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04/09/2009

La mort de Abou Bakari Tandia, violences policières ? Caméra en panne et vol du dossier...

Abubakari Tandja
Abubakari Tandja


Les investigations sur la mort du Malien Abou Bakari Tandia, après une garde à vue au commissariat de Courbevoie, en région parisienne, viennent d’être relancées par un rapport qui contredit la version policière, a indiqué Me Yassine Bouzrou, avocat de la famille de la victime.

"Le juge d’instruction vient de recevoir le rapport d’examen radiologique sur Abou Bakari Tandia. On avait pensé un moment que ce rapport avait atterri là mystérieusement. Mais maintenant, on sait que c’est le parquet qui l’a transmis", a indiqué Me Bouzrou, qui défend la famille du jeune Malien.

"Les résultats de ce rapport permettent de balayer la version policière", a-t-il poursuivi. Arrêté le 5 décembre 2004 après un simple contrôle d’identité, Abou Bakari Tandia, qui avait alors 38 ans, était tombé dans le coma après son placement en garde à vue pour "infraction à la législation sur le séjour des étrangers".

Selon la version policière, il se serait cogné violemment la tête contre le mur de sa cellule pour échapper à sa reconduite au Mali. "Aujourd’hui, les éléments en notre possession prouvent que cette thèse n’est pas crédible", s’est emporté Me Bouzrou, en signalant des zones d’ombre dans le déroulement de la garde à vue.

 

 

 

Les éléments du dossier médical de Abou Bakari Tandia avaient en effet mystérieusement disparu de l’hôpital qui l’avait pris en charge après sa chute dans le coma, tandis que la caméra de surveillance de sa cellule était tombée en panne, ce jour-là.

"Nous avons obtenu du procureur de Nanterre qu’il ouvre une enquête notamment sur la disparition du dossier médical et sur la dégradation de la camera de surveillance. Si on trouve des réponses à ces questions, on arrivera facilement à élucider ce dossier", a estimé l’avocat, qui refuse, cependant, de parler de "bavure policière". Il admet toutefois qu’il "existe des indices graves et concordants de nature à présumer que les policiers ont commis des violences sur Abou Bakari Tandia".

"La conséquence juridique de ces actes, c'est que au moins des mises en examen doivent être prononcées. Je constate que la justice a battu dans ce dossier des records de lenteurs. Mais, je pense que nous obtiendrons gain de cause", a encore dit Me Bouzrou. Des parents, des proches et des amis du jeune Malien se sont regroupés dans une association dénommée "Justice et vérité pour Abou Bakari Tandia" qui organise chaque année un rassemblement à sa mémoire.

http://www.grioo.com/ar,l_enquete_sur_la_mort_d_abou_bakari_tandia_en_france_relancee_,15228.html

 

La mort d'un sans-papiers en 2005, une bavure ?

NOUVELOBS.COM | 03.09.2009 | 13:08

Un complément d'expertise de l'Institut médico-légal dans l'enquête sur la mort d'un sans-papiers malien après sa garde à vue contredit complètement la version policière.

(Reuters)

(Reuters)

Un complément d'expertise de l'Institut médico-légal (IML) que l'AFP a pu consulter dans l'enquête sur la mort d'un sans-papiers malien après sa garde à vue à Courbevoie (Hauts-de-Seine) en 2005 contredit la version policière, "peu compatible avec les constatations médicales et médico-légales", a-t-on appris jeudi 3 septembre.
Selon la version policière, le Malien de 38 ans, Abou Bakari Tandia, s'était volontairement cogné la tête contre la porte de sa cellule, provoquant lui-même sa chute dans le coma.
Mais les trois experts de l'IML constatent que "nulle part" dans les différents dossiers n'apparaît "une lésion traumatique crânienne ou crânio-faciale par choc direct contre un plan dur".
De plus, "l'exiguïté de la cellule de garde à vue ne permet pas de prendre un élan et une accélération suffisants pour créer ce type d'œdème cérébral".

Des "secousses" de la victime


Ainsi, "la déclaration" d'un gardien de la paix "qui aurait assisté à la projection de la victime contre la paroi de la cellule de la garde à vue est peu compatible avec les constatations médicales et médico-légales".
Les médecins légistes évoquent plutôt "un ébranlement cérébral par violente(s) secousse(s) de la victime (...)".
Les trois experts avaient déjà remis un premier rapport en octobre 2008 à la juge d'instruction de Nanterre chargée de l'enquête, mais sur la base d'une partie seulement du dossier médical, car des pièces avaient disparu à l'hôpital Louis Mourier de Colombes (Hauts-de-Seine) où avait été admis le gardé à vue.


Des zones d'ombre


Après que l'ensemble du dossier a été retrouvé, ils ont à nouveau été saisis par la juge.
Abou Bakari Tandia avait été interpellé le 5 décembre 2004 à Courbevoie pour séjour irrégulier. Placé en garde à vue, il était tombé dans le coma le lendemain et hospitalisé, avant de décéder près de deux mois plus tard sans reprendre connaissance.
Après une première enquête, le parquet avait classé le dossier sans suite le 10 mars 2005. Mais l'oncle et le frère de la victime, qui dénoncent des zones d'ombre dans le dossier, avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile, entraînant l'ouverture d'une instruction.
(Nouvelobs.com avec AFP)




Publié le 03/09/2009 à 11:24 Le Point.fr

MORT D'UN SANS-PAPIERS APRÈS SA GARDE À VUE

La version policière contredite par un rapport de l'Institut médico-légal

AFP

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Un complément d'expertise de l'Institut médico-légal (IML) que l'AFP a pu consulter dans l'enquête sur la mort d'un sans-papiers malien après sa garde à vue à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine en 2005 contredit la version policière, "peu compatible avec les constatations médicales et médico-légales". Selon la version policière, le Malien de 38 ans, Abou Bakari Tandia, s'était volontairement cogné la tête contre la porte de sa cellule, provoquant lui-même sa chute dans le coma. Mais les trois experts de l'IML constatent que "nulle part" dans les différents dossiers n'apparaît "une lésion traumatique crânienne ou crânio-faciale par choc direct contre un plan dur".

De plus, "l'exiguïté de la cellule de garde à vue ne permet pas de prendre un élan et une accélération suffisants pour créer ce type d'oedème cérébral". Ainsi, "la déclaration" d'un gardien de la paix "qui aurait assisté à la projection de la victime contre la paroi de la cellule de la garde à vue est peu compatible avec les constatations médicales et médico-légales". Les médecins légistes évoquent plutôt "un ébranlement cérébral par violente(s) secousse(s) de la victime (...)".

Placé en garde à vue, il tombe dans le coma le lendemain

Les trois experts avaient déjà remis un premier rapport en octobre 2008 à la juge d'instruction de Nanterre chargée de l'enquête, mais sur la base d'une partie seulement du dossier médical, car des pièces avaient disparu à l'hôpital Louis Mourier de Colombes (Hauts-de-Seine) où avait été admis le gardé à vue. Après que l'ensemble du dossier a été retrouvé, ils ont à nouveau été saisis par la juge. Courbevoie,coma,

Abou Bakari Tandia avait été interpellé le 5 décembre 2004 à Courbevoie pour séjour irrégulier. Placé en garde à vue, il était tombé dans le coma le lendemain et hospitalisé, avant de décéder près de deux mois plus tard sans reprendre connaissance. Après une première enquête, le parquet avait classé le dossier sans suite le 10 mars 2005. Mais l'oncle et le frère de la victime, qui dénoncent des zones d'ombre dans le dossier, avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile, entraînant l'ouverture d'une instruction.




Qui a volé les dossiers à l'hôpital ?


Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia, rassemblement à Paris le 12

Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia, mort il y a 4 ans suite à sa garde à vue au commissariat de Courbevoie

Grand Rassemblement à Paris Samedi 12 septembre 2009 à 14h

RdV à proximité du Ministère de la Justice, Place Vendôme : angle rue de Castiglione / rue St Honoré La version policière s�effondre ! L’expertise médicale écarte la version donnée par les policiers et prouve que Abou Bakari Tandia a subi des violences ayant entrainé la mort. Les proches et l�association de soutien attendent justice et dénoncent un enchaînement scandaleux de dysfonctionnements des services publics :

Classement �sans suite� par le procureur de Nanterre en poste en 2005 avant les conclusions définitives d�autopsie !

Disparition pendant 4 ans des principaux éléments du dossier médical. Caméra �en panne� dans la cellule de garde à vue où Abou Bakari est tombé dans le coma

Disparition de certains vêtements de la victime Les autres vêtements n�ont pas été conservés dans des conditions permettant l�exploitation d�indices scientifiques

Pour que l’instruction judiciaire en cours aille jusqu�au bout ; Pour que de tels drames ne se reproduisent plus dans nos commissariats ; Pour que personne ne meure de n’avoir pu présenter des papiers en règle, en France, au XXIe siècle ; Soutenez l�association Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia

Tenez-vous informé d�éventuels changements sur le site www.aboubakaritandia.org Contactez-nous par tel : 01.46.91.08.80 Par mail : abtandia ZsL free.fr

Avec le soutien d�Amnesty International, de la CIMADE, de la Dynamique Malienne, de l’association Vérité et Justice pour Lamine Dieng, du RESF 92, de SOS Racisme 92, de la Ligue des Droits de l’Homme section Levallois, de �Police personne ne bouge�, du MQJS ...

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?article41349

 

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