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30/09/2011

A propos d’Histoires secrètes d’Action Directe, documentaire de Romain Icard...

[article avec un autre titre pour éviter que les mots-clefs du titre ne soient référencés avec déontologie... effectivement c'était incongru ! ]

 

A propos d’Histoires secrètes d’Action Directe, documentaire de Romain Icard

Le 16 octobre 2009, Canal+ a diffusé, dans le cadre de son magazine “Spécial investigation”,un documentaire intitulé Histoires secrètes d’Action Directe qui prend place, malgré la dure concurrence à ce niveau, au sommet des pires saloperies jamais diffusés concernant l’histoire de ce groupe.

Et il se trouve que nous, Raymond Delgado et Bernard Réglat, apparaissons comme la “caution anarchiste” de cette infâme saloperie, ce qui nous oblige à nous expliquer sinon à nous excuser auprès des principaux intéressés pour des propos que nous n’avons pas tenus (nous y reviendrons).

 

Comment sommes-nous arrivés là ? Le réalisateur de cette merde, Romain Icard, a pris contact avec nous se recommandant de Gilles Millet, un des rares sinon le seul journaliste avec qui nous avons toujours eu des rapports de mutuelle confiance. Icard nous a ainsi présenté son projet dans un mail du 16 juin 2009, que nous reproduisons ici in extenso afin que chacun puisse se faire une opinion sur cet individu:«(…) je m'emploie à raconter l'histoire de la lutte armée politique dans les 1970 & 1980. Dans ce cadre, je reviens grâce aux archives de l'époque et aux témoignages des intervenants qui ont vécu cette période sur l'histoire des groupes.

C'est dans ce contexte que j'aimerais pouvoir raconter votre (ton?) histoire, celle des GARI. D'où ils venaient politiquement, et comment vous avez décidé de mettre un terme à vos actions, une fois que vous considériez avoir obtenu ce que vous vouliez. Ce serait d'ailleurs l'occasion pour vous de tordre le coup à une idée tenace dans certains milieux politiques et policiers selon laquelle JM Rouillan était le leader des GARI, et que son groupe a une filiation directe avec vous. et d'avoir votre vision entre votre position autonome et celle marxiste-léniniste de l'autre côté.

Dans le même ordre d'idée, sache que je fais le même genre d'entretiens avec les fondateurs des autres groupes de l'époque, plus proches des tendances mao que vous ne l'étiez.

De plus, j'aimerais revenir sur les relations que les différents militants entretenaient avec le pouvoir de l'époque. Quelles étaient vos relations s'il y en avait.

Je pense notamment au moment de l'amnistie de 1981 et de la façon dont elle a été obtenue. Mais pas seulement, je pense aussi aux relations avec le pouvoir de droite de VGE en 1978, notamment sur l'affaire du banquier espagnol et votre relaxe.

Enfin, si tu en es d'accord, j'aimerais revenir sur le fait qu'en 1982, si tout le monde avait été un peu plus "honnête", JM Rouillan se serait rendu. Mais des fuites font que sa reddition devient impossible à ses yeux.

Voilà, tu sais tout. Je suis, du moins je crois, bien loin de la vision sensationnaliste habituelle sur le sujet... Ce que je cherche à montrer, c'est l'amalgame douteux qui est fait entre les différents mouvements pour mieux absoudre de leurs responsabilités certaines personnes.

J'espère sincèrement que tu accepteras l'idée de cet entretien filmé, sachant que je ne me base que sur l'aspect historique des choses. »

Pour rappel, les GARI (Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes) était une coordination de groupes et individus autonomes, de sensibilité anarchiste et libertaire, qui mena des actions contre la dictature franquiste, essentiellement en 1974. Nous avons fait partie de cette coordination, ainsi que Jean-Marc Rouillan, qui se prévaudra, lors de la création d’AD, de cette appartenance aux GARI, pour essayer d’en capter “l’héritage”.

Le projet d’Icard nous a donc semblé intéressant dans la mesure où à travers la critique idéologique, non seulement d’AD mais des différentes organisations marxistes-léninistes ayant sévit en Europe dans les années 70/80 (BR, RAF, etc.), nous pourrions essayer d’expliciter l’action politique des groupes et individus autonomes telle que nous l’avons toujours défendue et pratiquée. Et d’autant plus intéressés du fait que ces idées sont revenues sur le devant de la scène médiatique avec la criminalisation par le pouvoir actuel des groupes “anarcho-autonomes” et notamment l’emprisonnement, entre autres, de ceux dits “de Tarnac”.

Nous avons donc décidé de participer tout en ayant conscience des risques et surtout des limites d’un tel projet, qui devait être, d’après Icard, diffusé sur Canal+. Nous avons essayé de nous prémunir en posant comme condition de notre participation le visionnage du montage final de son documentaire, ce qu’il accepta, et s’engagea à nous envoyer un DVD avant la diffusion. Bien sûr, ce DVD ne nous est jamais parvenu. Et lorsque nous avons découvert dans les journaux spécialisés qu’un film allait être diffusé, portant sur des soi-disantes manipulations dont AD aurait été l’objet, et signé Romain Icard, nous avons naïvement pensé que finalement il avait changé son projet et donc pas retenu nos témoignages. Or, non seulement il s’en est servi, sans notre consentement donc, mais (...) les a tronqués (ce à quoi on s’y attendait, mais pas autant), placés hors contexte et surtout déformés. Ainsi, afin d’apporter un peu de crédit à sa vision du terroriste sanguinaire, il se permet de dire dans son commentaire, au sujet de l’enlèvement du banquier Suarez par les GARI : « Ce que Bernard Réglat veut dire c’est que Rouillan veut brutaliser le banquier ». Bien sûr, nous n’avons jamais dit ni voulu dire cela et que ce manipulateur ait été obligé ‘‘d’interpréter’’ nos propos en est la meilleure preuve. La phrase – tronquée – dont il se sert dit bien ce qu’elle dit : des discussions eurent effectivement lieu au sein des GARI au sujet du sort à réserver au banquier au cas où nos demandes ne seraient pas satisfaites. Et si notre mémoire est bonne, Rouillan ne prit même pas part à la discussion. Nous ferons par ailleurs remarquer à tous les (...) du genre Icard, qui veulent apporter du encore plus sanguinolent au moulin du sensationnalisme, que Rouillan n’a jamais été inculpé individuellement pour aucun crime de sang et que sa condamnation judiciaire découle du fait qu’AD ait choisit comme système de défense de tout revendiquer collectivement.

Par delà la dénaturation de nos témoignages, c’est la globalité de ce ‘‘documentaire’’ que nous entendons dénoncer. Bourré d’approximations, de simplifications et d’accusations (notamment sur l’amnistie politique de 81), d’images ordurièrement racoleuses (photos de nu de Joëlle Aubron…), l’ « œuvre » de Romain Icard nous rappelle les pires écrits de Minute et autres torchons d’extrême-droite.

Et pour finir, nous voulons préciser que si nous avons toujours été critiques en ce qui concerne l’idéologie et certaines actions d’AD, nous avons toujours manifesté notre solidarité aux militants de ce groupe victimes de la répression étatique, et qu’en tout cas nous n’avons jamais hurlé avec les loups, même et surtout lorsque certains d’entre eux se prétendaient ‘‘anciens des GARI’’ (cf. Appel aux anarchistes. Pourquoi les anarchistes doivent se désolidariser, dans la conjoncture actuelle, des activistes du groupe Action Directe, paru dans Le Monde en octobre 1982 et contre lequel nous avions pris publiquement position).

La situation actuelle de J.-M. Rouillan, qui ne peut même pas se défendre et qui reste incarcéré, gravement malade, sans soins, rend encore plus odieuse l’interprétation de « Spécial investigation ».

Interprétation qui, d’ailleurs, tombe peut-être à pic dans le contexte politique de bras de fer avec l’Iran au sujet du nucléaire ! Qui manipule qui ?

Raymond Delgado

Bernard Réglat

28 octobre 2009

 via l'en dehors

10:07 | Lien permanent | Commentaires (5) |

25/08/2011

Ni Vieux Ni Traitres - Pierre Carles - Fin


Ni Vieux Ni Traitres - Pierre Carles - Fin par ahmeno9

NOUVELLES DU DVD DE FIN DE CONCESSION
(ET PROJETS EN COURS DU REALISATEUR)

La sortie en dvd de mon dernier long-métrage Fin de concession a pris du retard. Il aurait dû être prêt le 1er mai 2011 mais il ne sortira en définitive qu’en juin, le temps pour l’équipe qui le conçoit de mettre au point les versions sous-titrées du film1 et de fabriquer le livret qui accompagne le dvd2. Notre fonctionnement étant extrêmement artisanal3, nous avons parfois de petits soucis pour tenir les délais. Nous tentons de faire au mieux avec les faibles moyens dont nous disposons, aussi nous vous demandons d’être patients.

Quelques nouvelles de mes prochaines réalisations : le relatif insuccès commercial de Fin de concession au cinéma4 va rendre un peu plus difficile la fabrication de mes prochains longs-métrages. Je vais néanmoins tenter d’autoproduire d’ici la fin de l’année DSK, etc. (une enquête dans la lignée de Juppé, forcément… où il sera question de la présélection d’un candidat à l’élection présidentielle par les principaux médias) et d’achever Du miel, des anguilles et des poules mouillées (titre provisoire), un long-métrage coréalisé avec Philippe Lespinasse lors du tournage de deux reportages TV commandés par France 3 Toulouse sur la vie le long des étangs de Bages, Sigean et Gruissan dans l’Aude. Autre projet qui devrait voir le jour en 2012 : Bourdieu, le retour (co-réalisé avec Annie Gonzalez), un film fabriqué à partir des rushes non montés de La Sociologie est un sport de combat et d’entretiens inédits avec de proches collaborateurs du sociologue Pierre Bourdieu. On me demande souvent des nouvelles du projet intitulé Ni vieux, ni traîtres (film inachevé, jamais sorti en salles de cinéma). Il devrait se scinder en deux documentaires abordant la question taboue de la lutte armée en France dans les années 70/80 : Guérilla française (coréalisé avec Georges Minangoy) qui retracera l’histoire du groupe Action Directe ainsi que 1974, année explosive (coréalisé avec Stéphane Goxe) retraçant le parcours de certains membres des Gari5 luttant contre le régime du dictateur Franco entre Toulouse et l’Espagne.
J’ai aussi annoncé un long-métrage sur le chanteur-auteur-compositeur Nino Ferrer. Ho ! Hé ! Hein ! Bon ! qui devrait voir le jour d’ici deux ou trois ans si tout se passe bien. Dernier long-métrage en cours de développement : Wayana (suite et fin), un film sur une tribu d’indiens d’Amazonie qui a vu son mode de vie traditionnel disparaître en quelques années sous les assauts conjugués de notre société de consommation et de la fièvre de l’or qui sévit en Guyane française. Récit d’un désastre.

Ces films, je les réaliserai coûte que coûte. Les choses iraient un peu plus vite si nous disposions, mes collaborateurs et moi, de plus de moyens pour les mener à bien. Continuez à venir voir nos films en salles de cinéma, à acheter nos dvd (même s’ils sortent parfois avec un mois de retard). Ce sont, pour l’instant, nos principales sources de financement. Sans elles, nous ne pourrions pas fabriquer des documentaires aussi indépendants que ceux que nous réalisons depuis bientôt quinze ans. Nous n’avons pas encore renoncé à poursuivre cette aventure.

A très bientôt.

Pierre Carles

 

via atheles.org - mai 2011

 

20:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/08/2011

Article sur votre blog : A propos d'Histoires secrètes d'Action Directe, documentaire de Romain Icard

courriel reçu hier :

Bonjour,

 

Je vous contacte après un email reçu suite à l’article suivant :http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/02/pour-l...

 

On nous a averti de la possibilité d’un dépôt de plainte si cet article datant de 2009 n’était pas retiré de votre site.

20 Minutes n’est pas responsable du contenu des blogs des internautes, ce sont les auteurs qui le sont. (« L’internaute inscrit reconnaît et accepte que 20 Minutes n'assume et ne supporte aucune responsabilité du fait des Contenus et s'engage à garantir 20 Minutes dans les conditions détaillées à l'article "Droits et obligations des Inscrits" des présentes conditions générales d'utilisation » (http://www.20minutes.fr/cgu.php) nous souhaitions, simplement, et en toute transparence, vous informer à propos de cette information et ce risque.

Pouvez-vous nous dire rapidement si vous souhaitez supprimer l’article du site ou le conserver?

 

Souhaitez-vous que nous communiquions votre adresse email pour que vous puissiez communiquer ensemble là-dessus ?

 

Voici le message reçu : « Ce texte est, selon mes défenseurs, diffamatoire en plusieurs points. Qui plus est au niveau professionnel. Vous n'êtes pas sans savoir que la législation me serait favorable en cas de procédure. Aussi, je vous demande instamment de bien vouloir faire disparaître ce texte de ce blog le plus rapidement possible. »

 

Je vous en remercie,

 

Cordialement,

Cédric #######

Responsable de Communauté

Lien vers l'article : http://endehors.net/news/a-propos-d-histoires-secretes-d-action-directe-documentaire-de-romain-icard

Icare rit ?

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17/04/2011

BOYCOTTAGE ET SABOTTAGE

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08:57 | Lien permanent | Commentaires (1) |

08/04/2010

DIMANCHE 11 AVRIL 2010 - AU MALDOROR - Campagne pour la libération des prisonniers d'Action directe

Campagne-2010-prisonniers-Action-directe---Maldoror.jpg

PROJECTIONS

  • Extraits du film sur Joëlle Aubron « Retour sur mon parcours militant » (30 min)
  • Entretien avec Miguel Benasayag (psychanalyste et philosophe) réalisé à l’occasion de la campagne (25 min)

 

INFO, TABLE DE PRESSE

AU MALDOROR

10 rue du Grand-Prieuré - Paris

M° Oberkampf

http://action-directe.over-blog.com

http://www.action-directe.net

http://nlpf.samizdat.net

09:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/04/2010

Georges Cipriani semi-libéré. Liberté pour Jean-Marc Rouillan !


le 01/04/2010 à 22:03

La cour d’appel de Paris a accordé cet après-midi une semi-liberté à Georges Cipriani. Une épreuve obligatoire avant une libération conditionnelle. La lutte continue pour les comités de soutien qui réclament la libération de Jean-Marc Rouillan.

Dans les comités de soutien aux prisonniers d’Action Directe, on redoutait aujourd’hui un poisson d’avril bien pourri. Et puis non, la bonne nouvelle est arrivée. Après vingt-quatre années de cabane dans des conditions extrêmes, après vingt-quatre années sans jamais mettre un pied dehors, après une interminable procédure pour demander une libération conditionnelle, après un cruel jeu de yoyo entre décisions favorables et appels du Parquet, Georges Cipriani sera semi-libre dans une quinzaine de jours.

Le comité qui anime le blog d’information et de mobilisation pour la libération des deux derniers militants d’Action Directe emprisonnés précise que Georges Cipriani connaîtra les détails de son aménagement de peine la semaine prochaine à l’occasion d’une visioconférence avec un juge. Pour ce comité, les choses ne s’arrêtent pas là. « Georges Cipriani était libérable depuis février 2005. Nous devons continuer à le soutenir dans cette étape vers la libération complète. »

Même état d’esprit sur le blog L’Inter : « On ne dit pas merci à un camarade, dit-on, et pourtant, c'est bien le premier mot qui nous vient aujourd'hui à l'esprit. Merci Georges. Et merci à ces camarades pour leur résistance acharnée depuis vingt-quatre ans. Merci pour ce collectif qu'ils ont formé pendant toutes ces années et qui a montré la force d'une résistance collective. Merci pour cette résistance qui les fait sortir debout. Malgré l'ensemble des mesures d'exception qu'ils ont connues. Rappelons, l'arrestation et les conditions spéciales aussitôt créées en prison. Malgré des procédures d'exception mises en place. Jusqu'à cette rétroactivité de la loi Dati qui a reculé de plus de deux ans encore la décision qui tombe enfin aujourd'hui. (…) Cette résistance au long terme est un message d'espoir pour tous ceux qui subissent ce système, son exploitation, sa répression. Et pour tous ceux qui mènent un combat. Le monde est dur dehors. Evidemment, puisque c'est ce qui nous conduit à lutter. Aussi, notre solidarité ne doit pas s'arrêter. Soyons conscients qu'il ne s'agit pas encore de liberté, mais de vie semi libre. »

Georges Cipriani, 59 ans, sera semi-libre le 14 avril. Il pourra travailler pour la Banque alimentaire de Strasbourg et soutenir bénévolement le Secours Populaire. La bonne nouvelle n’occulte pas les inquiétudes qui demeurent pour Jean-Marc Rouillan. Le taulard-écrivain croupit toujours en prison à Muret, près de Toulouse, malgré le fait qu’il souffre du syndrome de Chester-Erdheim. « Il avait obtenu une semi-liberté en 2007 qui a été révoquée le 16 octobre 2008 pour quelques lignes d'une interview, rappelle le blog Action Directe. Une nouvelle demande a été déposée mi-novembre 2009. Jean-Marc a été transféré à la fin janvier 2010 pour six semaines au Centre National d'Observation (CNO) de Fresnes. Le 1er mars, il a été transféré à l'UHSI de la Pitié-Salpétrière pour une semaine d'examens médicaux. Il a été depuis de nouveau retransféré à la prison de Muret en attente du rapport du CNO et de la date de l'examen de sa demande de semi-liberté. » Une situation complètement dingue.

« La mobilisation pour la libération des prisonniers d’Action directe continue, sans faiblir », assurent d’une même voix les collectifs de soutien. Les initiatives se poursuivent. Projections de films, débats, lectures, concerts… demandez le programme :

Jeudi 1er avril, à Saint-Etienne, au Misanthrope, projection du film Retour sur mon parcours militant (derniers entretiens avec Joëlle Aubron) + Spoken Word.

Vendredi 2 avril, à Saint-Etienne, au Sfero Squat, Les Kamioners du Suicide (reggae punk/Florac) + Bière Sociale (punk/Paris) + guests

Lundi 5 avril, à Saint Denis, au Théâtre La Belle étoile (Cie Jolie Môme), projection du film Rouge Bandit et débat avec Charlie Bauer.

Dimanche 18 avril, à Paris, au CICP, projection, débat et concert.

Vendredi 23 avril, à Tours, à la librairie libertaire La Niche, projection de Retour sur mon parcours militant, débat et repas collectif.

Vendredi 30 avril, au Havre, à la librairie Le Bouqui'n'oir, lecture des Chroniques carcérales de Jann-Marc Rouillan.

Plus d’informations sur le blog d’information et de mobilisation pour la libération des militants d’Action Directe, sur le blog L’Inter et sur le site Ne Laissons pas faire !

Lire sur Le Post : Une projection de Rouge Bandit pour Rouillan et Cipriani.


08:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2010

"On s'acharne sur Cipriani et Rouillan"

Me Jean-Louis Chalanset

Le parquet s'est une nouvelle fois opposé, mercredi, à ce que Georges Cipriani, un membre d'Action directe emprisonné depuis 23 ans, bénéficie d'un régime de semi-liberté. Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, dit sa colère.

Le tribunal d'application des peines (Tap) de Paris a accordé, mercredi, un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, 59 ans, l'un des deux derniers anciens d'Action directe encore en prison. Mais l'appel aussitôt formulé par le parquet de Paris suspend cette mesure. Détenu depuis 1987, Cipriani, comme Jean-Marc Rouillan, Nathalie Menigon et Joëlle Aubron - le "noyau dur" du groupe terroriste d'extrême-gauche des années 1980 - a été condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats de René Audran, inspecteur général de l'armement, en 1985, et de Georges Besse, PDG de Renault, en 1986.

Jean-Louis Chalanset, l'avocat de Cipriani et de Rouillan - à 57 ans, ce dernier a été remis en détention en 2008 pour avoir enfreint, dans une interview à L'Express, l'interdiction d'évoquer les faits incriminés - dénonce "l'acharnement judiciaire" qui, selon lui, frappe les anciens membres d'Action directe.

Comment réagissez-vous à cet appel du parquet?

Je m'y attendais, malheureusement. L'année dernière, il avait bénéficié d'une mesure identique et le parquet avait également fait appel. Il opposait à Cipriani le fait de ne pas avoir indemnisé les victimes, de ne pas présenter un "projet professionnel" suffisant - il devait travailler 24 heures par semaine dans une association caritative - et d'être "manipulable" parce que trop fragile psychologiquement. Cette fois, il avait la possibilité de travailler une trentaine d'heures pour la banque alimentaire et le Secours populaire. Il devait indemniser les victimes, même si, compte tenu de son petit salaire, il s'agit évidemment d'une mesure symbolique. Mais là, encore, on lui dit non. C'est la quatrième fois, depuis 2005, qu'on lui refuse cette mesure de semi-liberté. Le parquet fait preuve d'acharnement.

En quoi?

Georges Cipriani a près de 60 ans. Il est détenu depuis plus de 23 années, c'est à dire qu'il a purgé cinq ans de plus que la peine incompressible qui avait été prononcée. Il me paraît évident qu'il n'y a aucun risque de récidive. C'est un homme malade [il a séjourné en hôpital psychiatrique - NDLR] même si l'administration ne prend pas en compte les affections psychiatriques. En fait, cela va au-delà de l'acharnement: nous sommes face à une volonté d'anéantissement de la personne. C'est une forme de vengeance d'Etat à l'encontre des anciens d'Action directe. Quel que soit le regard que l'on porte sur leur passé, il faut bien constater que la France est le dernier pays à détenir des activistes pour des faits remontant aux années 1980. En Italie et en Allemagne, les personnes emprisonnées à cette période, pour des faits plus graves encore, ont été relâchées.

Où en est Jean-Marc Rouillan, le fondateur d'Action directe?

Depuis mai 2009, il sait qu'il est atteint d'une maladie dégénérative rare [le syndrome d'Erdheim Chester, une maladie qui calcifie certains organes - NDLR]. En France, il n'y a qu'un spécialiste pour ce type d'affection, à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière (XIIIe arrondissement de Paris). Actuellement, Jean-Marc Rouillan se trouve à la prison de Fresnes pour six semaines, mais d'ordinaire il est détenu près de Toulouse. A ce jour, il n'a toujours pas été examiné par ce spécialiste, qui est pourtant prêt à le recevoir! Il n'a aucun traitement adapté. En décembre dernier, nous avons déposé une plainte pour non-assitance à personne en danger. En octobre, j'ai également déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/on-s-acharne-sur-cipriani-et-rouillan_851288.html

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/02/2010

Liberté pour les prisonniers d'AD

STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h

Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche


LIBERTÉ POUR GEORGES CIPRIANI ET JEAN-MARC ROUILLAN !

Le 5 février, la nouvelle demande de libération conditionnelle de Georges Cipriani a été examinée au cours d'une audience tenue dans la prison d’Ensisheim où il reste incarcéré. La décision du tribunal  d’application des peines "antiterroriste" sera rendue le 24 février.

Depuis le 26 janvier, Jean-Marc Rouillan a été transféré au Centre national d’observation (CNO) de Fresnes. Durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples d'"experts" prétendant juger de sa  "dangerosité". C'est ce qu'exige en effet la loi Dati sur la "rétention de sûreté", avant que sa nouvelle demande de libération conditionnelle ne soit par la suite examinée.

Le 21 février 2010, cela fera 23 ans que Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan sont incarcérés pour les actes accomplis comme militants d’Action directe.

> MANIFESTATION
> samedi 20 février, 13h30devant la prison de Fresnes avenue de la Liberté (Depuis Paris : bus 187, Porte d’Orléans, station Maison d’arrêt ou RER B, direction Robinson, station Arcueil-Cachan, puis bus 187)
>
> Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan a pu obtenir une semi-liberté,  dernière étape avant la liberté conditionnelle. Mais la justice "antiterroriste", une justice d’exception, a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie : il a suffi d’une  interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une  interview pour refermer une porte brièvement ouverte, pour mettre fin  à dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée, et renvoyer  Jean-Marc en prison à temps plein. L’an dernier, à la suite d’une  détérioration de sa santé, une maladie grave, rare et évolutive était  diagnostiquée. Mais depuis un an, à la prison des Baumettes puis au  centre de détention de Muret où il avait été transféré le 27 octobre,  Jean-Marc a étélaissé sans soins adaptés.
>
> Depuis 23 ans, Georges Cipriani n’a pu encore bénéficier d’un seul  jour en dehors de la prison. En avril 2009, un jugement lui avait  accordé un régime de semi-liberté pour un an, mais, sur appel du  parquet, des juges ont infirmé cette décision, décidant après 22 mois  de procédure que le dossier de Georges pourtant accepté en première  instance n’était soi-disant pas recevable !
>
> Georges Cipriani comme Jean-Marc Rouillan n’en finissent pas de subir  un chantage au reniement, voire au repentir. Ce sont pourtant deux  notions absentes du droit français. Georges Cipriani et Jean-Marc  Rouillan doivent être libérés. Pour cela, restons mobilisés et  manifestons notre solidarité.
>
> FAISONS DE 2010 L’ANNÉE DE LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET DE
> JEAN-MARC ROUILLAN !
>
> Collectif "Ne laissons pas faire !"
>
> nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net/
>
>
> RAPPEL : Nlpf! vous invite à signer et à faire signer largement la
> nouvelle pétition à l’initiative des "Collectifs de soutien aux
> prisonniers d’Action Directe", et à transmettre les signatures à
> l’adresse mail : sout.ad@orange.fr.
>
>
> LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :
>
> BORDEAUX : Samedi 20 février, 15 h
> Rassemblement, Place Saint-Projet
>
> TOULOUSE : Samedi 20 février, 11 h
> Rassemblement, devant la préfecture, place Saint-Étienne
>
> STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h
> Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche
>
> GRENOBLE : Samedi 27 février, 19 h
> Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont
>
> DIJON : Samedi 6 mars, 19 h
> Projection-concert, à l’Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago
>
> PARIS : Dimanche 18 avril, 16 h
> Projection-débat-concert, au CICP, 21 ter rue Voltaire
>
> TOURS : Vendredi 23 avril, 18 h
> Projection-débat, au café comptoir "ChezColette" (quai Paul-Bert, en
> face du pont de Fil)
>
> (Informations à suivre pour Angers, Lille, Saint-Étienne,
> Clermont-Ferrand, Paris, Saint-Ouen…)

> Libération des prisonniers d'Action directe !
>
> Contact : nlpf@samizdat.net
>
> Abonnez-vous à la newsletter Nlpf! :
> http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos
>
> Pour être tenu au courant des initiatives :
> http://nlpf.samizdat.net
> http://www.action-directe.net

14:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Demandez aux Français s'ils préfèrent avoir comme ministre de l'Intérieur Charles Pasqua ou Pierre Joxe, vous serez stupéfait...

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

 

De la pression politico-médiatique :

Info via Wiki:

Gilles Boulouque est un magistrat français. Il est le père de Clémence Boulouque, romancière.

Gilles Boulouque fut le magistrat instructeur des attentats de 1986, mettant en cause l'Iran.

Gilles Boulouque s'est suicidé le 13 décembre 1990 sous la pression politico-médiatique.

 

Le juge Boulouque est notamment au cœur de la polémique liée à la libération de Wahid Gordji en novembre 1987. Dans son enquête sur les attentats commis à Paris en 1986 par le réseau de Fouad Ali Saleh, le juge d’instruction veut faire interpeler Wahid Gordji, interprète, considéré comme le n° 2 de l’ambassade d’Iran à Paris. Celui-ci se retranche dans l'ambassade.

Charles Pasqua, ministre de l'intérieur, décide semble-t-il de se servir de Gordji comme monnaie d'échange contre les otages français détenus au Liban. L'Iran fait pression sur le Hezbollah, qui, le 28 novembre 1987, libère Roger Auque et Jean-Louis Normandin. Le lendemain, Gordji est enfin entendu par le juge Boulouque mais il ne tarde pas à prendre l'avion pour Téhéran, libre, le juge n’ayant retenu aucune charge contre lui.

Gilles Boulouque est très affecté par une caricature de Plantu à la une du « Monde », et écœuré par l’exploitation politicienne de cette libération, au point de porter plainte contre deux journalistes de « Libération » et du « Monde » qui mettent en cause son indépendance. Quelques mois plus tard, le magistrat est mortifié par l’attitude de la Chancellerie qui permet son inculpation pour « violation du secret de l’instruction » sur plainte de Fouad Ali Saleh en novembre 1988.

L'affaire Gordji donne lieu à un échange verbal très tendu entre François Mitterrand et Jacques Chirac lors du débat télévisé qui clôt la campagne présidentielle de 1988. Le président de la République accuse son premier ministre de lui avoir dévoilé les soupçons pesant contre Wahid Gordji, ce que Chirac dément.

 

 

LIBERATION D’ANIS NACCACHE

L’extrémiste pro-iranien avait tenté d’assassiner l’ancien premier ministre du Chah. Deux personnes avaient été tuées Sa libération avait été régulièrement exigée par les terroristes qui avaient organisé la vague d’attentats en 1986 à Paris

La nouvelle est tombée vendredi en fin d’après-midi. Un communiqué publié par le ministère de la Justice annonçait : « Anis Naccache, Mehdi Nejad Tabrizzi, Faouzi Mohamed el Satari, Mohamed Jawat Jenab, Salaheddine Mohamed el Kaara, ont bénéficié d’une mesure de grâce après avoir effectué dix ans de réclusion criminelle. Ils ont fait l’objet d’arrêtés d’expulsion du territoire français qui ont été exécutés ce jour ».

Anis Naccache avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 10 mars 1982 pour l’attentat manqué, le 18 juillet 1980 à Neuilly, contre l’ancien premier ministre du Chah d’Iran, Chapour Bakhtiar, exilé en France. Pendant les deux premiers mois de 1979, ce dernier avait été l’organisateur de la répression - qui avait fait des centaines de morts - des manifestations populaires contre la monarchie iranienne à la veille de sa chute.

Anis Nakkache, d’origine libanaise et de confession chiite, était le chef d’un commando composé de deux Iraniens, d’un Palestinien et d’un autre Libanais. Trois de ses complices avaient été condamnés à l a réclusion criminelle à perpétuité et le quatrième à 20 ans de prison. L’action terroriste avait coûté la vie à deux personnes dont un policier. Trois gardiens de la paix avaient été blessés, dont un gravement, paralysé à vie.

Anis Naccache s’est envolé de l’aéroport d’Orly vendredi peu avant 17 heures pour Téhéran, en compagnie de ses quatre complices, à bord du Boeing-747 assurant le vol régulier d’Iran Air.

L’Iran et les groupuscules extrémistes se réclamant de Téhéran au Liban ont régulièrement exigé la libération d’Anis Naccache qui, pour eux, n’avait que tenté d’exécuter « un jugement de Dieu ». De son côté, Anis Naccache avait, en février 1989, à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, demandé aux autorités iraniennes de « rappeler à la France ses engagements », laissant ainsi entendre que sa remise en liberté faisait partie du prix à payer par la France pour la libération des otages détenus au Liban. Pour obtenir sa libération il a observé une longue grève de la faim, du 11 septembre 1989 au 26 janvier 1990.

Devenu, à tort ou à raison, un enjeu politique important, son nom a été régulièrement évoqué à l’occasion des négociations pour la libération des otages français détenus au Liban. Les organisateurs de la vague d’attentats terroristes qu’à connue notre pays en 1986 ont régulièrement réclamé la libération de Naccache.

En septembre 1985, à l’occasion d’une première tentative de négociations pour la libération des otages français, Mohamed Sadek, un représentant des Gardiens de la révolution iraniens avait évoqué, à Paris, l’éventualité d’un échange avec Naccache.

C’est en février 1986 qu’a eu lieu la première vague d’attentats en France. Ces actions terroristes avaient été revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers arabes du Proche-Orient » (CSPPA) qui a exigé la libération de quatre terroristes internés en France, parmi lesquels Anis Naccache. Celui-ci, dans un télégramme à son avocat, avait immédiatement condamné les attentats. En septembre de la même année une nouvelle série d’attentats meurtriers à Paris avait également été revendiqués par le CSPPA. Ces tueries - chacun a en mémoire le carnage de la rue de Rennes - avaient, au total fait 13 morts et 450 blessés.

Anis Naccache qui s’était toujours présenté comme chargé d’une mission précise, l’assassinat de Chapour Bakhtiar, a proposé le 27 septembre de l’an dernier d’indemniser toutes les victimes de l’attentat qu’il avait organisé en 1980. Il n’est pas le seul terroriste libéré avant le terme normal de sa peine - ou avant toute condamnation - par les autorités françaises. Déjà en janvier 1977, par exemple, sous la présidence de Giscard d’Estaing, le Palestinien Abou Daoud, considéré comme le responsable de la prise d’otages aux Jeux olympiques de Munich le 5 septembre 1972 (17 athlètes israéliens tués) était expulsé. En janvier 1983, le Palestinien Hosni Haj Eid Walid, auteur de la prise d’otages à l’ambassade d’Irak, condamné en mars 1980 à huit ans de réclusion, avait été libéré sans conditions et expulsé. En février 1986, Assed Kayed et Husni Hatem avaient également été élargis. Ils étaient les assassins d’Ezzedine Kalak, représentant de l’OLP à Paris, tué le 3 août 1978. Vahid Gordji, un des responsables de l’ambassade d’Iran en France, a été expulsé le 29 novembre 1987. Réfugié depuis le 30 juin dans l’ambassade iranienne, Gordji sera échangé avec Paul Torri, consul de France à Téhéran, après un blocus de cinq mois des ambassades respectives. Deux jours auparavant, étaient libérés deux otages français au Liban, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.

C’est à partir de ce moment-là que l’on assista aux premiers signes d’une normalisation des relations franco-iraniennes. La grâce d’Anis Naccache devrait confirmer la « volonté politique » sans laquelle les négociations ne peuvent pas aboutir, ainsi que l’a rappelé à plusieurs reprises le négociateur français, François Scheer, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. En septembre 1989, l’Iran avait accepté de dissocier les discussions sur le contentieux de l’affaire Naccache. Ce faisant, Téhéran libérait la France d’une pression, et facilitait une grâce éventuelle. Les négociations franco-iraniennes portent d’une part sur le remboursement par Paris du reliquat (340 millions de dollars) et des intérêts d’un prêt d’un milliard de dollars octroyé par l’Iran du Chah au Commissariat à l’Energie atomique et d’autre part, sur les compensations que l’Iran doit verser à des sociétés françaises pour contrats rompus unilatéralement. www.humanite.fr

 

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23/01/2010

Libération immédiate de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

Nous demandons la libération immédiate de
Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

 

Premiers collectifs signataires : Action-directe.net ; CNT santé social et collectivités territoriales ; Collectif Bboykonsian/La k-bine ; Collectif de soutien aux prisonniers d’Action directe – Montpellier ; Collectif des amis et camarades des prisonniers d’Action directe, Frankfort … Paris ; Comité Libérez-les ! de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) ; Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ; Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich) ; Libérez Les Prisonniers – Bordeaux (LLP 33) ; Réseau No Pasaran ; SCALP-Reflex; Secours Rouge (Belgique); Solidarité et Liberté (Belgique)


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Arrêtés avec Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon en tant que militants d’Action directe, Georges Cipriani et Jean‑Marc Rouillan sont en prison depuis février 1987 ! Action directe était une organisation qui a fait le choix de la lutte armée en Europe de l’Ouest dans les années 1980. A partir de mai 1979 cette organisation a réalisé des actions contre des institutions de décisions politiques de l´État.


En 85/86 AD menait, entre autre, les opérations contre le responsable pour l’État français de la vente d’armes, et contre le P-DG de Renault, responsable de restructurations industrielles et de licenciements de masse.

 

Les quatre d´AD ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans.

L’État visait leur anéantissement physique et psychique. Ils furent soumis à un traitement spécial : torture par l’isolement, interdiction ou restriction des contacts et de la communication à l’intérieur de la prison et vers l’extérieur.

Après 17 ans de prison, les médecins ont diagnostiqué à Joëlle Aubron une tumeur cancéreuse avancée. La mobilisation permit sa libération en suspension de peine en juin 2004. Joëlle est décédée le 1er mars 2006.

 

Après la période des 18 ans de peine de sûreté, la mobilisation pour la libération de Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan se renforça. Il y eut des campagnes de presse, des actions publiques, des meeting, des concerts, des rassemblements et d'autres actions de solidarité pour remettre la question des prisonniers d'Action directe à l’ordre du jour.

 

Après plus de vingt ans de prison, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan obtinrent une semi-liberté. Les restrictions associées à cet aménagement de peine comprenaient une interdiction de se prononcer publiquement sur les faits pour lesquels ils avaient été condamnés, et par conséquent sur leur histoire et sur le contexte politique de l´époque. Jean-Marc donna une interview qui lui valut la révocation totalement arbitraire de sa semi-liberté.

 

La dernière demande de libération de Georges Cipriani lui fut refusée en appel aux motifs, entre autres, qu'il continue à se prononcer politiquement et qu’il signe toujours ses déclarations en tant que prisonnier d'Action directe. Il lui fut également reproché de ne pas exprimer de regrets. Il est ainsi le seul militant d’Action directe emprisonné qui n'ait bénéficié d’aucun jour de liberté après plus de 22 ans de détention.

 

Quelques mois après l’annulation de sa semi-liberté, l’état de santé de Jean-Marc Rouillan s’est dégradé. L’administration pénitentiaire a attendu la dernière limite avant de l’hospitaliser d’urgence. Le syndrome de Chester-Erdheim, maladie grave et évolutive, fut diagnostiqué. Cette maladie devrait être traitée, selon les spécialistes, avant la manifestation d’une nouvelle crise. Mais un tel traitement est incompatible avec la détention. Jean-Marc est retourné en prison, sans soins. Les procureurs lui ont dit de prendre ses distances avec l´histoire d´AD et d´exprimer des regrets s´il voulait sortir pour être soigné. L´État veut le laisser mourir en prison.

 

 

Nous demandons la libération immédiate de
Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

 

Décembre 2009 - Contact : mail-action-directe@laposte.net


Plus d'informations sur
http://www.action-directe.net ou http://action-directe.over-blog.com

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