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30/09/2010

Violences Policières et Médias Collabos

BRUXELLES- Protagonistes de la désinformation et de propagande fascisante : récit d'une balade de résistants pacifistes. Dans le cadre des activités No Border, les participants au camp devaient s'associer, avec l'accord de la CGT, à la grande manifestation syndicale contre l'austérité du 29/9/10 derrière leur cortège.

En fin de matinée, un premier groupe de 46 personnes se rend à la formation du cortège ; entré dans la ram de métro à la station Ribaucourt, il voit déferler sur le quai une armada d'uniformes formant un périmètre de sécurité et obligeant le conducteur à ouvrir les portes.
Nos camarades réagissent en adoptant la position de la tortue, là commencent les insultes, les coups et les arrestations...au moyen de nouveaux « colson » munis de trois pointes qui s'enfoncent dans la peau dès que l'on bouge un peu trop !

D'après un communiqué de la STIB et de la police relayé par Belga et donc par tous les médias francophones belges : sur les conseils de la police, la stib a fermé la station Ribaucourt pendant 20 minutes, afin que celle-ci procède à l'arrestation préventive d'activistes en possession d'objets dangereux !

Donc les forces de l'ordre sont équipées à présent de scanner à distance ?

Pendant ce temps, nous, les observateurs pour la legal team et les communicateurs de média alternatif, attendions gare du Midi pour intégrer le cortège comme prévu. On nous contacte, nous apprenons les incidents, et nous rejoignons l'autre groupe immobilisé par la police un peu en arrière.

Les flics ont décidé de manière unilatérale de rompre les accords passés, et exige que No Border se place en queue de cortège...ils donnent finalement l'autorisation d'avancer pour pouvoir se mettre en place dans la manifestation...et là, 3 unités de robocops surgissent, encerclent et chargent !

Sans se laisser impressionner, nos activistes pacifistes continuent d'avancer, de bifurquer calmement au son de la samba.

On entame les négociations, et le gradé de service, très agressif, décrète que si le groupe veut arriver au Cinquantenaire, il doit rester en fin de cortège !

Les participants se mettent finalement en marche, mais pour leur protection, savent qu'ils doivent absolument manifester auprès du syndicat qui avait répondu positivement à l'action.
Nous sommes escortés par une quarantaine de flics en civil, sans compter les infiltrés...
Arrivés à la porte de Hal, 200 robocops ceinturent le parcours, et forment une barricade haineuse devant l'équipe No Border et, sans avertissement, commencent à matraquer, gazer, insulter des gens déjà à terre et levant les mains vers le ciel, sous l'indifférence absolue (exceptés quelques individus) des formations syndicales qui passent leur chemin...

Nous, observateurs et communicateurs, sommes empêchés de constater les blessures, de donner les numéros d'avocats,... par des insultes, des menaces, des bousculades...
Nous entendons les flics répondre aux gens inquiets de la situation qu'il s'agit de crapules qui viennent tout casser...nous restons sur place pour rétablir la vérité et contrer cette propagande orchestrée par un état policier au service de l'ultralibéralisme, destinée à une société ovine !

Contrairement aux déclarations du chef de la police Bruxelles-Ixelles, qui assurait que tous les prisonniers (politiques ?) avaient été relâchés dès la fin de la manifestation, nos camarades victimes de la collaboration de la stib furent libres vers 21h ; nos camarades de l'euro-manif hyper solidaire contre l'austérité n'étaient toujours pas rentrés au camp à 23h !

Nous tenons particulièrement à féliciter les médias pour leur excellent travail journalistique de collaboration à cette campagne d'endoctrinement populiste. (NathD)

http://bxl.indymedia.org/articles/167
Precarious united vers zombieland, annulé

hier soir, les chasseurs de zombie ont décidé d'annuler les actions prévues aujourd'hui après le coup pris hier sur la tête.

On pourrait ne pas s'étonner de la répression policière de hier après-midi. Après tout c'est des flics, et ils sont là pour protéger le capitalisme et ses zombies.

Mais à la vue de certaine images video concernant l'attitude de la FGTB et autres syndicats réformistes (elles seront publiées probablement prochainement), on peut vraiment être écœuré. On a vu des délégués syndicaux FGTB dévier la manifestation de la zone où une cinquantaine d'activistes du bloc anticapitaliste étaient matraqués et arrêtés. On a entendu des machins du style "la police, ce sont des travailleurs qui font leur boulot" alors qu'ils étaient en train de trainer des activistes par-terre.

Après avoir causé avec des initiateurs du bloc precarious united sur ce qu'ils pensaient de l'ampleur de la répression, ils affirment avoir eu des "pontes" de la fgtb au téléphone quelques jours plus tôt affirmant à demi mot que le bloc serait en sécurité en fin de cortège à côté de la fgtb. C'est pour cela que le lieu de rdv avait changé.

En discutant avec d'autres personnes, qui auraient des sources parait-il sûr, ce serait la fgtb qui aurait demandé aux forces de l'ordre d'intervenir. Tout ça n'est que spéculation bien sûr, c'est juste pour planter l'ambiance.

 

Lors de la manifestation Syndicale, opinion d'un syndicaliste socialiste(?) sur l'anticapitalisme et le front national... parlant des no border...

15:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bruxelles - 29.09.2010 - Demonstration


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This guys are civilian police!!

http://bxl.indymedia.org/articles/159

11:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/09/2010

127 tris JAMAIS - Centres fermés et expulsions en Belgique

http://lille.indymedia.org/IMG/jpg/steenokkerzeel.jpg

La Belgique compte six centres fermés dont la capacité totale d’hébergement actuellement est de 628 places :

* Le centre INAD (pour « INADmissibles »). Ce centre dispose de 30 places et est installé dans la zone de transit de l’aéroport de Bruxelles-National. Quelque 2000 personnes y passent chaque année.
* Deux centres à proximité de l’aéroport de Bruxelles-National, à savoir: le centre de transit 127 (60 places) et le centre de rapatriement 127bis (120 places). Quelque 2000 personnes séjournent chaque année dans chacun d’entre eux.
* Le centre pour illégaux de Bruges (CIB) de 112 places (soit quelque 750 personnes sur base annuelle) est installé dans l’ancienne prison pour femmes.
* Le centre pour illégaux de Merksplas (CIM) offrant 146 places (environ 1050 personnes par an), installé dans l’ancienne colonie pour vagabonds près de Turnhout.
* Le centre pour illégaux de Vottem (CIV) de 160 lits (930 personnes par an) près de Liège.

Au total, on peut estimer qu’environ 8.000 personnes sont détenues annuellement.

site : www.cire.irisnet.be

 

20:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/08/2010

No Border Bruxelles - Le camp : lieu et accès

Le camp aura lieu sur le site de TOUR&TAXIS. Il peut accueillir plusieurs milliers de campeurs.

Adresse : 86c avenue du Port, 1000 Bruxelles

Ce qu’il faut amener :

- tente
- sac de couchage
- matelas (le sol est en béton)
- tout matériel qui puisse aider à l’organisation du camp voir l’appel du groupe logistique
- ...

Accès : 1. En Voiture

EN VENANT D’ANVERS / PAYS-BAS > Prendre l’autoroute E19 en direction de Bruxelles > Prendre le Ring de Bruxelles, direction Gand jusqu’à la  sortie 7bis & 8 > Prendre direction EXPO > Directement prendre vers « Liège-Namur » (Luik-Namen) et  « Bruxelles-Laeken » pour rejoindre l’A12. > Suivre Bruxelles Centre > Passer devant le Palais de Laeken, ensuite passer sous  le chemin de fer > Aux feux, tourner à droite sur « Avenue du Port », passer à  gauche de la pompe Total > Longer le canal, le site de TOUR&TAXIS se trouve sur  votre droite

EN VENANT DE GAND / OSTENDE OU DE MONS / CHARLEROI / PARIS > Prendre l’autoroute E40 et suivre la direction  « Bruxelles-Koekelberg » > Prendre les tunnels à droite de la Basilique de Koekelberg > Prendre la sortie « Sainctelette ». > A la sortie du tunnel, tourner à gauche « Avenue du Port » > Le site de TOUR&TAXIS se trouve sur votre gauche

EN VENANT DE LIEGE / ALLEMAGNE > Suivre l’autoroute E40 jusque Bruxelles > Suivre la direction « Bruxelles-Meiser » > Aux feux, continuer tout droit > Suivre le boulevard « Lambermont » jusqu’au Pont Van Praet > Prendre à gauche sur le pont, l’Avenue du port > Suivre le canal en laissant la pompe Total sur votre droite > Le site de TOUR&TAXIS se trouve sur votre droite

EN VENANT DU LUXEMBOURG > Prendre l’autoroute E411 vers Bruxelles > Prendre l’autoroute E40 en direction de Bruxelles > Suivre les descriptions de Liège

2. EN BUS

14 : arrêt TOUR&TAXIS 57 : arrêt Steamers  (à proximité de l’entrée place des Armateurs) 89 : arrêt Picard (5 minutes à pied) 20 : arrêt Simonis (15 minutes à pied) 87 : arrêt Simonis (15 minutes à pied) 13 : arrêt Simonis (15 minutes à pied) De Lijn : ligne 245, arrêt TOUR&TAXIS.

3. EN TRAM 51 : arrêt Sainctelette (7 minutes à pied)

4. EN MÉTRO Ligne 2 : arrêt Ribaucourt (10 minutes à pied) ;  arrêt Yser (15 minutes à pied) Ligne 6 : arrêt Belgica ( 15 minutes à pied)

5. EN TRAIN La Gare du Nord se trouve à proximité du site (20 minutes à pied).

 

 

22:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/08/2010

Le Camp Action Climat bloque le trafic cargo de l’aéroport de Liège

fraîchement revenu de Liège

Le Camp Action Climat bloque actuellement Liège Airport (bierset). Des activistes sont attachés à des « lock on » et paralysent le trafic de l’aéroport cargo.

Depuis ce matin un centaine de personnes bloquent une des quatre sorties de l’aéroport Cargo de Liège, les camions sont à l’arrêt. La police est présente mais n’est pas intervenue.

 

 

Une vingtaine d’activistes est posée sur la route nord de l’aéroport, ils forment une chaîne humaine à l’aide de « lock on » (tubes d’acier dans lesquelles deux personnes se menottent les mains). Plusieurs camions, sortant ou désireux d’entrer ont ainsi été bloqués. Le blocage a aussi tôt été rejoins par une manifestation animée par des clowns, un groupe de percussions Samba, un groupe de cycliste mais aussi des parents et leurs enfants. Des banderoles « System change, not climate change » ont également été pendues au dessus de l’autoroute.

 

Cette action vise à dénoncer plusieurs crimes climatiques : premièrement, les émissions de CO2 causées inutilement à Bierset par le transport d’armes et de produits chimiques, mais aussi des denrées alimentaires pouvant être produites localement. Deuxièmement, la vision à court terme et le soutien qu’offrent les pouvoirs publics à un secteur ultra-polluant comme le transport aérien, ce qui traduit l’incapacité de nos gouvernements à affronter les causes du changement climatique. Troisièmement, ils dénonceront un système économique basé sur l’exploitation des énergies fossiles et des travailleurs et l’idéologie de la croissance aux dépens de tout le reste.

 

 

Cette action s’inscrit dans le cadre du mouvement international pour la justice climatique qui s’est construit autour des camps climat à travers le monde et qui s’est renforcé à Copenhague lors du sommet des Nations-Unies. Cet été, sept Camps Action Climat se tiennent en Europe avec un même slogan : « System change, not climate change ». Le mouvement pour la justice climatique choisit l’action directe car nos gouvernements n’assument pas leurs responsabilités face aux changements climatiques.

 

Depuis le début du camp, plusieurs actions ont déjà été menées avec succès : occupation d’un terrain communal pour amener le débat sur la scène publique, action de perturbation de « Liège sur sable », masse critique cycliste dans le centre ville, et participation à la manifestation hebdomadaire du CRACPE devant le centre fermé de Vottem.

par HNS info

tout le détail sur CEMAB

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18:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/07/2010

Climate Camp 2010 Liège - Les choses à savoir - Alles wat je moet weten

 

FR : Les choses à savoir

 

Plus que quelques jours avant le 2e Camp Action Climat belge qui débutera le jeudi 29 juillet !Ci-dessous, les infos concernant le lieu exact du camp et d'autres points.
Il ne reste que quelques jours pour mobiliser, nous comptons sur vous !


Le lieu du camp

Si ce lieu n'est indiqué nulle part c'est parce qu'il s'agit d'une occupation de terrain.
Le lieu exact sera indiqué dès le 28 juillet à 00h sur ce site
Une équipe du camp climat sera présente de 9h à 13h sur l'esplanade en face de la gare de Liège Guillememin afin de vous indiquer l'endroit où vous rendre. Nous serons également accessible via ce numéro 0484 38 01 48
Les participants sont attendus sur le lieu du camp à 14h pour la réunion pléniaire, réunion importante pour l'organisation du camp.

L'action directe non violente
La grande action de désobéissance civile se déroulera le lundi 2 août et l'entrainement et les briefings se dérouleront sur le camp le dimanche 1er aout toute la journée. Afin de garantir la réussite de l'action, les informations vous serons donné lors du camp. Les actions spontanées « Do It Yourself » sont le bienvenues. Libre à vous d'en proposer aux participants.

Empreinte écologique minimale

Ce camp vise une empreinte écologique minimale, c'est pourquoi nous vous invitons à :
- Venir à vélo (il sera utile lors du camp), à pied ou en transports en commun. Si malgré tout vous êtes contraints de venir en voiture, nous vous invitons à mettre cette voiture à disposition du camp pour des transports éventuels. Pour ce faire, il vous suffira de vous inscrire à l'accueil. Aucun grand parking n'est à disposition des voitures.
- Utiliser votre GSM le moins possible. De plus, il sera impossible de le recharger sur le lieu du camp. Le mieux est donc le charger au maximum à l'avance.

Implication personnelle
L'auto gestion est un principe central du Camp Action Climat. Chacun est donc invité à participer aux tâches collectives. Certaines équipes spécifiques ont encore besoin de personnes pouvant s'y investir durant tout le camp.
Voici les équipes qui ont encore besoin de renfort:
Accueil – Sécurité - « Safety » [électricité, eau, gestion des incendies] – Bar - WC/Déchets – Animation enfants – Legal Team – Facilitation [animer les réunion selon la méthode de décision par consensus] – Traduction écrite ou simultanée [Fr-Nl-Angl] – Contact Police – Médicale

Si vous désirez vous impliquer dans l'une de ces équipes, merci de prendre contact au plus vite par mail info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it ou par téléphone au 0484 38 01 48 - Le matériel (tentes, four solaires, tables chaises,...) est toujours le bienvenu.

Participation financière
Bien que ce camp nécessite un coup réel, nous voulons ce camp accessible à tous. Ainsi un prix libre vous sera demandé pour les frais de nourriture et les frais structurels du camp. Chaque jour nous afficheront le montant reçu par rapport au coup global, en espérant que l'ensemble des participants assumeront le coût total du camp. Les dons sont toujours les bienvenus via 001-4334900-46 [International : IBAN: BE33 0014 3349 0046 | BIC: GEBA BE BB | Bank: BNP/Fortis Bank

Programme et activités
Retrouvez le programme complet ici
Toute animation suplémentaire est possible lors du camp. Chaque participant est libre de faire une proposition.

Absence de logo sur le camp
Afin d'éviter toute tentative de publicité ou de réappropriation. nous n'accepterons aucun logo dans l'enceinte du camp. Ce camp est une initiative qui avant tout individuelle même si plusieurs collectifs et organisations y sont liées de près ou de loin.
Par ailleurs, un espace strictement définis se trouvera dans la tente accueil pour y déposer d'éventuels tracts.

Notre politique face aux médias
Nous souhaitons bénéficier d'un large écho médiatique qui respecte rigoureusement notre message politique.
Les médias alternatifs ainsi que les médias de masse seront autorisés à se présenter sur le camp. Toutefois, afin de garantir l'anonimat des participants qui le désire, chaque journaliste sera clairement identifié et accompagné. Avant toute photographie et/ou prise de vue, une annonce orale sera faite, laissant le choix aux participants d'apparaitre ou non dans le champ médiatique.

En vrac
Ce camp nécessite du matériel de camping de base (tente et sac de couchage).
Une cuisine activiste hollandaise fournira de la nourriture végétalienne chaque jour.
Les animaux dont les chiens seront interdits pour des raisons d'hygiène.
Munissez-vous de votre carte d'identité pour le jour des actions.
Un stand d'impression de T-Shirt Camp Action Climat se tiendra sur le camp, prenez donc vos T-Shirts

Contact
info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
0484 38 01 48
Lire notre "vision politique"
Communiqué de presse

Dans le cadre du mouvement international grandissant des militants pour la justice climatique, le Camp Action Climat 2010, organisé pour la première fois par des activistes tant néerlandophones que francophones, rassemblera plusieurs centaines de citoyens. Cette seconde édition en Belgique se déroulera du 29 juillet au 4 août en région liégeoise. Ateliers, conférences, échanges et actions directes non violentes se succéderont dans un camp qui se veut neutre en émissions CO2 et ouvert à tous.
Le lundi 2 août, une vaste action de désobéissance civile ciblera une grande entreprise très polluante de la région.

Actions & propositions concrètes

Ce Camp Action Climat s’inscrit dans la lignée des Camps Climat internationaux, dont plusieurs se dérouleront cet été. Des actions directes non violentes y seront organisées. Lors du camp de l'été dernier, quelques 400 militants avaient privé durant plusieurs heures le Port d'Anvers d'un important convoi de charbon.
Le camp est également un laboratoire qui propose des solutions concrètes. Pendant une semaine, les participants vivront dans le souci d'une empreinte écologique minimale (nourriture végétalienne, locale ou récupérée, toilettes sèches, énergie verte,...). Les participants appliqueront également l'autogestion : chaque décision est prise selon le principe du consensus, chaque individu participe aux tâches collectives et a le droit de parole et d'initiative. Ce camp est ouvert à tous, y compris aux enfants pour qui un programme est prévu, à l'écart des actions.

Changeons le système, pas le climat

En décembre, le mouvement climatique a reçu un nouvel élan : si le sommet de Copenhague fut un échec politique, il fut une réussite au niveau de la mobilisation citoyenne, puisque plusieurs milliers d'activistes du réseau international « Climate Justice Action » s'y sont rassemblés pour y réaliser des actions de désobéissance civile, précisément dix ans après le sommet de Seattle, événement fondateur du mouvement altermondialiste. Ce camp climat en est la continuation.

A l’heure actuelle, tant les autorités que les entreprises n’envisagent le problème climatique que sous l’angle du marché, via notamment les certificats d’émission de CO2 « inventés » dans le cadre du protocole de Kyoto. Ces certificats permettent à des entreprises gigantesques telles que Electrabel ou Arcelor-Mittal de générer des bénéfices supplémentaires. Certains secteurs, comme le transport aérien, ont été exclus du protocole de Kyoto. Ces solutions conformes au marché contribuent au fait que rien ne change vraiment: au contraire, elles permettent au système économique actuel de perdurer malgré l'aggravation des crises climatique, sociale et économique.

Pour toutes ces raisons, le Camp Action Climat plaide pour un changement drastique car une croissance illimitée est impossible sur une planète aux ressources limitées. Il existe des alternatives à la logique de marché actuelle basée sur le profit. Si le mécanisme de croissance engendre une surproduction et une surconsommation néfastes à l'environnement et aux individus, il est plus que logique de recentrer l'économie sur les besoins fondamentaux.

Nous militons donc pour mettre un terme à notre dépendance aux énergies fossiles et recourir avec mesure aux énergies renouvelables, pour relocaliser la production et la consommation, pour préserver et garantir l'accès de tous aux ressources vitales (eau, forêts, terre, air,...). Par ailleurs, il n’est pas inutile de signaler la responsabilité historique de la riche élite mondiale et des pays du Nord dans cette crise : la justice entre le Nord et le Sud est essentielle. Il n'y aura pas de solution à la crise climatique sans une redistribution non seulement entre le Sud et le Nord, mais également à l’intérieur des pays... Si nous donnons la priorité à la Terre plutôt qu’au profit, à la solidarité plutôt qu’à la concurrence, alors l’opportunité de vivre une vie formidable sans saccager la planète nous est offerte.

***

Le Camp Action Climat est organisé par une quarantaine de volontaires et a reçu l’appui « politique », financier ou pratique de nombreuses organisations telles que Climat et Justice Sociale, le mouvement politique des Objecteurs de Croissance, Socialisme 21, Masereelfonds, Friends of the Earth Vlaanderen-Brussel, Aardewerk, LEF, Oikos, le CADTM, le Collectif Artivist, Vredesactie, Indymedia Antwerpen, klimaat - en vredesactiegroep Pimpampoentje, la Cité s'invente, Barricade et XminY.

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Les infos concernant le lieu du camp et les actions vous seront communiquées et seront présentes sur notre site à partir du 29 juillet 2010

Contact : info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it - 0484 38 01 48


Plus que quelques jours avant le 2e Camp Action Climat belge qui débutera le jeudi 29/07 !
Cliquez ici
Vous trouverez via ce lien toutes les réponses aux questions concernant le lieu exact du camp, le programme, les actions, la participation financière, etc.

Ceci est également l'ultime appel à la mobilisation. Merci de le diffuser le plus possible !







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NL : Alles wat je moet weten

We naderen het klimaatactiekamp met rasse schreden. Op 29 juli gaan we van start!
Hier vind je alle praktische info die je nodig hebt.
Er blijven nog enkele dagen over om mensen uit te nodigen om af  te komen. Neem zeker al je vrienden en kennissen mee naar het kamp!

www.klimaatactiekamp.org info@klimaatactiekamp.org - 0485/999507

Flyer / Poster

De nieuwe flyer is hier!

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Download, print, en help ons met promo maken!

(Ze zijn in A4, maar vector-gebaseerde PDFs, dus je kan ze zo klein en zo groot maken als je wil)

17:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/06/2010

Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville

En revenant d’une balade très peu champêtre, nous nous rendons dans le quartier de Belleville à Paris. Quelques heures plus tôt, une manifestation y avait démarré pour dénoncer, selon les mots des organisateurs : « Les violences chroniques dont est victime la communauté chinoise ». En cause : des vols de sacs, agressions, dépouilles. Une manif aux relents bien réactionnaires, comme en témoignent les slogans criés et inscrits sur les banderoles et pancartes :"Sécurité pour tous", "Vive la citoyenneté", "Stop la délinquance", drapeaux français, chinois et européens, hymne national. On ne comprend pas bien de quelle violence il s’agit (ayant plutôt l’habitude de phénomènes de violence intra-communautaire dont nous parlerons plus tard), mais nous comprendrons plus tard ce qui se cachait derrière cette manifestation.


Après la fin officielle de la manif, l’ambiance est très chaude sur place, des gens sont attroupés, des camions de flics arrivent en masse. On entend à droite à gauche des bruits de casse, puis un torrent de violence se déchaîne sur les flics, attaqués à mains nues et au corps à corps par des centaines de personnes, qui leur jettent œufs, pierres et bouteilles de verre. Des voitures sont retournées, des CRS se font charger et sont obligés de reculer.
Face à ce déchaînement de violence anti-flic, nous hésitons à entrer dans la danse, mais nous attendons, par "prudence éthique".

Tout d’un coup, les gens se mettent à courir. Nous pensons que tout le monde fuit une énième charge de keufs, mais nous nous rendons très vite compte qu’il s’agit d’autre chose. Des manifestants étaient en train de poursuivre des gamins, qu’ils ciblaient "noirs et arabes", en leur lançant des bouteilles de verre. Un des gamins tombe à terre, et tente de se réfugier sous le perron d’une porte. Courant à leurs côtés, nous devons alors calmer la fureur des lyncheurs. Ceux-ci lâchent prise, cette fois-ci. Nous comprenons, en écoutant les conversations : que « les flics ne faisant pas leur travail, et laissant les voleurs en liberté, les manifestants auraient décidé de prendre l’affaire en main et de se venger eux-mêmes ». Nous comprenons aussi que tout serait parti du vol du sac à main d’une manifestante par un gamin du quartier, puis de la tentative des manifestants de livrer le gamin aux flics, qui n’en auraient pas voulu. C’est à partir de là que les manifestants ont déchainé leur violence contre les flics. Une violence sans retenue, comme on a pas l’habitude d’en voir. Une violence pour punir les flics de ne pas assez bien faire leur boulot.

Les flics décident de battre en retraite, en noyant la place sous un épais nuage de lacrymo tiré dans le tas. C’est plus d’une cinquantaine de cametards de flics qui disparaissent en un clin d’œil, au moment même où la violence commençait à atteindre un pic. Clairement, les flics ont décidé d’abandonner la place, pour laisser se dérouler des violences inter-communautaires, alors qu’une heure plus tôt, c’est contre les flics que tout le monde s’acharnait. Se crée alors un ballet entre trois à quatre cent membres de la communauté chinoise et quelques gamins noirs et arabes, parfois passés à tabac au sol par plusieurs dizaines de personnes, accusés à la va-vite d’être des voleurs, sous les yeux assoiffés des journaflics ayant flairé l’odeur du sang et des gros-titres, en bon charognards qu’ils sont. Mais précisons qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’est encore sorti de précis dans les médias sur ce qu’il s’est réellement passé. Nous avons pu observer des sortes de milices improvisées, réunissant plus d’une centaine d’asiatiques, allant dans la cité voisine pour casser du noir et de l’arabe, dans une chasse à l’homme rappelant les pogroms.

Durant ces émeutes, nous avons ressenti chez les émeutiers chinois une haine farouche contre les « voleurs ». Par exemple, après qu’une voiture banalisée de flics fut renversée, et son gyrophare coupé, des personnes ont commencé à fouiller dans le coffre, immédiatement prises à partie et lynchées car accusées d’être des voleurs, par les mêmes personnes qui avaient retourné la voiture. Autant dire que l’incompréhension nous gagne à ce moment.

Cette chaude après-midi, et les évènements qui l’ont marquée, semblent préfigurer un scénario de guerre civile qui se développe de-ci, de-là en ces temps de "crise". L’attitude de la police vient confirmer cette impression, elle qui a quitté les lieux au moment où elle sentait que la rage à son encontre était en train de remplacer la haine ethnique entre les gens. Nous pouvons imaginer que pour le préfet une bonne émeute raciste est préférable à une émeute tournée contre les flics, et autres symboles de l’État et du capital (banques et autres McDonald’s sont restés intacts).
Au fond quel besoin d’une présence policière dans une émeute contre des "délinquants" ?
Précisons que toutes les semaines, des chinois se font rafler par dizaines par les flics, et ce dans l’indifférence générale, sans qu’une seule manifestation aussi importante ne soit appelée. De même, jamais nous n’entendons une quelconque protestation contre l’exploitation de chinois par d’autres chinois. Cette violence-là, celle de l’exploitation, n’est jamais dénoncée.
Impuissants et tristes face à ce spectacle infâme, nous tenons tout de même à exprimer quelques positions claires.

Cette journée a prouvé que toutes les émeutes ne sont pas bonnes, malgré ce que peuvent en penser les quelques hooligans et nihilistes qui y croient encore, par leur apologie de la guerre civile.
En outre, nous croyons qu’il est nécessaire de déserter les guerres entre pauvres, entre ethnies et entre toutes les communautés imaginaires, entre tous les rôles sociaux tout aussi imaginaires : "honnêtes travailleurs chinois" contre "voleurs arabes".
La guerre sociale n’est pas la guerre de tous contre tous, mais la guerre qui de tout temps a opposé la domination à tous ceux qui ne la supportent pas.

Encore et encore, il faudra nous battre contre les cancers nationalistes, ethniques, communautaristes, religieux et politiques.

Des anarchistes.

base de données anarchistes - 20/06/2010

14:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/06/2010

Répression à Strasbourg - Manifestation solidarité avec la Palestine - 31/05/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prises sur Le Jura Libertaire

07:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/05/2010

No Croquettes à Montmartre ...

 

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Montmartre - Paris - France - 23/05/2010

08:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/05/2010

Glières 2010 : combat mémoriel autour de la Résistance II

La suite des Gliéres 2010 vu par PROBE.

Dans l'épisode précédent, je t'avais, amiE de lutte, parlé du film "Les réquisitions de Marseille".

Cette projection avait lieu au cinéma Le Parnal (5.00€ la place, la résistance a un prix ...)

J'ai trouvé sur le net un extrait de 8 minutes qui commence par le témoignage d'un des anciens des ADN (Acieries du Nord) de Marseille :

"on avait vécu une période fabuleuse" ...

 

"leur directeur, nommé avec l'aval de la CGT et des ouvriers, était assisté d'un comité consultatif de gestion. Symbole démocratique, ce conseil était composé de représentants du personnel – un ingénieur, un technicien, un ouvrier – et de représentants des actionnaires. » Et tous s'en portent bien : les ouvriers, qui voient leur salaire et leur travail s'améliorer, augmentent spontanément les cadences. L'entreprise est largement bénéficiaire (Elle restituera 600 millions de francs de bénéfices à l'État en 1947). On investit les bénéfices dans des logements sociaux, on construit un centre culturel, on crée les premiers CE, etc... Autant d'avancées souhaitées par le programme du Comité national de la résistance (CNR) qui prévoyait, entre autres, sécurité sociale et retraite pour tous." Stéphanie Arc - CNRS


Comme je ne suis pas trop doué pour faire de long discours, je te propose de lire ce qu'en dit Mille Babords (présent eux aussi aux Glières) :

Les Réquisitions de Marseille

Peu de personnes connaissent cette aventure. Au lendemain de la Libération de Marseille, au sortir des combats, des ouvriers créent des comités de gestion et relancent la production dans des entreprises dont les patrons ont, le plus souvent, pris la fuite pour cause de collaboration.

Nommé Commissaire régional de la République par de Gaulle, Raymond Aubrac, figure mythique de la résistance, va donner à quinze grandes entreprises marseillaises, et quinze mille ouvriers, les moyens de perpétuer cet élan en appliquant une mesure propre à l’état de guerre : "la réquisition". Soixante ans après, un film documentaire, réalisé par Sébastien Jousse et Luc Joulé, relate cette épopée, largement oubliée, ces "soviets de Marseille", selon la formule des patrons revanchards qui, en 1947, dans un contexte politique qui avait changé, parvinrent à y mettre un terme. Revenus sur le site de leur ancienne usine, en compagnie de l’historien Robert Mencherini, des ouvriers ayant pris part à l’aventure font revivre cet épisode qui, comme le confie l’un d’eux, démontre qu’on peut "substituer au profit la notion de service".

Au coeur du film, les Aciéries du Nord. Leur directeur était assisté d’un comité consultatif de gestion composé de représentants du personnel - un ingénieur, un technicien, un ouvrier - et de représentants des actionnaires. Les ouvriers, qui voient leur salaire et leurs conditions de travail s’améliorer, augmentent les cadences. L’entreprise est largement bénéficiaire. On investit les bénéfices dans des logements sociaux, on construit un centre culturel, etc... Autant d’avancées souhaitées par le programme du Conseil National de la Résistance.

Ce film est une belle occasion de découvrir cet épisode de l’histoire d’un mouvement social marseillais et d’alimenter la réflexion, à l’heure où le gouvernement privatise à tour de bras.

 

Ce film donne la part belle à ce qui pourrait sembler du "capitalisme participatif". Et tu t'es rendu compte de l'enfumage dont ces ouvriers on fait les frais ... car finalement que reste-t-il de leurs "acquis" ? Rien, ou plus grand chose ... car depuis juin 1947 "la réquisition ne s'imposait pas" et les collabos ont repris leurs place... personne n'a repris les armes pour s'insurger ...

Suite à la projection, un débat c'est organisé dans le cinéma ... je n'ai pas tenu longtemps non plus, bien que mes voisins étaient toutes et tous des gens très courtois et respectables, ayant un contact facile. Mais malgré toute leur bonne volonté, je n'ai pas voulu rester écouter les quelques syndicalistes prenant parole ...

Je suis donc retourné vers la salle Tom MOREL où j'ai cherché à rencontrer les "6 de Paux" dont on avait parlé à un moment ... et il me semble que c'est François RUFFIN qui m'a renseigné ...

à suivre ...

21:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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