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19/08/2011

Brennende Autos in Berlin - Mystérieux feu de voiture à Berlin

CRIMINALITÉ - Angela Merkel se dit «préoccupée»...

Pour la quatrième nuit consécutive, des automobiles ont été brûlées à Berlin (Allemagne). La police, qui suppose qu'il s'agit d'actes de vandalisme, a offert 5.000 euros de récompense à toute personne susceptible de l'aider à résoudre cette affaire.

Selon Libération, au moins 12 véhicules auraient été incendiés entre la nuit de jeudi et vendredi.

Angela Merkel «préoccupée»

Angela Merkel a condamné jeudi les incendies de voitures, appelant à un renforcement de la présence policière dans les lieux publics.

«Qu'est-ce que c'est que ce comportement ?», s'est emportée la chancellière Alle, se disant «préoccupée» par des actes qui «jouent froidement avec des vies humaines», lors d'une cérémonie célébrant les 60 ans de la police criminelle fédérale à Wiesbaden (ouest).

Aucune motivation politique, selon le maire

Au total, neuf voitures ont été incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi, après 15 la nuit précédente.

«D'après les premiers résultats de l'enquête, il n'y a pas de motivation politique derrière les incendies actuels», déclare le ministre régional de Berlin, Ehrhart Körting, dans un entretien au quotidien Berliner Zeitung paru ce jeudi, alors que les Berlinois doivent élire le 18 septembre le nouveau gouvernement régional.

«Nous avons affaire à du pur vandalisme et à des actions criminelles», a de son côté estimé le maire actuel de la capitale allemande, Klaus Wowereit (SPD).

Les policiers mobilisés

Actuellement, une centaine de policiers sont mobilisés pour tenter de mettre fin à cette série, patrouillant avec l'aide d'un hélicoptère avec une caméra à infra-rouge, a précisé à l'AFP le commissaire Guido Busch.

En 2010, le nombre de véhicules incendiés à Berlin avait reculé à 54, contre 221 en 2009. Traditionnellement, les feux de voitures sont particulièrement nombreux le 1er mai dans les quartiers populaires de la ville, théâtres d'échauffourées entre militants d'extrême gauche et forces de l'ordre.

O.V. avec AFP
piqué au tas sur 20.minutes.fr - 19/08/2011

11:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/08/2011

Eichhoernchen : question juridique

Bonjour Cécile,

suite à article sur tes actions via article 11, j'ai fait quelques recherches et suis tombé sur un tchat sur le net (février 2011) où tu dis ne pas faire appel à une legal team (ni à la rhote hilfe ?).

Comment cela se passe-t-il ? Il n'est pas obligatoire d'avoir un avocat pour ta défense en Allemagne ?

J'ai un peu répondu à ta question dans l'article que je viens de mettre
en ,ligne où je parle de procès suite à es actions antinucléaires.
http://blog.eichhoernchen.fr/post/sortie-du-nucleaire-c-e...

Je cite mon texte:

dans la plupart des cas je me défends seule, sans avocat. En Allemagne
on a au pénal - au civil c'est différent - un avocat commis d'office que
si les questions juridiques posées par l'affaire sont particulièrement
complexe et qu'il n'y a pas de jurisprudence dessus ou si le procureur
annonce qu'il veut requérir plus d'un an de prison à l'encontre de
l'accuséE. En cas 'accusation pour infraction ou délit mineur, la taille
du porte-monaie et les possibilités de trouver du soutien déterminent
les possibilités de défense. Le procès classique d'un accusé non juriste
sans avocat est expédié en dix minutes... Alors avec moi... ben non
c'est pas comme cela que cela marche. En général je me défends seule par
choix. Parce que j'estime que les ressource financières des mouvements
politiques et de solidarité - somme toute assez maigres - peuvent être
investies de façon plus intelligente que dans des frais d'avocat et de
procédure (je ne paie pas non plus les frais de procédure, l'huissier
n'a rien trouvé à saisir dans ma roulotte... vive la décroissance! J'ai
pas envie de poser des trucs de grosse valeur aux yeux des capitalistes !!!)
[...]
Alors oui, je me défends seule, mais pas n'importe comment. Au fil du
temps je me suis auto-formée seule et avec des amiEs engagés dans des
équipes d'entre-aide juridique. Et les paragraphes utiles pour une
utilisation subversive des textes... je les connais... C'est un mélange
d'argumentaire sérieux ( par exemple Etat de nécessité et tous les
moyens de preuves qui vont avec) et de jeu sur la procédure (Requête
pour collusion, requête pour une autre disposition de l'espace - et si
on s'asseyait en cercle? - etc.) Le tout parfois accompagné par un
public quelque peu désobéissant, parfois des clowns, etc. (quand une
personne se fait sortir, je pose une requête pour qu'elle revienne,
etc.) Nous appelons cela ici "kreative Antirepression". Et cela ne plait
pas aux porteurs de robe... ils réagissent souvent par... l'enfreinte de
leurs propres textes pour pouvoir passer à la suite. Un poème anonyme
que j'ai trouvé en allemand le décrit bien: " ce sont leurs règles,
qu'ils enfreignent tout le temps, pour maintenir leur système en vie, ce
ne sont pas mes règles, ce n'est pas mon système".
[...]

A l'intérieur on ne s'entendait plus... Et puis ensuite nous avons
demandé à ce que nos défenseurs non professionnels soient acceptés . Un
paragraphe permet à des non professionels d'être défenseurs, si
certaines conditions sont remplies. J'ai déjà joué défenseur dans le
procès d'amis... Le pourquoi comment, j'expliquerai ca dans le prochain
texte sur les perspectives, car c'est un sujet sur lequel nous
travaillions. Une forme de réappropriation du procès pas les militantEs...


voilà pour le moment.

Cécile



17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/08/2011

Lumpenprolétariat et "Misère de position"

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1312967888.jpg

 

« Sous le prétexte de fonder une société de bienfaisance, on avait organisé en sections secrètes la canaille [Lumpenprolétariat] de Paris ; (...) Des roués en déconfiture, dont les moyens d’existence n’étaient pas moins douteux que l’origine, des bourgeois déclassés, corrompus, véritables chevaliers d’industrie, des soldats et des prisonniers libérés, des galériens en rupture de ban, des charlatans, des faiseurs de tours, des lazzaroni, des voleurs à la tire, des prestidigitateurs, des joueurs, des maquereaux, des tenanciers de bordels, des portefaix, des littérateurs, des joueurs d’orgue, des chiffonniers, des rémouleurs, des rétameurs, des mendiants, en un mot toute la masse confuse, irrégulière, flottante que les Français appellent la bohème (...) tous ses membres, à l’exemple de Bonaparte, éprouvaient le besoin de vivre aux dépens de la nation qui travaille. »

Karl Marx dans la « Société du 10 Septembre ».

via www.editionsquartmonde.org

Pierre Bourdieu - recueilli par Robert MAGGIORI et Jean-Baptiste  MARONGIU.

Pierre Bourdieu retourne sur le terrain et, avec «la Misère du monde», risque une sociologie de la souffrance dans la société éclatée. Un livre-outil et un acte politique. L'objet est si beau qu'il ne livre pas, de prime abord, sa construction savante et sophistiquée. La jaquette, couleur paille, masquant l'habituelle et froide couverture de la collection, n'annonce rien de «beau» en effet : la Misère du monde, sous la direction de Pierre Bourdieu. Le titre secret, le véritable objet du livre, se lit dans ces caractères rouges, en surimpression, qui, grossis, «mangent» tout le reste. Au centre : souffrance — lisez : la souffrance en France. En haut et en bas: (silence), parole, parle — entendez : dans ce livre de presque mille pages, la parole est donnée à ces souffrances silencieuses que la misère empêche le plus souvent de s'exprimer. Vu le nom du directeur de l'ouvrage, on n'attend ni une méditation philosophique ni une analyse psychologique de ce qui fait souffrir. C'est bien de sociologie qu'il s'agit. Une sociologie de la pauvreté ? Un peu, certes. Mais le pari est tout autre, qui, réussi, donnerait à la sociologie une «capacité» que n'auraient pas les autres sciences humaines : explorer et rendre «visibles» les misères de position. Ces souffrances souvent impalpables qui tiennent au mauvais réglage des rapports entre les individus. Non pas les souffrances horizontales, de condition, propres à une classe, à un groupe, mais des souffrances verticales qui, à l'intérieur d'une même catégorie, d'un même groupe, frappent les individus situés au bas de l'échelle, ou à une place qui ne correspond pas à leurs expectatives. Souffrances individuelles, donc, et en même temps «sociales». L'auteur des Héritiers n'est ni médecin ni simple «dénonciateur» apitoyé du sort de ces «déshérités». Mais il fait voir. Et nomme, sinon les responsables, du moins les «aveugles». D'abord les hommes politiques, qui ne savent plus intervenir sur une société qu'ils ont contribué à transformer en pire. Ensuite les médias, qui finissent par décrire ou mettre en scène moins la réalité sociale que leur propre regard besogneux sur elle. 

La Misère du monde est un livre gigogne où les modes de traitement s'emboîtent. Parce que, au premier abord, c'est un recueil de récits de vies sous forme d'entretiens, parfois plus proches de la littérature ou (horreur !) du journalisme que d'une analyse scientifique. Ensuite parce que, dans cet ouvrage collectif (1), les «préambules» aux entretiens sont chargés non seulement de ramasser les différentes thématiques et de leur donner une épaisseur historique, mais surtout de déployer la cohérence des concepts et des instruments de la «sociologie critique». Ce livre est surtout un acte politique dans le sens qu'accordait Durkheim à la démarche sociologique tout entière : constituer un savoir «réflexif» qui permette à la société d'intervenir sur elle-même. Car le constat de la Misère du monde, malgré les apparences, n'a rien de désespérant : «Ce que le monde social a fait, le monde social peut, armé de ce savoir, le défaire.»

 

Vous êtes professeur au Collège de France et vous venez de passer plusieurs années sur Flaubert. Soudain vous allez chez les gens pour tenter d'expliquer «la misère du monde». Qu'est-ce qui vous a pris ?

pointg.gif (57 octets) J'ai toujours fait précéder toutes mes recherches d'entretiens très approfondis avec des informateurs qui, par leur position dans l'espace social étudié, pouvaient m'apporter des éléments indispensables pour mettre au point le questionnaire. Mais je n'avais jamais eu l'idée de faire un livre où les entretiens viendraient au premier plan. Dans la Distinction, il y avait des encadrés avec des entretiens très semblables à ceux-ci, mais resserrés, épurés. Peut-être n'étions-nous pas encore prêts à donner du brut construit.

pointg.gif (57 octets) Quand avez-vous commencé ?

pointg.gif (57 octets) En 1989, un ami m'a appris que la Caisse des dépôts voulait me consulter pour une enquête par sondage sur la pauvreté. J'ai suggéré qu'on pourrait et devrait faire autrement. On m'a proposé de mettre en œuvre mon projet. C'était peut-être l'occasion de résoudre le problème que j'ai depuis que je fais de la sociologie : comment rendre aux gens ce qu'on a appris ? Comment trouver une forme d'expression adéquate ? On a commencé par transcrire intégralement les entretiens. Même pour nous, c'était difficile à lire. Il fallait les «monter», les construire. On ne pouvait pas donner le matériau brut, il fallait au moins des sous-titres et un minimum d'informations. Il ne fallait ni imposer une lecture ni susciter des lectures sauvages comme s'il s'agissait de ragots. J'ai fait des essais, que les membres de l'équipe ont lus. D'autres ont essayé. Et on a inventé ça. Ce qui n'a l'air de rien, mais je sais ce que cela nous a coûté. On a eu beaucoup de mal à trouver l'équilibre entre l'entretien aussi fidèle que possible et une présentation qui ne soit ni terre à terre ni fiche technique du genre : père de trois enfants... Jamais je n'avais eu autant de mal. La moindre phrase faisait problème. Ça se jouait souvent sur un adjectif. Les sociologues sont réputés pour écrire mal. Ils ont tendance à jargonner (comme d'autres), pour «faire science». Nous avons été obligés d'opérer une véritable conversion. Et pas seulement sur le terrain de l'écriture.
 
pointg.gif (57 octets) A vous entendre, on aurait là une approche totalement nouvelle du métier du sociologue.

pointg.gif (57 octets) Nous avions peur qu'on nous traite de journalistes ! Dans notre milieu, ce n'est pas un compliment. La sociologie au magnétophone n'a jamais été ma tasse de thé. Pour faire ce que nous avons fait, il faut faire ce que fait tout (bon) journaliste : aller y voir, écouter, observer, etc., mais aussi poser des questions qui sont autant d'hypothèses fondées sur une connaissance théorique et pratique de la personne interrogée et des conditions sociales dont elle est la résultante. Ce qui revient à dire qu'on ne peut pas poser une vraie question si on n'a pas une certaine idée (hypothétique) de la réponse. Je crois que, sans abus de pouvoir, nous avons permis à ces gens de communiquer, de dire des choses qu'eux-mêmes ne savaient pas savoir et de les restituer. Enfin, c'est le vieux truc socratique...

pointg.gif (57 octets) L'une des disjonctions qui régissent votre livre est celle entre «misère de situation» et «misère de position». Paradoxalement, vous semblez privilégier la seconde. Pourquoi ?

pointg.gif (57 octets) L'intention était de dire : dans le monde social, il y a des souffrances qui ne sont pas prises en compte et qui ont des exutoires inattendus au niveau politique. Comme dans les maladies, les mêmes symptômes manifestent des souffrances très différentes. Je crois que beaucoup de ceux qui votent ou disent vouloir voter Le Pen expriment une souffrance. Comme il y a des souffrances, parfois très semblables, qui s'expriment dans le vote écolo ou PCF... De là la nécessité de faire accoucher les gens, de leur permettre de se délivrer. Il y a eu des entretiens très heureux. Je pense à ces familles d'immigrés et à leurs voisins français qu'à interrogés Abdelmalek Sayad. Des gens qui sont dans une espèce de guerre civile permanente, le chat, le bruit... Il n'y a rien, et en même temps ce sont des conflits qui engagent l'idée de nation, etc. C'est tragique, une sorte de conflit palestino-israélien où tout le monde a raison et tort, et où tout le monde s'en veut à mort. Et pourtant, il y a entre eux une frontière sociale infime. Notre méthode a été de se mettre à la place de celui qui parle et d'essayer de voir le monde à partir de son point de vue. Je me suis même surpris à penser qu'à la place des deux petits loubards que je questionnais, j'aurais fait pareil, sinon pire.

pointg.gif (57 octets) Pourquoi, jadis, faisait-on moins attention à ces souffrances «de position», et où se manifestent-elles le plus ?

pointg.gif (57 octets) Dans les professions et les milieux intellectuels, tout particulièrement dans les plus basses des hautes positions sociales. Le CNRS, par exemple, ou l'Université. Je ne devrais pas le dire, mais ce sont des endroits où les gens souffrent affreusement. Là, comme dans les bureaux, ce sont les plus proches qui nous font mal. Aujourd'hui, certaines souffrances sont plus aiguës et d'autres nouvelles. Le système scolaire, par exemple, produit des blessures terribles et non reconnues parce que, comme la jalousie sociale, inavouables. Les gens sont malheureux parce qu'ils n'ont pas obtenu de l'école ce qu'ils attendaient, ou, s'ils ont réussi leur scolarité, c'est la société qui les a déçus. Tel ce prof agrégé qui ne supporte pas que ceux qui ont fait une petite école de commerce gagnent trois fois plus que lui.

pointg.gif (57 octets) A ne montrer que les «misères de position», le danger n'est-il pas d'oublier les «misères de condition» ?

pointg.gif (57 octets) Ce sont souvent les gens qui parlent à d'autres, comme les professeurs, ou qui parlent des autres, comme les journalistes, qui ont ce type de souffrance de position. Nombre de journalistes croient parler des souffrances du peuple, en réalité ils ne parlent que de leur propre misère. Les sociétés modernes sont des univers très différenciés, et on n'est jamais là où on aimerait être. Cela produit énormément de souffrances qu'on ne prend pas au sérieux et qui déclenchent d'autres souffrances. On se fait des guérillas de bureau, des vacheries qui sont à nos sociétés ce que la magie maléfique est aux sociétés archaïques. Comme l'a dit Marie Douglas, les sociétés où il y a le plus de magie noire sont celles où la compétition est très forte et la récompense aléatoire. Le monde de la recherche ou celui de la presse en fournissent des modèles parmi d'autres.

pointg.gif (57 octets) Pourquoi la presse ne serait-elle pas à même de restituer, de rendre compréhensible ce type de souffrance ?

pointg.gif (57 octets) A cause de la compétition très dure à laquelle on est soumis dans ces univers sociaux. L'une des raisons pour lesquelles je suis très inquiet sur l'avenir de la cité, c'est que les journalistes ont un poids de plus en plus grand sur la politique et sur la vie intellectuelle, alors qu'eux-mêmes sont soumis à des mécanismes d'une puissance extraordinaire, qu'ils n'ont pas les moyens de contrôler. On a dit que la concurrence diversifie, en fait elle homogénéise. On se pique les journalistes, on se pique les sujets, on se pique tout... Si les journalistes ne parviennent pas à changer cette situation par un code déontologique ou des accords entre différents journaux — même dans un seul journal, ce serait un énorme progrès —, cela peut devenir très dangereux.

pointg.gif (57 octets) Il y a un journalisme d'investigation qui se donne le temps et les moyens de ses enquêtes.

pointg.gif (57 octets) Il ne faut pas se faire d'illusions. La presse est un microcosme qui a ses lois et ses rapports de forces spécifiques. Il y a, d'abord, la concurrence avec la télé. Et dans la presse écrite elle-même, il y a les contraintes du tirage, la pression des annonceurs, etc. En somme, cet espace est dominé par des forces qui vont dans le sens opposé au dévoilement de la vérité des mécanismes sociaux. Il est temps que les gens se réveillent. Certains se battent, mais du point de vue du pouvoir symbolique global, c'est malheureusement le journal de 20 heures qui commande le reste de l'information. C'est alors à l'intérieur de ces univers de pouvoir symbolique qu'il faut agir. Ce n'est pas chez les métallos comme en 68. Même pour le bien des métallos, il faut peut-être lutter à Libé, au Monde, etc. Ce livre doit servir à ça.

pointg.gif (57 octets) Avec ce livre, voulez-vous dire à qui veut l'entendre qu'on peut comprendre et agir sur le monde ?

pointg.gif (57 octets) C'est criminel de dire que la société est opaque, que les sciences sociales ne sont pas des sciences. Le peu qu'elles ont acquis devrait au moins alimenter la discussion critique. Il faut que les journalistes et les politiques s'en emparent comme instruments de leur propre pratique pointg.gif (57 octets)
 
(1) A. Accardo, G. Balazs, S. Beaud, F. Bonvin, E. Bourdieu, P. Bourgois, S. Broccolichi, P. Champagne, R. Christin, J.-P. Faguer, S. Garcia, R. Lenoir, F. Matonti, F. Muel-Dreyfus, F. œuvrard, M. Pialoux, L. Pinto, A. Sayad, C. Soulié, B. Urlacher, L. Wacquant, A.-M. Waser.
   

 

 

via www.homme-moderne.org

11:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/08/2011

Charlie Bauer, militant révolutionnaire.

09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/07/2011

Aéroport Nantes-Atlantique : blessés à la manif

Des echauffourées ont éclaté entre CRS et manifestants, hier, à l'occasion d'une manifestation contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes.

La manifestation d'hier contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, et notamment contre la prochaine expulsion de personnes squattant des maisons situées sous l'emprise du projet, a donné lieu à de sérieuses échauffourées entre CRS et manifestants. Et ce au sein de l'actuel aéroport, Nantes-Atlantique.

D'après la version des manifestants, des « cordons de CRS » les auraient « violemment pris à partie ». D'après la version de la préfecture, des manifestants auraient « tenté de s'introduire dans des locaux où travaillaient des personnels de l'aéroport en agressant des forces de l'ordre qui en assuraient la sécurité » (source : AFP).

En l'occurence, une chose est sûre, il n'y a pas de CRS grièvement blessé, mais c'est bien le cas d'une manifestante, qui a dû être hospitalisée et qui aurait un poumon perforé... 200 opposants à la construction du nouvel aéroport participaient à ce rassemblement initialement pacifiste. 4 d'entre eux ont été interpellés, puis rapidement libérés.

via www.entreprise-nantes.fr

21:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/07/2011

[La Fabrique Infos] Des nouvelles des Tarnacois : Invitation aux "Nuits du 4 août"

Bonjour,

Nous vous aurions fait parvenir plus tôt cette invitation aux "Nuits du 4 août" si les autorités n'avaient pas fait tout ce qui est en leur triste pouvoir pour, au dernier moment, tenter d'obtenir l'annulation de la fête. Le collectif d'organisation n'étant pas du genre à se laisser faire, ces manigances ont été déjouées, et les "Nuits du 4 août" se tiendront finalement, à Peyrelevade, avec un programme inchangé.

L'idée de cette fête, c'est de rassembler sur le plateau de Millevaches un peu de l'Histoire en cours : des acteurs des révolutions égyptiennes et tunisiennes, des opposants au nucléaire du Japon et d'ailleurs, des gens qui résistent à la destruction de leur territoire par la technocratie et l'affairisme, qu'ils viennent du Val de Suse en Italie ou de Notre-Dame-des-Landes en région nantaise. C'est aussi l'idée que se rencontrent tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans un monde qui déraille si visiblement, et que cette rencontre soit une vraie fête populaire. C'est enfin le défi d'inventer quelque chose qui ne serait ni un festival de plus, ni une université d'été de trop, bref : de nouer les sons, les images et la parole, de faire affleurer le plan commun où chercheurs, écrivains, musiciens, cinéastes et simples anonymes peuvent s'écouter voire s'entendre. Et tout cela sous le signe de la nuit du 4 août 1789, la nuit où fut annoncée, et seulement annoncée, l'abolition des privilèges.

L'essentiel des informations concernant les "Nuits du 4 août" est disponible sur le site www.nuitsdu4aout.com.

À tout de suite donc, pour ceux qui peuvent.

Des amis de la commune de Tarnac

courriel du 28/07/2011

12:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/07/2011

Nuits du 4 août : tentative de sabotage déjouée

Une manifestation a tout de même eu lieu à Eymoutiers

On aurait voulu saboter les « Nuits du 4 août » que l’on ne s’y serait pas pris autrement : annoncer aux organisateurs de la fête, à trois semaines de l’événement, qu’elle était interdite, « pour raisons de sécurité ». Nul n’ignore que de nos jours les opérations politiques les plus louches se trament à peu près toutes derrière des « raisons de sécurité ». Cette fois-ci, c’était donc la préfecture de Haute-Vienne et la mairie d’Eymoutiers, où devaient se dérouler les festivités, qui parlaient d’une seule voix. Elles arguaient du déferlement de « populations à risque » et du fait que les organisateurs auraient été « manipulés par l’ultra-gauche ». Tout ce radotage trop connu n’exprime que la vieillesse d’un monde, qui voit sa fin venir dans chaque nouveau visage qui surgit.

Malheureusement pour les autorités, le plateau de Millevaches étant ce qu’il est, il s’est trouvé une commune proche pour accepter au pied levé d’accueillir les Nuits du 4 août, et sauver ainsi et la fête et l’honneur. C’est donc à Peyrelevade, sur le versant corrézien du plateau, que se dérouleront les Nuits du 4 août. Rien n’a changé de ce qui était programmé, tout a été adapté aux nouvelles conditions. Ce fut seulement un petit surcroît de travail pour les organisateurs. Mais cela n’est rien : ce n’est pas tous les jours que l’on a le privilège d’organiser une fête interdite. Et puis, de vous à moi, peut-on rêver plus franche reconnaissance de la nécessité politique des Nuits du 4 août que cette tentative ratée de les empêcher ? Venez nombreux. Nous comptons sur vous pour rencontrer la population de ce plateau qu’on dit désert et qui est pourtant si bien habité, pour lui manifester votre respect en respectant ses lieux et ses rythmes de vie, pour construire avec elle et avec tous ceux qui viendront de partout un moment d’intensité fait de rêves, de réflexion et de joie pour en finir avec le vieux monde. Programme et infos pratiques bientôt sur : http://www.nuitsdu4aout.com/

via toulouse.indymedia.org

photo limousin.france3.fr

 

09:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/07/2011

Article 11 - Numéro 5 : la revanche du malabar fluo !

12:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/07/2011

Dans le dos du pouvoir. Entretien avec James C. Scott (2008)

via raumgegenzement

08:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/07/2011

Pirates

pirates.JPG

07:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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