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24/05/2012

Valognes : l'histoire n'est pas vraiment finie...

Bonjour,

Depuis quelques jours, réapparaît une enquête de gendarmerie sur les
mobilisations anti-nucléaires de Valognes de fin novembre 2011.

4 personnes ont été ou vont être auditionnées par la brigade de recherche de
Cherbourg qui tente d'inventer des "responsabilités" (apparition dans les
médias, participation à la logistique du camp Valognes Stop Castor...) et
de fabriquer des "complicités" à l'égard de ce qui s'est passé le 23
novembre.

Les auditions se font dans le cadre de convocations à témoin et se
transforment en garde à vue. Pour le moment, ce n'est qu'une enquête
préliminaire (pas une instruction) qui semble être surtout une tentative
d'intimidation pour des mobilisations en cours ou à venir.

Il est important, si d'autres convocations surviennent, de contacter la
legal team : legalteamvalognes@riseup.net pour se défendre collectivement.

Merci, à bientôt.

14:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/05/2012

Festival OFF de l'anarchie! Québec - 24, 25 et 26 mai 2012

 

19:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/05/2012

Quand la philosophie s'occupe du complot

Une discussion entre Raphaël Enthoven et Emmanuelle Danblon, philosophe qui s'est intéressée à la rhétorique du conspirationnisme. Une très bonne introduction pour comprendre les ressorts des thématiques du complotisme.
via ramiro

20:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Condamné pour terrorisme, Adlène Hicheur libéré de prison

 

Bonne nouvelle pour la famille Hicheur et ses soutiens. Adlène Hicheur, qui avait été condamné récemment pour des soupçons de terrorisme à quatre ans de prison ferme, a été libéré de prison mardi 15 mai. Bien qu'il continue de clamer son innocence, il a préféré ne pas faire appel de la décision pour éviter huit mois de prison supplémentaire. La nouvelle a été confirmée à Saphirnews jeudi 17 mai.




Adlène Hicheur est libre depuis le 15 mai. Ici, Halim Hicheur, son frère (à g.), et Jean-Pierre Merlo, membre du comité de soutien au physicien du CERN.
Adlène Hicheur est libre depuis le 15 mai. Ici, Halim Hicheur, son frère (à g.), et Jean-Pierre Merlo, membre du comité de soutien au physicien du CERN.
Adlène Hicheur avait été condamné le 4 mai à cinq ans de prison, dont quatre ans ferme pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Son procès, qui s'était tenu fin mars peu après les tueries de Toulouse et de Montauban, a été largement couvert par les médias mais c’est avec la plus grande discrétion que le physicien du Centre européen de recherche nucléaire (CERN) a finalement été libéré dans la soirée du mardi 15 mai, après plus de deux ans et demi de détention. 

Cette information nous a été confirmée jeudi 17 mai par Jean-Pierre Lees, président du comité de soutien à Adlène Hicheur. Sa libération a été décidée « grâce au cumul des réductions de peine pour casier judiciaire vierge et pour bonne conduite en prison, ce qui montre bien que cette peine servait essentiellement à couvrir et à justifier la durée de la détention provisoire », nous déclare-t-il. 

Son comité de soutien estime en effet que le maintien en prison du physicien depuis octobre 2009 était illégal et abusif. D'autant que l'existence même de Mustapha Debchi, présenté par l’accusation comme un responsable d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en Algérie avec qui Adlène Hicheur aurait échangé des courriels en vue de préparer un attentat sur le sol français, a sérieusement été mise en doute par la défense.
 

Un innocent toujours coupable aux yeux de la justice

Adlène Hicheur est désormais libre mais reste toujours reconnu coupable par la justice malgré un dossier sans sérieuses preuves matérielles tangibles. Ne voulant pas voir ses remises de peine annulées, « il n'a pas fait appel pour éviter de rester huit mois de plus en prison », explique M. Lees. 

Le physicien, qui n’a cessé de clamer son innocence, avait seulement dix jours, soit jusqu'au 13 mai, pour faire appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Il a préféré en finir avec le cauchemar de la prison et revoir sa famille, auprès de laquelle il espère bien pouvoir se ressourcer et se reconstruire loin, très loin des caméras et de tout tapage médiatique. 

via saphirnews

 

12:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/05/2012

« TERRORISME », CURCUMA ET CRIME PAR LA PENSÉE

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Le curcumin était tapi dans l'ombre...


Le procès de cinq militants et d’une militante qui se tient à Paris depuis le 14 mai revêt une double importance : c’est le premier procès « antiterroriste » intenté à des personnes qui ne sont pas soupçonnées de liens avec les groupes islamistes (si procès il y a, l’affaire dite de Tarnac sera le prétexte du deuxième) ; c’est aussi le premier procès qui prétend établir l’existence de la fantasmagorique « mouvance anarcho-autonome d’ultra-gauche » (ici dans sa version en quelque sorte régionale la « mouvance anarcho-autonome francilienne) dont j’ai dressé la généalogie dans La Terrorisation démocratique (auquel je renvoie pour le détail des textes « antiterroristes » qui seront évoqués ci-dessous).


Il est une dimension de cette affaire qu’il est délicat d’évoquer pour quelqu’un qui éprouve, comme c’est mon cas, de la sympathie pour les positions politiques revendiquées par les inculpé(e)s [1] : anticapitalisme, soutien aux sans-papiers en situation prétendue irrégulière, opposition au système carcéral. Le dossier comporte des milliers de pages pour se réduire finalement à un pétard mouillé (au sens propre), une brochure, et d’improbables « correspondances » de traces ADN, auxquels il convient d’ajouter (au sens propre) quelques épices... Il faut toute la sottise bureaucratique de la correspondante du Monde pour reproduire textuellement, et donner ainsi à prendre au sérieux, la version policière [2].

La malheureuse Élise Vincent recopie en tirant la langue : « des-pro-duits-chi-mi-ques-pou-vant-entrer-dans-la-com-po-si-tion-d’ex-plo-sifs ». Quand on sait que le sucre en poudre fait (réellement) partie des produits pouvant etc. on est tenté de rigoler. On rirait encore plus volontiers en découvrant dans les mixtures incriminées un intrus : le curcuma [3]. Bombes à clous supputent les cognes, fumigènes répondent les « curcumistes ». Pas de quoi rire pourtant quand on sait que ces jeunes gens sont inculpé(e)s d’association de malfaiteur en liaison avec une entreprise terroriste, et qu’ils ont déjà fait à eux tous un nombre respectable de mois de prison.

On peut comprendre que les supposés terroristes ne soient pas - dans l’esprit de policiers contraints par leur hiérarchie à « faire du chiffre » -, tenus à une « obligation de résultats ». Mais tout de même ! Un engin incendiaire (retrouvé paraît-il sous une dépanneuse de la police) qui n’a rien incendié, une brochure téléchargée sur Internet (on ne sait par qui), et (non Élise, je n’oublie pas) des « produits », dont le fameux curcuma...

J’espère que nos « curcumistes » ne m’en tiendront pas rigueur, mais il importe de rappeler qu’une demi-heure de n’importe quelle manifestation d’extrême-gauche des années 70 du vingtième siècle connut l’explosion (bien réelle) de dizaines d’engins incendiaires, des cocktails quoi (Élise dirait : « des bombes à main »).

Si l’on considère les faits qui leur sont imputés à crime, établis ou non, effectivement à eux attribuables ou non, force est de constater un niveau de violence réelle égal à zéro, un taux d’échec de 100 %, et de supposés plans tirés sur la comète (c’est une image, Élise). Concrètement et mathématiquement : trois fois rien.

À part au journal Le Monde, j’ai du mal à imaginer qu’une personne, disons douée d’une intelligence moyenne (navré, Élise !), puisse considérer qu’il y a là de quoi mettre en danger la société, l’État ou la sécurité publique autrement que de manière purement symbolique. Et c’est ici que nous rejoignons les nouvelles législations « antiterroristes » peaufinées après un 11 septembre de sinistre mémoire.

D’abord parce que la particularité de la législation « antiterroriste à la française », dont ses desservants ne sont pas peu fiers, son caractère « préventif », permet aux flics et aux magistrats « antiterroristes » de se féliciter paradoxalement d’un dossier vide, ce qui est une nouveauté appréciable. En effet, plus les charges sont minces, plus vide est le dossier, et plus grand est le danger imaginaire auquel nous sommes supposés avoir échappé grâce aux services « antiterroristes »...

On ne trouve rien, ou si peu, à reprocher aux « malfaiteurs » que voilà ? C’est bien la preuve que nous sommes intervenus à temps ! Vous dites que nous avons coffré des gamins plus proches des Pieds nickelés que de Ravachol ? Mais c’est la preuve suffisante de notre efficacité ! Comment ignorer, en effet, que petit Ribouldingue deviendra grand Ben Laden !

 

la suite chez m'sieu Guillon

20:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2012

La Société désintitutionnalisée et la demande sociale autoritaire

Extrait :

La France de l’Entre-deux-guerres est le premier pays d’immigration au monde. Toutefois, durant les années 1930, se répand dans les élites l’idée d’une sélection des migrants, fondée sur la possibilité de leur assimilation économique et ethnoculturelle, tandis que les masses se raidissent face à l’afflux de réfugiés perçus comme une concurrence sur le marché du travail. En 1938 est instauré pour la première fois un sous-secrétariat d’État en charge de l’immigration et des étrangers. Certes, celui-ci ne subsista que deux mois, mais son existence témoigne d’une volonté d’organisation rationnelle et étatique de la question migratoire, volonté qui promeut une « étatisation de la société » en cherchant son chemin depuis la loi sur la nationalité de 1889. Cette dynamique s’appuyant sur des faits-divers (une série de violences politiques commises par des étrangers) porte à la promulgation du décret-loi du 12 novembre 1938 permettant le regroupement en « camps d’internement » des « étrangers indésirables ». A parti de 1939 (pour la Retirada : 450 000 républicains espagnols traversant les Pyrénées) c’est ce dispositif qui fournit la base des camps d’internement. Y est adjoint une mobilisation des réfugiés, regroupés et placés sous l’autorité militaire : les Compagnies de Travailleurs Étrangers. Celles-ci témoignent sans ambiguïté du choix de l’étatisation des réfugiés au détriment de leur nationalisation. Pour organiser les flux humains, la demande sociale conservatrice a rencontré une offre étatique, celle de la IIIe République finissante, puis l’ordre de Vichy a outrepassé la demande dans les conditions que l’on sait.

à lire sur FTP

17:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Concert en soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel et au collectif Vies volées – Dimanche 10 juin à la Parole Errante (Montreuil)

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via le juralib

10:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Procès de quatre amis de Zoé, morte dans une explosion à Chambéry

Alors que se déroule à Paris le premier procès antiterroriste pour 6 camarades, sur fond de fantasme de « la mouvance anarcho-autonome » et dans une disproportion délirante par rapport aux faits reprochés, à Chambéry 4 personnes passent en procès. Cette fois-ci, les faits ont été requalifiés, ce ne sera pas donc un procès anti-terroriste. L’affaire a coûté la vie à une copine et grièvement blessé son ami. Les flics, pour lesquelles la moindre amitié est suspecte, a harcelé pendant plusieurs années leurs potes. Ils passent maintenant en procès, soutenons-les !

Infokiosques.net a com­pilé l’ensem­ble des arti­cles parus à ce sujet et publié un court résumé des faits

à lire sur rebellyoninfo

cognin,chambéry,explosion,terrorite,procès,zoé,pilos,squat

 La Savoie, nid de subversion.

 

autre articles :

http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/05/20/affair...

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/f2a4bec2-4710-11de...

http://lesinculpes.over-blog.com/article-31974781.html

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Les-alternatifs-vis...

http://www.ledauphine.com/savoie/2011/04/29/le-30-avril-2...

http://nantes.indymedia.org/article/25672

10:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Nato, Chicago, Occupychicago, Nonato, Natosummit, Occupynato

00:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/05/2012

Le FN en campagne. Les ressorts sociaux des votes frontistes en milieu rural

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Comment expliquer le succès du Front national en milieu rural ? Dans un contexte marqué par la déstructuration des formes locales de sociabilité, la vigueur des votes frontistes découle en grande partie de la mobilisation de candidats autochtones s’appuyant sur la revitalisation de lieux de sociabilités à l’abri des diverses sources de fragilisation sociale.

par Sébastien Vignon

Extrait :

Il s’agit donc, si l’on veut mieux appréhender les rapports à la politique des électeurs des mondes ruraux, d’analyser les recompositions des sociabilités populaires et la déstructuration des collectifs traditionnels. C’est à l’occasion d’une étude réalisée à Saint-Vast [3], village d’un peu plus de 500 habitants situé dans l’Est de la Somme (Santerre Haute-Somme), où le FN obtient des scores très élevés depuis l’élection présidentielle de 2002 [4], qu’on a pu adopter cette perspective d’étude. À partir d’observations in situ et d’une série d’entretiens semi-directifs auprès d’habitants, complétés par des analyses statistiques, les votes frontistes ont ainsi été rapportés, plus qu’à des « lois générales » de la radicalité FN, à leurs fondements sociaux : l’entre-soi rural. Dans cette commune, l’étude des sociabilités traditionnelles du village (réseaux familiaux, associations, manifestations et fêtes) a mis au jour des formes de dévaluation de l’autochtonie (Retière 2003), ressource traditionnelle pour certaines catégories de résidents confinés dans les limites de l’espace communal. L’apparition de conflits interpersonnels au sein d’associations locales, la mise en concurrence de pratiques sociables par d’autres plus cotées (la pratique du tennis dans un bourg voisin au détriment de la longue paume, sport de raquette traditionnel picard) ou encore l’élévation du seuil de compétences exigées pour l’engagement dans l’espace local, comme c’est le cas pour les mandats électifs municipaux qui réclament désormais des compétences en lieu et place d’un ethos du dévouement (Retière 1994), sont autant de facteurs qui expliquent le retrait ou l’éviction de certaines catégories sociales de l’espace des sociabilités locales.

Ces facteurs contribuent à modifier sensiblement les rapports sociaux dans l’espace communal. D’abord en multipliant les formes de désengagements tous azimuts. Ensuite, cumulés aux bouleversements économiques (baisse du nombre de commerces dans la commune, concurrence croissante de la ville), ce déclin des pratiques collectives autochtones produit un « vide communal » déploré par les fractions des résidents qui ne peuvent investir d’autres lieux de sociabilités à l’extérieur (notamment à la ville) et qui se replient le plus souvent sur leur « monde privé » (Schwartz 1989). Pour les plus âgés et ceux qui sont faiblement dotés de capitaux, la commune devient un territoire aux bornes toujours plus étroites. À l’inverse, pour ceux qui ont des ressources mobilisables en dehors de l’espace communal, les lieux d’appartenance (en particulier de loisirs et de travail) se dissocient et se diversifient.

Enfin, dans le contexte de la déstabilisation de l’ancien entre-soi local et de la dégradation des conditions d’existence individuelle et collective (affaiblissement ressenti des relations de voisinage, manque de travail, de commerces, retrait des services publics), l’éthique du travail et, surtout, l’exigence d’égalité de traitement, très valorisées au sein des catégories populaires, sont perçues comme insultées et menacées : les jeunes qui « traînent » à l’abribus sont considérés comme moins « travailleurs » que leurs aînés, on regrette la « crise de l’autorité parentale » sur la jeunesse locale, etc. Avec la jeunesse incontrôlable, « les immigrés », bien que totalement absents de la commune, constituent l’autre figure repoussoir sur laquelle est reportée, souvent avec une violence verbale toute particulière, ce qui est vécu comme une chute de statut. La construction de logements sociaux et l’arrivée de populations « à problèmes », pour reprendre les propos de certains villageois, apparaissent comme une perturbation supplémentaire, venant renforcer les effets de l’entropie qui désorganise la vie communale. Dans un tel contexte de déstructuration des sociabilités populaires, le FN parvient à s’implanter grâce aux ressources « autochtones » de ses militants et candidats aux élections locales et à leurs mobilisations de proximité.

 

article complet ici

 

07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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