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08/06/2011

Dialogue social à Corbeille-Essonnes : une fillette victime d'un flash-ball

La fillette dans le coma victime d'un flash-ball, dit son avocat

PARIS (Reuters) - Une fillette de neuf ans plongée dans le coma à la suite de heurts entre jeunes et policiers à Corbeil-Essonnes (Essonne) a été victime d'un tir de flash-ball, arme utilisée par les forces de l'ordre, a affirmé mardi l'avocat de sa famille.

La police dit attendre les résultats des analyses pour savoir si la fillette a été victime d'un jet de pierre de la part des jeunes ou d'un tir de la police lors des incidents survenus dimanche soir dans le quartier des Tarterêts.

Le parquet d'Evry a co-saisi l'IGPN, la police des polices, et la Sûreté départementale de l'Essonne pour déterminer les circonstances du drame.

"Je suis tout à fait dans l'incapacité de vous dire ce qui a occasionné sa blessure. Il y a une enquête judiciaire", avait dit lundi à des journalistes le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Mais selon Me Joseph Cohen Sabban, les constatations médicales déjà effectuées montrent que la blessure provient "nécessairement d'un tir policier".

"Il y a un impact rond régulier de 5 cm de diamètre: c'est un tir de flash-ball, ça ne peut rien être d'autre", a-t-il dit sur RTL et BFM TV.

L'avocat a souligné que les parents entendaient porter plainte contre X.

VALLS MET EN CAUSE LA MUNICIPALITÉ

L'enfant se trouvait au pied de son immeuble lorsque des affrontements ont éclaté entre jeunes et policiers.

Les policiers étaient intervenus aux Tarterêts pour appuyer des pompiers venus éteindre l'incendie de trois véhicules. Ils ont été pris à partie violemment par une trentaine de jeunes au visage dissimulé qui leur ont jeté des projectiles, notamment des pierres et des bouteilles de verre.

Les policiers, qui assurent avoir alors demandé aux riverains de "rentrer" les enfants jouant à proximité, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de flash-ball.

Le député-maire d'Evry (Essonne), Manuel Valls, a demandé lundi au ministre de l'Intérieur une réunion de crise sur la situation des Tarterêts, qu'il dit aux mains d'un "système mafieux".

Invité mardi matin d'Europe 1, il a accusé la municipalité d'entretenir "une forme de complicité avec des individus connus des services de police".

"Quand vous employez des gens qui ensuite s'en prennent aux forces de l'ordre, c'est bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas", a-t-il déclaré.

Il a persisté dans ses accusations au journal de 20 heures de TF1 en insistant sur la nécessité d'"élus exemplaires".

"On ne peut pas acheter la paix sociale, on ne peut être complaisant à l'égard d'individus qui mettent à sac des quartiers et qui font vivre un véritable enfer", a-t-il dit.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a annoncé sur BFM TV son intention de porter plainte contre l'élu socialiste, candidat déclaré à la primaire du PS, pour des propos "diffamatoires".

"Il ne sait plus quoi faire pour faire parler de lui", a-t-il déclaré.

Gérard Bon et Sophie Louet

piqué au tas sur www.lepoint.fr - 07/06/2011

 

 

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06/06/2011

La violence en banlieue appelle des solutions "nouvelles" ...

piqué au tas sur site : la-Croix.com

 

La violence en banlieue appelle des solutions nouvelles

http://www.geekologie.com/2008/07/03/segway-military.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

 

Dimanche 5 juin, à Corbeil-Essonnes (Essonne), une fillette de 9 ans a été placée grièvement blessée par un projectile, tandis que le maire de Sevran (Seine-Saint Denis) a demandé la protection de l'armée suite à des échanges de tirs à proximité d'une école.


Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces...

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

(Celia Pernot/BABEL)

(Celia Pernot/BABEL)

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

Pour élus et experts [ tu devines bien lequels ! ] des violences urbaines, de [prétendues] nouvelles solutions s’imposent pour ramener le calme dans les quartiers.

Les violences urbaines ont changé. Il y a peu encore, les règlements de comptes au grand jour, au cœur de la ville, exposant les habitants, étaient la marque du grand banditisme. Ils deviennent à présent le mode opératoire de la délinquance et des petits trafiquants. À Sevran, en Seine-Saint-Denis, le contrôle du trafic de cannabis se règle à coups d’armes à feu. Deux hommes ont été touchés le 17 mai. La semaine dernière, des coups de feu ont retenti à deux pas d’une école primaire. Pour les protéger, on a confiné les élèves dans les salles de classe pendant les récréations. C’en était trop pour le maire écologiste Stéphane Gatignon, qui a demandé l’intervention de l’armée.

À Corbeil-Essonnes (Essonne), dimanche, c’est Daranca, une fillette de 9 ans, qui a été la victime d’affrontements entre des adolescents et des policiers dans la cité des Tarterêts. Une bande d’une trentaine de jeunes, qui avait volontairement mis le feu à des véhicules, s’est heurtée à une unité de police venue sécuriser l’intervention des pompiers. Touchée par un projectile à la tempe – l’objet n’a pas encore été clairement identifié et sa famille a mis en cause un tir de balle en caoutchouc par la police –, l’enfant a été placée hier dans un coma artificiel. La police des polices a été saisie.

Un climat de terreur permanent

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre sont victimes de violentes attaques aux Tarterêts. « Défier la police, c’est devenu le sport favori de certains jeunes dans le quartier », explique David Jaouen, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP police dans l’Essonne, qui regrette les 200 à 300 postes manquants selon lui dans le département pour assurer un service satisfaisant. « Ce genre de scène est de plus en plus fréquent, et de plus en plus violent, poursuit-il. Sur ce type d’intervention, les délinquants savent que nous ne pouvons pas envoyer plus de deux ou trois fonctionnaires, alors ils prennent confiance. »

Quelques quartiers de France sont ainsi tombés dans une surenchère de violence. Les armes à feu se multiplient entre les mains des trafiquants qui s’équipent dans une logique de représailles contre des réseaux concurrents. Le nombre d’infractions au port et à la détention d’armes non autorisées est passé de 29 932 à 32 410 entre fin 2008 et fin 2009, selon les données de l’Observatoire de la délinquance (OND). Soit une augmentation de 8,3 %. Résultat : la multiplication des victimes de règlements de comptes dans certains quartiers sensibles ces derniers mois (La Courneuve, Marseille, Grenoble, etc.).

Faut-il, pour éviter le développement de ces zones de non-droit, jouer la carte de la répression ? Oui, mais avec des « peines réellement dissuasives », réagit Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). « Tout est question de volonté, pas de moyens, insiste-t-il. Les trafiquants de drogue, les jeunes qui posent les problèmes, ceux qui ont des armes, on les connaît, nous, les élus, et la police les connaît. J’en ai assez de voir 10 fois, 20 fois, 50 fois les mêmes se faire arrêter. Il faut sévir dès la première incartade, avec de vraies sanctions financières, en s’attaquant très tôt au porte-monnaie et au train de vie de ces délinquants. Il faut aussi responsabiliser les parents. »

Gilbert Roger, maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis), estime de son côté qu’il faut réconcilier l’État républicain avec les citoyens. « La défiance s’est installée, rappelle-t-il. Les policiers doivent être présents sur le terrain en toutes circonstances, et pas seulement pour des actions coup-de-poing dans le cadre d’opérations de sécurisation. »

Lamine Thiam, directeur général de Promévil, société spécialisée dans la médiation urbaine, met aussi l’accent sur la nécessité d’un travail sur le long terme : « Il faut remettre de l’humain dans un espace public, pour créer du lien… C’est ce qui manque le plus dans nos quartiers. Mais ni l’État, ni les collectivités locales n’en ont les moyens. Et les caméras de vidéosurveillance ne remplacent pas l’œil humain. Cela dit, quand on en arrive à des situations comme à Sevran ou à Corbeil-Essonnes, où on a laissé pourrir les choses, il est difficile pour nous d’intervenir. Il faut passer à la répression. »

http://www.militarypolicevietnam.com/images/MPnewTet.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

Task force, justice team : vers un retour au calme ?

Pour le Forum français de la sécurité urbaine (FFSU),  la violence en banlieue appelle des solutions nouvelles dans l’Hexagone qui pourraient toutefois être mises en place. Comme les task force ou les justice team implantées en Grande-Bretagne, qui ont obtenu des résultats et ont été reprises en Allemagne et aux Pays-Bas. But de l’opération : concentrer les moyens d’intervention sur les 50 dossiers de jeunes les plus problématiques dans un quartier donné.

Régulièrement, les cas sont discutés autour d’une table ronde où sont réunis à la fois éducateurs, travailleurs sociaux, police et membres du parquet. Ils peuvent ainsi établir un programme de prise en charge de ces jeunes 24 heures sur 24, dès l’âge de 13 ans.

Avec ce système, les informations circulent mieux et les mesures sont adaptées en fonction de chacun. « Ce dispositif a fait ses preuves, explique Michel Marcus, délégué général de la FFSU. On constate une réduction de 10 à 13 % de la délinquance, surtout parmi les plus violents. Toutefois, ce fonctionnement pose un vrai problème d’équité, puisqu’il met le paquet sur les jeunes les plus problématiques, au détriment des 200 à 300 qui dérangent moins. »

PASCAL CHARRIER et JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS

19:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/05/2011

Des avocats s'attaquent aux contrôles au faciès

piqué au tas sur lefigaro.fr - 24/05/2011

Ils vont déposer durant deux semaines des questions prioritaires de constitutionnalité pour dénoncer le caractère trop large du texte qui définit les contrôles d'identité.

L'initiative est spectaculaire. Une cinquantaine d'avocats vont déposer à partir de ce lundi des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur les contrôles d'identité, devant les juridictions de plusieurs villes françaises (Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nanterre, Versailles ou Créteil). L'information a été révélée par France Bleu 107.1 (antenne parisienne du groupe Radio France).

Concrètement, pendant deux semaines, ces avocats, dont certains, écrit lundi Le Monde , sont membres du Syndicat des avocats de France (SAF, proche de la gauche), vont déposer une QPC pour chaque dossier traité par la justice dans lequel il a été fait état d'un contrôle d'identité. Créée par une loi de 2008, la QPC permet depuis l'an dernier à tout justiciable de contester devant un tribunal ou une cour la conformité d'une loi avec la Constitution.

Selon Me William Bourdon, un avocat parisien, militant des droits de l'homme, qui coordonne cette action, les dispositions du code pénal qui définissent le contrôle d'indentité, en l'occurence l'article 78-2 du code de procédure pénale, laissent la voie à l'arbitraire. «Des milliers de contrôles d'identité sont effectués chaque jour en France» sur la base de cet article, rappelle son cabinet. Un article «extrêmement large» et qui ne contient «aucun moyen pour que le juge puisse vérifier le motif du contrôle d'identité».

Soutenus par une ONG américaine

Les QPC sur les contrôles d'identité visent également à attirer l'attention sur les «contrôles au faciès». Des contrôles d'identité visant des citoyens en fonction de leur couleur de peau que le code du code de procédure pénale favoriserait.

Ces avocats sont soutenus par Open societyjustice initiative, une branche de l'ONG américaine Open society foundations, financée par le milliardaire Georges Soros. Cette organisation qui défend les droits de l'homme par les moyens judiciaires à travers le monde, est d'ailleurs à l'origine d'un rapport publié en 2009 et portant sur les contrôles d'identité à Paris. L'étude montrait que dans certains lieux de la capitale, le risque d'être contrôlé était multiplié par six ou sept pour ceux qui sont d'origine maghrébine ou africaine. Elle précisait aussi que les contrôles d'identité avaient été «des éléments déterminants» à l'origine du déclenchement d'émeutes urbaines majeures au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France».

Interrogé par lefigaro.fr, Guillaume Drago, professeur de droit à l'université Paris 2*, rappelle que malgré le dépôt - «médiatique» - de QPC multiples, une seule juridiction va traiter la question. Les autres juridictions sursoient à statuer. Par ailleurs, il précise que lors du dépôt d'une QPC, la justice vérifie si la question a déjà été traitée par le Conseil constitutionnel. Or celui-ci, dans une décision datant de 1993, s'est prononcé sur des dispositions qui pourraient être comparables. Dans sa décision, il estimait que «la pratique de contrôles d'identité généralisés et discrétionnaires serait incompatible avec le respect de la liberté individuelle». Le Conseil rappellait aussi que lorsque le contrôle n'est pas lié au comportement de la personne, il revient à l'autorité concernée de justifier les raisons de celui-ci.

«Nous ne sommes pas parfaits, explique dans les colonnes du Monde Marc Baudet, commissaire divisionnaire à l'Inspection générale de la police nationale, mais on essaie de s'améliorer». La législation française interdisant les statistiques ethniques, il estime impossible de quantifier le phénomène des contrôles au faciès.

* Il est aussi directeur du centre d'études politiques et constitutionnelles de Paris 2.


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18/05/2011

Calais - Africa House - Appel d'urgence

APPEL D'URGENCE!

Appel d'urgence !
Un matin calme avec la compagnie de CRS 29 ressemble au calme avant la tempête. Les deux jours derniers la Police aux Frontières sont venus à l'Africa House, spécialement pour étudier le bâtiment et les activistes de NoBorder ont vu des personnalités politiques nationales et des policiers expérimentés se garer dans l'Africa House ce matin. À la lumière d'informations récentes disant que la police locale aurait suivi un entraînement sur la stratégie d'expulsion de l'Africa House, Calais Migrant Solidarity pense que l'expulsion est imminente, et qu'elle aura lieu dans les prochains jours.
Nous avons également des informations disant que la police planifie l'expulsion des migrants qui dorment au terrain de distribution de repas de Salam, d'ici un jour ou deux.
Il y a donc besoin urgent d'activistes sur le terrain, pour veiller à éviter des abus et brutalités sérieuses, et pour résister de manière non-violente à l'expulsion lorsque c'est possible.
Merci de venir dès que vous le pouvez.

http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

19:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com

Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

mesures_graduées.jpg

 

 

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22/04/2011

Alain BAUER - Bernard SQUARCINI (Les Experts - Neuilly sur Seine) «Nous sommes plus que jamais dans l'anticipation.»

La France championne des arrestations antiterroristes


20/04/2011

INFO LE FIGARO - Selon un rapport d'Europol, elle réalise plus de la moitié des interpellations d'islamistes radicaux dans l'Union.

La France a réalisé à elle seule plus de la moitié des arrestations d'islamistes radicaux en Europe en 2010: 94 interpellations sur 179 au total. Ce qui en fait, en quelque sorte, le premier rempart contre cette menace sur le territoire de l'Union. Le dernier rapport annuel de l'office européen de police Europol mettra du baume au cœur des agents des services français antiterroristes qui œuvrent en coulisse pour déjouer les complots criminels des mouvements salafistes se revendiquant d'al-Qaida.

Le criminologue Alain Bauer en déduit que «la méthode préventive à la française paie» et que «la réforme des services de renseignement, notamment la création de la DCRI, qui a fusionné RG et DST, témoigne là de sa pertinence, l'Hexagone ayant été préservé, l'an dernier, de la moindre attaque interne». Le préfet Bernard Squarcini, chef de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), indique, pour sa part, au Figaro que «depuis quelques mois, à la demande du chef de l'État, la France a relevé son niveau de riposte et son format de veille». En clair: «Comme il n'y a plus de différence entre les menaces intérieures et extérieures aujourd'hui, l'antiterrorisme a engagé une réforme de coopération majeure entre ses services de renseignements intérieurs et la Direction générale des services extérieurs (DGSE)», précise-t-il. Cette récente «mutualisation» a permis, poursuit-il, d'être «plus performant en termes de neutralisation préventive».

Mais la vigilance reste de mise. À en croire le rapport du directeur d'Europol, Rob Wainwright, «les groupes terroristes islamistes continuent à planifier des attaques contre les États membres», à l'instar de celles commises l'an dernier au Danemark et en Suède. Ils sont aussi, dit-il, «en train de changer dans leur composition et leur leadership», les réseaux devenant «multinationaux», «leur commandement se faisant de moins en moins depuis un pays extérieur à l'Union», tandis que les individus susceptibles d'agir sont souvent des «acteurs isolés ».

Autre tendance relevée par les experts d'Europol: «Les connexions croissantes entre terrorisme et crime organisé.» Pour Alain Bauer, «elles se manifestent surtout sous forme de financement des réseaux via les trafics de drogue, d'armes, d'être humains constatés notamment dans la zone sahélienne», qui concentre toute l'attention des services, tant il est vrai qu'al-Qaida pour le Maghreb islamiste (Aqmi) y a étendu son influence. Le terrorisme et le crime auraient donc partie mêlée, ce qui n'est pas totalement nouveau pour la France. La chute du réseau Chalabi, au temps de Charles Pasqua, avait déjà révélé des passerelles avec le banditisme.

Recrutement sur Internet

L'agence européenne de police constate également que «le retour de djihadistes des zones de conflits (tels l'Afghanistan, le Pakistan ou le Yémen) continue de constituer une menace en Europe». Elle cite ainsi l'exemple du démantèlement en mai dernier en France d'un réseau de soutien logistique et de recrutement de moudjahidins, qui avait envoyé neuf Français et Tunisiens sur le front pakistano-afghan entre juillet 2008 et avril 2009. Ils étaient « susceptibles de » passer à l'action une fois revenus en Europe, assure les rédacteurs du rapport. Selon eux, ils étaient en possession de «manuels pour apprendre à éviter d'être détectés par les forces de l'ordre et les services de renseignements». Le petit guide du parfait clandestin.

Dans cette action de recrutement et de prosélytisme, le rôle d'Internet est devenu fondamental, souligne les agents d'Europol, qui ont comptabilisé une vingtaine de forums très actifs sur la Toile. Selon eux, «les administrateurs des sites s'échangent même des instructions sur les procédures à suivre en cas d'arrestation». Preuve que les réseaux s'adaptent et se perfectionnent.

L'agence n'hésite pas non plus à écrire que depuis les révolutions arabes «le flot des migrants d'Afrique du Nord peut avoir une influence sur la sécurité des États de l'Union». Et d'enfoncer le clou: «Il est devenu plus facile pour des terroristes de pénétrer isolément sur le sol européen, au milieu de la masse des migrants.» Le préfet Squarcini le dit: «Nous sommes plus que jamais dans l'anticipation.»

piqué au tas sur le figaro.fr - 20/04/2011

David_BAUER.jpg

Maintenant, Alain et Bernard savent que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il leur faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

 

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25/03/2011

Mort de Carlo Giuliani: l’Italie reconnue non responsable par la CEDH

Manifestant tué au G8 de Gênes: l'Italie blanchie par la CEDH

STRASBOURG (Conseil de l'Europe) - La Cour européenne des droits de l'Homme a blanchi jeudi l'Italie de toute responsabilité dans la mort d'un manifestant tué par un policier lors de heurts en marge du G8 de Gênes en 2001.

"Le recours à un moyen de défense potentiellement meurtrier, tels des coups de feu, était justifié", estime dans son arrêt définitif la cour de Strasbourg.

Le carabinier "a agi dans la conviction honnête que sa propre vie et celles de ses collègues se trouvaient en péril du fait de l'agression", souligne les juges. "Il ressort par ailleurs clairement qu'il a procédé à des sommations en tenant son arme de manière bien visible et que ce n'est que face à la poursuite de l'agression qu'il a tiré les coups de feu", écrit la cour.

Carlo Giuliani, alors âgé de 23 ans, avait reçu une balle dans la tête pendant de violents affrontements entre carabiniers et militants altermondialistes le 20 juillet 2001. Une voiture de police lui avait en outre roulé sur le corps après le coup de feu.

Les circonstances de son décès avaient suscité une vive émotion internationale et des critiques contre le gouvernement de Silvio Berlusconi.

La famille du jeune homme s'était tournée vers la CEDH en dénonçant le classement sans suite, en 2003, des poursuites contre l'auteur du coup de feu. Elle dénonçait une atteinte au droit à la vie, un traitement inhumain, un usage excessif de la force et une mauvaise organisation des forces de l'ordre.

Dans un premier jugement en août 2009, la Cour avait condamné les autorités italiennes pour des manquements dans l'enquête sur ce décès, sans retenir l'usage excessif de la force et les dysfonctionnements dans le dispositif de maintien de l'ordre.

Jeudi, les juges ont estimé par 13 voix contre 4 que "l'enquête a été suffisamment effective pour déterminer si le recours à la force avait été justifié et si l'organisation des opérations de police avaient été conformes à l'obligation de protéger la vie".

Ils ont également considéré qu'il n'y avait pas lieu d'examiner la plainte pour "traitement inhumain".

Ni la famille ni l'avocat de Carlo Giuliani n'étaient présents à la lecture de l'arrêt.

La représentante du gouvernement italien s'est déclarée "satisfaite" du jugement qui intervient une semaine après une autre décision favorable à Rome.

Le 18 mars, les juges de Grande chambre ont infirmé une première décision condamnant l'Italie sur la présence de crucifix dans les écoles publiques. Ils ont estimé que ce symbole religieux est conforme à la Convention européenne des droits de l'Homme car il n'a "pas d'influence sur les élèves".

(©AFP / 24 mars 2011 12h02)

 

L'Italie complètement blanchie à Strasbourg dans la mort d'un manifestant en marge du G8 de Gênes

24 mars 2011 11:44

07:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/03/2011

Sécurité routière : coup d’arrêt aux bons chiffres

http://images.caradisiac.com/images/9/9/8/7/49987/S7-MAD-MAX-vengeance-violence-et-grosses-cylindrees-170131.jpg

Mineurs blessés après une course-poursuite

SOCIETE - Quatre mineurs, âgés de 16 à 17 ans selon les pompiers, ont été accidentés la nuit dernière à Colmar après avoir été pris en chasse par une voiture de police. Leur véhicule a percuté un arbre, peu après 2h30. Les secours indiquent que trois des occupants de la voiture ont dû être désincarcérés, tandis que le parquet de Colmar fait état de deux blessés. "Il semble qu'il y ait à l'origine un refus d'obtempérer à l'égard d'une voiture de police sérigraphiée. Suite à cela, il y a eu une petite course-poursuite, très courte, et l'accident a eu lieu presque immédiatement" lorsque le conducteur a perdu le contrôle du véhicule, indique le parquet.

piqué au tas sur www.libestrasbourg.fr - 06/03/2011

Deux mineurs se blessent au volant d'une voiture volée pour échapper à la police

Deux mineurs se sont blessés vendredi à Marseille dans l'accident d'une voiture volée en fuyant la police, le conducteur, âgé de 16 ans, se trouvant dans un état grave, a-t-on appris de sources policière et hospitalière.
Les faits se sont produits lors d'une intervention de la brigade anti-criminalité dans les quartiers nord de la ville pour un vol à la roulotte. Arrivés sur place, les policiers assistent à la fuite d'une voiture dont l'un des trois occupants vient de sortir.

Ce dernier, interpellé, indique que le véhicule est volé.
Les policiers se lancent [c'est une image] alors derrière la voiture, avec du retard [c'est une habitude], et la retrouvent accidentée à la sortie d'un virage, sans qu'il y ait eu de course-poursuite, a précisé un porte-parole de la police.
Les fuyards auraient perdu le contrôle de la voiture et percuté trois véhicules à l'arrêt. "Ils allaient vite et ce sont des mineurs qui n'avaient pas le permis", a souligné le porte-parole [donc en déduire : bien fait pour les sales jeunes et impugnité de la police...].
Le conducteur, âgé de 16 ans, a été transporté au service de réanimation de l'hôpital Nord où il se trouve dans un état grave, selon l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Le passager aurait été éjecté dans l'accident.

piqué au tas sur www.leparisien.fr - 04/03/2011

http://images.telerama.fr/medias/2008/07/media_31395/M10604.jpg

09:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/02/2011

« Police d'agglo » :Hortefeux confirme les réorganisations

 

réorganisations_police.jpg

Fusion entre la brigade fluviale et le bureau des objets trouvés de Dunkerque

 

 

La police d'agglomération, testée à Paris, Lille et Lyon, est un succès. Et s'étend donc, malgré « quelques inquiétudes  », à l'ensemble du département du Nord, avant, bientôt, Marseille et Bordeaux. Voilà le message essentiel qu'est venu délivrer hier, dans la métropole lilloise, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en visite à Lille, puis à Marcq-en-Baroeul. ...

 

Depuis 2009, les circonscriptions de police de Lille, Roubaix, Tourcoing et Armentières ne forment plus qu'une seule entité, « pour mieux correspondre aux zones de délinquance, être plus réactif ». Alors que « les violences aux personnes ont continué à augmenter de 2,5 % » en 2010 en France, « sur la même période, ces atteintes à l'intégrité physique des personnes ont reculé de 2,7 % sur le ressort de la police d'agglomération de Lille. C'est à l'inverse de la tendance nationale », s'est félicité le ministre.

« À armes égales »

« Parce qu'elle supprime les cloisonnements administratifs, la police d'agglomération permet aux forces de sécurité de lutter davantage à armes égales avec les délinquants. » Aussi, a-t-il confirmé les décisions annoncées ces derniers mois : l'ancienne circonscription de Bailleul rejoint la police d'agglo de Lille. Des fusions de circonscriptions sont opérées à Dunkerque, Maubeuge, Valenciennes et Douai et la circonscription de Fourmies basculera en zone gendarmerie « au plus tard au 1er juillet ». « Ces transformations suscitent encore quelques inquiétudes, mais je veille à ce que les équilibres gendarmerie-police soient maintenus. Et surtout, aucun territoire n'est négligé, aucun territoire n'est oublié. La délinquance, ce n'est pas une fatalité », a conclu le ministre, après avoir visité le centre de supervision urbaine de Marcq, qui pilote 65 caméras de vidéoprotection dans cette ville de 40 000 habitants.

 

piqué au tas sur www.lavoixdunord.fr - 18/02/2011

20:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/01/2011

Alain Bauer et Michel Gaudin : nouveau livre blanc sur la sécurité

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a demandé au préfet de police de Paris Michel Gaudin et au criminologue Alain Bauer d'établir un "livre blanc sur la sécurité publique pour les dix ans à venir".

« Ce livre blanc », écrit le ministre dans une lettre aux syndicats de police datée du 11 janvier 2011 « à partir d’une analyse de l’existant et des adaptations en cours telle que la police d’agglomération à Paris et dans les départements de la petite couronne, identifiera, recensera, évaluera les évolutions possibles en matière de sécurité publique ».

Il devra, « d’ici la fin du mois de juin 2010″, également présenter « des propositions concrètes d’aménagement et d’évolution des métiers, structures et organisations » de la police.

Le ministre confirme dans sa lettre que quatre groupes de travail créés en 2010, associant la parité syndicale, vont se « réunir prochainement » pour « évoquer des sujets majeurs ».

Le premier, explique-t-il, « aura trait au périmètre et à la définition des missions régaliennes » des forces de l’ordre, le second portant sur l’examen d’un rapport qui lui a été remis fin 2010 sur les polices municipales.

Toujours au chapitre des grands chantiers fixés par M. Hortefeux figure celui assigné récemment par le président Nicolas Sarkozy « de renforcer encore la présence sur la voie publique et les tâches d’investigation ».

Parité entre police et  gendarmerie - Enfin, M. Hortefeux confirme aux syndicats son intention de poursuivre les travaux sur la parité police/gendarmerie, rattachée à lui depuis 2009, pour ce qui a trait aux rémunérations, à la « disponibilité et au logement des personnels », des écarts existant actuellement à cet égard entre les deux forces de l’ordre.

L’Intérieur s’est engagé sur certains de ces chantiers depuis quelques mois déjà. Il s’agit de recentrer les policiers et les gendarmes sur leur coeur de métier tout en respectant les restrictions budgétaires de l’Etat.

Des tâches dites indues, telles que le transfert des détenus ou la police des audiences de justice, assurées jusque là par les policiers, sont progressivement transférées, depuis début janvier, à la pénitentiaire par exemple.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com - 12/01/2011

 

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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