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31/03/2010

Strasbourg - Soutien aux Lycéens - à 16:00 devant le Lycée Kléber le jeudi 1/04/2010

Lycée Kléber .png

Rassemblement au soutien des lycéens "interpellés" et menacés de sanction pour avoir participé au débraillage de leur lycée.
Ce jeudi à 16h...devant le lycée Kléber à Strasbourg.

20:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/03/2010

Strasbourg 23 mars 2010 - Journée de luttes - ToutEs dans les rues !


La caravane des mal-logés arrivera à Strasbourg le mardi 23 mars à 10 heures place Broglie

Dal67

La caravane des mal-logés arrivera à Strasbourg le mardi 23 mars à 10 heures place Broglie. Après avoir traversé le nord du pays,  porté la voix des mal-logés au parlement à Bruxelles, les militants français, belges et allemands seront en Alsace ce mardi. Cette caravane est organisée par le DAL et un collectif d’associations membres du RéSEL (Réseau stop aux expulsions). Sans-abris, hébergé(e)s provisoires, mal-logé(e)s, menacé(e)s d’expulsion, locataires étranglé(e)s par la cherté du logement, chômeurs ou étudiants en galère mais aussi citoyens solidaires se rassembleront pour interpeller les élus locaux. Nous organiserons une marche vers le palais des droits de l'homme pour porter le problème du logement et pour interpeller sur la situation dramatique des Roms en Europe mais aussi dans notre cité où on continue à nier leurs droits.
Un pique nique citoyen sera organisé au palais des droits de l'homme

 

 

Le 23 mars, tous en grève, tous dans la rue

A Strasbourg, manifestation

15h - place de la Bourse

 

Pas de moratoire sur les retraites, a annoncé le gouvernement. Pour s’opposer à la destruction du système par répartition, les syndicats appellent à une journée de mobilisation le 23 mars.
Faisons en sorte qu’elle soit massive.

Sarkozy et Fillon l’ont dit et redit : le résultat des élections régionales n’influencera pas les décisions gouvernementales prévues. C’est en premier lieu le dossier des retraites qui va être mis sur la table avec un projet de loi présenté au gouvernement cet été, et un vote au Parlement, en septembre.Notre système de retraite est fondé sur la répartition, c’est-à-dire la solidarité entre générations, la prolongation du salaire, hors de toute capitalisation. En 1983, la gauche applique certaines de ses promesses : retraite à 60 ans, taux de pension passant de 40 à 50 % du salaire et calculée sur les dix meilleures années.
C’est le Livre Blanc de Rocard en 1985, mettant en avant le péril démographique et le déficit croissant, qui va fonder les contre-réformes réalisées jusqu’à aujourd’hui. Dès lors, l’entreprise de démolition s’accélère : passage à 40 annuités pour le privé, prise en compte des 25 meilleures années, indexation des pensions sur les prix (Balladur 1993), création de la CRDS puis CSG, alignement du public sur le privé. Seule la grande mobilisation de 1995 retarde la liquidation des régimes spéciaux.
Ce sont les mêmes arguments qui reviennent aujourd’hui : catastrophisme démographique et déficit insupportable. Mais l’insupportable, c’est le million de retraités sous le seuil de pauvreté et la moitié qui survit avec une pension inférieure à 1 000 euros. L’insupportable ce sont les trois quarts des femmes qui ne touchent que le minimum vieillesse (678 euros), avec des pensions inférieures de 40 % à celles des hommes.
Les mesures envisagées par le gouvernement ne s’attaqueront pas à ces scandales. Au contraire ! Reporter l’âge de départ légal en retraite, augmenter le nombre d’années de cotisation nécessaires alors que les deux tiers des salariés ne sont plus au travail à 60 ans et avec 5 millions de chômeurs, sont des escroqueries.
Mais l’objectif n’est pas là. Ils veulent faire payer aux retraités « leur crise » en diminuant encore les pensions tout en s’attaquant aux fondements du système, la répartition. Par l’introduction dans le régime obligatoire d’un mécanisme par « points » ou « notionnel » dans lesquels la pension dépend de la situation économique et de l’espérance de vie. Et en favorisant la capitalisation : les salariés qui en ont les moyens pourront prendre des assurances pour éviter la misère des retraites de base.
La déferlante de publicité pour les assurances vieillesse privées montre l’intérêt des assureurs pour l’affaiblissement de notre système de retraite.
Pourtant, les moyens pour financer les retraites existent, mais il s’agit d’un choix de société. Inutile de convoquer des dizaines d’experts en démographie, sociologie ou économie. Face au déficit de la branche vieillesse de la Sécu (8 milliards d’euros),
délibérément organisé par les gouvernements de droite et de gauche depuis trente ans, il y a des solutions car dans le même temps, la part des salaires dans la répartition des richesses a diminué de 10 %.
Voilà ce qu’il faut changer. Une augmentation de 300 euros pour tous les salariés représente 31 milliards d’euros pour les retraites, 100 000 chômeurs de moins c’est 1, 3 milliard de cotisations et 1 % de cotisation patronale sur l’ensemble du salaire rapporterait 4, 9 milliards. Avec l’augmentation des salaires directs et socialisés et la création d’emplois, nos revendications concernant les retraites peuvent être satisfaites.
Face à de tels enjeux, la mobilisation de tous est indispensable. Pourtant, tout en étant incomplète (CGT-CFDT-UNSA-FSU-CGC-Solidaires), l’alliance des organisations syndicales est des plus discrète sur les revendications et peu offensive sur les modalités d’actions.

La première mobilisation du 23 mars doit être l’occasion pour toutes et tous de montrer notre volonté de faire reculer le gouvernement. Il faut s’en saisir. Mais cette première journée ne doit pas rester sans lendemain. Partout dans les quartiers, dans les entreprises, il faut susciter des initiatives regroupant organisations syndicales, politiques, associations, toutes celles et tous ceux qui, sur cette question, ne veulent rien lâcher.

 

 

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2010

les épines ***DERNIÈRE TOURNÉÉE!!***

dernière tournée !.jpg
salut à touTEs!!

Pour finir en beauté, Le café associatif et autogéré "LES ÉPINES" organise UNE GROSSE TEUF le samedi 27 février en ses murs

au programme:

**18H**
grande TOMBOLA DES HORREURS ticket à 1 euro, touss Gagnants...

**20H**
CONCERT: GUSTAVSON et ses chansons satiriques, piquantes et épineuses et un Buffet végétarien

VENEZ À PLEIN!!
Café associatif LES ÉPINES
39, rue de Benfeld
67100 Strasbourg Neudorf

à faire tourner...
Les Épines

21:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/02/2010

Strasbourg, champ d'expérience...and what now ?

A propos des suites juridiques du camp No Border de Strasbourg. 19-28 juillet 2002

 

19.May.03 - Le camp No Border à Strasbourg vous en avez entendu parler bien sûr! Vous y êtes même peut-être allés.. Mais les suites, vous les connaissez ? Par exemple au niveau juridique ?

Ce texte est écrit par des gens qui se sont occupés de l'il-legalteam, et par quelques personnes solidaires, qui sont assez surpris et fatigués de se retrouver à une poignée pour gérer les suites d'un camp qui a réunit près de 3000 personnes au total.

Commençons donc par un peu d'information concrète sur ces fameuses suites, histoire d'avoir une base de discussion. Un premier inculpé a fait trois mois de prison du mois d'août au mois d'octobre dont un mois à l'isolement. Dix-sept personnes, pour protester contre cet isolement arbitraire et pour obtenir un parloir, ont occupé une annexe administrative du ministère de la justice. Les forces antiterroristes sont venues les arrêter, ils sont restés une journée en prison et ont étés inculpés de séquestration : crime passible de cinq ans de prison ferme. Le jugement final les a condamnés à 15 jours de prison avec sursis pour violation de domicile ; deux procès successifs ayant permis de lever l'accusation de séquestration. Trois personnes du collectif qui se trouvaient aux abords de l'occupation ont étés interpellées violemment par les flics qui les ont accusés de rébellion. Ils passent en procès le 15 mai. Ensuite deux allemandes sont passées en procès le 25 février pour avoir volé et abîmé des drapeaux français et européen pendant le camp. Elles ont reçu 1 mois avec sursis. La situation est similaire pour le français qui est passé en procès le même jour, sous l'accusation d'avoir transporté des armes alors qu'il ne s'agissait que d'outils servant au camp. Ces trois personnes ont décidé de faire appel qui, d'après les avocats n'aura lieu que d'ici un an. Enfin deux allemands sont passées en procès ce 28 février pour rébellion à agent, elles ont reçu dix jours avec sursis ainsi qu'une amende. Ensuite un espagnol a été condamné pour port d'armes à 2 mois avec sursis.

Cette liste peut sembler fastidieuse : elle l'est. D'autant plus quand il s'agit de s'en occuper concrètement. Les personnes de Strasbourg encore actives, et celles de l'il-legalteam sont simplement fatiguées de gérer des procès qui s'enchaînent sans pouvoir sortir d'une logique de gestion de la répression du fait du faible nombre de personnes solidaires. A ce titre, cette semaine de procès à Strasbourg est un excellent exemple. Il avait été décidé lors des rencontres de débriefing à Freiburg de mettre en place une semaine d'action reprenant la thématique du contrôle social. Des affiches ont été produites. Or, mis à part le collectif anti-expulsion de Paris et des personnes de Strasbourg, aucune action n'a été relevée. La plupart des inculpés durant cette semaine de procès sont des Allemands, mais aucune initiative n'est venue d'Allemagne.

A cette gestion relativement lourde et à cet isolement se rajoute une répression touchant les personnes mettant en pratique une solidarité active : l'Etat n'a de cesse de criminaliser tout ce qui est étiqueté No Border. (cf. les 17 personnes inculpées de séquestration pour une simple occupation). Il ne faut ainsi pas oublier le contexte français où l'Etat suit une logique de plus en plus sécuritaire d'une part ; le ministre de l'intérieur promulgue de nouvelles lois " sur la sécurité intérieure " particulièrement abjectes, et d'autre part tente de mettre sur la touche toute contestation qui se refuse à rentrer dans son cadre de compromis et de négociation. La tension psychologique est donc extrêmement forte du fait de la répression et de l'isolement : la solidarité tant locale qu'internationale est quasi inexistante !

La critique formulée par ce texte se dirige bien sûr contre celles et ceux qui sont venus " consommer " Strasbourg, mais également par rapport aux personnes qui ont lancé l'idée du camp, qui ont organisé le camp, mais qui ne semblent pas se soucier des conséquences que le camp a pu avoir sur la vie des personnes inculpées, et sur la réalité politique locale de Strasbourg. En effet, au lieu d'avoir crée une dynamique positive pour les personnes actives sur la ville, un climat de lassitude et de tension s'est instauré. Cette question des suites se pose aussi par rapport à toutes les personnes qui se réfèrent à Strasbourg pour d'éventuels futurs camps ou contre-sommets, comme les villages contre le G8 à Évian.

Mais ce texte n'a pas pour simple objet une culpabilisation des individus venus à Strasbourg, il est une tentative de mettre en lumière les raisons de cette démobilisation. En effet, au-delà d'une question de responsabilité individuelle, il nous semble que ce sont également les structures du camp, ou plutôt les non-structures du camp, qui ont créé cet état de fait : le problème des suites du camp ne semble pas avoir été pensé dans la préparation du camp lui-même. De fait après la dissolution et l'exode du camp, c'est un peu par hasard que certaines personnes se sont retrouvées en charge de la solidarité avec les inculpés, soit parce qu'elles habitaient Strasbourg, soit parce qu'elles étaient entrées en contact avec la legalteam. Mais il s'est agit toujours de logiques individuelles, jamais le problème de la solidarité n'a été pris en considération et pensé d'une manière collective.

Ce problème des structures s'est d'ailleurs posé pendant le camp lui-même. Du fait qu'elle était un des seuls groupe à fonctionner de manière claire, beaucoup de participants au camp se sont référés à la legalteam pour des problèmes dépassant clairement le simple cadre juridique, ainsi des personnes sont venues nous demander ce qu'elles devaient faire.. De fait, dès le camp, la legalteam s'est retrouvée à devoir combler un vide, créé en partie par l'échec du modèle des barrios. Ce rôle n'a fait que continuer après la dissolution. Si Strasbourg peut être considéré comme un champ d'expérience pour une tentative d'organisation non autoritaire, alors il est clair que le modèle est perfectible ! Notamment sur un point essentiel. A partir du moment où des structures explicites ne sont pas en place, se recréent des pôles de pouvoir implicites qui permettent tout sauf une gestion collective non autoritaire.. Maintenant il est vrai que la question de savoir quelles structures, reste complètement ouverte. Discuter de cette question profondément n'est pas l'objet de ce texte, mais au-delà des choix futurs qui seront fait, il faut bien voir que certaines tâches ne peuvent pas être directement traitées et résolues par une assemblée générale qui se dissout aussi vite qu'elle s'est mise en place. Ainsi, par exemple, sur le travail juridique. Il ne s'agit pas ici non plus de plaider pour des commissions de spécialistes. Mais bien de voir comment il serait possible de mettre en place des groupes chargés de certaines tâches tout en gardant des relais importants avec le reste des personnes du campement, que ce soit pendant ou même APRÈS le camp.

En fait, il semble que ce soit surtout sur les relations et les transmissions d'informations entre les différentes structures qu'il faille retravailler. Là encore, il semble que ce genre de question se doit d'être posée dès la préparation. Par exemple, il serait bien que les groupes impliqués dans la préparation du camp, s'engagent aussi sur les suites du camp de façon concrète, notamment au niveau juridique, à suivre les informations, à les relayer, et à mettre en place des actions de solidarité. Ceci suppose la mise en place d'un réseau d'échange d'informations un peu plus clair et précis qu'une simple liste Internet, avec éventuellement des personnes relais clairement désignées.

Pour finir, il est malgrè tout fort dommage que le camp de Strasbourg n'existe plus que du fait des suites juridiques. Nous faut-il remercier la répression de nous avoir donné de quoi alimenter une dynamique, aussi petite soit-elle, qui sinon aurait dépérit ? Ceci est surtout dommageable quand on pense que Strasbourg avait la spécificité de vouloir créer au niveau européen une dynamique autour des questions de politiques migratoires. Or nous ne sommes même pas capables d'assurer le minimum, à savoir la solidarité avec les inculpés. Il aurait été cependant possible d'utiliser les procès pour recréer une dynamique autour des thématiques du camps comme par exemple sur le contrôle social ou le SIS, encore aurait-il fallu que les engagements pris à Freiburg sur la semaine d'action en février soient respectés.

Quelques personnes engagées dans le travail antirépressif suite au camp no border de Strasbourg

 

Strasbourg: a Testing Ground?

an analysis of the legal follow-up work to the No Border Camp in Strasbourg, July 19-29 2002.

 

19.May.03 - Of course you've heard of the No Border Camp in Strasbourg! Maybe you were even there. But are you aware of what happened afterward? Are you aware, for example, of the legal follow-up work that was necessary?

This text was written by some people who helped with the il-legalteam, and by some people who stand in solidarity, who were not a little astonished at and tired of finding themselves at a loss to manage the follow-up work for a camp that gathered almost 3,000 people in all.

So let's start with a little concrete information on this famous follow-up, so as to have a common starting point for our discussion. One of the first defendants served three months in prison from August through October, of which one month was spent in solitary confinement. Seventeen people occupied an administrative branch office of the Ministry of Justice, to protest this arbitrary isolation and to get the prisoner a visit. The anti-terrorist police forces came to arrest them; they spent a day in prison and were charged with hostage-taking, a crime that carries a sentence of five years without parole. The final sentence condemned them to 15 days of prison, suspended sentence, for "home invasion" -- two preceeding hearings having allowed the prosecutor to drop the charge of hostage-taking. Three people from the collective who were outside the building that was being occupied were violently arrested by the police, whoc accused them of resisting arrest. They will have a trial on May 15.

After this, two germans had a trial on February 25 on charges of having stolen and destroyed french and EU flags during the camp. They were sentenced to one month, suspended sentence. The french man who had his trial the same day was faced with a similar situation; he was charged with carrying weapons, which were actually only tools used for the camp. These three people decided to make an appeal, which, according to the lawyers, will not take place until a year afterward. Finally, two germans came to trial on February 28 for resisting arrest; they were given ten days, suspended sentence, and a fine. Finally, a spanish man was sentenced to two months, suspended sentence, on a charge of carrying weapons.

This sounds like a fastidious list: it is. Even more so when it's necessary to help take care of it in a concrete way. The people from Strasbourg who are still active, and the people from the il-legalteam are simply tired of managing the trials that have followed the camp, without being able to get out of this logic of "managing" repression, because of the small number of people standing in solidarity. An excellent example of this is this week of trials in Strasborug. It was decided during the debriefing meetings in Freiburg to hold a week of action to make public the thematic of social control. Posters were produced. However, besides the anti-expulsion collective in Paris, the people of Strasbourg, and a demonstration that was held against the forced "special registration" of immigrants in Philadelphia, USA, no actions were held. The majority of the people who had trials that week were german, but there were no reported solidarity actions from Germany.

On top of this relatively heavy work and this isolation from our supporters comes the repression that touches all those who put active solidarity into practice: the State continues to criminalize everything and everyone it can slap the "No Border" label onto, such as the 17 people charged with "hostage taking" for a simple office occupation. So it's important not to forget the context in France, where one one hand the State follows a more and more "security"-driven ideology; the Minister of the Interior promulgates despicable new laws on "internal security"; and on the other hand the State tries to keep all public dissent that refuses to fit within the State's framework of compromise and negotiation under its thumb. The psychological tension is therefore extremely strong, because of the repression and the isolation: local as well as international solidarity is almost non-existant!

The critique that this text forumulates is, of course, directed toward those who came as "consumers" to Strasbourg, but also to those who launched the idea of the camp, and who organized the camp, but who appear unconcerned about the consequences that the camp could have on the lives of the people who got arrested, and on the local political reality of Strasbourg. In effect, instead of having createda positive dynamic for the activists in the city, a climate of lassitude and tension was put into place. This question of follow-up is also omportant for all those who look to Strasbourg for eventual future camps and counter-summits, such as the villages against the G8 in Evian.

But this text doesn't just aim to make the individuals who came to Strasbourg feel guilty; it's an attempt to bring to light the reasons for this demobilization. In effect, beyond the question of individual responsibility, it seems that it was the structure of the camp -- or rather the non-structure of the camp -- was equally responsible in bringing about this state of affairs; the problem of follow-up to the camp seems not to have been taken into consideration during the preparation of the camp itself. In fact, after the dissolution and exodus of the camp, it's somewhat by accident that certain people found themselves in charge of organizing solidarity with the accused people, either because they lived in Strasbourg, or because they had been in contact with the legalteam. But it was always a matter of individual circumstances, and the problem of solidarity was never taken into consideration and considered in a collective manner.

Furthermore, this problem of structurelessness was posed during the camp itself. Because it was one of the only goups to be clearly functioning, many participants of the camp went to the legal team for answers to questions that clearly went beyond the framework of legal support; so people came to ask us what they should do. In fact, from the start of the camp, the legal team found itself having to fill a vaccuum, created in part by the failure of the "barrio" model. This role continued after the camp broke up. If Strasbourg can be considered a testing-ground for an attempt at non-authoritarian organizing, then it's clear that the model has a long way to go before it's perfect! Especially on this essential point: as soon as the explicit structures fail to be in place, implicit poles of power recreate themselves, which permit everything but a collective, non-authoritarian self-government. However, it is true that the question of which structures to have remains completely open. (see "The Tyranny of Structurelessness" by Jo Freeman, 1970)

It is not the object of this text to discuss this question deeply, but beyond the future choices that will be made, we must realize that certain tasks cannot by directly treated and resolved by a general assembly that dissalves as fast as it gathers. One example of this is legal work. But it is also not our object to argue in favor of commissions of specialists, but only to see how it would be possible to put groups into place that are responsibly for certain tasks while keeping the important lines of communication open with the rest of the people in the camp, both during and after the camp. In fact, it seems that it is especially the relationships and the transmission of information between the different structures that needs to be rethought. There again, it seems that this type of question ought to have been posed during the preparation. For example, it would be good if the groups involved in the preparation of the camp got concretely involved in the camp's follow-up work, notably as far as legal follow-up goes, to keep abreast of the changing situations, to relay information, and to organize solidarity actions. To do this assumes the putting into place of a network for the exchange of information that is a little more clear and precise than a simple Interet lists, eventually with clearly-designated people to relay information. (one example of this is the Europe-wide antirepression project currently forming under the European Association of Democratic Jurists)

Finally, despite everything, it is really too bad that the Strasbourg No Border Camp now only exists in the form of legal consequences and follow-up work. Perhaps we should thank the general state of repression for having given us an opportunity to create a dynamic, as small as it is, that without such repression might not even have been born? This is especially sad when you think that the Strasbourg camp had planned to create a Europe-wide dynamic around the question of migration politics. Despite all this, we are not even capable of assuring the minimum among ourselves: solidarity with those of us who have been arrested. It would have been nonetheless possible to use these trials to recreate a dynamic around the thematics of the camp such as, for example, social control or the SIS, had the engagements for the February week of action, which we had planned in Freiburg, been respected.

A few people engaged in the anti-repression work after the No Border Camp in Strasbourg.

 

 

Straßburg als Experimentierfeld...

Über die Solidaritätsarbeit nach dem noborder-camp. 19-28 Juli 2002

 

19.May.03 - Du hast bestimmt vom noborder-camp in Straßburg gehört, vielleicht warst du sogar dort... Aber weißt du auch, welche Folgen es hatte? Z.B. die juristischen Konsequenzen?

Dieser Text ist von Leuten geschrieben, die im il-legal team mitgearbeitet haben und Leuten, die sich an der Soliarbeit beteiligt haben. Wir sind ziemlich ausgelaugt und überrascht, dass wir so wenige sind die sich um die Folgen eines Camps kümmern, auf dem immerhin bis zu 3.000 Leute gewesen sind.

Um eine gemeinsame Diskussionsbasis zu haben aber erst mal einige Infos über juristischen Nachwirkungen des Camps: Der erste französische Angeklagte war von August bis Oktober 2002 3 Monate im Knast, davon 1 Monat in Isolationshaft. 17 Personen aus Frankreich haben daraufhin ein Verwaltungsbüro desJustizministeriums in Straßburg besetzt, um gegen diese Maßnahme zu protestieren und ein Besuchsrecht durchzusetzen. Sie wurden von der Antiterroreinheit festgenommen und für einen Tag in einem Straßburger Knast inhaftiert. Sie wurden angeklagt wegen Freiheitsberaubung, wofür man in Frankreich bis zu 5 Jahre Knast riskiert. Nach zwei Prozessen konnte die Klage wegen Freiheitsberaubung zwar abgewendet werden. Am Ende wurden die 17 dennoch wegen Hausfriedensbruch zu 15 Tagen verurteilt. Die Strafe wurde auf Bewährung ausgesetzt (auf 5 Jahre, wie es in Frankreich fast immer der Fall ist). 3 Franzosen, die während der Besetzung vor dem Gebäude waren, haben am 15. Mai eine Verhandlung wegen "rébellion" (in Deutschland wie Widerstand gegen die Staatsgewalt).

2 Deutsche hatten am 25. Februar ihr Verfahren. Sie waren angeklagt wegen Diebstahl und Beschädigung von französischen und europäischen Fahnen. Sie bekamen einen Monat, ausgesetzt auf Bewährung. Am gleichen Tag wurde gegen einen Franzosen verhandelt, der angeklagt wurde wegen Waffentransports. Bei den beanstandeten "Waffen" handelte es sich um Werkzeug für das Camp. Diese 3, gegen die am 25. Februar verhandelt wurde, haben Berufung eingelegt. Die Berufungsverhandlung wird nächstes Jahr stattfinden. 2 weitere Deutsche hatten ihren Prozess am 28. Februar, ebenfalls wegen "rébellion". Sie wurden zu 10 Tagen auf Bewährung plus einer Geldstrafe verurteilt. Ein Spanier, der wegen Waffenbesitz angeklagt war, bekam 2 Monate auf Bewährung.

Diese Auflistung klingt vielleicht langweilig und ermüdend. Das ist sie aber vor allen Dingen, wenn man sich um die Fälle kümmern soll. Die Leute vom il-legal team und die wenigen, die in Straßburg noch aktiv sind, sind abgegessen davon, diese Prozesse lediglich zu verwalten. Sie sind aber zu wenige, um aus dieser Verwaltungslogik herauszukommen. In diesem Sinne waren die Gerichtsverhandlungen im Februar 2003 ein gutes Beispiel. Auf dem Freiburger Nachbereitungstreffen im November 2002 wurde entschieden, eine Aktionswoche zu planen die sich nicht nur auf Antrirepressionsarbeit beschränkt, sondern wieder auf die Campthemen bezieht: Soziale Kontrolle, SIS, Schengen etc. Plakate für die Aktionswoche wurden gedruckt, aber außer vom CAE (Comité Antiexpulsion Paris) und Leuten aus Straßburg gab es, so weit wir wissen, keine Beteiligung. Die meisten Betroffenen der Prozesse im Februar waren Deutsche, trotzdem gab es keine Initiative aus Deutschland.

Es waren also nur wenig Leute, die sich an der Solidaritätsarbeit beteiligt haben; zudem gab es sehr viele Prozesse zu begleiten. Dazu kommt, dass die Leute auch selbst von Repression betroffen sind: Der Staat kriminalisiert alles, was unter dem Etikett von no border organisiert wird (z.B. die 17 Leute, die aufgrund einer harmlosen Besetzung wegen Freiheitsberaubung angeklagt waren). Dabei sollte man nicht den französischen Kontext vergessen. Der Staat verfolgt eine Strategie der inneren Sicherheit: Soziale Bewegungen sollen vereinnahmt werden; diejenigen die nicht kompromissbereit sind werden mithilfe des neuen Gesetzes zur Inneren Sicherheit kriminalisiert. Die psychologische Spannung war durch die Repression sehr hoch, aber auch durch Isolation: Die lokale wie internationale Solidarität war nicht existent.

Die Kritik dieses Textes ist an die gerichtet, die nach Straßburg kamen um dort nur zu konsumieren. Aber auch gegen diejenigen, die zwar die Idee zu dem Camp hatten und es organisierten, aber sich nicht mit den Folgen beschäftigen: Die Angeklagten und die politischen Realitäten in Straßburg. Denn statt positiver Dynamik hat das Camp in Straßburg selbst ein negatives politisches Klima erzeugt. Die Problematik der negativen Konsequenzen stellt sich vor allem, wenn sich bei zukünftigen Ereignissen auf Straßburg bezogen wird, wie z.B. beim G8-Gipfel in Évian.

Dieser Text will aber nicht dabei stehen bleiben, die Leute, die nach Straßburg kamen zu kritisieren. Er soll auch versuchen, die Gründe für die Auflösung der Mobilisierung zu beleuchten. Sie scheinen in der Struktur, oder besser "Nichtstruktur" des Camps angelegt zu sein. Es scheint als wurden die Konsequenzen des Camps in der Vorbereitung nicht bedacht. In der Tat war es mehr Zufall, wer sich nach dem "Exodus" des Camps weiter mit der Solidaritätsarbeit beschäftigte: Wer in Straßburg wohnte oder irgendwie im il-legal team mitgearbeitet hat. Sich an der Soliarbeit zu beteiligen war eine individuelle Entscheidung; die Frage der Solidarität wurde nicht kollektiv gedacht oder organisiert.

Das Strukturproblem hat sich aber bereits während des Camps gestellt. Weil das il-legal team eine feste Instanz war, die immer funktioniert hat und sichtbar war, kamen viele TeilnehmerInnen des Camps mit Fragen und Anrufen, die über die juristische Arbeit hinausgehen; manche kamen um zu fragen, was sie auf dem Camp tun können. Tatsächlich hat das il-legal team eine Lücke gefüllt, die sich durch den Misserfolg des barrio-Modells auftat. Und diese Rolle hat das il-legal team nach Auflösung des Camps weiter inne gehabt. Wenn Straßburg als Experimentierfeld für eine nichtautoritäre Organisation betrachtet wird ist offensichtlich, dass es perfekter sein kann! Vor allem im Hinblick darauf, dass wenn es keine expliziten Strukturen gibt, sich implizite Machtstrukturen manifestieren, die alles ermöglichen außer eine nichtautoritäre, kollektive Organisation. Wie explizite Strukturen aussehen können bleibt offen. Über diese Frage grundsätzlich zu diskutieren ist nicht Absicht dieses Textes. Aber eine Antwort ist sicherlich, dass einige Aufgaben, wie z.B. die Arbeit des il-legal team, nicht in einer Vollversammlung stattfinden können. Wir plädieren nicht für geschlossene Arbeitsgruppen von SpezialistInnen. Aber wir fragen uns, wie wir Arbeitsgruppen ins Leben rufen können, die für bestimmte Aufgaben verantwortlich sind und dabei trotzdem enge Verbindungen mit den TeilnehmerInnen des Camps haben: während und vor allem auch NACH dem Camp.

Offensichtlich müssen wir nicht nur über die Strukturen reflektieren, sondern vor allem über die Rückkopplung, Kommunikation und Abstimmung. Solche Fragen sollten auch bei der Vorbereitung berücksichtigt werden. Ein Vorschlag wäre, dass die vorbereitenden Gruppen sich auch bei den Konsequenzen eines Camps engagieren, vor allem den juristischen: Informationsweitergabe und Organisation von Solidaritätsaktionen. Dies bedeutet den Aufbau eines Informationsnetzwerks, das klarer und präziser als eine Camp-Mailingliste funktioniert; vielleicht durch die Bestimmung von Personen, die für jede Gruppe verantwortlich sind Informationen weiterzugeben und z.B. den Kontakt zum il-legal team zu haben.

Es ist sehr schade, dass das no border Camp in Straßburg nur noch wegen der Antirepressionsarbeit existiert. Sollen wir der Repression dafür etwa dankbar sein? Besonders schade ist auch, dass das Camp eigentlich den Anspruch hatte auf europäischer Ebene eine Vernetzung um die Fragen der Migrationspolitik zu installieren. Aber wir sind nicht einmal in der Lage, ein Minimum, nämlich die Solidarität mit den Angeklagten zu gewährleisten. Es wäre möglich gewesen, die Gerichtsverhandlungen zu nutzen um das Anliegen des Camps wieder in die Diskussion zu bringen. Dafür wäre es nötig gewesen, die auf dem Nachbereitungstreffen getroffenen Entscheidungen zur Aktionswoche im Februar 2003 umzusetzen.

Einige Leute aus der Solidaritätsarbeit zum no border Camp in Straßburg

 

La repression contre le campement de Strasbourg: mecanisme et consequences

 

14.Aug.02 - Avertissement: De nombreuses questions qui sont tres liees au probleme de la repression (relation avec les medias, structures, ...) ne sont pas abordees volontairement.

Avant le campement

On a d'abord eu le refus du terrain de Lingolsheim, la volonte de nous faire traîner pour les accords ecrits, les installations, etc. Puis l'installation d'une C.R.S. a l'hotel Mercure; au debut du campement, cette compagnie venait de la Moselle, elle a ete relevee par une autre venant du Rhone. Les tournees de RG (ou BAC?) dans le campement ont ete facilement arretees.

Il faut prendre en compte qu'un fonctionnement de responsabilite collective comme le notre est un profond mystere pour la pensee bourgeoise (Marx disait un sphinx) et en particulier pour les elus. Il a fallu qu'il y ait des directives venant du gouvernement: la CUS a certainement contacte la prefecture quand elle a compris l'importance de l'affaire et un prefet ne prend pas de decision importante sans en referer au ministere de l'interieur: ce serait contraire aux regles de la survie en milieu administratif, sutout en periode de changement de gouvernement. De toute facon, les CRS venues d'autres departements ne relevaient pas de l'autorite de la prefecture.

La montee de la tension

Entre la pluie et le retard des services techniques, on peut dire que les activites du campement ont effectivement commence le dimanche. Il y a eu le lundi deux arrestations avec reaction immediate: manif en direction du commissariat et blocage du pont avec comme resultat une liberation assez rapide.
Le mardi, plusieurs arrestations. Le scenario est toujours le meme: militants arretes isolement ou a l'ecart d'une manifestation; le pretexte est une broutille, typiquement un tag qui normalement donnerait lieu a un simple proces verbal et a une amende; l'affaire est dramatisee par une qualification demesuree (degradation aggravee, ...) et une garde a vue.

D'apres une information de presse, la maire de Strasbourg demande au prefet d'interdire les manifestations des le mardi soir (il est naturellement possible que ce soit le prefet lui-meme qui lui a suggere de le faire). Ce qui est certain, c'est que les arrestations des premiers jours, et surtout leur dramatisation, ont constitue une campagne de criminalisation qui a servi a preparer la montee en force de la repression qui a eu lieu le mercredi.

Il faut insister sur le fait que la manifestation du mercredi s'est d'abord deroulee pendant une heure et demie sans incident notable. Le bris d'une vitrine de banque dont il a ete fait grand cas a eu lieu apres les premieres charges de la police.

Si on reflechit a cette suite d'evenements, on ne peut pas croire que l'interdiction des manifestations a ete la consequence de la"degeneration" de la manifestation du mercredi. Ce qui est vraisemblable, c'est que l'attaque de la manifestation etait prevue comme etape finale de la criminalisation pour justifier l'interdiction.

Sur l'assemblee generale de la nuit du mercredi au jeudi

Il etait inevitable que cette repression particulierement brutale et la campagne de criminalisation qui l'a precedee exacerbent les divisions a l'interieur du campement. De toute facon elle constituait un choc.

Une attaque massive du campement par la police faisait partie des eventualites envisagees par le groupe Bertha. Elle etait consideree comme improbable mais les mesures a prendre etaient prevues. De la part de nombre de participants il y a eu une veritable paranoïa a ce sujet. Quelqu'un a pourtant fait judicieusement remarquer qu'elle devenait encore plus improbable, du moins dans l'immediat. Premierement, il ne servait a rien d'interdire les manifestations si le campement etait immediatement disperse. Deuxiemement, il etait tres vraisemblable qu'avant de faire intervenir la police, le prefet nous aurait fait signifier un ordre de deguerpir, ou alors la police aurait d'abord tente de provoquer des incidents a l'interieur du campement.

Quoi qu'il en soit, il n'y a pas eu d'exode massif le jeudi et la plupart des groupes qui avaient prevu de faire ou de continuer des actions en ville l'ont fait (bus noborder ZONE, presence devant la prison, rassemblement pour les prisonniers politiques...).

Les interventions en ville a partir de jeudi

Des le jeudi apres-midi, deux"groupes d'affinite"se sont reunis pour reprendre des manifs en ville. Il y a eu des interventions en dehors du campement jusqu'a la fin:

• plusieurs interventions du groupe Samba,
• rassemblement au palais de justice le vendredi pour le proces d'Ahmed,
• blocages de ponts dans la ville,
• occupation d'une peniche,
• manif a Kehl et nouveau blocage du pont de l'Europe,
• presence tres remarquee a la braderie.

Il est evident qu'elles ne pouvaient pas avoir la meme ampleur qu'avant et il est difficile d'an avoir une idee d'ensemble. En tout cas elles ont ete assez importantes pour que la police requisitionne des bus pour ramener les manifestants au bercail.

Dans l'ensemble, la repression a ete moins forte pendant cette deuxieme phase du campement. C'est sans doute largement du au caractere disperse des interventions. Malgre son admirable devouement et les renforts recus, la police ne peut pas etre partout a la fois. En plus, les agressions policieres avaient desormais comme resultat de rendre plus manifeste l'echec de l'interdiction.

Enfin, il y a eu le depart en cortege de"l'exode"qui a ete un succes tactique que nous n'avons pas su suffisamment exploiter. Ce point n'a pas a etre developpe ici.

Conclusion

En resume, deux points se degagent. Les evenements du mercredi ont ete prepares par une campagne de criminalisation du campement. L'agression (tres probablement calculee) contre la manifestation du mercredi a servi de pretexte a l'interdiction et n'en a pas ete la raison.

L'important est la persistance d'interventions en ville apres l'interdiction et jusqu'a la fin du campement. La prefecture de Strasbourg (et derriere elle l'Etat francais) ne se serait-elle pas comporte comme ces gens qui soulevent une lourde pierre pour se la laisser retomber sur les pieds?

Le Collectif Anti-Expulsions d'Ile de France

 

Vers une convergence de la lutte des Sans Papiers, refugies et migrants en europe

 

29.Jul.02 - Défendant leur liberté de mouvement, des représentants de collectifs de sans-papiers et réfugiés de France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Finlande, Etats-Unis se sont rencontrés au campement Noborder à Strasbourg (19 au 27 juillet 2002) afin de jeter les bases d´un mouvement de lutte autonome et Européen.

Les situations de désespoir que vivent les migrants en quête de régularisation doivent être mises en parallèle avec l'exploitation politique, économique et militaire que les pays industrialisés font subir à leurs pays d'origine.

Partout la clandestinité nourrit les pires systèmes d'exploitation, partout les procédures d'asile abandonnent leur finalité première pour devenir des antichambres d'isolement avant expulsion. Tout concourt à rendre l'étranger invisible. Aveuglement dont la conséquence ne peut être qu'une répression criminelle.

La répression s'harmonisant sur tout le territoire européen, chaque lieu de résistance à la dégradation des droits des étrangers en Europe est important.

Transmettre nos tactiques de résistance et de survie, informer sur nos actions, c'est élaborer une nouvelle entraide. Nous n'avons pas d'autres choix que de lutter pour nos droits ici, mais aussi dans nos pays d'origine, ensemble, réfugiés et sans-papiers quelles que soient nos nationalités, cultures ou langues.

Nous avons partagé nos expériences de luttes singulières et communes. Singulières car issues de contextes politiques locaux et d'histoires migratoires différentes, et communes car tendant vers de mêmes objectifs clairs et fondamentaux, l'abolition des politiques qui poussent les migrants dans l'illégalité.

Nous exigeons :

• la liberté de circulation • la régularisation inconditionnelle de tous les sans-papiers • la défense du droit d'asile • l'arrêt des expulsions • la fermeture des centres de détention et la libération des Sans-Papiers emprisonnés • la fin de la précarité des titres de séjour • l'abolition de l'assignation à résidence et de toute autre forme de restriction de résidence ou de déplacement. • l´abolition de la double peine • le droit à une vie digne pour tous

Les rencontres internationales sont un pas vers l´élaboration de pratiques d'échanges mettant fin à notre isolement. Nous devons nous rencontrer en tant que Sans-Papiers, en tant que travailleurs, en tant que citoyens...du monde.

23:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/01/2010

Elsau : Nouvel an 2010...à Strasbourg, il n'y a pas que le marché de noël qui a été illuminé !

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centre de l'Elsau by night

 

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artificiers pas artificiels

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feux de joie aux grilles de la prison

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Nos vues se troublent quand, en réponse à nos modestes illuminations, nous entendons vos "bonne année" aux multiples accents, vos godets sonnant contre vos barreaux, vos lucioles de papier lançées de vos fenêtres.

 

Solidarité avec touTEs les détenuEs.

Frohes neues Jahr füt T. und N.

antirépression 31/12/2009 - 01/01/2010

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/12/2009

Anti-Otan, la justice allemande s'acharne contre les antimilitariste de Rostock !

stattweb.de-News und -Mitteilungen, 05.Dezember 2009

Strasbourg / Rostock: Immer noch Repressionen gegen Rostocker AntimilitaristInnen?

 

[Mit einer Presssemitteilung vom 04.12.2009 meldet das Antirepressionsbündnis Rostock "die Eintreibung von Zwangsgeldern durch die Rostocker Staatsanwaltschaft". Wir dokumentieren die Pressemitteilung. Redaktion StattWeb]

Nato Gipfelproteste 2009: Trotz Beendigung des Strasbourger Prozesses gegen 2 Rostocker geht die Staatsanwaltschaft Rostock weiter mit Zwangsgeldern gegen sogenannte „Zeugen“ vor

Mit Empörung und Unverständnis reagiert das Antirepressionsbündnis Rostock auf die jetzt zur Kenntnis gelangte Eintreibung von Zwangsgeldern durch die Rostocker Staatsanwaltschaft im Zeugenvernehmungs-Verfahren gegen Rostocker Antimilitarist Innen. Die Staatsanwaltschaft hat jetzt die Zahlung von Zwangsgeldern gegen 2 Antimilitaristen in Höhe von je 300 Euro angeordnet, um sie zu zwingen, im inzwischen abgeschlossenen Verfahren wegen eines Brandes im Rahmen der Demonstration vom 4.4 gegen den NATO-Gipfel in Strasbourg auszusagen. Dabei wurden letzte Woche andere schon vorgeladene „Zeugen“ wieder ausgeladen. Das geschah unter Verweis darauf, das nach der sich aufgrund des beendeten Prozesses inzwischen veränderten Rechtslage keine Möglichkeit mehr bestünde, sie zur Aussage zu zwingen.

Seit Monaten versucht die Rostocker Staatsanwaltschaft schon, die TeilnehmerInnen einer Busfahrt von Rostock zur großen Friedensdemonstration nach Strasbourg am 4.4. dazu zu zwingen, Aussagen zu machen gegen andere Mitreisende. Konkret geht es dabei vor allem um die Namen der anderen Mitreisenden, aber z. B. auch um den Inhalt der Diskussionen, die im Bus geführt wurden und darum, was die Leute während der Demonstration gemacht hatten. Dabei schreckte die Staatsanwaltschaft selbst vor völlig unverhältnismäßigen Zwangsmaßnahmen nicht zurück. Es wurden gegen 4 Personen Zwangsgelder in Höhe von 300 - 500 Euro verhängt, bei der Organisatorin der Busfahrt wurde darüber hinaus eine Hausdurchsuchung durchgeführt. Es wurde Zwangshaft und ein Strafverfahren wegen Strafvereitelung angedroht. Laut Oberstaatsanwalt Peter Lückemann bot das in Strasburg anhängige Strafverfahren anlässlich der Demonstration gegen 2 im Bus mitgefahrene Rostocker die gesetzliche Grundlage für die in den letzten Monaten eingeleiteten Zwangsmaßnahmen gegen die Zeugen.

Vor knapp 3 Wochen wurden die 2 Rostocker in Strasbourg verurteilt, dieses Urteil ist inzwischen rechtskräftig. Daraufhin hat die Staatsanwaltschaft alle noch vorhandenen Befragungstermine von weiteren 5 Busreisenden abgsagt mit der Begründung, das es aufgrund der Beendigung des Strasbourger Verfahrens keinen weiteren Ermittlungsbedarf gebe. Umso unverständlicher ist es, das zwei Aktivisten nun gezwungen werden sollen, ein Zwangsgeld in Höhe von je 300 Euro zu zahlen, das einzig und allein den Zweck hat, sie zur Aussage zu zwingen.

Zwar hat das Landgericht auf eine Beschwerde der Betroffenen das Zwangsgeld für rechtens erklärt, allerdings mit der Begründung, das dieses notwendig seie, um den Fall in Strasbourg aufklären zu können. Mit dem Strasbourger Urteil ist der Fall aber nun aufgeklärt und somit abgeschlossen. Und es ist schwerlich mit der herrschenden Rechtsauffassung in Einklang zu bringen, einen Zwangsgeld-Beschluss des Rostocker Landgerichts umzusetzen, wenn dessen Vorraussetzungen nicht mehr gültig sind. Im Übrigen liegt in einem Fall eine Beschwerde gegen den Landgerichtsbeschluss beim Bundesverfassungsgericht in Karlsruhe vor.

„Dieser Eiertanz der Staatsanwaltschaft ist eigentlich ein Fall für die Rechtsaufsicht“, so Sandra Kubitzki vom Antirepressionsbündnis, das eine Dienstaufsichtsbeschwerde erwägt.

Überdies ist es ein juristischer Offenbarungseid ohnegleichen, wenn bei 2 Personen Zwangsmittel zum Erpressen von Zeugenaussagen mit genau den Argumenten begründet werden, die bei anderen Personen in exakt gleich gelagerten Fällen als nicht stichhaltig erachtet werden und zum Verfahrensabbruch führen“, so Kubitzki weiter.

Entgegen anderslautenden Beteuerungen des Oberstaatsanwaltes ist dieses erneute Vorgehen gegen zwei Rostocker Antimilitaristen nach Auffassung des Antirepressionsbündnisses ein Beweis für die schon seit langem gehegte Befürchtung, das es der Staatsanwaltschaft nicht um Ermittlungen zu dem Fall in Strasbourg geht, sondern einzig und allein um eine Ausforschung der linken Szene in Rostock.

Quelle: Presssemitteilung 04.12.2009
AutorIn: Antirepressionsbündnis Rostock

 

tarduction Google Trad + Probe:

 

stattweb.de nouvelles et d'annonces, Dec 05, 2009

Strasbourg / Rostock: la répression encore contre les antimilitaristes de Rostock?

[Par une déclaration de presse du 04/12/200 de la répression anti-Alliance de Rostock,
le procureur demande le recouvrement d'amendes par  les manifestants de Rostock ». Nous retraçons les communiqué de presse. Editorial StattWeb]

Protestations sommet de l'OTAN 2009: malgré la fin du procès (de T et N)à Strasbourg, le procureur a requis la procédure de sanctions contre  soi-disant 2 "témoins" de Rostock.

L'indignation et l'incompréhension, la répression anti-Rostock Alliance a répondu à l'astreinte demandée par le procureur de Rostock dans les méthodes d'interrogatoire des témoins contre le
coeur antimilitariste de Rostock . L'accusation a désormais demandé le paiement de lourdes pénalités contre les 2 anti-militaristes = un montant de 300 euros imposées en vue de les contraindre à témoigner dans  le procès (aujourd'hui clos) de l'incendie (de la douane) lors de la manifestation de 4 avril 09 lors du Sommet de l'OTAN à Strasbourg. Cette dernière semaine  d'autres "témoins ont été déchargés" de nouveau. Ce qui s'est passé, en soulignant que, par elle-même serait mis fin a la procédure judiciaire qui est en train de changer de moyen pour les contraindre à témoigner.

Le procureur de Rostock a essayé de forcer les participants à un voyage en bus de Rostock à la grande manifestation pour la paix à Strasbourg le 4.4.09 de faire des déclarations contre les autres passagers. Plus précisément, il concerne principalement les noms des autres passagers, par exemple, mais aussi sur la teneur des discussions qui ont eu lieu dans le bus et sur ce que les gens avaiten construit durant la manifestation. Ici, le procureur à lui-même hésité à des mesures coercitives, mais il n'est pas entièrement déraisonnable. 4 personnes se sont vues infliger des pénalités s'élevant de 300 à 500 euros,
une perquisition a été également été effectuée l'organisateur de l'autobus . Il a été menacé de détention forcée et une condamnation pénale pour entrave à la justice. Selon le procureur général Peter Lückemann ,la procédur pénale en cours à Strasbourg contre les 2 co-voyageurs du bud de Rostock a donné la base légale pour les initiatives récentse, dont la mesure permetant la contrainte des témoins.

Il y a un peu moins de 3 semaines, les 2 inculpés ont été condamnés à Strasbourg, ce jugement est maintenant définitif. En réponse, le procureur a annulé les dates de comparution restantes contre les autres 5 passagers du bus,au motif de l'interruption de la procédure de Strasbourg, et que maintenant, selon lui,  aucune investigation complémentaire est nécessaire. C'est dautant plus incompréhensible que deux militants sont maintenant quand même contraints de payer une astreinte de 300 euros, ce qui a pour seul but de les forcer à témoigner.

 

(la suite est un peu trop techique pour moi), donc je laisse la version google trad, si qulqu'une ou un peu traduire...

Bien que le tribunal de district a déclaré à une plainte de la personne une pénalité pour être légal, mais au motif que cette SEIE nécessaires pour éclaircir le cas à Strasbourg. L'arrêt de Strasbourg, l'affaire est éclairci maintenant, et donc terminée. Et il est difficile de concilier avec la conception juridique qui règne à concilier d'appliquer une décision de sanction à la cour de district de Rostock, si ses conditions ne sont plus valables. En outre, dans un cas, une plainte contre la décision du tribunal devant la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe.

«Cette entreprise délicate de poursuite est effectivement une affaire de la légalité», dit Sandra Kubitzki d'alliance Antirepression envisage une verbal ou.

En outre, il s'agit d'une déclaration judiciaire de faillite sans parallèle quand ils sont basés sur 2 personnes extorsion de coercition de témoignage avec exactement les arguments qui sont considérées comme avec d'autres personnes exactement dans les mêmes catégories de cas comme non fondé et conduire à la démolition processus ", a déclaré Kubitzki plus loin.

Répression Contrairement à d'autres assurances du procureur en chef de cette dernière action contre deux anti Rostock-militaristes, en fonction de lutte contre l'Alliance, témoigne de la préoccupation de longue date a été qu'il ne s'agit pas de l'enquête du procureur sur l'affaire à Strasbourg, mais simplement une partie de pêche sur la gauche
scène à Rostock.

Source: Presssemitteilung 04/12/2009
Auteur: Antirepression Alliance Rostock


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08/12/2009

Enfumés ! + Travailler à en mourrir - Paul MOREIRA

Si vous vous demandez pourquoi depuis dix ans on nous rebat les oreilles du réchauffement climatique sans que rien ne semble avoir été fait pour l’enrayer, regardez l’enquête que j’ai produit pour France 4 et qui passe le 9 décembre à 22h10 (rediffusion Samedi et Dimanche).

On y découvre comment un lobby efficace et discret, américain dans sa grande majorité, a freiné de toutes ses forces. A sa tête, on trouve certaines des entreprises les plus rentables et les plus puissantes de notre planète.

Le pétrolier Exxon Mobil, par exemple.

40,6 milliards de dollars de profits en 2008. Une force de frappe inégalée. Exxon doit défendre ses intérêts. Si demain des mesures globales et coordonnées visant à réduire l’effet de serre venaient à être prises, elles entraîneraient une baisse inévitable de la consommation en essence. Donc, une chute mécanique des profits et du taux de l’action boursière.

Pour éviter cela, le pétrolier, allié aux industries automobiles et charbonnières, a financé une extraordinaire machine de guerre visant à nier l’urgence climatique. Ces hommes d’influence ont pesé sur le débat aux USA mais aussi en Grande-Bretagne, et dans les institutions européennes, à Bruxelles. A Washington, on les appelle « The Carbon Club », le Club du Carbone…

Et le président Bush a été leur meilleur allié jusqu’à la victoire de Barak Obama qui viendra à changer le sens de l’histoire.

A Washington, pendant la présidence Bush des dizaines de think tanks, des groupes d’influences, ont imposé le point de vue du lobby négationniste.

Face au consensus de milliers de scientifiques quant à l’urgence climatique, ils mettent en avant les travaux d’une poignée de chercheurs marginaux qui affirment que le rythme de modification du climat est trop lent pour que cela nous inquiète et que l’activité humaine n’en est pas responsable. Ce qui pourrait constituer l’objet d’un débat scientifique normal. Sauf lorsqu’on découvre que, systématiquement, les climatologues « dissidents » sont financés par les industries liées aux carburants fossiles.

C’est le cas de Patrick Michaels, climatologue au Cato Institute. Celui-ci déclare par exemple qu’on pourra toujours « augmenter la climatisation » dans les régions où il fera vraiment trop chaud et que la protection de l’environnement requiert une « certaine opulence ».

En 1997, à Kyoto, Al Gore avait prévenu, la bataille serait rude. Il connaissait la puissance du lobby du Carbone. Alors que pour la première fois, 160 nations se réunissaient pour réduire leurs émissions en CO2. Le vice-président Al Gore était venu dire qu’il était prés à engager les Etats Unis sur la même voie. A la tribune, il laisse entendre très clairement qu’il va devoir se battre.

« Dans mon pays nous nous souvenons des industriels du tabac qui nous expliquaient que fumer n’était pas mauvais pour la santé. A ceux qui vont chercher à faire obstruction à notre démarche nous disons : nous ne vous laisserons pas mettre des intérêts privés étroits au dessus ceux de toute l’espèce humaine… »

Pour combattre les engagements de Kyoto, en 1998, ExxonMobil suscite la création d’un petit groupe d’influence, le GCST (Global Climate Science Team). Ce groupe formulera explicitement ses objectifs dans un mémo confidentiel où l’on peut lire:

« La victoire sera obtenue quand le citoyen moyen aura compris que la science du climat est très incertaine »

La machine mise en place aura recours à des méthodes de désinformation très semblables à celles utilisées dans les années 50 par l’industrie du tabac. Suite à ce mémo, et pendant six ans, Exxon Mobil versera des dizaines de millions de dollars à divers instituts, lobbies et groupes de recherches.

Seth Shulman, qui révèle ces chiffres dans un rapport commandé en janvier 2007 par un groupe de chercheurs indépendants, l’Union of Concerned Scientists, appellera ce système « la fabrication de l’incertitude ».

En 2000, le Carbon Club marque un point avec l’arrivée au pouvoir de Georges W. Bush. Celui ci vient de l’industrie pétrolière, tout comme son numéro deux, Dick Cheney, et sa conseillère pour la sécurité nationale, Condoleeza Rice.

Le protocole de Kyoto, déjà malmené par les parlementaires américains, est définitivement enterré. Bush s’en expliquera face à son challenger John Kerry, lors de la campagne pour les élections présidentielles de 2004.

« -Le traité de Kyoto ? ça aurait coûté beaucoup d’emplois à l’Amérique. C’est un de ces deals qui visent à vous rendre populaire dans les cours d’Europe, alors vous signez un traité. Mais je pense que ça va nous coûter trop cher… Je pense qu’il y a une meilleure manière de faire les choses (…). Je pense vraiment que pour ne pas perdre le confort de vie auquel nous sommes habitués et aussi pour protéger l’environnement, il faut mettre de l’argent dans les nouvelles technologies.

John Kerry : - Nous avons tourné le dos à 10 ans de travail de 160 nations. Et on se demande pourquoi dans certains coins de la planète, on nous déteste ?!... Il nous suffit de dire : He, je suis pas d’accord avec vous, salut… »

Le plus agressif des Think Tanks négationnistes financés par Exxon Mobil est le Competitive Enterprise Institute de Washington. Tout au long de la première moitié de la décennie il attaque à chaque occasion ceux qu’il appelle les « alarmistes » et les « théoriciens de l’apocalypse ». Nous rencontrons la figure la plus éminente du CEI : Myron Ebell. Un personnage étonnant, un intellectuel aux fines lunettes de métal, et un Texan, fanatique de l’ultra-libéralisme, toujours des bottes de cow-boy aux pieds. Il a produit un spot publicitaire télévisé réhabilitant le gaz carbonique : « Ils appellent ça la pollution. Nous, nous appelons ça la vie ! »

L’administration Bush a aussi recours à l’intimidation contre les scientifiques en désaccord avec la ligne pétrolière. Fin 2006, l’Union of Concerned Scientists effectue un sondage inédit auprès de 1600 chercheurs travaillant pour le gouvernement. Il pose la question suivante : « Diriez-vous avoir fait l’objet d’interférences gouvernementales dans votre recherche ? » Seulement 279 personnes interrogées accepteront de s’exprimer publiquement sur le sujet. Plus de la moitié d’entre eux, 150 chercheurs, répondent par l’affirmative.

Les pressions évidentes sur la communauté scientifique commencent à intéresser le grand public. Fin janvier 2007, le congressman Henry Waxman, organise des audiences sur le sujet au Congrès américain. Nous avons pu les filmer. Lors de la séance d’ouverture, Waxman dit : « Il existe des preuves que des membres importants de l’administration Bush ont cherché, de manière récurrente, à tromper le public en introduisant du doute dans la science du réchauffement planétaire ».

On va aussi découvrir que l’industrie pétrolière avait réussi à placer un de ses agents dans un organisme étatique théoriquement consacré à la protection de l’environnement et du climat. Entre 2002 et 2005, un haut fonctionnaire inconnu du grand public, un certain Philip Cooney, chef du Conseil sur la Qualité de l’Environnement à la Maison-Blanche, modifiait systématiquement chaque rapport scientifique qui lui passait sous la main dans le but d’y introduire le plus grand nombre d’incertitudes possibles. Des « peut-être », des « il semblerait que », des « certains disent »… l’accumulation des modifications créait une apparence de doute scientifique. Il est prouvé que Cooney, haut fonctionnaire fédéral, recevait directement des consignes émanant du Carbon Club. Nous avons ainsi trouvé un fax adressé à Cooney par ExxonMobil. Il propose clairement « la concentration des efforts sur les champs incertains de l’étude scientifique ». L’expéditeur du fax est Randy Randol, un lobbyiste d’Exxon. Dans un autre email rendu public, Myron Ebell du Competitive Enterprise Institute écrit à Cooney en 2002 : « Il faut absolument que nous arrivions à éloigner le Président de tous ces gens qui pensent faire du bien en publiant ces conneries ».

Les agissements de Cooney sont rendus publics par Rick Piltz, un de ses collègues qui se transforme en « whistle blower » et balance tout au New York Times avant de démissionner. On va apprendre qu’avant de rejoindre la Maison-Blanche, Cooney travaillait pour l’American Petroleum Institute, un des plus grands lobbies pétroliers américains. Cooney quitte son poste à Washington. Interrogé lors d’un point de presse, le porte parole de la Maison-Blanche déclare aux journalistes que Philip Cooney « souhaite passer l’été avec sa famille ».

Mais une semaine après sa démission, Philip Cooney est embauché par ExxonMobil. Le géant pétrolier refuse de donner son contact et de dire où il travaille. Après avoir tout fait pour retarder des mesures vitales pour le climat, Cooney est entré dans une sorte de clandestinité. Pressé de nouveau par les journalistes à une explication de l’affaire Cooney, Scott McLellan, le porte-parole de la Maison-Blanche, dit lors d’une conférence de presse : « Je ne connais pas son passé. Nous ne lui souhaitons que du bien dans son nouvel emploi ».

http://premiereslignes.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/12/08/enfumes.html

 

Projection Débat le 09/12/09 : "Travailler à en mourir" avec la présence d’un salarié de France Télécom.

Dimanche 6 décembre 2009 // Communiqués

Dans le cadre du cycle de projection débat sur le travail et la souffrance au travail, nous diffusons cette semaine le film de Paul Moreira, "Travailler à en mourir". Cette projection débat aura lieu ce Mercredi 09 Décembre à 18h00 à l’Institut Lebel Amphi A6 à 18h00. L’Institut Lebel se situe 4 rue Blaise Pascal.

Un salarié de France Télécom sera lui aussi présent.

Ce film porte sur les suicides au travail et les nouvelles techniques de management. Quatre suicides en trois ans chez Renault sur le lieu de travail, dix-sept tentatives (dont huit « réussies ») chez France Télécom en quinze mois, une mort volontaire par jour au moins en entreprise d’après les médecins... C’est un fait : le travail tue. Au-delà des licenciements difficiles, du chômage, du harcèlement moral, les conditions professionnelles sont souvent devenues insupportables. Délocalisations, perte de sens, course à la performance, poids de la bourse laminent aussi bien les cadres les plus compétents que ceux qu’ils managent. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Le cycle de projection débat continue la semaine prochaine avec Lip, l’imagination au pouvoir (un film sur l’autogestion d’une usine de montre), mercredi 16 décembre à 18h00 Amphi 6 à l’Institut Lebel.

Faites passer le mot autour de vous

 

20:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/12/2009

Check-point Strasbourg

chez l'excellent :

La Feuille de Chou


Événement inédit à Strasbourg, capitale de l’Europe, des droits de l’homme, et de Noël…

Devant le Conservatoire de musique et de danse, situé juste en face de la Ville de Strasbourg et de la Communauté urbaine, place de l’Étoile, sous les yeux des touristes descendant de cars pour aller visiter le Christskindelsmärike, à l’occasion d’un colloque organisé par le Consistoire israélite du Bas-Rhin, (avec la Ville, le Conseil général et la Région) un véritable check-point à l’israélienne avait été installé le long du mur, aussi haut que celui de la honte en Palestine, pour canaliser et contrôler les participants.

le président de la communauté

Plusieurs sortes d’individus, pour parler en langue policière, étaient à la surveillance: à l’extérieur des barrières métalliques, la police nationale, qui a très tôt demandé aux tracteurs de se déplacer de 50 mètres, sinon…

flics privés iconophobes f2c

flics privés iconophobes f2c

Les militants du Collectif judéo-arabe et citoyen, de l’Association des travailleurs maghrébins de France et de l’Union juive française pour la paix ne bougèrent pas.

Ils virent très peu de monde entrer. Il faut dire que le sujet n’était pas très sexy, comme dirait Olivier Picard, éditorialiste aux DNA, et de plus, les responsables juifs avaient inscrit un autre rendez-vous, concurrentiel le même jour, le Salon du Livre de la WIZO, au CIC du Wacken (on y reviendra ci-après).

 

la suite ici

10:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/12/2009

Strasbourg en lutte: 10 décembre à 18h au Patio

Salut, c'est une info à faire tourner pour ceux qui sont sur Strasbourg...des étudiants "inorganisés" organisent des soirées débats et des projections à l'UDS...


Ce jeudi, 10 décembre à 18h au Patio, c'est une soirée à texte qui est prévu.

Le thème : 3 textes de Pannekoek sur les "conseils ouvriers"


Après, il y a une soirée avec des musicos (des "baba carambar"...mais s'il y a du monde ça peut être super).



Pour le programme et les salles : www.strasbourgenlutte.com

 

A+

 

pannekoek_19360000.pdf

pannekoek_19360100.pdf

pannekoek_19471100.pdf

17:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/11/2009

suite du Procès des deux jeunes anti-Otan à Strasbourg: la défense se défend derrière le "paraître"...


Encore un reportage "propagande" sur fond d'image d'homme en noir cagoulés et de bâtiment en flammes...

 

OTAN

16/11/2009 | 19:40 par CR (avec AFP)

Sommet de l'OTAN : nouvelles condamnations

- Incendie du bâtiment de la douane dans la quartier du Port du Rhin, le 4 avril 2009. -

Incendie du bâtiment de la douane dans la quartier du Port du Rhin, le 4 avril 2009.

© France 3

Deux hommes de 18 et 21 ans, un Russe et un Allemand, ont été condamnés pour avoir incendié un bâtiment douanier.

Les deux hommes, qui encouraient 10 ans de prison, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Strasbourg à 4 ans de prison, dont un avec sursis. Ils ont été maintenus en détention à l'issue de l'audience, a précisé le greffe du tribunal.

Les deux prévenus ont reconnu avoir incendié le bâtiment de l'administration des douanes situé près du pont de l'Europe à Strasbourg, le 4 avril dernier.

Originaires de Rostock et se décrivant comme "pacifistes", les deux jeunes gens ont par ailleurs nié toute appartenance au mouvement des "Black Block" ou à un quelconque parti politique.

Le 4 avril à la mi-journée, des manifestants cagoulés et en noir avaient incendié un hôtel Ibis, une pharmacie, les locaux du poste de douane à la frontière avec l'Allemagne, sans être inquiétés par les forces de l'ordre qui étaient alors absentes de ce quartier déshérité de Strasbourg.

 

Selon l'avocat "Maître Emmanuel Hoen":

"Le tribunal a pris en compte bon nombre d'élément...c'est une peine qui peut paraître sévère...mais qui...quelque part...notammant si on regarde par rapport aux aménagement de peine et la suite de la procédure...qui peut paraître rélativement équilibrée..."

vidéo ici.

 

Pour deux jeunes qui n'ont pas réussit à maîtriser un départ de feu après avoir jouer avec des briquets dans un bâtiment déja saccagé...3 ans de prison ferme + 1 an avec sursis, c'est + que paraître....

 

à suivre...

20:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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