Les Emirats arabes unis ont riposté mardi à l'Iran qui avait présenté comme "un malentendu" leur conflit sur trois îles du Golfe, soulignant que ces îles sont sous occupation iranienne, tout comme des territoires arabes sont sous occupation israélienne. "Il semble que la partie iranienne ne veuille pas comprendre. Il n'y a pas de 'malentendu' entre nous mais une occupation réelle" des trois îles, a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère des Affaires étrangères à Abou Dhabi.

"Il n'y a pas de terre occupée qui soit plus sacrée qu'une autre terre occupée. Une occupation est la même qu'elle soit par Israël, par l'Iran ou par un autre pays", a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat. Le responsable réagissait au porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini, qui avait rejeté dimanche une initiative émiratie en vue d'une médiation russe dans le conflit. "Les liens entre l'Iran et les Emirats arabes unis sont à leur meilleur niveau et s'il y a un malentendu, il peut être résolu via des discussions bilatérales, sans besoin de l'intervention d'autres parties", avait déclaré M. Hosseini.

Le président du Conseil national fédéral des Emirats (CNF - une assemblée consultative), Abdel Aziz Al-Ghourair, avait déclaré samedi qu'une délégation du CNF, en visite la semaine dernière à Moscou, avait sollicité la Russie pour persuader Téhéran de discuter du statut des trois îles. Les Emirats, riche pays pétrolier, soutenus par les autres pays arabes, ont toujours proposé de régler le conflit par des négociations directes ou un arbitrage international, ce que Téhéran a systématiquement refusé.

"S'ils veulent des négociations sur les îles occupées, cela a été notre demande depuis des décennies", a dit le responsable du ministère émirati des Affaires étrangères en réponse à M. Hosseini qui a estimé que le problème pourrait être résolu par des discussions bilatérales.
L'Iran a pris le contrôle des îles des Grande et Petite Tomb et d'Abou Moussa, situées près du détroit d'Ormuz, après le départ des forces britanniques du Golfe en 1971. Téhéran a toujours rejeté les revendications des Emirats sur ces îles même si les deux pays entretiennent de bonnes relations commerciales. (belga/7sur7)
27/05/08 12h45