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29/09/2009

"Colmar sera bouclé" Manifestation antinucléaire 3 et 4 octobre à Colmar: négociations et Lettre ouverte au Préfet de Colmar -

Manifestation antinucléaire : Lettre ouverte au Préfet de Colmar

Communiqué de presse du 24 septembre 2009

Le groupe des élus Verts au Conseil Régional d’Alsace a fait part à Monsieur le Préfet du Haut-Rhin dans une lettre ouverte de son vif désaccord sur son attitude à l’égard du rassemblement européen du 3 octobre à Colmar pour la sortie du nucélaire.

Vous trouverez ci-joint le texte de ce courrier.

Djamila Sonzogni, Porte-parole
- (PDF - 181.9 ko)




Pris chez "La feuille de Choux" :

lu dans les DNA édition de Colmar

Opinions / Courrier des lecteurs

Un déploiement de forces « ridicule »

De M.A.H. de Gertwiller :
« J’ai découvert dans les DNA, édition de Colmar (26 septembre), un tout petit article concernant toutefois un sujet de grande importance : « Restrictions au stationnement et à la circulation » face à la manifestation antinucléaire du 3 octobre. J’ai pris le temps de mettre en couleur sur le plan de Colmar les zones bloquées par la préfecture et/ou la mairie : c’est tout simplement irraisonné !
Pour ma part, je serai à cette manifestation et y prendrai pacifiquement une part active. Nous serons des milliers, à venir pacifiquement. Alors, pourquoi tout ce no man’s land autour de la place Rapp, du Champ-de-Mars et de la préfecture ? Lors du sommet de l’OTAN à Strasbourg, il y avait au moins une maigre explication. Mais à Colmar, rien, rien, rien !
Si l’on considère que toutes les manifestations antinucléaires sont toujours restées pacifiques (y compris le mois dernier à Berlin, où il y avait pourtant 50 000 manifestants), ce déploiement de forces est ridicule et ne vise qu’à masquer à la vue du public cette immense aspiration des citoyens à sortir du nucléaire !
Si l’on suppose a contrario que des éléments extérieurs (des « casseurs ») vont s’infiltrer, alors ce bouclage est encore pire : ne pouvant se réunir au Champ-de-Mars, ils chercheront à se rabattre sur le centre-ville à tous les coups. Or, c’est ce que le maire de Colmar pourrait éviter en laissant la place Rapp accessible.
Si l’on se pose la question : mais qu’y a-t-il à protéger place Rapp et au Champ-de-Mars ? La réponse est : « rien !, rien du tout ! ». Cette place fait 32 000 m², on peut y réunir facilement 15 000 personnes contrairement aux dénégations des autorités.
Si l’on se demande ce qui sera perdu, en privant les manifestants de la place Rapp, la réponse est simple : la liberté de s’exprimer en manifestant, pourtant inscrite dans la Constitution.

Édition du Mar 29 sept. 2009

atomkraftneindanke.jpg

édition région DNA

Les antinucléaires négocient avec le préfet

Les organisateurs du rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ont rencontré hier le préfet du Haut-Rhin pour discuter des conditions et du tracé de la manifestation, samedi 3 octobre à Colmar. Ils jugent les mesures de restrictions à la circulation prises par la mairie, « insensées ».

« La rencontre a eu lieu à la demande du préfet, qui nous a appelés jeudi pour nous proposer un rendez-vous lundi [hier] », précise Rémi Verdet, président du réseau Sortir du nucléaire, un des quatre membres de la délégation reçue par Pierre-André Peyvel. Celle-ci comprenait également deux représentants du collectif « Fermons Fessenheim ».

Contre « l’état de siège »

Entre l’invitation préfectorale et le jour de l’entrevue, les arrêtés prévoyant l’interdiction de circuler sur une vingtaine d’axes et de stationner dans une quarantaine de rues et places de Colmar ( y compris pour les cyclistes et les piétons), sont parus.
L’ampleur du dispositif a suscité l’incompréhension des organisateurs. Ils dénoncent la création d’un véritable « état de siège », avec des interdictions de circulation « complètement disproportionnées » par rapport à la manifestation.
Hier, la délégation est arrivée « refroidie » au rendez-vous. « Le préfet nous a expliqué que ce n’était pas lui qui avait pris les arrêtés, mais le maire de Colmar, en vertu de son pouvoir de police », raconte Rémi Verdet.
Selon ce dernier, le premier magistrat a agi sans concertation, avant toute négociation, en prenant « pour base le site du stade des Cheminots, avec le parcours vers le Natala ». « Il a tout verrouillé, en isolant complètement le secteur de la Place Rapp », protestent les antinucléaires.

Ni la Place Rapp, ni le stade des Cheminots

La discussion, que « le préfet avait voulue sans le maire », selon eux, a duré deux heures. Pour le représentant de l’Etat, il est hors de question que la manifestation se déroule place Rapp - avenue de la République. Ce qui semble acquis : « Maintenir notre appel place Rapp, c’était faire courir les gens au casse-pipe, et on ne veut pas de violence », reconnaît le président du réseau Sortir du nucléaire.
Mais les organisateurs refusent d’être parqués au stade des Cheminots, « trop étroit » n’ayant qu’« une entrée », « une souricière », disent-ils. Ils veulent manifester dans « des lieux ouverts ». Et proposent un départ de la gare avec un autre circuit.
Le préfet doit en discuter avec les services de sécurité. Les deux parties ont prévu de se retrouver cet après-midi à 16 h. Avec un bon espoir de trouver un compromis acceptable par tous.

I. N. (avec AFP)

Édition du Mar 29 sept. 2009

 

Manif antinucléaire : Colmar sera bouclé

http://www.lalsace.fr/fr/article/2025294/Manif-antinucleaire-br-Colmar-sera-boucle.html

Colmar sera une ville bouclée samedi prochain. En vue de la manifestation, à 14 h, pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a décrété des « mesures de précaution » exceptionnelles. Ainsi le stationnement sera interdit, dès vendredi soir, dans une quarantaine de rues et de places. Samedi, la circulation sera interdite sur ces axes jusqu’à la fin de la manifestation. L’accès aux rues jouxtant la place Rapp et le Champ de Mars sera interdit, même aux cycles et aux piétons, à l’exception des riverains.
Les antinucléaires ont dénoncé « ces interdictions de circuler insensées, sans justification, qui mettent gravement en cause la liberté de manifester ». Soucieux d’éviter d’envoyer les manifestants au « casse-pipe » en maintenant la place Rapp comme lieu de rassemblement, les organisateurs ont proposé hier soir au préfet la place de la Gare comme point de départ.
Pour justifier les mesures de précaution, les autorités font état de 15 000 à 30 000 manifestants possibles. Selon le porte-parole de « Sortir du nucléaire », cette estimation est « farfelue ». « Si nous arrivons à rassembler 5000 manifestants ce sera une belle réussite », a-t-il confié à L’Alsace.

Les articles de Catherine Chenciner et Adrien Dentz sont à lire ICI


Colmar : les antinucléaires dénoncent l’interdiction de circuler et de manifester

L’interdiction de stationnement et de circulation, y compris pour les piétons, décrétée par le maire de Colmar en vue de la manifestation de samedi pour la fermeture de la cen-trale de Fessenheim, a provoqué un tollé chez les antinucléaires qui dénoncent des « interdictions insensées mettant en cause la liberté de manifester ».

Le préfet du Haut-Rhin « se prépare à mettre Colmar dans un véritable ’’état de guerre’’ le 3 octobre prétextant de supposés risques pour l’ordre public », s’indigne le réseau « Sortir du nucléaire ». Dans un communiqué publié hier, après la distribution par la mairie de Colmar d’une lettre aux riverains concernés par l’arrêté municipal (lire ci-dessous), le réseau antinucléaire, regroupant 840 associations, dénonce « ces interdictions de circuler insensées, sans justification, visant même les cycles et les piétons, qui mettent gravement en cause la liberté de manifester et de se déplacer librement ».

En vue de la manifestation, prévue samedi à 14 h, le maire Gilbert Meyer a, « par mesure de précaution », décrété par un arrêté municipal l’interdiction de stationner, dès vendredi 20 h, aux véhicules dans une quarantaine de rues et de places de Colmar. Par ailleurs, la circulation sera interdite samedi matin jusqu’à la fin de la manifestation à tous les véhicules sur une vingtaine d’axes également interdits aux piétons et aux cycles, à l’exception des riverains (voir infographie).

« Hors de question d’aller dans une telle souricière »

Ces restrictions concernent à la fois l’itinéraire de la manifestation préconisé par le maire et le préfet (du stade des Cheminots à l’échangeur de l’A 35 par les grandes avenues contournant le centre) que le circuit autour de la place Rapp, à partir de la rue Bruat, que la préfecture du Haut-Rhin avait « suggéré » le 19 mai dernier, dans une lettre au coordinateur du réseau « Sortir du nucléaire » (voir le fac similé ci-dessous).

« Il est hors de question d’aller dans la souricière proposée par les autorités », a déclaré hier Francis Lhomme, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire ». « Vouloir rassembler les manifestants dans un stade excentré est une option qui rappelle de mauvais souvenirs, souligne-t-il. L’objectif est-il de dissuader les gens de participer à la manifestation en agitant le spectre d’activistes allemands ? »

Estimant que la liberté de manifester est « gravement remise en cause », le réseau « Sortir du nucléaire » va, avec son partenaire allemand Bund, demander à la chancelière Angela Merkel d’intervenir auprès du président Nicolas Sarkozy, « pour que les autorités françaises respectent les manifestants », a annoncé Francis Lhomme.

« Si nous arrivons à rassembler 5 000 personnes, ce sera une belle réussite », confie-t-il en qualifiant le chiffre de 15 000 à 30 000 manifestants évoqué par le maire d’estimation « farfelue ».

Adrien Dentz

 

Un départ place de la Gare ?

C’est « un peu refroidis » que les organisateurs de la manifestation antinucléaire du 3 octobre, « Sortir du Nucléaire » et « Fermons Fessenheim », ont pris part, hier soir, à une rencontre avec le préfet du Haut-Rhin, Pierre-André Peyvel, et son directeur de cabinet, Laurent Gandra-Moreno.

Une réunion qualifiée « de la dernière chance », peu avant dans la journée. « Quand on nous a proposé ce rendez-vous, on a trouvé cela plutôt positif, relève Rémi Verdet, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire ». Mais entre-temps, le maire de Colmar a pris ces arrêtés pour interdire le stationnement et la circulation dans le centre, y compris celle des piétons. On a l’impression que des terroristes vont faire le siège de la préfecture ! On n’a jamais vu ça, c’est invraisemblable ! »

 

Réunion sans le maire

Ces mesures « exceptionnelles » les étonnent d’autant plus, ajoute Jocelyn Peyret, coordinateur national de « Sortir du nucléaire », que « la base de travail a été le parcours que les organisateurs n’avaient pas accepté, et cela sans concertation ».

Pour autant, assurent-ils, il n’est pas question d’interrompre les négociations. « Ces arrêtés interdisent tout ce qu’on proposait et isolent la place Rapp. Le préfet a dit qu’il n’était pas au courant et a voulu cette réunion sans le maire », a repris Rémi Verdet, à l’issue de la rencontre.

Durant presque deux heures de discussion, les services de l’État ont répété leur refus de voir le cortège partir de la place Rapp ou de la rue Bruat voisine. Quant aux organisateurs, ils ont insisté sur le fait qu’il était « hors de question et dangereux de rassembler tout le monde au stade des Cheminots » , au motif que « ce lieu n’a qu’une entrée et est une véritable souricière ».

Prêts à accepter un autre lieu de départ, pourvu qu’il soit « ouvert », les organisateurs ont proposé la place de la Gare à Colmar. « On en est là. Ensuite, un autre circuit sera négocié… » Semble-t-il ouvert à cette autre possibilité, le préfet devait « en parler à ses services techniques » et accueillir une autre rencontre pour faire le point cet après-midi.

L’appel à manifester à partir de la place Rapp est donc caduc. Celle-ci étant rendue inaccessible dès 8 h le matin, « on aurait envoyé les manifestants au casse-pipe, estime Rémi Verdet. Nous nous sommes mis un peu en retrait, car nous voulons faire entendre nos idées, pas la violence. Nous sommes des pacifistes ! »

Catherine Chenciner



La lettre du maire aux riverains

Le maire de Colmar, Gilbert Meyer (UMP) a fait distribuer hier une lettre aux riverains concernés par l’arrêté municipal fixant les restrictions de circulation, même à pied, et de stationnement samedi prochain jour de la manifestation pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Voici les principaux extraits de cette lettre :

« […] Les manifestants ont souhaité constituer un point de rassemblement place Rapp. Une telle configuration n’est pas possible, la place Rapp pouvant accueillir au maximum entre 2 500 et 3 000 personnes. Or les organisateurs escomptent rassembler entre 15 000 et 30 000 personnes.

Le préfet du Haut-Rhin et moi-même avons donc décidé de mettre à la disposition de ce rassemblement le stade des Cheminots au matin du jour J, le circuit de la manifestation devant emprunter ensuite le pont SNCF sud, la route de Rouffach, les avenues Poincaré, Clemenceau, de Fribourg, puis la rue de la Semm, jusqu’à l’échangeur autoroutier, où les manifestants se disperseront. […] Votre domicile se trouve en bordure ou à proximité immédiate de ce trajet, soit sur le circuit proprement dit, ou dans une rue proche ou adjacente. […] En dehors des interdictions formelles de stationner, je vous conseille également d’éloigner votre véhicule, dans la mesure du possible, des rues qui ne sont frappées que d’une interdiction de circuler. Toutes les dispositions ont été prises pour permettre un déroulement fluide et sécurisé de la manifestation […]. »

 

 

http://www.phototheque.org/data/media/258/OGM_nuclaire_pesticides..._logique_de_profit_logique_de_mort_.jpg

 

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23/09/2009

Antinucléaire - Plogoff, des pierres contre des fusils...et Colmar ?

 




 







Interview de nicole et felix le garrec

Le nucléaire en Bretagne > Interview de Nicole et Felix Le Garrec

Février 1980 : la population de Plogoff entière se soulève pour lutter contre l’implantation d’une centrale nucléaire dans leur commune.

Nicole et Felix Le Garrec ont réalisé le film documentaire" Plogoff, des pierres contre des fusils", sorti en 1980. Ils répondent aux questions de Nucléaire non Merci lors d'un interview le 07 Mars 2009.

plogoff des pierres contre des fusils film

 

Que ce soit aujourd’hui ou avant, il faut toujours trouver des voix nouvelles pour surprendre l’opinion. C’est ce qui s’est passé à Plogoff : les gens qui étaient indifférents à Plogoff, devant cette détermination, ne pouvaient plus le rester. C’était pour ou contre. Et les gens se sont retrouvés plutôt pour le mouvement. C’est donc une affaire d’opinion publique, qui est très importante dans le combat. Il faut élargir, toujours élargir le cercle des antinucléaires. Il faut qu’il y ait des gens qui sont moins systématiquement mobilisés qui se joignent aux antis. Ça demande de la part des militants une ouverture d’esprit : il faut qu’ils aillent vers les gens car les gens n’iront pas systématiquement vers eux.
Ça s’est fait à Plogoff parce que les gens de Plogoff ont dit : « C’est chez nous que ça se passe, c’est nous qui allons mener la lutte, et vous, vous nous épaulez. » Et ça s’est fait comme ça. Ça n’a pas été monopolisé par un parti ou groupe politique.(..). Bien entendu, le mouvement penchait à gauche, mais il n’y avait pas d’exclusivité, et quand on voit tous les médecins, les notables, les anciens combattants même qui viennent à la fin… On ne voulait pas être étiqueté.Nicole Le Garrec

08:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/09/2009

Antinucléaire à Colmar...à qui profite l'amalgame ?

d'un blog journaliste des DNA (nicolas Roquejeoffre)

"Le représentant de l’Etat, Pierre-André Peyvel, qui avance la venue de 20 à 30000 personnes, craint "des débordements venus d’ailleurs. En Allemagne, ils ont des habitudes plus rudes... Nous prenons des précautions". Clairement, le préfet fait allusion aux Black blocks, ces ultras qui avaient pris part aux manifestations anti-OTAN à Strasbourg. D’ailleurs, principe de précaution oblige, forces de l’ordre et pompiers ont participé mardi à un exercice en Allemagne pour se préparer au pire...

Côté organisateurs, on dénonce l’amalgame avec les anti-OTAN. Dans un communiqué, Sortir du nucléaire rappelle que les manifestations de Colmar (septembre 2002), de Strasbourg (septembre 2005 ; mars 2007), de Cherbourg (30000 personnes en avril 2006), de Rennes (40000 manifestants en mars 2007) "n’ont jamais donné lieu au moindre débordement". "Les autorités qui savent parfaitement que toutes les manifestations organisées par le Réseau Sortir du nucléaire sont pacifiques font preuve d’irresponsabilité en évoquant des casseurs qui sont totalement imaginaires".

 

 

 

 

13:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/09/2009

Fermons Fessenheim : Colmar les 3 et 4 octobre 2009

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Participez nombreux au grand rassemblement européen
à Colmar les 3 et 4 octobre 2009
Conférences, concerts, projections et théâtre
> Programme
> Départs groupés

Malgré les pressions des autorités, la manifestation est maintenue le samedi 3 octobre à 14 h sur la Place Rapp.
>Lire notre communiqué de presse

France3 Alsace 1920 http://videos.sortirdunucleaire.org/IMG/flv/20090916-F3al...
France3 Alsace du 16 septembre 2009

En savoir plus : contact@fermons-fessenheim.org
Tél : 04 79 36 13 19

 

10:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2009

Entraînement aux Violences policières en préparation à Colmar

déjà classés dans la rubrique "Violence urbaines"... un nouveau Vital Michalon ?

Policiers et pompiers s’entraînent pour la manif de Colmar

Ceci est un exercice : des agents de l’unité de maintien de l’ordre public de Mulhouse hier, au camp d’entraînement de Hartheim (Pays de Bade), en face de la centrale de Fessenheim. Photos Denis Sollier

 

45 policiers et 30 pompiers ont participé hier à un entraînement commun en vue du rassemblement européen antinucléaire le 3 octobre, à Colmar. Les autorités craignent les « casseurs » comme lors du sommet de l’Otan.

Nuage et odeur âcre du gaz lacrymogène, détonations de flash-ball, bruit de bottes de policiers casqués chargeant des « civils » cagoulés en tapant sur leur bouclier. La scène était hyperréaliste, mais il s’agissait d’un exercice dans un lieu discret : le camp d’entraînement de Hartheim, au Pays de Bade, où les soldats de la Brigade franco-allemande s’entraînent régulièrement à la guérilla urbaine. Cet ancien site des FFA comprenant une dizaine de « maisons » en béton recouvertes de tags et de graffitis sert également de lieu d’entraînement pour les policiers et les pompiers alsaciens. C’était le cas hier, où des sapeurs pompiers de Colmar et des policiers venus de Mulhouse et Strasbourg ont effectué une série d’exercices sur le thème des « violences urbaines ».

Cet entraînement commun, dirigé par le capitaine Gilles Brutillot, du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) du Haut-Rhin, et le capitaine Didier Binet, commandant de l’unité de maintien de l’ordre public de Mulhouse, a permis de tester la coordination entre les forces de l’ordre, en simulant des interventions dans des quartiers dits difficiles et une manifestation qui dégénère.

C’était le scénario de l’exercice grandeur nature organisé l’après-midi. Une quinzaine de sapeurs-pompiers volontaires de Houssen, Sainte-Croix-en-Plaine et Horbourg-Wihr ont joué le rôle des méchants « casseurs ». Sous le contrôle de trois formateurs spécialisés dans les « violences urbaines » veillant au respect des instructions et à la crédibilité des réactions.

« Est-ce qu’ils tapent vraiment ou pas », s’est inquiété l’un des « casseurs » chargés d’insulter les « flics » et de les « caillasser » avec des balles… de tennis. Les policiers répondaient, eux, avec de vraies grenades de gaz lacrymogènes. Des larmes ont coulé.

C’était un exercice, mais un exercice sérieux… Ouvert à la presse, sans doute pour faire savoir à l’opinion publique que les autorités font tout pour assurer notre sécurité. « C’est du cinéma, une manœuvre qui n’aura aucune influence sur la détermination pacifique des antinucléaires », a déclaré Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire ». « Il n’y aura pas d’incident à Colmar, a-t-il assuré, les autorités françaises savent que nos manifestations sont pacifiques. »

 

Adrien Dentz

du journal l'Alsace : http://www.lalsace.fr/fr/article/1985074,207/Policiers-et... 

 

mémoire courte :

1977 : lors d'une manifestation de 60 000 personnes Mort de Vital Michalon, tué lors d'une manifestation contre Superphénix à Creys-Malville en France

 

31 juillet 1977 à Malville Vital Michalon est assassiné

31 juillet 1977 à Malville Vital Michalon est assassiné par la police

Le 31 juillet 1977, parmi 60.000 citoyens qui manifestent contre la construction du surgénérateur Superphénix à Creys-Malville (Isère), Vital Michalon est tué par l’explosion d’une grenade offensive tirée par les forces de police.

En 1977, pour accueillir cette manifestation d’ampleur, préparée depuis plusieurs mois, le préfet René Jannin a déployé des moyens importants : 5000 CRS, gendarmes et gardes mobiles, hélicoptères, véhicules amphibies, ponts mobiles, un régiment de gendarmes parachutistes et des membres des brigades anti-émeutes. 5500 hectares autour du périmètre de la centrale sont interdits à toute circulation.

Vital Michalon, 31 ans, est abattu par un tir tendu de grenade lacrymogène. L’autopsie conclura à une mort causée par des "lésions pulmonaires du type de celles que l’on retrouve lors d’une explosion". Plusieurs dizaines de manifestants sont blessés, dont deux mutilés, Michel Grandjean et Manfred Schultz : l’un perd un pied et l’autre une main. Le CRS Tousot perd aussi une main avec la grenade qu’il voulait lancer.

Il faut rappeler qu’à l’époque, tous les moyens ont été utilisés pour imposer la construction du Superphénix : aucune procédure de consultation de la population, de puissantes campagnes de désinformation de la part d’EDF et du CEA, de graves violences policières dont celles aboutissant à la mort de Vital Michalon, et à l’amputation de Michel Grandjean et de Manfred Schultz.

Un document récupéré par des antinucléaires a montré que le PDG d’EDF d’alors, M. Boiteux, avait demandé que soit accélérée l’autorisation administrative de construction pour empêcher toute expression démocratique : "La meilleure façon de contrecarrer la contestation (…) est d’engager au plus vite, de manière irréversible, l’opération".

La suite des évènements a donné raison à Vital et à l’ensemble des manifestants puisque Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après une suite invraisemblable d’avaries. En décembre 2006, EDF a annoncé n’avoir démantelé que 38% du réacteur, mais le plus difficile reste à venir avec les 5500 tonnes de sodium liquide (matière qui s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau…). Depuis son arrêt, 200 personnes sont obligés de travailler en permanence sur le site pour éviter que ça ne s’emballe… alors qu’il n’y a aucune production. Le bilan économique et industriel de ce surgénérateur est catastrophique : 10 milliards d’euros pour 178 jours de fonctionnement effectif. Sans compter ce que cela va coûter en plus pendant des années ; en effet chaque jour on est obligé de fournir à cette centrale à l’arrêt l’énergie comparable à ce que consomme une ville de 15.000 habitants.

Or, malgré l’échec total de Superphénix, l’État français entend renouveler l’expérience : le projet appelé "réacteur de quatrième génération" n’est autre qu’une nouvelle tentative de faire fonctionner un réacteur de type Superphénix. Voir (de PMO) De Superphénix à ITER : 30 ans de défaite

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php ?page=re...

"Etat Nucléaire = Etat Totalitaire !"

C’est ce que criaient les manifestants en 1977. Nous en sommes toujours au même point. En souvenir de Vital Michalon, et pour préserver les générations futures, nous devons continuer à exiger un débat démocratique sur ce projet dont la dangerosité planétaire est établie. Indication de l’emplacement de la stèle de Vital

http://maps.google.com/maps ?f=q&hl=fr&geoco...

 

epr_tht_non.gif Il y a 30 ans, Vital Michalon était tué devant Superphénix par une grenade tirée par la police

Participez au rassemblement de commémoration qui aura lieu mardi 31 juillet 2007 à 15h à Faverges (près de Malville) en présence de la famille de Vital Michalon.

Le 31 juillet 1977, parmi 60 000 citoyens qui manifestaient contre la construction du surgénérateur Superphénix à Creys-Malville (Isère), Vital Michalon était tué par l'explosion d'une grenade offensive tirée par les forces de police.

L'autopsie conclura à une mort causée par des "lésions pulmonaires du type de celles que l'on retrouve lors d'une explosion".
 
Il faut rappeler qu'à l’époque, tous les moyens ont été utilisés pour imposer la construction du Superphénix :

- aucune procédure de consultation de la population
- de puissantes campagnes de désinformation de la part d'EDF et du CEA
- de graves violences policières dont celle aboutissant à la mort de Vital Michalon.

Un document récupéré par les antinucléaires a montré que le PDG d'EDF, M. Boiteux, avait demandé que soit accélérée l'autorisation administrative de construction pour empêcher toute expression démocratique : "La meilleure façon de contrecarrer la contestation (...) est d'engager au plus vite, de manière irréversible, l'opération".
 
La suite des évènements a donné raison à Vital et à l'ensemble des manifestants puisque Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après une suite invraisemblable d'avaries. En décembre 2006, EDF a annoncé avoir démantelé 38% du réacteur, mais le plus difficile reste à venir avec les 5500 tonnes de sodium liquide (matière qui s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau…)
 
Or, malgré l'échec total de Superphénix, l'Etat français entend renouveler l'expérience : le projet appelé "réacteur de quatrième génération" n'est autre qu'une nouvelle tentative de faire fonctionner un réacteur de type Superphénix.

"Etat Nucléaire = Etat Totalitaire !" criaient les manifestants en 1977. Nous en sommes toujours au même point. En souvenir de Vital Michalon, et pour préserver les générations futures, les citoyens doivent continuer à exiger un débat démocratique sur ce projet dont la dangerosité planétaire est établie.

Un rassemblement de commémoration est organisé le mardi 31 juillet 2007, à l'occasion des 30 ans du décès de Vital Michalon, en présence de sa famille.

Le rassemblement aura lieu à 15h à Faverges (38510), sur la commune de Creys-Mépieu (Isère), où se trouve une stèle en souvenir de Vital Michalon (*), non loin du surgénérateur Superphénix en cours de démantèlement. Le point de convergence pour cette commémoration est la place du monument aux morts, près de la salle des fêtes de Faverges (parking possible).

(*) Précision importante : le rassemblement a lieu au village de FAVERGES (tout court) et non à FAVERGES DE LA TOUR (38110) : voir carte ci-dessous. Un fléchage est prévu dans le village de Faverges depuis le monument aux morts pour se rendre sur la stèle de Vital Michalon (située au lieu dit “Le Devin”). Faverges se trouve à 65 km à l’est de Lyon et à 65 km au nord ouest de Chambéry.

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23/07/2009

Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne

Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne
Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne : manifester dans les airs au-dessus de la voie ferrée est droit d'expression fondamental

Cécile Lecomte, une militante antinculéaire française comparaissait ce jour (4 juin 2009) devant le tribunal correctionel de Steinfurt en Allemagne. Le 16 janvier 2008, elle avait attiré l'attention sur les dangers liés à l'export de déchets nucléaires sous forme d'hexafluorure d'uranium (UF6) - un gaz à la fois radioactif et corrosif- de l'usine d'enrichissement de Gronau vers la Russie en se suspendant entre deux arbres de façon spectaculaire au dessus de la voie ferrée. Une équipe spéciale de la police arrivée par hélicoptère l'avait délogée au bout de plus de six heures d'action. La procureur a plaidé en faveur d'une condamnation pour 'coercision' - obliger quelqu'un à faire quelque chose par la violence. La tribunal ne l'a cependant pas suivie et a prononcé la relaxe de la militante. Selon le juge, il est prouvé que c'est la police et non la militante qui a fait stopper le transport. L'accusée n'est donc pas coupable. De plus il est avéré qu'elle a manifesté à huit mètres de hauteur au dessus du de la voie ferrée, la loi spécifie seulement qu'un espace de 4m80 doit rester libre au-dessus de la voie pour la circulation des trains. " La fantaisie, c'est une arme! Je suis contente que le tribunal ait reconnu la légitimité de ces actions dans la troisième dimension comme un moyen d'expression de son opinion", a déclaré Cécile Lecomte à l'issu de l'audience. Dans son plaidoyer, la grimpeuse a longuement expliqué ce qui l'avait poussé à agir et le pourquoi de son action: informe l'opinion publique du passage de ces trains nucléaires devant chez elle et des dangers que ceux-ci représentent.
" Ces transports sont dangereux en raisons des risques radioactifs et toxiques que représente les 1000 Tonnes d'UF6 d'un train. Ces transports permettent à Urenco (la firme qui expoite l'usine) de se débarrasser de ses déchets pour en produire ainsi toujours plus et permettre au centrales nucléaires de continuer à fonctionner. S'il es question de violence, celle-ci vient de l'industrie nucléaire et non de moi." a déclaré Cécile à l'audience "la population est soumise au dangers du nucléaire contre son gré, c'est ce que j'estime être de la violence", a t-elle conclut.
L'avenir de la lutte contre le nucléaire "dans les airs" est radieux - bien plus agréable qu'un avenir irradié!

Cécile Lecomte, alias Eichhörnchen (écureuil)


manifester dans les airs au-dessus de la voie ferrée est droit d'expression fondamental

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09/07/2009

"Si nos méthodes ne sont pas légales, elles sont légitimes".

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Le Général de Bolladière, l’officier qui a refusé la torture en Algérie et qui s’est opposé aux essais nucléaires en Polynésie. " Il faut détruire le mythe de l’atome pacifique... Un gouvernement n’a que deux façons de s’imposer : la persuasion ou la répression. Il a choisi la seconde alternative.", regrettera-t-il. Avec lui, René Dumont, le commandant Cousteau, Haroun Tazieff, les maires de la région, apportent leur soutien aux inculpés. Au procès, Bernard Lambert président de la FDSEA de Loire-atlantique et fondateur des "Paysans Travailleurs" approuve une "sortie de la légalité" nécessaire à l’avènement d’un monde différent.

"Trente ans de vie de soldat et d'opérations de guerre en Europe, en Asie, et en Afrique m'ont convaincu définitivement de l'importance d'une réflexion critique fondamentale sur la violence. J'ai la conviction que la violence armée se révèle absolument inefficace pour résoudre humainement les tensions et les conflits qui sont la trame de l'histoire. "

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