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30/06/2010

Attention ! Trois provocateurs + Les Situ de Strasbourg et d’autre part + Sur l’expulsion des Strasbourgeois

 

 
Aux situationnistes absents de Paris
À des camarades strasbourgeois


Le 15 janvier 1967

La réunion de l’Internationale situationniste tenue à Paris le 15 janvier 1967 a dû constater que des calomnies particulièrement basses ont été lancées en collusion contre Mustapha Khayati par trois membres de l’I.S., dans des buts tactiques, et pour camoufler leurs propres manœuvres.

Les mensonges de Théo Frey, Jean Garnault et Herbert Holl ayant été mis en évidence, ils ont été exclus sur-le-champ, et l’I.S. refusera naturellement tout contact à l’avenir avec quiconque se compromettrait avec eux.

Pour l’I.S. : Bernstein, Debord,
Khayati, Nicholson-Smith, Viénet.


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Attention ! Trois provocateurs

Depuis que l’I.S. développe la théorie de la cohérence, comme exigence de toute organisation révolutionnaire maintenant, nous avons également soulevé les problèmes d’une idéologie de la cohérence qui serait à craindre par là même, dès que des gens croiraient pouvoir se rallier à un tel drapeau tout en conservant diverses contradictions entre l’affirmation théorique et la pratique. Dans la mesure où, même dans l’I.S., certains devenaient suspects d’une dissociation de ce genre, il était clair qu’ils devaient en toute hâte corriger leurs insuffisances, ou bien devenir les porteurs de cette idéologie. Nous avons nettement averti que nous ne tolérerions jamais la formation parmi nous d’une «critique idéologique de l’idéologie». Théo Frey, Jean Garnault et Herbert Holl ont suivi leur pente vers la fausse conscience. La tentative de défense de la fausse conscience dans un milieu défavorable ne pouvait que les conduire rapidement à la falsification consciente et organisée. Nous les avons acculés à se révéler, pour eux-mêmes et pour nous. Et nous les avons aussitôt exclus, détruisant ainsi la première manfestation de cette «idéologie de la cohérence» parmi nous.

Frey, Garnault et Holl ont en accord lancé et soutenu un inepte ramassis d’accusations fabriquées dans le but d’obtenir l’exclusion de Mustapha Khayati. Ils propageaient des rumeurs hostiles, et les démentaient ensuite. Ils affirmaient des faits imaginaires, et protestaient, aussitôt en présence des témoins de ces ragots, qu’ils n’avaient rien dit. Ils niaient des faits constatés, en essayant de discréditer tous ceux qui s’en souvenaient. Une réunion de l’I.S. tenue le 10 janvier a décidé unanimement d’en finir avec cette «crise» par la simple application du principe que tout menteur convaincu serait exclu sur-le-champ. Présents, Frey et Holl n’ont évidemment pas pu refuser ce principe. Dès le 15 janvier, ils ont été sommés de comparaître avec celui qu’ils accusaient, dans une confrontation générale. Frey, Garnault et Holl ont d’abord maintenu toutes leurs assertions et leurs dénégations. En moins de trois heures, ils ont dû entériner l’effondrement pitoyable de leur mensonge solidaire. D’abord par des demi-aveux individuels, puis, pan par pan, reconnaissant le démantèlement de leur falsification. Ils ont dû en venir, ne pouvant plus nier des faits, à les prétendre oubliés par eux. Enfin, ils ont dû tout avouer. C’est alors seulement, se voyant exclus, qu’ils ont révélé — dans l’intention franchement délirante de se disculper — qu’ils avaient formé dans l’I.S. une fraction secrète qui avait nécessité tous les mensonges finalement démasqués. C’est en tant que membres occultes de cette incroyable fraction qu’en décembre un délégué d’une assemblée de l’I.S. (Garnault) présentait à l’arrivée comme inacceptables les conclusions mêmes dont il s’était fait le porteur ; qu’un des signataires d’une lettre collective (Holl) téléphonait aussitôt seul aux destinataires que le texte qu’ils n’avaient pas encore pu lire était une indignité. Après quoi, les deux bons apôtres «justifiaient» leur lâcheté par une autre, en inventant une «menace d’exclusion» qui les aurait paralysés jusqu’aux orteils dans la discussion. Après quoi, ils niaient «radicalement» auprès d’autres avoir jamais parlé d’une possibilité d’exclusion, ni trompé leurs mandants, ni téléphoné. Après quoi, il leur fallait obtenir l’élimination de Khayati parce qu’il était témoin de ces supercheries ; et ils pensaient y parvenir en l’accusant systématiquement d’avoir tout inventé pour leur nuire. Après quoi, tout leur est retombé sur la gueule.

Mais cette fraction secrète était explicitement destinée à renforcer la démocratie et la participation égale de tous au projet situationniste ! Elle devait sauver l’I.S., et au besoin la «dissoudre». D’ailleurs Frey, l’idéologue le plus burlesque dans cet art d’allumer les incendies à l’aide d’un seau d’eau, a introduit sa révélation, consécutive à l’écroulement public de toutes les calomnies qu’il venait de soutenir et couvrir, en prononçant noblement la phrase : «La vérité est révolutionnaire» !

Aucun d’eux n’osait dire, même à cette dernière heure, qu’aucune critique aurait jamais pu être censurée dans l’I.S., au moindre degré. Ils avouaient qu’ils n’avaient rien voulu dire. Alors ? Ils étaient vexés et mécontents de se trouver inférieurs au niveau de la participation réelle dans l’I.S. Mais, d’une part, ils avaient affirmé en rejoignant l’I.S. qu’ils se sentaient capables de cette participation (ce qui impliquait le renforcement de cette capacité par la pratique réelle). D’autre part, les deux moins bornés d’entre eux, après avoir promis le contraire, étaient volontairement restés géographiquement isolés de cette pratique, pour parachever leur «vie étudiante» (en quoi déjà ils constituaient parmi les situationnistes une curieuse exception). Ils en sont donc venus à valoriser l’exigence abstraite d’une participation immédiate totale, contre toutes les réalités de cette I.S. qu’ils admiraient béatement. Ce soupir disgracié vers une reconnaissance abstraite réservée à leur quasi-impuissance devait bien sûr promptement les opposer, en ennemis sournois, à toutes les capacités réelles qu’ils enviaient (ils n’avaient pas la lucidité de celui-ci, le courage de celui-là, ils n’avaient pas écrit le livre de tel autre, ils n’avaient pas baisé la reine de Siam). Ainsi, tous les retards de leur propre développement dans la vie n’étaient pas surmontés, mais cessaient d’être dissimulés. Ceux qui n’osaient pas participer n’osaient pas parler. Ils murmuraient, ils gémissaient entre eux (s’étant sélectionnés sur la base de leur misère partagée, en s’ouvrant réciproquement de leurs secrètes susceptibilités de vierges de comédie). Ainsi donc, ils recomposaient clandestinement une situation hiérarchique parmi nous, pour pouvoir ensuite s’en plaindre. Ces consciences malheureuses invoquaient un au-delà de l’I.S. pour déplorer son absence : ils étaient sûrs que tous les situationnistes sont égaux, mais ils se trouvaient moins égaux que d’autres. Incapables d’assumer jusqu’au bout les exigences de l’I.S., ils s’en sont fabriqué une image absurde destinée à être critiquée — parmi eux, à huis clos —, et donc à leur permettre de s’affirmer magiquement «plus radicaux» ; même au prix de quelques bassesses assez traditionnelles.

Au lendemain de leur exclusion (communiquée le 15 janvier à tous les camarades concernés), Frey, Garnault et Holl ont publié un tract annonçant leur démission ! Il est d’ailleurs évident que tout ce que pourront dire ou écrire des gens qui se connaissent à partir d’une telle base d’action n’a plus aucune importance. Dans ce tract destiné au public, le ton de leurs calomnies et falsifications a naturellement baissé de plusieurs degrés par rapport aux aveux de la veille — encore une fois «oubliés» il faut croire. Ils sont même assez drôles pour écrire qu’il était vain de rechercher «un menteur particulier dans une situation de mensonge général». Aussi bien ne l’avons-nous pas fait : pas plus qu’on n’aurait l’idée de personnaliser une sardine dans sa boîte, on ne s’amuserait à chercher le menteur dans la voyante collusion Frey-Garnault-Holl, malheureuse jusque dans le déploiement concret de ses ruses, alors même qu’un climat de confiance lui en facilitait le début. Il est bien notable que la seule question pratique dont ils se sont vraiment occupés — leur propre conspiration à tous égards inutile —, non seulement était une pratique schizophréniquement opposée à tous leurs «buts idéaux», mais encore était menée avec un irréalisme confondant : ainsi, ils ont bien été dans la forme de leur entreprise ces «purs» idéologues marchant sur la tête, qu’ils étaient déjà par son contenu.

Partout ailleurs, leur texte est en retard non d’un jour mais d’une période, puisque ce qu’ils attaquent post festum dans l’I.S., c’est uniquement l’effet de leur propre présence.

Nous déclarons nettement et définitivement que l’I.S. refusera tout contact ultérieur avec quiconque accepterait désormais de se compromettre dans la fréquentation de ces trois truqueurs, ou d’un seul d’entre eux (c’est déjà le cas d’Édith Frey). En engageant délibérément là-dessus toute la rigueur qui peut nous être reconnue, nous donnons les présents faits comme indiscutables.

Pour servir à l’auto-défense de tous les groupements révolutionnaires où ces gens pourraient vouloir s’infiltrer, nous fournissons les précisions suivantes, aisément vérifiables à l’usage, sur la façon dont ils mentent :

Frey est le plus intelligent. Capable de fragments de raisonnement véridiques, et d’une conviction qui se croirait presque franche dans quelques envolées, pourvu qu’il reste à une distance suffisante du concret. On peut détecter le mensonge en comparant la netteté de ces instants privilégiés aux brumes de l’ensemble, et en lui rappelant les positions incompatibles qu’il a juxtaposées sans gêne. C’est beaucoup plus aisé à dévoiler si l’on peut observer l’incohérence lorsque Frey doit, en plus, couvrir des positions beaucoup plus évidemment intenables sorties à contretemps par ses complices (pour leur qualité, à coup sûr, il n’est pas gâté).

Garnault, quand il ment, est extrêmement maladroit. Il ne peut tromper personne un quart d’heure, pour peu qu’on lui pose quelques questions sans ménagement. Quand il voit que tout ne passe pas bien, il se réfugie dans la dignité blessée, mais d’un air profondément peu convaincant.

Holl ment avec la plus grande froideur (raideur suspecte). Mais c’est aussi le plus bête, le plus embrouillé dans les plus simples affaires quotidiennes. De sorte qu’il soulève obligatoirement le doute dans la moindre confrontation ; non certes par l’embarras de son attitude, mais par l’extrême extravagance des points sur lesquels il peut trouver opportun d’inventer et falsifier.

Le 22 janvier 1967
Pour l’Internationale situationniste : Michèle Bernstein, Guy Debord, Mustapha Khayati, J.-V. Martin, Donald Nicholson-Smith, Raoul Vaneigem, René Viénet.
Supplément à la revue Internationale Situationniste,
B.P. 307-03 - Paris.


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Aux membres de l’I.S.

7 février 67

Je propose comme débat théorique urgent dans plusieurs des prochaines réunions, une définition plus précise de l’«organisation I.S.» (cohérence et participation démocratique en termes concrets).

Si l’exclusion de trois truqueurs ne pose presque aucun problème pratique (ils se condamnent eux-mêmes par leurs propres manifestations), elle semble au contraire imposer une nouvelle clarification théorique : le fait qu’il y ait eu une fraction secrète dans un groupe proclamé «cohérent» doit nous mener à préciser :
1) La cohérence théorico-pratique que nous voulons effectivement, et à quel niveau on doit atteindre la participation démocratique à la gestion de l’ensemble de notre activité ; en rejetant toute exigence d’égalité abstraite fondée sur un perfectionnisme idéologique qui se traduirait en fait par un processus «moralisant» (et jamais clos) de nivellement sur l’impuissance ou l’inexpérience.
2) Quelles gens — dans quelles conditions précises — nous pouvons désormais admettre (en fonction des réponses au premier point). À propos de ceci, nous devons bien voir que la sévérité vers l’extérieur montrée par l’I.S. l’année dernière est partiellement entachée d’arbitraire puisqu’elle couvrait des Frey-Garnault-Holl.
3) Les relations avec des groupes autonomes (en fonction des réponses aux deux premiers points).

Guy


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À un camarade [Double d’une lettre sans la mention du destinataire (peut-être Daniel Guérin ?).]

27 février 67

Cher camarade,

Je répond un peu tardivement à votre lettre du 9 février. La polémique dont vous parlez ne nous oppose guère aux étudiants de Strasbourg, mais précisément à trois ex-participants de l’I.S., auxquels deux membres de l’ancien bureau de l’A.F.G.E.S. ont été assez malavisés pour se joindre [André Schneider et Bruno Vayr-Piova. André Schneider dénoncera peu après, dans le tract Souvenir de la maison des morts, les mensonges dont il fut victime.].

La reconnaissance des individus dans le dialogue inter-subjectif, la transparence de leurs rapports, l’ouverture de leur expéreince, et la domination de leur histoire, toutes valeurs que vous défendez dans votre lettre, sont en effet éminemment souhaitables.

Il reste que tout effort dans ce sens ne se produit pas dans un laboratoire extra-historique, mais malheureusement dans l’entourage pesant du vieux monde, de vieilles habitudes aliénantes plus ou moins bien dominées ou dissimulées. Cet entourage peut regagner des gens jusque dans le milieu même où s’esquisse une affirmation d’une volonté de dépassement de tout ceci (et les gens les plus vulnérables sont sans doute ceux qui n’ont trouvé là que l’occasion d’une telle affirmation abstraite).

Il reste que la découverte, dans quelque groupe que ce soit, d’une ignominie comme le mensonge pratiqué en équipe pour salir et éliminer quelqu’un dont on est en principe solidaire, ne peut qu’être sanctionné par le mépris définitif.

Cordialement,

Guy Debord

Piqué avec camaraderie chez le Jura Libertaire - 30/06/2010

 

Les Situ de Strasbourg et d’autre part

 

L’Internationale situationniste est le dernier mouvement d’avant-garde révolutionnaire moderne, né, à la fin des années 50, de la rencontre des peintres du groupe Cobra (Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) et des poètes rebelles de L’Internationale lettriste. Pendant une dizaine d’années, les " situs " développeront une critique radicale de la " société marchande " et une attaque en règle contre tous ceux qui l’organisent : hommes politiques, industriels, syndicalistes mais aussi intellectuels et artistes " dévoyés ". Leur programme tient en deux slogans : " changer la vie " et " jouir sans entraves ". Ils seront en tout près de quatre-vingt dans le monde à participer à cette aventure subversive et poétique. En 1966, à la suite des nombreuses exclusions prononcées par le " patron " charismatique, Guy Debord, ils ne sont plus que sept, dont quatre basés à Strasbourg, Théo Frey, Jean Garnault, Herbert Holl et Edith Frey qui s’illustreront cette année là par un coup d’éclat : la prise de pouvoir par surprise de l’AFGES (Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg) dans le but avoué de la liquider. Forts de ce fait d’armes et de leur supériorité numérique, les quatre Strasbourgeois tentent alors de ravir les commandes du mouvement à un Debord très parisien qui se consacre désormais à l’exploitation éditoriale de son fonds de commerce révolutionnaire. Mais ce dernier résiste. A l’issue d’une bataille interne dérisoire et d’une mascarade de procès sur le modèle stalinien, Théo Frey et ses amis sont exclus le 16 janvier 1967. Cet épisode alsacien sonnera le glas de l’Internationale situationniste. Il aura tout de même permis la publication d’un pamphlet corrosif, De la misère en milieu étudiant, contribution décisive à l’éveil de toute une jeunesse que l’on retrouvera dans la rue quelques mois plus tard.

La Librairie Arthème Fayard a édité en mai 1997 dans un volume de 708 pages, en y ajoutant des documents et annexes "signifiants", le texte intégral des douzes numéros de l’Internationale situationniste parus entre juin 1958 et septembre 1969. Dans le dernier, on lit non sans étonnement "il nous suffira de noter qu’en France ancun situationniste ne réside en province (et surtout pas à Strasbourg)". pourtant, si la cité alsacienne n’est pas, contrairement à certaines allégations, le berceau du mouvement, lequel existait déjà en 1957, elle fut le théâtre d’un événement majeur. En novembre 1966, des jeunes gens s’emparèrent de force des locaux et du matériel de l’UNEF pour imprimer, au nom de l’Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg, présidée par André Schneider, une brochure anonyme de 47 pages intitulée De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économiques, politiques, psychologiques, sexuels et notamment intellectuels, et de quelques moyens pour y remédier. Son rédacteur : Mustapha Khayati. "Diverses mesures préliminaires" annoncèrent la sortie de l’opuscule. Celle du 26 octobre 1966 apparut comme la plus retentissante : une douzaine de trublions interrompirent à coups de tomates le cours du cybernéticien Abraham Moles, titulaire de la chaire de sociologie. En guise de publicité, l’AFGES afficha un comics réalisé par André Bertrand, Le retour de la colonne Durruti, pointant "la crise générale des vieux appareils syndicaux et des bureaucraties gauchistes", propageant l’espoir "du renouveau dans un groupe qui ne cachait pas ses intentions de saborder eu plus vite et pour le mieux tout ce militantisme archaïque". Le texte, distribué lors de la cérémonie marquant la rentrée et traduit dans plusieurs langues, inquiéta non seulement les sommités universitaires locales, mais horrifia aussi le Landerneau de la presse régionale, nationale et même étrangère. En riposte à la répression judiciaire, l’AFGES, qui exerça le contrôle sur la section locale de la MNEF, ferma le bureau d’aide psychologique universitaire, considérant que la "claire fonction" de cette instance était "de maintenir la passivité de toutes les catégories d’exploités". A quatre mois d’intervalle, il atteignit un tirage de 20 000 exemplaires. Mais compte trenu des innombrables duplications et diffusions dans plusieurs pays, l’on tabla sur 300 000 unités. Pourtant, le total des affiliés ne dépassa jamais plus de vingt en même temps dans le monde, ni plus d’une centaine durant son histoire. Début avril 1967, 79 étudiants se solidarisèrent ouvertement avec Vayr-Piova, vice-président de l’AFGES, renvoyé de la Faculté. Théo Frey, plus tard auteur de L’Unique et sa propriété (publié à Haguenau), Jean Garnault et Herbert Holi, exclus de l’IS le 15 janvier 1967 pour "mensonges", jouèrent un rôle important dans les révoltes de mai 1968. Plusieurs aphorismes situationnistes comme "Vivre sans temps mort et jouir sans entrave", "Ne travaillez jamais" ... fleurirent sur les murs.

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?rubrique14


 
Sur l’expulsion des Strasbourgeois
Expulsions & L’idéologie alsacienne (extrait de l’Internationale situationniste n°11 )
novembre 2002 / Internationale situationniste / Ce mouvement, formellement créé en juillet 1957 à la conférence de Cosio d’Arroscia, est né d’un ensemble international de mouvements contestataires des années 1950, dont, entre autres, le Lettrisme de Isidore Isou, que Guy Debord transforma en "Internationale lettriste".

Récentes exclusions

Théo Frey, Jean Garnault et Herbert Holl ont été exclus à l’instant même où ils cessèrent de soutenir leurs mensonges, dans la confrontation jugée par l’I.S. entre Khayati et eux. C’était le 15 janvier, vers minuit : le détail vaut d’être noté, car les menteurs écrivirent par la suite, comme un argument important d’une de leurs proclamations, que c’était déjà le 16, et ainsi prétendirent qu’il y aurait dans les conclusions de l’I.S. quelque chose d’inexact qui équilibrerait, pour ainsi dire, leur accumulation de falsifications concertées. Ayant à ce moment admis, presque comme une justification supérieure, qu’ils constituaient depuis quelques mois une fraction secrète décidée à capter le pouvoir dans l’I.S. (opération de nature magique, puisque ce " pouvoir " n’est rien d’autre que certaines capacités théoriques et pratiques individuelles, dont ils se sentaient démunis et que la conduite qu’ils assumaient leur interdisait à jamais d’atteindre) ils dirent aussi qu’Édith Frey en était. Comme elle était absente, et comme nous connaissions maintenant les autres, nous ne pouvions pas être sûrs de ce dernier aveu concernant un tiers, et nous n’avons pas alors joint son nom dans notre procès-verbal d’exclusion. Cependant, comme Édith Frey s’est effectivement solidarisée tout de suite avec eux, il faut donc croire qu’elle était dans le secret des menteurs.

L’idéologie alsacienne

Les milliers de lignes accumulées par les garnautins, dans les quelques dizaines de circulaires et tracts qu’ils ont fait paraître après leur exclusion, bardées d’affirmations péremptoires subrepticement découpées dans les publications situationnistes précédentes, et ici tout à fait hors de propos, n’ont jamais poursuivi qu’un seul but : cacher d’un rideau de fumée idéologique ce simple petit fait trivial, direct, brutal, que Frey, Garnault et Holl ont été exclus pour avoir menti en équipe, dans le but d’obtenir l’exclusion de Khayati, en essayant jusqu’à la dernière minute d’arracher ce " succès " ; faisant ce qu’ils pouvaient, jusqu’au bout, pour convaincre une assemblée de l’I.S. qui, depuis des heures, les traitait de plus en plus nettement en suspects.

De notre côté, mis à part un procès-verbal de l’exclusion immédiatement envoyé à tous les membres de l’I.S. absents de cette assemblée, et à seulement quatre personnes extérieures engagées à ce moment dans une action pratique avec nous (parmi lesquelles le seul Vayr-Piova préféra ne pas comprendre) - nous n’avons jamais publié qu’un seul texte, Attention ! trois provocateurs, qui était suffisant et définitif. Et les garnautins, dans leurs multiples documents, n’ont même pas pensé qu’il était utile (car ils n’en étaient évidemment plus à un mensonge près) de rejeter une bonne fois cette accusation vraiment suffisante et centrale. Ils n’ont pas senti que ce silence les jugeait aux yeux de toute personne non prévenue. Ils ont biaisé, lancé d’autres contrevérités, parlé d’autre chose, fait allusion au vif du sujet avec une gêne pudique : " Khayati ment : il rapporte inexactement des détails, et même si ces détails avaient été "exactement" rapportés, il n’en aurait pas moins menti sur l’ensemble d’une situation " (tract garnautin du 19 janvier). On admirera le demi aveu du " et même si ". C’est bien en effet ce qui s’était passé, et le " détail " est, à vrai dire, gros comme ce qui leur manque.

Leur tendance au renversement idéologique du réel, qui les avait menés au mensonge conspiratif, la prompte mise au jour du mensonge l’a poussée à l’extrême, en en faisant une nécessité. Aucune énormité dès lors ne les arrête plus dans la course aux contresens. Ils ont trouvé " flicard " le tract de l’I.S. qui dénonçait leur procédé policier tout à fait classique de la production de quelques faux témoins pour déshonorer et faire éliminer un adversaire gênant, dans la meilleure tradition du " document Taschereau ". Ils se sont abrités derrière Hegel pour condamner " la réflexion dite psychologique " qui veut rabaisser par de petites explications d’ordre privé les " grandes figures historiques ". Ainsi, ils postulent avec une naïveté percutante qu’ils sont, eux, de ces hommes historiques. Ils pensent donc avoir " voulu et accompli une grande chose, non imaginaire et présumée, mais bien juste et nécessaire. " Ces héros oublient simplement que tout ce qu’ils ont par eux-mêmes jamais voulu - sinon accompli - c’était la réussite d’un truquage aussi vil que dépourvu de sens ; et que, si nous avons dû avancer quelques précisions sur leur misère psychologique, c’est bien parce que nous avions à expliquer la surprenante petitesse de leur action. Cette majorité qui les rejetait - en fait tous ceux qui ne figuraient pas dans leur fraction ainsi découverte -, ils l’ont alors imputée à une dictature de Debord et de ses fanatiques partisans. Ils ont inventé ce pouvoir personnel dans l’I.S., pour y réappliquer la dialectique du maître et de l’esclave. Ils croient qu’ils ont été les esclaves servant les fins de Guy Debord ; et ainsi qu’ils sont appelés à devenir des maîtres. Mais ils ont ignoré, pour un tel " dépassement de l’I.S. ", comme toujours, l’essentiel. Ils étaient peut-être bien des esclaves, par goût personnel. Nous l’ignorions. Mais dans ce cas ils étaient assurément des esclaves qui ne travaillaient pas. Ils ne pouvaient donc voir aliéner pour l’usage de qui que ce soit leur oeuvre, puisqu’elle était inexistante ; ni devenir forts de la fonction pratique à laquelle ils eussent été soumis, puisqu’ils n’en avaient aucune. C’était justement leur non-participation à l’activité commune de l’I.S., leur fermeté à demeurer - d’ailleurs en dépit de leurs engagements - dans une vie provinciale " étudiante " faites de quiètes spéculations, qui créaient leur infériorité, leur connaissance contemplative de l’I.S. Cette contemplation admirative s’est normalement changée en rancoeur. Leur fraction s’est constituée secrètement sur le thème de l’égalité à établir dans l’I.S. ; et ces idéologues de l’égalité pure étaient assez aveuglés pour ne pas sentir que leur constitution en fraction secrète (avant même le recours à la calomnie organisée) les plaçait au-dessus de l’ensemble de l’I.S., et constituait la première inégalité objective créée et institutionnalisée dans les rapports entre les situationnistes.

Aussitôt que les garnautins furent compris par l’I.S., et traités en conséquence, l’idéologie de l’égalité pure fut proclamée hautement et servit à rassembler quelques étudiants qu’eux-mêmes méprisaient la veille, non sans raison. En quelques semaines on égalisa à Strasbourg avec une fureur et un extrémisme au regard desquels les exigences des niveleurs et des bras-nus, des millénaristes et des babouvistes parurent des jeux d’enfants. On proclama que le défaut de l’I.S. avait été de n’être qu’une avant-garde, et que l’avant-garde n’existe que par le retard de quelques autres. Que le retard était donc aboli par Garnault, et qu’il fallait maintenant " une organisation révolutionnaire capable d’agir dans le monde sur une vaste échelle " (L’Unique et sa propriété). Et donc que l’on était devenu cette organisation. D’un trait de plume, le prolétariat mondial, sorti comme un seul homme des divers degrés de son retard, était là, rigoureusement égal en conscience et en capacité à Garnault et à n’importe qui. Et ceci était le dépassement de l’I.S., si souhaitable dans leur position. Naturellement, tout cela s’était passé dans la pensée pure.

Le produit de " cet enthousiasme qui, comme un coup de pistolet, commence immédiatement avec le savoir absolu " (Hegel) a paru pour l’étonnement ébloui du monde, qui ne le reverra pas de si tôt, le 13 avril 1967. Là, l’" organisation révolutionnaire capable d’agir dans le monde sur une vaste échelle " est montée à l’assaut du ciel de la M.N.E.F. (section de Strasbourg). Et pour avoir été défaite dans cette épopée électorale, elle n’en laisse pas moins le glorieux souvenir de sa praxis totale, en sauce Garnault (personne ne s’étonnera donc si nos idéologues condamnent ensuite dans l’I.S. l’abus de l’exigence de cohérence entre ce que l’on dit et ce que l’on fait).

La plus haute production de l’idéologie alsacienne a été imprimée dans la brochure L’Unique et sa propriété. Ici Debord a remplacé Khayati comme objet d’envie et de haine. L’incohérence totale, au niveau même du texte, se ramène à ce développement. La théorie de l’I.S. avait de grandes qualités. Elle avait un grave défaut : c’est d’être debordiste. De sorte qu’elle ne valait rien, même comme théorie. Car seule la praxis (voir plus haut).

Pour soutenir cette rigolade - Debord seul ayant toujours tout dirigé et tout fait - les procédés les plus sots sont mis à contribution parmi une dizaine d’évidents mensonges : ainsi l’idée qu’il n’y aurait jamais eu d’oppositions dans l’I.S., alors que nos garnautins furent, tout au contraire, la première de ces oppositions qui soit lâchement restée secrète. Pour une citation attribuée nommément à Debord (pour laquelle on feint de croire que le concept de " communication " n’est pas employé au sens de l’I.S., mais au sens unilatéral de l’O.R.T.F, par exemple), deux citations avancées sans nom d’auteur sont en fait de Vaneigem : tous les situationnistes, et tous les lecteurs attentifs de nos publications, sachant bien que certaines des conceptions de Vaneigem sur les qualités de l’organisation situationniste présentent d’importantes nuances personnelles. Debord, comme meneur, est identifié au cardinal de Retz, lequel se voit en retour doté d’une conscience de classe assez insolite (" se regardant jouer le jeu esthétique d’une lutte sans espoir face à la montée de l’appareil bureaucratique-bourgeois "). Nos idéologues auraient dû plutôt lire Retz : ils y auraient appris qu’" en fait de calomnie, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué ".

Le comble de leur analyse est de découvrir, dans le style " marxiste " de L’Humanité Dimanche, que du fait que la revue Internationale Situationniste paraît légalement, et que Debord, son directeur, se trouve personnellement responsable de nos dettes chez l’imprimeur qui a la témérité de nous faire confiance, il y a là la base d’un pouvoir économique qui expliquerait la fatalité d’un pouvoir debordiste sur toute l’I.S. ; et qui explique du même coup pourquoi les héros de l’égalisation n’ont même pas essayé une minute de s’opposer à ce pouvoir, et lui ont toujours fait bonne mine.

Le fait par exemple que toutes nos publications hors de France ont toujours et partout été réalisées sur une base financière complètement autonome par les camarades de ces pays, avec d’autres " directeurs " ou d’autres travailleurs dans les imprimeries, n’a même pas été considéré dans leur optique étroitement alsacienne.

La réalité actuelle de l’I.S. comme " groupe international de théoriciens ", paraissait déjà bien belle aux garnautins, quand ils croyaient y avoir leur place, et pouvoir prouver bientôt qu’ils étaient aussi eux-mêmes au moins des théoriciens. Dès le lendemain de leur exclusion, ils reprochent à l’I.S. de n’être que cela ; de ne pas se déclarer comme eux " organisation révolutionnaire capable d’agir dans le monde sur une vaste échelle ". Il serait bien inutile d’attendre d’eux la moindre conscience des réalités du processus pratique qui créera ce genre d’organisation des travailleurs dans la société moderne. Mais pour rester sur le plan émotionnel et égocentrique qui les tient captifs, on peut se demander quelle différence il y aurait pour eux à ce que le nouveau courant révolutionnaire soit au stade de la première liaison sur une nouvelle base théorique, ou déjà vécu par des ouvriers révolutionnaires en lutte, ou même au stade du pouvoir des Conseils. Car les garnautins et leur pratique réelle y seront à tout moment condamnés. Les ouvriers révolutionnaires ne plaisantent pas sur les questions de calomnie - au contraire des bureaucrates et politiciens qui règnent par les manipulations de mensonges. Et le pouvoir prolétarien des Conseils, qui est de part en part la mise en pratique de la vérité, devra évidemment traiter les cas de mensonges soutenus en équipe par des groupes secrets, poursuivant leurs propres fins, comme une des rares formes d’obstruction qu’il aura encore à réprimer.

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?page=imprimer&id_article=58

Pour aller plus loin :

Memento Mori

L’exemplaire Debord

 

L’exemplaire Debord, donc. Debord n’a cessé de se montrer en exemple. La racine de cette exemplarité est l’identité, qu’il affirme et revendique, entre sa pensée et sa vie : il a vécu comme il a dit que l’on devait vivre. Et la vie est quotidienne — et le reste. Il y a le passé où l’on puise et le présent où l’on vit ; il n’y a pas de futur — no futur ! Si l’on ne vit pas maintenant, on ne vit jamais. Ce n’est pas une position nouvelle ; elle se retrouve dans toute l’histoire de la philosophie. Qu’est-ce à dire ? En substance : tout est , de toute éternité, dans le présent et la présence au monde. Si l’on est incapable de répondre : présent, c’est comme si l’on n’existait pas. Debord répond présent. Et il ne s’occupe pas de ceux qui en sont incapables. Jusque là, il n’y a rien à dire. Mais il finit par se poser en autorité, lui qui ne devait répondre que pour lui-même. Il veut se montrer exemplaire pour les autres ; mais il ne peut être exemplaire que pour lui-même. Il n’a aucun droit de juger les autres. On se trouve là à la limite. Pourtant, il franchit la borne. Il faut revoir son film testamentaire : In girum etc. à cette aune. Ce que je me propose de faire prochainement. Memento mori.

 

15:08 | Lien permanent | Commentaires (2) |

13/06/2010

SOLIDARITE AVEC ARDY ! 14 juin 2010 à Strasbourg - Parlement européen de 14h à 17h

Début mai à Valmont (Moselle) une famille kossovar se fait expulser par une vingtaine de CRS et gardes mobiles sur ordre du sous-préfet. Cette famille a un enfant polyhandicapé, Ardy, qui nécessite des soins assez lourds, et pour cause, à 10 ans Ardy a subit un accident vasculaire cérébral, le laissant inerte physiquement et mentalement très amoindri. c’est pourquoi Ardy est hébergé dans un Institut Médico Educatif (IME) "Les Jonquilles" dans une ville voisine à Freyming-Merlebach.

Ni une, ni deux la même équipe de défenseurs de la justice (comme en 1941) débarque à l’improviste dans l’Institut pour rafler également l’adolescent. Le personnel soignant choqué par un tel déploiement de forces tente de s’y opposer. En vain, malgré les résistances, Ardy et sa famille sont conduit au centre de rétention de Metz le soir même et expulsés le lendemain (en oubliant le fauteuil sur le tarmac), histoire de prendre de vitesse les différentes résistances qui s’organisent. Seulement voilà, pour survivre Ardy a besoin d’un traitement médicamenteux pointu, qui n’éxiste pas au kossovo. Solution des politicards (dont le sous-préfet qui "assume") : Ardy aura ses médicaments au Kossovo par voie postale pendant deux mois !!

Pour refuser l’inacceptable (c’est- à- dire l’expulsion des sans-papiers !) et dépasser la simple miséricode en voyant seulement en Ardy un malheureux handicapé, opposons nous systématiquement aux politiques xénophobes de rafles des sans-papiers.

Rendez-vous devant le parlement européen de Strasbourg lundi 14 juin de 14h à 17h, parce que les politiques fascisantes d’expulsion ont lieu au niveau européen, répondons au niveau européen.Les patries, les nationalités, les frontières n’existent que pour faire oublier aux peuples qu’ils sont gouvernés et exploités par leurs classes dominantes.Il est aussi plus facile (et d’autant plus en temps de crise) pour les puissants de nous faire regarder ailleurs en désignant un ennemi qui n’en est pas un : l’étranger.

Les sans-papiers et tous les autres travailleurs de la terre, n’ont qu’un réel ennemi commun : le capital.

Soyons solidaires des sans-papiers !

[CNT Forbach] - 12/06/2010

 

Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
Communiqué commun APF - LDH - RESF
Quinze jours après l’expulsion d’Ardy, jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, l’Association des Paralysés de France (APF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Réseau Éducation sans Frontières (RESF), mobilisés pour son retour, lancent un cri d’alarme et d’indignation !

L’état de santé de l’adolescent se dégrade et sa prise en charge au Kosovo apparaît difficile. En parallèle, du côté du président de la République et du gouvernement, le silence sur cette affaire est assourdissant ! L’APF, la LDH et RESF font appel au soutien de toutes les associations de défense des droits et de tous les citoyens ! L’APF, la LDH et RESF demandent le retour d’Ardy et de sa famille et souhaitent vivement que les pouvoirs publics fassent toute la transparence sur la situation réelle d’Ardy ! L’APF, la LDH et RESF sont révoltés par le silence assourdissant du président de la République et du gouvernement dans cette affaire ! Un silence d’autant plus déplorable que le jeune homme, censé ne pas être mis en danger par le renvoi dans son pays, va mal !

L’état de santé d’Ardy se dégrade : c’est ce que déclarent les médecins qui le suivent à Pristina, ajoutant qu’ils n’ont pas les moyens médicaux de le prendre en charge – contrairement aux affirmations des pouvoirs publics français pour justifier son expulsion ! En effet, pour les médecins kosovars : « A cause de la progressivité de la maladie, le besoin de l’enfant pour la nutrition entérale continuelle et pour le traitement multidisciplinaire, nous pensons que l’enfant a besoin d’un traitement ultérieur à l’étranger. »

L’APF, la LDH et RESF rappellent que l’état de santé d’une personne malade et la nécessité de soins quotidiens importants ne peuvent pas passer au second plan, derrière une politique gouvernementale qui consiste à « faire du chiffre » en matière d’expulsions !

L’APF, la LDH et RESF demandent instamment le retour du jeune Ardy et de sa famille.

Les associations demandent aussi à ce que toute la transparence soit faite sur la situation réelle du jeune garçon !

L’APF, la LDH et RESF demandent enfin leur soutien à toutes les associations de défense des droits et à tous les citoyens.

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Rappel des faits :
Le 6 mai dernier, l’Association des Paralysés de France (APF) et le Réseau Éducation sans Frontières (RESF) se révoltaient face à l’expulsion d’un jeune polyhandicapé de 15 ans, Ardy, accueilli à l’Institut d’Éducation Motrice (IEM) « Les Jonquilles » à Freyming-Merlebach (57). En effet, le lundi 3 mai à 21h, des policiers et des gendarmes ont fait irruption dans l’IEM. Munis d’une décision préfectorale d’expulsion, ils ont emmené avec eux le jeune, devant le personnel soignant choqué et impuissant. Après avoir passé la nuit au Centre de Rétention Administrative de Metz, il a été expulsé de France avec sa famille, mardi 4 mai à 10h par avion à destination du Kosovo. Ce jeune polyhandicapé accueilli dans un IEM depuis mars 2010, est d’origine kosovare. Arrivé clandestinement en France avec ses parents, sa grande sœur et son frère, sa famille a été accueillie en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, tandis que la Maison départementale des personnes handicapées a orienté le jeune atteint d’une maladie évolutive vers l’IEM « Les Jonquilles ». Une demande de régularisation pour la famille avait été instruite par des travailleurs sociaux. C’est par le biais de l’association RESF que l’APF a appris l’expulsion de la famille par avion le lendemain matin, mardi à 10h. Toute la procédure d’expulsion avait été organisée à l’avance puis exécutée dans la précipitation afin que l’expulsion passe inaperçue et ne soulève pas des vagues de protestation, légitimes au regard de l’état de santé de l’enfant.

Vous pouvez télécharger le communiqué !

LDH - 20/05/2010

 

Communiqué commun APF LDH RESF / Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
14 juin : Appel à manifestation au Parlement Européen à Strasbourg

Voir l’appel à manifestation du 14 juin

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Vous pouvez aussi signer directement ici : http://resf.info/P1558

RESF -

 

Les autorités françaises suspectent une privation de soins du polyhandicapé expulsé au Kosovo

Deux mois après l'expulsion d'Ardy Vrenezi, un jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, le 4 mai, les associations qui dénonçaient une dégradation de son état de santé et une mauvaise prise en charge au Kosovo ont eu raison de l'attentisme de la préfecture de Moselle. Le 2 juin, celle-ci a décidé d'envoyer une équipe médicale sur place et a rédigé un rapport de mission que Le Monde a pu consulter. Alors que le collectif associatif qui soutient Ardy Vrenezi appelle à manifester, le 14 juin, devant le Parlement européen, à Bruxelles, le rapport édité sous la tutelle de l'Agence régionale de santé (ARS) de Lorraine, le 7 juin, suspecte les parents d'Ardy de le priver de soins dans l'espoir d'obtenir un retour en France.

L'équipe de la préfecture était composée d'une pharmacienne et de deux médecins, dont un spécialiste des états végétatifs comme en souffre Ardy. Elle s'est rendue à Pristina pour une journée complète d'inspection. Au cours de ce déplacement – qui a coûté 1 264 euros – ils ont rencontré une quarantaine de personnes dont Ardy, sa famille, et leurs médecins. Dans son préambule, le rapport de l'ARS note toutefois que "l'écart entre le système de santé français et kosovar est évident" et que la "mission n'a pas pour but de mettre en évidence ce truisme".

Selon le rapport, la dégradation de santé de l'adolescent a en fait "un rapport probable avec l'interruption de tout ou partie du traitement". Il ne "préjuge pas de l'origine de cette interruption" mais il rapporte le récit des médecins kosovars. Ces derniers ont constaté que le "traitement n'était pas suivi" le 12 mai, lorsque le père s'est présenté au centre de soins primaires de sa ville pour un "épisode aigu" d'épilepsie d'Ardy. Dans ce centre, le dossier de l'enfant "est connu de longue date", et à cause de son état grave, Ardy a dû être transféré à la clinique universitaire pédiatrique de Pristina, la capitale.

"SITUATION HONTEUSE"

Le père se plaint alors de ne pas trouver dans les pharmacies environnantes un des médicaments prescrits – le Kepra – et il regrette son prix trop élevé. Mais selon la préfecture, la famille Vrenezi a reçu un stock de cette molécule avant d'être expulsée ainsi qu'une ordonnance de renouvellement. L'équipe française a fait une tournée "aléatoire" des pharmacies. Elle admet qu'elle n'en a trouvé qu'une seule – sur six visitées – où le Kepra était disponible. Celle-ci se situe à Pristina, à 70 kilomètres de Malishevo. On n'y trouve la molécule qu'en "comprimés" et pas en "solution buvable", comme Ardy – qui a des problèmes de déglutition – y a été habitué en France.

Deux autres médicaments prescrits sont eux "disponibles gratuitement" dans les pharmacies kosovares car présents sur la liste essentielle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il existe aussi une "maison spécialisée pour la prise en charge d'enfants handicapés" à Malishevo, où les Vrenezi résident. Celle-ci propose des séances de kinésithérapie deux fois par semaine comme en nécessite Ardy, mais la famille ne s'y est pas présentée.

D'après le rapport, les Vrenezi étaient aussi censés, à leur arrivée au Kosovo, entamer une procédure pour obtenir dans un délai d'environ un mois une "allocation d'aide spécifique aux handicapés" d'un montant de 100 euros mensuel. Mais la famille n'aurait fait "aucune" démarche. Le rapport cite anonymement un pédiatre qui considère la "situation honteuse" pour la famille. Le rapport concède que les 100 euros mensuels seraient insuffisants pour couvrir les frais d'Ardy qui s'élèvent en réalité à 300 euros par mois. Mais le gouvernement kosovar aurait "indiqué la possibilité d'une aide exceptionnelle".

Le 12 mai, le neuropédiatre qui reçoit le père et l'enfant à la clinique de Pristina propose donc de modifier le traitement. Une "substitution thérapeutique" dont il a une "bonne pratique", ayant eu à traiter "cinq ou six cas identiques à la pathologie rare d'Ardy". Mais le père refuse et le 25 mai, l'adolescent doit de nouveau être hospitalisé.

Il est cette fois pris en charge à la clinique universitaire de neurologie de la capitale. C'est là que l'équipe de la préfecture "voit" Ardy le 2 juin. Selon les médecins français, l'adolescent, âgé de 15 ans, est bien pris en charge. L'un des médecins kosovars a été "formé à la Salpêtrière", à Paris. Ardy n'est pas dans le coma, il ne l'aurait "jamais été". Il peut "faire quelques pas dans le couloir" et "n'apparait pas dénutri". La maladie d'Ardy est par contre clairement décrite par les médecins kosovars comme "incurable", avec une "évolution progressive et fatale à terme".

UNE PRISE EN CHARGE PARTIELLE

Isabelle Kieffer, la pédiatre qui a suivi Ardy à l'institut médico-éducatif de Sarrebourg (Moselle) durant les mois d'examen de la demande d'asile de ses parents – finalement déboutés – s'offusque de ce rapport. C'est elle qui suit le dossier au plus près depuis le début de l'affaire. Et d'après elle, la prise en charge d'Ardy au Kosovo n'en reste pas moins "partielle". Elle estime que même s'il y a des services de kinésithérapie disponibles à Malishevo, "il n'y a pas de séances d'orthophonie et de psychomotricité possibles" comme en bénéficiait Ardy en France. Selon elle, les médecins français en mission au Kosovo ont par ailleurs seulement "vu" Ardy, ils ne l'ont pas "examiné".

Mme Kieffer est au courant du contenu du rapport de l'ARS depuis le retour de l'équipe, le 2 juin, car les médecins l'ont contactée pour lui faire part de leurs observations. Elle admet que les détails de ce rapport n'apparaissent pas dans les communiqués de presse du collectif qui soutient Ardy. Un collectif dont fait notamment partie l'Association des paralysés de France (APF), le réseau éducation sans frontières (RESF) et la Ligue des droits de l'homme (LDH). "J'ai rédigé un compte-rendu et j'ai demandé à l'APF de le publier mais cela n'a pas été fait, je suis seule, je ne peux pas tout faire." Selon elle, les témoignages des médecins kosovars cités dans le rapport sont aussi à prendre avec précaution "car nous avons l'impression qu'ils ont eu des pressions".

L'enjeu de l'affaire Ardy, pour Mme Kieffer, n'est pas dans les révélations du rapport. "Il est évident que la maladie d'Ardy est incurable. La question c'est dans quelles conditions va-t-il mourir, à quelle vitesse et comment ?" La pédiatre rappelle que le 15 avril, Thomas Hammarberg, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil européen s'est déclaré "préoccupé" par le fait que plusieurs gouvernements européens procèdent à des retours forcés de réfugiés vers le Kosovo. Elise Vincent

Piqué au tas dans Le Monde - 11/06/2010

08:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/06/2010

Un deuxième policier mis en examen à Créteil pour des malversations

 

Un policier en poste en Alsace a été mis en examen dans une vaste affaire de malversations présumées pour laquelle un commandant de la police judiciaire (PJ) parisienne est écroué depuis mars, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Ce policier de l'est de la France, dont les chefs de poursuite n'ont pas été précisés, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et "aurait un rôle secondaire" dans ce dossier, a indiqué cette source.

Depuis mars, un autre policier, François Ancrenaz, en poste à la PJ parisienne, est écroué et mis en examen pour "trafic d'influence passif par personne dépositaire d'une autorité" et pour "menaces et acte d'intimidation à l'égard d'une victime".

L'enquête lancée et traitée par les gendarmes de la brigade de recherches (BR) départementale du Val-de-Marne vise une "vaste affaire" de "banqueroute, abus de biens sociaux et emploi de travailleurs clandestins" remontant à 2008.

Figure de la PJ parisienne et décrit comme un "flic de terrain chevronné", M. Ancrenaz avait été interpellé par l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices"). Son arrestation avait suscité une vive émotion parmi ses collègues.

Plusieurs autres personnes sont mises en examen dans cette affaire, a ajouté la source judiciaire, sans pouvoir en préciser le nombre exact.

© 2010 AFP

Piqué au tas chez orange.fr - 09/06/2010

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18:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/06/2010

Spectaculaire initiative : Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

La ville continue de creuser l'idée d'un cimetière musulman

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet ...

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet après-midi, sur la création d'un premier cimetière public musulman. En projet depuis deux ans, il jouxtera, d'ici à l'automne 2011, le cimetière multiconfessionnel de la Meinau et s'étendra sur 25 000 m2. Il s'ajoutera aux carrés de tombes, aujourd'hui « saturés », dédiés dans l'agglo aux pratiquants de l'islam. Une réunion sur sa décoration est prévue en juillet.
Interdite dans le reste de la France, son élaboration est autorisée en Alsace-Moselle par le droit local. Celui-ci stipule en effet que dans les communes où cohabitent plusieurs religions, chacune peut disposer de son cimetière. Entre 27 000 et 40 000 musulmans vivent à Strasbourg. « Ce cimetière leur permettra de ne pas subir de douleurs supplémentaires lors de la perte d'un proche, estime Driss Ayachour, le président du Conseil régional du culte musulman. Aujourd'hui, la plupart des familles sont contraintes d'enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine, où certains n'ont pourtant jamais vécu. Cela pose des problèmes de paperasse et empêche de se recueillir régulièrement sur les tombes. » D'ici à la fin du mois, la ville publiera un fascicule en turc et en arabe sur le règlement des cimetières, notamment des carrés musulmans.P. W.

Piqué au tas sur 20Minutes.fr - 07/06/2010

(je te laisse juge du grossier jeu de mot...)

 

 

Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

 

Le conseil municipal de Strasbourg a voté lundi à l'unanimité la construction d'un cimetière confessionnel musulman sous gestion publique, une première en France, a-t-on appris auprès d'Olivier Bitz, adjoint chargé des cultes et de la sécurité à la mairie (surligne et mise en gras Probe).

"C'est une décision historique, une première en France permise par le droit local alsacien et mosellan", s'est-il félicité en insistant sur "l'égalité de traitement entre les différentes religions".

Le cimetière musulman s'étendra d'ici l'automne 2011 sur 25.000 m2 dans le quartier de la Meinau. La ville devra débourser environ 800.000 euros pour sa création.

Interdite dans le reste de la France, la création d'un cimetière musulman sous gestion publique est permise par le droit local d'Alsace-Moselle.

"C'est l'application dynamique du droit local qui permet d'en étendre les bénéfices à une religion qui à l'origine n'était pas reconnue par le régime concordataire", a précisé Olivier Bitz.

En effet selon le droit local d'Alsace-Moselle, les autorités organisent les cultes catholique, protestant et israélite. L'islam n'a pas le statut de culte reconnu mais la municipalité traite avec les associations cultuelles musulmanes, favorisées par le droit local.

"Depuis 1973 il y a des carrés musulmans dans quelques cimetières strasbourgeois mais ils arrivent à saturation", a repris Olivier Bitz.

De nombreux pratiquants sont donc contraints de retourner enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine.

Deux cimetières musulmans existent déjà, à Bobigny et à Marseille, mais ils ont été créés par des initiatives privées.

La grande mosquée de Strasbourg est également en construction actuellement et elle devrait aussi ouvrir courant 2011.



© 2010 AFP

Piqué sur orange.fr - 07/06/2010

 

 

Le_Reverend_souhaite_que_le_conflit_israélo-palestinien_soit_importé_dans_notre_ville.jpg

17:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/06/2010

Strasbourg - manifestation du lundi 31/05 - Comparution immédiate - Les deux dossiers renvoyés

Justice / Après la manifestation de lundi contre Israël
Les deux dossiers renvoyés

Deux jeunes gens âgés de 19 ans ont été jugés hier en comparution immédiate à la suite des débordements entourant la manifestation contre Israël lundi soir à Strasbourg. Le premier pour avoir brisé une vitrine, le second pour avoir caillassé les forces de l'ordre et un camion de pompiers.
Le jeune Mundolsheimois assure qu'il est victime d'une méprise. Ce n'est pas lui qui, lundi vers 20 h, a jeté un panneau publicitaire dans la vitrine du Crédit immobilier de France, au 3 quai de Paris à Strasbourg. Les policiers, dont l'attention avait été attirée par un groupe d'une quinzaine d'individus qui dégradaient les véhicules garés le long du quai, l'ont interpellé par erreur.  Pour sa défense, le gérant de société évoque un différend préalable avec un brigadier. « Vers 19 h 30, j'ai mangé ...
Antoine Bonin

Pour lire l'article complet voir archives de dna.fr

 

Piqué au tas chez DNA.fr - Article paru dans l'édition du Jeudi 3 Juin 2010

 

17:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Samedi 05 Juin 2010 - Liste des manifestations et rassemblements de protestation en France contre l’acte criminel israélien perpétré à l’encontre de la flottille internationale de la liberté

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce l’attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza, par l’armée israélienne dans les eaux territoriales internationales et appelle à manifester pour exiger
Maintenant !


La levée du Blocus illégal de Gaza

La fin de l’impunité d’Israël

jugement de tous les crimes de guerre

Des sanctions internationales

suspension de l’Accord d’association avec l’Union Européenne

- Libération immédiate de TOUS les militants-es de la solidarité internationale, de toutes les nationalités détenus-es en Israël

- Acheminement de toute la cargaison humanitaire à Gaza sous contrôle international

- Retour de tous les bateaux.


Samedi 5 juin à 15h

Place de la Bastille

en direction des Invalides

Sur la tribune à l’arrivée : les Français de la flottille de la liberté pour Gaza
Liste des manifestations et rassemblements en France :

- ANNECY : Samedi 05 Juin à 14h30, toujours devant la préfecture à Annecy

- AUBENAS : Samedi 05 Juin à 11 h,Au rond point au champ de mars

- AVIGNON : Samedi 05 Juin, à 14 h 30 à la Gare - SNCF - AVIGNON. Une manif de quartiers démarrera à 13 H 30 de la Fromenterie (Rocade) pour arriver à la gare à 14h 30 (D’où le cortège unitaire convergera vers la place de l’Horloge-Palais des papes)

- BAYONNE : Samedi 05 Juin à 11 h devant la mairie

- BEAUVAIS : Table de signatures de pétitions, Samedi 05 Juin, 15h à 17h, Fontaine rue piétonne

- BLOIS : Samedi 05 Juin à 15 h, devant la préfecture

- BORDEAUX : Samedi 05 Juin à 15h Place de la Victoire

- CAEN : Samedi 05 Juin à 15h devant la Préfecture

- CLERMONT FERRAND : Samedi 05 Juin à 14h30 Place de Jaude

- DOUAI : Samedi 05 Juin à 18h30 devant la Poste

- DUNKERQUE : Samedi 05 Juin à 15h30 devant la Communauté Urbaine de Dunkerque

- EVRY : Samedi 05 Juin à 14h Place des Droits de l’Homme

- GRENOBLE : Samedi 5 juin à 15h30, rue Felix Poulat

- LE HAVRE : Samedi 05 Juin à 15h place de l’hôtel de ville

- LIMOGES Samedi 05 Juin à 15 h au départ de la place de la Motte

- LYON : Samedi 05 Juin à 15 h, place Bellecourt

- MARSEILLE : Samedi 05 Juin à 15h à de la Porte d’Aix au Consulat d’Israël

- MANOSQUE : Samedi 05 Juin, à 14h30 porte Saunerie.

- MONTPELLIER : Samedi 05 Juin de 12h à 15h depuis la place de la Comédie jusqu’à l’Hôtel de la Région

- MONTAUBAN : Samedi 05 Juin à Montauban à 10h30 devant la préfecture.

- NANTES : Samedi 05 Juin à 15h de Commerce vers la préfecture

- NICE : Samedi 05 Juin à 15h, place Garibaldi

- PARIS : Samedi 05 Juin à 15h, place de la Bastille

- POITIERS : Samedi 05 Juin à 14 heures place d’Armes à Poitiers

- REIMS : Samedi 05 Juin à 15h, place d’Erlon, Fontaine de la Solidarité

- SAINT-ETIENNE : Samedi 05 Juin à 15 heures, devant la préfecture

- STRASBOURG : Samedi 05 Juin à partir de 14H, Place de l’Etoile

- TOULOUSE Samedi 05 Juin, à 15h30, à partir de la place du Capitole

- TOURS : Samedi 05 Juin, 14h30 devant l’hôtel de ville à Jean Jaurès

- VANNES : Samedi 05 Juin à 15h, manifestation de l’Hôtel de ville à la préfecture

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la Guerre (AAW-France) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC - France) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim/IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR P-O) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - - Droit-Solidarité - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - - Gauche Unitaire (GU) - Génération Pa lestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté - section française Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femme Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Solidarité Palestine 18e – Union de Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires

Avec le soutien de :

Alghadir-Montreuil - Appel des Cent pour la Paix-Bagnolet - Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Comité BDS Clichy Palestine - Coordination Universitaire Interfac d’Ile de France – Forum pour un autre monde - International Jewish Antizionist Network (IJAN) – Lutte Ouvrière (LO) - Marxistes Unitaires - Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) - Parti des Indigènes de la République (PIR) - Respaix Conscience Musulmane (RCM) - Reveil des Consciences - Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) -

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03/06/2010

L'appel au calme - article des DNA en ligne - 03/06/2010

 

Article paru dans l'édition du
Jeudi 3 Juin 2010

 

Faits Divers

L'appel au calme

Les trois principales associations cultuelles musulmanes de Strasbourg appellent à manifester demain après-midi pour protester contre l'attaque israélienne, lundi, d'un convoi humanitaire à destination de Gaza. Les organisateurs souhaitent un défilé pacifique entre la place de l'Etoile et le Conseil de l'Europe.

La Grande Mosquée de Strasbourg, la mosquée turque Eyyub-Sultan et la coordination des associations de musulmans de Strasbourg entendent protester contre le blocus de Gaza par Israël, qu'elles considèrent « inhumain ». « Nous voulons dénoncer cette agression »  Mais après le rassemblement de lundi, qui fut émaillé d'incidents (lire par ailleurs), elles veulent prendre toutes les précautions pour que leur manifestation, qui débutera demain à 15h, laisse de côté casseurs et fauteurs de troubles. ...

Aurélien Poivret

Des interdictions de stationner des deux côtés des axes empruntés par la manifestation sont prévus le vendredi 4 juin de 1 h du matin à 20 h
Pour lire l'article complet :
accédez aux archives de dna.fr

 

pris au tas sur DNA.fr - 03/06/2010

22:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/06/2010

Strasbourg - Robert Herrmann "touche pas à ma ville" souhaite "que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville"

 

Le rassemblement dégénère

 

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté.

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté. G. VARELA / 20 MINUTES

Plus de 1 300 personnes ont dénoncé l'attaque israélienne

Quatre cents au départ, ils étaient au final plus de 1 300 selon la police, 1 500 selon les organisateurs à défiler dans les rues en scandant « Israël, assassin ! Nous sommes tous des Palestiniens ! ». Plusieurs organisations pro-palestiniennes et partis de gauche avaient appelé au rassemblement, place Kléber, hier à 18 h, pour dénoncer « l'agression barbare et meurtrière perpétrée par l'armée israélienne dimanche contre une flottille humanitaire se rendant à Gaza ». Ils ont finalement décidé de s'élancer dans les rues. Mais peu après la fin de la manifestation, vers 19 h 30, des échauffourées ont éclaté.

Au moins cinq interpellations
« Nous déplorons des incidents avec des groupes isolés au moment de la dispersion du défilé », a expliqué Thierry Hartmann, le directeur départemental adjoint de la sécurité publique. Selon le premier adjoint au maire (PS) Robert Herrmann, les incidents seraient survenus alors que certains manifestants avaient pris la direction de l'ancienne synagogue de la ville, soit la place des Halles, et que d'autres essayaient de se rendre vers l'actuel lieu de culte israélite, avenue de la Paix. Ce dernier a été placé sous surveillance par les forces de l'ordre.
Alors que le calme semblait revenir au centre-ville, vers 21 h 30, la police n'était pas encore en capacité de préciser le nombre d'interpellations. Selon nos constatations, cinq personnes au moins ont été arrêtées. Plusieurs vitrines, notamment rue de la Mésange, ont été partiellement brisées. Robert Herrmann a souhaité, hier soir, que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville ». Une nouvelle manif est prévue samedi à 15 h, place Kléber.

Sonia de Araujo et Philippe WENDLING
Piqué au tas chez 20minutes.fr - 01.06.10



Plus de 1300 manifestants à Strasbourg, 500 à 600 à Mulhouse, incidents à Strasbourg

Le cortège des manifestants qui protestent contre l'opération commando israélienne, ce matin au large de Gaza, ne cessait de gagner en importance, dans les rues de Strasbourg. 400 au départ de la place Kléber à 18h, les manifestants étaient moins d'une heure plus tard plus de 1300 selon la police. Peu après 19h, des incidents ont éclaté, la police a fait usage de gaz lacrymogène. A Mulhouse, ce sont quelque 500 à 600 personnes qui étaient rassemblées place de la Réunion selon la police et qui ont ensuite défilé en ville.

 

La situation à 21h : retour au calme à Strasbourg. Situation sous contrôle des forces de l'ordre déployées dans le centre ville. Les blessés aperçus en cours de manifestation sont des personnes qui ont été soignées pour des malaises. Les policiers ont procédé à plusieurs interpellations.

La situation à 20h30, à Strasbourg : après la dispersion de la manifestation, au retour du cortège place Kléber, après 19h, quelque 800 personnes ont continué à défiler en ville, d'abord rue du Vieux Marché aux Vins, où le cortège a été bloqué par la police, puis en direction de la place Broglie. Des manifestants avaient l'intention de se rendre en direction de la synagogue. Une vitrine a été brisée sur le trajet de la manifestation. Des manifestants ont pris à partie des policiers. Les forces de l'ordre ont bloqué le cortège près de l'opéra, pour l'empêcher de se rendre en direction de la synagogue, avenue de la Paix, au-delà de la place de la République. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

Le cortège a ensuite pris la direction des Halles. Vers 20h30, les trams ont pu reprendre leur service au niveau des Halles. Des face à face tendus avaient encore lieu entre policiers et manifestants tout autour de la place de l'Homme de Fer. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène à plusieurs reprises pour disperser les manifestants. Les sapeurs-pompiers ont secouru plusieurs blessés, légers selon les constatations faites sur place par un journaliste des DNA.

 

A Strasbourg après avoir défilé jusqu'aux quais, la manifestation regagnait la place Kléber par la rue des Grandes Arcades vers 19h. Peu après 19h, les organisateurs de la manifestation de Strasbourg appelaient à la dispersion et donnaient rendez-vous aux personnes présentes samedi à 15h, place Kléber pour un nouveau rassemblement.

Quelques 400 personnes, selon la police, près d'un millier selon les organisateurs, s'étaient rassemblées à 18h, place Kléber à Strasbourg, à l'appel du Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix ainsi que de la Grande Mosquée de Strasbourg, entre autres. Dans la foule, de nombreuses personnes d'origine turque, ainsi que des militants des mouvements de gauche français.

Tous protestent contre l'opération commando menée par les forces israéliennes tôt ce matin contre la flottille pro-palestinienne partie de Chypre et qui devait accoster à Gaza pour une action humanitaire. Une opération commando qui a fait une dizaine de morts parmi les humanitaires selon un dernier bilan.

Place Kléber ce soir, les manifestants criaient des slogans hostiles à Israël. Un grand drapeau palestinien a été déployé sur la place Kléber, devant la statue du Général Kléber. "Nous sommes tous des Palestiniens criaient également les manifestants", qui ont décidé de former un cortège pour défiler en ville.

La manifestation doit descendre jusqu'aux quais avant de revenir vers la place Kléber. On sent une certaine tension parmi les personnes qui défilent, des pétards sont jetés et la foule avance en scandant des slogans anti-israéliens.

Ch.B. avec Matthieu Mondoloni

Piqué au tas sur DNA.fr - 31/05/2010 -

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Répression à Strasbourg - Manifestation solidarité avec la Palestine - 31/05/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prises sur Le Jura Libertaire

07:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/05/2010

STRASBOURG : REPRESSION CONTRE LES RASSEMBLEMENTS EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN ET CONTRE ISRAËL

Rassemblement à l'appel d'organisations pro-palestiniennes et turques place kleber. Environ 500 personnes au début. Départ en manif apparemment autorisée jusqu'à l'Ancienne Douane et remontée vers la place Kleber par la rue des grandes Arcades. De nombreuses personnes rejoignent le cortège. Environ 2000 personnes d'après les personnes sur place. Présence de groupes politiques à l'avant (PCF, NPA, Droits de l'Homme, etc.). Peu de libertaires.

La manif ne cesse de grossir jusqu'au retour à la Place Kleber, très vivante, nombreux slogans anti-sionistes repris ardemment par tout le défilé. Communauté turque fortement présente, présence également du PMF. Beaucoup de familles. Durant ce premier défilé, la tension monte, nombreux pétards, feux d'artifice et mortiers tonnent. Quasiment pas de flics pour le moment.

En débouchant sur la Place Kleber, le cortège s'arrête, et scande à l'unisson sa haine du Mac Do en passant devant celui de Kleber. De nombreux manifestants se saisissent de tables et chaises et tentent de briser les vitrines du mac do. Des organisateurs tentent de calmer le jeu, frictions. Violents accrochages avec des Bacceux également.Nouvelle tentative d'envahir le Mac Do. Nous sommes refoulés. On se dirige tous vers place Kleber.

Place Kleber, tout le monde se rassemble et se compresse pour écouter le discours des organisateurs. Des jeunes escaladent la statue Kleber et déploient des drapeaux palestiniens, tous les drapeaux sont turcs et palestiniens. Flics très discrets. Au bout d'1/2h-40mn, un nouveau départ en manif sauvage démarre en direction de l'homme de Fer. Blocage des trams et du carrefour-tramway place Kleber. Quasiment tout le monde suit, environ 1300 personnes encore. Le cortège sauvage semble hésiter, se dirige d'abord vers Alt Winmärick puis rebrousse chemin, toujours sur les rails, vers la Place Broglie avec l'objectif d'atteindre l'Ambassade d'Israel avenue des vosges. Les esprits s'échauffent, pétards et feux d'artifice éclatent tout le long, l'imposant groupe à l'avant se met à courir pour devancer les flics jusqu'à Broglie. Un toto éclate une vitrine d'un magasin de luxe, des camarades ont dû le secourir, pris à partis par une quinzaine de personnes.

Bref arrêt place Broglie, toujours 1000 personnes en manif sauvage. Les flics se positionnent à l'entrée du pont menant à la Place de la République. Bac et flics en civil partout dans le cortège. Le pont est barré par deux-trois cars et une quinzaine de CRS équipés de flash, et lacrymos. L'avant du cortège s'avance, puis charge la ligne de police. Les flics répliquent par des salves de grenades lacrymos. Repli. On avance à nouveau. Nouvelle salve de lacrymos. Le gros du cortège reste à la place Broglie, environ 400 à l'avant contre les flics. La préfecture est sécurisée, les flics se positionnent tout autour de l'Opéra. On avance à nouveau. Jets de projectiles et tirs de mortiers/feux d'artifice sur la ligne de flics barrant le pont. Les CRS chargent pour nous refouler. Repli puis on avance à nouveau. Long face à face. Le gros du cortège fait demi-tour et retourne place Kleber. Hésitation, finalement les 400 manifestants à l'avant courent et remontent les quais jusqu'au pont menant devant les Halles pour contourner les flics. Certains veulent aller à la synagogue, confusion sur l'objectif. Les flics chargent sur le pont des Halles. Jets de pierre. Une poubelle prend feu. Nouvelle tentative de charger les flics sur le pont des Halles. Les CRS répliquent par des salves de grenades lacrymos et des tirs de flashball. Au moins deux personnes tombent à terre, dont une assez âgée, touché au flashball au visage. Un groupe de CRS et de Bacceux chargent violemment et tirent à nouveau au flashball devant le pont où des pierres sont jetées. Un ou deux groupes d'une dizaine de jeunes (très jeunes!) sont coursés par les flics jusqu'à alt Winmärick. Au moins deux arrestations.

Colère des familles qui tentent d'apporter les premiers soins à la personne âgée durement touchée. Deux CRS sortent de leur ligne pour aller voir ce qu'il en est. Aussitôt ils sont pris à partie par une cinquantaine de manifestants. Charge des CRS. Tirs de flash et grenades lacrymos. Une femme protège de ses bras son enfant au milieu de la charge. Repli vers l'Opéra. Deux trams sont bloqués. Face à face avec les flics du pont de la place de la Rep. On s'approche. Ils tirent aussitôt avec lacrymos spray et flash. Les CRS chargent. Repli jusqu'à l'Homme de Fer, tout le monde appelle à se rassembler de nouveau Place Kleber pour se regrouper et repartir. 150 personnes encore maximum. Blocage de l'homme de Fer. Charge des flics et Bacceux avec tirs de flashball. Plusieurs personnes tombent.

Au moins 3 à 4 blessés au sol, les pompiers sont bloqués par les flics et mettent 1/4h à les secourir. Une petite centaine de manifestants font encore face aux flics à l'Homme de Fer. Lacrymos spray, et violente charge de CRS et Bacceux. Deux personnes à terre, un manifestant de 50-60ans touché par flashball et une jeune fille touchée également par flashball, ne bougent plus, inanimés. Une cinquantaine de manifestants tentent de les secourir, mais les CRS s'alignent et les en empêchent. Les pompiers arrivent enfin. La personne âgée est gravement blessée, ne répond plus. Les deux blessés sont emmenés en civière par les pompiers. Plus loin vers Alt Winmärick, une jeune fille est en pleine crise d'épilepsie, soutenue par une douzaine de manifestants. Un enfant en crise de trauma et asphyxié par les lacrymos également.

Plusieurs blessés légers au flash dans les jambes. Les manifestants se dispersent progressivement. CRS, gendarmes mobiles et BACceux, se positionnent en nombre dans tout le centre-ville : la place Kleber est bouclée pour empêcher tout rassemblement, des patrouilles de robocops avec boucliers et flash au niveau de Gutenberg, Alt Winmärick, Halles, Homme de fer, Broglie, opéra, République, Contades, rue d'Austerliz et Ancienne douane. Des groupes continuent d'harceler sporadiquement les flics par endroits.

NOUVEAU RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN CE SAMEDI A 15H PLACE KLEBER.
QUE TOUT LE MONDE SOIT LA !
APPEL A TOUS LES CAMARADES A DIFFUSER L'INFORMATION !

 

Des milliers de personnes ont manifesté en fin de journée à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg... Toutes réunies pour dénoncer le raid israélien meurtrier de ce matin. Quelques débordements ont eu lieu, notamment à Paris quand les manifestant ont tenté de forcer les cordons de police pour se rapprocher de l’ambassade d’Israël.

France Info - Sur les Champs-Elysées.

Sur les Champs-Elysées. © RADIOFRANCE/ Nathanaël Charbonnier

 

La condamnation internationale est unanime. Les manifestations, plus ou moins spontanées, en sont la preuve. Au Liban, en Iran, en Turquie, des milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer le raid meurtrier d’Israël ce matin, contre la flottille qui devait apporter de l’aide humanitaire à Gaza.

La France a également été ce soir le théâtre de plusieurs manifestations assez mouvementées d’ailleurs. Un gros millier de personnes, à chaque fois, s’est ainsi rassemblé à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg.

Quelques échauffourées ont d’ailleurs éclaté à Paris, quand les manifestants, regroupés au bas des Champs-Elysées, ont tenté de se rapprocher de l’ambassade d’Israël, à quelques centaines de mètres de là.
Certains ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

"Israël, assassin" , scandaient les manifestants qui, pour une grande partie portaient le keffieh, le foulard palestinien traditionnel. Parmi les autres slogans, on entendait : "Palestine vivra, Palestine vaincra", "Sionistes fascistes"...

 

http://www.france-info.com/france-regions-2010-05-31-manifestations-musclees-de-soutien-aux-palestiniens-448909-9-13.html


22:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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