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19/08/2010

Brice "Super Surfeur" Hortefeux, après le sommet de l'intégration à Vichy, le retour des "Brigades spéciales"...bientôt la BS2 !

 

« Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » (Brice Hortefeux)

 

http://anarchie23.a.n.pic.centerblog.net/ffoytrrk.jpg

Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [1] consacré à « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».

« Conscient de l’importance du sujet de l’intégration, il a déclaré qu’il organisera, les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007. »

« On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville, a-t-il déclaré au Figaro. Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain. »(La Montagne - 21 septembre 2008)

 

 

Hortefeux: des "Brigades spéciales" de sinistre mémoire

Le terme désignait sous l'Occupation, les unités chargées de traquer "l'ennemi intérieur".

"Brigades spéciales de terrain". En annonçant une "nouvelle génération" d'unité de police, à Toulon (Var), le 17 août, Brice Hortefeux est sans doute allé un peu vite, oubliant le poids de l'histoire. "Ce nom n'est pas anodin", a dit le ministre de l'Intérieur, en faisant référence à leur mission d'intervention dans les quartiers sensibles.

Pourtant, les "brigades spéciales" sont de sinistre mémoire dans la police. Sous l'Occupation, à Paris, les "BS" étaient en effet chargées de traquer "l'ennemi intérieur", juifs et résistants en tête (1). Certains responsables policiers commencent à s'inquiéter de cette appellation. Surtout à l'heure où le gouvernement s'engage dans une surenchère sécuritaire.

(1) Policiers français sous l'Occupation, d'après les archives de l'épuration, par Jean-Marc Berlière, avec la collaboration de Laurent Chabrun, Ed. Perrin.

piqué sur l'Express.fr - 19/08/2010

 

La police, de Vichy à l'épuration

L'enquête de Jean-Marc Berlière et de Laurent Chabrun, portrait vérité des gardiens de la paix sous l'Occupation, vient de recevoir le prix Derogy

Jean-Marc Berlière est un récidiviste. Biographe du préfet Lépine, analyste rigoureux, en 1996, du Monde des polices en France (Complexe), qui reste la meilleure approche historique du sujet, il nous livre aujourd'hui, avec la collaboration de Laurent Chabrun (journaliste à L'Express), son regard sur... Sur quoi exactement? Moins sur les policiers français sous l'Occupation, comme le suggère le titre de l'ouvrage, que sur des policiers, placés dans la double contrainte de l'obéissance à Vichy et de la collaboration avec l'occupant nazi. Nourri d'archives (mais sans fétichisme: le lecteur aura tout intérêt à commencer le livre par les réflexions des pages 76-77, qui tordent le cou à «l'effet scoop» si recherché de nos jours), l'ouvrage se présente en effet comme une impressionnante galerie de portraits, depuis le gardien de la paix chargé, dans les brigades spéciales de sinistre mémoire, de la répression des résistants, jusqu'au directeur qui, sans jamais se salir les mains, organise le fichage des juifs parisiens et leur détention à Drancy.

Mais le livre est aussi, et peut-être d'abord, une passionnante analyse de l'épuration, de ses mécanismes, de ses enjeux, de ses temporalités. Les auteurs s'y livrent à une décapante relecture du véritable dictionnaire des idées reçues qui s'est aujourd'hui constitué sur le sujet. Il doit être désormais acquis que l'épuration a été un phénomène de grande ampleur, qui s'étale sur une longue durée, et que le lampiste n'a pas payé pour le haut gradé: à la fin de 1945, nous rappelle Berlière, le pourcentage de fonctionnaires de police révoqués en province s'élève à 2,7% pour les gardiens de la paix, contre 37% au sommet de la hiérarchie.

De cette visite, intelligemment guidée, des années 40 de la police française, le lecteur sera tenté de faire une pièce, particulièrement sombre, à ajouter au volumineux dossier de l'introspection collective rétrospective sur Vichy; comme l'y incitent les auteurs, sans doute devrait-il aussi en déduire quelques réflexions sur la question, pas totalement périmée de nos jours, de l'obéissance à l'ordre inique.

Les Policiers français sous l'Occupation, par Jean-Marc Berlière et Laurent Chabrun. Perrin, 390 p., 135,13 F (20,60 euros).

piqué sur l'Express.fr - Baruch Marc-Olivier - 08/11/2001

 

 

« Mardi 16 novembre 1943, la Brigade Spéciale, après quatre mois de filature, décide de frapper en commençant par Epstein et Manouchian. Ce dernier est attendu devant son domicile clandestin par le commissaire Barrachin, chef de la Brigade Spéciale n°2 des Renseignements Généraux. Manouchian est pris en filature. Il prend le train à la gare de Lyon et descend à Evry-petit-Bourg. A la sortie de la gare, il aperçoit Epstein qui se met à marcher en direction de la Seine. Il le suit à une cinquantaine de mètres. Epstein, qui s’est déjà retourné à plusieurs reprises, convaincu d’être filé, descend vers la berge, très grasse et détrempée, et accélère le pas. Manouchian, qui s’est sans doute aussi aperçu de la filature, hésite puis continue son chemin. Poursuivi par deux inspecteurs et le commissaire Barrachin, échelonnés tous les quatre-vingts mètres environ, Epstein conserve son avance et arrive dans une allée au sol plus dur. Se retournant, il aperçoit trois policiers et se met à courir. L’inspecteur Chouffot tire à plusieurs reprises avant de le neutraliser. Rejoint par les trois policiers, il leur oppose une très forte résistance. Finalement, menotté dans le dos, il tente à nouveau de s’échapper mais sans succès. De son côté, Manouchian a été rattrapé par deux inspecteurs. Il tient dans la poche droite de son manteau un 6.35 avec une balle dans le canon mais décide de se rendre à la deuxième sommation. Il est 10 heures du matin. »
(d’ après le rapport de police – Archives nationales, Z6 82/1260).
Paragraphe extrait de « l’Affiche rouge, une victoire posthume » d’Adam Rayski, DMIH, 1999.

piqué au tas sans demander sur ce blog fort instructif

15:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/08/2010

Les super hélicos d'Hortefeux pour son plan anti-braquage

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a lancé jeudi à Lyon son plan pour lutter contre les vols à main armée, avec l’utilisation d’hélicoptères capables de transmettre au sol en temps réel des images de fuite et la création d’un «fichier sériel» sans éléments d’identité.

«Des hélicoptères C135 (le C 135 Stratolifter est un avion transporteur, ici il s'agit de l' EC 135 Eurocopter) équipés de caméras thermiques capables de filmer le conducteur et de lire la plaque d’immatriculation d’un véhicule» peuvent être utilisés à tout moment pour suivre l’itinéraire de fuite de malfaiteurs, a-t-il expliqué.

Ces appareils, qui volent «à une altitude et à une distance» de leur objectif telle «qu’on ne les entend pas» (encore moins que les sous-marin et la crevette de Morin ?), a précisé le ministre, appartiennent à la gendarmerie.

Par ailleurs, le ministre a fait part de sa volonté de prévoir, dans la future loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), la création d’un «fichier sériel» pour les actes de délinquance graves tels que les braquages.

Ce fichier, «qui ne comprendra aucun élément d’identité», précise-t-on au ministère, ne recensera «que les profils et les modes opératoires» des crimes et délits concernés, ajoute-t-on de même source.

Enfin, Hortefeux va généraliser l’usage du système de lecture automatisée des plaques minéralogiques, le «Lapi», à bord des véhicules de police et de gendarmerie, un système jusqu’alors en cours d’expérimentation.

(Source AFP)

piqué sur www.liberation.fr - 12/08/2010

Les yeux de Delta Juliette

Embarquant un équipement d'avant-garde, dont une caméra thermique, Delta Juliette, le nouvel hélicoptère des gendarmes alsaciens vient de se poser à Meyenheim.

Les pilotes appellent leur appareil un « taxi ». Et la dernière livraison est selon le lieutenant-colonel Bloy, adjoint au groupement central des formations aériennes de la gendarmerie, « le plus beau des taxis ». Un engin qui met quand même la course à cinq millions d'euros. A ce prix là, on a toutes les options. En touchant l'EC-135, c'est comme si les gendarmes passaient de la Renault 4 à la Subaru, « une révolution ».

piqué sur dna.fr - 21/04/2010

http://arphotos.dna.fr/2010/N94/20100421_DNA030638.jpg

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/08/2010

Le recul : action apportant précision sur les tirs contre des policiers à Auxerre et Villiers-le-Bel

http://www.simpsonspark.com/images/dossiers/modo/modo-15.jpg

Des policiers visés par des tirs à Auxerre et Villiers-le-Bel
(Le 5 août 2010)

Des policiers visés par des tirs à Auxerre et Villiers-le-Bel

Le Parisien | 05.08.2010, 17h43

Mardi soir à Auxerre, hier à Villiers-le-Bel. En deux jours seulement, des policiers ont été la cible de tirs d’armes à feu. Dans les deux cas, les tireurs ont utilisés des petits calibres. Mais c’est suffisant pour inquiéter les forces de l’ordre. Pour François Paillard, secrétaire du syndicat Alliance Police nationale Bourgogne et Franche-Comté , « on a franchi un pas qui, pour nous, est grave ».

Auxerre : des armes « de type 22 long rifle »

Une voiture de police a été visée par un tir d’ « arme à feu de petit calibre » et des projectiles dans la nuit de mardi à mercredi dans une cité sensible d’Auxerre, sans faire de blessé, et une enquête a été ouverte, relate la préfecture de l’Yonne. Selon le syndicat Alliance Police nationale, le véhicule de police aurait été impacté deux fois, « au niveau du pare-brise et de la carrosserie », par une arme « de type 22 long rifle ».

Les policiers en tenue, qui patrouillaient vers 2 heures du matin dans le quartier sensible de Sainte-Geneviève, à Auxerre, ont « entendu une déflagration » et « leur pare-brise a été étoilé », a précisé la préfecture. En outre, les fonctionnaires, une fois sortis de leur véhicule et après avoir reçu les renforts de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), ont essuyé « des projectiles » et « entendu des déflagrations », selon la préfecture. Cela correspondrait à des « tirs de plombs », selon Frédéric Paillard.

Ces incidents interviennent après qu’un jeune homme, « connu des services de police », ait échappé à un contrôle et se soit réfugié dans son quartier de Sainte-Geneviève plus tôt dans la journée, ont indiqué la préfecture et le syndicat. Un groupe d’une dizaine de personnes, « encagoulées et armées de bâtons et de pierres », a alors « empêché l’intervention de la police », selon Alliance Police nationale. Le jeune homme a finalement été interpellé. Une enquête est en cours, et deux personne ont été arrêtées pour outrages sur des policiers, a indiqué la préfecture.

Une quinzaine d’individus armés à Villiers-le-Bel

Des policiers, qui contrôlaient un véhicule, ont essuyé mercredi soir des tirs par arme à feu à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) sans qu’il y ait de blessés. « Vers 23h40, une équipe des UTEC (Unité territoriale de quartier) contrôlait un véhicule place du Bois Joli à Villiers-le-Bel lorsqu’une quinzaine d’individus se sont présentés. Ils étaient armés », a expliqué Audrey Vagner, du syndicat Alliance Val-d’Oise. « Il y a eu des tirs à deux reprises sur les policiers qui ont riposté par un tir de flashball. Il n’y a pas eu de blessé ni d’un côté, ni de l’autre », a-t-elle précisé.

« Les douilles retrouvées sur place permettent de dire qu’ils étaient armés de 12 mm » (calibre de carabine de jardin, ndlr), a ajouté Mme Vagner. La préfecture du Val d’Oise n’a pas souhaité faire de commentaire, « une enquête est en cours ». La sûreté départementale a été chargée de enquête.

Alliance Police Nationale « en appelle à toute la classe politique »

« Grenoble, Auxerre et maintenant Villiers-le-Bel (...). Ces tirs sont perpétrés par des criminels prêts à tuer pour empêcher l’interpellation d’un malfaiteur ! », a dénoncé Alliance Police Nationale. « Il est urgent que la Justice se fasse entendre et tape du poing sur la table en sanctionnant lourdement, avec la plus extrême des fermetés, en réponse à cet emballement criminel intolérable », déclare le syndicat. « Face à la recrudescence de ces actes extrêmement préoccupants, Alliance Police Nationale en appelle à toute la classe politique pour qu’elle se rassemble unanimement en faveur de l’action des forces de sécurité », conclut le syndicat.


Villiers-le-Bel : les tirs n’étaient pas destinés aux policiers(sources proches dossier)

06/08/2010-[11:11] - AFP

CERGY, 5 août 2010 (AFP) - Les tirs essuyés mercredi soir par des policiers qui contrôlaient un véhicule à Villiers-le-Bel (Val d’Oise) n’étaient pas destinés aux forces de l’ordre contrairement à ce qu’avait affirmé le syndicat Alliance, selon des sources proches du dossier.

"Le tirs n’étaient pas dirigés contre les policiers. Il s’agit d’une lutte entre bandes. Ils ont échangé des tirs et les jeunes qui se sont dirigés vers les policiers fuyaient", a expliqué une source à l’AFP. "Il y a eu des échanges entre jeunes. Certains se sont réfugiés auprès des policiers qui contrôlaient un véhicule", a confirmé une autre source. Jeudi, le syndicat Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, avait annoncé que des policiers des UTeQ (Unités territoriales de quartier), qui contrôlaient un véhicule, avaient essuyé mercredi soir des tirs par arme à feu à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) sans qu’il y ait de blessés. "Grenoble, Auxerre et maintenant Villiers-le-Bel (...). Ces tirs sont perpétrés par des criminels prêts à tuer pour empêcher l’interpellation d’un malfaiteur !", avait dénoncé Alliance Police Nationale. Contacté par l’AFP, le parquet n’a pas fait de commentaire. La sûreté départementale a été chargée de l’enquête.

piqué sur Brèves du désordre -06/08/2010

 

 

  • Rappel du positionnement du doigt sur la queue de détente :
    • C'est la partie la plus sensible de l'index qui doigt se trouver en contact avec la queue de détente.
    • Cette partie ce situe au niveau de la pulpe de la dernière phalange (confère schéma).

 

12:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/08/2010

Dans la sainte Russie démocrate, il a traité la police de "racaille".

 

http://www.annointedfig.com/wp-content/uploads/2009/04/pig-cop.jpg

a pig cop eating his donut


MOSCOU (Reuters) - Un russe qui a traité la police locale de «racaille» dans un commentaire affiché sur Internet a reçu une peine de prison avec sursis lundi pour «extrémisme», ce qui incite les bloggers à mettre en garde contre une répression de la liberté d'expression sur Internet.

Savva Terentiev, un musicien de 28 ans de Syktyvkar, à 1515 kilomètres (940 milles) au nord de Moscou, a écrit sur un blog l'an dernier que la force de police devrait être nettoyée en brûlant symboliquement des policiers deux fois par jour dans une square urbain. Condamné sur des accusations «d’incitation à la haine et à la discorde» Terentiev a reçu une sentence d’un an de prison avec sursis, ont rapporté les agences de presse russes. Les militants pour la liberté d'expression ont déclaré que la décision pourrait créer un précédent dangereux pour la liberté d'expression sur l'Internet, un forum dynamique pour les débats politiques dans un pays où les grands médias traditionnels font preuve de déférence envers les autorités. «C’est un verdict tout à fait injustifié», a déclaré à Reuters Alexander Verkhovsky, directeur du centre SOVA à Moscou, une ONG qui surveille l'extrémisme. «Savva a assurément écrit un commentaire impoli… mais ce verdict signifie qu’il sera impossible de faire des commentaires impolis au sujet de qui que ce soit». Le verdict a été discuté sur des blogs russes lundi. «Je ne sais pas maintenant si je dois être écrire ici ou pas», a commenté le blogger Likershassi sur un site Web. «Le fait que Terentiev ait eu une condamnation avec sursis est sans importance. Ce qui est important est le précédent», a écrit un bloger nommé Puffinus. GRAND FEU DE JOIE Contacté par Reuters lundi, Terentiev a confirmé la sentence mais a déclaré qu'il n'était pas en mesure de faire d'autres commentaires. Le commentaire sur le blog pour lequel il a été poursuivi a été retiré de l'Internet. Le journal russe Kommersant l’a cité comme disant: «Ceux qui deviennent flics sont des racailles», et demandant qu’on en fasse un feu de joie». Après que l'accusation ait été déposée, Terentiev a écrit une lettre ouverte au Président russe Dmitri Medvedev protestant de son innocence. «Il est de notre devoir d'assumer la responsabilité de nos paroles sur l'Internet... mais je n'ai pas appelé à la haine sociale envers les personnes salariées du service de la police», a-t-il écrit dans la lettre affichée sur l'un de ses sites www.zasavva.ru La plupart des Russes reçoivent leurs bulletins de nouvelles et leur information de stations de télévision et de journaux contrôlés par l'État ou par des hommes d'affaires ayant des liens avec le Kremlin. Les voix de l'opposition sont en grande partie confinées à l'Internet, à la radio et aux publications à faible circulation. Medvedev a dit qu'il considère la liberté d'expression et une société civile florissante comme essentiels et que la Russie doit y aller avec retenue lorsqu’elle fait la police de l'Internet.
«Dieu merci, nous vivons dans une société libre», a déclaré Medvedev le mois dernier dans un entretien avec Reuters. «Il est possible d’aller sur l'Internet et d'y trouver tout ce que vous voulez. À cet égard, il n'y a pas de problèmes d’accès fermé à l'information en Russie aujourd'hui, il n'y en avait pas hier et il n'y aura pas demain», a-t-il dit.

Reuters - 07/07/2008

 

not all pigs are cops 10"X9"
acrylic on cardboard



 

Un blogueur russe condamné pour avoir insulté la police a défendu lundi son droit d'expression en Russie où l'internet, dernier îlot de liberté, est devenu la cible du ministère de l'Intérieur soucieux d'accroître le contrôle des sites Un blogueur russe condamné pour avoir insulté la police a défendu lundi son droit d'expression en Russie où l'internet, dernier îlot de liberté, est devenu la cible du ministère de l'Intérieur soucieux d'accroître le contrôle des sites "subversifs"."Je ne pense pas que j'aie commis un crime", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Moscou Savva Terentiev, musicien de Syktyvkar (nord) condamné à un an de prison avec sursis après avoir écrit dans son blog qu'il détestait les policiers, appelant à les brûler vifs "comme à Auschwitz".Son avocat, Vladislav Kosnynev, a qualifié cette condamnation d'"illégale et infondée" annonçant qu'il en avait fait appel lundi et se disant prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg, le cas échéant.Savva Terentiev a admis que ses commentaires étaient "assez forts", sans pour autant vouloir revenir sur les termes qu'il avait utilisés.La police en Russie a la réputation d'être très corrompue et la plupart des Russes disent ne pas lui faire confiance, selon des sondages.Au procès, le procureur Lada Louzan a qualifié les déclarations de Savva Terentiev d'"acte d'extrémisme, puisque l'objet de l'incitation au crime était des individus exerçant des fonctions qui visent à protéger l'ordre et les lois"."Personne n'a prouvé en justice que les commentaires (de Savva Terentiev) avaient été dangereux pour la société", a réagi lundi Anton Nossik, blogueur et figure de l'internet russe.Il a par ailleurs dénoncé comme étant "absurdes" les tentatives de la police de contrôler le web.Le ministre russe de l'Intérieur Rachid Nourgaliev a appelé vendredi les députés à amender la loi sur les médias pour qu'il soit reconnu que l'internet est un média, ce qui permettrait de sanctionner les internautes pour la publication d'informations "extrémistes"."Aujourd'hui, la question de la responsabilité pénale pour incitation à l'extrémisme et au terrorisme sur le web devient de plus en plus d'actualité", a-t-il déclaré, d'après le site du ministère.Maria Gaïdar, militante du parti de droite SPS, qui s'est distinguée par une campagne contre le Kremlin extrêmement caustique menée sur l'internet avant les législatives de fin 2007 a également jugé "absurde" d'assimiler internet et médias, ce qui équivaudrait, dit-elle, à "déclarer comme mass média toute sorte de moyens de communiquer, textos, etc.".Interrogée par l'AFP, elle a cependant souligné que toute personne devait être responsable de ses dires, considérant que la condamnation de Savva Terentiev est "adéquate".Pour Alexeï Simonov, du Fonds de défense de la Glasnost, la démarche du ministre Nourgaliev a pour but d'envoyer un signal aux blogueurs qui jouissaient jusqu'à présent d'une "certaine liberté" dans un contexte de verrouillage du paysage audiovisuel et d'absence de toute discussion publique libre sur les sujets politiques."Dans la Russie actuelle, tout désaccord avec les autorités exprimé en termes forts peut être taxé d'extrémisme", déplore M. Simonov.Le Parlement russe a définitivement adopté il y a un an des amendements à la législation sur "l'extrémisme", décriés comme étant un moyen d'entraver l'action de l'opposition avant l'élection présidentielle de mars 2008 en Russie.Ces amendements ont introduit notamment dans le code pénal la notion de crimes et délits commis pour "des motifs de haine politique et idéologique", venant s'ajouter à ceux commis par haine raciale ou religieuse."C'est bête de considérer l'internet comme un média, mais qui a dit que nos autorités sont incapables de faire des bêtises ?", s'interroge ironiquement l'expert.

AFP - 14/07/2008

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24/07/2010

La Brigade spéciale des RG, principalement en charge de la répression « contre les terroristes »

« Ayez donc constamment à l’esprit qu’une lutte à mort est engagée entre les agents de l’autorité et les éléments de désordre dont le but principal, maintenant prouvée, est de supprimer ceux qu’ils considèrent comme un obstacle majeur à leurs entreprises néfastes ».

Circulaire du directeur de la police municipale de Paris, Emile Hennequin, 31 mai 1942

 

 

Telle que je l’ai comprise, la problématique qui fait le ciment de ce colloque ne consiste pas à établir un trouble parallèle, style zone grise, entre résistants et occupants, mais à affirmer l’impossibilité de les comprendre séparément. L’étude de cas que nous avons choisie, à savoir la confrontation entre résistants communistes et Brigades spéciales des Renseignements généraux face à la lutte armée à Paris, présente une configuration plus complexe puisque la répression dans la France occupée passe par la médiation de la police française. Cette répression ne fut pas moins efficace et la confrontation pas moins radicale, comme en témoigne la circulaire du directeur de la police municipale de Paris, Hennequin, dans une circulaire du 31 mai 1942 :
« Ayez donc constamment à l’esprit qu’une lutte à mort est engagée entre les agents de l’autorité et les éléments de désordre dont le but principal, maintenant prouvée, est de supprimer ceux qu’ils considèrent comme un obstacle majeur à leurs entreprises néfastes ».
La circulaire suivait immédiatement les incidents de la rue de Buci. Le PCF avait décidé d’organiser une prise de parole publique devant un magasin d’alimentation Eco, mais elle fut rapidement interrompue par l’intervention de la police. Dans l’opération, trois policiers étaient morts.
Dans cet affrontement qui dura de l’été 1941 à la Libération, dans cette « lutte à mort » pour reprendre les termes du directeur de la police municipale, il y eut constamment cette imbrication entre les résistants communistes engagés dans la guérilla urbaine et les policiers parisiens qui avaient pour tâche principale de les neutraliser. Les premiers étaient les seuls à mener la lutte armée à Paris dans la période. Sans occulter le rôle des autres polices, nous nous concentrerons sur la Brigade spéciale des RG, principalement en charge de la répression « contre les terroristes ».
Nous verrons que l’approche peut être plurielle. Elle relève de l’histoire politique et de l’histoire sociale. Elle doit aussi permettre de comprendre les cultures professionnelles et convoque donc l’histoire culturelle et la sociologie. Elle amène à s’interroger sur les comportements individuels en situation extrême et devrait donc également solliciter la psychologie historique. Les questionnements sont donc multiples. Les sources accessibles sont riches pour tenter d’y répondre : de la commission d’épuration aux cours de justice et aux dossiers professionnels, elles permettent d’appréhender l’ensemble du personnel des BS ; des procès verbaux d’arrestation aux synthèses de filatures, de la liste des attentats aux interrogatoires, elles sont une mine d’informations sur les résistants, d’autant que, dans leur très grande majorité, les combattants de la lutte armée à Paris ont été arrêtés. Une double prosopographie est donc possible sur des corpus quasi complets1.

 

extrait de : La confrontation radicale Résistants communistes parisiens vs Brigades spéciales - Denis Peschanski*

 

 

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17/07/2010

A Sevran, « Les policiers ont 100000 fois raison! »

 

6h 30, 150 policiers dans les cités de Sevran

Un kilo de cannabis, deux armes, une garde à vue.C’est le maigre bilan de la descente d’hier matin aux Beaudottes et à Cité-Basse.

Un air de déjà-vu flottait sur Sevran, hier au petit matin. A l’entrée des Beaudottes, policiers, douaniers et gendarmes mobiles contrôlaient chaque voiture. Permis de conduire, carte grise, contenu du coffre… Pendant ce temps, d’autres policiers, cagoules sur la pour certains, entraient dans les halls, sous l’œil presque impassible des lève-tôt du coin.

« Les policiers ont 100000 fois raison! » lâche un retraité qui vit ici depuis 1972, en allant chercher son pain. Pas moins de 150 fonctionnaires ont été mobilisés pour cette opération, qui s’est déroulée en même temps, de 6 h 30 à 9 h 30, à la Cité-Basse, à l’autre bout de la ville. Bilan : de bien maigres trouvailles, au regard de la réputation de plaque tournante de la drogue qui colle à ces quartiers.

Une quinzaine de halls ont été fouillés.

Un kilo de cannabis, un pistolet 9 mm, trois chargeurs de Kalachnikov, une voiture volée. Voilà ce qui a été découvert à Cité-Basse. Un calibre 12 a été saisi aux Beaudottes. Un suspect a également été placé en garde à vue. La police, qui le recherchait, n’a pas eu à le réveiller, il s’était fait interpeller la veille pour d’autres faits.[le flair, toujours le flair]

La descente d’hier matin était menée par plusieurs services. La police judiciaire agissait sur commission rogatoire, la sûreté territoriale dans le cadre d’une préliminaire. Pour le préfet Christian Lambert, il s’agit de continuer sans relâche sa politique d’occupation du territoire [ la cité ], notamment dans les halls d’immeubles. « Aller partout, à tout moment pour prouver qu’il n’y a pas de zone de non-droit est le leitmotiv du préfet, indique-t-on dans son entourage. L’opération de Sevran en fait encore la démonstration. »

Une quinzaine de halls ont ainsi été fouillés. « On ne peut que se réjouir que la police aille dans les quartiers, souligne Patrice Roques, adjoint (PS) au maire de Sevran, en charge de la tranquillité. Mais il faut aussi s’interroger sur la stratégie à long terme et que la guerre des halls ne s’oppose pas à la guerre des nourrices (NDLR : ces appartements utilisés pour se cacher, stocker de la drogue ou des armes). »

L’action d’hier matin, précise-t-on au parquet, intervient dans le contexte tendu qui règne à Sevran, où le trafic de drogue se mêle à des violences par armes à feu (lire ci-dessous). A Cité-Basse, où un jeune a miraculeusement échappé à la mort après avoir été atteint d’une balle à la tête, il y a une dizaine de jours, des habitants s’interrogent sur l’efficacité de telles descentes. « Lorsque les grands géraient le trafic, la cité était protégée, estime une habitante. Ils sont tombés, et la situation a changé. » Dans le quartier, la rumeur selon laquelle les trafiquants des Beaudottes voudraient avoir le monopole de la vente de cannabis, aux dépens de Cité-Basse, est prise très au sérieux.

piqué au tas sur le Parisien.fr - 17/07/2010

les_mauvias_jours_finiront.jpg

13:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/07/2010

Hortefeux annonce le doublement des UTeQ

Le ministre de l'Intérieur a annoncé jeudi à Bobigny la création de 26 nouvelles Unités territoriales de quartier, portant ainsi leur nombre à 60. Leur création avait été gelée fin 2009, faute de crédits.

Faute de crédits, l'avenir des Unité territoiriales de quartier (UTeQ) semblait compromis. Brice Hortefeux a finalement changé d'avis et annoncé jeudi la création de 26 nouvelles UTeQ, portant ainsi leur nombre à 60. Il y a actuellement "34 UTeQ en France, je vais en augmenter le nombre de 26" unités, a déclaré le ministre de l'Intérieur, en déplacement à Bobigny, ajoutant que certaines de ces nouvelles unités seraient affectées à la Seine-Saint-Denis. Généralement composaient d'une vingtaine de policiers, ces "unités" ont pour mission d'intervenir dans des zones urbaines sensibles ciblées. Reprenant le rôle de la police de proximité -supprimée en 2002 par Nicolas Sarkozy-, elles ont aussi pour objectif de renouer des liens avec les habitants de ces quartiers, notamment avec les jeunes.

Les UTeQ ont été créée en avril 2008 par l'ancienne ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, peu de temps après les émeutes de Villiers-le-Bel. L'objectif de départ était d'en créer 100. Mais, fin 2009, faute de crédits suffisant, Brice Hortefeux avait annoncé le gel des créations de ces UTeQ. Le ministre aurait pris la décision de les relancer après avoir étudié un audit commun des deux inspections générales, celle de l'Administration et celle de la police nationale, qui concluait que les UTeQ avaient "prouvé à la fois leur utilité et leur efficacité".

"Une bonne chose", même si...

"Tout ce qui rapproche la police de la population est une bonne chose, commente Yannick Danio, délégué national du syndicat Unité SGP Police FO, principal syndicat des gardiens de la paix. Mais une question primordiale reste : où M. Hortefeux va-t-il ponctionner les effectifs alors que ceux-ci ne cessent de réduire?" Le syndicat rappelle ainsi qu'aucun gardien de la paix n'a été recruté en 2009 et que malgré le doublement annoncé des UTeQ, "on reste très loin du compte puisqu'à l'origine il devait y en avoir plus de 100". Du côté des officiers, Synergie Officiers se félicite également de la création de ces nouvelles unités qui représentent "un bon équilibre entre intervention et proximité" et qui "ne devraient pas nécessiter un sou supplémentaire puisqu'elles seront créées grâce à la fusion de petits services entre eux".

En revanche, le ministre n'a "pas pris de décision" quant aux Compagnies de sécurisation, créées en même temps que les UTeQ et actuellement au nombre de huit. "On va monter à 16, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur, mais dans une configuration nouvelle, et elles changeront d'intitulé pour devenir des Compagnies départementales de sécurisation et d'intervention", a-t-on précisé de même source.

Par Alexandra Guillet le 24 juin 2010 à 11:34

piqué au tas sur lci.tf1.fr - 24/06/2010

 

 

Les Uteq, le nec plus ultra contre la délinquance en Ile-de-France

 

QUARTIERS - Cette police de contact a donné satisfaction dans le 93...

Les Uteq s'étendent hors de Seine-Saint-Denis. Comprendre les Unités territoriales de quartier. Ces groupes d'une vingtaine de policiers chacun - dont la philosophie est d'intervenir dans les cités sensibles tout en maintenant un lien fort avec la population - avaient été expérimentés au printemps 2008 dans le 93. En 2009, ils seront déployés dans huit autres communes franciliennes, selon une information révélée ce jeudi par «Le Figaro». Ils seront épaulés par des compagnies de sécurisation - aux missions proches de CRS mais avec une meilleure connaissance du terrain - en Essonne, dans le Val d'Oise et dans les Yvelines.

Selon la place Beauvau, la délinquance a baissé de 10% à La Courneuve, de 15% à Saint-Denis et de 20% à Clichy-Montfermeil entre avril et décembre 2008 par rapport à la même période en 2007. Les syndicats policiers approuvent donc tandis que Xavier Lemoine, maire (UMP) de Montfermeil, parle d'un «bilan excellent» : «C'est pas plus de police, c'est mieux de police!» Enthousiasme également à la mairie (PCF) de Saint-Denis où l'on reconnaît qu'il «n'y a plus les mêmes rapports tendus entre forces de l'ordre et population». Les caillassages réguliers des premiers mois auraient cessé en novembre.

Si la Seine-Saint-Denis n'a pas été retenue pour le déploiement de 2009, c'est «parce qu'il faut répondre à d'autres demandes», précise l'Intérieur. Au grand dam de Stéphane Gatignon, maire (PCF) de Sevran à qui la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait promis en mai une unité. «Je vais faire un courrier pour exprimer mon étonnement.» Chacun veut son Uteq.

Alexandre Sulzer

piqué au tas sur www.20minutes.fr - 22/01/2009

 

III. LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES URBAINES ET LA PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE

A. UN EFFORT IMPORTANT POUR RENDRE L'ETAT PRÉSENT DANS LES QUARTIERS SENSIBLES

1. Un déploiement progressif des UTeQ

a) Le débat sur la police de proximité

La police communautaire, la police de proximité sont des pratiques de la police qui, sous des formes diverses, ont été mis en oeuvre dans la plupart des pays occidentaux au cours des dernières années. Ces pratiques consistent en un alliage réussi entre la prévention, la répression, la coopération avec les habitants et avec les autres institutions, la connaissance du territoire et la qualité du « service rendu », qui doivent finalement permettre de faire reculer le sentiment d'insécurité. Selon les pays, l'accent sera davantage mis sur tel ou tel aspect : ainsi, aux États-Unis ou au Royaume-Uni, la dimension de participation de la population au travail de la police sera mise en avant, tandis qu'elle reste pour l'essentiel étrangère à la conception française du maintien de l'ordre.

En France, la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité du 21 janvier 1995 a pour la première fois explicitement mentionné la police de proximité. Cependant, celle-ci a été mise en place entre 1997 (année du colloque de Villepinte) et 2002, avec la création de nouvelles structures déconcentrées, commissariats et postes de police, devant permettre de rapprocher la police de la population.

Si cet objectif était en soi pertinent, sa mise en oeuvre était plus discutable. En effet, les nouvelles structures ont souvent fixé les policiers sur des lieux déterminés au détriment de leur présence sur la voie publique, et les horaires d'ouverture des commissariats et postes de police ne permettaient pas d'assurer une présence tardive et nocturne, pourtant indispensable pour contenir la délinquance.

Depuis 2002, les bons résultats obtenus dans la lutte contre la délinquance générale et de proximité coexistent avec une grande difficulté à améliorer sensiblement la sécurité dans les « quartiers difficiles », où les modes opératoires de la police ne semblent pas permettre de traiter les spécificités de la délinquance. Les interventions des forces de police prennent alors essentiellement une forme réactive, passagère, et ces interventions, de par leur caractère ponctuel même, apparaissent de plus en plus arbitraires à la population.

b) Les caractéristiques des UTeQ

Ce constat a justifié l'expérimentation des Unités territoriales de quartier (UTeQ) à partir de 2008.

Le gouvernement a insisté sur la différence entre ces UTeQ et la police de proximité telle qu'elle a été supprimée en 2002. En effet, les nouvelles UTeQ doivent être imprégnées de la même « culture du résultat » que les autres forces de police, qui a permis d'obtenir de bons résultats en termes de baisse de la délinquance. Elles doivent ainsi exercer un rôle de répression autant que de prévention, arrêter les délinquants et alimenter les procédures judiciaires.

Selon les termes officiels, ces unités territoriales de quartiers ont ainsi pour objectifs de « lutter contre la délinquance et les violences urbaines, de rechercher le renseignement opérationnel et de développer le lien de confiance entre la police et la population » pour « aller au devant des faits ou des événements et y donner des réponses immédiates », seules ou avec des renforts adaptés et immédiatement disponibles, de manière privilégiée des compagnies de sécurisation (voir ci-dessous). Elles devront ainsi lutter contre les faits de délinquance, de violence et les trafics, en identifiant les délinquants ou les fauteurs de troubles et en procédant à leur interpellation.

Ces unités se voient assigner des objectifs à partir, notamment, de l'analyse des données fournies par l'état 4001 des crimes et délits et de la main courante informatisée, ou de données qualitatives venant, par exemple, des partenaires, des élus ou des associations présents sur le site. Les UTeQ doivent progressivement développer la connaissance des quartiers et de leur population et y créer des liens de confiance.

Le « renseignement opérationnel » sur lequel insiste le ministère, consiste notamment dans l'identification des délinquants, des fauteurs de troubles, et des trafiquants, et sera utilisé par les services chargés des enquêtes judiciaires - les brigades de sûreté urbaine ou départementale, les services de la police judiciaire, les groupes d'intervention régionale ou les services départementaux d'information générale.

Les UTeQ sont organisées en patrouilles pédestres ou portées. Selon les quartiers, chaque vacation est assurée par 8 à 10 policiers, réellement présents sur le terrain, ce qui nécessite l'affectation d'un effectif global de 21 à 24 policiers par UTeQ, tous volontaires. Les policiers des UTeQ doivent assurer une présence continue selon des plages horaires adaptées aux spécificités locales de la délinquance. Ainsi, elles sont présente le samedi et le dimanche et en soirée.

Contrairement à l'ancienne forme de la police de proximité, les UTeQ ne rendent pas nécessaires l'ouverture de nouveaux postes de police. En effet, l'administration ou le suivi des procédures judiciaires n'incombent pas aux UTeQ, qui se concentrent sur la présence effective sur la voie publique.

Après l'ouverture des premières UTeQ en 2008 dans le département de la Seine-Saint-Denis, à Marseille et à Toulouse, trente-cinq UTeQ sont désormais opérationnelles. Un total de 100 UTeQ devait initialement être créé avant la fin 2009. Cependant, le dispositif ne sera finalement généralisé qu'après une évaluation, qui sera conduite en 2010 afin d'en ajuster en tant que de besoin le fonctionnement. En effet, le premier bilan de l'activité des UTeQ est globalement positif mais certaines difficultés se sont manifestées.

Ainsi, l'effet de l'activité des UTeQ sur les statistiques de la délinquance semble positif : la délinquance en Seine-Saint-Denis a diminué de 12 % à Clichy-sous-Bois et à Saint-Denis, avec une diminution allant respectivement jusqu'à 24 % et 30 % de la délinquance de voie publique. Cependant, la délinquance a augmenté de 5 % à la Courneuve.

En outre, les premières UTeQ ont parfois dû subir des actions violentes du fait même de leur nouveauté et du projet de « reconquête » de certains quartiers dont elles sont porteuses, comme à Villiers-le-Bel en mai 2009. Le risque est en effet que l'arrivée des UTeQ provoque une « lutte de territoire » avec la minorité la plus active et la plus violente présente dans le quartier.

Ce risque doit être cependant en partie maîtrisé grâce au soutien dont les UTeQ doivent bénéficier. En effet, elles sont appuyées au niveau départemental par des compagnies de sécurisation.

2. Les compagnies de sécurisation

Les UTeQ traduisent une approche territorialisée de la sécurité. Or, le maillage territorial des UTeQ connait certaines limites en termes d'effectifs dans les zones présentant un caractère particulièrement sensible en fonction de l'actualitéì (par exemple : des risques d'affrontements dans certains quartiers), des horaires de la journée, des périodes de l'année (vulnérabilitéì de certains commerces aÌ l'approche des fêtes), ou exposés, statistiquement, aÌ certains types de délinquance récurrents (vols aÌ l'arracheì,vols d'automobiles, trafics de stupéfiants...).

Les compagnies de sécurisation sont ainsi le complément logique des UTeQ. Chaque compagnie constitue en effet une réserve opérationnelle projetable dans tout le département, placée sous l'autorité du directeur départemental de la sécurité publique, dans des départements choisis en raison de leur taux de criminalité élevée, en particulier sur le plan des violences urbaines.

Les compagnies de sécurisation se substituent ainsi aux forces mobiles de la police nationale et de la gendarmerie nationale (CRS et gendarmerie mobile) dans leurs missions de sécurité publique (par opposition aux opérations de maintien de l'ordre public pour lesquelles ces forces mobiles ont été créées et qui constituent toujours leur vocation première), pour lesquelles elles ne sont pas réellement adaptées. En effet, les CRS et les gendarmes mobiles ne sont pas projetables à la demande en fonction des besoins des unités territorialisées, étant toujours susceptibles d'être mobilisés pour le maintien de l'ordre lors de manifestations, d'événements festifs ou sportifs, etc. En outre, ils ne sont pas formés à l'intervention de sécurité publique dans des conditions difficiles, sur des terrains qu'ils ne connaissent pas et n'ont pas à connaître du fait de leurs missions propres.

La compagnie de sécurisation est, comme les UTeQ, composée de fonctionnaires de police volontaires et spécialement formés, notamment pour des interventions dans les violences urbaines. Elles sont équipées de lanceur de balles de défense et de Tasers, ainsi que de mini-caméras clipées à l'uniforme des chefs de patrouille, devant permettre de collecter des preuves lors des interventions. Les policiers opèrent aussi bien en civil qu'en uniforme et l'unité dispose de véhicules et de motos. Le personnel en uniforme assure notamment un rôle préventif et dissuasif, tandis que l'action des policiers en civil est davantage orientée sur les interpellations pour vols aÌ la tire, les vols de véhicules et les trafics, qui nécessitent souvent un travail de recherche et de filature.

Le personnel des compagnies de sécurisation bénéficie d'une formation spécifique, visant à permettre l'intégration rapide aÌ un dispositif collectif d'intervention, l'interpellation de l'auteur d'un délit au sein d'un groupe et celle d'individus montés aÌ bord d'un véhicule, ou encore l'intervention en renfort de policiers en difficultéì ou blessés.

La première compagnie de sécurisation, composée de 150 policiers, a été installée à Paris le 8 décembre 2003 par le ministre de l'intérieur, au sein de la direction de la police urbaine de proximité, sous la responsabilité du préfet de police. Outre ses interventions pour améliorer le sentiment de sécurité sur la voie publique, il était indiqué que la compagnie était également susceptible d'intervenir ponctuellement dans le cadre des plans antivols à main armée, ou d'opérations conjointes de contrôles routiers avec les services des douanes au titre de la lutte contre divers trafics. La compagnie de sécurisation de Paris fut employée, souvent aux avant-postes d'une compagnie CRS, par exemple lors des événements de la Gare du Nord en mars 2007, des émeutes de Villiers-le-Bel en septembre 2007 ou pour le dispositif de sécurité du parcours de la flamme olympique en avril 2008.

Une nouvelle compagnie de sécurisation comprenant 113 personnels a ensuite été installée à Bobigny le 30 septembre 2008, dans le cadre du plan de cohésion pour la Seine-Saint-Denis, susceptible d'intervenir également à Rancy, Saint-Ouen, Villetaneuse et Noisy-le-Sec, voir sur un périmètre plus large. Cette compagnie est dotée d'une quarantaine de véhicules et de motos.

Désormais, sept compagnies de sécurisation sont opérationnelles, dans les Bouches-du-Rhône (100 personnels), la Haute-Garonne (100 personnels), l'Essonne (96 personnels), le Bas-Rhin (60 personnels), les Yvelines (67 personnels), le Val d'Oise (50 personnels) et la Seine-Saint-Denis (140 personnels).

Notons qu'en zone gendarmerie, les brigades de proximité sont appuyées par des gendarmes mobiles constitués en détachement de surveillance et d'intervention (DSI).

piqué au tas sur www.senat.fr - http://www.senat.fr/rap/a09-106-11/a09-106-11.html

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09/07/2010

Autoréductions à Oakland en marge du procès du policier qui avait tiré sur Oscar Grant

article précédent :

Johannes Mehserle, le policier qui a tué Oscar Grant, plaide "Non coupable"

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Fearing Grant may have a weapon, Mehserle said he decided to shock Grant with his Taser but pulled his .40-caliber handgun instead.

 

Grant was shot as he lay face-down.

 

 

Des émeutes ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à Oakland, en Californie, en marge du procès à Los Angeles d'un agent de sécurité ferroviaire blanc accusé d'avoir tué un jeune noir non-armé en janvier 2009.

Des magasins ont été endommagés et plusieurs dizaines de personnes arrêtées à la suite de la décision du jury de retenir la charge d'homicide involontaire plutôt que volontaire pour Johannes Mehserle. Cet ancien agent de sécurité ferroviaire est jugé pour avoir tué d'une balle dans le dos Oscar Grant, un Noir de 22 ans, alors que celui-ci tentait de résister [il tentait de résister allongé par-terre sur le ventre...] à une arrestation sur un quai de gare à Oakland le 1er janvier 2009.

Le jury a estimé que Johannes Mehserle n'avait pas l'intention de tuer Oscar Grant et a donc retenu l'homicide involontaire, une charge passible de deux à quatre ans de prison. La prochaine audience du procès a été fixée au 6 août.

L'annonce de ce choix a déclenché des émeutes à Oakland, alors même que le procès avait été délocalisé à Los Angeles pour éviter une répétition des violences qui avaient déjà suivi à Oakland le meurtre d'Oscar Grant. Le contexte racial de l'affaire en fait l'une des plus sensibles en Californie depuis l'acquittement en 1992 de quatre policiers pour le [chahutage] passage à tabac de Rodney King.

Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a diffusé un communiqué dans lequel il appelle les Californiens à rester calmes et indique au maire d'Oakland Ron Dellums que l'Etat est prêt à assurer le maintien de l'ordre dans sa ville. AP

piqué sur The Canadian Press - 09/07/2010

 

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LOS ANGELES — Un policier qui avait abattu un jeune Noir non armé en 2009 dans une station de métro de la banlieue de San Francisco a été condamné jeudi pour homicide involontaire par la justice californienne.

Johannes Mehserle, 28 ans, un officier de police de l'Agence des transports de la baie de San Francisco (BART), avait tué par balles le jeune Oscar Grant, alors âgé de 22 ans, le 1er janvier 2009 dans une station de métro de la ville d'Oakland, dans la banlieue est de San Francisco.

La sentence sera prononcée le 6 août. L'homicide involontaire vaut généralement à son auteur une peine de deux à quatre ans de prison, mais la sentence pourrait être plus lourde car le jury a reconnu l'existence de circonstances aggravantes dans cette affaire.

Le policier, appelé pour une bagarre, s'était défendu en assurant qu'il avait voulu utiliser son pistolet à impulsions électriques Taser pour immobiliser le jeune homme, mais qu'il avait par mégarde utilisé son arme de service, provoquant le drame.

La scène avait été filmée et sa diffusion avait provoqué une vague d'indignation à travers les Etats-Unis.

Le verdict a été rendu jeudi après-midi par un jury de la Cour supérieure de Los Angeles, où le procès avait été délocalisé en raison des tensions raciales qui l'entouraient: le policier est blanc et sa victime était noire.

La mort d'Oscar Grant, en 2009, avait été suivie de manifestations, dont l'une avait dégénéré dans le centre d'Oakland, quelque 200 personnes s'en prenant au mobilier urbain, incendiant des poubelles et endommageant des voitures, dont une de la police.

Des policiers avaient réagi en lançant des grenades lacrymogènes et une centaine de personnes avaient été interpellées.

En 1992, des émeutes sanglantes avaient éclaté à Los Angeles, après qu'un jury eut relaxé quatre policiers qui avaient roué de coups un chauffeur de taxi noir. La scène avait également été filmée et abondamment diffusée.

Johannes Mehserle n'a montré aucune réaction à la lecture du verdict, qui a été accueilli dans un grand silence, notamment de la famille de la victime, présente à l'audience.

Le jury, composé de huit femmes et quatre hommes, ne comptait aucun Noir.

Pendant les audiences, qui ont duré trois semaines, le procureur David R. Stein, avait accusé le policier d'avoir "perdu tout contrôle" et d'avoir tué le jeune homme intentionnellement.

"Il a laissé ses émotions dicter ses actions (...) provoquant la mort d'un innocent", avait-il déploré, avant de réclamer une condamnation pour meurtre sans préméditation, plus lourde que l'homicide involontaire.

L'avocat de la défense, Michael L. Rains, avait assuré pour sa part que "rien dans le dossier ne pouvait suggérer l'intention de tuer. Rien".

L'oncle de la victime, Bobby Johnson, a déclaré après le verdict que sa famille avait reçu "une gifle au visage de la part d'un système qui refuse de rendre la vraie justice".

L'avocat de la famille Grant, John Burris, s'est déclaré pour sa part "extraordinairement déçu". Il a cependant appelé la population d'Oakland au calme, à l'instar du gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, qui a demandé à ses concitoyens de "ne pas recourir à la violence".

"J'ai parlé au maire d'Oakland Ron Dellums et lui ai dit que nous sommes bien préparés à l'aider à maintenir l'ordre", ajoute-t-il dans un communiqué.

Une foule a commencé à se rassembler à Oakland après l'annonce de la condamnation, selon des images diffusées par la télévision et des informations publiées sur le site internet de la municipalité. Cette dernière a indiqué que certaines rues dans le centre-ville d'Oakland ont été fermées.

Aucun incident n'a toutefois été signalé dans les heures qui ont suivi le verdict.

piqué sur AFP - 09/07/2010

23:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

TOLÉRANCE ZÉRO, MAIS POUR QUI ? - Violences policières impunies

novembre 2001

La manifestation de milliers de policiers à Créteil, le 23 octobre, après le meurtre de deux gardiens de la paix, a confirmé l’existence d’un malaise entre la police et la justice et rappelé les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les forces de l’ordre. Ce contexte ne peut justifier l’impunité dont bénéficient les « bavures », notamment face aux jeunes d’origine immigrée. L’acquittement récent d’un policier ayant tué un jeune d’une balle dans le dos ne peut que nourrir l’idée d’une justice à deux vitesses face à laquelle l’invocation de la loi et de l’ordre républicain perd de sa portée.

Par Olivier Cyran

On prétend souvent que les policiers sont insuffisamment formés au maniement des armes, mais, le soir du 9 juin 1991, l’agent Pascal Hiblot oppose un démenti formel à cette allégation. A 60 mètres de distance, il tire trois balles blindées en direction d’une voiture conduite par des jeunes de la cité du ValFourré, à Mantes-la-Jolie, dont il prétendra qu’ils ont menacé sa vie (1). Deux balles traversent la lunette arrière. Touché à la nuque, Youssef Khaïf, 23 ans, meurt sur le coup. Prétendre que ce tir d’excellence a valu une médaille à son auteur serait excessif. Mais il a tout de même fallu attendre dix ans pour que M. Hiblot réponde de son triple coup de feu, qualifié de « violence avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner », devant la cour d’assises des Yvelines, les 26, 27 et 28 septembre 2001. Comparaissant libre à l’audience, le policier toujours en poste - et, depuis, monté en grade - n’avait, à ce jour, fait l’objet d’aucune sanction administrative ni passé un seul jour en prison. Malgré le réquisitoire de l’avocat général, qui, tout en plaidant les circonstances atténuantes, avait tout de même estimé « la culpabilité établie », Pascal Hiblot a été acquitté.

L’affaire Youssef Khaïf est révélatrice du traitement politique et judiciaire appliqué à ce que l’on appelle communément les « bavures » - terme de moins en moins approprié si l’on considère les efforts constants mis en oeuvre par les autorités pour couvrir, sinon légitimer, cette catégorie-là de violences. Ainsi, vingt-quatre heures à peine après le décès de Youssef Khaïf, le ministre de l’intérieur de l’époque, M. Philippe Marchand, avait sa religion déjà faite : légitime défense. En quelques semaines, l’expertise balistique et les témoignages établiront pourtant que le policier n’était nullement menacé au moment de tirer. Mais l’instruction, menée à la vitesse d’un escargot fatigué, prendra sept ans pour accoucher d’un... non-lieu.

Selon le juge d’instruction, l’action homicide était « justifiée par l’état de nécessité ». Sept ans pour en arriver là : trois balles tirées à 60 mètres, une « nécessité »... Sans doute embarrassé par ce coup d’éponge un peu trop voyant, le parquet fera appel du non-lieu, ouvrant la voie au procès qui vient d’avoir lieu à Versailles. Mais au Val-Fourré, la cité HLM de Mantes-la-Jolie où résidait la victime, les habitants se sont accoutumés à ne plus rien attendre de cette justice trop longtemps déniée ou différée.Si l’acquittement de M. Pascal Hiblot a pu surprendre certains, c’est parce qu’il caricature à l’extrême une logique habituellement plus soucieuse des apparences, mais tendant vers le même résultat : épargner toute peine de prison ferme aux auteurs de violences policières.

Le dernier exemple en date remonte au 20 mars dernier. Ce jour-là, le tribunal correctionnel de Versailles rendait son jugement dans l’affaire Ihich, du nom d’un jeune tabassé à mort par trois policiers en mai 1991. Aïssa Ihich était asthmatique et pesait 45 kilos. Attrapé alors qu’il rentrait chez lui, à Mantes-la-Jolie, cet adolescent se voit jeté à terre par trois policiers qui l’accusent d’avoir lancé des pierres sur leur véhicule. A coups de matraques et de manche de pioche, ils lui assènent une correction d’une telle violence que trois CRS, passant par là, tenteront vainement de s’interposer. Emmené en garde à vue, Aïssa Ihich décède trente-six heures plus tard d’une crise d’asthme au commissariat de Mantes-la-Jolie.

Justice à deux vitesses

Pendant dix ans, les trois impétueux agents - pour la plupart montés en grade depuis les faits - ont bénéficié du soutien sans faille de l’institution judiciaire. Les procédés utilisés pour blanchir les policiers sont strictement les mêmes que dans l’affaire Khaïf. Ainsi, au surlendemain de la mort d’Aïssa Ihich, le procureur n’avait déjà plus aucun doute quant au fait que les coups reçus par le lycéen malade étaient forcément « légers et en rien responsables de la crise d’asthme ».

Quand le dossier atterrit enfin en correctionnelle, la famille Ihich a déjà appris depuis dix ans à ne plus croire aux miracles judiciaires. Mais il y a le témoignage accablant des CRS, narrant à la barre la violence inouïe du passage à tabac, la plaidoirie de Me Henri Leclerc, un ténor du barreau, les bonnes dispositions apparentes du président du tribunal : autant d’atouts rarement réunis pour des plaignants précaires et immigrés, et qui pouvaient leur faire espérer que l’issue n’était pas jouée d’avance. Aussi l’énoncé du jugement leur a-t-il fait l’effet d’une douche glacée : la relaxe pour l’un des trois policiers, dix mois avec sursis pour les deux autres. Une fois encore, des policiers jugés pour violences n’auront pas même passé un seul jour en prison et pourront continuer à exercer leur métier.

Les petits délinquants des quartiers pauvres n’ont pas droit à la même mansuétude. Un mois et demi après la conclusion de l’affaire Ihich, le tribunal correctionnel de Metz condamnait un homme de trente-deux ans à dix mois de prison ferme pour « provocation directe suivie d’effet à un attroupement armé ». Son délit : avoir incité des voisins à « caillasser » une voiture de police dans le quartier de Borny, à Metz. « Les jeunes des quartiers se prennent du ferme pour des broutilles matérielles pendant que des policiers meurtriers ou tabasseurs continuent à bénéficier de la bienveillance et de l’impunité des tribunaux », observe le Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB), un collectif intercités souvent décrié comme « radical et anarchisant ».

Les extraits du greffe des tribunaux suffisent néanmoins pour se ranger au constat du MIB : huit mois de prison ferme pour une course-poursuite avec la police (tribunal de Nancy), un an ferme pour un jet de bouteille incendiaire en direction de policiers (tribunal de Strasbourg), huit mois ferme pour violences à l’égard de policiers (tribunal de Mulhouse), un an ferme pour rébellion et outrages contre des policiers (tribunal de Marseille)...

En comparaison, une petite liste indicative des jugements rendus pour les violences policières - rubrique allégée, il est vrai, puisque seuls les faits les plus spectaculaires sont susceptibles d’aboutir un jour devant un tribunal - donne ceci : en avril 1993, à Wattrelos, un policier empoigne Rachid Ardjouni, le jette au sol, pose un genou sur son dos et lui tire une balle dans la tête : six mois de prison ferme (2) ; en décembre 1993, à Chambéry, un policier tue d’une balle dans la tête Eric Simonté, 18 ans, désarmé et non agressif : un an avec sursis ; en décembre 1993, près de Lyon, un brigadier abat Mourad Chier, 19 ans, alors que ce dernier escaladait une falaise : cinq ans avec sursis ; en août 1995, Sid Ahmed Amiri est arrêté à Marseille par trois policiers qui l’emmènent dans une carrière isolée où ils le tabassent longuement ; après un simulacre d’exécution, ils l’enferment dans un conteneur : dix-huit mois de prison dont quinze avec sursis. Les exactions commises à une date plus récente sont absentes de cette liste, la justice prenant, comme on le sait, un temps confortable pour juger « avec sérénité ».

Encore les tribunaux ne sont-ils saisis que des affaires ayant entraîné mort d’homme, laissant ainsi dans l’ombre les brimades quotidiennes et autres brutalités « légères » dont la fréquence contribue à pourrir la vie de certains quartiers. Les victimes n’ont que leur parole. Or celle-ci, même étayée d’un certificat médical, ne fait pas le poids face à l’honneur assermenté des forces de l’ordre. Lorsqu’une victime s’avise malgré tout de porter plainte, c’est elle, en retour, qui se trouve généralement poursuivie pour « rébellion » ou « outrage ».

Difficile, dans ces conditions, d’évaluer l’ampleur de ces violences. Un chiffre permet cependant de s’en faire une idée : le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT), dont une délégation s’est rendue en France en 2000, note que 137 personnes présentant des « lésions traumatiques » avaient été vues par le service des urgences médico-judiciaires en décembre 1999 et janvier 2000. Parmi elles, note le CPT, « au moins 39 personnes présentaient des lésions (hématomes, ecchymoses, excorriations, fractures) compatibles avec leurs allégations de mauvais traitements infligés par la police ». Sur seulement deux mois, et pour un service d’urgences que la grande majorité des victimes ne consultent jamais, ce résultat a valeur d’indice.

La formule consacrée de « justice à deux vitesses » paraît presque faible, tant est permanent et délibéré le schéma qui préside à la répartition des logiques pénales : gant de velours pour les uns, main de fer pour les autres. On ne saurait imputer à cette injustice structurelle tous les maux qui frappent les quartiers pauvres. Mais on ne saurait davantage nier qu’elle attise les rancoeurs contre un pouvoir perçu comme inique et qu’elle contribue, ce faisant, à alimenter les chiffres de la délinquance. L’augmentation statistique des poursuites pour outrages ou rébellion aux forces de l’ordre suggère que la « haine des flics » est proportionnelle à leur impunité.

A l’évidence, la proximité entre police et magistrature est pour beaucoup dans ce laxisme potentiellement criminogène. « Le juge sait qu’il a besoin de la police pour son instruction, observe Dominique Monjardet, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des questions policières. Il considère donc systématiquement la qualité de policier comme une circonstance atténuante. »

Mais l’absolution offerte aux forces de l’ordre obéit aussi à un choix politique. Dès lors que l’on donne toute priorité aux officiers de la force publique pour monter au front de l’« insécurité », on ne peut exiger qu’ils fassent des omelettes sans casser d’oeufs. Les violences commises dans l’exercice de leurs fonctions sont le prix à payer pour l’énorme responsabilité que l’Etat leur confie, ou plutôt leur abandonne. Les syndicats de policiers ne s’y trompent pas, qui protestent à grands cris de leur « rôle difficile mais crucial sur le terrain » chaque fois qu’un des leurs risque une petite peine pour une lourde violence. Et qu’importe si leur « impunité de fait (3) », fruit du marchandage entre l’Etat et son fer de lance, instaure un climat d’exaspération propre à justifier toujours plus de répression, en un cercle vicieux dont personne ne voit la fin.

Petits cadeaux pour effacer l’ardoise

Les pouvoirs publics semblent conscients de l’absurdité du régime qu’ils ont eux-mêmes mis en place, puisqu’ils tentent d’en atténuer les effets par quelques pansements humanitaires. Sans mesurer à quel point ces petites offrandes ne font qu’exacerber l’amertume des intéressés.

L’affaire Bouziane en est un exemple. Le 17 décembre 1997, Abdelkader Bouziane, 16 ans, habitant à Dammarie-les-Lys, meurt d’une balle tirée dans la nuque alors qu’il conduisait une voiture volée. Officiellement, l’auteur du coup de feu aurait tiré « face au véhicule » qui lui « fonçait dessus comme un bolide ». C’est du moins la version immédiatement avancée par le procureur. En réalité, comme le prouvera l’expertise balistique, l’agent a fait feu après le passage de la voiture, qui roulait à moins de 40 km/h. On apprendra de surcroît que le passager de la voiture a été passé à tabac quelques instants seulement après la mort de son ami. Autant de circonstances qui expliquent la poussée de colère qui embrase Dammarie-les-Lys dès le lendemain du drame. Devant cette commotion qualifiée sur le champ d’« émeute » (quinze voitures brûlées et un centre social endommagé), les pouvoirs publics paraissent pourtant préoccupés de jeter de l’huile sur le feu. M. Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’intérieur, n’attend pas deux jours pour prononcer la formule rituelle : « Les policiers ont agi en état de légitime défense. »

Tout en renvoyant aux calendes grecques un éventuel procès des agents (demande de non-lieu, requalification des faits, mutation du juge d’instruction, etc.), la justice fait preuve d’une célérité remarquable à l’encontre des voisins furieux de la victime : de douze à quinze mois de prison ferme pour quatre jeunes « émeutiers (4) ». Viennent enfin les cadeaux pour solde de tout compte. Dans un effort destiné à effacer l’ardoise, les autorités lâchent quelques subventions sur le quartier d’Abdelkader Bouziane, et des emplois-jeunes pour le club de foot local. « Tout ça, c’est sur le dos d’un mort », diront les bénéficiaires. « Les terrains de basket, les tables de ping-pong ne nous feront pas oublier l’essentiel : la vie, la liberté et la justice », disent aussi les militants, décidément bien ingrats, du MIB.

Ce cas particulier permet de « modéliser », comme on dit dans les écoles de police, le plan mis en oeuvre dans presque chaque affaire de ce type. En résumé et en quatre mouvements : 1) brutalités policières entraînant la mort d’un jeune issu des quartiers socialement relégués ; 2) construction d’un dispositif judiciaire et médiatique visant à disculper par avance les agents impliqués ; 3) répression des émeutes ainsi provoquées ; 4) saupoudrage d’aumônes publiques censées rétablir la paix sociale.

Il n’est donc pas très surprenant que les appels au couvre-feu et à la « tolérance zéro » soient médiocrement appréciés par les populations qui en sont la cible (5). C’est presque sans ironie que certains jeunes soutiennent qu’il faudrait d’abord « rétablir l’ordre dans ces zones de non-droit que sont les commissariats et les palais de justice ».

Olivier Cyran. Journaliste.

(1) Un quart d’heure auparavant, sa jeune collègue Marie-Christine Baillet a été tuée devant lui, fauchée par une voiture volée. (2) La peine n’étant pas inscrite à son casier judiciaire, le meurtrier pourra continuer à exercer son métier. (3) Dans un rapport publié en avril 1998, Amnesty International dénonçait « l’impunité de fait » dont jouissent en France les auteurs de violences policières. (4) Selon l’un des avocats de la défense, Me Marie-Paule Pioli, l’accusation ne reposait sur « aucun élément matériel, simplement sur le témoignage de policiers de Dammarie-les-Lys ». Un témoignage au-dessus de tout soupçon  : ces policiers étaient les proches collègues de l’agent dont le tir mortel avait provoqué les « émeutes ».

(5) Lire Pierre Rimbert, « Envahissants experts de la tolérance zéro », Le Monde diplomatique, février 2001 ; et Loïc Wacquant, « Comment la tolérance zéro vint à l’Europe », Manière de voir, « Sociétés sous contrôle », n° 56, mars-avril 2001.

www.monde-diplomatique.fr - Édition imprimée — novembre 2001 — Page 12

 

Violences policières : Alliot-Marie rappelée à l'ordre par le CNDS

La Commission nationale de déontologie de la sécurité "déplore" que le ministère de l'Intérieur ait ignoré ses demandes de rappel à l'ordre de deux policiers impliqués dans le tabassage d'un sans-papiers.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) "déplore", dans un rapport publié dimanche 18 janvier au Journal officiel, que le ministère de l'Intérieur ait ignoré ses demandes de rappel à l'ordre de deux policiers impliqués dans le tabassage d'un sans-papiers en 2006 à Toulouse.
La CNDS, autorité indépendante veillant au respect de la déontologie pour les professions de sécurité, "déplore qu'aucune réponse n'ait été apportée à sa demande de rappel solennel aux agents de la force publique de la prohibition absolue de tout traitement inhumain ou dégradant", selon ce rapport.

Violences illégitimes

Le 15 mars 2006, lors d'une opération de reconduite à la frontière à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, deux policiers avaient été vus en train de frapper au sol à "coups de pied" un étranger en situation irrégulière menotté et "n'opposant aucune résistance", d'après un témoin qui avait fait saisir la CNDS via un député local. Après son enquête confirmant les violences illégitimes, la Commission avait recommandé au ministère de l'Intérieur des poursuites disciplinaire contre les policiers et que leur soit rappelée "la prohibition absolue faite aux titulaires de la force légale de tout acte de violence commis sans nécessité sur une personne menottée".
Une enquête de l'IGPN ("police des polices") a été diligentée, rappelle dimanche la CNDS, mais elle a conclu que "la force strictement nécessaire" avait été utilisée par les policiers et qu'aucune faute ne pouvait leur être imputée.

La garde des Sceaux épinglée

Malgré cela le ministère aurait pu exercer des poursuites disciplinaires, estime la Commission, qui regrette aussi que les deux policiers aient "tenté, à plusieurs reprises et par divers procédés, de faire obstacle à l'exercice de ses missions". Pour répliquer aux accusations du témoin, ils avaient porté plainte pour "dénonciation calomnieuse", une procédure qui s'était soldée par un classement sans suite du parquet à condition que l'intéressé écrive une lettre d'excuses aux deux policiers et verse à chacun une indemnité de 100 euros, ce qu'il avait dû accepter.
Dans son rapport, consultable sur internet (www.cnds.fr), la CNDS épingle aussi la garde des Sceaux Rachida Dati pour avoir refusé de donner instruction au parquet de différer cette procédure dans l'attente de son avis. "Attendre l'avis (de la Commission) sur la véracité des faits dénoncés" aurait "favorisé une complète information de l'autorité judiciaire, garantie de bonne justice", souligne le rapport.

tempsreel.nouvelobs.com -

15:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Jaggi Singh - Détenu et accusé de « complot » (G20 Toronto)

G20 : l’organisateur communautaire Jaggi Singh détenu et accusé de « complot »


L’organisateur communautaire montréalais Jaggi Singh s’est rendu ce matin aux autorités policières de la ville de Toronto, suite à un mandat émis contre lui en lien avec la résistance contre le sommet du G20. Il sera accusé de plusieurs chefs de complot dont complot en vue de commettre un méfait, complot en vue de commettre des voies de fait sur des policiers et complot en vue d’entraver la justice. Il est présentement détenu aux côtés d’autres prisonniers et prisonnières politique du G20 en attente de leur enquête de cautionnement. En effet, plusieurs arrêté-es du G20 se sont vu-es refuser leur remise en liberté. Quant à Jaggi, sa situation est pour le moment incertaine : nous espérons qu’il sera relâché immédiatement, mais il pourrait demeurer incarcéré pendant quelque temps.

 

La « Forteresse Toronto » à un milliard de dollars a protégé de l’opposition populaire les dirigeants du G8/G20, les multinationales et les banques tandis que la mobilisation anti-G20 faisait l’objet d’une violence policière et d’une répression étatique sans précédent.

 

Au cours de la fin de semaine dernière, plus de 1000 arrestations arbitraires ont été effectuées. Les manifestants et manifestantes, les habitants et habitantes de Toronto ont vécu avant et après le sommet du G20 les coups de matraque, les fouilles et saisies illégales, les enlèvements et les détentions arbitraires. Après des jours en détention dans des conditions inhumaines, la plupart des arrêté-es du G20 ont été libéré-es sans qu’aucune accusation ne soit portée. D’autres, dont plusieurs membres de Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières, ont été relâché-es avec des conditions strictes et des accusations fabriquées de toutes pièces.

 

Mais 16 personnes demeurent toujours derrière les barreaux. La police présentera ses preuves en cour aujourd’hui et de nouveau lors des enquêtes de cautionnement qui auront lieu dans les semaines à venir.

 

Jaggi Singh est maintenant détenu sur la base d’accusations sérieuses et est ciblé à cause de sa participation à la mobilisation contre le G20. Une fois de plus, l’État tente de le réduire au silence et de le criminaliser pour son travail acharné et sans concession pour la justice sociale. Certes, ce n’est pas la première fois qu’il fait face à des arrestations ciblées pour lesquelles il s’est retrouvé – qu’il le veuille ou non – sous les projecteurs. Il a gagné en cour suite au Sommet de l’APEC à Vancouver en 1997 et encore au Sommet des Amériques à Québec en 2001. Lors du G20 de 2000 qui a eu lieu à Montréal, les policiers ont violemment arrêté plusieurs personnes. Jaggi s’est représenté seul dans le cadre d’un procès devant jury, et ses camarades et lui ont été acquittés. Nous n’avons aucun doute que Jaggi sera prêt à se battre devant les tribunaux. Mais les accusations récentes à son endroit représentent une escalade inquiétante dans la criminalisation des militants et militantes. L’État tente de le démolir à coup d’accusations sans fondement tout en cherchant à décourager les nouveaux venu-es.

 

Comme plusieurs d’entre nous qui font partie de réseaux tels que Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières, Jaggi dédie sa vie à la lutte pour le changement social et une véritable justice pour toutes et tous. Il fait partie intégrante de notre communauté et est une inspiration pour plusieurs.

 

Il vit depuis plus de dix ans à Montréal qu’il considère comme chez lui et milite au sein de groupes immigrants et de collectifs de solidarité avec les luttes autochtones. Il est aussi impliqué auprès de multiples autres causes : prisonniers et prisonnières politiques, libération de la Palestine, mouvements anti-racistes et mobilisation contre la brutalité policière. Il croit qu’une perspective anti-coloniale et de solidarité avec les peuples autochtones doit sous-tendre le militantisme pour la justice sociale. Il a contribué à fonder et à re-fonder la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC) et est un membre actif du Collectif du Salon du livre anarchiste de Montréal depuis sa première édition.

 

Jaggi est également un membre dévoué des collectifs Personne n’est illégal-Montréal et de Solidarité sans frontières, et ce depuis la formation de ces groupes, respectivement en 2002 et en 2003. Depuis plus récemment, il occupe un emploi à temps plein au GRIP-Concordia où il travaille tant avec la communauté qu’avec la population étudiante pour resserrer les liens dans les réseaux de justice sociale et pour promouvoir une pratique de recherche populaire qui va au-delà de l’académie.

 

Jaggi met énormément d’énergie dans des activités de sensibilisation, d’éducation populaire et de soutien direct qui ont pour objectif de briser l’isolement et favoriser l’affirmation collective. Il s’implique sans relâche dans l’organisation d’ateliers, d’événements publics, de repas communautaires, de parties de soccer et de journées d’activités pour les enfants de familles sans-statut. Il participe à la mise sur pied de réseaux de soutien moral et juridique, co-anime une émission de radio mensuelle de Personne n’est illégal, fait de la recherche et écrit des textes sur plusieurs enjeux politiques et contribue activement aux discussions et débats qui animent nos mouvements.

 

Jaggi est toujours prêt à offrir son aide, que ce soit à une nouvelle connaissance qui a subi une injustice, à ses collègues, ses camarades, ses ami-es ou aux membres de sa famille. Il travaille avec des nouveaux et nouvelles militant-es comme avec des plus ancien-nes. C’est un rêveur, un penseur, un faiseur, un blagueur et, avant tout, notre ami.

 

Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières dénoncent la persécution dont sont victimes nos camarades. Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers et prisonnières politiques du G20 ainsi que l’abandon de toutes les accusations à leur endroit. Nous ne serons pas intimidé-es et nous lutterons jusqu’à leur libération complète. Rien ne pourra nous dissuader de poursuivre notre combat pour un monde sans contrôle étatique, sans cage, sans clôture et sans frontières.

 

Pas de prisons ! Pas de frontières !

 


Pour vous tenir au courant du soutien juridique pour TOU-TES les prisonniers politiques du G20 :

 

- Comité Légal de la Convergence des luttes anti-capitalistes (Montréal) : claclegal2010@gmail.com, (514) 398-3323.

 

- Movement Defence Committee (Toronto) : http://movementdefence.org/

 

Pour rester en contact avec l’équipe de soutien de Jaggi, veuillez contacter Personne n’est illégal à l’adresse suivante : nooneisillegal@gmail.com . Une fois que nous aurons plus de détails sur la situation, nous vous transmettrons les coordonnées pour écrire à Jaggi ainsi que d’autres manières de l’appuyer.

mis en ligne jeudi 8 juillet 2010 par jesusparis

 

 

 

07:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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