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01/01/2011

Nicolas SARKOZY et la réserve citoyenne [ou volontaires français contre le bolchevisme]

http://a21.idata.over-blog.com/3/94/00/10/artValeursActuelles_reserve.jpg


Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, sur ses objectifs pour 2006 en matière de sécurité et prévention de la délinquance, la révision de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation et le projet de loi sur l'immigration, Paris le 12 janvier 2006.

 

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17/12/2010

COP 15 - La police danoise a été condamnée "pour privation illégale de liberté".

La police danoise condamnée pour arrestations abusives lors du Sommet de Copenhague

La police danoise a été condamnée jeudi 16 décembre pour avoir abusivement arrêté 250 manifestants en marge du sommet de Copenhague sur le climat en décembre 2009. Elle devra leur payer des indemnités "pour privation illégale de liberté durant le COP15 [conférence de l'ONU sur le changement climatique à Copenhague], a annoncé le tribunal de Copenhague.

Sur les 1 900 personnes détenues durant plusieurs manifestations qui se sont déroulées du 11 au 16 décembre 2009 en marge du sommet, ces 250 avaient porté plainte contre la police. Un groupe de 178 de ces plaignants, arrêtés au cours de la grande manifestation du 12 décembre à laquelle avaient pris part environ 100 000 personnes qui avaient tenté d'approcher du Bella Center où se tenait le sommet, ont reçu un dédommagement de 9 000 couronnes danoises – 1 200 euros – chacun.

ARRESTATIONS SANS MÉNAGEMENT

Ils faisaient partie des 905 personnes interpellées lorsqu'un groupe de manifestants, vêtus de noir, avaient commencé à jeter des pierres sur la police.
"La cour a estimé que (...) toutes les 905 personnes arrêtées étaient loin de faire partie de ce groupe" de fauteurs de trouble auquel aucune preuve ne liait les 178 plaignants.

Les arrestations s'étaient déroulées sans ménagement, la police obligeant les manifestant à notamment rester assis pendant des heures sur le sol gelé en attendant d'être transportés dans un centre de détention. "La cour a considéré que les conditions de privation de liberté étaient dégradantes et violaient pour ces raisons la Convention européenne des droits de l'homme", ajoute le communiqué pour justifier le montant élevé des dommages et intérêts.

Les 72 autres plaignants ont reçu chacun une compensation de 5 000 couronnes [environ 670.00€]. Un an après l'échec du sommet de Copenhague, 200 pays se sont mis d'accord samedi 11 décembre à Cancun (Mexique) sur une série de mécanismes favorisant lutter contre le changement climatique.

piqué au tas sur Lemonde.fr - 16/12/2010

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11/12/2010

Policiers menteurs

Le 9 septembre à Aulnay-sous-Bois, un policier est percuté par une voiture après une course-poursuite. Lui et ses collègues décident de mentir et accusent sur procès-verbal le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient.

Ce dernier est placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police, passible de la perpétuité. Au fil des heures, les témoignages des policiers s'effondrent: des collègues d'une deuxième voiture étaient à l'origine de l'accident.

Ils ont été jugés le 4 novembre pour "dénonciation calomnieuse" et "faux en écriture". Trois étaient également jugés pour "violence aggravée": la victime avait reçu des coups après son interpellation.

Trois prévenus ont été condamnés à un an de prison, un à 9 mois, un autre à 7 mois et deux à 6 mois.

Le tribunal a mis en avant "la gravité des faits" et expliqué avoir tenu compte de l'attitude des prévenus "devant l'IGS (Inspection générale des services, police des polices) et devant le tribunal".

"Les raisons politiques l'emportent, (...) il faut nourrir la vindicte des cités", a réagi l'avocat d'un des policiers, Me Stéphane Amrane, selon lequel "d'un côté, on libère des gens qui trafiquent de la cocaïne et de l'autre, on met en prison des policiers innocents".

extrait piqué au tas sur www.google.com - 11/12/2010

http://image.toutlecine.com/photos/p/i/n/pinot-simple-flic-1984-06-g.jpg

 

 

 

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12/11/2010

La contre-insurrection qui vient ...

Quelques écrits de penseurs-théoriciens tendance "françois qui se touche" de l'autre théâtre de l'invisible :

 

La contre-insurrection, dans l’incapacité de se fixer sur un point fixe, un horizon politique préalablement défini, un effet final recherché, est alors condamnée à bégayer ad nauseam ses succès tactiques, aussi payants sur le court-terme qu’ils mèneront à l’échec sur le long terme, tandis que la roue des théories, animée par une folle dynamique d’autoréplication, continuerait de tourner à vide.

C’est le travail de Sisyphe du micromanagement du champ de bataille, l’enfermement dans une « stratégique de tactiques » et son appareil dantesque de metrics, d’indicateurs de performance qui visent à évaluer l’évolution de la situation district par district, habitant par habitant, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que les statistiques viennent saturer le réel, sans permettre d’anticiper les coups de l’ennemi.

 

[PDF] Faut-il brûler la contre-insurrection

http://www.doctormacro.com/Images/Posters/A/Poster%20-%20Apocalypse%20Now_27.jpg


 

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12/10/2010

La direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) renforce la "coopération" internationale

Une cinquantaine de policiers, gendarmes, douaniers et magistrats étaient réunis hier après-midi à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ), à Strasbourg. Ils ont eu droit à une présentation détaillée des intérêts de la coopération européenne et internationale, animée par Pascal Courtin, numéro deux de la division des relations internationales (DRI) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) basée à Nanterre.

piqué sur dna.fr - 11/10/2010

Un policier mis en examen

Un policier de la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Strasbourg a été mis en examen par un juge d'instruction de Créteil dans le cadre d'une vaste affaire de malversations touchant notamment le chantier du Nouvel hôpital civil (NHC) de Strasbourg.

Le fonctionnaire âgé d'une quarantaine d'années est arrivé au siège de la DIPJ début 2009. Il vient d'être mis en examen pour trafic d'influence passif par personne dépositaire de l'autorité publique et placé sous contrôle judiciaire.  Le policier strasbourgeois n'aurait joué qu'un rôle secondaire dans ce dossier où un commandant de la police judiciaire parisienne est écroué depuis le mois de mars. Interpellé par les hommes de l'inspection générale des services (IGS), François Ancrena...

piqué sur dna.fr - 10/06/2010

Un commandant des stups écroué pour trafic d’influence

Le policier, en poste à la PJ parisienne, est soupçonné d’être la taupe d’escrocs présumés spécialisés dans le montage frauduleux d’entreprises.

Sa sollicitude envers le bâtiment a fini par le plomber. Un commandant de la police judiciaire (PJ) parisienne placé en garde à vue, mardi 9 mars, dans le cadre d’une vaste et « importante » affaire de malversations présumées a été écroué, avant-hier, en début de soirée, à Créteil (Val-de-Marne). A l’issue de quarante-huit heures passées dans les locaux de l’Inspection générale des services (IGS), le policier a été placé en détention, conformément aux réquisitions du parquet, favorable à un mandat de dépôt.

L’incarcération de François Ancrenaz, 49 ans, intervient après qu’il a été mis en examen pour « trafic d’influence passif par personne dépositaire d’une autorité », ainsi que pour « menaces et acte d’intimidation à l’égard d’une victime ». Trois autres personnes ont aussi été mises en examen dans ce dossier pour les chefs de « faux », « usage de faux », « banqueroute » et « recours au travail illégal ». L’une d’entre elles a également été incarcérée en sus du fonctionnaire de police.

L’instruction, confiée à Jean-Marc Toublanc, débute lorsque, le 3 septembre 2009, le parquet de Créteil procède à l’ouverture d’une information judiciaire visant une « vaste affaire » d’escroquerie. Les personnes recherchées sont en outre soupçonnées de « banqueroute », d’« abus de biens sociaux » et d’ emploi de travailleurs clandestins ». Les faits incriminés remontent à l’année 2008, comme le confirment à France-Soir plusieurs sources judiciaires.

« Flic chevronné »

Le magistrat instructeur marche sur des œufs compte tenu du profil inattendu de l’un des suspects. Seuls les gendarmes de la brigade de recherches (BR) départementale du Val-de-Marne sont destinataires des commissions rogatoires du juge Toublanc. Et pour cause. La procédure révèle qu’un policier, chef de groupe stupéfiants, en poste au 2e district de police judiciaire (DPJ), à Paris, est impliqué au beau milieu de malversations d’envergure bâties sur un circuit de création-liquidation de sociétés spécialisées dans le bâtiment. Parmi elles, GBR Bâtiment, GBR Rénovation, etc...

Les gendarmes épluchent la situation comptable de plusieurs d’entre elles dont au moins quatre semblent truffées d’acrobaties comptables. Sans compter les doutes qu’ils émettent lorsqu’ils étudient les conditions dans lesquelles certains dépôts de bilan ont été obtenus. Ces entreprises sont disséminées sur tout le territoire. Avec une prédilection pour le Val-de-Marne.

D’autres entreprises du même type sont dénombrées dans certains départements franciliens mais aussi en Alsace… « Plusieurs individus sont soupçonnés d’avoir constitué des entreprises en en favorisant, de façon systématique, des dépôts de bilan. Or, on s’est aperçu qu’un policier agissait dans l’intérêt des dirigeants suspectés », relate à France-Soir Jean-Jacques Bosc, le procureur de la République de Créteil.

Le commandant Ancrenaz, présenté comme une « figure » de la PJ et de son service, apparaît comme l’obligé des dirigeants de ces multiples sociétés. Pour quel(s) motif(s) ? Mystère. L’enquête des gendarmes fait en outre apparaître que celui décrit par ses collègues policiers comme un « flic de terrain chevronné travaillant à l’ancienne » et « sans états d’âme à l’encontre des voyous », renseigne plus souvent qu’à son tour ses étranges mandants sur les opérations qui les visent.

Voyages et travaux…

Qu’un contrôle de police ou qu’une garde à vue soit envisagée à leur encontre, François Ancrenaz décroche aussi sec son téléphone pour mettre les escrocs présumés au parfum. Une taupe idéale qui leur permet d’avoir systématiquement un temps d’avance sur la police et la procédure sans coup férir.

Selon une source judiciaire, l’indélicat fonctionnaire de police aurait bénéficié de plusieurs voyages aux frais de la princesse et de travaux gratuits en échange de ses inestimables services. Des actes constitutifs de trafic d’influence. Il a fini par être appréhendé, mardi 9 mars, par les hommes de l’Inspection générale des services (IGS), la police des polices, dont le rapport doit s’ajouter, dans les prochaines semaines, au dossier instruit par le juge Toublanc.

piqué sur francesoir.fr - 12/03/2010

 

 

 

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30/09/2010

Bruxelles - 29.09.2010 - Demonstration


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This guys are civilian police!!

http://bxl.indymedia.org/articles/159

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13/09/2010

La police s'humanise... elle change de munitions

Jugées "trop dangereuses", la police change de munitions

Les balles traversaient leurs cibles, au risque d’atteindre des passants. 48 millions de cartouches ont été commandées, pour près de six millions d’euros, cinq ans seulement après le dernier marché public.

23 novembre 2006, aux abords du Parc des Princes. Un supporteur du Hapoël Tel Aviv est pris à partie par des fans du PSG. Les insultes antisémites fusent, on craint un lynchage, jusqu’à ce qu’un policier intervienne et tire. Bilan : un blessé grave, atteint au poumon, et un autre, mortellement touché au cœur, par la même balle. Juillet 2008, Paris, XIe arrondissement. Deux policiers se blessent avec leurs propres armes en interpellant un homme qui brandit un couteau. Les balles ont ricoché. Ces deux épisodes dramatiques – parmi d’autres – ont poussé le ministère de l’Intérieur à changer les munitions qui accompagnent la nouvelle arme de la police nationale depuis 2003, le Sig Sauer. En cause, « des balles blindées très perforantes, trop », dit un fonctionnaire. L’énorme opération de remplacement (deux chargeurs de trente coups par fonctionnaire) commencé au printemps s’achève ces jours-ci. Dans une certaine urgence qu’ont déplorée les policiers.

Victimes collatérales

Le budget est conséquent. Attribué en mai 2009, le nouveau marché porte sur 5,8 millions d’euros. Il a été remporté par l’américain Alliant Techsystems [Alliant Techsystems (ATK)] et une filiale française du groupe Beretta (HUMBERT CTTS - distributeur exclusif des armes Beretta). Ils fabriqueront jusqu’à 48 millions de cartouches « Speer Gold Dot haute performance » pour l’ensemble des 250.000 policiers, gendarmes, douaniers et surveillants de prison. Des balles plus chères, mais « optimisées », pour, d’une part, « neutraliser » des personnes armées dans le cadre d’une fusillade et, d’autre part, éviter les victimes collatérales. Contrairement aux blindées, cette balle à pointe creuse, dite « expansive », se déforme en rencontrant un obstacle et sa vitesse est freinée.

Des balles pour la guerre

L’ancienne munition, commandée en 2005, aurait été choisie en dépit du bon sens. « Elle n’était pas du tout adaptée à l’usage police, commente un syndicaliste. Elle était destinée à un usage de guerre, pour blesser. Parce que, sur un champ de bataille, un blessé mobilise trois personnes. Dans la police, nous nous retrouvons dans des situations avec des mecs en face de nous qui prennent quatre à cinq balles et continuent de tirer. Aux Etats-Unis, ça fait trente ans qu’ils utilisent des balles expansives. C’est comme sur le plan routier. En France, on aménage un carrefour quand il a fait vingt morts. C’est un peu la même logique. »

Le marché du Sig Sauer, en remplacement du vieux revolver Manurhin, avait porté sur 260.000 pistolets et 90 millions d’euros, « la plus grosse commande d’armes de service d’après-guerre », s’était réjoui Sauer und Sohn, le fabricant allemand. Le marché des munitions, lancé en 2004, portait alors sur un minimum de 20 millions de cartouches, pour 2,2 millions d’euros. « Quand on change autant d’armes, on réfléchit tout de même un peu aux munitions qui vont avec », s’indigne un autre policier, basé dans le sud de la France. Des essais avaient pourtant eu lieu, avec des centaines de milliers de cartouches tirées. C’était pour tester les revolvers, pas les munitions. Pourtant, les gendarmes, qui ont reçu la même arme en dotation, ont fait un autre choix. Dès le début, ils avaient opté pour des balles avec une ogive plastique [la MEN QD-1 fabriquée chez RUAG Thun - Projectile de 5.9gr donnée à 420m/s ou 520 joules. Le projectile est en alliage cuivre. ], qui limite leur pouvoir de pénétration.


Le Flash-Ball, solution alternative ?

Un policier renvoyé en correctionnelle, un autre mis en examen et deux jeunes gens qui ont perdu partiellement ou totalement l’usage d’un œil. L’utilisation du Flash-Ball n’est pas sans risque, malgré les assurances faites lors de son introduction il y a maintenant plus de dix ans. Ces armes sont non létales et correspondent, selon le fabricant, à un coup de poing asséné par un boxeur professionnel. Elles ne tuent pas mais peuvent faire des dégâts, surtout si elles sont mal utilisées, comme à Montreuil (Seine-Saint-Denis), quand un manifestant de 34 ans en a reçu une en plein visage par un policier qui n’était pas en état de légitime défense. Idem à Toulouse en 2009, quand un étudiant en sociologie a été grièvement blessé à l’œil. Il s’agissait alors de la première génération de Flash-Ball. Depuis, le « LBD 40 », c’est-à-dire un lanceur de balles de défense de 40 mm, a été généralisé. Beaucoup plus précise, l’arme a passé la portée de tir de moins de 10 mètres à plus de 30 mètres. Alors qu’il était en phase de test, à Nantes en 2007, un lycéen de 17 ans a reçu un projectile en pleine tête. Et a perdu lui aussi la vue d’un œil. Le mois dernier, le policier qui tirait a été renvoyé en correctionnelle.


piqué au tas sur www.francesoir.fr - 13/09/2010

 

http://www.firearmstactical.com/images/Wound%20Profiles/9mm%20US%20M882.jpg

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01/09/2010

Tarnac et l'Ultra-arnaque de la Mouvance visible : le téléphone brouille [encore plus] les pistes ...

http://tcmmoviemorlocks.files.wordpress.com/2009/06/easy-street.jpg

Filature confirmée à Tarnac

Par L'Express, publié le 25/08/2010 à 17:00

L'un des mystères de l'"affaire de Tarnac" se dissipe. Julien Coupat et Yldune Lévy, deux des jeunes libertaires mis en examen pour une tentative de sabotage sur une ligne de TGV, en 2008, assurent être victimes d'une manipulation policière. Ils accusent notamment les enquêteurs d'avoir établi un faux procès-verbal (PV) de filature (voir l'article du 13 janvier 2010) contestant leur présence. Pour vérifier si les policiers étaient vraiment sur place à l'heure mentionnée dans un passage du PV en question, les juges d'instruction antiterroristes ont donc fait analyser le trafic téléphonique de la nuit du 8 au 9 novembre 2008, dans le secteur de Dhuisy (Seine-et-Marne), où un fer à béton a été déposé sur une caténaire. Deux appels, passés peu après 5 h 20, ont été isolés. Emis par un téléphone mobile attribué à un officier de police judiciaire, ils étaient à destination de numéros du ministère de l'Intérieur. Ce qui confirme la présence de la PJ, à l'aube.

 

Tarnac : lorsque les éclaircissements policiers jettent le trouble

Ils étaient censés apporter des clarifications[censés]. Mais les voilà qui se contredisent et embrouillent encore la situation. Sommés d'expliquer au juge d'instruction le déroulement de leur filature de Julien Coupat et de sa compagne Yildune Levy dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 (et non 2009 comme indiqué par erreur), au cours de laquelle fut saboté un caténaire SNCF, les policiers ont mis six mois pour rendre... une copie bien confuse. L'énoncé du devoir était pourtant clairement posé par le juge Fragnoli. Dans la commission rogatoire du 5 novembre, adressée aux enquêteurs de la sous direction antiterroriste et de la police judiciaire, il leur demandait de préciser un certain nombre de points. Parmi ceux-ci la cruciale question des horaires.

On se souvient que la défense du groupe de Tarnac avait frappé un grand coup à l'automne dernier : décortiquant le PV 104 de la procédure, dans lequel les policiers reconstituent la filature qu'ils disent avoir effectuée de Coupat et de sa future femme, Maîtres Levy, Bourdon et Assous avaient émis des doutes quant à la présence des policiers sur place. Ceux-ci prétendaient avoir suivi la voiture du jeune couple depuis le Trilport jusqu'à Dhuisy, lieu du sabotage, entre 3h50 et 4 heures du matin. Or les deux points sont distants d'une trentaine de kilomètres. Impossible de les rallier en si peu de temps (voir notre enquête du 26 novembre dernier : Tarnac, drôle d'enquête). Une erreur de retranscription, plaident les policiers dans leur réponse au juge que nous avons pu consulter en exclusivité : "erreur matérielle de prise de note (…), erreur aisément compréhensible lorsque l'on sait que les chiffres 3 et 5 peuvent facilement être confondus non seulement en raison de leurs dessins approchants mais aussi eu égard aux circonstances nocturnes de cette prise de note". 3h30, ça fait 20 minutes de gagnées pour le trajet.

 

"Trafic téléphonique sur le lieu des dégradations"

Pour les enquêteurs, la filature de Dhuisy a bien eu lieu. Ils en détaillent les conditions : une vingtaine de fonctionnaires, répartie sur plusieurs véhicules et motos, suivait cette nuit là la Mercedes du militant d'ultra gauche. La preuve ultime de leur présence sur place ? Les relevés des bornes téléphoniques qui ont capté leurs appels jusqu'à six heures du matin par les antennes de Dhuisy et Coulombs en Valois. Les policiers fournissent au juge trois pages de tableau du "trafic téléphonique sur le lieu des dégradations" entre 5h10 et 6 heures du matin. 28 appels ont été passés ou reçus. La plupart des numéros, précisent les enquêteurs "sont biffés" pour des raisons de sécurité. Deux appels apparaissent en revanche avec les numéros des téléphones concernés. Il s'agit de ceux passés entre l'équipe présente sur le terrain et le commissaire divisionnaire. Un premier coup de téléphone est donné à 5h23, il dure 1 minute et onze secondes. Le second, à 5h25, dure 34 secondes. A priori, rien d'anormal : Coupat ayant quitté la zone à 4h20, les policiers fouillent un temps les voies ferrées avant de voir passer le premier train (à 5h10), au passage duquel un bruit sec se fait entendre (le crochet endommageait le caténaire, mais les forces de l'ordre ne le savaient pas encore). Avant de lever le camp, les fonctionnaires avertissent " immédiatement" leur hiérarchie.

 

"Biffés pour des raisons de sécurité"

Pourtant ce relevé téléphonique jette une nouvelle confusion sur une enquête qui n'en n'avait pas besoin. Pourquoi ? Parce qu'à 5h23 et à 5h25 du matin du 8 novembre, les policiers ont quitté la ligne à grande vitesse depuis près de dix minutes. Le lieutenant L. écrit d'ailleurs : "après voir franchi les deux portails (d'accès à la voie ferrée, ndlr) l'ensemble des effectifs ont quitté la zone immédiatement afin de se rendre sur la commune du Trilport et de procéder à des recherches dans la poubelle où Julien Coupat avait été observé jetant des objets quelques heures auparavant". Il précise qu'à 5h30, ils sont au Trilport. Le Trilport qui, à l'aller comme au retour, est à 27 kilomètres de Dhuisy... Nouvelle erreur de transcription ou incohérence du scénario policier ? Il est impossible de téléphoner à 5h25 de Dhuisy et de fouiller une poubelle cinq minutes plus tard au Trilport. Or jusqu'à six heures du matin, des coups de téléphone ont été émis de la zone de Dhuisy par des numéros "biffés pour des raisons de sécurité" donc appartenant à des policiers...

 

Le mystère s'épaissit

Qui était à Dhuisy dans la nuit du 7 au 8 novembre ? Julien Coupat seul ? Les policiers et Coupat ? Les policiers seulement ? Personne ? Le mystère s'épaissit. "Les contradictions entre le procès-verbal D104 et l'ensemble des pièces d'exécution de la commission rogatoire démontrent que l'un de ces deux documents ou les deux sont un ou des faux", concluent les avocats Thierry Levy et Jérémie Assous dans une note adressée hier au juge d'instruction. Ils lui demandent une nouvelle fois de procéder à une reconstitution. La stratégie de la défense est claire : accréditer la thèse d'un montage policier visant à faire de Coupat le responsable d'un réseau terroriste à même de mettre en difficulté la gauche française et de justifier les mesures ultrasécuritaires d'un sarkozysme au menton levé. Le dénouement politique de Tarnac n'a pas encore eu lieu. Son épilogue judiciaire pourrait venir rapidement : le 23 septembre prochain, la chambre de l'Instruction se réunira pour étudier la demande de nullité déposée par les avocats du groupe. Sont en cause des surveillances vidéo effectuées avant l'ouverture de l'instruction et donc jugées illégales par les avocats. Si les magistrats se rangent à cette analyse, le dossier Tarnac pourrait être tout bonnement annulé. Une sortie par la petite porte, qui pourrait faire les affaires de la police anti-terroriste. Elle aurait en effet tout à craindre d'un procès où ses méthodes seraient mises en cause. Et ses imprécisions tournées en ridicule.

Isabelle Monnin

piqué sur tempsreel.nouvelobs.com - 01/09/2010

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31/08/2010

Alain Bauer contre les Chronophages

http://www.lefrelonvert.com/wp-content/uploads/2010/07/jason-and-the-argonauts.jpg

Les suppressions de postes se poursuivent dans les commissariats, au grand dam des syndicats. La Place Beauvau veut limiter le temps passé par les policiers aux “charges judiciaires”.

Le mécontentement monte dans les commissariats. Surveillance dans les quartiers et banlieues difficiles, lutte contre les cambriolages ou les violences domestiques… Le besoin de sécurité se fait croissant, tandis que les effectifs, eux, poursuivent un mouvement inverse. Sous l’influence de la Révision générale des politiques publiques et du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, qui conduit à la suppression de 10 000 postes entre 2004 et 2012 – dont 4 000 rien que cette année –, il ne restera plus que 100 000 policiers à terme pour effectuer l’ensemble des missions de sécurité sur le territoire.

Il faut “faire plus avec moins”, regrette Nicolas Comte, secrétaire général d’Unité police (premier syndicat des gardiens de la paix), pour qui cette politique pose “un problème de présence sur le terrain”. Et ce n’est pas la création de nouvelles “unités territoriales de quartiers” (Uteq), qui vont changer la donne. Ce déploiement, ou plutôt ce redéploiement, se fait à “effectifs constants”, déplore le responsable syndical.

Tâches chronophages

Au lieu de se polariser sur les effectifs de policiers, auxquels il faudrait ajouter quelque 98 000 gendarmes, le secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, appelle pour sa part à décharger les policiers de certaines tâches indues, comme le transfert ou la garde des détenus. Une option également retenue par Alain Bauer qui, dans son dernier rapport publié en avril dernier, intitulé Où sont les policiers et les gendarmes ?, appelait à limiter les charges judiciaires (audiences, escortes des détenus pour soins ou présentation, comparution, extraction, etc.), très chronophages. Selon le criminologue, ces tâches ont, en équivalent temps plein, augmenté de 4 % pour la police et de 16,8 % pour la gendarmerie entre 1998 et 2008.

Le ministère de l’Intérieur semble décidé à explorer cette piste, puisqu’il a mis en place plusieurs groupes de travail chargés de plancher sur la question.

Xavier Sidaner

piqué sur www.acteurspublics.com - 30/08/2010

 

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23/08/2010

La police face au "justiciable mécontent"...

Voitures de policiers municipaux dégradées à Bordeaux

Le garage des véhicules de la police municipale a été visité. La mairie estime le préjudice de 8 000 à 10 000 euros.

Extrait:

À l'avant et à l'arrière

En tout 15 voitures, 10 motos, 32 VTT et 28 scooters ont chacun eu leurs deux pneus crevés au cours de la nuit. Un à l'avant et un à l'arrière, systématiquement pour les voitures. Difficile pour l'instant de retracer le scénario de ces dégradations en série.

piqué sur www.sudouest.fr - 23/08/2010

 

Les commissariats ne sont plus des sanctuaires

Extrait :

Les délinquants ne reculent devant rien ! Samedi, à l’aube, l’un d’eux n’a pas hésité à pénétrer dans un commissariat, en l’occurrence celui de Nanterre dans les Hauts-de-Seine, et à incendier une voiture qui y était stationnée après une saisie. Le feu a gagné deux autres véhicules, de police cette fois, un fourgon et une voiture. Tous ont été entièrement calcinés. L’intrus visait une voiture particulière. Elle pourrait avoir servi à des trafiquants de stupéfiants. D’où l’hypothèse de la police : le véhicule a été brûlé pour effacer toutes traces d’ADN ou de drogue. L’homme, encagoulé, n’a été repéré qu’au moment où il quittait les lieux. Il semble être passé sans difficulté par un portail électrique qui était défectueux depuis plusieurs semaines, selon le syndicat Unité Police. Une enquête administrative a été ouverte.

piqué sur www.francesoir.fr - 23/08/2010

20:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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