaque (si j’ose dire) son Dix-huit brumaire de Louis Bonaparte : “Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.”

Dans le cas de Tarnac, un problème épineux se pose au juge d’instruction Fragnoli : leur première arrestation était déjà une farce sans nom, une bouffonnerie sanglante. En foutant une seconde fois en taule les dix de Tarnac, Fragnoli inventerait une sorte de bouffonnerie au carré qui ne s’est encore jamais vue dans l’Histoire et aurait ravi Philippe Muray, l’auteur de Roues carrées. Malheureusement pour lui, cette bévue finirait aussi par réveiller les cavernicoles et déclencher une protestation populaire et médiatique elle aussi diablement élevée au carré.

Résumons, crûment mais véridiquement, la situation : s’il les fait arrêter une seconde fois, il est dans la merde complète ; s’il ne les fait pas arrêter, il est seulement dans la merde intégrale.

Liens:: http://www.causeur.fr/le-panache-des-dix-de-tarnac,3399

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07/12/2009

Solidarité totale avec les 10 de Tarnac


Les contrées magnifiques


La piètre diligence de l’instruction du juge Fragnoli ne risque pas de repartir : les flèches d’intelligence décochées ces derniers temps pars les dits "dix de Tarnac", et singulièrement la dernière (voir http://www.lemonde.fr/opinions/arti...) ont fini de ridiculiser l’opération de communication pilotée par l’Intérieur et le piteux Bauer. Mais les tuniques bleues risquent fort de se venger. En refusant de se soumettre désormais au contrôle judiciaire, nos camarades s’exposent à retourner derrière les barreaux. Un mouvement de soutien aussi fort que celui qui s’était levé après le 11 novembre 2008 ne sera pas de trop pour contrer l’acharnement de la triste clique MAMiste et bauérienne à sauver son plan média ainsi que la guéguerre personnelle que les sbires de la SDAT mènent contre les "dix de Tarnac". Défendre nos camarades, c’est nous défendre tous contre la terrorisation étatique. La laisser s’appliquer à eux aujourd’hui, c’est prendre le risque qu’elle soit employée demain contre tous les opposants d’une société qui, à force de marchandiser et de contrôler tout ce qui vit, fait partout triompher la mort.

http://quadruppani.blogspot.com/200...

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01/12/2009

Pour éviter à ma machine une crise majeure, j'utilise une bonne dose de FIPN !


Des membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) en pleine action lors d'un entraînement commun entre le RAID et le GIGN, à Beynes en avril 2008.
Des membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) en pleine action lors d'un entraînement commun entre le RAID et le GIGN, à Beynes en avril 2008. Crédits photo : Le Figaro

Près de 500 «superflics» vont être mobilisés au sein d'une inédite Force d'intervention de la police nationale. Leurs missions ? Résoudre les prises d'otages complexes et déjouer les attaques kamikazes qui menacent la France...


La police se dote d'une Force d'intervention pour répondre aux crises majeures

La police française a décidé de rassembler trois de ses services d'élite en une seule unité, la force d'intervention de la police nationale (FIPN), afin de faire face aux attaques terroristes de grande ampleur et aux prises d'otages complexes. Cette fusion sera célébrée mardi 1er décembre par le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, à Bièvres, dans l'Essonne.

Face au risque d'attentats majeurs comme ceux qui ont frappé Bombay le 26 novembre 2008, la police nationale "a besoin de mieux organiser, de rendre plus collectifs ses trois services d'intervention que sont le RAID [Recherche, assistance, intervention, dissuasion, son unité d'élite, ndlr], ses groupes d'intervention [GIPN] et la brigade anti-commando [ou BRI] de Paris", explique son directeur général Frédéric Péchenard.

CINQ CENTS "SUPER FLICS"

Cette nouvelle force sera constituée de cinq cents "super flics" bénéficiant "d'armement, d'équipement, et d'entraînement communs", souligne M. Péchenard. Ils pourront disposer "des appareils du groupe interarmées d'hélicoptères, d'autres appareils militaires ou des avions de la police aux frontières", détaille-t-il. Outre des drones furtifs, cette unité sera dotée "d'une nouvelle génération de radars, de détecteurs thermiques et de plusieurs postes de commandement mobiles, encombrés d'électroniques et prépositionnés à travers le pays", précise Le Figaro.

Ce regroupement se traduit aussi par "un chef et un état-major commun pour coordonner l'ensemble", ajoute M. Péchenard, alors qu'actuellement, hors alerte, le RAID relève de son cabinet, les GIPN, de la direction centrale de la sécurité publique et la BRI, du préfet de police. Le "chef" sera celui du RAID, Amaury de Hauteclocque, dont l'adjoint, le commissaire Jean-Pierre Despres, commandera l'état-major, seule structure permanente de la FIPN.

Le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d'élite de la gendarmerie, qui compte près de quatre cents hommes, également formés pour les prises d'otages, n'a pas vocation à être intégré dans la nouvelle force et continuera d'intervenir sur ses terrains de compétence, notamment en zone gendarmerie comme les aéroports. Cependant, FIPN et GIGN pourront avoir à travailler ensemble, comme en cas d'attaque de centrales nucléaires – la gendarmerie étant compétente pour les centrales du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), la police pour celles d'EDF.


Police nationale. Une «force d'intervention» créée

La police française va rassembler ses trois services spécialistes des coups durs (Raid, GIPN et BRI) en une Force d'intervention de la police nationale (FIPN), qui sera installée, aujourd'hui à Bièvres (Essonne). Le «chef» de cette force d'intervention, qui rassemblera 500 hommes et femmes bénéficiant d'armement, d'équipement, et d'entraînement communs, sera celui du Raid, Amaury de Hauteclocque (notre photo). Le FIPN devra être capable de rassembler une heure après l'alerte une équipe prête à partir en unité constituée.(Le télégramme.com)


Lutte antiterroriste

Lancement de la Force d'intervention de la police nationale

Par Eric Pelletier, publié le 01/12/2009 à 17:23 - mis à jour le 01/12/2009 à 17:58

Près de 500 fonctionnaires spécialisés, désormais rattachés à un même commandement, seront mobilisables au sein de la FIPN, en cas d'attaque terroriste de grande ampleur.

C'est la hantise des responsables policiers. La multiplication, à l'étranger, d'attaques terroristes de masse, comme à Beslan (Ossétie du Nord) ou impliquant des prises d'otages simultanées comme à Bombay (Inde), a imposé de repenser les modes d'intervention des services spécialisés français et de réfléchir à une meilleure coordination.

Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, a donc inauguré, ce mardi matin, à Bièvres (Essonne), une nouvelle structure, baptisée FIPN (Force d'intervention de la police nationale). En cas d'attaque massive et dispersée sur le territoire, elle doit permettre de mobiliser de nombreux effectifs en un minimum de temps. Si une "crise majeure ou complexe" survenait, les différents services spécialisés -Raid (compétent nationalement et basé à Bièvres, en région parisienne); Brigade anticommando (au 36, quai des Orfèvres, à Paris) ou GIPN (présents dans 78 départements) seraient tous rattachés à une seule et même autorité: le chef du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) qui dépend directement à la Direction générale de la police nationale. Tous les fonctionnaires composant la FIPN disposeront d'une formation et d'une sélection commune et s'entraîneront conjointement. "Nous avons tiré les enseignements des crises survenues à l'étranger, caractérisées par leur complexité et leur durée, explique Amaury de Hauteclocque, le chef du Raid. Pour un effectif engagé, il en faut quatre en appui."

Cultures différentes

Pour illustrer son savoir-faire, la FIPN a simulé ce mardi matin une prise d'otages dans un sommet international ou encore une attaque dans un bus. Brice Hortefeux a salué cette révolution policière. Son discours a été -brièvement- couvert par le survol d'un hélicoptère de ... la gendarmerie. Faut-il y voir un symbole? Le GIGN, unité d'intervention de la gendarmerie, a lui aussi renforcé sa force de frappe avec, au total, près de 400 hommes. Il est actuellement dirigé par le général Denis Favier, l'officier qui a conduit l'assaut contre les pirates de l'air, à Marignane (Bouches-du-Rhône), en décembre 1994.

Au total, en France, près de 900 policiers et gendarmes sont donc mobilisables en cas d'attaque terroriste de grande ampleur impliquant des prises d'otages. Encore ne s'agit-il que d'un effectif théorique. Tous les experts, y compris au sein du ministère de l'Intérieur, reconnaissent qu'il faudra encore du temps à des unités aux cultures différentes pour être pleinement efficaces lors d'une intervention commune.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/lancement-de-la-force-d-intervention-de-la-police-nationale_832833.html


Hé oui ma bonne dame, on ne rigole plus maintenant...les attaques kamikazes !!!

Donc, si tu vois des gens comme sur la photo, tu préviens la FIPN !

 

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Les pointilleux remarquerons qu'il n'y a personne de la SDAT...

 

Ma machine dure plus longtemps avec FIPN !

Recommandé par toutes les grandes marques de l'anti-terrorisme...

 



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26/11/2009

Tarnac, les procès verbaux discordants... Gendarmerie vs SDAT ?

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http://www.liberation.fr/societe/0101600696-tarnac-la-contre-enquete-qui-derange

Des procès-verbaux discordants

 

 

Pourtant, un gendarme, le lieutenant-colonel Eric G., chargé des constatations le jour des faits, dresse un procès-verbal contradictoire. Il note qu’un officier de police de la SDAT lui a déclaré dans la journée au téléphone «avoir suivi et observé un individu qui s’est stationné à l’intersection entre la D23 et la LGV Est pendant une vingtaine de minutes entre 4 heures et 4 heures 20». Mieux : «Cette personne a accédé à l’emprise sécurisée de la SNCF sans qu’il [le policier] puisse déceler ses agissements.» Cette déclaration, faite alors que les sabotages font déjà l’actualité des radios, ne sera pas été réitérée.


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le cafouillage sur la découverte de l’incident

 

De son côté, le conducteur du TGV d’ouverture de la ligne a «constaté un incident du pantographe» à 5 h 12. C’est à 8 h 22 que les services de la SNCF remarquent à Strasbourg un pendule [élément de fixation de la caténaire, ndlr] resté accroché sur le pantographe du train. A 10 h 36, les agents de maintenance sont prévenus. Et Patrick C., qui reçoit l’appel, est déjà sur la voie. Il est sorti vers 9 h 10 pour un TGV stoppé par un chevreuil… C’est donc lui qui arrive sur place à 11 h 46 seulement. Il constate que huit pendules sont décrochés, et un cassé, sur dix mètres.

Dans la journée, les gendarmes découvrent que la police ferroviaire aurait appelé le central de sûreté vers 10 heures pour l’avertir d’un appel de l’officier de permanence de la police judiciaire à 7 h 50. «Une équipe PJ, en mission de surveillance», aurait «vu un individu piéton qui se trouvait sur la LGV à l’intérieur des emprises SNCF». Le commandement de surveillance SNCF se tourne vers le responsable de la régulation de la LGV Est. L’appel est enregistré vers 10 heures.

«- Je t’appelle, j’ai la police qui nous a indiqué maintenant que vers 5 heures ce matin, il y aurait eu un équipage de la PJ qui aurait aperçu au niveau de Dhuisy […] une personne qui se serait avancée sur le pont, je pense qu’elle n’a rien jeté, parce que sinon on s’en serait rendu compte. C’est juste pour signaler ça, quoi : une personne a fait un aller-retour sur le pont et après, ils ont perdu la personne.

- Ben là, écoute, je ne suis pas du tout au courant, mais vraiment pas du tout ! Ça c’est passé à 5 heures ?

- Ouais, à 5 heures ! Il est temps qu’ils se réveillent, ils nous appellent cinq heures après, mais bon…»

L’avis des avocats.«Le signalement a été donné au plus tôt à 7 h 50 et plus vraisemblablement vers 10 heures. Les circonstances qui ont entouré le signalement de l’incident aux techniciens de la SNCF suscitent également de nombreuses interrogations. […] La PJ a tardé, sans raison connue, à informer les responsables de la SNCF.»

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25/11/2009

Tarnac, acharnement judiciaire: interpellation + le témoin sous X et sa copie truquée

25/11/2009 à 00h00

Tarnac : le témoin sous X et sa copie truquée

La police aurait fait pression sur Jean-Hugues Bourgeois et antidaté le PV de son audition, afin d’accabler le groupe de Julien Coupat.

Par KARL LASKE

Un témoin sort de l’ombre. Et c’est sûrement le plus important rebondissement de l’enquête sur les sabotages des lignes TGV, début novembre 2008. à lire sur Libé :
http://www.liberation.fr/societe/0101604933-tarnac-le-temoin-sous-x-et-sa-copie-truquee

http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/cinema/photos/diaporama/images/le-gendarme-de-saint-tropez-1964__2/6039088-1-fre-FR/le_gendarme_de_saint_tropez_1964_reference.jpg


mercredi 25 novembre 2009 - 05:56

Une nouvelle interpellation à Tarnac












Énième rebondissement dans l'affaire de Tarnac avec l'arrestation, dans son appartement de la place de l'Église, du mari de l'une des personnes mises en examen.

L'intégralité de l'interview de Jérémie Assous, avocat de Christophe Becker, à lire ici

Cette fois, les policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) sont passés nettement plus inaperçus qu'il y a un an. Hier, point de périmètre autour de la commune. Juste trois voitures et quelques hommes encagoulés, selon les témoins de la scène.

En garde à vue pour 72 heures

Il est 6 h 30 quand les policiers forcent la porte du petit appartement situé au-dessus de la mairie. Un lieu déjà fouillé par leurs soins, le 11 novembre 2008, au moment du coup de filet sur le petit village corrézien.

Ils viennent chercher un jeune homme de 30 ans : Christophe Becker « déjà arrêté le 11 novembre 2008, à partir d'éléments du dossier plus que fantasques », souligne le comité de soutien dans un communiqué. Et d'enfoncer le clou évoquant une « farce » orchestrée par la juge Fragnoli : « Par-delà cette pathétique tentative de diversion, nous voyons une fois de plus ce que l'antiterrorisme permet et se permet ».

Christophe Becker n'est autre que le mari de Manon Glibert, mise en examen dans l'affaire de Tarnac. Ils vivent ensemble avec les deux enfants de Christophe, âgés de 4 et 6 ans. Manon est enceinte.

Selon des sources proches du dossier, ce jeune homme « est susceptible d'être mis en cause dans la mouvance à laquelle Julien Coupat appartient, mais n'est pas soupçonné d'être complice des sabotages ». Il ferait partie du « premier cercle » gravitant autour de Coupat. Soupçonné d'avoir falsifié des cartes d'identité, il a été placé en garde à vue pour une durée de 72 heures au siège de la SDAT, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

" Comme si braquer un enfant pouvait le calmer "

Jérémie Assous, l'un des avocats des « Neuf de Tarnac », dénonce les méthodes employées lors de la perquisition : « Ils ont tout retourné dans l'appartement. Face à la peur et à l'angoisse des enfants, notamment du petit de 4 ans, ils ont eu comme réaction de le braquer. Comme si braquer un enfant de 4 ans pouvait le calmer » (*).

Un avis que partage Michel Gillabert, président du comité de soutien tarnacois : « Cette façon de faire est tellement inadmissible. Ils pouvaient très bien le convoquer s'ils tenaient à l'interroger. On voit bien que ces gens ne savent pas agir autrement qu'en force ».

Pour lui, comme pour Jérémie Assous, le timing de l'arrestation n'a pas été choisi au hasard. Elle tombe à la veille d'un point sur le dossier avec les parlementaires. « Ce qui est intéressant surtout, c'est qu'elle intervient un mois presque jour pour jour après qu'on a déposé sur le bureau du juge une note qui démontre le fait que Julien Coupat et Yldune Lévy n'étaient pas à Dhuisy, là où l'une des voies du TGV-Est a été sabotée », insiste l'avocat.

« La réaction du juge Fragnoli, plutôt que d'instruire à décharge et d'exploiter les éléments qu'on lui soumet, c'est de procéder à de nouvelles arrestations », glisse-t-il avant d'ajouter : « Si une instruction antiterroriste ne propose rien d'autre, mieux vaut effectivement la suppression du juge d'instruction ».

Michaël NICOLAS

michael.nicolas@centrefrance.com

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Tarnac : "Les policiers ont braqué un enfant de quatre ans"

pris chez le JL

Tarnac : "Les policiers ont braqué un enfant de quatre ans"


L'avocat de Christophe B..., interpellé ce matin à Tarnac, dénonce les méthodes de la police antiterroriste.


Jérémie Assous est l'un des avocats qui assure désormais la défense des «Neuf de Tarnac». Manon G..., l'une des mis en examen dans cette affaire, lui a demandé d'assurer la défense de Christophe B..., son mari, interpellé ce matin à Tarnac. Ce dernier ne pourra voir son avocat qu'à l'issue de sa garde à vue dont la durée a été fixée à 72 heures.

Que savez-vous sur l'arrestation de ce matin ?

Ils (les policiers de la sous-direction antiterroriste, NDLR) ont cassé la porte de l'appartement ce matin à 6h30. Ils ont procédé au placement en garde à vue de Christophe B... Ils ont procédé à une perquisition lors de laquelle ils ont tout retourné dans l'appartement. Face à la peur et à l'angoisse des enfants, notamment du petit de 4 ans, ils ont eu comme réaction pour le calmer de le braquer. Comme si braquer un enfant de 4 ans pouvait le calmer. C'est la deuxième fois qu'ils procèdent de la sorte alors que les coordonnées de M. B..., ils les ont dans le dossier depuis de nombreux mois. Une simple convocation aurait permis d'obtenir le même résultat.

Cette interpellation n'est pas un hasard, selon vous ?

Ce qui est intéressant, c'est que ça tombe pile la veille d'une réunion où nous sommes, nous avocats de la défense, invités par certains députés à l'Assemblée nationale [...] Pile la veille d'un article qui devrait être publié demain dans le Canard Enchaîné qui met en cause la version policière. Mais aussi, l'avant-veille d'un article qui doit être publié dans le Nouvel Observateur. Et surtout, un mois presque, jour pour jour, après qu'on ait déposé sur le bureau du juge d'instruction, une note qui démontre le fait que Julien Coupat et Yldune Lévy n'étaient pas présents à Dhuisy là où l'une des voies ferrées du TGV est a été sabotée.

La réaction du juge Fragnoli, plutôt que d'instruire à décharge et d'exploiter les éléments qu'on lui soumet, c'est de procéder à de nouvelles arrestations. C'est strictement similaire à ce qui s'est passé plus tôt cette année à la suite de certaines remises en liberté avec l'arrestation de "proches" de Julien Coupat [Ce fut le cas notamment de Tessa, membre du comité de soutien de Paris, interpellée le 28 avril, puis relâchée sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle].

Le juge Fragnoli n'est pas prêt à procéder à une reconstitution de la nuit des événements, les lieux étant soi-disant trop loin. Mais il est prêt à envoyer des policiers à 430 km de Paris pour placer quelqu'un en garde à vue !

Pour vous, tout cela est ridicule ?

Quand on pense qu'on en est à auditionner, notamment la jeune fille au pair que Julien Coupat a eu, il y a 22 ans [...] Si on en est là. Si une instruction antiterroriste ne propose rien d'autre, mieux vaut effectivement la suppression du juge d'instruction.

Propos recueillis par Mickaël Nicolas
Leur presse (La Montagne), 24 novembre.

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24/11/2009

Interpellation à Tarnac...Nous sommes touTEs dans la mouvance de Tarnac !!!

La chasse aux sorcierEs continue !!!

  • Un homme suspecté d'être "proche" du "groupe de Tarnac" interpellé mardi

    24/11/2009-[09:12] - AFP/ France info

    PARIS, 24 nov 2009 (AFP) - Un jeune homme, suspecté d’être un "proche du groupe de Tarnac" (Corrèze), auquel appartenait Julien Coupat arrêté, lui, dans le cadre de l’enquête sur des sabotages au préjudice de la SNCF, a été interpellé mardi matin à Tarnac, a-t-on appris de sources proches du dossier.

    Le jeune homme, dont ni l’âge ni l’identité n’ont été précisés, a été interpellé "à 06H30 mardi, en son domicile", Place de l’Eglise à Tarnac, a-t-on indiqué de mêmes sources.

 

 

Groupe de Tarnac: un suspect interpellé

AFP/Figaro

24/11/2009 | Mise à jour : 09:19

Un jeune homme, suspecté d'être un "proche du groupe de Tarnac" (Corrèze), auquel appartenait Julien Coupat arrêté, lui, dans le cadre de l'enquête sur des sabotages au préjudice de la SNCF, a été interpellé ce matin à Tarnac, a-t-on appris de sources proches du dossier.

 

Le jeune homme, dont ni l'âge ni l'identité n'ont été précisés, a été interpellé "à 06H30 mardi, en son domicile", Place de l'Eglise à Tarnac. Il a été interpellé par la Sous direction antiterroriste (Sdat) de la direction centrale de la police judiciaire et placé en garde à vue, tandis qu'une perquisition de son domicile a été aussitôt entamée.

 

Selon les mêmes sources, le jeune homme "est susceptible d'être mis en cause dans la mouvance à laquelle Julien Coupat appartient, mais n'est pas soupçonné d'être complice des sabotages", a-t-on souligné.

 

La justice enquête depuis le 15 novembre 2008 sur des sabotages de lignes TGV attribués à un groupe de jeunes basés à Tarnac (Corrèze) et réunis autour de la figure charismatique de Julien Coupat, brillant étudiant mis en examen pour des actes présumés de terrorisme.

 

 

 

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Préface à la quatrième édition italienne de "La Société du spectacle"

 

"Dans un tel climat, on constate inévitablement l’élargissement d’une couche périphérique de petit terrorisme sincère, plus ou moins surveillé, et toléré momentanément, comme un vivier dans lequel on peut toujours pêcher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau.."

http://juralibertaire.over-blog.com/article-19895385.html

 

 

10:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/11/2009

Aldo Moro - Francesco Cossiga - Steve Pieczenik

Pourquoi le pouvoir italien a lâché Aldo Moro, exécuté en 1978


Alors que l'Italie se prépare à de nouvelles élections, voici la preuve que l'on attendait sur la mort d'Aldo Moro. Trente ans après. Ce samedi, France 5 diffuse un documentaire où, pour la toute première fois, est révélé officiellement que le gouvernement italien avait sacrifié l'ancien premier ministre, séquestré par les Brigades rouges en 1978. Extraits.

16 mars 1978. Italie. Depuis neuf ans, un mouvement social de grande ampleur secoue l'Italie. Quelques groupes sont déjà passés à la lutte armée. Après cette date vont commencer les « années de plomb », ce que les historiens qualifieront de « guerre civile de basse intensité ».

Aldo Moro fut Président du Conseil à cinq reprises, entre 1963 et 1976. En 1978, il est le chef de la Démocratie Chrétienne, et son parti est arrivé juste devant le Parti communiste italien d'Enrico Berlinguer aux dernières élections. En fait, les deux partis ont gagné. Sans une coalition entre les deux forces, le pays est ingouvernable.

Ce jour-là doit être signé le « Compromesso storico ». Un compromis historique qui, même si le PCI de dissocie alors de l'URSS, est tout simplement impensable pour la majorité de la classe politique italienne.

Cinquante-cinq jours de prise d'otage et une exécution

Via Fani, en plein Rome, quelques heures avant la signature. Un commando de cinq membres tuent les gardes du corps de Moro, qu'ils enlèvent. Les cinq sont des Brigades rouges, le plus connu des groupes d'extrême-gauche de l'Italie en feu. Qui exige, contre la libération de Moro, celle de treize des leurs. C'est le traumatisme. Giulio Andreotti succède à Aldo Moro. Il nomme à l'Intérieur le « Monsieur sécurité » de la Démocratie chrétienne, l'implacable Francesco Cossiga.

L'enlèvement d'Aldo Moro fera trembler l'Italie cinquante-cinq jours durant. Le 9 mai, son corps sans vie fut retrouvé dans le coffre d'une automobile, à Rome. Via certini… soit à mi-chemin des sièges de la DC et du PCI. Il a été exécuté par les Brigades rouges.

En fait, avant d'être exécuté, Moro avait été lâché. Par les siens. Durant toute sa détention, Moro écrit des lettres. A sa famille. A ses compagnons de DC. Il les implore, fin négociateur qu'il est, de libérer des Brigades rouges. Mais pour le gouvernement, tout comme d'ailleurs pour le PC, c'est impensable. Ses lettres sont fausses, pensent-ils. Négocier laisserait le champ libre aux communistes, pensent-ils surtout. Moro ira jusqu'à écrire au pape Paul VI. Mais, pour tous, le même constat : plutôt que les cocos, abandonner Moro.

Sur ces cinquante-cinq jours, toutes sortes d'interprétations fumeuses sont apparues : il a été suggéré que certains dans les services d'état savaient où se situait le lieu de détention (un appartement romain) ; Romano Prodi (qui sera bientôt ministre d'Andreotti) parla lui-même d'une séance de spiritisme pendant laquelle les esprits lui indiquèrent le lieu de détention…

Ce que la classe politique craint : que Moro révèle à ses ravisseurs les énormes intérêts que les Etats-Unis ont sur le sol transalpin. La plus importante base de l'Otan est là. Mais surtout, il y a cette structure secrète : Gladio. Une branche de l'armée italienne, entièrement vouée à une guerre secrète et sans merci contre le communisme.

Moro lâché par le pouvoir, une thèse confirmée par deux témoins-clé

C'est là que le film d'Emmanuel Amara frappe très fort. Entre divers témoins (dont Adriana Faranda et Valerio Morucci, deux des membres du commando, dont il convient cependant de préciser qu'il s'agit de repentis), il apporte les témoignages qui manquaient à l'Histoire.

D'une part, Steve Pieczenik, ancien membre du département d'Etat américain. Alors envoyé par le président Jimmy Carter comme « expert psychologique » pour intégrer la cellule secrète du ministre Cossiga : « Il fallait qu'Aldo Moro reste en vie suffisamment longtemps pour permettre à Cossiga de reprendre ses services en main », dit l'agent yankee dans le film. Le reste se passe de commentaire. (Voir la vidéo.)



 


(Réal. E. Amara - Sunset presse/France 5.)

 

Beaucoup savaient le rôle joué par les services américains dans les années de plomb, et en particulier dans cet enlèvement. Mais, ici, trente ans après les faits, l'agent avoue, et signe. Dans le film, il retrace toute la stratégie mise en place par lui, Cossiga et Andreotti. Pour sacrifier Moro.

Certes, comme l'avoue Amara, Steve Pieczeik « brasse parfois du vent » :

« Il s'agit d'un type qui a gravité dans le pouvoir américain jusqu'à l'arrivée de Bush père au pouvoir. Entendre sa version de la guerre des étoiles ou du Nicaragua vaut le détour. »

La rencontre avec Pieczenik, c'est le heureux hasard du journaliste, comme l'explique le réalisateur :

Une fois obtenu les aveux de l'agent, Amara est alors aller trouver Cossiga. Qui avait accepté de témoigner, sans penser qu'Amara savait tout. Quand le réalisateur lui montre le témoignage de l'agent, Cossiga confirme. Tout. L'ancien ministre, qui deviendra plus tard le chef du gouvernement, valide. C'est le clou du film. (Voir la vidéo.)




(Réal. E. Amara - Sunset presse/France 5.)

Sollicitée, Paola de Luca, ancienne militante autonome à présent réfugiée en France, n'est pas étonnée, même si elle apprécie l'info. Pour autant, elle n'est pas dupe de la peur des communistes. Pour elle, « le PCI avait donné suffisamment de gages -de sécurité et de police- pour ne plus effrayer personne. Celui que tout le monde voulait alors écarter, les Américains comme les Italiens, c'était avant tout Bettino Craxi ». Craxi, chef de file des socialistes italiens d'alors qui voulait, en effet, supplanter Enrico Berlinguer comme force principale de la gauche italienne. Il y parviendra, devenant chef du gouvernement de 1983 à 1987. A la fin des années de plomb.

Chronique de la défaite des Brigades Rouges -empêtrées dans leur propre logique- autant que du tournant fatal de la crise italienne, le film d'Amara éclaire la seule ombre qui restait autour de la mort d'Aldo Moro. Une révélation indispensable.

Les Derniers jours d'Aldo Moro documentaire d'Emmanuel Amara - samedi 9 à 13h55 - France 5.
Nous avons tué Aldo Morto d'Emmanuel Amara - Patrick Robin Editions - 175p., 18€.

► Troisième paragraphe modifié : Aldo Moro n'était pas président du conseil au moment des faits.

 

La part des Etats-Unis dans la mort d’Aldo Moro



À PROPOS DU LIVRE "NOUS AVONS TUÉ ALDO MORO" D’EMMANUEL AMARA (PATRICK ROBIN, 2006)



Voilà un excellent travail de journaliste d’investigation.

Emmanuel Amara, au cours d’un reportage sur la fin d’Aldo Moro -qui reste l’unique homme d’Etat de premier plan assassiné en Europe après la Seconde Guerre mondiale ; il avait été exécuté le 9 mai 1978 après plusieurs semaines de détention au coeur de Rome-, rencontre Steve Pieczenic qui, comme son prénom l’indique plus que son nom, est américain, et qui depuis le début de ce siècle a envie de dévoiler son rôle. Le journaliste comprend d’emblée la portée de ce témoignage, interroge longuement son auteur et nous livre ici des révélations aussi importantes que surprenantes.

Pieczenic avait en effet déclaré au Correre della Sera le 16 mars 2001 : "Aldo Moro non doveva essere salvato [Aldo Moro ne devait pas être sauvé]". Le moins qu’on puisse dire est que ni les journalistes, ni les historiens ne se sont précipités sur la piste. Or l’homme n’est pas un franc-tireur ni un espion plus ou moins retourné ou repenti. C’est tout bonnement un grand spécialiste universitaire du renseignement, que le gouvernement américain utilise dans les années 1970 (depuis depuis le début de l’ère Kissinger) pour débrouiller les affaires de terrorisme. Son érudition fait merveille ainsi que ses talents de négociateur, ce qui lui vaut un poste de chef de la cellule anti-terroriste du département d’Etat, conservé sous Carter. A partir des années 80, semble-t-il, il se range, concentrant sa compétence sur des oeuvres de fiction, romanesques ou télévisées (il collabore avec Tom Clancy, dont il cosigne certains romans).

Le rôle de Pieczenic, à l’époque, n’est pas resté inaperçu. L’Italie était membre de l’OTAN, un récent chef de gouvernement et ministre des Affaires étrangères était enlevé par des gens se réclamant de l’extrême gauche : il eût été étonnant et même suspect que Washington s’en désintéressât. On savait donc que Francesco Cossiga, ministre de l’Intérieur et proche camarade de parti de Moro, avait demandé de l’aide, et obtenu du président Carter l’envoi de ce conseiller. Lequel, après la conclusion de l’affaire, avait déclaré à la presse qu’il n’avait fait que donner des avis très généraux.

Le premier, donc, Amara l’interroge comme il se doit, et il recoupe son témoignage par ceux de tous les survivants qui ont joué un rôle important dans l’affaire. A commencer par les dirigeants des Brigades rouges et les exécutants du rapt et de l’assassinat, tous libres aujourd’hui. Il en ressort que l’émissaire du président a bien été dans cette affaire, au coeur de l’Etat italien, l’homme le plus influent. Non point qu’il y ait eu préméditation. Si les terroristes ont pu enlever Moro au centre de Rome en tuant toute son escorte, composée de cinq hommes, ce n’est pas parce qu’ils auraient été infiltrés, ou secrètement guidés, par des adversaires de la politique de rapprochement entre son parti démocrate-chrétien et les communistes du PCI (la politique de "compromis historique" entre les deux grandes formations, recherchée par le communiste Berlinguer et sur le point d’aboutir).

Il n’est pas impossible qu’au sein de l’appareil répressif des nostalgiques du fascisme ou des anticommunistes obsessionnels aient joué ce jeu, mais le livre n’apporte rien à cet égard... sinon la certitude qu’ils n’étaient pas dirigés par la Maison-Blanche. En fait, les Brigades rouges existent, elles disposent de grandes forces militantes et prennent de court les autorités quelles qu’elles soient, par leur audace et leur efficacité.

Pieczenic joue d’abord le rôle d’un professeur de négociation. Cossiga et son président du conseil Andreotti avaient annoncé qu’il n’y en aurait pas. Il leur dit d’en ouvrir une... pour faire semblant, et il la dirige. Il s’agit d’appâter l’ennemi en faisant miroiter des concessions (les Brigades rouges ne cherchent justement en l’affaire qu’à être reconnues comme un interlocuteur), puis de le laisser le bec dans l’eau, afin de le pousser à exécuter son prisonnier pour ne pas perdre la face. Ce qui fut fait.

Cependant, Pieczenic n’avait pas été envoyé pour cela. Sa mission était plus vague : préserver les intérêts des Etats-Unis et ceux de l’OTAN. En l’occurrence, on privilégia la protection d’un secret encore hermétique, celui des réseaux anticommunistes "Gladio" mis en place en Europe, et particulièrement en Italie, au début de la guerre froide, pour maintenir à tout prix le continent dans l’orbite américaine. Les ravisseurs avaient interrogé Moro là-dessus, il avait commencé à parler, sa libération aurait infailliblement conduit à ce que les Brigades rouges demandent plus de lumière... alors que son exécution les discréditerait à jamais (ce qui se vérifia).

Serait-il possible que Pieczenic ne fasse que des demi-révélations et qu’en fait le sort de Moro ait été scellé plus tôt, dans le bureau ovale ou à la direction de la CIA, réputée ne pas toujours tout dire au président ? C’est improbable, car Pieczenic, se référant à la méconnaissance du terrain dont témoignent les récents événements d’Irak, raconte qu’on ne lui a pas remis de dossiers sérieux, ni à Washington, ni à l’antenne romaine de la CIA : l’Italie n’était pas une priorité, on y laissait aller les choses... C’est un peu surprenant certes, mais fort vraisemblable à partir du moment où c’est un pareil informateur qui le dit : prendrait-il le risque que tôt ou tard des tonnes de plans et de fiches, viennent le contredire, ou encore les témoignages de fonctionnaires vexés ?

Ce livre en dit long sur les deux forces qui dominaient l’Italie, le parti communiste et l’Eglise romaine. Le premier, fort de ses 2 millions de membres et de ses 34% de voix, est piégé comme un enfant par l’émissaire de la Maison-Blanche : il cherche à démontrer sa conversion à la légalité, il ne peut donc adopter qu’une ligne "dure" et sacrifier le chef de file de ceux qui mettent en mouvement vers lui la lourde démocratie-chrétienne. Achille Occhetto, second de Berlinguer à l’époque, confesse à Amara que la ligne suivie aurait gagné à être plus souple. Quant au pape Paul VI, c’est un ami proche de Moro et il croit tout mettre en oeuvre pour le sauver mais ses services secrets, bien plus efficaces, dit Pieczenic, que ceux de l’Etat italien, renseignent l’Américain sur la mentalité des fils de bonne famille qui peuplent les Brigades, et la mort de l’otage a peut-être hâté la fin du Souverain Pontife, survenue quelques mois plus tard.

Finalement, l’aile la plus hypocrite et la plus corrompue de la démocratie-chrétienne va garder le pouvoir, artificiellement, pour elle toute seule (fût-ce avec des prête-nom), pendant 14 ans de plus, comme un canard sans tête, avant de se liquéfier pour laisser la droite italienne aux mains d’un homme d’affaires sans foi ni loi. Triste dénouement !

Tel qu’il se présente, ce dossier fait froid dans le dos plus que s’il révélait un complot bien huilé contre la vie d’un homme. Les Etats-Unis dominent l’Europe en y laissant prospérer des réseaux violents et réactionnaires (peuplés, en l’occurrence, de nostalgiques de Mussolini) qu’ils ne perdent pas de temps ni d’argent à contrôler de près. Arrive une crise, un plénipotentiaire s’installe et la dénoue en quelques semaines (le séjour de Pieczenic dure un mois), au nom de calculs tactiquement très fins mais politiquement grossiers, qui ruinent des décennies d’efforts des hommes de bonne volonté pour sortir le pays par le haut de sa crise endémique. Certes beaucoup de choses ont changé aux Etats-Unis et dans le monde mais à cette lecture une leçon s’impose, plus que jamais : la lutte contre le terrorisme doit s’inscrire dans une politique globale.

une émission

8 mois plus tard, enfin, un article dans l’Unita

le 26 novembre 2006

 

http://www.delpla.org/article.php3?id_article=269





Le 9 mai 1978, après 55 jours de séquestration, les Brigades Rouges assassinent Aldo Moro . Président de la Démocratie Chrétienne, favorable au “compromis historique » : à un accord entre la Démocratie chrétienne et le PCI : le Parti communiste italien. Celui qui a géré ce moment pénible de l’histoire de la démocratie italienne, c’est Francesco Cossiga, alors ministre de l’Intérieur qui devint ensuite Président de la République. Cossiga fut le défenseur le plus acharné de la ligne de la fermeté : « avec les brigades rouges on ne négocie pas ». 30 ans après, il raconte à euronews sa vérité : sur les révélations de Prodi, sur le rôle du conseiller du gouvernement américain, Steve Pieczenik, sur le faux communiqué dans lequel on indiquait que le cadavre de Aldo Moro se trouvait dans le lac de La Duchessa…

euronews : “De nombreuses personnes vous accusent d’avoir utilisé la ligne de la fermeté comme un prétexte, alors qu’en réalité vous vouliez la mort de Moro.

Francesco Cossiga : ex-Président de la République italienne et ex-ministre italien de l’intérieur. Je ne vois pas pourquoi j’aurais voulu la mort de Moro. [Si je n’avais pas utilisé la ligne de la fermeté] l’Etat se serait écroulé et on serait entré dans une période de crise de laquelle on serait sorti difficilement. Et en plus, j’étais si peu de chose face à quelqu’un comme Moro.

euronews : Il y en a qui disent que tant que Cossiga et Andreotti seront vivants, on ne saura jamais la vérité sur l’affaire Moro.

F. Cossiga : Il y en a qui ne veulent pas accepter une chose : qu’Aldo Moro ait été tué par les Brigades rouges. Il y a une partie de l’ancienne DC qui a fait d’A. Moro une icône, un homme de gauche, un ennemi des Etats-Unis. Cette partie ne veut pas accepter que Moro ait été tué par quelqu’un de gauche. Il doit forcément avoir été tué par quelqu’un de droite, par les Américains, par la CIA. Autrement, cela ne va pas.

euronews : Vous n’avez jamais cru que le nom de Gradoli a été donné à Prodi au cours d’une séance de spiritisme. Alors, pourquoi Prodi a-t-il toujours menti sur ce point ?

F. Cossiga : Il n’a pas menti, il a dit cela parce qu’il n’a pas voulu révéler ses sources, surtout à un moment comme celui-là. Mais même maintenant, s’il révélait ses sources, je ne sais pas combien de temps vivrait son informateur. Lui et les autres ont inventé cette histoire de séance de spiritisme pour pouvoir donner cette information en protégeant la source.

euronews : Le conseiller du gouvernement américain, Steve Pieczenik que vous avez appelé en Italie en tant qu’expert, a admis que le communiqué sur le lac de La Duchessa était un faux pour annoncer la mort de Moro et : je vous lis ce qu’il a dit, il a admis également que vous étiez d’accord : que vous vouliez vérifier quelle aurait été la réaction de l’opinion publique italienne.

F.Cossiga : Notez bien qu’après le message de La Duchessa, la ligne de la fermeté s’est beaucoup affaiblie : ce fut le moment où Amintore Fanfani, celui qui avait décidé avec moi et les autres leaders de la DC d’adopter la ligne de la fermeté, changea d’idée. C’est à partir de ce moment-là que les socialistes ont commencé les négociations. Les socialistes ne nous ont pas fait confiance, croyant mener tout seuls les négociations. S’ils m’avaient dit avec qui ils avaient pris contact, nous serions probablement arrivés à la cachette de Moro.

euronews : En France la doctrine Mitterrand ne semble plus être à la mode. Est-il juste que l’Etat français collabore avec l’Etat italien pour l’extradition de ceux qui ont été mêlés au terrorisme ?

F. Cossiga : Vous voulez mon avis ? Vous le savez que moi qui ai été Cossiga avec un « K » et les « SS », Cossiga-bourreau, Cossiga-donneur d’ordre pour les homicides, et vous pouvez en rajouter autant que vous voulez. Moi, j’ai toujours été un défenseur de l’amnistie, mais pas de la remise de peine. Ce fut une guerre civile larvée.

euronews : Cesare Battisti est un romancier raffiné ou un meurtrier ?

F. Cossiga : Tous les deux. L’un n’exclut pas l’autre. C’est comme si vous me demandiez si Le Caravage est un grand peintre ou un homme violent qui, dans une bagarre de taverne, a tué un homme : il est les deux à la fois.

euronews : A l’étranger, la victoire électorale de Berlusconi a provoqué beaucoup de réactions ironiques, quelques unes de dédain, et un peu de gêne. Les autres pays sont-ils snobs, ou bien l’Italie constitue-t-elle réellement une anomalie ?

F. Cossiga : Le premier qui lui a téléphoné, ce fut Zapatero. Le deuxième qui a eu une réaction enthousiaste, ce fut Martens, le Président du Parti Populaire Européen. Blair, qui était à Rome, a rendu visite à D’Alema, Veltroni, et à Francesco Rutelli, mais chez qui a-t-il dîné ? Chez Monsieur Berlusconi. Notez bien que je n’ai pas voté pour lui. Et puis vous savez, vous devez garder à l’esprit que je connais bien les Anglais : ils sont extrêmement snobs.

euronews : Vous avez dit que l’exclusion de la gauche radicale du Parlement pourrait créer les conditions favorables à une réapparition du terrorisme. Quels sont les signes avant-coureurs ?

F. Cossiga : La gauche radicale était une référence pour les mouvements d’extrême gauche. Je me souviens que lorsqu’il y eut à Gênes une manifestation grandiose en mémoire de Carlo Giuliani, c’est le Président de la Chambre, Bertinotti, qui a parlé. Il a fait un discours très dur et très applaudi. La police n’est pas intervenue et à la fin de son discours Bertinotti a dit : « maintenant, tout le monde reste calme et vous rentrez chez vous ». Et il n’y a eu aucun débordement. Et maintenant, qui leur dira : « ne faites pas de dégâts » ? Veltroni ou Rutelli ? Si c’est Veltroni qui le dit, lui qui est un défenseur de Kennedy, de Bill Clinton et d’Obama, ou bien Rutelli, lui qui est le porte-parole de la Conférence Episcopale Italienne : vous pensez qu’ils les écouteront ? Pas même en rêve !”

Copyright © 2009 euronews

 

Dr. Steve Pieczenik was born in Cuba, raised in France and the United States. He is a critically acclaimed author of psycho-political novels and the co-creator of the best-selling "Tom Clancy's Op-Center" and "Tom Clancy's Net Force" series. He was also executive producer of the TV version of the novels. Most recently he was one of the excecutive producers the films Red Cockroaches (2003), and Memorias del desarrollo (2009)

He is a Harvard-educated psychiatrist with an M.D. from Cornell University and a Ph.D. in International Relations from M.I.T. Dr. Pieczenik served four presidential administrations as Deputy Assistant Secretary of State, International Crisis Manager, and Hostage Negotiator.

 

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