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21/12/2012

Nos prisonniers

Cyril s'est fait condamner en comparution immédiate fin novembre après s'être fait arrêter sur la zad par des gendarmes infiltrés sur une barricade ('y a déjà eu des articles publiés là-dessus).

Il nous répond et nous envoie une chanson qu'il nous demande de publier.

pour lui écrire ;

centre pénitentiaire
quartier maison d'arrêt
Cyril n°d'écrou 57360
rue de la Mainguais
44300 nantes
Mes chers camarades,

Un très grand merci pour votre soutien et celui des autres camarades zadistes. Pas une journée ne se passe sans que je pense à vous tous. Merci pour ces infos non muselées que tu m'apportes, cela renforce encore plus mes convictions déjà fortes et ne me désespère pas pour notre cause qui est juste, elle. Nous ne sommes peut-etre qu'une épine dans le pied de ce gouvernement mais elle est assez profonde pour qu'il puisse la retirer. Remplie d'un venin qui se mourit d'amour et de solidarité, elle envenime ceux qui sont pour la destruction, la repression violente et les constructions capitalistes inutiles pour une population pacifiste mais resistante qui ne demande que de vivre en paix et en harmonie avec la mère nature. Ils ne sont pas à leur premier coup d'essai. Mais la resistance est toujours là. Nous faisons partie de la nouvelle et de l'ancienne génération qui lutte depuis tant d'années contre ces multiples projets inutiles. Ils depassent les bornes. Ces souffrances qu'ils infligent à nous et à la mère nature sont malheureusement irreversibles et nous ne les oublieront jamais. Qui sont-ils pour penser que la valeur de l'argent est plus importante que celle de l'être humain et de son environnement. Pour moi c'est un devoir envers les miens de crier mon opposition à tout celà. La destruction massive de notre mère la terre doit cesser car les conséquences en sont désastreuses. Que laisserons-nous à nos enfants? Une chose est sûre, nous ne sommes pas des lâches. Nous nous battons pour des valeurs sûres, justes et ils en seront fiers. L'Etat ne peut en dire autant, car il en est pas à sa première erreur. Mes grands parents et mon père ont subis les memes erreurs à un'échelle differente et leur etait reproché à l'epoque le simple fait d'etre juifs et de vouloir protéger cette terre qui est la nôtre.
Refusant de partir de leur terre pendant la guerre, ils en ont payé le prix fort. Fusillés par les collabos de l'époque devant mon père qui n'avait que 5 ans. Certaines choses ont changés mais le gouvernement lâche et hypocrite reste ferme devant les cris et les pleurs de ses enfants qu'il dit capricieux. Je pense que le caprice vient d'eux et que la Raison vient de notre passion et de notre amour pour ces nombreuses causes justes et défendables. Ils ne l'entendent pas de même et nous poussent dans l'illegalité et la rébellion. Ma peine est celle d'un être humain qui ne se soumet pas. Comme la vôtre. Faut-il pourtant subir? Ma réponse est Non. Nous ne lâcherons rien. Car peu importe le temps , ce qui compte ce sont les messages et le résultat ainsi que les erreurs flagrantes que le peuple voit. Ne changez rien, reste comme vous êtes, libres!
Mes bottes me manquent, vous me manquez camarades et ami-e-s et je continue la lutte d'une autre manière. Grace à vous j'ai assez de contacts à l'exterieur pour me faire entendre. Cela fait plus de dix ans que je me bas pour differents causes. Je suis originaire de cette région et je le resterais malgré mon interdiction de séjourner dans le 44 pendant 2 ans. Sauf Avessac où j'ai acheté un petit corps de ferme que je rénove pour tous ceux qui aiment la nature et la liberté. Je suis tailleur de pierre et cela me plait. Ma lutte se fait aussi dans la musique depuis 12 années et passera ces messages grace à l'aide exterieure, étant à l'heure actuelle prisonnier. Je suis sur le projet d'un nouveau CD destiné à notre cause. Car il me semble nécessaire de faire passer ces messages.
Je vous fais donc part du premier jet de la première chanson que je vous offre en espèrant votre participation future d'une verité qu'on nous demande de cacher.
J'aimerais si possible que cette lettre ainsi que cette chanson soient mises sur Indymedia. Merci.
Je compte sur vous et vous remercie tous pour le soutient que vous m'apportez et surtout pour cette cause juste. La terre de nos parents est la future terre de nos enfants, ne l'oublions pas.
V.D.R et S

Je vous embrasse,

Cyril
n°ecrou 57360
prison de Nantes

 La chanson à lire chez Quadru

 

 

08:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/12/2012

jean-Marc Rouillan : «La prison est une usine à délinquants»

Jean-Marc Rouillan (1) clôturait ce mercredi un séjour en Haute-Garonne par une rencontre autour de ses livres à Montbrun Bocage. L'ancien membre d'Action Directe, originaire de Toulouse, vit aujourd'hui à Marseille, sous le régime de la liberté conditionnelle. Bien qu'il ne porte plus de bracelet électronqiue, ses déplacement hors des Bouches du Rhône restent soumis à l'approbation de la justice. De même qu'il lui demeure interdit de s'exprimer sur les faits qui l'ont conduit à passer un quart de siècle en prison. Jean-Marc Rouilland conserve cependant sa liberté de parole sur l'univers carcéral, auquel il a consacré de nombreux ouvrages. A Montbrun, il a de nouveau témoigné sur son expérience de la prison, ainsi que de la liberté conditionnelle, et de l'usage des bracelets électroniques. L'homme fait preuve d'une vivacité tranquille. Il dresse des constats mais se défend de porter un message. S'il pense que la prison est irrémédiablement appelé à disparaître, au profit d'autres formules, il ne propose rien pour la remplacer, et se refuse à l'angélisme : «il y a des prédateurs en prison, des personnes très dangereuses. Je suis contre la prison, mais pas pour le «libérez les tous». Pour ces personnes il faudra trouver autre chose, mais je ne sais pas quoi, ce n'est pas à moi de le proposer». Sur un plan politique plus général, on sait que Rouillan milite au sein du NPA, où sa présence a pu faire polémique. Mais son action militante reste discrète, concentrée sur le terrain, loin des micros. A propos de Toulouse, où il est donc revenu ce mois ci après près de quarante années d'absence, il remarque que la ville a perdu l'empreinte espagnole qui la marquait encore à la fin des années soixante, lorsque le militantisme local était fortement inspiré par les résistants au franquisme. Elle est devenue une cité comme les autres, où «la contestation a disparu au profit de la protestation». Une nuance lourde de sens sur l'évolution d'une société française, largement dépolitisée, selon Rouillan, qui se borne à dresser un constat et laisse ses interlocuteurs tirer leurs propres conclusions.

(1) Jann-Marc pour les intimes.

piqué au tas sur La Dépêche du Midi - 01/12/2012



DU SON CONTRE LES PRISONS

Entretien avec Jean-Marc Rouillan

par AnarSonore

 


 

 

12:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/12/2012

Vrai fausse bombe à Bonn... la suite

La presse nationale vient de prendre (enfin) connaissance de la découverte d'un sac bleu contenant "l'engin explosif" qui n'a pas explosé lundi dernier (10/12/12) à la gare de Bonn (en Allemagne) ...

Tu imagines bien qu'elle tournure peux avoir pris l'information chez Le Figaro, insistant sur le fait que la police allemande "privilégie une piste islamiste" :

Engin explosif/Bonn: piste islamiste
AFP Publié le 14/12/2012 à 19:05
Le parquet fédéral allemand a annoncé aujourd'hui qu'il se saisissait de l'enquête sur un engin explosif découvert lundi en gare de Bonn (dans l'ouest), la justice privilégiant désormais une piste islamiste.

«Suffisamment d'éléments ont été rassemblés pour affirmer qu'il s'agit d'une tentative d'attentat à l'explosif par une organisation terroriste islamiste», écrit le parquet fédéral, compétent pour les affaires de terrorisme et basé à Karlsruhe( dans l'ouest), dans son communiqué.

«C'est pourquoi le parquet fédéral s'est saisi aujourd'hui, en remplacement du parquet de Bonn, de l'enquête, et qu'il a chargé la police criminelle fédérale des investigations et de la recherche des auteurs», ajoute-t-il.

Un sac de sport de couleur bleue avait été trouvé lundi à la gare de Bonn, contenant quatre cartouches de gaz, un tuyau en métal de 40 cm de long rempli de nitrate d'ammonium - un composé chimique entrant dans la fabrication d'explosifs -, des piles et un réveil.

Mercredi, la police avait estimé qu'une explosion de l'engin «aurait causé des blessures sérieuses». «La raison pour laquelle l'engin n'a pas explosé reste inexpliquée», a ajouté le parquet.

Les magistrats de Karlsruhe évoquent également «des indices laissant penser que la personne suspecte dispose de contacts avec les cercles islamistes radicaux», mais, interrogés par l'AFP, ils ont refusé de se montrer plus précis sur cet éventuel suspect identifié.

Selon l'agence de presse allemande dpa, qui cite une «source proche des enquêteurs», plusieurs indices laissent à penser que les auteurs ont voulu déclencher la bombe, mais que le système de détonation n'a pas fonctionné.

Le quotidien berlinois Tagesspiegel affirme également que la fabrication de la bombe était quasiment conforme à celle figurant dans une publication éditée par une branche de l'organisation islamiste Al-Qaïda au Yémen.

Le ministre allemand de l'Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a assuré dans un communiqué qu'il prenait «très au sérieux cette affaire».

publié le 15/12/12 - lefigaro.fr

Un peu plus de retenue de la part du Républicain Lorrain :

Engin explosif
Le parquet fédéral allemand a annoncé hier qu’il se saisissait de l’enquête sur un engin explosif découvert lundi en gare de Bonn (ouest), la justice privilégiant désormais une piste islamiste. Un sac de sport de couleur bleue avait été trouvé lundi à la gare de Bonn, contenant quatre cartouches de gaz, un tuyau en métal de 40 cm de long rempli de nitrate d’ammonium – un composé chimique entrant dans la fabrication d’explosifs -, des piles et un réveil. « La raison pour laquelle l’engin n’a pas explosé reste inexpliquée », a ajouté le parquet. La police recherche un homme que l’on voit portant le sac sur des images de vidéosurveillance. Mardi, la police avait arrêté deux hommes, dont un lié au milieu salafiste. Mais ils ont été tous deux libérés, les soupçons initiaux se révélant infondés. En 2006, des militants islamistes avaient placé des valises contenant des bombes artisanales dans deux trains régionaux en gare de Cologne (ouest). Les deux bombes n’avaient pas explosé, évitant un probable bain de sang.
publié le 15/12/2012 à 05:00 - republicain-lorrain.fr

D'après l'article en ligne du Franckfurter Rundschau, la bombe avait bien un système d'allumage (une ampoule) mais celui-ci n'aurait pas fonctionné (info Spiegel Online)

bombe,bonn,gare,islamiste,salafiste


12:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/12/2012

Fausse tentative d'attentat à Bonn et caméra de Mc Donald

bonn,attentat,bombenleger

Un faux attentat a bloqué la gare de Bonn lundi.

Tu ne le savais pas ?

Pourtant toute la police allemande est sur le qui-vive...

Pas grand chose a été relayé dans nos médias nationaux d'habitude si prompt à nous vendre le péril salafiste et eurabien au moindre mouvement de voile ou de convertion forcément "radicale"...salafiste,bonn,bombenleger

Donc ce lundi, les as de l'antiterrorisme on fait ouvrir (par un engin qui propulse de l'eau sous forte pression) un sac bleu trouvé au milieu de la gare de Bonn et on apprend que, par la voix du sous-procureur général Rainer Griesbaum, se trouvait dans ce sac : un tube métallique rempli de nitrate d'ammonium, quatres bouteilles de butane, un dispositif d'allumage avec un réveil fonctionnant sur batterie, mais pas de détonateur...gloups...

En septembre dernier, dans la gare de Dortmund, un colis suspect avait également été trouvé. Les experts de la police d'État et de la police fédérale on fait sauter (un peu trop fort) le colis mais comme il n'en restait plus rien, ils n'ont pu prouver qu'il contenait quelque chose de dangereux.

Mais hier, deux suspects ont été arrêtés assez rapidement, car encartés salafistes radicaux et ayant fréquentés les camps d'entraînement Somalien, reconnus promptement sur photos par un jeune témoin.

sac bleu,bonn,mac donald,gare

Mardi 12/12/12, les deux suspects ont été relachés et "grâce" à une caméra de surveillance de chez "Ronnie", on apprend que le porteur du sac est finalement "de peau claire"...ce qui tendrait à faire chanceller la piste somalienne...

Selon Rainer Wendt, président du syndicat allemand de la police, il y a "toujours" une forte menace du terrorisme en Allemagne : "Et pas seulement par des fanatiques islamistes, mais peut-être aussi par d'autres mouvements terroristes".

Ce qui n'a pas empêché Hans-Peter Uhl, porte-parole du groupe parlementaire CDU / CSU, de plaider pour l'expulsion des salafistes.

Bernd Carstensen, haut responsable de la police criminelle allemande, emet une hypotèse : "Il se pourrait théoriquement que même des extrémistes de droite aient voulu donner l'impression que les salafistes ont voulu faire exploser la station»

 

info traduite piqué au tas chez bild et n-tv.de/politik - 12/12/12

21:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/11/2012

Dialogue Ayraultique à NDDL

jean marc Ayrault,NDDL,ZAD,autonome,terroriste,

11:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/11/2012

SÉCURITÉ ET LUTTE CONTRE LE TERRORISME - (N° 409) - AMENDEMENT N°25

 

sabotage,train

 

 

présenté par

Mme Kosciusko-Morizet, M. Abad, M. Apparu, M. Aubert, M. Balkany, M. Bénisti, M. Bonnot, M. Brochand, M. Bussereau, M. Ciotti, M. Couve, Mme Dalloz, M. Dassault, M. Daubresse, M. Decool, M. Dhuicq, Mme Dion, Mme Marianne Dubois, Mme Duby-Muller, M. Fasquelle, Mme Fort, M. Fromion, Mme Genevard, M. Gérard, M. Gest, M. Philippe Gosselin, M. Goujon, Mme Grommerch, Mme Grosskost, M. Guilloteau, M. Heinrich, M. Herbillon, M. Hetzel, M. Labaune, Mme Lacroute, M. Lamblin, M. Larrivé, M. Lequiller, Mme Louwagie, M. Luca, M. Mancel, M. Marc, M. Mariani, M. Olivier Marleix, M. Marlin, M. Martin-Lalande, M. Marty, M. Mathis, M. de Mazières, M. Morel-A-L'Huissier, M. Moudenc, M. Moyne-Bressand, M. Perrut, M. Quentin, M. Reitzer, M. Salen, M. Siré, M. Solère, M. Suguenot, M. Teissier, M. Jean-Pierre Vigier, M. Voisin, M. Woerth et M. Zumkeller

 

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ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 2 BIS A, insérer l'article suivant:

Après l’article 421‑2‑3 du code pénal, il est inséré un article 421‑2‑4 ainsi rédigé :

« Art. 421‑2‑4. – Est puni de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende le fait de consulter de façon habituelle un service de communication au public en ligne mettant à disposition des messages, soit provoquant directement à des actes de terrorisme, soit faisant l’apologie de ces actes lorsque, à cette fin, ces messages comportent des images montrant la commission d’actes de terrorisme consistant en des atteintes volontaires à la vie.

« Le présent article n’est pas applicable lorsque la consultation résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public, intervient dans le cadre de recherches scientifiques ou est réalisée afin de servir de preuve en justice. »

terrorisme,justice,amendement 

EXPOSÉ SOMMAIRE

Le présent amendement a pour objet de créer un délit permettant de punir pénalement toute personne qui consultera de manière habituelle, et sans aucun motif légitime, des sites internet qui provoquent au terrorisme ou en font l’apologie et qui diffusent à cette fin des images d’actes de terrorismes d’atteinte à la vie.

Cependant, aucune infraction ne sera commise si cette consultation résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public, intervient dans le cadre de recherches scientifiques ou est réalisée afin de servir de preuve en justice.

 

sabotage,câble,train,terrorisme

 

09:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/11/2012

Élément de langage à NDDL - VALLS l’hygiéniste en guerre totale...

NDDL,ZAD,guerre totale,totales krieg,valls,aéroport,

piqué au tas sur lemonde.fr - 23/11/2012

15:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/11/2012

La domination policière - Introduction : Enquête sur un champ de bataille

mathieu rigouste,David Harvey,Patrick Bruneteaux,Peter Manning,Howard Zinn,éditions Agone,édition La Fabrique,Rafik Chekkat,Fabien Jobard,Richard Ericson,Jerome Skolnick,Richard Kania, Wade McKey,


Depuis la fin du xxe siècle, les grandes puissances impérialistes sont entrées dans une nouvelle phase de conquêtes à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de leurs frontières[1]. Les différentes formes de misère, les inégalités socio-économiques et les révoltes populaires s’étendent et se multiplient. Dans le même temps, le contrôle, la surveillance et la répression sont devenus des marchés très profitables. Il existe des liens structurels entre ces phénomènes et les transformations des violences policières.

 

La police est un appareil d’État chargé de maintenir « l’ordre public » par la contrainte. Elle est organisée rationnellement pour produire de la violence. Les études focalisées sur ce que l’on appelle des « violences illégitimes » ou « illégales », des « bavures » et des « accidents » n’observent qu’une partie du phénomène. Elles insistent sur le fait que la police tente de réduire le risque de tuer dans les sociétés qu’elles appellent « démocratiques[2] », que les agents de la force publique travaillent à contenir leur violence et que la brutalisation physique ne représente qu’une exception. Ces observations ne permettent pas de comprendre l’impact et les effets sociaux de comportements peut-être minoritaires dans la vie d’un policier, mais qui structurent profondément la vie de ceux qui les subissent quotidiennement et de plein fouet. Elles masquent aussi le système général des violences symboliques et physiques provoquées par l’activité policière. Les rondes et la simple présence, l’occupation virile et militarisée des quartiers, les contrôles d’identité et les fouilles au corps, les chasses et les rafles, les humiliations et les insultes racistes et sexistes, les intimidations et les menaces, les coups et les blessures, les perquisitions et les passages à tabac, les techniques d’immobilisation et les brutalisations, les mutilations et les pratiques mortelles ne sont pas des dysfonctionnements ; il ne s’agit ni d’erreurs, ni de défauts de fabrication, ni de dégâts collatéraux. Tous ces éléments sont au contraire les conséquences de mécaniques instituées, de procédures légales, de méthodes et de doctrines enseignées et encadrées par des écoles et des administrations. Même les meurtres policiers sont pour une grande partie des applications d’idées et de pratiques portées par les différents niveaux de la hiérarchie policière et politique. Le mot « police » à lui seul contraint chaque fois qu’il est prononcé et par sa seule existence. Toute la police est violence jusque dans ses regards et ses silences.

Personne n’écrit de nulle part. Une enquête est déterminée par la position de l’enquêteur dans la société, par la perspective depuis laquelle il regarde et s’exprime. Lorsqu’il se présente comme « neutre » ou « extérieur » au monde qu’il étudie, il masque cette situation, les privilèges qu’il retire de l’ordre existant, les connivences qu’il peut entretenir avec lui et l’intérêt qu’il peut avoir à ne pas le changer[3]. Il faut savoir d’où parlent les enquêteurs et ce qui motive leurs recherches.

J’ai vu évoluer la domination policière dans les quartiers populaires en habitant vingt-six ans à Gennevilliers, une banlieue ouvrière de Paris classée par l’État au répertoire des « zones urbaines sensibles ». J’ai pu observer d’autres transformations dans les divers mouvements de luttes sociales auxquels j’ai participé depuis la fin des années 1990. Je suis le fils unique d’une institutrice de maternelle qui m’a élevé seule en HLM. Mes grands-parents étaient ouvriers mais je n’ai jamais manqué de ce qui nous semblait être le minimum nécessaire pour
vivre dignement. Il y avait des livres et de quoi dessiner dans notre appartement et l’enchevêtrement de toutes les misères et de toutes les solidarités en bas des bâtiments. J’ai ainsi été confronté de près aux formes les plus grossières et les plus subtiles, les plus tragiques et les plus iniques de l’exploitation économique et des inégalités socioracistes en France. J’ai vu fonctionner chaque jour les stigmatisations et les discriminations institutionnelles, les manières de trier et de gérer les habitants des quartiers selon leurs corps. J’ai ressenti les différents types d’impacts de la police et de l’argent sur les formes de vie populaires.

la suite sur etatdexeption.net

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BERNHARD SCHMID: Der Prozess gegen die französische Tarnac-Gruppe

Eine peinliche Affäre

Der Prozess gegen eine Gruppe angeblich »anarchistisch-autonomer Terroristen« in Frankreich droht nach vier Jahren zu platzen. Nicht zuletzt, weil der britische Spitzel Mark Kennedy auch in diese sogenannte Tarnac-Affäre verwickelt ist.

VON BERNHARD SCHMID


Bei James Bond sieht das alles viel besser aus: Selbst 20 französische Polizisten von der für »terroristische« Straftaten zuständigen Geheimabteilung waren offenbar nicht in der Lage, einem Auto auf nächtlicher Fahrt zu folgen, unter dem sie wohl eine GPS-Sonde angebracht hatten. Und dann kommt noch heraus, dass sie einem britischen Spitzel auf den Leim gegangen sind. Es geht bei der bereits vier Jahre andauernden sogenannten Tarnac-Affäre um eine Gruppe angeblich »anarchistisch-autonomer Terroristen«. Die Anwälte der Verteidigung stellten am 6. November neue Beweisanträge und forderten, ihnen möge endlich »die vollständige Akte der polizeilichen Nachrichtendienste«, statt wie bisher nur ausgewählte Auszüge, auf den Tisch gelegt werden. Am 12. November sprach sich der als »Rädelsführer« präsentierte Angeklagte Julien Coupat in Paris vor etwa zehn ausgewählten Journalisten aus, wo er – wie Le Monde formulierte – »auftauchte, um sich besser zurückzuziehen« und seinen Rückzug aus dem um ihn veranstalteten Medienrummel anzukündigen. Am 14. November folgte eine Pressekonferenz der Anwälte mit prominenter Besetzung in den Räumen des französischen Parlaments.

Die Tarnac-Affäre, die inzwischen in mehreren französischen Medien als »Staatsaffäre« gilt, nahm offiziell am 11. November 2008 ihren Anfang. An jenem Tag, der in Frankreich wegen des Gedenkens an das Ende des Ersten Weltkriegs ein gesetzlicher Feiertag ist, verhafteten 250 Polizisten frühmorgens in dem im französischen Zentralmassiv gelegenen Dorf Tarnac mehrere Mitglieder einer Landkommune, die dort einen Lebensmittelladen unter dem Namen »Magasin Général« betrieben. Bereits um 8.32 Uhr veröffentlichte das Pariser Innenministerium siegessicher ein Kommuniqué dazu. Gleichzeitig gab es polizeiliche Zugriffe in Rouen und Paris. Insgesamt 20 Personen wurden festgenommen, von denen neun in Haft behalten wurden. Einige kamen nach drei Wochen wieder frei, ihr angeblicher »Rädelsführer«, Julien Coupat, blieb hingegen weitere sechs Monate in Untersuchungshaft. Vorgeworfen wurde den Festgenommenen, vier Tage zuvor Sachschäden an Bahnlinien angerichtet zu haben, sie sollen Oberleitungen mit Hakenkrallen heruntergerissen haben. Auf den Schnellzugstrecken im Einzugsbereich Paris kam es damals deswegen zu ein- bis zweistündigen Verspätungen.

Später stellte sich heraus, dass die vermeintlich oder tatsächlich »anarchistisch-autonom« orientierten Personen, die festgenommen worden waren, offenbar nichts mit den Sabotageakten zu tun gehabt hatten. Denn im November 2008 traf bei der taz ein Bekennerschreiben von Atomkraftgegnern ein, die sich zu den Hakenkrallenanschlägen bekannten. Sollte dies stimmen, dann standen die Anschläge im Zusammenhang mit einem geplanten Castor-Transport vom französischen La Hague nach Deutschland sowie mit dem vierten Todestag von Sébastien Briat. Der junge Atomkraftgegner war am 7. November 2004 von einem Zug überrollt worden, nachdem er sich – ebenfalls aus Protest gegen einen Atommülltransport – an eine Schiene gekettet hatte
.

la suite ici

10:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/11/2012

Tarnac - le Nouvel Obs enfume... ou quand Toscer se prend pour Glenn Beck...

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La presse papier est à bout de souffle... c'est peut-être ce qui pousse le Nouvel Obs, via O. Toscer, a gonfler ses ventes avec les anarcho-totonômes, le décompléxé Christophe Barbier ayant déja misé sur l'anti-islamisme de masse via l'Express...

15:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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