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19/02/2010

Demandez aux Français s'ils préfèrent avoir comme ministre de l'Intérieur Charles Pasqua ou Pierre Joxe, vous serez stupéfait...

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De la pression politico-médiatique :

Info via Wiki:

Gilles Boulouque est un magistrat français. Il est le père de Clémence Boulouque, romancière.

Gilles Boulouque fut le magistrat instructeur des attentats de 1986, mettant en cause l'Iran.

Gilles Boulouque s'est suicidé le 13 décembre 1990 sous la pression politico-médiatique.

 

Le juge Boulouque est notamment au cœur de la polémique liée à la libération de Wahid Gordji en novembre 1987. Dans son enquête sur les attentats commis à Paris en 1986 par le réseau de Fouad Ali Saleh, le juge d’instruction veut faire interpeler Wahid Gordji, interprète, considéré comme le n° 2 de l’ambassade d’Iran à Paris. Celui-ci se retranche dans l'ambassade.

Charles Pasqua, ministre de l'intérieur, décide semble-t-il de se servir de Gordji comme monnaie d'échange contre les otages français détenus au Liban. L'Iran fait pression sur le Hezbollah, qui, le 28 novembre 1987, libère Roger Auque et Jean-Louis Normandin. Le lendemain, Gordji est enfin entendu par le juge Boulouque mais il ne tarde pas à prendre l'avion pour Téhéran, libre, le juge n’ayant retenu aucune charge contre lui.

Gilles Boulouque est très affecté par une caricature de Plantu à la une du « Monde », et écœuré par l’exploitation politicienne de cette libération, au point de porter plainte contre deux journalistes de « Libération » et du « Monde » qui mettent en cause son indépendance. Quelques mois plus tard, le magistrat est mortifié par l’attitude de la Chancellerie qui permet son inculpation pour « violation du secret de l’instruction » sur plainte de Fouad Ali Saleh en novembre 1988.

L'affaire Gordji donne lieu à un échange verbal très tendu entre François Mitterrand et Jacques Chirac lors du débat télévisé qui clôt la campagne présidentielle de 1988. Le président de la République accuse son premier ministre de lui avoir dévoilé les soupçons pesant contre Wahid Gordji, ce que Chirac dément.

 

 

LIBERATION D’ANIS NACCACHE

L’extrémiste pro-iranien avait tenté d’assassiner l’ancien premier ministre du Chah. Deux personnes avaient été tuées Sa libération avait été régulièrement exigée par les terroristes qui avaient organisé la vague d’attentats en 1986 à Paris

La nouvelle est tombée vendredi en fin d’après-midi. Un communiqué publié par le ministère de la Justice annonçait : « Anis Naccache, Mehdi Nejad Tabrizzi, Faouzi Mohamed el Satari, Mohamed Jawat Jenab, Salaheddine Mohamed el Kaara, ont bénéficié d’une mesure de grâce après avoir effectué dix ans de réclusion criminelle. Ils ont fait l’objet d’arrêtés d’expulsion du territoire français qui ont été exécutés ce jour ».

Anis Naccache avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 10 mars 1982 pour l’attentat manqué, le 18 juillet 1980 à Neuilly, contre l’ancien premier ministre du Chah d’Iran, Chapour Bakhtiar, exilé en France. Pendant les deux premiers mois de 1979, ce dernier avait été l’organisateur de la répression - qui avait fait des centaines de morts - des manifestations populaires contre la monarchie iranienne à la veille de sa chute.

Anis Nakkache, d’origine libanaise et de confession chiite, était le chef d’un commando composé de deux Iraniens, d’un Palestinien et d’un autre Libanais. Trois de ses complices avaient été condamnés à l a réclusion criminelle à perpétuité et le quatrième à 20 ans de prison. L’action terroriste avait coûté la vie à deux personnes dont un policier. Trois gardiens de la paix avaient été blessés, dont un gravement, paralysé à vie.

Anis Naccache s’est envolé de l’aéroport d’Orly vendredi peu avant 17 heures pour Téhéran, en compagnie de ses quatre complices, à bord du Boeing-747 assurant le vol régulier d’Iran Air.

L’Iran et les groupuscules extrémistes se réclamant de Téhéran au Liban ont régulièrement exigé la libération d’Anis Naccache qui, pour eux, n’avait que tenté d’exécuter « un jugement de Dieu ». De son côté, Anis Naccache avait, en février 1989, à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, demandé aux autorités iraniennes de « rappeler à la France ses engagements », laissant ainsi entendre que sa remise en liberté faisait partie du prix à payer par la France pour la libération des otages détenus au Liban. Pour obtenir sa libération il a observé une longue grève de la faim, du 11 septembre 1989 au 26 janvier 1990.

Devenu, à tort ou à raison, un enjeu politique important, son nom a été régulièrement évoqué à l’occasion des négociations pour la libération des otages français détenus au Liban. Les organisateurs de la vague d’attentats terroristes qu’à connue notre pays en 1986 ont régulièrement réclamé la libération de Naccache.

En septembre 1985, à l’occasion d’une première tentative de négociations pour la libération des otages français, Mohamed Sadek, un représentant des Gardiens de la révolution iraniens avait évoqué, à Paris, l’éventualité d’un échange avec Naccache.

C’est en février 1986 qu’a eu lieu la première vague d’attentats en France. Ces actions terroristes avaient été revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers arabes du Proche-Orient » (CSPPA) qui a exigé la libération de quatre terroristes internés en France, parmi lesquels Anis Naccache. Celui-ci, dans un télégramme à son avocat, avait immédiatement condamné les attentats. En septembre de la même année une nouvelle série d’attentats meurtriers à Paris avait également été revendiqués par le CSPPA. Ces tueries - chacun a en mémoire le carnage de la rue de Rennes - avaient, au total fait 13 morts et 450 blessés.

Anis Naccache qui s’était toujours présenté comme chargé d’une mission précise, l’assassinat de Chapour Bakhtiar, a proposé le 27 septembre de l’an dernier d’indemniser toutes les victimes de l’attentat qu’il avait organisé en 1980. Il n’est pas le seul terroriste libéré avant le terme normal de sa peine - ou avant toute condamnation - par les autorités françaises. Déjà en janvier 1977, par exemple, sous la présidence de Giscard d’Estaing, le Palestinien Abou Daoud, considéré comme le responsable de la prise d’otages aux Jeux olympiques de Munich le 5 septembre 1972 (17 athlètes israéliens tués) était expulsé. En janvier 1983, le Palestinien Hosni Haj Eid Walid, auteur de la prise d’otages à l’ambassade d’Irak, condamné en mars 1980 à huit ans de réclusion, avait été libéré sans conditions et expulsé. En février 1986, Assed Kayed et Husni Hatem avaient également été élargis. Ils étaient les assassins d’Ezzedine Kalak, représentant de l’OLP à Paris, tué le 3 août 1978. Vahid Gordji, un des responsables de l’ambassade d’Iran en France, a été expulsé le 29 novembre 1987. Réfugié depuis le 30 juin dans l’ambassade iranienne, Gordji sera échangé avec Paul Torri, consul de France à Téhéran, après un blocus de cinq mois des ambassades respectives. Deux jours auparavant, étaient libérés deux otages français au Liban, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.

C’est à partir de ce moment-là que l’on assista aux premiers signes d’une normalisation des relations franco-iraniennes. La grâce d’Anis Naccache devrait confirmer la « volonté politique » sans laquelle les négociations ne peuvent pas aboutir, ainsi que l’a rappelé à plusieurs reprises le négociateur français, François Scheer, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. En septembre 1989, l’Iran avait accepté de dissocier les discussions sur le contentieux de l’affaire Naccache. Ce faisant, Téhéran libérait la France d’une pression, et facilitait une grâce éventuelle. Les négociations franco-iraniennes portent d’une part sur le remboursement par Paris du reliquat (340 millions de dollars) et des intérêts d’un prêt d’un milliard de dollars octroyé par l’Iran du Chah au Commissariat à l’Energie atomique et d’autre part, sur les compensations que l’Iran doit verser à des sociétés françaises pour contrats rompus unilatéralement. www.humanite.fr

 

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