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27/01/2013

Bourtzwiller... les champs où se produisent les discours (médiatique, politique et scientifique) et s’élaborent les décisions.

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Presse Crédit Mutuel  (les Dernières nouvelles d’Alsace)


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la suite ici : 

Les voies de la colère : « violences urbaines » ou révolte d’ordre « politique » ? L’exemple des Hautes-Noues a Villiers-sur-marne


20:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/12/2010

Quelques visages (considérations toutes subjectives sur les "événements")

« Quiconque veut penser aujourd’hui humainement pensera dangereusement, car tout pensée humaine met en cause l’ordre tout entier qui pèse sur nos vies. » Nizan

Je parcours les photos que, depuis quelques semaines, j’emmagasine dans la mémoire de mon ordinateur. Grèce, Italie, Royaume-Uni, France, Espagne...Elles semblent se faire écho : la même révolte, la même violence, les mêmes slogans, les mêmes cibles. Mais une analogie me frappe en tout premier lieu : deux visages, dont les traits sont marqués par un mélange de stupeur et de terreur. Ces visages sont ceux de Camilla, femme du prince de Galles, et de Costis Hatzidakis, ancien ministre grec des transports. Quelque chose dans leur regard est né, au milieu de l’étonnement et de la peur soudaine, et ce quelque chose est probablement le reflet de "ce qui se passe" actuellement, au détour des combats de rue, de Lyon, en octobre, à Londres, Rome et Athènes, au cours de ce mois de décembre. Camilla, qui salue les « sujets », vitre baissée, tancée d’un coup de bâton, menacée du sort des rois/reines qui prétendent régner innocemment -« Off with their heads ! Off with their heads ! »- ; Costis Hatzidakis, frappé au visage, et du nom qui est celui des gens de sa classe : celui de « voleur ». Dans leur regard à tout deux, l’étonnement de voir ainsi les moutons devenir lions.

L’avenir nous en dira probablement plus sur ce qui se joue actuellement que toutes les supputations que je pourrais formuler au cours de ce texte, mais il est bien évident que nous ne « rejouons » nullement les révoltes des années 70, et que ce que nous faisons est bien plus « grave ». Depuis quelques années déjà, la révolte gronde partout en Europe et dans le monde, et nous assistons aux prémices d’un mouvement international, qui porte bien en lui les germes de la révolution. Il ne s’agit nullement de dire que, parce qu’une héritière et un député auront été corrigé, le communisme est à portée de main, non : mais je ne puis que constater la montée irrésistible d’un besoin vital de bouleversement du monde. Et, chaque fois que la révolte déborde, j’en viens à espérer qu’il sera, dans un avenir proche, possible de vivre ces instants de revanche dans nos rues, sans qu’aucune intersyndicale, aucun départ en vacances ne puisse stopper nos ardeurs.

Je crois faire partie d’une génération qui a tout intérêt à renverser l’ordre qui pèse sur nos vies, car elle n’en a jamais été la génération dorée. Ce que les regards ronds et, finalement, stupides, de Camilla et de Hatzidakis me renvoient, c’est l’image d’une génération zéro, que je pense à même d’incendier le vieux monde, profitant de ce qu’il se tétanise devant l’imprévu.

Nous ne sommes pas des casseurs, des anarcho-autonomes, des jeunes de banlieue, des étudiants, des lycéens, nous ne sommes rien de ce qu’on peut penser de nous, ou prétendre penser de nous.

Il n’y a aucune différence entre l’étudiant d’Athènes qui, deux cocktails molotov à la main, traverse la place du parlement, vers les putrides lignes de flics en faction, et le jeune chômeur de Clichy qui, la rage au cœur, lance pierre sur pierre sur la BAC, les CRS ou la nationale. Le métallo italien pris dans l’émeute romaine respire au même rythme que le lycéen londonien rigolard, un casque pris à un agent de la MP sur la tête.

Je crois que, cette semaine, j’ai tabassé un député, comme la semaine dernière j’ai donné des coups dans la Rolls du prince Charles. J’ai tiré à la grenaille sur des flics au-delà du périph’, j’ai envoyé des lettres piégées aux ambassades. J’ai tenu dans mes mains une pelle, dans les rues enflammées de Rome. J’étais un infirmier courant dans les rues de Paris. Un ouvrier chinois en grève. J’ai été beaucoup de monde. Je veux l’être en sortant de chez moi.

Faisons un présent à la hauteur de ses possibles

piqué au tas sur Indimédia Paris-île-de-France - 15/12/2010

21:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/07/2010

Autoréductions à Oakland en marge du procès du policier qui avait tiré sur Oscar Grant

article précédent :

Johannes Mehserle, le policier qui a tué Oscar Grant, plaide "Non coupable"

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Fearing Grant may have a weapon, Mehserle said he decided to shock Grant with his Taser but pulled his .40-caliber handgun instead.

 

Grant was shot as he lay face-down.

 

 

Des émeutes ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à Oakland, en Californie, en marge du procès à Los Angeles d'un agent de sécurité ferroviaire blanc accusé d'avoir tué un jeune noir non-armé en janvier 2009.

Des magasins ont été endommagés et plusieurs dizaines de personnes arrêtées à la suite de la décision du jury de retenir la charge d'homicide involontaire plutôt que volontaire pour Johannes Mehserle. Cet ancien agent de sécurité ferroviaire est jugé pour avoir tué d'une balle dans le dos Oscar Grant, un Noir de 22 ans, alors que celui-ci tentait de résister [il tentait de résister allongé par-terre sur le ventre...] à une arrestation sur un quai de gare à Oakland le 1er janvier 2009.

Le jury a estimé que Johannes Mehserle n'avait pas l'intention de tuer Oscar Grant et a donc retenu l'homicide involontaire, une charge passible de deux à quatre ans de prison. La prochaine audience du procès a été fixée au 6 août.

L'annonce de ce choix a déclenché des émeutes à Oakland, alors même que le procès avait été délocalisé à Los Angeles pour éviter une répétition des violences qui avaient déjà suivi à Oakland le meurtre d'Oscar Grant. Le contexte racial de l'affaire en fait l'une des plus sensibles en Californie depuis l'acquittement en 1992 de quatre policiers pour le [chahutage] passage à tabac de Rodney King.

Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a diffusé un communiqué dans lequel il appelle les Californiens à rester calmes et indique au maire d'Oakland Ron Dellums que l'Etat est prêt à assurer le maintien de l'ordre dans sa ville. AP

piqué sur The Canadian Press - 09/07/2010

 

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LOS ANGELES — Un policier qui avait abattu un jeune Noir non armé en 2009 dans une station de métro de la banlieue de San Francisco a été condamné jeudi pour homicide involontaire par la justice californienne.

Johannes Mehserle, 28 ans, un officier de police de l'Agence des transports de la baie de San Francisco (BART), avait tué par balles le jeune Oscar Grant, alors âgé de 22 ans, le 1er janvier 2009 dans une station de métro de la ville d'Oakland, dans la banlieue est de San Francisco.

La sentence sera prononcée le 6 août. L'homicide involontaire vaut généralement à son auteur une peine de deux à quatre ans de prison, mais la sentence pourrait être plus lourde car le jury a reconnu l'existence de circonstances aggravantes dans cette affaire.

Le policier, appelé pour une bagarre, s'était défendu en assurant qu'il avait voulu utiliser son pistolet à impulsions électriques Taser pour immobiliser le jeune homme, mais qu'il avait par mégarde utilisé son arme de service, provoquant le drame.

La scène avait été filmée et sa diffusion avait provoqué une vague d'indignation à travers les Etats-Unis.

Le verdict a été rendu jeudi après-midi par un jury de la Cour supérieure de Los Angeles, où le procès avait été délocalisé en raison des tensions raciales qui l'entouraient: le policier est blanc et sa victime était noire.

La mort d'Oscar Grant, en 2009, avait été suivie de manifestations, dont l'une avait dégénéré dans le centre d'Oakland, quelque 200 personnes s'en prenant au mobilier urbain, incendiant des poubelles et endommageant des voitures, dont une de la police.

Des policiers avaient réagi en lançant des grenades lacrymogènes et une centaine de personnes avaient été interpellées.

En 1992, des émeutes sanglantes avaient éclaté à Los Angeles, après qu'un jury eut relaxé quatre policiers qui avaient roué de coups un chauffeur de taxi noir. La scène avait également été filmée et abondamment diffusée.

Johannes Mehserle n'a montré aucune réaction à la lecture du verdict, qui a été accueilli dans un grand silence, notamment de la famille de la victime, présente à l'audience.

Le jury, composé de huit femmes et quatre hommes, ne comptait aucun Noir.

Pendant les audiences, qui ont duré trois semaines, le procureur David R. Stein, avait accusé le policier d'avoir "perdu tout contrôle" et d'avoir tué le jeune homme intentionnellement.

"Il a laissé ses émotions dicter ses actions (...) provoquant la mort d'un innocent", avait-il déploré, avant de réclamer une condamnation pour meurtre sans préméditation, plus lourde que l'homicide involontaire.

L'avocat de la défense, Michael L. Rains, avait assuré pour sa part que "rien dans le dossier ne pouvait suggérer l'intention de tuer. Rien".

L'oncle de la victime, Bobby Johnson, a déclaré après le verdict que sa famille avait reçu "une gifle au visage de la part d'un système qui refuse de rendre la vraie justice".

L'avocat de la famille Grant, John Burris, s'est déclaré pour sa part "extraordinairement déçu". Il a cependant appelé la population d'Oakland au calme, à l'instar du gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, qui a demandé à ses concitoyens de "ne pas recourir à la violence".

"J'ai parlé au maire d'Oakland Ron Dellums et lui ai dit que nous sommes bien préparés à l'aider à maintenir l'ordre", ajoute-t-il dans un communiqué.

Une foule a commencé à se rassembler à Oakland après l'annonce de la condamnation, selon des images diffusées par la télévision et des informations publiées sur le site internet de la municipalité. Cette dernière a indiqué que certaines rues dans le centre-ville d'Oakland ont été fermées.

Aucun incident n'a toutefois été signalé dans les heures qui ont suivi le verdict.

piqué sur AFP - 09/07/2010

23:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/06/2010

Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville

En revenant d’une balade très peu champêtre, nous nous rendons dans le quartier de Belleville à Paris. Quelques heures plus tôt, une manifestation y avait démarré pour dénoncer, selon les mots des organisateurs : « Les violences chroniques dont est victime la communauté chinoise ». En cause : des vols de sacs, agressions, dépouilles. Une manif aux relents bien réactionnaires, comme en témoignent les slogans criés et inscrits sur les banderoles et pancartes :"Sécurité pour tous", "Vive la citoyenneté", "Stop la délinquance", drapeaux français, chinois et européens, hymne national. On ne comprend pas bien de quelle violence il s’agit (ayant plutôt l’habitude de phénomènes de violence intra-communautaire dont nous parlerons plus tard), mais nous comprendrons plus tard ce qui se cachait derrière cette manifestation.


Après la fin officielle de la manif, l’ambiance est très chaude sur place, des gens sont attroupés, des camions de flics arrivent en masse. On entend à droite à gauche des bruits de casse, puis un torrent de violence se déchaîne sur les flics, attaqués à mains nues et au corps à corps par des centaines de personnes, qui leur jettent œufs, pierres et bouteilles de verre. Des voitures sont retournées, des CRS se font charger et sont obligés de reculer.
Face à ce déchaînement de violence anti-flic, nous hésitons à entrer dans la danse, mais nous attendons, par "prudence éthique".

Tout d’un coup, les gens se mettent à courir. Nous pensons que tout le monde fuit une énième charge de keufs, mais nous nous rendons très vite compte qu’il s’agit d’autre chose. Des manifestants étaient en train de poursuivre des gamins, qu’ils ciblaient "noirs et arabes", en leur lançant des bouteilles de verre. Un des gamins tombe à terre, et tente de se réfugier sous le perron d’une porte. Courant à leurs côtés, nous devons alors calmer la fureur des lyncheurs. Ceux-ci lâchent prise, cette fois-ci. Nous comprenons, en écoutant les conversations : que « les flics ne faisant pas leur travail, et laissant les voleurs en liberté, les manifestants auraient décidé de prendre l’affaire en main et de se venger eux-mêmes ». Nous comprenons aussi que tout serait parti du vol du sac à main d’une manifestante par un gamin du quartier, puis de la tentative des manifestants de livrer le gamin aux flics, qui n’en auraient pas voulu. C’est à partir de là que les manifestants ont déchainé leur violence contre les flics. Une violence sans retenue, comme on a pas l’habitude d’en voir. Une violence pour punir les flics de ne pas assez bien faire leur boulot.

Les flics décident de battre en retraite, en noyant la place sous un épais nuage de lacrymo tiré dans le tas. C’est plus d’une cinquantaine de cametards de flics qui disparaissent en un clin d’œil, au moment même où la violence commençait à atteindre un pic. Clairement, les flics ont décidé d’abandonner la place, pour laisser se dérouler des violences inter-communautaires, alors qu’une heure plus tôt, c’est contre les flics que tout le monde s’acharnait. Se crée alors un ballet entre trois à quatre cent membres de la communauté chinoise et quelques gamins noirs et arabes, parfois passés à tabac au sol par plusieurs dizaines de personnes, accusés à la va-vite d’être des voleurs, sous les yeux assoiffés des journaflics ayant flairé l’odeur du sang et des gros-titres, en bon charognards qu’ils sont. Mais précisons qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’est encore sorti de précis dans les médias sur ce qu’il s’est réellement passé. Nous avons pu observer des sortes de milices improvisées, réunissant plus d’une centaine d’asiatiques, allant dans la cité voisine pour casser du noir et de l’arabe, dans une chasse à l’homme rappelant les pogroms.

Durant ces émeutes, nous avons ressenti chez les émeutiers chinois une haine farouche contre les « voleurs ». Par exemple, après qu’une voiture banalisée de flics fut renversée, et son gyrophare coupé, des personnes ont commencé à fouiller dans le coffre, immédiatement prises à partie et lynchées car accusées d’être des voleurs, par les mêmes personnes qui avaient retourné la voiture. Autant dire que l’incompréhension nous gagne à ce moment.

Cette chaude après-midi, et les évènements qui l’ont marquée, semblent préfigurer un scénario de guerre civile qui se développe de-ci, de-là en ces temps de "crise". L’attitude de la police vient confirmer cette impression, elle qui a quitté les lieux au moment où elle sentait que la rage à son encontre était en train de remplacer la haine ethnique entre les gens. Nous pouvons imaginer que pour le préfet une bonne émeute raciste est préférable à une émeute tournée contre les flics, et autres symboles de l’État et du capital (banques et autres McDonald’s sont restés intacts).
Au fond quel besoin d’une présence policière dans une émeute contre des "délinquants" ?
Précisons que toutes les semaines, des chinois se font rafler par dizaines par les flics, et ce dans l’indifférence générale, sans qu’une seule manifestation aussi importante ne soit appelée. De même, jamais nous n’entendons une quelconque protestation contre l’exploitation de chinois par d’autres chinois. Cette violence-là, celle de l’exploitation, n’est jamais dénoncée.
Impuissants et tristes face à ce spectacle infâme, nous tenons tout de même à exprimer quelques positions claires.

Cette journée a prouvé que toutes les émeutes ne sont pas bonnes, malgré ce que peuvent en penser les quelques hooligans et nihilistes qui y croient encore, par leur apologie de la guerre civile.
En outre, nous croyons qu’il est nécessaire de déserter les guerres entre pauvres, entre ethnies et entre toutes les communautés imaginaires, entre tous les rôles sociaux tout aussi imaginaires : "honnêtes travailleurs chinois" contre "voleurs arabes".
La guerre sociale n’est pas la guerre de tous contre tous, mais la guerre qui de tout temps a opposé la domination à tous ceux qui ne la supportent pas.

Encore et encore, il faudra nous battre contre les cancers nationalistes, ethniques, communautaristes, religieux et politiques.

Des anarchistes.

base de données anarchistes - 20/06/2010

14:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/06/2010

Suède: deuxième nuit d'émeutes dans une banlieue défavorisée de Stockholm

STOCKHOLM — Près d'une centaine de jeunes ont attaqué un commissariat de police et provoqué des incendies, lors d'une deuxième nuit consécutive d'émeutes à Rinkeby, une banlieue défavorisée et à forte population immigrée de Stockholm, a rapporté mercredi la police suédoise.

"Ils ont mis le feu à un bâtiment scolaire (...) Ils ont essayé d'incendier le commissariat, d'autres bâtiments ainsi que des voitures, mais essentiellement ils ont jeté des pierres et des briques sur la police et les pompiers", a déclaré à l'AFP Mats Eriksson, porte-parole de la police de l'ouest de la capitale suédoise. Personne n'a été blessé, a-t-il précisé.

Trois ministres suédois dont la ministre de l'Intégration Nyamko Sabuni se sont rendus sur place mercredi. Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a réclamé qu'il soit rapidement mis un terme aux émeutes. "Les conséquences risquent de devenir très graves et (cela) pourrait affecter les habitants de Rinkeby", a-t-il dit, cité par l'agence TT.

Les violences de Rinkeby, une banlieue connue pour avoir une des plus grandes communautés d'immigrés de première ou de deuxième génération de Suède, avaient éclaté lundi soir. "Tout a débuté parce qu'un groupe de jeunes adultes s'est vu interdire de pénétrer dans une fête dans un collège. Ils se sont énervés et ont commencé à jeter des pierres à travers les vitres de l'école", a raconté M. Eriksson.

Les jeunes, jusqu'à une centaine selon la police, s'en sont ensuite pris au commissariat de police où ils ont brisé des vitres et mis le feu à une voiture. Trois personnes ont été arrêtées avant d'être relâchées mardi.

Mardi soir, "je dirais que les choses se sont aggravées", selon le porte-parole de la police, avec l'incendie du bâtiment scolaire et de quatre à cinq voitures.

"C'est une situation extrêmement grave et qui doit cesser au plus tôt, sinon cela va continuer à empirer", a averti M. Eriksson.

Piqué au tas chez google.com - AFP - 09/06/2010

 

A burnt-out car after riots in the Stockholm suburb of Rinkeby on June 9. Up to 100 youths rioted for two straight nights in a heavily immigrant suburb of Stockholm, throwing bricks, setting fires and attacking the local police station. (Frederick Persson/Getty Images)

piqué au tas chez theepochtimes.com - 09/06/2010

17:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/06/2010

Banlieues, drones, hélicoptères et le fantasme sécuritaire...


Drones, dirigeables et camions 4 X 4 dans les banlieues
Comment intervenir en toute sécurité dans les banlieues chaudes ? La question est au cœur des préoccupations policières, mais aussi des pompiers, qui ont imaginé, avec plus ou moins de succès, une série de parades.

Discrets drones.
A l’instar des forces spéciales en Afghanistan, la police dispose depuis trois ans de drones. Baptisés Elsa (engin léger de surveillance aérienne), ces engins quasiment invisibles et silencieux, pèsent 1 kg, se déplacent à 70 km/h et sont équipés de caméras fonctionnant tant de jour que de nuit, avec des images transmises en direct au sol. Elsa n’aurait pas été testée en banlieue parisienne, les survols des drones étant interdit en zone urbaine par crainte d’accident. En revanche, deux avions de petite taille, avec pilote, ont bien fait des essais en Seine-Saint-Denis, munis de caméras embarquées. Un autre appareil a été testé à Strasbourg lors d’une nuit de Saint-Sylvestre, habituellement chaude dans la ville alsacienne.

Vidéosurveillance aérienne.
Long de 75 m et dotés d’une batterie de caméras sophistiquées, ce Zeppelin a fait son apparition au-dessus de Paris en juin 2005. Officiellement, il s’agissait, selon la Préfecture de Police, de surveiller la circulation routière ou les manifestations. Mais les caméras sont surtout capables de lire des plaques d’immatriculation à plus de 300 mètres d’altitude. C’est d’ailleurs l’utilisation qui en est faite par l’armée israélienne au-dessus de Gaza. Problème, l’engin n’est ni discret ni bon marché. Son exploitation coûte même particulièrement cher : 3.500 € de l’heure. L’expérience n’a pas été poursuivie.

Camions spéciaux feux de forêt.
Fatiguée des embuscades et des camions dégradés à répétition, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris y réfléchissait depuis les émeutes de 2005. Elle a franchi le pas. Depuis l’hiver, trois casernes du 93 sont équipées de camions 4 X 4 jusque-là réservés aux feux de forêt ou aux terrains particulièrement accidentés. Un test qui pourrait se généraliser à toutes les casernes intervenant en zone sensible. Ces impressionnants engins avec pare-buffle peuvent s’extraire facilement des situations délicates en franchissant trottoirs et pareterres. Ils peuvent aussi actionner un puissant canon à eau sans que les pompiers aient à quitter l’habitacle.

 

 

Banlieues - Des hélicos pour traquer les bandes
Démanteler les points hauts, prendre plus vite à revers les fauteurs de troubles, tel est le but de nouvelles tactiques d’intervention actuellement mises en place dans les CRS.

A la fin du mois de mai, dans l’ensemble des 61 CRS, les hommes des SPI (sections de protection et d’intervention) auront été entraînés aux interventions héliportées. Certes, comme le confie Hubert Weigel, le directeur central des CRS au ministère de l’Intérieur, « ces nouvelles tactiques ont aussi été imaginées par rapport aux importants services d’ordre qui seront mis en place dans certains points du territoire français, à l’occasion de manifestations telles que les réunions du G8 et du G20, en 2011… ». Mais, un officier de CRS confie qu’il ne faut pas « se cacher derrière son petit doigt : cette formation est surtout destinée à contrer les éruptions de violences urbaines, comme celles par lesquelles nous nous sommes laissés surprendre, voire déborder, à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), par exemple… ». M. Weigel le confirme volontiers : « C’est dans un souci tactique que nous avons imaginé ces nouvelles formes d’intervention. »

D’autres mesures seront d’ailleurs mises en place, parallèlement, dans 6 des 7 zones de défense du pays (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz et Rennes), telle la mise à disposition des forces de maintien de l’ordre de canons lanceurs d’eau et de systèmes de grilles autoportées. Paris dispose de ces matériels depuis longtemps.

Guérilla urbaine

Dans le cas précis des émeutes qui secouent parfois les cités sensibles, l’expérience a permis de comprendre que, non seulement les émeutiers bombardaient les policiers depuis les toits des tours ou des immeubles les plus hauts, mais que c’est là qu’ils amassaient leurs réserves de projectiles : boules de pétanque, parpaings, pierres, cocktails Molotov, barres de fer, pièces de mobilier. « Tout ce qui peut aider les forces de maintien de l’ordre civiles à s’adapter aux nouvelles formes de guérilla urbaine est, de notre point de vue, bon à prendre, constate Eric Mildenberger du syndicat de police Alliance. Reste que quelques points doivent être analysés au plus près, dont le coût de telles opérations et la sécurité des personnels. »

Hubert Weigel souligne que c’est aussi dans le cadre de la réduction des moyens, imposée à l’ensemble des directions de la police nationale que ces nouvelles méthodes ont été mises en place. « Mais, avec des heures de vol qui coûtent chacune de 2.500 à 35.00 euros, on peut s’interroger sur les économies réalisées », se demande un brigadier – major de l’est de la France. Mais, c’est surtout la sécurité des personnels qui pose question aux différents intervenants, dont les pilotes de la sécurité civile. « Se poser au milieu d’une avenue, pour lâcher une douzaine de nos collègues d’une SPI qui doivent effectuer une tenaille, ne nous pose pas problème. Survoler la terrasse d’une tour, à quelques mètres de hauteur, pour débarquer des gars bardés de matériel, comme leurs boucliers, est plus pointu. Il suffit qu’un de ces boucliers s’envole dans les pales d’un appareil pour que celui-ci ne soit plus contrôlable. Il faut savoir que, lorsque nous transportons des CRS – montagnards qui doivent former une colonne de secours – tout leur matériel est attaché. Les skis sont fixés les uns aux autres, pour justement éviter que l’un d’entre eux soit projeté dans les pales. A contrario, compte tenu du déplacement d’air, un policier qui débarquera sur un toit avec son bouclier, en le tenant fermement pour ne pas qu’il endommage l’aéronef, peut être lui-même entraîné dans le vide. »

C’est justement pour imaginer toutes les situations, même les plus périlleuses, que les entraînements ont commencées voici plusieurs semaines. Reste l’impact psychologique de telles opérations. « Hormis pour du simple transport de personnels, la dernière fois que des hélicoptères ont été mis tactiquement à la disposition des CRS, c’était en Algérie », se souvient un policier retraité. Et même s’il s’agissait officiellement d’opérations de maintien de l’ordre, c’est bien d’une guerre qu’il s’agissait…

 

Piqué au tas sur fRance-Soir - édition en ligne du 14/05/2010

 

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Pneu vélo Michelin, le meilleur, le moins cher !

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01/06/2010

Guerre et Paix - A propos des émeutes de Villiers-le-Bel

PDF - 234 ko


Piqué au tas chez Non Fides

 

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26/05/2010

Nous ne revendiquons rien

Nous ne revendiquons rien

Nous ne revendiquons rien

Qu’est-ce qui unit ces événements épars des dernières années ? Ni la race, ni l’origine de classe des participants, ni leurs contextes politiques ou leur condition sociale, ni leur situation géographique, ni leurs cibles. C’est plutôt une certaine absence qui les unit, une brèche au centre de tous ces conflits : l’absence de revendications. Cherchant à comprendre, gérer ou expliquer les événements précédemment cités à un public aliéné, les responsables carcéraux feignent l’ignorance, les journalistes font les poubelles à la recherche d’une « cause », les politiciens cherchent quelque chose à négocier, alors que les progressistes imposent leur propre idéologie. La peur qu’il n’y ait vraiment rien sous ces actions, pas de plainte, pas de raison, pas de cause, juste une libération sauvage d’énergie primale, aussi inexplicable et irrationnelle qu’un sacrifice aux dieux eux-mêmes. À tout prix, il doit y avoir une signification, gémissent-ils, une sorte de poignée à laquelle se raccrocher, quelque chose, n’importe quoi. Qu’est-ce qu’ils veulent ? demande tout un chacun, et la réponse est partout la même : Rien.

Brochure proposée par les éditions Senonevero.
Pris au tas chez Infokiosques.net - 26/05/2010

15:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/12/2008

6 décembre 1986 - 6 décembre 2008

http://www.dailymotion.com/video/xpq9x_malik-oussekine-ak...

Il y a 20 ans, Malik Oussekine

NOUVELOBS.COM | 23.06.2008 | 18:06

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, à l'issue d'une manifestation étudiante, un jeune homme de 22 ans était tué par la police.

IL Y A VINGT ANS, dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Paris, en plein conflit gouvernement-étudiants, Malik Oussekine, 22 ans, était matraqué à mort dans le hall d'un immeuble parisien, au 20, rue Monsieur-le-Prince, où il s'était refugié, par deux "voltigeurs motoportés".
Français d'origine algérienne, étudiant sans histoire à l'Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI), il était d'une santé fragile à cause de déficiences rénales, devant être dialysé trois fois par semaine.
Le jeune homme s'était tenu à l'écart du mouvement estudiantin. Les étudiants dénonçaient un projet de loi instaurant, selon eux, la sélection à l'entrée de l'université. Ce jour-là, cependant, selon ses amis, Malik voulait aller voir une manif.
Seul témoin du drame, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l'immeuble du 20 rue Monsieur le Prince (6ème arrondissement), a raconté: "Je rentrais chez moi. Au moment de refermer la porte après avoir composé le code, je vois le visage affolé d'un jeune homme. Je le fais passer et je veux refermer la porte".
"Une violence incroyable"
"Deux policiers s'engouffrent dans le hall, a-t-il poursuivi, se précipitent sur le type réfugié au fond et le frappent avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. La victime se contentait de crier: 'je n'ai rien fait, je n'ai rien fait' ".
Paul Bayzelon a dit avoir voulu s'interposer mais s'être fait lui aussi matraquer jusqu'au moment où il a sorti sa carte de fonctionnaire. Les policiers, présents dans le quartier pour disperser la manifestation, sont alors partis mais Malik Oussekine était mort.
Le lendemain, Alain Devaquet, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et auteur du projet de loi polémique, présentait sa démission, cependant que les étudiants défilaient en silence portant des pancartes "Ils ont tué Malik".
Le lundi 8 décembre, après de nouvelles manifestations, le Premier ministre Jacques Chirac annonçait le retrait du texte.
La présidentielle de 1988
Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité, devait dire: "Si j'avais un fils sous dialyse, je l'empêcherais d'aller faire le con la nuit".
Les deux voltigeurs, le brigadier Jean Schmitt, 53 ans à l'époque des faits, et le gardien Christophe Garcia, 26 ans, sont passés trois ans plus tard devant la Cour d'Assises de Paris pour "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Ils ont été condamnés en janvier 1990 à 5 ans et 2 ans de prison avec sursis.
Dans son récent livre "La tragédie du président", le journaliste Franz-Olivier Giesbert décrit Jacques Chirac comme particulièrement sensible aux mouvements de la jeunesse depuis l'affaire Malik Oussekine, dont il pense, selon l'auteur, qu'elle lui a coûté son élection à la présidentielle de 1988.

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/2...

 

C'est la mort d'Andreas Grigoropoulous qui a servi de déclencheur aux événements. L'adolescent a été tué samedi soir vers 21 heures à Exarchia. Il faisait partie d'un groupe de trente jeunes qui lançaient des pierres et divers projectiles contre le véhicule de deux policiers. L'un d'eux est sorti et a tiré trois balles en direction de la victime, touché mortellement à la poitrine. Des centaines de manifestants, majoritairement du quartier, étaient descendus peu après dans les rues pour protester contre "l'arbitraire" des policiers, scandant des slogans contre le gouvernement de droite de Costas Caramanlis et son ministre de l'intérieur, Prokopis Pavlopoulos.

M. Caramanlis a assuré qu'il n'y aurait "aucune indulgence" envers les responsables de la mort de l'adolescent dans une lettre de condoléances à sa famille. Le chef du commissariat d'Exarchia a été supendu et les deux policiers impliqués ont été arrêtés dimanche, l'auteur du tir mortel pour "homicide volontaire", le second pour "complicité". "Comme tous les Grecs, je ressens une douleur profonde. Je sais que rien ne peut soulager votre douleur. Je voudrais vous assurer qu'il n'y aura aucune indulgence" pour les responsables "et que l'Etat veillera à ce que cette tragédie ne se répète pas", a écrit le premier ministre à la famille Grigoropoulos. M. Pavlopoulos et la police ont également exprimé leur "profonde douleur" pour cet incident "isolé" et ordonné une enquête, dont trois procureurs ont été chargés.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/12/07/nuit-d-em...

 

 

 

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