Avertir le modérateur

24/05/2010

[Démontons la vidéosurveillance] Bal masqué sauvage Stasbourg - 18h Place Broglie - 24 mai 2010

Le 24 mai 2010 de 18h00 à 22h00

Strasbourg

Rompant avec la normalisation des comportements qui est l’un des objectifs des caméras, nous danserons là où on ne nous attend pas : rusés et masqués nous ne cacherons pas notre joie au cours d’un bal, au nez, à la barbe, et sous les yeux incrédules des caméras !

Rien n’y fait, quelle que soit la couleur de la majorité municipale, elle succombe au camérablabla ! Nos rues sont désormais épiées par un réseau sans cesse démultiplié. Le sommet de l’OTAN a récemment permis une extension du réseau à moindres frais, donnant un avant-goût de l’ état d’urgence permanent qui nous attend. Et voilà qu’on nous annonce un caméraz-de-marée national, le programme délirant d’un pouvoir autoritaire et socialement impotent... Il est urgent de démonter les croyances naïves et les arguments fallacieux ! Caméraplapla !

Regardez-moi Strasbourg ! On ne peut plus y faire deux pas sans y être filmé ! Au nom d’une sécurité devenue le nouvel eldorado électoraliste de nos élus majoritaires, au nom aussi d’une ville-marque qu’on voudrait vendre pour ce qu’elle n’est pas, une vitrine bien trop proprette pour rester tolérante, nos élus se sont permis de nous mettre sous surveillance. Ô Strasbourg ! Ville juste dont les pauvres sont chassés du centre par manque d’un laisser-passer-consommation ? Ville humaniste contrôlée jusqu’aux dents par des centaines de caméras ? Tous les maires seraient-ils sécuritairement contaminés ? La CREP (http://crep.strasbourg.free.fr) a depuis longtemps interpellé citoyens et élus sur la méchante dérive que constitue ce réseau de vidéosurveillance. Il est temps d’affirmer haut et fort que ces caméras qui nous épient ne sont pas le dernier mot de l’urbanité… Car ce réseau est la marque du renoncement : renoncement au progrès social, à l’humanité des villes, à la réduction des inégalités.

La situation a empiré depuis 2007, depuis que l’État incite à la débauche technique et qu’un marché de la sécurité prospère sur les préjugés. Mais beaucoup commencent à douter ou refusent cette vidéoppression qui fige les déséquilibres sociaux sans jamais répondre au malaise social, qui justifie la peur de l’autre et fait de chacun un suspect. Nous ne la laisserons pas faire ! Démontons ensemble les arguments ineptes qui veulent la renforcer !

La CREP convie à une série de rencontres celles et ceux qui veulent avoir le cœur net sur cette affaire : pour mieux connaître le réseau de vidéosurveillance, tenter de comprendre son vrai sens, social et historique, pour apprendre ensemble à lui résister.

 

La_vengeance_est_un_plat_qui_se_mange_froid.jpg

11:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2010

OTAN - Strasbourg - Indemnisations et apéro facebook ...

Le préfet Pierre-Étienne Bisch a détaillé, hier, les indemnisations perçues par les Strasbourgeois ayant subi un préjudice lors du Sommet de l’Otan.

 

stras port du rhin 009.JPG
Photo PROBE

Malgré la décentralisation, le champ d’action des services de l’État reste vaste, comme l’a montré la conférence de presse, hier, du préfet de la région Alsace et du Bas-Rhin. Interrogé sur la probabilité qu’après celui de l’Otan, le Sommet du G 20 — la réunion des 20 pays les plus riches ou émergents — qui se tiendra en France en 2011, vienne à Strasbourg, Pierre-Étienne Bisch a indiqué que « la question est actuellement en discussion entre les sherpas des chefs d’État ».

300 000 € pour la CTS

Le préfet a précisé que 685 000 € ont été versés pour réparer des préjudices subis par des particuliers et des entreprises, en marge ou lors du Sommet de l’Otan. Ainsi, sur 90 dossiers présentés par des particuliers, 73 portant sur des dégradations de véhicules ou d’habitations ont été acceptés, pour un total de 85 000 €.

La partie la plus importante de l’enveloppe, soit 600 000 €, a été attribuée à vingt « professionnels », en compensation des pertes subies. La CTS (bus et tram) a empoché la moitié de cette somme. Ont aussi été dédommagées six entreprises qui avaient été obligées d’interrompre des chantiers, cinq restaurateurs et des professionnels du spectacle qui ont vu leur chiffre d’affaires diminuer. En revanche, les discussions avec les assureurs concernant l’Hôtel Ibis, détruit par incendie, et la pharmacie sont toujours en cours. Le préfet Bisch a rappelé que « la ville de Strasbourg bénéficie aussi de 14 M€ d’investissements publics… » négociés avec l’Élysée.

Apéritif géant

Autre sujet, l’apéritif géant annoncé sur « Facebook » pour fin mai, place Broglie à Strasbourg : « Si je n’ai pas d’interlocuteur, je n’autoriserai pas la manifestation », a tranché Pierre-Étienne Bisch, en évoquant « les risques non négligeables » liés à un tel événement. À l’entendre, il serait hautement souhaitable que le ou les organisateurs prennent contact avec la préfecture…

Interpellé sur la taxe poids lourds, il a précisé que « le processus de sélection de l’opérateur industriel était lancé pour aboutir fin 2010 ». Conformément à la loi votée par le Parlement, l’Alsace expérimentera la fameuse taxe, un an avant le reste de la France. De même, l’État a lancé le processus qui doit aboutir, d’ici un an, à la désignation du concessionnaire du futur Grand contournement ouest de Strasbourg. Mais le préfet « s’attend à des contentieux, à chaque étape… »

Si une demi-douzaine de sujets ont été balayés, Pierre-Étienne Bisch avait insisté d’emblée sur la situation économique et de l’emploi qui mobilise ses services. « Si nous avons connu une descente brutale en matière de destruction d’emplois, avec un taux de chômage qui a rattrapé la moyenne nationale, l’Alsace reste une des régions les plus prospères et les plus performantes pour les exportations », a-t-il noté. Tout en restant très prudent, il a relevé « des signes encourageants », comme le recours accru aux intérimaires, estimant par ailleurs important de mettre l’accent sur la formation par alternance.

Enfin, il a estimé à 2 608 le nombre d’emplois directs préservés grâce au plan de relance de l’État. Soit 103 M€ injectés dans les entreprises régionales et 100 M€ au bénéfice d’entreprises publiques, auxquels s’ajoutent 80 M€ au titre du remboursement anticipé de la TVA aux 250 collectivités locales qui ont participé à la relance.

Yolande Baldeweck

Journal L'Alsace - 19/05/2010

685 000 euros d'indemnisations

près le sommet de l'Otan, en avril 2009, l'Etat a versé 600 000 € d'indemnisations à vingt entreprises strasbourgeoises. La CTS a reçu la moitié de la somme pour compenser l'interruption du trafic des bus et trams en centre-ville, a révélé, hier, la préfecture. Cinq restaurateurs et des salles de spectacle, dont l'Opéra, ont été dédommagés. En outre, l'Etat a indemnisé 73 riverains du Port-du-Rhin et de la Ganzau pour un montant global de 85 000 €. A la suite des débordements survenus en marge des cérémonies, la majorité d'entre eux avaient subi « des dégradations de véhicules ». Des particuliers ont aussi reçu une compensation parce que leur voiture avait été conduite à la fourrière de façon « injustifiée », dixit la préfecture.P. W.

Article 20 minutes - 19/05/2010

see_you_next_time.jpg

 

18:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Strasbourg, du 21 au 24 mai 2010 - DEMONTONS LA VIDEOSURVEILLANCE !

Rien n’y fait, quelle que soit la couleur de la majorité municipale, elle succombe au camérablabla ! Nos rues sont désormais épiées par un réseau sans cesse démultiplié. Le sommet de l’OTAN a récemment permis une extension du réseau à moindres frais, donnant un avant-goût de l’ état d’urgence permanent qui nous attend. Et voilà qu’on nous annonce un caméraz-de-marée national, le programme délirant d’un pouvoir autoritaire et socialement impotent... Il est urgent de démonter les croyances naïves et les arguments fallacieux ! Caméraplapla !


Regardez-moi Strasbourg ! On ne peut plus y faire deux pas sans y être filmé ! Au nom d’une sécurité devenue le nouvel eldorado électoraliste de nos élus majoritaires, au nom aussi d’une ville-marque qu’on voudrait vendre pour ce qu’elle n’est pas, une vitrine bien trop proprette pour rester tolérante, nos élus se sont permis de nous mettre sous surveillance. Ô Strasbourg ! Ville juste dont les pauvres sont chassés du centre par manque d’un laisser-passer-consommation ? Ville humaniste contrôlée jusqu’aux dents par des centaines de caméras ? Tous les maires seraient-ils sécuritairement contaminés ? La CREP a depuis longtemps interpellé citoyens et élus sur la méchante dérive que constitue ce réseau de vidéosurveillance. Il est temps d’affirmer haut et fort que ces caméras qui nous épient ne sont pas le dernier mot de l’urbanité… Car ce réseau est la marque du renoncement : renoncement au progrès social, à l’humanité des villes, à la réduction des inégalités. La situation a empiré depuis 2007, depuis que l’État incite à la débauche technique et qu’un marché de la sécurité prospère sur les préjugés. Mais beaucoup commencent à douter ou refusent cette vidéoppression qui fige les déséquilibres sociaux sans jamais répondre au malaise social, qui justifie la peur de l’autre et fait de chacun un suspect. Nous ne la laisserons pas faire ! Démontons ensemble les arguments ineptes qui veulent la renforcer !

La CREP convie à une série de rencontres celles et ceux qui veulent avoir le cœur net sur cette affaire : pour mieux connaître le réseau de vidéosurveillance, tenter de comprendre son vrai sens, social et historique, pour apprendre ensemble à lui résister.


Rien n’y fait, quelle que soit la couleur de la majorité municipale elle succombe au camérablabla ! Du coup nos rues sont épiées par un réseau de caméras sans cesse démultiplié. Le sommet de l’OTAN a récemment permis son extension à moindres frais, donnant un avant-goût de l’état d’urgence permanent qui nous attend. Et voilà qu’on nous annonce un caméraz-de-marée national, le programme délirant d’un pouvoir autoritaire et socialement impotent... Il est urgent de démonter les croyances naïves et les arguments fallacieux ! Caméraplapla !

Regardez-moi Strasbourg ! On ne peut plus y faire deux pas sans y être filmé ! Au nom d’une sécurité électoralement payante, au nom aussi d’une ville-marque, avec son marché de Noël, sa politique cyclable ou son TGV, qui devient une vitrine bien trop proprette pour rester tolérante, nos élus se sont permis de nous mettre sous surveillance.

Semaine d’actions : demandez le programme !

La CREP convie à une série de rencontres celles et ceux qui veulent avoir le cœur net sur cette affaire : pour mieux connaître le réseau, tenter de comprendre son vrai sens social et historique, apprendre ensemble à lui résister.

Mardi 18 mai à 18 h
- Strasbourg dans la nasse scopique

Rendez-vous place de l’Étoile face à la CUS. Partons à la découverte du réseau strasbourgeois de vidéosurveillance dans les rues et grâce à notre carte. La visite de certains lieux emblématiques de la vidéosurveillance sera suivie d’une présentation en images, notamment de la nouvelle carte des caméras, et d’un apéro au Syndicat potentiel 13, rue des Couples (sans caméras mais avec la DCRI).

Vendredi 21 mai à 20 h
- De quoi la vidéo-surveillance est-elle le nom ?

Rendez-vous à la Maison des associations, place des Orphelins. Echange avec Jean-Pierre Garnier, sociologue, qui a publié récemment chez Agone : Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires. Le blog de notre invité : La chronique de Jean-Pierre Garnier.

Samedi 22 mai à 15 h
- A la recherche du pot aux roses

Rendez-vous place du Château. Jeu de piste palpitant dans les rues de Strasbourg avec à la clef une révélation qui ne nous laissera pas de marbre.

Samedi 22 mai à 18 h
- Apéro-craie sous surveillance

Résister à la société sécuritaire c’est aussi craier, et boire un coup ensemble ! Rencard là où se terminera le jeu de piste...

Dimanche 23 mai dès 16 h
- Ils ont filmé les caméras

Projection sérieuse et conviviale de films documentaires et de fiction sur la société surveillée. Détails à venir...

Lundi 24 mai à 18 h
- Dansons sous les caméras : bal sauvage folk masqué

Rendez-vous place Broglie. Rompant avec cette normalisation des comportements qui est l’un des objectifs des caméras, nous danserons là où on ne nous attend pas : rusés et masqués nous ne cacherons pas notre joie au cours d’un bal, au nez, à la barbe, et sous les yeux incrédules des caméras !

De quoi la vidéosurveillance est-elle le nom ?

La CREP a depuis longtemps interpellé citoyens et élus sur la méchante dérive que constitue ce réseau de vidéosurveillance. Non, ces caméras qui nous épient ne sont pas le dernier mot de l’urbanité… Car ce réseau est la marque du renoncement : renoncement au progrès social, à l’humanité des villes, à la réduction des inégalités.

La situation a empiré depuis 2007, depuis que l’état incite à la débauche technique tandis qu’un marché de la sécurité prospère sur les préjugés. Mais beaucoup commencent à douter, ou refusent cette vidéoppression qui fige les déséquilibres sociaux sans jamais répondre au malaise social, qui justifie la peur de l’autre et fait de chacun un suspect.

Pour vous rafraîchir la mémoire, vous pouvez relire ce petit historique de la vidéosurveillance à Strasbourg depuis 2007. Pour vous agiter les neurones, n’hésitez pas à consulter la bibliographie et la discographie commentées. À Grenoble : Un démontage de caméras... pour de vrai. En France : Carte des villes françaises vidéosurveillées. Au paradis des caméras : No CCTV.

 

40 personnes pour scruter les caméras

Une quarantaine de personnes ont participé hier à Strasbourg à la visite guidée du dispositif de vidéosurveillance organisée par le Collectif de réappropriation de l'espace public (CREP).

Première action d'une semaine intitulée Démontons la vidéosurveillance, la visite guidée et critique du dispositif strasbourgeois débute, ce mardi à 18 h 15, devant les locaux du centre de supervision installé au centre administratif de la place de l'Etoile. « Installer des caméras, c'est pointer une forme de délinquance »  « Nous sommes ici devant l'antre du Diable », lance avec le sourire Benjamin, membre du CREP et premier « guide » à prendre la parole.

La visite a débuté à quelques pas des portes du Centre de supervision d'où les agents de la CUS pilotent environ 250 caméras de vidéosurveillance. (Photo DNA - Jean-François Badias)


La visite a débuté à quelques pas des portes du Centre de supervision d'où les agents de la CUS pilotent environ 250 caméras de vidéosurveillance. (Photo DNA - Jean-François Badias)

article DNA - 19/05/2010

08:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2010

Douane - Zoll - Custom - Strasbourg - Pont de l'Europe

Hell's_Gate.JPG

stras port du rhin 004.JPG
stras port du rhin 002.JPG

19:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/05/2010

Rassemblement devant le consulat grec à Strasbourg Mercredi 5 mai 18:00-19:00

rebetiko1.jpg

Soutien au peuple grec en lutte !

Rassemblement devant le consulat grec à Strasbourg, 49 avenue des Vosges., Mercredi 5 mai 18:00-19:00


Rassemblement devant le consulat de Grèce

49 avenue des Vosges à Strasbourg

Mercredi 5 mai, 18h

A l’appel du PCF, du NPA, du PG, du MJCF, dela FSU, d’AL,…

Nous sommes tous des travailleurs et des travailleuses de Grèce

Appel intersyndical Confederacion General del Trabajo CGT (Etat espagnol) Confederacion Intersindical (Etat espagnol) Ezker Sindikalaren Konbergentzia ESK (Pays Basque) Confederazione Unitaria di Base CUB (Italie) Sindacato Dei Lavoratori intercategoriale SDL e RDB (Italie) Unione Sindicale Italiana USI (Italie) Transnationals Information Exchange TIE (Allemagne) Confédération Nationale du Travail (France) Union syndicale Solidaires (France)

Depuis des semaines, sous la pression de la Commission Européenne et du Fonds Monétaire International, le gouvernement grec s’attaque aux travailleurs/ses de ce pays.

Le niveau d’endettement du pays (12,7%) est mis en avant pour tenter de justifier des reculs sociaux … injustifiables.

D’ailleurs, les taux de pays comme la Grande Bretagne, l’Espagne, le Japon, les Etats Unis sont aussi à plus de 10%.

Les travailleurs/ses de Grèce, à juste titre, refusent de payer la crise du système capitaliste.

Les patrons et les actionnaires se sont gavés de dividendes, de cadeaux fiscaux de toutes sortes, de rémunérations démentielles avec, à la clef, des fortunes qui dépassent l’entendement. C’est à eux de payer leur crise.

Les mesures annoncées sont inadmissibles : non remplacement de 4 départs à la retraite sur 5 dans la Fonction publique, hausse de la Taxe sur la Valeur Ajoutée de 19 à 21 %, baisse de 10 % des dépenses d’assurance, gel des pensions de retraites, réduction de 15 % des salaires, âge légal de départ à la retraite porté à 67 ans, etc.

Les mêmes banques et les mêmes spéculateurs, qui hier ont été sauvés d’une faillite certaine grâce à l’aide des Etats, mettent la pression sur ceux-ci et sont autorisés à spéculer sur leurs dos. Les gouvernements ont sauvé les banques, sans contrepartie. Aujourd’hui ces mêmes banques viennent faire payer l’addition aux peuples. La Grèce est attaquée, le Portugal est dans la ligne de mire, l’Espagne et l’Irlande sont menacées.

En Grèce, plusieurs grèves et manifestations massives ont déjà eu lieu. Le 24 février une grève générale a paralysé le pays.

Nos syndicats affirment leur soutien au peuple grec, notamment à la grève générale du 5 mai.

Pour sauver leur système capitaliste, les patrons et les actionnaires sont organisés internationalement : le mouvement syndical doit agir à travers les frontières pour imposer un autre système que celui qui exploite les travailleurs/ses, pille les ressources naturelles et les pays pauvres, organise la famine d’une partie de la planète, …

Nous entendons avancer dans la mise en place d’un réseau syndical alternatif en Europe, ouvert à toutes les forces qui veulent lutter contre le capitalisme, le libéralisme.

Partout, développons et coordonnons les luttes sociales, et construisons la résistance commune au niveau européen ! Face à la crise du système capitaliste, la grève générale est nécessaire. Nous voulons la construire !

En Grèce comme ailleurs, ce n’est pas au peuple de payer la crise du système capitaliste !

 

http://alsace.alternativelibertaire.org/spip.php?article106

15:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/04/2010

Fabrice Wolff – Qu’est-ce que la démocratie directe (2010)

Vient de paraître aux Editions Antisociales.

Prologue

Vingt ans après la spectaculaire unification du monde sous la glorieuse bannière de la Démocratie et de la Liberté, on ne trouve plus guère que quelques rares et étranges personnages, ayant perdu tout sens de la réalité, pour croire encore que cette «mondialisation» pourrait effectivement réaliser un jour son programme affiché, quand partout on constate qu’elle s’accomplit par le chantage et par le mensonge cynique, par l’usurpation et par le pillage, par la guerre et par la famine. Et dans les banlieues de Paris comme dans les bidonvilles de Buenos Aires, dans les ghettos de la Nouvelle-Orléans comme dans les faubourgs de Bagdad, dans les rues de Séoul comme dans les quartiers d’Athènes, «le peuple» prétendu «souverain» a compris que la «démocratie», concrètement, c’est la police, dotée d’un arsenal ultramoderne, au service du pouvoir absolu d’une caste vulgaire, arrogante et mesquine, mais propriétaire exclusive, par héritage ou par rapine, des plus immenses richesses, des plus colossales fortunes jamais accumulées : la bourgeoisie internationale.

Celle-ci en effet avait su, pendant quelque deux siècles, maintenir sa domination sur les masses par les mêmes procédés que la vieille oligarchie romaine, son modèle historique : des guerres de conquête, des miettes pour les prolétaires, un Droit sacralisé et toutes sortes de fascinants spectacles ; mais aujourd’hui que la Terre est conquise, et que l’on estime donc en haut qu’il n’est plus possible d’abandonner des miettes, et en bas qu’il n’est plus possible de s’en satisfaire, le respect de «l’État de droit» et des mascarades «démocratiques» s’est perdu, et la bourgeoisie en est venue à imposer ses décisions par la pure et simple terreur policière — que l’on nomme indifféremment «contre-insurrection», «guerre contre le terrorisme» ou «lutte contre l’extrémisme» [L’Ultime Razzia, Le 11 septembre 2001 dans l’histoire, Paris, Éd. Antisociales, 2004.]. Cette course précipitée de la société bourgeoise vers un abîme de barbarie nécessite avant tout, bien sûr, le développement universel de l’ignorance, donc l’organisation de l’oubli de toutes les leçons de l’histoire. Les nouveaux rois-sorciers de ce siècle obscur ne sauraient régner que sur des foules définitivement abruties, craintives et superstitieuses, sans autre mémoire qu’une vague mythologie réécrite sans cesse par de serviles bouffons chantant la terrible épopée de la «démocratisation» du monde par une bourgeoisie héroïque.

Dans le même temps qu’elles disparaissaient peu à peu de la culture et de l’enseignement bourgeois, jusqu’à n’être plus rien aujourd’hui, les études dites «classiques» connaissaient pourtant, sous l’impulsion de la méthode marxiste et de la meilleure ethnologie, un profond renouvellement, qui ouvrait enfin la voie à une véritable science historique de l’Antiquité. Grâce aussi à l’apport de quelques très importantes découvertes (dont notamment la Constitution d’Athènes attribuée à Aristote, retrouvée vers 1890), cette science a su grandement étendre et affiner — malheureusement à l’usage d’un public chaque jour plus restreint — notre connaissance des sociétés anciennes, jusqu’à récemment mettre au jour, après plus de deux mille ans de condamnations morales, d’erreurs d’interprétation ou de désintérêt pour ces questions, une démocratie réelle, en langage moderne une démocratie directe, riche et puissante, qui vécut durant près de deux siècles, permettant ainsi l’éclosion et la floraison de l’une des plus brillantes civilisations de l’histoire universelle : l’Athènes des Ve et IVe siècles avant l’ère chrétienne. Tous ceux qui se disent ou se pensent aujourd’hui partisans de la démocratie directe seraient bien avisés de s’intéresser à ce seul exemple documenté d’un tel régime durablement établi, à sa genèse et à son évolution : car il suffit à prouver que leur utopie n’est pas qu’une vue de l’esprit.

Nous avons la chance de disposer à cet effet d’une traduction en français du maître ouvrage du grand savant danois Mogens H. Hansen : La Démocratie athénienne à l’époque de Démosthène, fruit d’un quart de siècle de recherches, qui nous offre la description, la plus complète et la plus précise qui ait jamais été faite, des principes et des structures d’un régime authentiquement démocratique [The Athenian Democracy in the Age of Demosthenes. Structure, Principles and Ideology, Oxford, 1991, trad. fr. Paris, Les Belles Lettres, coll. «Histoire», 1993, rééd. Paris, Texto, coll. «Le goût de l’histoire», 2009. Toutes les citations ici paginées sans autre référence renvoient à cette réédition.]. Le présent opuscule se propose de résumer brièvement l’essentiel de son contenu, dans le but d’en signaler l’importance à ceux qui, n’ayant pas le goût des antiquailles, car tournés vers l’avenir, croient encore possible de bâtir une société humaine, libre et digne, pour peu qu’on en finisse au plus vite avec toute la magie noire du système marchand [Dans l’exposé qui va suivre, le lecteur fera, dans l’ensemble, aisément le départ entre ce qui émane de Hansen et ce que j’y ai ajouté. Dans le premier chapitre, plus général, je ne me suis pas limité aux données de Hansen, mais j’y ai joint ce que j’avais à ma disposition ; dans les chapitres suivants, je me suis surtout attaché à actualiser des considérations qui, chez Hansen, sont délibérément restreintes au but de description historique qu’il se propose. Enfin, lorsque Hansen n’est pas expressément cité, il va sans dire que j’assume la responsabilité de toutes les conclusions.]. C’est le grand mérite de Hansen que d’avoir montré toute la rationalité, toute la cohérence, et donc aussi toute l’étrangeté de l’organisation démocratique, si radicalement différente de ce que la société bourgeoise appelle fallacieusement «démocratie» que la moindre comparaison, fût-elle la plus prudente et scrupuleuse, vient instantanément confirmer le jugement porté sur celle-ci par la vieille critique révolutionnaire :

«dans une démocratie directe, le peuple se gouverne effectivement lui-même, c’est-à-dire que chacun a le droit de participer à la prise de décision, tandis que dans l’autre, indirecte, au contraire, la seule décision que chacun a le droit de prendre, c’est de choisir ses décideurs.» (p. 21)

L’effondrement dans la violence des institutions de la pseudo-démocratie bourgeoise et la redécouverte des institutions de la démocratie réelle ne sont évidemment pas par hasard des phénomènes contemporains : il s’agit des deux pôles, négatif et positif, d’un même processus de dépassement de la politique — la «politique» au sens traditionnel du terme étant supprimée de fait par la progressive mise hors-la-loi de tout débat de fond sur la nature des institutions (est-il besoin de rappeler quelle implacable répression est aujourd’hui promise à tous les «ennemis de la démocratie», officiellement définis, par un sournois tour de passe-passe, comme des caricatures de monstres sanguinaires ?), dans le même temps que les vrais progrès du savoir (l’histoire bien sûr, donc aussi bien la théorie révolutionnaire moderne, parce qu’elle est directement issue de l’expérience acquise au cours des principales tentatives de révolution démocratique des deux derniers siècles) exploraient les étroits sentiers menant à la prochaine réalisation d’une activité politique nouvelle, supérieure, celle des individus libres et égaux qui construiront la vivante cité-monde où l’humanité renaîtra.

Sur l’auteur

WOLFF Fabrice (S). Né en 1974. Lycéen et étudiant médiocre, il est signalé en 1994-95 comme activiste de la mouvance anarcho-autonome strasbourgeoise, et entame à la même époque une série, ininterrompue à ce jour, de déplacements stratégiques en France et dans le monde. Ayant obtenu une douteuse licence de lettres, il quitte Strasbourg pour la banlieue parisienne en 1999, sous une couverture professionnelle par laquelle il prend immédiatement contact avec la branche francilienne de la mouvance anarcho-autonome. Vivant de contrats précaires et d’allocations chômage, ses sources de revenus n’ont néanmoins pas été jugées suspectes. Il a publié sous son nom, en 2000, une brochure confidentielle sur l’agitation des «chômeurs» de 1998, mais on le soupçonne d’avoir aussi collaboré à la rédaction de plusieurs écrits subversifs anonymes. Depuis, on l’a très peu signalé dans les rassemblements de la mouvance anarcho-autonome, mais il a multiplié les contacts opérationnels avec de nombreux repris de justice et autres malfaiteurs, qui forment de toute évidence l’essentiel de ses fréquentations.
Surveillance : normale jusqu’au printemps 2007 ; élevée depuis (transfert section spéciale). Ne possède ni automobile ni téléphone portable. ADN non répertorié.

(Résumé des fiches de la DCRI.)

Éditions Antisociales

Article du Jura libertaire


19:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/04/2010

Tchernobyl Day à Strasbourg - actions les 24 et 26 avril 2010

 

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986 a eu lieu à la centrale nucléaire de Tchernobyl la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire, dont les conséquences perdurent et s’aggravent au fil du temps.

Pour marquer ce triste anniversaire,
l'association Stop transports-Halte au Nucléaire vous donne rendez-vous pour deux actions symboliques à Strasbourg :

  • le samedi 24 avril à 15h : Une cérémonie commémorative:
Nous  rendrons  hommage à toutes les victimes de la catastrophe de Tchernobyl par une action symbolique et visuelle à Strasbourg. Venez nous y rejoindre à 15h précise devant l'Hôtel de Ville, Place Broglie (si possible avec un masque)
  • lundi 26 avril à 17h30 précise : Une action symbolique et visuelle devant le siège de l'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) 1 rue Pierre Montet à la Krutenau à  STRASBOURG (à côté du campus universitaire, entre la Place du Foin et la rue du Maréchal Juin)

N'hésiter pas à  nous rejoindre à ces actions, accompagnés de votre famille, vos amis, vos voisins, vos collègues ... pour marquer ce 24ème anniversaire, comme le font un peu partout en France et dans le monde de nombreux groupes et associations, pour dénoncer l’absence de réponse aux problèmes des populations qui souffrent depuis 24 ans de cette terrible catastrophe, et pour refuser le nucléaire et les risques énormes que cette industrie fait courir à l’humanité.

Cordialement,

Rémi VERDET
stthn@free.fr

Le FOLKLORE De La ZONE MONDIALE et UNTERGANG Démontent TCHERNOBYL !
FIESTA FZM
Dans le cadre des "TCHERNODAY"

Vendredi 23 Avril 2010
MOLODOÏ (Strasbourg)
www.molodoi.net
8€
Réservations: g2@untergang.fr

Le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 24 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n'a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.
Pour refuser absolument d'oublier Tchernobyl nous nous associons au label "Folklore de la Zone Mondiale" pour l'organisation de cet événement. www.fzm.fr

Programme:

5 groupes du label FZM et 2 groupes affiliés à l'association Untergang.

20h00 / 04h00.

RAMONEURS DE MENHIRS Traditionnel Punk (Bzh)
www.ramoneursdemenhirs.fr
ETHNOPAIRE Punk Technoïde (Casunistan)
ethnopaire.over-blog.fr
FAMILHA ARTUS Folk Rock / Industrielle / Progressif (Gascogne)
familha.artus.free.fr
Collectif MARY READ Rap Pirate (St Etienne)
collectifmaryread.free.fr
J'AURAIS VOULU... Punk Rock (Colmar) jauraisvoulu.free.fr
SCUMSHOT Hardcore Punk (Mulhouzy) www.myspace.com/scumshot68
GANGRENE Punk (Colmar)

Entre les groupes, battements de 20mn à 30mn durant lesquels nous projetterons des documentaires dont trois de Wladimir TCHERTKOFF:

Controverses Nucléaires (34 min)
En juin 2001 à Kiev, les experts nucléaristes de l'AIEA et de l'OMS maintiennent que la catastrophe de Tchernobyl n'a fait que 31 morts "environ"...

Le Sacrifice (24 min)
Documentaire (2003) primé dans plusieurs festivals.
Dans les mois qui suivirent la catastrophe de Tchernobyl,un million de liquidateurs ont été réquisitionnés pour tenter de confiner le réacteur en feu. Le témoignage de quelques-uns d'entre eux, la mort de la plupart dans l'indifférence générale.

Enfants de Tchernobyl (16 min)

Le mensonge français (24mn)
Un documentaire sur les mensonges des "autorités" sur le nuage de Tchernobyl, à noter les témoignages de pompiers corses de l'époque et de certains membres du personnel de centrales nucléaires.
Une enquête signée Sophie Le Gall et Matthieu Lère.

EXPO:
Hommage aux liquidateurs

http://www.chernobyl-day.org/

07:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/04/2010

A Strasbourg, on recycle l'ultra-violence : " Depuis l'arrivée des Black Bloc, le Port du Rhin s'est transformé "

 




08:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/04/2010

L’Alsace à contre-Coran

Série Culte / mercredi 31 mars par Renaud Chenu
Backchich

Une proposition de loi visant à intégrer l’Islam au Concordat reste d’actualité. En attendant, l’idée d’inviter Mahomet dans les cours d’éducation religieuse fait son chemin.

Régionales obligent, le serpent de mer d’Alsace-Moselle était de sortie : la place de l’islam, exclue du Concordat de 1801 [1] qui régit la place et le financement des religions.

Dans ce territoire qui n’était pas français lors du vote de la loi de séparation en 1905, les curés, prêtres et pasteurs touchent en moyenne 2 500 euros nets par mois, un évêque 4 200. À quoi s’ajoutent un logement de fonction et des frais de déplacement princiers. Au final, ce ne sont pas moins de 55 millions d’euros qui sont alloués chaque année aux budgets des cultes alsaciens-mosellans.

Les imams, eux, ne touchent rien, ce qui a le dont d’irriter Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman. Il a rappelé, à la fin du ramadan en septembre dernier, que la proposition de loi visant l’intégration de l’islam au Concordat, présentée en juin 2006 par le député UMP de Moselle François Grosdidier, était toujours d’actualité.

À la tête de leurs 110 000 pratiquants estimés, les responsables des CRCM locaux (Conseils régionaux des cultes musulmans) cherchent à intégrer le statut d’exception par la petite porte et mitonnent pour 2011 un « programme scolaire » pour faufiler l’islam dans les cours d’éducation religieuse dispensés à l’école publique. Coran qui s’en dédit, l’idée fait son chemin. Le président UMP de l’Alsace, feu Adrien Zeller, avait conçu un projet de classes pilotes en ce sens. Projet toujours dans les tiroirs de l’UMP. Le président du CRCM d’Alsace, Driss Ayachour, veut « combler un vide » pour ces enfants « qui n’ont jamais vu leur pays d’origine ».

Cette position hérisse le poil de ceux qui veulent faire table rase des bigoteries. « Pour l’académie de Strasbourg, 70 % des collégiens demandent une dispense pour les cours de religion, au lycée on est à 96 % », indique Bernard Enclin, président de "Laïcité d’accord". « Intégrer l’enseignement de l’islam quand l’intérêt pour la religion recule serait aller à contresens des évolutions de la société », renchérit Gauvain End, prof d’histoire.

L’évêque auxiliaire de Strasbourg, Mgr Christian Kratz, s’appuie sur d’autres chiffres : plus de la moitié des Alsaciens sont favorables à l’enseignement de l’islam, contre 25% au milieu des années 1990. L’archevêché de Strasbourg voit dans l’incorporation de l’islam au Concordat « un moyen sérieux d’intégration des musulmans dans la République ».

Chez les politiques, rares sont ceux qui remettent en cause le statut concordataire, pour d’évidentes raisons électorales. « Dans la tête des Alsaciens-Mosellans, le Concordat est associé au régime local de la Sécurité sociale, bien plus avantageux que sur le reste du territoire, sans compter deux jours de congés payés en plus », confie Jean, jeune militant laïque. Si la foi se nourrit du ventre…

-----------

[1] Concordat : du latin "concordatum", "accord, traité" - Le Concordat du 23 Fructidor an IX [10 Septembre 1801] régissant la vie religieuse en France a été signé par Bonaparte 1er consul et le Pape Pie VII

inquisition-11.jpg


21:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/04/2010

Georges Cipriani semi-libéré. Liberté pour Jean-Marc Rouillan !


le 01/04/2010 à 22:03

La cour d’appel de Paris a accordé cet après-midi une semi-liberté à Georges Cipriani. Une épreuve obligatoire avant une libération conditionnelle. La lutte continue pour les comités de soutien qui réclament la libération de Jean-Marc Rouillan.

Dans les comités de soutien aux prisonniers d’Action Directe, on redoutait aujourd’hui un poisson d’avril bien pourri. Et puis non, la bonne nouvelle est arrivée. Après vingt-quatre années de cabane dans des conditions extrêmes, après vingt-quatre années sans jamais mettre un pied dehors, après une interminable procédure pour demander une libération conditionnelle, après un cruel jeu de yoyo entre décisions favorables et appels du Parquet, Georges Cipriani sera semi-libre dans une quinzaine de jours.

Le comité qui anime le blog d’information et de mobilisation pour la libération des deux derniers militants d’Action Directe emprisonnés précise que Georges Cipriani connaîtra les détails de son aménagement de peine la semaine prochaine à l’occasion d’une visioconférence avec un juge. Pour ce comité, les choses ne s’arrêtent pas là. « Georges Cipriani était libérable depuis février 2005. Nous devons continuer à le soutenir dans cette étape vers la libération complète. »

Même état d’esprit sur le blog L’Inter : « On ne dit pas merci à un camarade, dit-on, et pourtant, c'est bien le premier mot qui nous vient aujourd'hui à l'esprit. Merci Georges. Et merci à ces camarades pour leur résistance acharnée depuis vingt-quatre ans. Merci pour ce collectif qu'ils ont formé pendant toutes ces années et qui a montré la force d'une résistance collective. Merci pour cette résistance qui les fait sortir debout. Malgré l'ensemble des mesures d'exception qu'ils ont connues. Rappelons, l'arrestation et les conditions spéciales aussitôt créées en prison. Malgré des procédures d'exception mises en place. Jusqu'à cette rétroactivité de la loi Dati qui a reculé de plus de deux ans encore la décision qui tombe enfin aujourd'hui. (…) Cette résistance au long terme est un message d'espoir pour tous ceux qui subissent ce système, son exploitation, sa répression. Et pour tous ceux qui mènent un combat. Le monde est dur dehors. Evidemment, puisque c'est ce qui nous conduit à lutter. Aussi, notre solidarité ne doit pas s'arrêter. Soyons conscients qu'il ne s'agit pas encore de liberté, mais de vie semi libre. »

Georges Cipriani, 59 ans, sera semi-libre le 14 avril. Il pourra travailler pour la Banque alimentaire de Strasbourg et soutenir bénévolement le Secours Populaire. La bonne nouvelle n’occulte pas les inquiétudes qui demeurent pour Jean-Marc Rouillan. Le taulard-écrivain croupit toujours en prison à Muret, près de Toulouse, malgré le fait qu’il souffre du syndrome de Chester-Erdheim. « Il avait obtenu une semi-liberté en 2007 qui a été révoquée le 16 octobre 2008 pour quelques lignes d'une interview, rappelle le blog Action Directe. Une nouvelle demande a été déposée mi-novembre 2009. Jean-Marc a été transféré à la fin janvier 2010 pour six semaines au Centre National d'Observation (CNO) de Fresnes. Le 1er mars, il a été transféré à l'UHSI de la Pitié-Salpétrière pour une semaine d'examens médicaux. Il a été depuis de nouveau retransféré à la prison de Muret en attente du rapport du CNO et de la date de l'examen de sa demande de semi-liberté. » Une situation complètement dingue.

« La mobilisation pour la libération des prisonniers d’Action directe continue, sans faiblir », assurent d’une même voix les collectifs de soutien. Les initiatives se poursuivent. Projections de films, débats, lectures, concerts… demandez le programme :

Jeudi 1er avril, à Saint-Etienne, au Misanthrope, projection du film Retour sur mon parcours militant (derniers entretiens avec Joëlle Aubron) + Spoken Word.

Vendredi 2 avril, à Saint-Etienne, au Sfero Squat, Les Kamioners du Suicide (reggae punk/Florac) + Bière Sociale (punk/Paris) + guests

Lundi 5 avril, à Saint Denis, au Théâtre La Belle étoile (Cie Jolie Môme), projection du film Rouge Bandit et débat avec Charlie Bauer.

Dimanche 18 avril, à Paris, au CICP, projection, débat et concert.

Vendredi 23 avril, à Tours, à la librairie libertaire La Niche, projection de Retour sur mon parcours militant, débat et repas collectif.

Vendredi 30 avril, au Havre, à la librairie Le Bouqui'n'oir, lecture des Chroniques carcérales de Jann-Marc Rouillan.

Plus d’informations sur le blog d’information et de mobilisation pour la libération des militants d’Action Directe, sur le blog L’Inter et sur le site Ne Laissons pas faire !

Lire sur Le Post : Une projection de Rouge Bandit pour Rouillan et Cipriani.


08:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu