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19/10/2012

Grève dans toute l'Europe le 14 novembre [2012] ?

La Confédération européenne des syndicats (CES) a appelé à "une journée d'action" en Europe le 14 novembre prochain pour dénoncer les mesures d'austérité en vigueur dans l'UE, a-t-on appris jeudi auprès de cette confédération.

© Belga

 

"Cette journée du 14 novembre prendra diverses formes: grèves, manifestations, rassemblements et autres actions", a précisé la CES. Un appel à la grève générale a été lancé à cette date au Portugal et des actions sont également prévues en Grèce et en Espagne. La CES, qui rassemble 85 organisations syndicales dans 36 pays européens ainsi que 10 fédérations sectorielles, s'est déclarée "fermement opposée aux mesures d'austérité qui font plonger l'Europe dans la stagnation économique, voire la récession, ainsi qu'au démantèlement continu du modèle social européen". 
"Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu'aggraver les déséquilibres et créer des injustices", a déploré la Confédération européenne qui soutient par ailleurs "l'objectif d'assainissement des budgets". Mais, insiste la CES, "on ne pourra mettre fin à la récession que par un assouplissement des contraintes budgétaires et la suppression des déséquilibres". 

Avec Belga 

piqué au tas sur levif.fr 18/10/2012

"assouplissements des contraintes"... 

11:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/10/2012

INTERNATIONAL TERRORISM AND NUCLEAR ABROAD - 1983

nucléaire,nuclear,terrorisme,

14:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/09/2012

Festival Selbst Gemacht les 22 & 23 septembre - La Semencerie - Strasbourg

la semancerie,selbs gemacht,festival,do it yourself,

via L'alsace Libertaire

07:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/07/2012

ACT

ACT,amis de la commune de Tarnac

18:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/07/2012

Création d’un site de ressources contre la répression

La répression c’est la pression et la violence que le pouvoir applique contre tou-te-s celles/eux qui décident de se taper des règles imposées.

Elle essaie de dis­sua­der, faire peur, empê­cher, isoler, enfer­mer et punir à la fois. La répres­sion sert autant contre les indé­si­ra­bles, que contre ceux et celles qui se révol­tent, que pour main­te­nir le désé­qui­li­bre des riches­ses et du pou­voir.

Quand les keufs, qui assas­si­nent régu­liè­re­ment, exi­gent la pré­somp­tion de légi­time défense. Quand les camé­ras de vidéo sur­veillance pous­sent comme des cham­pi­gnons. Quand la police et la jus­tice sont en train de connec­ter leurs fichiers infor­ma­ti­ques avec leurs potes dans tous l’Europe et avec les “col­lè­gues” du sec­teur privé. Quand la déla­tion devient un devoir citoyen for­ma­lisé. Quand de plus en plus de gens se trou­vent face à la jus­tice parce que leur ADN “a bipé”. Quand il suffit d’un préfet pour se trou­ver enfermé en psy­chia­trie. Quand on vit dans une société dépo­li­ti­sée ou il parait dif­fi­cile de trou­ver un chemin entre le pétage de plomb indi­vi­duel et les asso­cia­tions syn­di­ca­les/citoyen­nes….

…on trouve qu’il est bien temps de s’orga­ni­ser plus sérieu­se­ment contre la répres­sion. Ce site veut en faire une partie. La partie qui devrait nous per­met­tre de com­mu­ni­quer et s’infor­mer sur nos pra­ti­ques aussi que celles des keufs, sur les évolutions léga­les, sur les procès à venir, de par­ta­ger des réflexions, des comp­tes rendus aussi que des ana­ly­ses et des res­sour­ces. On n’est pas là pour reven­di­quer nos droits, mais pour mieux connaî­tre notre ennemi, pour avan­cer la soli­da­rité et pour par­ta­ger nos stra­té­gies.

On a l’impres­sion que trop sou­vent on porte notre far­deau juri­di­que tou-te-s seul-e-s, même quand on a des allié-e-s tout pro­ches. Beaucoup de gens ne com­mu­ni­quent pas quand ils/elles ont à faire avec la police ou la jus­tice. Cette iso­le­ment ne fait qu’aider la répres­sion. Nous vou­lons vous inci­ter à poster vos expé­rien­ces ici, ainsi que vos dates de procès, vos ana­ly­ses et res­sour­ces.

On cons­tate qu’il y a déjà beau­coup à lire sur inter­net mais que les res­sour­ces se trou­vent enter­rées dans les fils de publi­ca­tion sur Indymedia, que celles qui exis­tent sur papier n’arri­vent sou­vent pas sur inter­net, que les infos sont dis­per­sées. Ceci nous a donné envie de créer un plate-forme pour tout cen­tra­li­ser. On veut bien publier une liste des cais­ses de soli­da­rité exis­tan­tes, ainsi que les pré­cé­dents judi­ciai­res qui peu­vent nous aider à nous défen­dre. Le but c’est de per­met­tre de faire des recher­ches bien poin­tues dans les archi­ves à partir des fil­tres.

pierre par pierre veut être un outil pour tous qui assis­tent à l’anti-répres­sion.

Adresse : jqi­ho7­je6x­ty4­ne4.onion (visi­ter avec tor brow­ser ou tails ― ins­truc­tions tech­ni­ques en bas)

On vous invite tou-te-s à vous infor­mer ici, et aussi à contri­buer. Le site accepte que des contri­bu­tions ano­ny­mes, mais ils seront vali­dées par un-e modé­rat-eur-rice avant publi­ca­tion. Veuillez patien­ter si on est pas tout de suite dis­po­ni­ble. Le site se dirige plutôt vers les infos qua­li­ta­ti­ves et dura­bles que vers les nou­vel­les d’urgence.

Le site est actuel­le­ment très jeune et un nombre d’outils néces­sai­res ne sont pas encore fonc­tion­nels. Le tra­vail effec­tué a été foca­lisé sur la visua­li­sa­tion des arti­cles, sur la publi­ca­tion ouverte et sur la sécu­rité. Il n’y pas encore des outils de recher­che avan­cés, d’outils de modi­fi­ca­tion ano­ny­mes des arti­cles exis­tants. Ces outils sont indis­pen­sa­ble et sont en pro­duc­tion.


Tor est un réseau qui a pour but de per­met­tre à ses uti­li­sa­teurs de navi­guer sur inter­net d’une manière plus ano­nyme. (bien expli­qué, en anglais - https://www.tor­pro­ject.org/about/over­view.html) Il consiste d’un logi­ciel qui tourne sur l’ordi­na­teur de l’uti­li­sa­teur et qui fait des connec­tions cryp­tées à tra­vers au moins trois ordi­na­teurs dans des pays dif­fé­rents pour rendre dif­fi­cile l’iden­ti­fi­ca­tion.

Le site pierre par pierre est un ser­vice caché par tor. Cette méthode d’héber­ge­ment permet aux sites qui l’uti­li­sent de cacher leur empla­ce­ment, et de donner un point de rendez-vous à votre ser­veur Tor pour com­mu­ni­quer. Pour contac­ter ce point de rendez-vous, votre ser­veur Tor ainsi que celui du site en ques­tion uti­li­sent tous les deux un chemin qui passe par trois autres ser­veurs Tor et cryp­tent leur com­mu­ni­ca­tion entre eux deux.

La consé­quence est par ailleurs que ce n’est pour le moment pas pos­si­ble de visi­ter le site sans le logi­ciel tor. Celui-ci vient dans deux for­mats pra­ti­ques :

- Tor brow­ser bundle - est un fire­fox équipé avec tor -https://www.tor­pro­ject.org/down­load/down­load-easy.html.en
- Tails - un sys­tème live qui ne permet pas seu­le­ment de connec­ter à inter­net avec tor, mais aussi de tra­vailler sur un ordi­na­teur sans y lais­ser des traces - https://tails.boum.org/index.fr.html

 

via http://rebellyon.info

 

18:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/07/2012

Retour sur le week-end de résistance à la ligne THT, par quelques un-es du groupe « médical »



        Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la
construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce
week-end s'inscrit dans la continuité de réflexions, d'informations et
d'actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers
jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es
antinucléaires venus-es d'un peu partout. Le dimanche étant une journée
d'action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette
résistance, et saboter l'avancée des travaux sur la ligne THT.

        Retournons plus précisément sur cette journée :

        Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du
Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement
solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.
        Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes,
toutes antinucléaires, à s'être constitué comme un groupe « médical »
autogéré en capacité d'assumer les premiers secours. Nous tenons à bien
préciser que nous n'étions pas là en tant que prestataires de services,
mais bien en tant que personnes participant activement à la construction
de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.
        Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une
perspective politique d'échanges et de transmissions de savoirs et
pratiques, rejetant les notions d'experts et de spécification des tâches.

        Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et
de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la
préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que
cette journée n'est ni à oublier ni à banaliser, et qu'elle marque une
nouvelle fois l'impunité et la monstruosité militaire, il nous semble
important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement
aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels  en contact avec
les victimes, qu'à n'importe qui ayant à faire aux forces de l'ordre.
Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée
d'auto-médiation.

        Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment
conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une
 détermination forte,  pensée et assumée.
        Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un
arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de
désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au
lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les
personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que
les grenades sont mortelles lorsqu'elles sont lancées à tir tendu
(pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une
norme.
        L'attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du
camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n'a pas
diminué d'intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même
lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour
de nos blessés-es et qu'ils signalaient verbalement aux bleus la
situation, les charges et les tirs ont continué exactement avec la même
violence.
        L'autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans
sommation, au bout d'à peine quelques centaines de mètres de marche, ce
qui a entraîné son repli immédiat.

        En ce qui concerne les blessés-es :

        -une personne a été blessée à l'œil de manière très grave, elle a été
transférée d'un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa
vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic
est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.
        -une personne a subi un traumatisme crânien grave avec atteinte de l'œil
suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre
d'une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été
touchée par la violence du choc. Sa vision est également extrêmement
altérée de manière irréversible à 1/20ème.
        Ces deux personnes ont nécessité une évacuation en urgence. Or la
préfecture a volontairement saboté l'arrivée des véhicules médicalisés
sur le camp. Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule
médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste
présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes,
ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été
détourné par la gendarmerie, soit disant pour un de leur blessé.
        Ces deux victimes ont donc attendu plus d'une heure trente. Peut-on
parler d'autre chose que de cynisme et de sadisme ?
        -une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de
matraque), ayant nécessité des points de suture.
        Les blessés-es restant (environ 20) sont consécutifs aux multiples
explosions de grenades  assourdissantes et de désencerclement. En
explosant des impacts métalliques se logent dans les chairs en
profondeur, jusqu'à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant
potentiellement nerfs et artères.
        Ainsi, 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras)
chez une blessée. L'un de ses éclats a carrément sectionné un nerf de
l'avant bras. Elle a été transférée vers un autre hôpital et a ensuite dû
être opérée de son avant-bras (ce qui signifie qu'on ne lui a pas retiré
tous les éclats de son corps). Elle garde des séquelles motrices et
sensitives des doigts.
        Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n'est pas sans
poser problème, à court comme à long terme.

        A noter, le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien,
était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les
identités des blessés-es et leur hôpital de destination. Si lui et
d'autres soignants-es s'en sont tenu au secret médical, des employés-es
de la polyclinique d'Avranches ont sciemment communiqué avec la
gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant... Chapeau les
collabos !
        Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du
coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne
sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et
contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu'à surveiller l'entrée
du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles
attendaient sur la voie d'accès.  La répression prime clairement sur
l'assistance.

        Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d'effroi
laisse, pour certains-es d'entre nous, des marques dans nos psychés qui
mettront du temps à cicatriser... Marques façonnant,  mais n'effaçant
rien de notre désir de révolte.
        Notre propos n'est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions
dans quoi nous nous impliquions. Nous ne sommes pas dupes, la France est
un État policier qui montre son vrai visage quand on s'attaque à ses
piliers fondateurs, notamment l'industrie nucléaire. Certes cela n'est
pas nouveau, mais mérite d'être rappelé sans cesse. L'état ne supporte
pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur.
Et ce texte a pour but d'informer, encore et toujours, que la violence
étatique n'est pas que symbolique, mais s'incarne aussi dans le corps de
nos compagnes et compagnons touchées-s.

Quelques un-e-s du groupe « médical » (mediccaen arobase riseup point net)

Infos sur la lutte anti-THT :
- https://stop-tht.org,
- https:// antitht.noblogs.org et
- www.percysoustension.fr

courriel du 20/07/2012

08:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2012

Derrière l'urgence, la bêtise. Retour sur le week-end de résistance du Chefresnes.

Avancer en ayant oublié sa tête c'est revenir en ayant perdu un bras.

 

Retour sur le week-end de resistance au Chefresnes

Laisser place à la fragilité ou tout détruire.

Je me suis fait tirée dessus par un flic.
J'ai 15 impacts de métal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l'os du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a été sectionné, on a du opérer. Dans un an peut être je retrouverai ses capacités.

J'écris pour qu'"on" ne puisse pas dire qu"on" ne savait pas. Qui veut savoir sait.
J'écris pour qu'on arrête de nous censurer, frapper, enfermer, tuer derrière une soit disant démocratie et un soit disant état de droit.
J'écris parce que je n'en peux plus qu'on renvoie les violences aux pays lointains et pauvres en se décharge lâchement des questions révolutionnaires qui se posent en tunisie, en lybie, en Egypte, en Syrie ... disant qu'en France c'est pas la même, qu'en France c'est différent, et même pire...
Ecrire parce qu''à 20ans j'ai subie, vu et entendu trop de violences policières derrière des vitrines de mensonges et de propagande marchande.
Écrire parce qu’il m'est insupportable de sentir cette boule d’angoisse dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et d'impuissance face au système policier.
Écrire faute hurler que ça ne peut plus durer, et de prendre acte.
Ecrire parce que la liberté dans la civilisation occidentale est un mensonges meurtrier.
Ecrire parce qu'il y a trop de silences et de mensonges sur la répression, sur nos luttes, sur les dangers du nucléaire, entre autre, sur la violence du système.

 

la suite sur indynantes

10:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/07/2012

Normandie : un été sous haute tension

Préfet survolté, gendarmes nerveux, agriculteurs en colère et déboulonneurs à l’ouvrage, l’installation de la ligne à très haute tension fait des étincelles.

Alors que le chantier de l’EPR de Flamanville accumule les retards, les travaux de la ligne à très haute tension (THT) chargée d’acheminer l’électricité qu’il fournira (normalement) en 2017 ont commencé à marche forcée au début de l’année. Plus de 160 km ! Un pylône tous les 400 mètres environ ! Dans une région qui compte déjà trois lignes de 400000 volts ! Visite au pays des pylônes flambant neufs.

Pylônes 102-105 , poste de transformation de Taute. Le chantier de la ligne démarre ici, à 60 km de Flamanville. Au pied d’un pylône, une équipe d’ouvriers fait une pause. A peine l’envoyé du « Canard » leur a-t-il posé une question que surgissent les gendarmes : « Vos papiers ! » Après un contrôle d’une demi-heure, le voilà invité à déguerpir…

Pylône 108. A la suite d’un « déboulonnage » symbolique de pylône à Saint-Martin-d’Aubigny, Michel Houssin, président de l’association Marais sous tension, a été jugé le 19 juin. RTE, filiale d’EDF chargée du transport de l’électricité, demande 5000 euros de dédommagement : les 14 boulons devaient être de qualité. Tout au long de la ligne, élus et associatifs ont déposé des recours en justice par dizaines (dont six devant le Conseil d’Etat), pour des raisons sanitaires et environnementales. Les blocages s’étant multipliés, depuis fin mars le tribunal de Coutances, sur requête de RTE punit tout rassemblement sur le chantier d’une astreinte de 2000 euros par heure et par personne. Du coup, les sabotages nocturnes ont pris le relais : pylônes sciés, sacs de ciment crevés, sables dans les réservoirs des engins… Sur le chantier, RTE met les bouchées doubles pour avoir fini à la fin de l’année.

Pylône 205. Au Guislain, village de 117 habitants, c’est plus calme. « On ne peut pas s’opposer à l’Etat. L’argent est là, il faut le prendre », explique le maire. Sa commune qui reçoit cinq pylônes, touchera pas moins de 177000 euros. Rappel : la construction de la ligne coûte 200 millions ; les « mesures compensatoires » s’élèvent à 100 millions. D’où son surnom : la « ligne t’es acheté ».

Pylône 207. Une ferme de Maupertuis. « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’argent, c’est la santé et le paysage ! » témoigne un éleveur qui écopera bientôt d’un pylône dans son paturage. Voilà quatre ans, les associations du coin ont fait réaliser une étude sur les rayonnements électromagnétiques qui montre, chez les riverains vivant à moins de 300 mètres d’une THT, une nette augmentation des états dépressifs, vertiges et insomnies ; le bétail, lui, souffre d’agressivité, de troubles de la croissance et d’infections mammaires. L’électricien reconnaît tacitement ces nuissances : il rachète les maisons (plus d’une centaine) se trouvant dans la bande des 100 mètres de part et d’autre de la ligne. Et, quand les éleveurs se plaignent que leurs bêtes sont malades, il leur fait signer des protocoles de recherche confidentiels. Si ça ne s’arrange toujours pas, l’électricien signe de gros chèques : en 2007, Dominique Vauprès, éleveur de bovin particulièrement remonté, a reçu plus de 74000 euros d’indemnités. «  Le plus souvent, quand un éleveur se plaint, explique Dominique Fourmont, éleveur et membre de l’association Monderbréal, RTE dépêche un véto, qui examine l’élevage et accuse d’abord le paysan de mal s’occuper de ses bêtes. » Oh, les vaches !

Pylônes 220-223. Colline de Montabot. Deux hélicoptères se relaient sur le chantier : l’un sert à monter les pylônes hauts de 50 mètres, l’autre à surveiller les regroupements d’opposants. Dimanche 24 juin, quelques 500 manifestants antinucléaires ont été dispersés par autant de CRS à coups de Flash-Ball, lacrymo et grenades. Bilan : 25 blessés.

Pylône 226. Début juin, brandissant un arrêté municipal interdisant les travaux sur sa commune, Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne, tente de s’opposer au chantier de terrassement. Il est placé en garde à vue. Il démissionne pour protester, suivi par le conseil municipal. Ils devront être réquisitionnés pour tenir le bureau de vote lors des législatives. Cerise sur le pylône : l’association pour les espaces verts bio créée par Bossard a été privée de subventions.

Pylône 227. Vision ubuesque : des gendarmes munis de longues-vues montent la garde au somment du château d’eau du Chefresne. Loué par la municipalité aux opposants, ce bâtiment désafffecté leur servait de QG jusqu’à ce que , le 20 juin, Adolphe Colrat, préfet de la Manche, prenne un arrêté d’expulsion prétextant des « raisons de sécurité ». A 5 heures du matin, les gendarmes défoncent la porte à coup de bélier et chassent les occupants. Subtilité : l’arrêté devant être affiché en mairie avant l’expulsion, les gendarmes avaient pris soin d’aller casser la vitrine municipale au milieu de la nuit pour y glisser le document… Deux plaintes ont été déposées par le maire, l’une contre l’Etat, pour « excès de pouvoir », l’autre contre le préfet et le commandant de gendarmerie, pour destruction de biens, effraction et atteinte à la liberté de réunion.

Pylônes 547-552. Forêt du Pertre, Ille-et-Vilaine. Pas de chance, ces pylônes vont être construits sur le périmètre du captage d’eau de Vitré, 16000 habitants. Le 20 mars, l’Agence régionale de santé (ARS), décelant « un risque pour la ressource en eau », s’oppose à la construction du pylône 547, à cheval sur un drain. Une semaine plus tard, arrière toute ! L’ARS rend un avis favorable. La fée électricité fait de ces miracles… La mairie de Vitré qui a déposé un recours pour excès de pouvoir, a été débouté au nom de l’ « intérêt public ». Le plus simple serait en effet que les Vitréens déplacent leur ville.

Base d’aménagement, Saint-Martin-des-Champs. Rendez-vous téléphonique est pris avec le cerveau de la ligne THT, Jean-Michel Ehlinger. Mais l’envoyé spécial du « Canard » étant dans le coin, il décide de faire un saut au quartier général de RTE, dont une brochure vante la façon dont elle « s’inscrit dans la continuité de la concertation de terrain ». Le hic, c’est qu’il n’existe aucune adresse, juste une boite postale. Nous entrons au Grand Chien, modeste bar-pizzeria au bord de la route. Incroyable mais vrai : le QG de RTE se trouve ici même, au premier étage du bar, auquel on accède par une porte dérobée. La chargée de com’ commence par essayer de nous enfumer : « La ligne servira à l’éolien offshore… » Voyant notre scepticisme, Ehlinger met fin à l’entrevue : « RTE ne communique plus. » Décidément, le courant a du mal à passer…

Professeur Canardeau

 Le Canard enchaîné 4 juillet 2012

courriel du 04/07/2012

13:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/06/2012

Les policiers à nouveau victimes d’un guet-apens à Bourtzwiller

Depuis une dizaine de jours, une poignée de jeunes trublions défient les forces de l’ordre dans le quartier de Bourtzwiller.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs équipages ont essuyé des jets de cocktails Molotov. Personne n’a été blessé mais deux véhicules des fonctionnaires ont été endommagés.

Le principe est toujours le même. Les trublions mettent le feu à des voitures ou des poubelles pour attirer les pompiers et les policiers qui les accompagnent. Cela a commencé peu avant minuit par un feu de voiture rue de la Tuilerie, puis vers 0 h 40 par une autre voiture rue du Progrès et finalement juste avant 1 h par deux voitures, rue de Dieppe. Une vingtaine de jeunes visages dissimulés s’en sont pris aux véhicules de la BAC (brigade anticriminalité) et de la Canine ; véhicules qui ont essuyé des jets de cocktails Molotov. Résultat : depuis hier, une compagnie de CRS est en poste dans le quartier.

piqué au tas sur dna.fr - 17/06/2012

Bourtzwiller,molotov,guet-apen

11:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2012

[Marseille 20 juin 2012] Outrage et Rebellion : un joker pour nous faire taire !

21:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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