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03/06/2012

COMPTE RENDU DES DEUX DERNIERS JOURS DU PROCÈS ANTITERRORISTE

Petit rappel des faits : Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire. Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux tours des présidentielles de 2007. Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “Anarcho-Autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement "CPE". Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage. Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire.

LE DÉLIBÉRÉ sera rendu LE 25 JUIN À 13H30 à la 10EME CHAMBRE DU TGI DE PARIS.

SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS !

 

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08:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/06/2012

Deux millions de contrôles au faciès

Le nouveau fichier policier de reconnaissance biométrique faciale, dont l'existence a été révélée le jour où Nicolas Sarkozy a perdu la présidentielle, est illégal, mais semble exister depuis des années. Il devrait comporter les photographies de deux millions de "suspects".

Extrait :

Alain Bauer et Michel Gaudin, deux des têtes pensantes du ministère de l’Intérieur du temps de Nicolas Sarkozy, avaient de leur côté précisé, dans leur Livre blanc sur la sécurité publique, remis en octobre 2011 à Claude Guéant, que ce “troisième grand fichier de police” regrouperait plus de 2 millions de clichés et portraits-robots issus du fichier STIC-Canonge de la police nationale et du Fichier automatisés des empreintes digitales (FAED).

L’objectif était double : mettre en place un logiciel de reconnaissance biométrique faciale pour identifier les suspects filmés par des caméras de vidéosurveillance, mais également sortir le ministère de l’Intérieur de l’état de non-droit qui caractérise le STIC-Canonge, et afin de remplacer ce dernier, dans la mesure où l’inspecteur Canonge qui l’avait créé dans les années 50 l’avait conçu pour effectuer des recherches en fonction de profils ethniques (noir, blanc, jaune et arabe), une situation qui perdure aujourd’hui, en pire :

Informatisé en 1992, Canonge s’est perfectionné en retenant douze catégories « ethno-raciales », toujours en vigueur : « blanc (Caucasien), Méditerranéen, Gitan, Moyen-Oriental, Nord Africain, Asiatique Eurasien, Amérindien, Indien (Inde), Métis-Mulâtre, Noir, Polynésien, Mélanésien-Canaque ».

 

à lire sur owni

08:34 | Lien permanent | Commentaires (1) |

31/05/2012

Le socialisme moins la gauche. Anticapitalisme,antisémitisme,national-populisme

Résumé
Issu de l'affaire Dreyfus, le socialisme du 20e siècle est traditionnellement associé à la gauche. Assez différent était le socialisme auparavant. À la fin du 19e siècle, le socialisme se présente comme un large courant de mécontentement anticapitaliste. Il inclut alors une composante socialiste nationale et se révèle quelquefois perméable à une réaction laïcisée et républicanisée qui a tout d'un national-populisme.

Extrait :

« II convient tout d'abord de revenir aux sources de ce nationalisme fin de siècle : le " parti national " des boulangistes de gauche, les idées hardies dont il s'inspira, ses liens avec le socialisme /.../ Plutôt que conservateur, je qualifierai ce nationalisme de nostalgique, qualificatif qui a l'avantage d'éclairer aussi ses origines. Car la nostalgie marquait autant
le socialisme fin de siècle que les mouvements réactionnaires »4.

Une nostalgie doublée d'un penchant pour le panache. Les socialistes du 19e siècle se regardent comme une minorité éclairée, une avant-garde audacieuse, voire une aristocratie morale prompte à secourir la veuve et l'orphelin. Pataud préfère Dumas à Marx et maints socialistes, de Morphy à Zévaco, signent des romans de cape et d'épée. En 1879, au congrès ouvrier de Châtellerault, Guesde s'applique à vulgariser le marxisme... « Clovis Hugues vint à son tour faire une conférence devant le même auditoire. Il glorifia la Révolution, excusa la Commune, récita un poème ». Résultat : le marxisme s'était complètement évaporé5. Séverine (la compagne de Vallès) se revendique « socialiste d'instinct et de tempérament » 6.
Beaucoup sont de genuine socialists7 et souscrivent à un « socia lisme instinctif », qui se conçoit comme « une formule énergique de mécontentement et de révolte ». D'ailleurs, la Commune :

« Se montre hésitante et timide en matière de propriété, ce qui lui donne un caractère petit-bourgeois plutôt que prolétarien /.../ Ces hommes représentaient un capharnaiim d'idées et de doctrines : jacobins fossiles, revenants de 1848, blanquistes conspirateurs éternels /.../ proudhoniens qui rêvaient de voir l'administration centralisée de l'État dissoute en communes indépendantes ; marxistes, en très petit nombre » '.


Citer ce document / Cite this document :
Crapez Marc. Le socialisme moins la gauche. Anticapitalisme, antisémitisme,national-populisme. In: Mots, juin 1998, N°55. pp.
74-94.
doi : 10.3406/mots.1998.2347
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mots_0243-6450_1998_num_55_1_2347

Anticapitalisme,antisémitisme,national-populisme,Crapez marc, la Commune,

"Une nostalgie doublée d'un penchant pour le panache"

Cette série bénéficia de la présence de Jean-Claude Drouot comme acteur principal, très charismatique, et également d'un thème musical approprié jouant de cors, et d'un rythme évoquant le galop d'un cheval. Les paroles de la chanson principale étaient également très bien choisies, quoiqu'un peu martiales.(wiki)

21:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

LA MORT VUE DU CIEL

Extrait :

« Le rêve consistant à résoudre tous les problèmes par une extermination venue des airs existe avant même que la première bombe soit larguée d’un avion », rappelle Sven Lindqvist dans sa magistrale Histoire du bombardement6. L’utopie de tout bon général d’armée ? Aux boucheries façon Sedan ou Verdun, substituer une guerre zéro mort.... chez nous. Évidemment, il y a un hic : les « dégâts collatéraux ». Voilà pourquoi les premiers bombardements de masse sont dirigés contre des populations considérées comme inférieures. Évoquant le très oublié massacre aérien de Chechaouene (Maroc, 1925), Lindqvist écrit : « La vérité sur Chechaouene n’a pas besoin d’être occulté. Bombarder des indigènes est considéré comme une chose naturelle. Les Italiens l’ont fait en Libye, les Français au Maroc et en Syrie, les Britanniques dans tout le Moyen-Orient, en Inde et en Afrique de l’Est, et les Sud-Africains dans le Sud-Ouest africain. Y’aura-t-il jamais un ambassadeur pour s’en excuser ? De toutes ces villes et de tous ces villages bombardés, c’est Guernica qui est entrée dans l’histoire. Car Guernica se trouvait en Europe. Là où nous mourrons. » Logique implacable. Et très utile pour amadouer l’opinion publique. Le bombardé, civil ou militaire, n’est jamais comme nous : il appartient au camp d’en face. Ainsi en ira-t-il des bombardements massifs de cibles civiles en Allemagne ou au Japon, pays aux populations alors considérées comme fondamentalement « coupables ». Une logique également à l’œuvre dans les frappes américaine soi disant chirurgicales en Afghanistan ou au Pakistan. « Il est vrai que je larguais mes bombes d’une altitude de 9 000 mètres, tandis que les bombardiers à réaction d’aujourd’hui volent plus près du sol et sont munis d’ordinateurs hautement sophistiqués leur permettant d’atteindre leur cible avec une plus grande précision  », note Howard Zinn dans La Bombe. Avant de rappeler l’essentiel : « L’opération n’est pas moins impersonnelle, car même le soldat qui procède à des ’frappes chirurgicales’ ne voit aucun être humain. »

via Article11

13:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

War starts here ! Camp du 12 au 17 Septembre 2012 au « GÜZ1 Altmark »

war starts here camp 2012

Discussions et actions contre le centre d'entraînement au combat de la Bundeswehr et de l'OTAN.

... nous vous appelons à venir participer au camp antimilitariste au GÜZ-Altmark du 12 au 17 septembre 2012 et à combattre avec nous pour un monde meilleur !


11:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Compte-rendu et réflexions relatives au procès de Mike, R., J., et William à Chambéry

Extrait :

Il est fort pro­ba­ble que les auteurs de ces cri­ti­ques soient ren­voyés a une rigi­dité idéo­lo­gi­que, et de fait il est admis pour un cer­tain nombre de cama­ra­des, que face à un juge, l’impor­tant c’est de sauver sa peau. Certes. En les énonçant l’idée n’est pas de dis­tin­guer bonnes/mau­vai­ses plai­doi­ries. Nous serions bien en peine de le faire, parce que si les avo­cats ont sou­levé des points qui nous sem­blaient impor­tants, on s’est de fait retrouvé en désac­cord avec un cer­tain nombre d’éléments de chaque plai­doi­rie, soit que poli­ti­que­ment on était en désac­cord avec les argu­ments uti­li­sés, soit parce qu’ils pou­vaient des­ser­vir d’autres inculpés, soit que ça uti­li­sait des regis­tres émotionnels dégueu­las­ses.

C’est de cette com­plexité-là qu’il s’agit, même si, de fait, cer­tai­nes cri­ti­ques tou­chent à nos yeux des points plus fon­da­men­taux que d’autres. Certaines cri­ti­ques pour­raient être dépas­sées, d’autres moins. Il s’agit de contri­buer, pour­quoi pas, à affi­ner des réflexions quant aux moda­li­tés/degrés d’exi­gence et d’atten­tes qu’on peut avoir vis-à-vis des plai­doi­ries des avocat-es avec les­quels « on » choi­sit par­fois de pré­pa­rer des procès. Dans une situa­tion où les chefs d’inculpa­tion des unes et des autres sont liés, où les plai­doi­ries se suc­cè­dent dans un temps réduit et dans un même espace, les moda­li­tés de défense des unes et des autres ont évidemment de l’inci­dence sur la déci­sion du juge. Oui il y a de la cons­cience en jeu, et quand on décide de jouer sur cer­tains argu­ments c’est impor­tant de pren­dre en compte ce que ça peut impli­quer pour les autres inculpés. Même si au fil des expé­rien­ces, on se rend bien compte que ce n’est pas tou­jours si facile de faire com­pren­dre aux avo­cats qu’il y a des argu­ments qu’on n’a pas envie d’uti­li­ser de façon géné­rale (le fait qu’on n’est pas en réci­dive, qu’on est bien inséré, qu’on s’est laissé attra­per bien gen­ti­ment) ou tout sim­ple­ment des argu­ments qui pour­raient nous per­met­tre d’être mis hors de cause en enfon­çant d’autres inculpés... Tout ça fait penser que, les avo­cats peu­vent avoir des idées et connais­san­ces tech­ni­ques utiles, mais que la déci­sion d’uti­li­ser tel ou tel argu­ment, et pour­quoi, doit venir (et être assu­mée par) les per­son­nes inculpées.

 

 

via rebellyon.info

07:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/05/2012

Klimacamp Zürich 2012 - Suisse

Klimacamp Zürich 2012

17:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/05/2012

Le monde manichéen d'Eurabia

Par Jean-Yves Camus, essayiste et politologue.

Extrait :

Dans le monde manichéen d'Eurabia, le communisme a été remplacé par l'islam comme ennemi civilisationnel. Comme le communisme, il est un adversaire absolu d'autant plus redoutable qu'il est à la fois un ennemi extérieur (la menaceAl-Qaida notamment) et un ennemi de l'intérieur. C'est sans doute ce dernier point qui a les conséquences politiques les plus graves pour la cohésion des sociétés européennes.

En effet, les partisans de la théorie d'Eurabia ont bien pour fixation l'islam et non l'islamisme. Ils considèrent que le premier est à la fois une culture et un projet politique, celui du califat mondial, et que le second n'est ni réformable ni susceptible d'être modéré. Cela revient à assigner à résidence les individus originaires du monde arabo-musulman dans une identité dont ils ne peuvent même pas se défaire par l'assimilation. La conversion des musulmans au christianisme n'est pas une option très en vogue chez ces antimusulmans radicaux parmi lesquels catholiques et protestants pratiquants sont très minoritaires.

Leur référence constante au judéo-christianisme est en elle-même problématique dans la mesure où cette notion demeure un objet théologique bancal, inacceptable du point de vue du judaïsme traditionnel, et mal accepté par les catholiques traditionalistes. Les tenants d'Eurabia n'envisageraient-ils donc pour les musulmans sociologiques que la voie de l'abjuration ?

C'est d'ailleurs dans les milieux laïques qu'en France la controverse autour d'Eurabia est la plus vive. D'un côté, des militants qui n'ont jamais ménagé l'islam politique et continuent à mener le combat contre tous les intégrismes en se réclamant d'une gauche républicaine intégrationniste et universaliste. De l'autre, quelques-uns de leurs anciens compagnons de route qui semblent avoir évolué vers l'ethno-différentialisme, la théorie du choc des civilisations et un combat contre l'islam dont on ne discerne pas très bien le débouché politique : restriction drastique de la liberté de culte pour les musulmans, comme le suggère leur idoleGeert Wilders ?

Evolution vers un national-patriotisme qui, né sur le rivage de la gauche souverainiste, réduirait désormais la notion de nation à la question identitaire et se retrouverait en accord avec un Front national normalisé ? On peut en tout casremarquer que le Parti de la liberté néerlandais, comme naguère Pim Fortuyn et les populismes xénophobes scandinaves, a retourné contre l'islam les idées de la gauche émancipatrice des années 1970 : droits des femmes, des homosexuels, des minorités (les juifs notamment) menacés par la répression de la "déviance" que les islamistes au pouvoir mettent en oeuvre.

Le dernier problème théorique posé par la notion d'Eurabia est l'usage des termes "islamo-fascisme" voire "nazislamisme", le premier ayant été utilisé par George W. Bush lui-même. Il s'agit de termes polémiques, dénués de pertinence scientifique : le fascisme comme le nazisme sont des idéologies de l'homme nouveau et non du retour à un âge d'or ; ils positivent la modernité (les néofascistes italiens de CasaPound se réclament du turbofascisme) et non le fixisme ; ils ont le culte de l'Etat total, là où l'islamisme s'accommode très bien du libéralisme économique et de l'Etat faible voire, dans sa variante radicale, évacue totalement l'impératif de l'Etat.

Cette mise en équivalence abusive, tout comme d'ailleurs celle qui assimile communisme et fascisme, interdit de penser le totalitarisme selon des catégories différentes en nature, quand bien même elles seraient toutes moralement condamnables. Ne penser l'islamisme que par rapport au fascisme et au nazisme reviendra à ce que, le souvenir de ces derniers s'éloignant, l'acceptabilité de l'islamisme croisse. En attendant, le concept de "fascisme vert" autorise ceux qui le portent à placer leur résistance à l'islam dans la continuité politique et morale de celle qui combattit les totalitarismes d'extrême droite : un groupe belge nouvellement créé s'intitule d'ailleurs simplement Les Résistants.

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piqué au tas sur lemonde.fr

13:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/05/2012

http://raumgegenzement.blogsport.de/

500 - Internal Server Error

10:44 | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/05/2012

Que valent les vies de Lakhamy et Moushin ?


Lakhamy et Moushin sont ces deux jeunes qui ont perdu la vie suite à un accrochage avec la police, à Villiers-le-Bel, en 2007. Leur mort embrasa la ville. Quelques « révoltés » accusés d'avoir tirés sur des policiers à cette occasion ont pris entre 3 et 15 ans de prisons lors de leur procès en première instance. Quant aux responsables de leur mort, ils feront face à une justice plus clémente...

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17:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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