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30/11/2012

LES ENFANTS MONSTRUEUX DU NUMÉRIQUE

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Ils ont 3, 4 ou 10 ans et regardent le monde au travers d’un Ipad, doudou glacé qui fleure bon la « modernité ». Pour l’industrie technologique, l’enfance se pense à l’ombre des machines, innovations qualifiées de nécessaires par la bien-pensance scientiste et introduites sans recul sur le marché des marmots. Retour sur l’apparition du numérique dans l’aire du jeu et de l’apprentissage.

À PROPOS D’ÉDUCATION IMMATÉRIELLE ET DE DÉLIRES MATÉRIALISTES

« Parce que notre monde vit une mutation de nature comparable à ce qui s’est passé avec l’imprimerie, parce que toute la société, les sciences, la vie quotidienne et économique sont aujourd’hui conditionnées par ces bouleversements, l’École doit aujourd’hui pleinement entrer dans l’ère du numérique. » 
(« Refondons l’école de la République », rapport remis au président de la République le 9 octobre 2011 1).

« Mieux vaut laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez. » 
(Montaigne, Essais).

***

Nous sommes en 2004. Des hommes se lèvent, mûrs, aux joues granitées. Grattage de nez, sifflotements, fée électricité – une nouvelle journée. Se rasent, enfilent leur costume de Grands responsables, cravate en option, douche, café, emails, cellulaire, taxi, pensées fugitives, travail. Ils s’appellent Pierre, Olivier, Jean-Claude ou Laurent. Tous sont présidents ou directeurs d’entreprises du secteur micro-électronique et participent au Groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques, le Gixel2. Le plus naturellement du monde, ils veulent faire prospérer les quelque 32 000 emplois et 4 milliards de chiffre d’affaires qu’ils représentent en France. Pour cela, et parce qu’ils ne se sentent pas les coudées assez franches, ils écrivent un Livre bleu, consistant en une série de recommandations à l’adresse du gouvernement pour développer le marché des circuits imprimés, composants d’interconnexion et autres cartes à puce. Parmi leurs propositions, l’une fit grand bruit, et reste bien connue chez celles et ceux qui s’interrogent sur la portée politique des nouvelles technologies :

par 

Ferdinand Cazalis

la suite sur Article 11

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les photos ne font pas partie de l'article original

14:25 | Lien permanent | Commentaires (1) |

18/05/2010

Des vigiles dans les foyers PJJ

NT Communiqué :Des vigiles dans les foyers PJJ du 93 lundi 17 mai 2010

SECTION CNT PJJ 93 mail : section.cnt.pjj-93@cnt-f.org Tél : 06 28 33 42 43

Communiqué

Des vigiles comme solution éducative à la protection judiciaire de la jeunesse de Seine-Saint-Denis

La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) semble apprécier les duos contre nature. Après avoir imposé les matons comme collègues aux éducateurs dans les quartiers mineurs puis dans les établissements pénitentiaires pour mineurs, voilà que la PJJ de Seine-Saint-Denis va expérimenter les vigiles dans les foyers d’hébergement.

En novembre dernier, Francis Monge, directeur territorial de la PJJ de Seine-Saint-Denis avait émis l’idée d’introduire des vigiles dans les foyers du département pour répondre aux situations de violences et au désarroi des équipes. Lundi 11mai 2010, date du dernier collège de direction, ce même directeur a annoncé aux directeurs et chefs de services sa décision d’expérimenter la mise en place de vigiles au foyer d’hébergement de Pantin dès la rentrée de septembre 2010. Il faut également préciser que cette information a été annoncée aux directeurs alors que l’équipe éducative n’était même pas informée de cette décision.

Si nous ne pouvons pas nier les difficultés que rencontrent les foyers d’hébergement de la protection judiciaire de la jeunesse, il faut aussi rappeler que cette casse des hébergements est organisée depuis plusieurs années par l’administration, avec notamment le recrutement de personnels peu formés qui débutent souvent dans les conditions les pires. Et c’est effectivement en mettant des personnes dans les pires conditions de travail que l’administration peut ensuite imposer sans résistance des solutions sécuritaires comme les centre fermés.

C’est exactement la même chose lorsqu’on répond à des difficultés sociales et économiques dans des quartiers en difficulté, en mettant des renforts de police pour « rassurer » la population. L’Etat peut même se targuer de ne répondre qu’aux demandes des citoyens qui veulent vivre tranquilles. Par ailleurs, on peut constater que l’argument de la révision générale des politiques publiques visant à réduire de manière drastique le nombre de professionnels de la PJJ ( et ailleurs) ne semble pas s’appliquer dans tous les cas. Il n’y aurait plus d’argent pour maintenir des postes éducatifs ( ainsi que les personnels administratifs et les psychologues), mais il y en aurait pour recruter des vigiles, tout comme les équipes mobiles de sécurité dans les établissements scolaires.

Une fois de plus, les idées progressistes de ce directeur territorial (il n’est malheureusement pas le seul) mettent de côté toute la réflexion sur les pratiques pédagogiques. Cela évite de se poser les réelles questions concernant le mal-être des équipes et des jeunes. De plus, la solution viriliste et répressive imposée à ce foyer fera certainement de nouvelles victimes du côté des adolescents.

Paris le 14 Mai 2010

 

Déclaration de la section CNT PJJ 93

Des vigiles dans les foyers ! Et pourquoi pas des foyers dans les commissariats ?

Lors du dernier collège de direction de la protection judiciaire de la jeunesse de Seine Saint-Denis (lundi 23 novembre 2009), le directeur départemental a informé les directeurs de service de son intention de placer des vigiles dans les structures d’hébergements qui rencontrent des difficultés.
Personne ne pourra nier l’existence de ces difficultés : les postes ne sont pas remplacés, il y a de plus en plus de personnels précaires et les moyens sont mis en priorité vers les structures d’enfermement. Il n’y aurait donc pas de moyens pour maintenir les personnels en nombre suffisant pour un bon fonctionnement par contre, la direction départementale trouverait des budgets pour financer des vigiles. Pour quel projet éducatif ?
Sans parler du discrédit porté sur les équipes qui prennent en charge les adolescents. Il a aussi annoncé son intention de financer des séjours de rupture dans les Pyrénées Atlantiques pour les jeunes posant des problèmes dans les structures d’hébergement.
Le soleil du Sud Ouest taperait-il si fort au point qu’il modifierait le comportement des adolescents ? Nous pouvons nous interroger sur le projet porté pour le département de Seine-Saint-Denis. Car en effet, cette annonce vient s’ajouter à celle de la disparition des services d’insertion au profit de « plateaux techniques d’offre » d’activités, la disparition d’Espace Vie Adolescence, qui mettra un terme à la prise en charge anonyme de jeunes filles en difficulté. Un anonymat qui est aussi un moyen de protection.
La mutualisation des moyens et le respect des dernières circulaires (notamment pour l’insertion) ne ne sont qu’un prétexte pour justifier de telles orientations qui pourraient balayer en quelques mois la richesse de projets portés depuis des années sur ce département. Si nous voulons préserver la qualité d’un travail d’accompagnement au profit des jeunes pris en charge, il est temps d’arrêter le dialogue social et de passer à l’action !

Le 29 novembre 2009

 

 

10:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/02/2010

Le baiser de la Lune

Le baiser de la lune - Voila
Le baiser de la lune - Voila

Un dessin animé pédagogique soumis à des pressions ultra-conservatrices

L’Inter-LGBT écrit au ministre de l’Education nationale, au sujet du projet de dessin animé pédagogique "Le baiser de la lune", soumis à des pressions ultra-conservatrices.

courrier de l’Inter-LGBT - 1/2/2010

Ministère de l’Éducation nationale
Monsieur le Ministre Luc Chatel
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

A l’attention de Luc Chatel,

Objet : Projet de film « Le Baiser de la Lune »

Monsieur le Ministre,

A plusieurs reprises notre inter-associative, accompagnée ou non du Collectif Education contre les LGBTphobies en milieu scolaire et SIDA INFO SERVICE (Ligne Azur), a eu l’occasion d’évoquer la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre avec vos conseillers.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’en 2010, en France, l’homophobie et la transphobie perdurent, avec des conséquences parfois dramatiques. Elles peuvent pousser au suicide des adolescent-e-s ou les empêcher de s’épanouir dans leur scolarité, lorsqu’elles génèrent dans les établissements scolaires un climat de rejet.

Que ce soit pour les élèves mais aussi pour les personnels homosexuel-le-s ou transexuel-le-s, l’école peut très vite devenir un lieu difficile à vivre. Ainsi, pour les personnels par exemple, comme le montre l’enquête de la HALDE (Falcoz mars 2008), la visibilité n’est souvent pas possible, les discriminations subies sont hélas très nombreuses, le parcours professionnel est semé d’embûches, par le refus de promotion par exemple.

L’éducation à la sexualité, dont les textes prévoient pourtant trois séances annuelles par niveau (circulaire n° 2003-27 du 17/02/2003) ne bénéficie pas à l’ensemble des élèves, la lutte contre les discriminations et les préjugés LGBT-phobes est laissée bien souvent aux seules interventions d’associations, qui nonobstant leur qualité ne peuvent réussir à sensibiliser l’ensemble des élèves. Rien ne peut remplacer l’engagement de tout le corps enseignant, ni les programmes et les manuels scolaires qui devraient aborder ces questions quand le sujet le justifie

Le ministère de l’éducation dont vous avez la charge en a pris conscience depuis quelques années et concernant la lutte contre les discriminations, les circulaires adressées aux chefs d’établissements scolaires pour les rentrées 2008 et 2009 précisent que « la communauté éducative doit faire preuve de la plus grande vigilance et de la plus grande fermeté à l’égard de toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie et de sexisme. Tout propos, tout comportement qui réduit l’autre à une appartenance religieuse ou ethnique, à une orientation sexuelle, à une apparence physique, appelle une réponse qui, selon les cas, relève des champs pédagogique, disciplinaire, pénal ou de plusieurs d’entre eux ».

C’est en ce sens ce qui se passe autour du projet « Le Baiser de la lune » nous inquiète au plus haut point. Animation poétique destinée à aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe auprès des enfants du cycle 3, en expliquant simplement qu’il existe « différentes façons de s’aimer ce film est conçu comme un outil pédagogique qui a bénéficié du soutien financier du Ministère de la Jeunesse et des Sports, du Conseil Régional de Bretagne, des Conseils Généraux des Côtes d’Armor et du Finistère, de la Ville de Rennes, de la Ligue de l’enseignement 35, de SOS homophobie, du Centre GLBT de Rennes et du Centre National de la Cinématographie.

Alors que le film est en production, des associations dont l’objectif est « de prévenir des dangers de l’homoparentalité, et fournir les arguments nécessaires à la défense de la famille » ont initié deux pétitions intitulées pour l’une « « Halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires ! » et pour l’autre « Halte à la propagande en faveur de l’homosexualité au sein de l’école » adressées à différentes institutions partenaires du projet dont le Ministère de l’Éducation nationale.

Dans l’affaire du « Baiser de la lune », nous savons que les formes officielles de demande de partenariat n’ont peut être pas été respectées. Malgré tout, pour l’InterLGBT, ce projet doit être soutenu et l’ampleur prise par la polémique doit être pour le ministère l’occasion de montrer à la fois sa résistance à la pression de lobbys ultra-réactionnaires et son engagement ferme et concret en faveur de la lutte contre toutes les discriminations en général et en particulier celles touchant les élèves et personnels LGBT.

L’Inter-LGBT sera donc très attentive à vos déclarations et aux actions du Ministère de l’Éducation nationale concernant la lutte contre les discriminations dont celles portant sur les LGBTphobies, et rappelle les engagements pris :

  • un envoi à la rentrée scolaire 2009/2010 des brochures d’information destinées aux personnels intitulé « Homophobie : savoir et réagir » ;
  • la réédition d’une affiche et de cartes mémos renvoyant vers un dispositif d’écoute et de soutien aujourd’hui supporté par la Ligne Azur ; dont l’Inter-LGBT souhaite toujours l’envoi dans les collèges.
  • la mise en place d’un groupe de travail permanent à la Direction générale des enseignements scolaires (DGESCO) pour lutter efficacement avec les associations contre les discriminations ;
  • la mise en place d’un module de formation à destination des enseignants, sur le modèle des expériences menées à l’étranger, notamment en Belgique.

Nous vous sollicitons donc, Monsieur le ministre, afin de vous rencontrer pour évoquer avec vous les formes de l’engagement que votre ministère est prêt à prendre aussi bien sur les questions de l’éducation à la sexualité que celles de la lutte contre des discriminations qui frappent aussi bien les élèves que les personnels.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le ministre, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

Philippe Castel, Porte parole de l’Inter-LGBT

 

16:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/06/2009

Parents,adultes et élus sont les fournisseurs officiels de Chair à canon

 


09:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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