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10/04/2010

Manifestation anti-carcérale du 28 mars 2010 - Le traquenard ?


manifestation 28 mars 2010 paris contre les prisons
envoyé par wanof. - L'info video en direct.

Dimanche 28 mars 2010 vers 17h30 à l'angle du boulevard saint Jacques et de la rue de la santé dans Paris devait avoir lieu une manifestation PACIFIQUE et FESTIVE avec un concert en plein air sur un joli camion et de la bonne musique pour égayer ce beau jour printanier.
et là, quelle fut notre surprise lorsque nous sommes arrivés sur les lieux! de voir une centaine de camionnettes, de camions de police et de CRS en tout genre avec les hommes en bleus qui vont avec dans tout le quartier !
pourquoi un tel déploiement des forces de l'ordre et la privation de liberté de tous les manifestants bloqués entre les lignes de CRS avant d'être embarqués !?
cette vidéo justifierait elle tout ça !?
http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2010/03/31/video-manif-anticarcerale-prison-de-la-sante-du-28-mars-2010.html

wanof

 

Nous aurait-t-on fait une niche ?

11:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/04/2010

Brice Hortefeux "les petites crapules ne feront pas la loi"... ( se sont les grosses)

Le ministre de l'Intérieur réitère sa volonté de "faire la guerre aux trafics" de drogue, après qu'un bus a été incendié et un autre caillassé à la suite d'une opération anti-drogue.


envoyé par Nouvelobs

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a affirmé jeudi 1er avril à Villepinte (Seine-Saint-Denis) que ce n'était "pas aux petites crapules" de faire la loi dans les cités, et réitéré sa volonté de faire "la guerre" aux trafics de drogue et aux... Nouvelobs

 

"Ce ne sont pas les petites crapules qui vont faire la loi dans les quartiers", dans les cités, a affirmé jeudi 1er avril le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, lors d'un déplacement à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Il a également réitéré sa volonté de "faire la guerre aux trafics" de drogue "et aux bandes [de] voyous [qui] ne doivent pas avoir de territoires à eux".
Le ministre s'était rendu au commissariat de Villepinte, dont dépend Tremblay-en-France où un bus de voyageurs a été incendié et un autre caillassé la veille dans la cité du "Grand ensemble", près du lieu où s'est déroulé une vaste descente policière anti-drogue lundi. Une source préfectorale a indiqué que le calme était revenu mercredi soir et qu'un dispositif de sécurisation a été mis en place après les incidents.

Des "opérations coup de poing"

Brice Hortefeux a "félicité" les policiers de la sûreté urbaine de Villepinte pour leur enquête, qui a abouti lundi matin à saisir "1,5 kilo de cocaïne, 326 grammes d'héroïne, 137 grammes de cannabis, 990.000 euros en liquide, une machine à compter les billets, des armes", ainsi qu'à l'interpellation "de quatre personnes".
"Ce n'est pas parce que le combat que nous avons engagé contre la drogue dérange les activités de quelques voyous que nous allons y renoncer", a souligné le ministre de l'Intérieur en promettant qu'"au contraire, nous allons démultiplier les initiatives" en ce domaine, avec des "opérations coup de poing". "J'ai demandé au préfet de Seine-Saint-Denis en liaison avec le préfet de police, à tous les élus associés à ce combat et aux bailleurs sociaux qui sont concernés par ces sujets, de mobiliser tous les moyens nécessaires pour que l'ordre et la loi soient respectés", a-t-il détaillé. Et de promettre : "nous ne lâcherons rien, nous allons densifier nos actions, multiplier les initiatives, les petites crapules ne sont pas propriétaires de leurs quartiers".

Un bus incendié, un autre caillassé

Mercredi, peu avant 20h, un premier bus, appartenant à la compagnie des Courriers de l'Ile-de-France, a été caillassé puis incendié par une dizaine de personnes. Le conducteur est parvenu à descendre et à faire sortir les six passagers. Quelques minutes plus tard, un deuxième bus, appartenant à la compagnie TRA, était la cible de jets de pierres brisant plusieurs de ses vitres.
Le maire PCF de la ville, François Asensi, a condamné ces actes de violence, parlant de "lâche agression (…) d'une minorité qui se complait dans la défiance des lois de ce pays". "Par cet acte criminel, les trafiquants s'en prennent directement à l'ensemble des habitants du centre-ville, en les privant du service public des transports dont ils ont tant besoin", a-t-il souligné.
Et d'ajouter : "Ces citoyens modestes, qui connaissent des conditions de vie difficiles, avec des revenus souvent très faibles se voient ainsi condamnés à la double peine par des trafiquants vivant dans le culte du luxe et de l'argent facile". François Asensi a également imputé directement ces incidents à la descente de police de lundi, affirmant regretter les "intimidations de quelques délinquants délogés de leur lieu de trafic lundi par l'intervention de la police nationale".

(Nouvelobs.com)

 

coup_de_poing_milice.jpg

Arrêtés pendant la lutte, ils trouvent un emploi !

Vive le Maréchal - Vive la France

 

21:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/03/2010

La France et l'Espagne pourraient mettre en place des "équipes communes d'enquête" contre le trafic de drogue.

Drogue : police commune ?

Par PelletierEric, publié le 01/02/2010 à 12:00

En marge du sommet européen consacré à la sécurité qui s'est ouvert à Tolède le 21 janvier, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a proposé à son homologue espagnol la création d'"équipes communes d'enquête" pour lutter contre le trafic de drogue. Des policiers français pourraient être intégrés aux services locaux, à Madrid ou à Malaga. Aujourd'hui, des enquêteurs espagnols participent, selon les mêmes modalités, au dispositif antiterroriste français pour lutter contre ETA, l'organisation séparatiste basque.

 

 

Cabecera Ministerio de Asuntos Exteriores y Cooperacion

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT POUR L'UE FAIT LE BILAN DES DEUX PREMIERS MOIS DE LA PRÉSIDENCE ESPAGNOLE DE L'UE :

(extrait)

* La Présidence espagnole a obtenu, lors du Conseil JAI du 25 février, l'adoption de la Stratégie de sécurité intérieure incluse dans le programme de Stockholm sur la sécurité, la liberté et la justice, ratifié sous la Présidence suédoise.

La nouvelle stratégie définit les menaces communes pour les États membres, les instruments permettant de lutter contre ces dernières et les priorités d'action future.

* Signature de la Déclaration de Tolède pour le renforcement de la coopération entre l'UE et les États-Unis en matière de sécurité et de lutte anti-terroriste.

* Présentation des travaux concernant la création du futur Parquet européen destiné à lutter contre la criminalité transnationale au sein de l'UE : corruption, trafic de drogue, traite d'êtres humains, etc.

 

 

FR
13.1.2010                                  Journal officiel de l’Union européenne                            L 8/11
TRADUCTION
ACCORD
entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique sur le traitement et le transfert de données
de messagerie financière de l’Union européenne aux États-Unis d’Amérique aux fins du programme
de surveillance du financement du terrorisme

doc PDF

extrait :

L’UNION EUROPÉENNE,


d’une part, et


LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE,
d’autre part, dénommés ci-après «les parties»,


DÉSIRANT prévenir et combattre le terrorisme et son financement, notamment en procédant à un échange mutuel d’informations, de façon à protéger leurs sociétés démocratiques respectives et les valeurs, les droits et les libertés qui sont les leurs;


ASPIRANT à renforcer et à encourager la coopération entre les parties dans l’esprit du partenariat transatlantique;


RAPPELANT les conventions des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme et son financement, ainsi que les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, en particulier sa résolution 1373 (2001);


RECONNAISSANT que le programme de surveillance du financement du terrorisme (TFTP) mis en place par le dépar­ tement du Trésor des États-Unis a contribué à identifier et à arrêter des terroristes et leurs financiers, et qu’il a permis d’obtenir de nombreux indices qui ont été communiqués à des fins de lutte contre le terrorisme aux autorités compétentes du monde entier et présentent un intérêt particulier pour les États membres de l’Union européenne («les États membres»);

 

bla bla bla bla bla.......

 

 

 

 

Elque no balla es policia naciona

 

 


09:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/03/2010

Dammarie-les-Lys : l'assassinat du policier Jean Serge NERIN démontre l'imposture du discours sécuritaire.

Pris chez Médiapart

 

L'assassinat d'un policier en région parisienne amène à douter sérieusement de la sincérité de l'action politique en matière de sécurité au regard des évènements (RTV.es).

 

Le ministère de l'intérieur porte dans cette affaire une lourde responsabilité. Il est en effet paradoxal qu'un fonctionnaire de police d'un commissariat de banlieue se retrouve un soir face à un groupe terroriste armé quand on se souvient les déploiements de force consentis par ce même ministère dans le cadre de l'affaire de Tarnac.

 

Il paraît incohérent qu'un groupe de terroristes se promène en région parisienne, braque un garage, y vole plusieurs véhicules et ouvre le feu sur des fonctionnaires de police sans que les services spécialisés, très mobilisés pour poursuivre de prétendus poseurs de crochets armés de gants en en caoutchouc, ne s'en soient préoccupés avec autant sinon plus d'attention.

Il ne s'agissait pas de matériel de bricolage à Dammarie, mais d 'armes de guerre, de groupe armé violent supposant une logistique très importante pour se loger, se déplacer, s'armer, s'entraîner, se nourrir. Comment admettre une telle négligence du ministère de l'intérieur quand la région parisienne compte l'une des proportions les plus élevées du monde - sinon la plus élevée - de policiers par habitant ? Comment imaginer qu'un tel groupe ait pu passer inapperçu ? L'action antiterroriste, dans de telles conditions, n'est pas crédible.

 

Les policiers du commissariat n'avaient pas à être sur les lieux ; mais les services censés lutter contre le terrorisme - si les choses étaient bien faites et cohérentes au discours tenu lors de l'affaire de Tarnac. Le ministre de l'intérieur devra expliquer comment il mobilise des centaines de fonctionnaires pour retrouver Treiber à Melun - dont Dammarie est limitrophe – ou un simple voleur – comme Musilin – et qu'il n'y a personne derrière des membres de l'ETA, dont l'action est de tuer, pas de fuir.

 

La liberté d'action laissée à des terroristes avérés paraît incongrue en considération des forces envoyées de Paris pour arrêter les épiciers de Tarnac. Pas de service spécialisé derrière l'ETA en Seine et Marne non plus, quand la Brie en grouillait au moment des filatures de l'enquête de Tarnac. Cette disproportion des moyens et des faits reprochés rend très sceptique sur les priorités politiques et les objectifs dévolus aux services antiterroristes.

 

Se posent dès lors l'utilité réelle des Lois Perben, des moyens d'investigation technique attentatoires à la vie privée,  des moyens matériels et légaux sans cesse réclamés à cor et à cris pour soit-disant assurer la sécurité contre le terrorisme...

On voit que, d'une part, le discours sécuritaire a justifié l'enfermement pendant plusieurs mois d'un intellectuel, pour des raisons demeurant obscures, et que, d'autre part, il est incapable d'assurer la sécurité même de fonctionnaires de police, qui auraient du être avertis de la présence de terroristes sur leur circonscription. Cela leur aurait permis de prendre des précautions, évitant la mort de l'un d'eux et réaliser l'arrestation de toute une bande armée dans un lieu ne mettant pas en danger la vie d'un passant.

La mort de ce policier est donc un terrible fiasco et un démenti de la politique et du discours sécuritaires.

Elle démontre l'inutilité des moyens réclamés et obtenus (Loppsi, Hadopi, Edvige & Co, lois Perben, etc).

Un discours se servant de la disparition tragique de ce fonctionnaire pour réclamer vengeance et plus de moyens n'est donc ni sincère ni décent.

Les mobilisations policières pour Tarnac, Treiber, Musilin montrent qu'il y a assez de moyens - il est même prévu de les réduire. Ce n'est donc pas un manque de moyens à l'origine de l'assassinat du fonctionaire de police. Cela amène à s'interroger sur l'objet véritable du discours sécuritaire et de la lutte anti terroriste. S'ils étaient sincères, l'assassinat du policier n'aurait jamais du se produire et ce n'est pas Julien Coupat que la SDAT aurait mis en prison mais des terroristes de l'ETA.

Tout cela aurait du conduire les autorités à faire preuve d'humilité et de circonspection lors de l'hommage rendu au fonctionnaire de police assassiné par l'ETA, parce qu'elles en portent la responsabilité. L'employeur a une obligation de résultat en matière de sécurtié à l'égard des ses employés. Le gilet pare-balle inefficace à arrêter les coups des tueurs montre combien cette obligation est négligée, au-delà de l'inefficacité de la lutte anti terroriste.

La décence commandait donc à s'incliner en silence devant la dépouille d'une victime de son échec et ne pas renchérir opportunément dans l'escalade sécuritaire ou répressive. L'assassinat du policier de Dammarie témoigne de l'imposture d'un discours et montre qu'il n'est qu'un prétexte à porter atteinte aux droits et libertés fondamentaux.

Toutes mes sincères condoléances à la famille du policier disparu.

 

 

10:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/03/2010

Montréal - Québec : des agents provocateurs se font expulser d'une manif...à grand coup de pompe dans le cul

Montréal - Québec - Canada

Lors de la manifestation annuelle contre la brutalité policière, une demi-douzaine d'agents de police infiltrés parmi les manifestants sont démasqués et expulsés sans autre forme de procès.

L'infiltration d'agents provocateurs dans une manifestation n'est pas toujours une réussite. On voit ici un bon groupe de policiers se faire démasquer puis expulser de la manifestation contre la brutalité policière à Montréal le 15 mars dernier. On ne saura jamais combien il y en avait au juste mais ça commence à faire beaucoup...(commentaire et vidéo - Voix de faits - Québec )

07:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/03/2010

Im Fadenkreuz des Staates - Dans la ligne de mire de l'Etat

 

13:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/03/2010

Manuel de survie en garde à vue

Ce manuel est à mettre entre toutes les mains, tant il est vrai que la garde à vue fait partie de la culture policière française.
Son but est de donner corps à une généralisation du silence, à l’extension la plus universelle possible du sabotage du travail policier.
«Coupable» ou pas, là n’est pas la question : la mise à l’amende et l’enfermement, nous ne les souhaitons à personne.
Voici le manuel en format A4 et brochure (pages impaires = recto, paires = verso).
Liberté et impunité pour tous !
Indymedia Nantes, 27 février 2010.
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07:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/12/2009

Stop à la répression et aux violences policières à Copenhague !!!

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 12 2009 17:51
Copenhague : Reclaim the power, la manifestation durement réprimée

Organisée par la coalition Climat Justice Action (CJA), la
manifestation «Reclaim the power» (reprenons le pouvoir) a rassemblé
des milliers de personnes à partir de 7 heures du matin aujourd’hui à
Copenhague. C’est aux cris de «C’est le système qu’il faut changer, pas
le climat» ou «Nous voulons la justice climatique» que les manifestants
— danois, français, allemands, italiens, espagnols… — ont convergé,
dans une ambiance très solidaire, vers le siège de la négociation
internationale alors que les négociations sont au stade de la confusion
la plus totale.


L’objectif était simple : passer les grilles de protection du centre
officiel des négociations climatiques pour faire du Bella Center le
lieu d’une assemblée populaire afin de «reclaim power». Les moyens
étaient humains : organiser plusieurs fronts. Après deux heures de
marche sous la neige, plusieurs milliers de manifestants sont arrivés à
quelques deux cent mètres de la zone rouge, symbolisée par des grilles
de protection. Autorisé, le rassemblement a été déclaré illégal par la
police «au nom de la reine» (sic) dès l’instant où les manifestants
sont arrivés devant les grilles. Décidé à résister, le cortège essuya
charges nombreuses et particulièrement violentes, gaz, matraques et
chiens policiers, pas très sensibles aux saucisses que leurs lançaient
quelques personnes, tout ça sous la surveillance des hélicoptères
infatigables depuis une semaine.

Comme à son habitude depuis une semaine, la police a encerclé la foule,
arrêtant tout ce qui bouge. Il est difficile à ce stade de connaître le
nombres des gardes à vue, toutefois le chiffre de 200 ne paraît pas
improbable. Depuis une semaine ce sont plus de 1800 personnes qui ont
connu la garde à vue dans ce que l’on appelle maintenant la «climat
Jail» c’est à dire le centre spécial de détention mise en place pour
les mobilisations.

Au delà de l’action de la police, il se passe à Copenhague
quelque-chose de neuf, on sent l’énergie, l’expertise et l’envie que
nous avions connu dans le mouvement altermondialiste au début des
années 2000, reste à savoir si nous saurons politiquement en faire
quelque chose…

À suivre…

Fred à Copenhague pour HNS-Info, 16 décembre 2009.

















21:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/12/2009

La police et son outil pédagogique pour les jeunes de moins de 13 ans à Nice

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12:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/11/2009

Tarnac, acharnement judiciaire: interpellation + le témoin sous X et sa copie truquée

25/11/2009 à 00h00

Tarnac : le témoin sous X et sa copie truquée

La police aurait fait pression sur Jean-Hugues Bourgeois et antidaté le PV de son audition, afin d’accabler le groupe de Julien Coupat.

Par KARL LASKE

Un témoin sort de l’ombre. Et c’est sûrement le plus important rebondissement de l’enquête sur les sabotages des lignes TGV, début novembre 2008. à lire sur Libé :
http://www.liberation.fr/societe/0101604933-tarnac-le-temoin-sous-x-et-sa-copie-truquee

http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/cinema/photos/diaporama/images/le-gendarme-de-saint-tropez-1964__2/6039088-1-fre-FR/le_gendarme_de_saint_tropez_1964_reference.jpg


mercredi 25 novembre 2009 - 05:56

Une nouvelle interpellation à Tarnac












Énième rebondissement dans l'affaire de Tarnac avec l'arrestation, dans son appartement de la place de l'Église, du mari de l'une des personnes mises en examen.

L'intégralité de l'interview de Jérémie Assous, avocat de Christophe Becker, à lire ici

Cette fois, les policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) sont passés nettement plus inaperçus qu'il y a un an. Hier, point de périmètre autour de la commune. Juste trois voitures et quelques hommes encagoulés, selon les témoins de la scène.

En garde à vue pour 72 heures

Il est 6 h 30 quand les policiers forcent la porte du petit appartement situé au-dessus de la mairie. Un lieu déjà fouillé par leurs soins, le 11 novembre 2008, au moment du coup de filet sur le petit village corrézien.

Ils viennent chercher un jeune homme de 30 ans : Christophe Becker « déjà arrêté le 11 novembre 2008, à partir d'éléments du dossier plus que fantasques », souligne le comité de soutien dans un communiqué. Et d'enfoncer le clou évoquant une « farce » orchestrée par la juge Fragnoli : « Par-delà cette pathétique tentative de diversion, nous voyons une fois de plus ce que l'antiterrorisme permet et se permet ».

Christophe Becker n'est autre que le mari de Manon Glibert, mise en examen dans l'affaire de Tarnac. Ils vivent ensemble avec les deux enfants de Christophe, âgés de 4 et 6 ans. Manon est enceinte.

Selon des sources proches du dossier, ce jeune homme « est susceptible d'être mis en cause dans la mouvance à laquelle Julien Coupat appartient, mais n'est pas soupçonné d'être complice des sabotages ». Il ferait partie du « premier cercle » gravitant autour de Coupat. Soupçonné d'avoir falsifié des cartes d'identité, il a été placé en garde à vue pour une durée de 72 heures au siège de la SDAT, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

" Comme si braquer un enfant pouvait le calmer "

Jérémie Assous, l'un des avocats des « Neuf de Tarnac », dénonce les méthodes employées lors de la perquisition : « Ils ont tout retourné dans l'appartement. Face à la peur et à l'angoisse des enfants, notamment du petit de 4 ans, ils ont eu comme réaction de le braquer. Comme si braquer un enfant de 4 ans pouvait le calmer » (*).

Un avis que partage Michel Gillabert, président du comité de soutien tarnacois : « Cette façon de faire est tellement inadmissible. Ils pouvaient très bien le convoquer s'ils tenaient à l'interroger. On voit bien que ces gens ne savent pas agir autrement qu'en force ».

Pour lui, comme pour Jérémie Assous, le timing de l'arrestation n'a pas été choisi au hasard. Elle tombe à la veille d'un point sur le dossier avec les parlementaires. « Ce qui est intéressant surtout, c'est qu'elle intervient un mois presque jour pour jour après qu'on a déposé sur le bureau du juge une note qui démontre le fait que Julien Coupat et Yldune Lévy n'étaient pas à Dhuisy, là où l'une des voies du TGV-Est a été sabotée », insiste l'avocat.

« La réaction du juge Fragnoli, plutôt que d'instruire à décharge et d'exploiter les éléments qu'on lui soumet, c'est de procéder à de nouvelles arrestations », glisse-t-il avant d'ajouter : « Si une instruction antiterroriste ne propose rien d'autre, mieux vaut effectivement la suppression du juge d'instruction ».

Michaël NICOLAS

michael.nicolas@centrefrance.com

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07:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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