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22/12/2009

Jean Carvalho, policier, a «ce besoin de lire dans le regard des autres qu'il est le meilleur».

11/12/1999 à 02h03

Douze ans pour l'îlotier à la gâchette facile. En 1997, Jean Carvalho avait tué en plein commissariat Fabrice Fernandez.

PIVOIS Marc

Lyon, envoyé spécial.

L'îlotier Jean Carvalho a beau bredouiller, répéter: «Ça se mélange dans ma tête», dire qu'il voulait juste faire comprendre mais «surtout pas faire de mal», il y a deux faits imparables. Deux faits qui ont conduit la chambre d'accusation de Lyon à le renvoyer devant les assises, où il comparaissait depuis mercredi, non pas, comme le demandait le parquet, pour «violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner», mais tout simplement pour «homicide volontaire». Meurtre, en langage courant.

Menottes dans le dos. Deux faits, donc. Le premier, c'est ce fusil à pompe que le policier tient braqué à vingt centimètres du visage d'un homme assis sur une chaise, menottes dans le dos, dans le commissariat du 9e arrondissement de Lyon. Le second, c'est qu'il est impossible, selon les experts en balistique, qu'un coup parte si l'on n'appuie pas, avec une pression de 3,9 kilos, sur la détente de l'arme. Il est 21 h 36. Fabrice Fernandez, 24 ans, vient de mourir après avoir reçu dans la tête une décharge de calibre 12. Le policier est alors sorti de la pièce, a allumé une cigarette, a confié l'arme à un collègue avec ce commentaire: «Fais attention, elle est sensible, le coup est parti tout de suite.» Il s'est éloigné, a sorti un canif de sa poche. Des policiers se sont approchés pour saisir le couteau, «de peur qu'il n'attente à sa vie». Fausse frayeur, Jean Carvalho se curait les ongles.

Ainsi racontée, la scène est accablante. Mais vendredi, après trois jours de débat, l'avocat général François Coste, représentant de l'accusation, est revenu sur la qualification des faits: «A la question de savoir s'il avait l'intention de donner la mort, à votre place, je répondrais non!» Vers 21 heures, ce 18 décembre 1997, trois policiers d'une Bac (brigade anticriminalité) patrouillent à la Duchère. Le quartier est réputé difficile. Ils entendent une déflagration, puis, peu après, remarquent au pied d'un immeuble trois hommes dont l'un manipule un fusil à pompe. Il fait nuit. Les policiers, revolver à la main, s'approchent du groupe. «Police! Ne bougez plus!» Les frères Papalardo sont menottés, l'arme est récupérée par le gardien Bruno Sagnez, qui tente de la décharger. Il manipule la pompe, qui se bloque, du moins le croit-il. Plutôt que de vérifier, il dépose l'arme dans le coffre de la 205. On le sait aujourd'hui, involontairement, il a fait monter une cartouche dans la chambre. Il fait noir, il n'y voit pas clair. La situation s'est à nouveau tendue. Les Papalardo hurlent, un attroupement s'est formé. Cris, insultes. Une troisième personne, surtout, invective les policiers. C'est Fabrice Fernandez, demi-frère des Papalardo. C'est à ce moment qu'arrivent Jean Carvalho et deux autres îlotiers dans leur propre voiture. Carvalho neutralise Fernandez. Les deux voitures de police finissent par s'arracher sous une pluie de caillasses.

«Engueulade». Ils arrivent au commissariat à 21 h 34. Fernandez est conduit dans le minuscule bureau du chef de poste. Menotté dans le dos et assis sur une chaise, entouré par de nombreux policiers: des gardiens de la paix du commissariat, les trois îlotiers, les policiers d'une Bac venue en renfort et de la Bac intervenue initialement. Le chef de celle-ci arrive avec le fusil à pompe. Il le dépose dans le bureau. Alors qu'une «engueulade», selon les policiers présents, éclate entre Fernandez et Carvalho, ce dernier attrape l'arme posée contre un mur et la brandit. Selon plusieurs policiers, il aurait alors crié: «C'est avec ça que vous nous tirez dessus!» Puis, abaissant l'arme, canon face à la joue de Fernandez, il aurait ajouté: «C'est avec ça qu'on devrait vous tirer dessus.» Fernandez a alors rétorqué: «T'es pas capable!» Le coup est parti.

La défense de Jean Carvalho est aussi confuse que sa mémoire. «Je lui ai juste montré l'arme en lui disant que c'est à cause d'elle qu'on avait embarqué ses frères. Quand il m'a dit: "T'es pas capable, j'ai compris que ça ne servait à rien de parler. J'ai voulu partir, et là, le coup est parti tout seul. J'ai même pas compris qu'il était touché.» Il est le seul. Des policiers sortent en se prenant la tête dans les mains. L'un d'eux crie: «Putain! Il a tiré!» Un stagiaire éclate en sanglots. Carvalho est aussi le seul, à l'exception du stagiaire qu'il avait en charge, à prétendre qu'il s'était préalablement informé de la neutralisation de l'arme. Tous ceux qui l'ont touchée affirment n'avoir jamais parlé à Carvalho.

Complexe narcissique. Comment savoir? La plupart des policiers se contredisent. Pour les avocats des parties civiles, peu importe: l'intention homicide réside dans le court moment où Carvalho, tenant l'arme braquée, entend Fernandez le provoquer. L'expert psychiatrique a décrit le policier comme un homme souffrant d'un complexe narcissique, ne supportant pas d'être dans la «situation du dominé». Alors, dans «cette fraction de seconde qui déchire l'éternité, avance Gilbert Collard, avocat des parties civiles, tandis que le "T'es pas capable de Fernandez résonnait comme "Tu n'as pas de couilles», à cet instant précis, le policier est devenu un meurtrier.

Pour l'avocat général, si Carvalho n'a pas vérifié que l'arme était déchargée, il n'a pas plus vérifié qu'elle était chargée. «La volonté homicide ne s'abandonne pas au hasard», a-t-il affirmé. Pour cette «démarche stupide», «ce besoin de lire dans le regard des autres qu'il est le meilleur», il a requis douze ans de réclusion. Les jurés l'ont suivi sur la peine et sur la qualification.

http://www.liberation.fr/societe/0109300446-douze-ans-pour-l-ilotier-a-la-gachette-facile-en-1997-jean-carvalho-avait-tue-en-plein-commissariat-fabrice-fernandez

 

une balle en pleine tête pour fabrice fernandez

Le «carton» du gardien Carvalho


La mort d'un homme de 24 ans, abattu dans un commissariat de Lyon, a en¾ammé le quartier de la Duchère. Question : pourquoi le policier qui a tiré, déjà deux fois suspendu pour faute grave, n'avait-il pas été révoqué ? Enquête de Robert Marmoz

 

Fabrice Fernandez est assis, dans le commissariat, les mains menottées dans le dos. Il est agité, il a bu quelques bières. Dans ces cas-là, c'est vrai, admettra sa mère plus tard, il a « un peu le vin mauvais ». Autour de lui, des policiers s’affairent. Un quart d'heure plus tôt, il ont interpellé Fabrice et ses deux demi-frères, dans le quartier de la Duchère, à Lyon. Fabrice s'énerve. Il reproche aux policiers de ne pas arrêter les délinquants et de s'en prendre aux « citoyens qui n'ont rien fait ». En face de lui, Jean Carvalho, un gardien de la paix, s'empare du fusil à pompe que la patrouille vient de saisir à la Duchère. Fabrice : « Eh bien, vas-y ! Tire, si tu en es capable. » Carvalho se tient à moins d'un mètre de Fabrice. Il tire. Fabrice Fernandez a la mâchoire emportée. Il meurt sur le coup.

Il avait 24 ans. Il était au chômage et, avec sa compagne, il élevait cinq enfants. Sa mort, jeudi soir, a déclenché deux nuits de violence à la Duchère, cette cité de 14 000 habitants du 9e arrondissement de Lyon. Et pose la question : comment Jean Carvalho, sanctionné à deux reprises pour faute grave, était-il encore policier ? Qui plus est, affecté à un commissariat de quartier « sensible ». Lors d'une de ses comparutions devant un conseil de discipline, Jean Carvalho avait répondu au préfet, délégué à la police : « Je n'aime pas qu'on me marche sur les pieds. »
Jean Carvalho était îlotier à la Duchère. A sa demande, et pas depuis très longtemps. Quelques mois seulement. Il vit dans le quartier, avec sa femme et ses quatre enfants. L'homme, c'est sûr, à une certaine conception de l'ordre. « Ce n'était pas vraiment un démocrate éclairé », dit de lui un de ses anciens collègues. Un autre lui trouve des allures de baroudeur. Il avait d'ailleurs été parachutiste au régiment de Tarbes. C'est en 1983 qu'il rejoint les rangs de la police nationale. D'abord à Elancourt, puis, dès 1986, à Lyon. Il y est d'abord versé dans une brigade motocycliste où il ne brille guère. Ses supérieurs relèveront une « manière moyenne » d'effectuer ses missions et ses notes administratives ne sont pas brillantes : 2 (sur 7) en 1990, 3 en 1991. En 1992, c'est la première faute. Une sombre affaire de faux et usage de faux avec sa carte grise,  pour laquelle il écope de quelques mois de suspension. L’étrange policier est alors muté et pendant cinq ans il va assurer des gardes à vue dans différents commissariats et à l'hôtel de police.


En 1995, deuxième faute, beaucoup plus grave. Il est confondu alors qu’il a photocopié en couleur sa carte de policier et l’a revendue... à un truand. Devant le conseil de discipline, qui réunit quatre responsables de l'encadrement de la police et quatre représentants du personnel, le préfet délégué à la sécurité propose sa révocation. Au moment du vote, il y a 4 pour, 4 contre. C'est finalement un avis de sanction de un an de suspension sans traitement qui emporte l'adhésion du conseil. Le ministère de l'Intérieur aggravera légèrement la punition en la portant à quatorze mois. « En tant que délégués du personnel nous ne pouvions pas enfoncer un collègue », explique aujourd'hui, un peu gêné, un syndicaliste policier. « Le préfet aurait peut-être pu faire jouer la voix prépondérante du président du conseil pour imposer la révocation », concède-t-on, tout aussi embarrassé, chez les responsables policiers.
En tout cas, son temps de suspension purgé, Jean Carvalho est affecté au commissariat du
9e arrondissement. A sa demande. Là encore, la lourdeur administrative n'a rien vu venir. Les candidats pour les zones « sensibles » ne sont pas légion. Or, depuis quelques mois, la situation se dégrade lentement à la Duchère. Initialement les grandes barres et la tour qui surplombent Lyon avaient été conçues pour accueillir les rapatriés pieds-noirs d'Algérie. Au fil du temps, les pieds-noirs ont fait un peu de place aux familles maghrébines. La cohabitation est parfois un peu difficile, sans plus. Le chômage y sévit comme dans tous les quartiers populaires. Mais depuis quelques mois, une petite délinquance s'y exerce de plus en plus souvent. Parfois violemment : en six mois le poste de police a été attaqué trois fois.

Jeudi dernier, c'est une agression contre un passant qui amène une patrouille à intervenir au pied d'un immeuble. Sur place, ils interpellent deux hommes dont l'un est armé d'un fusil à pompe. Lorsqu'ils veulent les embarquer, Fabrice Fernandez descend de l'appartement familial, un peu éméché. Ce sont ses demi-frères que l'on embarque. Il entend s’y opposer. Il rameute les jeunes du quartier. A son tour, il est embarqué. Un quart d'heure plus tard, sa route croise celle de Jean Carvalho, le policier qui « n'aime pas qu'on lui marche sur les pieds ».
Jean Carvalho dort désormais en prison, avec une mise en examen – rarissime pour un policier – pour « homicide volontaire ». 
R. M.

 

Robert Marmoz
Le Nouvel Observateur

 

 

Le 22 décembre 1997, marche de la Duchère à Vaise pour Fabrice Fernandez, abattu au commissariat

Publié mardi 22 décembre 2009

Le jeune Fabrice Fernandez, 24 ans, a été abattu le 18 décembre 1997, d’une balle en pleine tête tirée à bout touchant, alors qu’il était interrogé, assis menottes aux poignets, dans les locaux du commissariat du neuvième arrondissement de Lyon, rue Berjon à Vaise.

Le policier Carvalho, en état d’alcoolémie, au cours de l’interrogatoire, venait de tirer d’un fusil à pompe dont il avait mis le canon sur la mâchoire du jeune Fabrice Fernandez, le tuant sur le coup !

Fabrice Fernandez, avec sa compagne et cinq enfants, dont il était le père de trois d’entre eux, vivait depuis deux ans à Saint Rambert l’île Barbe, quartier du neuvième arrondissement de Lyon où le jeune Nicolas Billotet, 23 ans, a été abattu le 13 mars 2003 par des policiers de la BAC.

Ce soir-là du jeudi 18 décembre 1997, Fabrice Fernandez se trouvait chez sa tante dans une barre du plateau de la Duchère, quartier également dans le neuvième arrondissement de Lyon, et il jouait aux cartes.

Puis vers 21 heures il descend aussitôt en bas lorsqu’il s’aperçoit que ses deux demi-frères sont en train d’être menottés par des policiers de la BAC. Comme souvent, les forces de l’ordre sont en nombre important ce soir-là à la Duchère, et, selon les policiers, un promeneur viendrait de signaler que son chien a été volé par trois jeunes, et un fusil à pompe a été confisqué. Fabrice s’interpose à l’arrestation de ses deux demi-frères. Des renforts arrivent, commandés par le policier Jean Carvalho, et emmèment du coup les trois jeunes, Fabrice y compris, en garde à vue au commissariat de Vaise, rue Berjon. Ce qui est sûr c’est que Fabrice n’avait rien fait de condamnable pour être emmené en garde à vue ; lorsqu’il est descendu en bas, les policiers étaient déjà là et ce n’était pas possible qu’eux trois aient volé ce chien puisque Fabrice était en haut dans l’appartement de sa tante ; il s’était simplement soucié de ses deux demi-frères.

Ce soir-là, le commissariat de Vaise est bondé. Les cellules de garde à vue sont tellement pleines qu’on décide de placer Fabrice Fernandez à part, dans le bureau du chef de poste, alors que les deux frères se trouvent dans une autre salle du commissariat. Là, menotté, il est seul face à plusieurs policiers, et au bout de quelques minutes à peine, à 21h40, retentit une détonation. Fabrice Fernandez s’écroule dans un bain de sang, atteint en plein visage par une balle du fusil à pompe tirée par le policier Carvalho.

Que s’est-il passé ? Ce fusil à pompe confisqué faisait-il partie des armes du tabassage lors de la garde à vue, comme l’insinue le procureur de la République Coste, avocat général à la cour d’assises du Rhône, le 9 décembre 1999 ? Pourquoi tous les policiers qui étaient sur place dans la pièce trouvent-ils normal de laisser Carvalho brandir le canon du fusil à pompe sur Fabrice ? Pourquoi se sont-ils écartés, au lieu de réagir et d’hurler de poser cette arme ? Pourquoi Carvalho a dit que le coup est parti tout seul, alors qu’il faut une pression de 3,9 kg pour appuyer sur la gachette ?

Un témoin a répété que les derniers mots du jeune homme furent : « T’es pas capable.. »
Alors le policier n’a-t-il pas délibérément tué Fabrice Fernandez ?

Le policier était âgé de quarante ans, on a appris par la suite qu’il avait fait déjà deux fois l’objet de sanctions. Il a été mis à l’écart au total dix-huit mois pour faute professionnelle en réponse à des coups et blessures, sans être exclus de la police. Il n’a finalement été suspendu de ses fonctions qu’en janvier 1998. Même si, dans ce genre d’assassinats, les policiers bénéficient la plupart du temps d’un non-lieu, la mort du jeune Fabrice Fernandez, à Lyon, le 18 décembre 1997, d’une balle en pleine tête tirée dans les locaux du commissariat, n’aura valu que douze ans de réclusion criminelle à son meurtrier, Jean Carvalho.

La nouvelle rendue publique de ce jeune homme de vingt-quatre ans, père de famille, laissant des enfants orphelins et une famille traumatisée, tué dans des circonstances dramatiques par un policier a soulevé une immense émotion à Lyon et particulièrement dans le quartier de la Duchère.

Cela fait 11 ans

Le 22 décembre 1997, une marche de protestation a rassemblé plus de quatre cents personnes depuis la barre de la Duchère où l’arrestation a eu lieu, la manifestation très digne mais déterminée est descendue au commissariat de Vaise, rue Berjon, où les policiers n’en menaient pas large, et est allée jusqu’à la mairie de Vaise, où Gérard Collomb, alors maire du 9ème arrondissement, a été hué pour ses propos électoralistes malvenus dans cette circonstance aussi terrible.

Le même jour : Abdelkader Bouziane est tué par des policiers de la BAC - cela fait onze ans aussi

Le 18 décembre 1997, dans la forêt de Fontainebleau, Abdelkader Bouziane, un jeune de 16 ans de Dammarie-lès-Lys, a été pris en chasse et tué d’une balle dans la nuque par la BAC du commissariat de Dammarie pour « défaut de permis de conduire ». Djamel, qui l’accompagnait, a été tabassé comme un chien. La police a prétendu qu’ils avaient forcé un barrage à 140 km/h. Il a été prouvé depuis qu’il allait à une vitesse qui sera estimée à 36 km/h lors de la reconstitution. Les jours suivants, il y a eu une émeute dans le quartier. L’association "Bouge qui Bouge" s’est créée après ces événements.

Il faut voir le contexte dans lequel ça s’est passé. Deux semaines avant la mort d’Abdelkader, les élus de Dammarie avaient organisé une réunion sur la sécurité d’où il ressortait que la police devait être plus efficace. Jean-Claude Mignon, le député-maire de Dammarie, rentrait juste de New York où il avait rencontré des responsables de la police à propos de la « tolérance zéro ».

D’après la police, les deux policiers qui ont tiré sur sa voiture s’estimaient en état de légitime défense, craignant qu’Abdelkader Bouziane ne les renverse. Ils ont soutenu que la balle meurtrière avait ricoché sur le bord de la vitre du conducteur avant de pénétrer dans son cou. Le passager de la voiture a, de son côté, déclaré que le véhicule s’était arrêté avant que le moindre coup de feu ait été tiré. Un rapport balistique préparé pour le juge d’instruction chargé de l’enquête judiciaire par deux experts a confirmé que les deux policiers avaient tiré deux balles chacun, mais aurait conclu que la balle meurtrière, comme les trois autres, avait été tirée après le passage de la voiture, donc par derrière. Cela invalide complètement l’argument selon lequel les policiers auraient tiré en état de légitime défense.

Néanmoins, le 16 décembre 2001, le policier en cause bénéficiera d’un non-lieu…

 

Source :
- Reseau RESISTONS ENSEMBLE

 

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