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23/08/2012

"Parano Magazine" en kiosque

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Pour obtenir son numéro de Parano Magazine, il faut aller chez son marchand de journaux et demander le Journal de Mickey en se grattant l'oreille gauche (attention, si vous vous grattez l'oreille droite il vous donnera notre concurrent : Complorama). Il peut arriver que le susmentionné commerçant vous donne effectivement le Journal de Mickey : si c'est le cas, c'est qu'il est de mèche avec ceux qui vous veulent du mal et, croyez-moi, ils sont nombreux.

 

via conspiracywatch.info

12:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/08/2012

ECHEC À L'OPÉRATION "CRIMINOLOGIE" D'ALAIN BAUER

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Le tableau annexé à l'arrêté du 2 mai 1995susvisé est modifié comme suit : 
Dans le groupe XII, la section 75 intitulée « criminologie » est supprimée.


Dans la discrétion estivale, et par un sec arrêté du 6 août, le gouvernement a mis fin à l'opération "criminologie" pilotée par l'Elysée au profit d'Alain Bauer [...] et de ses amis.

C'est en mars dernier que le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, avait créé de toute pièce une nouvelle section au Conseil national des universités (CNU), intitulée criminologie.

Cette décision faisait suite à une intense opération de lobbying d'un petit groupe organisé autour d'Alain Bauer, ancien rocardien viré sarkozien, qui a fait de son discours sur la sécurité un instrument efficace de création d'un "marché" juteux de consultance auprès des pouvoirs publics et des entreprises. Mais il lui manquait la caution scientifique et universitaire, que la décision de Laurent Wauquiez allait lui donner.

 

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Une vive protestation s'était élevée devant l'opération, en particulier dans les laboratoires de sociologie, mais  l'avis de la Commission permanente du CNU montre que c'est l'ensemble du milieu universitaire qui n'acceptait pas la manoeuvre élyséenne.

Ainsi la commission permanente du CNU avait-elle déclaré : « Le projet de création d’une section de criminologie n’a fait l’objet d’aucun débat sérieux impliquant l’ensemble de la communauté scientifique. Il a été préparé dans la plus grande opacité, dans le mépris des positions exprimées par la très large majorité des spécialistes des sciences criminelles et des questions de sécurité. Le ministère n’a jamais répondu aux multiples interpellations du milieu scientifique, autrement que par le biais d’une brève consultation électronique dont il n’a pas souhaité rendre les résultats publics. De surcroît, aucune réflexion approfondie n'a été conduite sur les conditions d'inscription de cette nouvelle section du CNU dans le paysage universitaire, notamment sur le vivier d'étudiants, le nombre de qualifications potentielles de candidats titulaires d’un doctorat et le nombre d'enseignants susceptibles d'être rattachés à la section. Le projet de création d’une nouvelle section de « criminologie » a été porté par un groupe resserré de quelques personnalités ne représentant pas le champ scientifique dans sa diversité, ce qui est la condition minimale pour qu’une discipline puisse émerger (...)-­ La CP­‐CNU estime que la création de la section de criminologie est motivée par des préoccupations étrangères à la logique scientifique....»

 

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Le reste du texte est ici, un historique de l'affaire est disponible ici sur le site web de la CNU.

Sur le blog :

♠ L'avis de l'Association française de droit pénal.

♠ Une première note du blog sur ce sujet.

♠ Cette décision brutale de l'Elysée est en rapport avec l'affaire Roucaute, l'auteur du discours de Guéant sur "la supériorité de notre civilisation." Lire cette note.

♠ Pour aller plus loin et comprendre toute cette histoire, lire le texte du sociologue Laurent Mucchielli.



Par Sylvestre Huet, le 22 août 2012

les photos ne font pas partie de l'article original

piqué au tas sur http://sciences.blogs.liberation.fr 

09:25 | Lien permanent | Commentaires (1) |

16/08/2012

Soutien jeudi 23 août 2012 à 14h, tribunal de Laval, 13 place Saint Tugal


 

13:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/08/2012

Introduction à la guerre civile

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Ce n’est pas une société qui est en crise, c’est  une civilisation qui est à son terme, et peut-être même au-delà. La façon dont tout devient si problématique, dans cette époque, dit seulement à quel point les évidences qui la soutenaient se sont volatilisées.  La politique fut une de ces évidences, une invention grecque qui se condensait en une équation : tenir une position, c’est prendre parti, et prendre parti, c’est déclencher la guerre civile. Guerre civile, position, parti, c’était un seul mot en grec, stasis. Et la politique, c’était l’art de conjurer la stasis. 

En fouillant les décombres de la civilisation, nous avons découvert ceci : la guerre civile n’est pas ce qui menace, ce qui se déclenche, ce dont on entend au loin approcher la rumeur. La guerre civile est ce qui est là, sous nos yeux, de toute éternité. Il n’y a pas l’ordre et le désordre. Il y a depuis toujours une pluralité d’ordres, en lutte plus ou moins réglée. Mais ce qu’il y a surtout, c’est un écran de concepts morts-nés dressés à la seule fin de masquer cette lutte . Nous leur réglons ici leur compte.

Introduction à la guerre civile,  comprenez : introduction à un autre régime de la perception, à une autre profondeur de la réalité.

http://www.bloom0101.org/igc.pdf

 

11:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/08/2012

Soirée de soutien le 06 septembre 2012 au Molodoi!

Répression à Reims, solidarité partout!

 

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Soirée de soutien le 06 septembre 2012 au Molodoi!
avec: PHPC, Les Wassersky, Utopia?, Monkey Punch; Neuveu Boubou

Lors du mouvement contre la réforme des retraites, la répression a frappé plusieurs individu-e-s, ici et ailleurs, et l’état continue à exercer sa pression au travers des procès menés contre ces personnes. A Reims, suite au blocage de divers lycées, fut menée une semaine de manifestations sauvages qui rassemblèrent plus de 5000 personnes. C’est après avoir quitté l’un de ces rassemblements qu’Antonin fut interpelé et arrêté. Si durant cette période, les contrôles d’identité ont été principalement ciblés sur des personnes jeunes, pour Antonin, c’est son activité au sein des mouvements politiques qui prime ce jour-là. A l’issu de sa garde à vue, il sera jugé pour détention d’arme de 6ème catégorie (un lance-pierre artisanal) et détention de matériaux inflammables avec intention de s’en servir (25cl de pétrole désaromatisé – un combustible pour les lampes à pétrole mais aussi pour le jonglage (avec les bolas) – et une canette ramassée par les chiens de garde dans une poubelle lors de son interpellation dans la rue afin de simuler la volonté de réaliser un cocktail incendiaire. En plus de cela, le lieu où s’est déroulée l’arrestation diffère selon les parties : pour l’accusation, elle est située sur le trajet de la manifestation ; pour Antonin, elle se déroule en marge, à plus de 300 mètres et à l’opposé du rassemblement. En première instance, après un refus de comparution immédiate, Antonin a été condamné à 3 mois de sursis avec 3 ans de mise à l’épreuve (durant cette période, aucun délit ne doit être commis, sinon, c’est 3 mois de taule garantis), 400€ d’amende pour refus de fichage A.D.N et un stage de citoyenneté… Il a fait appel de ce jugement et un nouveau procès en appel aurait du avoir lieu le 4 avril 2012 à Reims. Il a en fait été repoussé en septembre. Les frais de procédure sont comme toujours conséquents et sont une surenchère à la répression menée contre les individu-e-s.

Pour soutenir Antonin et aider à payer ces frais, nous organisons un concert de soutien, le 06 septembre au Molodoi (19 rue du ban de la Roche à Strasbourg).


 La solidarité est une arme !

La Legal Team de Strasbourg

08:08:12

22:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/08/2012

En réponse au tir de Flashball à Bourtzwiller, le collège incendié.

Bourtzwiller a connu une nuit agitée. La loge du concierge du collège a été incendiée, ainsi que des voitures et des bennes. Des CRS ont été dépêchés. Selon des habitants, une intervention musclée de la police lundi en début de soirée aurait mis le feu aux poudres.

Le collège de Bourtzwiller offre ce matin une image désolante. L’entrée en a été incendiée dans le courant de la nuit et la loge du concierge est en grande partie détruite. Les dégâts sont importants.

Le Conseil général a estimé à au moins 150.000 euros le coût des travaux de réfection du collège.

Selon des habitants du quartier, au moins deux abribus ont également été détruits, plusieurs bennes à ordures incendiées, et au moins une voiture brûlée rue de Bordeaux. Par ailleurs, des gravats et des cailloux ont été placés en travers de la route.

Si côté autorités c’était le silence radio ce matin, dans le quartier les habitants évoquaient une nuit particulièrement agitée.

Selon des riverains, une intervention de la police serait à l’origine des débordements. Lundi vers 19-20 h, un équipage de police aurait procédé à un contrôle jugé musclé et inopportun dans le secteur de la rue de Saint-Nazaire. Certains parlent de l’utilisation d’un flash-ball dont un projectile aurait touché un garçon que les secours auraient tardé à prendre en charge. Mais cette version n’a pour le moment pas été confirmée, elle reste donc au conditionnel, la chronologie et la nature des faits devra être précisée.

Toujours est-il que selon des habitants, l’intervention serait à l’origine de la colère de jeunes gens qui s’en sont pris la nuit tombée à différents biens privés et équipements publics ainsi qu’aux pompiers et aux policiers venus intervenir.

Des renforts de CRS ont été déployés dans le quartier, notamment pour protéger le collège, qui avait déjà été la cible d’un incendie en juin 2011. Un hélicoptère a également été envoyé vers 1 h pour survoler le quartier et repérer les déplacements.  Ce matin, la situation était redevenue calme.

Le mineur blessé a été placé en garde à vue, accusé de refus d’obtempérer et de jet de pierres. Un autre mineur ainsi qu’un troisième jeune âgé de 20 ans ont été interpellés, soupçonnés d’avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre.

Plusieurs incidents entre la police et les jeunes du quartier ont été signalés depuis le début de l’été. Une patrouille de pompiers appelée pour un incendie de voiture a récemment été la cible de projectiles.

Lors d’un point-presse dans l’après-midi, le maire (UMP) de Mulhouse, Jean Rottner, a fustigé ceux que «la présence policière gêne» et lancé un appel au calme. «Je demande aux parents et aux adultes qui ont un poids sur les jeunes de demander l’apaisement», a-t-il dit.

piqué au tas sur www.dna.fr - 31/07/2012

incendie,cocktail,molotov

11:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/07/2012

ACT

ACT,amis de la commune de Tarnac

18:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/07/2012

Création d’un site de ressources contre la répression

La répression c’est la pression et la violence que le pouvoir applique contre tou-te-s celles/eux qui décident de se taper des règles imposées.

Elle essaie de dis­sua­der, faire peur, empê­cher, isoler, enfer­mer et punir à la fois. La répres­sion sert autant contre les indé­si­ra­bles, que contre ceux et celles qui se révol­tent, que pour main­te­nir le désé­qui­li­bre des riches­ses et du pou­voir.

Quand les keufs, qui assas­si­nent régu­liè­re­ment, exi­gent la pré­somp­tion de légi­time défense. Quand les camé­ras de vidéo sur­veillance pous­sent comme des cham­pi­gnons. Quand la police et la jus­tice sont en train de connec­ter leurs fichiers infor­ma­ti­ques avec leurs potes dans tous l’Europe et avec les “col­lè­gues” du sec­teur privé. Quand la déla­tion devient un devoir citoyen for­ma­lisé. Quand de plus en plus de gens se trou­vent face à la jus­tice parce que leur ADN “a bipé”. Quand il suffit d’un préfet pour se trou­ver enfermé en psy­chia­trie. Quand on vit dans une société dépo­li­ti­sée ou il parait dif­fi­cile de trou­ver un chemin entre le pétage de plomb indi­vi­duel et les asso­cia­tions syn­di­ca­les/citoyen­nes….

…on trouve qu’il est bien temps de s’orga­ni­ser plus sérieu­se­ment contre la répres­sion. Ce site veut en faire une partie. La partie qui devrait nous per­met­tre de com­mu­ni­quer et s’infor­mer sur nos pra­ti­ques aussi que celles des keufs, sur les évolutions léga­les, sur les procès à venir, de par­ta­ger des réflexions, des comp­tes rendus aussi que des ana­ly­ses et des res­sour­ces. On n’est pas là pour reven­di­quer nos droits, mais pour mieux connaî­tre notre ennemi, pour avan­cer la soli­da­rité et pour par­ta­ger nos stra­té­gies.

On a l’impres­sion que trop sou­vent on porte notre far­deau juri­di­que tou-te-s seul-e-s, même quand on a des allié-e-s tout pro­ches. Beaucoup de gens ne com­mu­ni­quent pas quand ils/elles ont à faire avec la police ou la jus­tice. Cette iso­le­ment ne fait qu’aider la répres­sion. Nous vou­lons vous inci­ter à poster vos expé­rien­ces ici, ainsi que vos dates de procès, vos ana­ly­ses et res­sour­ces.

On cons­tate qu’il y a déjà beau­coup à lire sur inter­net mais que les res­sour­ces se trou­vent enter­rées dans les fils de publi­ca­tion sur Indymedia, que celles qui exis­tent sur papier n’arri­vent sou­vent pas sur inter­net, que les infos sont dis­per­sées. Ceci nous a donné envie de créer un plate-forme pour tout cen­tra­li­ser. On veut bien publier une liste des cais­ses de soli­da­rité exis­tan­tes, ainsi que les pré­cé­dents judi­ciai­res qui peu­vent nous aider à nous défen­dre. Le but c’est de per­met­tre de faire des recher­ches bien poin­tues dans les archi­ves à partir des fil­tres.

pierre par pierre veut être un outil pour tous qui assis­tent à l’anti-répres­sion.

Adresse : jqi­ho7­je6x­ty4­ne4.onion (visi­ter avec tor brow­ser ou tails ― ins­truc­tions tech­ni­ques en bas)

On vous invite tou-te-s à vous infor­mer ici, et aussi à contri­buer. Le site accepte que des contri­bu­tions ano­ny­mes, mais ils seront vali­dées par un-e modé­rat-eur-rice avant publi­ca­tion. Veuillez patien­ter si on est pas tout de suite dis­po­ni­ble. Le site se dirige plutôt vers les infos qua­li­ta­ti­ves et dura­bles que vers les nou­vel­les d’urgence.

Le site est actuel­le­ment très jeune et un nombre d’outils néces­sai­res ne sont pas encore fonc­tion­nels. Le tra­vail effec­tué a été foca­lisé sur la visua­li­sa­tion des arti­cles, sur la publi­ca­tion ouverte et sur la sécu­rité. Il n’y pas encore des outils de recher­che avan­cés, d’outils de modi­fi­ca­tion ano­ny­mes des arti­cles exis­tants. Ces outils sont indis­pen­sa­ble et sont en pro­duc­tion.


Tor est un réseau qui a pour but de per­met­tre à ses uti­li­sa­teurs de navi­guer sur inter­net d’une manière plus ano­nyme. (bien expli­qué, en anglais - https://www.tor­pro­ject.org/about/over­view.html) Il consiste d’un logi­ciel qui tourne sur l’ordi­na­teur de l’uti­li­sa­teur et qui fait des connec­tions cryp­tées à tra­vers au moins trois ordi­na­teurs dans des pays dif­fé­rents pour rendre dif­fi­cile l’iden­ti­fi­ca­tion.

Le site pierre par pierre est un ser­vice caché par tor. Cette méthode d’héber­ge­ment permet aux sites qui l’uti­li­sent de cacher leur empla­ce­ment, et de donner un point de rendez-vous à votre ser­veur Tor pour com­mu­ni­quer. Pour contac­ter ce point de rendez-vous, votre ser­veur Tor ainsi que celui du site en ques­tion uti­li­sent tous les deux un chemin qui passe par trois autres ser­veurs Tor et cryp­tent leur com­mu­ni­ca­tion entre eux deux.

La consé­quence est par ailleurs que ce n’est pour le moment pas pos­si­ble de visi­ter le site sans le logi­ciel tor. Celui-ci vient dans deux for­mats pra­ti­ques :

- Tor brow­ser bundle - est un fire­fox équipé avec tor -https://www.tor­pro­ject.org/down­load/down­load-easy.html.en
- Tails - un sys­tème live qui ne permet pas seu­le­ment de connec­ter à inter­net avec tor, mais aussi de tra­vailler sur un ordi­na­teur sans y lais­ser des traces - https://tails.boum.org/index.fr.html

 

via http://rebellyon.info

 

18:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/07/2012

Abeilles ou pesticides: 48 heures pour choisir

Le Lot est connu pour sa gastronomie, sa campagne vallonnée et sa nature préservée. Bientôt hélas, si nous laissons faire, il sera connu pour ses abeilles décimées: le Préfet du Lot pourrait autoriser des épandages aériens de pesticides toxiques pour les abeilles. 

J'habite ici, j'aime vivre ici. Il y a de la vie. Je préside une association locale de protection de l'environnement. Je sais que les abeilles jouent un rôle central dans le maintien de la biodiversité, mais qu'elles sont directement menacées par l'exposition aux pesticides utilisés dans l'agriculture.

J'ai décidé d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Le Préfet du Lot M. Gonzalez a ouvert une consultation publique sur le sujet, qui prend fin dans 48 heures. J'ai donc lancé une pétition urgente sur Change.org lui demandant d'interdire les épandages aériens de pesticides. J'ai besoin d'un soutien massif avant de lui remettre ma pétition d'ici la fin de la consultation.

Cliquez ici pour signer ma pétition

En raison de sa dangerosité pour la santé animale et humaine, l'épandage aérien de pesticides est interdit en France depuis 2010. Mais un arrêté ministériel de 2011 autorise les préfets à accorder des dérogations, qui sont en train de devenir la norme: 800 demandes de dérogation ont été déposées dans le pays depuis le début de l'année, et plusieurs préfectures commencent à les accepter.

Je n'accepte pas que les pouvoirs publics, censés être au service de l'intérêt général, puisse céder à la pression des grands groupes de l'agrochimie pour laisser répandre ces produits. Je suis persuadée que si j'obtiens une interdiction des épandages dans le Lot, cela remettra en cause ces dérogations. 

Dans les prochaines 48 heures, si des milliers de personnes disent au Préfet du Lot leur volonté de sauver les abeilles et l'environnement, je pense qu'il n'aura pas d'autre choix que de renoncer à ces épandages dangereux. Pour y parvenir, j'ai besoin de votre aide.

Signez ma pétition demandant au Préfet du Lot d'interdire les épandages aériens de pesticides.

Merci d'agir pour faire changer les choses

Nathalie Chalut-Michel

08:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Retour sur le week-end de résistance à la ligne THT, par quelques un-es du groupe « médical »



        Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la
construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce
week-end s'inscrit dans la continuité de réflexions, d'informations et
d'actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers
jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es
antinucléaires venus-es d'un peu partout. Le dimanche étant une journée
d'action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette
résistance, et saboter l'avancée des travaux sur la ligne THT.

        Retournons plus précisément sur cette journée :

        Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du
Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement
solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.
        Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes,
toutes antinucléaires, à s'être constitué comme un groupe « médical »
autogéré en capacité d'assumer les premiers secours. Nous tenons à bien
préciser que nous n'étions pas là en tant que prestataires de services,
mais bien en tant que personnes participant activement à la construction
de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.
        Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une
perspective politique d'échanges et de transmissions de savoirs et
pratiques, rejetant les notions d'experts et de spécification des tâches.

        Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et
de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la
préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que
cette journée n'est ni à oublier ni à banaliser, et qu'elle marque une
nouvelle fois l'impunité et la monstruosité militaire, il nous semble
important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement
aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels  en contact avec
les victimes, qu'à n'importe qui ayant à faire aux forces de l'ordre.
Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée
d'auto-médiation.

        Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment
conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une
 détermination forte,  pensée et assumée.
        Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un
arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de
désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au
lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les
personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que
les grenades sont mortelles lorsqu'elles sont lancées à tir tendu
(pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une
norme.
        L'attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du
camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n'a pas
diminué d'intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même
lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour
de nos blessés-es et qu'ils signalaient verbalement aux bleus la
situation, les charges et les tirs ont continué exactement avec la même
violence.
        L'autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans
sommation, au bout d'à peine quelques centaines de mètres de marche, ce
qui a entraîné son repli immédiat.

        En ce qui concerne les blessés-es :

        -une personne a été blessée à l'œil de manière très grave, elle a été
transférée d'un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa
vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic
est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.
        -une personne a subi un traumatisme crânien grave avec atteinte de l'œil
suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre
d'une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été
touchée par la violence du choc. Sa vision est également extrêmement
altérée de manière irréversible à 1/20ème.
        Ces deux personnes ont nécessité une évacuation en urgence. Or la
préfecture a volontairement saboté l'arrivée des véhicules médicalisés
sur le camp. Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule
médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste
présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes,
ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été
détourné par la gendarmerie, soit disant pour un de leur blessé.
        Ces deux victimes ont donc attendu plus d'une heure trente. Peut-on
parler d'autre chose que de cynisme et de sadisme ?
        -une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de
matraque), ayant nécessité des points de suture.
        Les blessés-es restant (environ 20) sont consécutifs aux multiples
explosions de grenades  assourdissantes et de désencerclement. En
explosant des impacts métalliques se logent dans les chairs en
profondeur, jusqu'à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant
potentiellement nerfs et artères.
        Ainsi, 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras)
chez une blessée. L'un de ses éclats a carrément sectionné un nerf de
l'avant bras. Elle a été transférée vers un autre hôpital et a ensuite dû
être opérée de son avant-bras (ce qui signifie qu'on ne lui a pas retiré
tous les éclats de son corps). Elle garde des séquelles motrices et
sensitives des doigts.
        Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n'est pas sans
poser problème, à court comme à long terme.

        A noter, le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien,
était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les
identités des blessés-es et leur hôpital de destination. Si lui et
d'autres soignants-es s'en sont tenu au secret médical, des employés-es
de la polyclinique d'Avranches ont sciemment communiqué avec la
gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant... Chapeau les
collabos !
        Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du
coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne
sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et
contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu'à surveiller l'entrée
du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles
attendaient sur la voie d'accès.  La répression prime clairement sur
l'assistance.

        Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d'effroi
laisse, pour certains-es d'entre nous, des marques dans nos psychés qui
mettront du temps à cicatriser... Marques façonnant,  mais n'effaçant
rien de notre désir de révolte.
        Notre propos n'est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions
dans quoi nous nous impliquions. Nous ne sommes pas dupes, la France est
un État policier qui montre son vrai visage quand on s'attaque à ses
piliers fondateurs, notamment l'industrie nucléaire. Certes cela n'est
pas nouveau, mais mérite d'être rappelé sans cesse. L'état ne supporte
pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur.
Et ce texte a pour but d'informer, encore et toujours, que la violence
étatique n'est pas que symbolique, mais s'incarne aussi dans le corps de
nos compagnes et compagnons touchées-s.

Quelques un-e-s du groupe « médical » (mediccaen arobase riseup point net)

Infos sur la lutte anti-THT :
- https://stop-tht.org,
- https:// antitht.noblogs.org et
- www.percysoustension.fr

courriel du 20/07/2012

08:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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