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28/03/2012

Rendez-vous le 7 avril 2012 - Antispe - Actionday - manifestation Francfort sans fourrure !

 

 

Appel à un Black Block Total Liberation lors de la manifestation Francfort sans fourrure en 2012 !

Nous vivons dans un système de domination – un système où l’oppression et l’exploitation sont une partie du caractère normal de cette société, et qui n’apparaissent pas comme remis en question dans le quotidien.

Derrière les vitrines, il y a les chers manteaux des boutiques, le filet chez le boucher, le chocolat emballé dans un délicat papier alu, qui font scintiller devant nous un monde coloré de marchandises, afin de masquer que derrière cette apparence il y a quelque chose de totalement différent qui se cache.

Ouvrier à l’usine, lycéenNe au lycée, étudiantE à l’université ou employé au bureau – tous et toutes partagent le fait que ce n’est ni eux ni elles qui sont au centre de leur activité, dont les facultés peuvent se déployer de manière libre et créative.

Au lieu de cela, il en va uniquement pour les uns de la mise en valeur pour la maximisation du profit, pour les autres de la mise en valeur comme utilité pour le marché du travail.

Naturellement, les humains ne sont le plus souvent ici pas dans la misère : ils roulent en voiture, boivent un vin lors d’une soirée, ils prennent des vacances, passent un week-end quelque part, ils ont une télévision, un portable, la radio et un ordinateur, plus qu’ailleurs, c’est mieux qu’avant, et pourtant tous et toutes sont obligéEs de fonctionner comme un rouage de la machine de mise en valeur.

A côté du travail et du repos après cela, il n’y a de fait plus de temps pour se déployer soi-même, pour être davantage qu’un simple rouage de la machine, qui tourne toute une vie.

C’est le principe de la société capitaliste et cela nous semble en apparence également pacifique, lorsqu’on voit son résultat, le monde scintillant de la marchandise des centres commerciaux.

Néanmoins ce principe, où tout, tous et toutes doivent être utiliséEs pour le profit, est destructeur et hostile à la vie, et conduit à tous les niveaux à des expressions de crise : la crise économique, la crise de l’environnement, la crise de l’énergie et la guerre, qui sont tous des conséquences de la même logique bornée.

Cependant, là où c’est le plus clair, c’est peut-être dans l’industrie de l’exploitation animale, où les corps des animaux sont transformés en chose au maximal, soumis à la logique de la mise en valeur, où le maximum doit être retiré d’eux – et toute souffrance, tout meurtre d’un être avec des sens semble permis avec n’importe quelle justification.

De la même manière que les animaux sont censés avoir eu une « bonne vie » avec beaucoup d’aliments, les ouvrierEs reçoivent pareillement un salaire, de par leur soumission au travail salarié.

Mais peu importe si les travailleurs et travailleuses dans le capitalisme ont réussi à un endroit d’avoir plus de part dans le profit, et de l’autre n’ont que le minimum pour vivre : de la même manière contre l’industrie de l’exploitation animale, il ne s’agit pas d’avoir de plus grandes cages ou de plus grandes maisons, une meilleure alimentation ou un meilleur salaire, plus de place ou plus de vacances.

Il en va de tout le principe de domination, la mise en valeur de tout et de chacun pour la maximisation du profit, c’est cela qu’il faut remettre en question et combattre !

Quel principe est plus haut dans l’échelle, celui de la vie et de son déploiement, ou bien celui du profit et de sa maximisation ? En relation avec la Nature, cette question touche une dimension existentielle, la destruction de l’environnement menaçant la vie sur la Terre elle-même, et cela pour satisfaire le profit.

Que ce principe est le fondement de notre société, que c’est le problème et non pas un symptôme fondé sur la société, fait que la seule solution est : abolir l’exploitation animale et le capitalisme ! Pour une société libre !

Nous ne voulons pas établir une philosophie morale et dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou laisser faire, mais construire des possibilités individuelles et sociales afin de se confronter aux rapports de domination et à l’obligation de la mise en valeur, de développer les luttes de classe, afin finalement de travailleur à dépasser ce système !

Vivre vegan et aller dans la rue sont deux possibilités parmi beaucoup de faire cela. Venez par conséquent également dans le Black Block Total Liberation à la manifestation Francfort sans fourrure, la plus grande manifestation pour les droits des animaux dans les pays germanophones, afin de donner un signal, que la lutte pour la libération est nécessaire et ne s’arrête pas à l’humain !

Les rapports de domination sont liés les uns aux autres, ils sont interdépendants, ils sont structurellement ancrés dans le capitalisme, et c’est structurellement qu’il nous faut combattre ce système, et pas seulement en rester aux symptômes !

Avec le Black Block Total Liberation, il s’agit de construire un contre-pouvoir face aux organes de rpéression de l’Etat, et de nous séparer des partisans régressifs des droits des animaux, qui banalisent et relativisent l’holocauste, participent au culte des célébrités, et considèrent le sexisme comme un moyen de leur propagande – bref, ces gens dévalorisent l’humain, ce qui fait qu’ils peuvent se lier aux fascistes, et ils ne posent en rien une critique générale du système capitaliste, alors que c’est cela dont il doit s’agir en première ligne.

Dehors, dans la rue ! Contre le commerce de la fourrure, la domination et l’exploitation ! Cherchez un groupe affinitaire, venez en noir et informez-vous de comment se protéger de la répression !

Rendez-vous le 7 avril 2012 dans le Black Block Total Liberation, lors de la manifestation Francfort sans fourrure !

Antifasciste, anti-capitaliste, anti-sexiste ! De manière combative, radicale et décidée ! Pour la société libérée !

Antifa Vegan Sud & Collectif antifasciste de libération animale Antispe Aix-la-Chapelle

vegane antifa süd & antifaschistisches tierbefreiungskollektiv (atiko) antispe aachen

http://www.antispeaction.blogsport.de

16:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/03/2012

Arrêt immédiat du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

09:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2012

Justice et vérité pour Wissam

Plus de 300 personnes ont manifesté samedi à Clermont-Ferrand en souvenir de Wissam El-Yamni,  après son interpellation la nuit de la Saint-Sylvestre, la foule se couchant à terre sur la place de Jaude, en plein centre-ville, pour simuler la mort dans un "die-in".
La  a duré un peu plus d'une heure en présence du père et de la mère de Wissam El-Yamni. Son frère Farid a dit à l'AFP que la manifestation visait à "dénoncer les violences policières illégitimes". 
 

"On a l'impression que cela arrangerait tout le monde que ces (deux) policiers (chargés du transfert de Wissam au commissariat) s'en sortent. On demande l'égalité devant la ", a-t-il ajouté.
Fin janvier, le parquet avait annoncé que l'autopsie de Wissam El-Yamni excluait une mort traumatique due à des coups des policiers. Le procureur avait néanmoins envisagé la piste d'une mort consécutive à une "compression des artères carotides internes" lors du transport en voiture de police.
"Nous n'avons toujours pas de policiers mis en examen. On voudrait que ces mises en examen interviennent rapidement", a déclaré Me Jean-Louis Borie, avocat de la femme de Wissam El-Yamni.
Devant les manifestants, Me Borie a souligné que la justice mettait du temps avant de passer et que les instructions prennent parfois un an ou deux. "Il faut faire confiance à la justice, mais celle-ci doit se montrer digne de cette confiance", a-t-il ajouté.
Me Jean-François Canis, avocat du frère et de la soeur de Wissam El-Yamni, a pour sa part estimé qu'il était "inadmissible que Wissam soit mort comme cela".
La mère de Wissam El-Yamni a pleuré pendant la manifestation, soutenue par une proche.
"Voilà plus de deux mois et demi que notre frère est parti dans des conditions inacceptables. On veut que Wissam soit le dernier" à être victime de brutalités policières, a expliqué devant la foule Mounir Moulid, l'un des organisateurs de la manifestation.
Me Borie a assuré à l'AFP que le médecin légiste avait fait son autopsie sans le rapport médical du CHU de Clermont-Ferrand. Il devrait y avoir un rapport d'autopsie définitif jeudi prochain, a indiqué l'avocat.
Wissam El-Yamni, chauffeur routier, est mort neuf jours après être tombé dans le coma à la suite d'un malaise cardiaque lors de son interpellation. L'affaire a provoqué plusieurs nuits de tension dans les rues de Clermont-Ferrand et une forte colère contre la police.
Une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique" a été ouverte. Deux policiers, actuellement en congés, sont visés dans cette affaire.

piqué au tas sur leparisien.fr - 17/03/2012

08:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/03/2012

14 mars, 3ème Food Not Bombs faubourg national

http://www.alsacelibertaire.net/wp-content/uploads/Afficheblcpetit2.jpg

11:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/02/2012

21 février 2012 au Molodoi: projection sur les expulsions

PROJECTION puis DISCUSSION SUR LES EXPULSIONS DE SANS-PAPIERS ET LES CENTRES DE RÉTENTION

  AUTOUR DU FILM " ILLÉGAL " (de Olivier MASSET-DEPASSE / 2010)

 A MOLODOI, 19 rue du Ban de la Roche - ENTREE LIBRE

 19H REPAS
 20H PROJECTION
 20H30 DISCUSSION
 
 unfilmetapres.wordpress.com

10:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/02/2012

Mehr Arbeit gibt nicht mehr Freiheit

sarkozy,travailler plus, gagner plus,arbeit macht frei

16:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/02/2012

dimanche 12/02/2012 - Manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Strasbourg

Le Front National et Marine Le Pen au service de la casse sociale. 

Danger pour les libertés 


Désindustrialisation, délocalisations, flambées des prix, dégradation des services publics, mais les profits versés aux actionnaires s’envolent ! Les défis concernant l’environnement ne sont pas pris en compte.
Nous sommes victimes de la politique néolibérale qui profite aux plus riches.

Pour capter une partie de l’électorat appauvri, déclassé et en colère, le FN, tient un discours social. C’est une imposture. Le 22 octobre 2010, en pleine lutte contre la casse des retraites, Marine Le Pen déclarait : «Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus… La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers». Elle projette de supprimer syndicats et acquis sociaux. Quelles sont les références de l’extrême-droite ?
En France la collaboration avec le nazisme, la tentative de coup d’Etat de l’OAS... Et ailleurs la dictature de Pinochet ou des colonels grecs …

Marine Le Pen utilise comme son père la peur, prône une France xénophobe refermée sur elle-même et désigne de faux responsables aux problèmes : les étrangers, les musulmans…
Prétendre, comme l’a claironné son père durant des dizaines d’années, que nous sommes face à une invasion massive d’immigrés est une des contre vérités du FN : il n’y a en France qu’un immigré de plus par an pour 650 habitants. Marine Le Pen parle du « coût de l’immigration », mais, la différence entre ce que les immigrés versent à l’Etat et ce qu’ils en reçoivent représente un gain pour l’Etat de 12,4 milliards d’euros. Il y a en France 2,9 millions d’étrangers; par ailleurs vivent et travaillent à l’étranger 2,5 millions de Français.
Le FN met en avant la «priorité nationale» qui comme «la préférence nationale» établirait un apartheid. Le national-socialisme avant 1933 avait mis en avant le social en faveur des Allemands pour se muer rapidement en dictature sanguinaire.

Le FN est aussi contre le remboursement de l’IVG, il veut mettre le Planning Familial au pas, il est pour le renvoi de la femme au foyer.
Il est pour la restriction des libertés notamment des jeunes, pour une sélection accrue des étudiants, pour une éducation rétrograde.
Il pratique l’intolérance au niveau culturel et de la presse, bien visible déjà où le FN a dirigé une mairie.
Son entourage est révélateur avec le GUD (violent groupuscule d’extrême-droite dont l’ancien leader Frédéric Chatillon est à présent directeur de campagne de Marine Le Pen), avec les intégristes catholiques.
Il soutient des dictatures, veut réintroduire la peine de mort.

La perspective d’une alliance à droite entre un FN « relooké » par Marine Le Pen et l’UMP est en chantier.
Le «projet pour la France» de Marine Le Pen, n’est pas la solution pour sortir de la crise.
Ce projet prépare le terrain à la poursuite et à l’aggravation des méfaits de cinq ans de sarkozysme.

Le 12 février à 15h Marine Le Pen tient un meeting au PMC à Strasbourg.


Pour dire non aux idées d’extrême-droite, 
pour les libertés, la justice, l’égalité et la fraternité, 

manifestons ensemble le dimanche 12 février ! 

Départ place Kléber à 14h30. 



"Collectif Justice et Libertés" et "Collectif D'ailleurs, nous sommes d'ici" 

Initiative soutenue par :

Amis du peuple kurde, ATMF 67, ATTAC-Strasbourg, Cercle Menachem Taffel, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, FSU 67, Jeunes Communistes 67, MRAP-Strasbourg, Mouvement de la Paix 67, NPA 67, PCF 67, PCOF 67, Parti de Gauche 67, Planning Familial 67, Ras l'front, Sud - Etudiants, Union Juive Française pour la Paix 67, UNSA - Education, UD CGT du Bas-Rhin, Calima, Jeunes Ecologistes d'Alsace...

11:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/01/2012

Quand Nestlé faisait espionner Attac

Entre 2003 et 2008, dans le canton de Vaud, en Suisse, deux employées de l’entreprise de sécurité privée Securitas ont infiltré et espionné, pour le compte de Nestlé, la section locale de l’association altermondialiste Attac, qui préparait un livre consacré à la multinationale. Après le procès au pénal, en 2009, qui s’était conclu par un non-lieu, l’affaire était jugée au civil cette semaine. Compte-rendu d’audience.

par Arnaud Crevoisier et Yanik Sansonnens, vendredi 27 janvier 2012

Le procès au civil de l’affaire du « Nestlégate » s’est ouvert mardi 24 janvier à Lausanne. Neuf plaignants, membres de l’organisation altermondialiste Attac, réclament à la multinationale et à l’entreprise de sécurité privée Securitas une indemnité de 27 000 francs suisses (22 000 euros environ) et la publication du jugement dans la presse.

Ecrivain et membre fondatrice d’Attac, Susan George est l’une des parties au procès. Pour l’intellectuelle franco-américaine, il faut que justice soit rendue : « La Suisse, un pays garant des libertés individuelles et chantre de la démocratie, ne doit pas permettre à Nestlé d’utiliser des méthodes moralement et légalement répréhensibles. Dans cette affaire, nos libertés d’opinion et d’expression ont été bafouées. Si Nestlé peut agir comme bon lui semble en Suisse, nous ne sommes plus en démocratie. »

Les faits remontent à l’automne 2003. Sous le pseudonyme de Sara Meylan, une employée de Securitas rejoint la section d’Attac Vaud, alors en pleine préparation du livre Attac contre l’empire Nestlé. Ayant gagné la confiance du groupe, elle participe à plusieurs réunions, où elle a accès à des documents confidentiels. Elle livre à Nestlé des comptes-rendus détaillés des discussions. Ses rapports mentionnent également des détails sur la vie privée des auteurs. Elle rédigera même un chapitre du livre en préparation. Peu après la révélation des faits, en 2008, une deuxième « taupe » de l’entreprise de sécurité sera confondue. Barbara Rimml, l’une des auteurs d’Attac contre l’empire Nestlé, rappelle qu’« une plainte a été déposée il y a trois ans. Tout a pris beaucoup de temps et j’espère que la justice fera son travail ».

Après les révélations de la Télévision suisse romande (TSR), à l’été 2008, une plainte avait été déposée au pénal. En juillet 2009, la procédure s’est conclue par un non-lieu. Le juge a en effet estimé que la seule infraction susceptible d’être poursuivie, à savoir une contravention à la loi fédérale sur la protection des données, était prescrite au bout de trois ans. Il n’a tenu compte que de la première espionne, qui a agi entre l’automne 2003 et l’été 2004, et n’a pas pris en considération la seconde « taupe », débusquée par Attac en septembre 2008.

Cette affaire représente-t-elle un cas isolé ou d’autres scandales couvent-ils ? Après le « Nestlégate », une autre infiltration d’un agent de Securitas avait déjà été révélée : à Lausanne, une jeune femme avait espionné durant plusieurs années le Groupe Anti-Répression (GAR), toujours pour le compte de Nestlé.

« Je serais très surpris si cette affaire était une exception. L’intelligence économique est si grande et les procédés utilisés par les multinationales sont tels qu’il y a aucune raison que Nestlé soit la seule. Des méthodes d’espionnage sont aussi utilisées dans des domaines plus sensibles comme le nucléaire ou les industries polluantes », affirme Jamil Soussi, avocat à Genève. En Suisse, le « Nestlégate » a été fermement condamné par bon nombre d’élus, sans pour autant qu’une réforme législative soit envisagée. Selon Me Soussi, « l’arsenal législatif est assez fort en Suisse. Le problème réside dans les moyens mis en œuvre pour traquer les espions, ainsi que dans la faiblesse des délais de prescription en général ».

Mardi, le procès civil s’est ouvert sur un petit coup de théâtre. Citée à comparaître comme témoin, S. J., l’une des trois employées de Securitas impliquées dans l’espionnage d’Attac Vaud, a refusé de se présenter à l’audience. Dans une lettre lue par le président du tribunal, elle invoque le « droit de garder le silence », craignant un « lynchage médiatique ». Elle estime avoir tout dit lors de son audition dans le cadre de l’instruction pénale. La supérieure des deux « taupes » s’est également désistée : invoquant à son tour le « droit au silence » dans une lettre lue à l’audience, elle dit se sentir menacée.

Les plaignants ont évoqué les séquelles psychologiques de l’affaire : méfiance, angoisse, sentiment paranoïaque d’être constamment surveillé. « Cette invasion de mon espace personnel et professionnel m’a profondément choquée », résume Susan George, auteure de la préface d’Attac contre l’empire Nestlé. « On éprouve une vraie terreur lorsqu’on réalise que des personnes en qui on a confiance nous trahissent », dit une autre plaignante. L’audition des témoins cités par Attac confirme le malaise durable suscité chez les personnes espionnées comme au sein de l’organisation. 

M. R., un ancien adjoint au responsable de la communication de Nestlé, prétend qu’il ignorait qu’un agent de Securitas avait infiltré Attac. De « Sara Meylan », qu’il a rencontrée, mais dont il dit ne pas avoir su le rôle exact, il affirme aussi n’avoir jamais lu les rapports : « Les seuls documents que j’ai vus étaient des parties de l’ouvrage en préparation. » Une assertion mise en doute par les déclarations de l’ancien secrétaire général de la multinationale, qui avait lui-même vent des comptes-rendus de Securitas : « Le service de communication recevait copie de ces rapports. Je ne sais pas si M. R. les a lus. »

La « taupe » a mis fin à sa mission
car elle n’avait « plus de vie privée »

Puis « Sara Meylan » elle-même fait son entrée. Me Rodolphe Petit, l’un des deux avocats des plaignants, s’étonne du foisonnement de détails dans certains de ses rapports, alors que la jeune femme ne prenait presque aucune note lors des réunions. Elle assure n’avoir « jamais enregistré quiconque » et avoir tout rédigé de mémoire. Elle reconnaît avoir établi un profil physique détaillé des rédacteurs du livre, mais se défend d’avoir ausculté leurs penchants idéologiques. « Je n’ai jamais cherché à établir des profils politiques. J’ai rapporté ce que les participants disaient. » Elle explique avoir mis fin à sa mission car sa double vie commençait à lui peser : « Je n’avais plus de vie privée. »

L’ancien directeur de Securitas avait donné son feu vert à l’infiltration d’Attac, menée par la section « Investigation Service », spécialisée notamment dans les enquêtes sur les fraudes aux assurances. Selon lui, c’est le chef de cette unité (il sera par la suite embauché par Nestlé) qui lui en avait soumis l’idée. Disant ne pas connaître S. J., la « taupe » infiltrée après « Sara Meylan », il déclare : « En septembre 2005, j’ai ordonné la cessation, à bref délai, des activités d’infiltration. Au 31 décembre 2005, lorsque j’ai quitté la société, ces infiltrations devaient être terminées. »

Dans sa plaidoirie, Me Petit exprime les sérieux doutes subsistant sur les activités postérieures de S. J. La jeune femme a en effet participé aux réunions et reçu les courriels du groupe d’Attac consacrés aux multinationales jusqu’en septembre 2008, tout en restant employée par Securitas. Il apparaît que jusqu’au début de 2008, elle a été rémunérée au même tarif qu’en 2005, avec des suppléments réguliers. Me Petit rappelle aussi l’existence d’un rapport d’octobre 2006 établi par sa supérieure après une réunion publique d’Attac. Conclusion : « La poursuite de la mission d’infiltration au-delà de 2005 paraît établie. »

A sa suite, Me Jean-Michel Dolivo balaye l’idée que les rédacteurs du livre consacré à Nestlé aient pu représenter une quelconque menace pour la multinationale, relevant qu’aucun rapport n’a accrédité cette thèse. « Il n’y a pas l’ombre d’un intérêt privé prépondérant qui justifiait l’atteinte à la sphère privée », souligne l’autre défenseur d’Attac.

C’est précisément ce que va tenter d’infirmer le défenseur de Securitas, Me Gilles Robert-Nicoud. Selon lui, Attac a mené dès 2003 une « campagne très agressive contre Nestlé », lors de conférences publiques, à l’occasion des manifestations contre le G8 d’Evian ou encore en distribuant des tracts lors des assemblées des actionnaires. « Face à cette campagne de dénigrement, il est compréhensible que Nestlé ait cherché à savoir quelles seraient les actions futures d’Attac », déclare l’avocat, qui dément que la préparation du livre ait été la cible de la mission d’« observation préventive ». Il soutient aussi que, du fait de leur engagement militant, les membres d’Attac « ne peuvent prétendre à une protection de la sphère privée aussi étendue que ceux qui ne participent pas au débat public ». S’appuyant sur le non-lieu auquel a abouti la procédure pénale, il accuse Attac de faire une « exploitation politique » de l’affaire.

Avocat de Nestlé, Me Christian Fischer s’emploie pour sa part à contester le caractère confidentiel des courriels échangés et réfute que Nestlé les ait reçus, affirmant en outre que « les rencontres ayant fait l’objet des rapports de Sara Meylan étaient ouvertes à tous ». Réplique de Me Petit : « C’est un prétexte que d’affirmer que la mission d’infiltration avait pour but de prévenir des atteintes aux personnes et aux biens. » Par ailleurs, de nombreuses pièces attestent « l’atteinte à la vie privée » des plaignants. Verdict dans quelques semaines.

Arnaud Crevoisier et Yanik Sansonnens sont journalistes pour le quotidien suisse d’information alternative Le Courrier.

 

via monde-diplomatique.fr - 27/01/2012

00:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/01/2012

28 janvier - Soirée soutien Noborder Calais, Oostende

Soirée soutien Noborder Calais, Oostende


Partout où il y a des prisons, des gens essayent de s'en évader. Partout
où il y a des frontières, des gens essayent de les traverser...

A Calais , à Ostende comme ailleurs sur les frontières de l'Europe
Forteresse, des personnes essayent de sortir de la prison de Schengen
(l'espace de « libre circulation » Européen) pour trouver un tant soit
peu d'espoir de vie ailleurs. Ces envies ou nécessités de voyage se
trouvent constamment opprimées par les forces policières ainsi que par le
fascisme et le racisme ambiant. Il y a un mois le corps d'un migrant a été
retrouvé mort sous un pont le visage complètement défiguré en ayant soit
disant tombé d'un pont, des compagnons sont quotidiennement humiliés par
contrôles de papiers, par la destruction de leurs tentes de survie et leur
expulsion des squats et autres lieux d'occupation.

A Calais, comme ailleurs des personnes s'organisent en solidarité avec les
migrantEs et contre toute forme d'enfermement. Afin de contribuer à la
diffusion de l'information sur ces luttes nous organisons une soirée
d'information et de concerts, ce 28 janvier au 47 chée de Wavre.

A partir de 18h, vous pouvez apporter deZ'euros ou du matériel (tentes,
sacs de couchages) mais surtout apportez vous cerveaux et vos cœurs
histoire de partager des expériences et des points de vues.


Au programme :


19h : Repas à prix libre

19h30 : projection de « Ce sont des Hommes » de Mathieu Quillet

+ Discussion et partage d'info's sur la situation à Calais et à Ostende
avec des personnes venant de Calais et de Ostende, ainsi que le réalisateur

21h30 Concerts avec projections de photos

Plus tard DJ Break that wall !!!!


Remarques importantes :

Après le tabassage d'un copain par les CRS , 4 migrants ont été condamnés
à 6 mois fermes pour avoir jeté des pierres sur les CRS. Une caisse de
solidarité pour les soutenir en prison est prévue en envoyant sur le
compte de Calais Migrant Solidarity communication « solidarité 4 inculpés


A partir de 15h vous pouvez passer au 47 pour y déposer tentes et sacs de
couchage

Vous pouvez trouver d'autres info's sur la situation à Calais sur Calais
Migrant Solidarity www.calaismigrantsolidarity.wordpress.com et envoyer
des dons sur le compte : GB11CPBK08005150073210 Bic : CPBKGB22

20:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2012

Retrouvons-nous le mardi 31 janvier 2012 à 8h30 à Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.

 

11:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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