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18/07/2009

Collaboration

Une rafle est une opération policière d’arrestation de masse.

En 1941 -1942, les allemands n’avaient pas les effectifs nécessaires pour procéder à des rafles massives.

Ils devaient s’en remettre à la collaboration de la police et de la gendarmerie française pour arrêter les juifs et résistants.

 

 

 

 

france-paris-vel-d-hiv-16juillet1942-2.1212599892.jpg

 

 

 

En application des accords policiers Oberg-Bousquet, c'est la police française qui a assuré seule la rafle du vel' d'Hiv à Paris, aucun Allemand ne participant techniquement à l'opération. Les personnes raflées furent dirigées vers des camps, dont Drancy, où la surveillance était assurée par la gendarmerie française.

 

 

 

La rafle, d’abord prévue aux 13 et 14 juillet est reportée aux 16 et 17, pour éviter qu’elle ne coïncide avec le jour de la fête nationale.

 

Rafle du vel d'hiv 1.jpg

 

 

Au mois de décembre 1940, le maréchal Pétain nommait le général Dentz haut-commissaire et commandant en chef au Levant. L’auteur décrit l’ambiance visqueuse qui animait alors la petite colonie française du Mandat où, avec autant d’enthousiasme qu’en Métropole, on célébrait le culte du Maréchal.

 

La région aurait pu demeurer à l’écart du tumulte de la guerre et continuer de pratiquer tranquillement la Révolution nationale si Vichy n’avait autorisé secrètement les Allemands à installer des escales aériennes en Syrie. L’auteur met ici au jour un épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale et de l’histoire du régime de Vichy : jamais sans doute ne fut-il aussi proche d’une entrée en guerre aux côtés de l’Allemagne; le 15 mai 1941, dans un télégramme à Dentz, le Maréchal lui ordonnait de donner "la mesure de notre désir de collaboration à l’ordre nouveau"… (p. 136).

 

Cette attitude décida les Britanniques à se rendre maîtres des possessions françaises au Levant. En juin-juillet 1941, une courte guerre, dont M. Albord nous offre un récit détaillé, opposa les troupes vichystes à celles du Commonwealth et de la France libre. En cette occasion, l’armée de Vichy montra qu’elle n’avait pas su tirer les leçons de la campagne de 1940 et continua de mener une guerre de position fondée sur l’alignement en front de résistance étiré (p. 161).

 

 

 

Le gouvernement de Vichy fut le principal acteur de la collaboration lorsque son vice-président, l'amiral Darlan, signa avec l'ambassadeur Otto Abetz les trois protocoles de Paris du 28 mai 1941.

Ces textes, qui instituèrent une collaboration militaire entre les forces armées allemandes et françaises (Protocole I pour la Syrie-Liban, Protocole II, pour Bizerte et la Tunisie, Protocole III, pour l'A.O.F. et l'A.E.F., et protocole complémentaire, sur les moyens demandés par l'État français pour combattre toute riposte alliée) furent personnellement approuvés par Pétain dans son télégramme du 15 mai 1941 au général Dentz, haut commissaire en Syrie. Ces dispositions furent appliquées totalement en Syrie-Liban et partiellement en Afrique du Nord par la livraison à l'ennemi de pièces d'artillerie lourde et de munitions, que celui-ci allait pouvoir utiliser contre les soldats français à Bir Hakeim puis pendant la campagne de Tunisie.

 

 

 

 

 


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