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28/01/2013

Le procès du forgeron

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Soutien au forgeron ! Tribunal de Rouen le 6 février à 13h

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toutes les infos sur leblogduforgeron

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09/04/2012

Pour ouvrir la voie à l’anti-« terrorisme », rien de tel qu’une dépanneuse… de police

En France comme ailleurs, la répression n’est jamais une situation exceptionnelle : elle existe toujours, mais à des degrés divers révélateurs des luttes sociales en cours. D’où l’intérêt de comprendre pourquoi et comment à certains moments l’Etat l’accentue, et cible des catégories sociales ou des milieux militants plutôt que d’autres. Le procès qui va se tenir, à Paris, pour la première fois dans le cadre d’une juridiction antiterroriste concernant des personnes étiquetées « anarcho-autonomes » par des ministres, à grand renfort de médias, éclaire à cet égard fort bien la préoccupation du pouvoir sarkozien au cours de ces dernières années.

En décembre 2011, après trois ans d’instruction, le juge antiterroriste Brunaud a décidé de traiter ensemble quatre dossiers portant sur des faits pourtant distincts dans le lieu et le temps : il convoque à la mi-mai au tribunal correctionnel antiterroriste six personnes qui ont été arrêtées en Ile-de-France en 2008. Ces personnes ont effectué entre quatre et treize mois de détention provisoire, et sont restées ensuite sous contrôle judiciaire (1). Elles sont toutes accusées de « participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de terrorisme » ; quatre d’entre elles, de « détention et transport de produits incendiaires ou explosifs » ; et trois, de « fabrication d’engins explosif ou incendiaire », « tentative (ou complicité de tentative) de dégradation ou de destruction d’un bien appartenant à autrui », « refus de se soumettre au prélèvement d’ADN et aux prises d’empreintes digitales ».

Quels actes peuvent bien motiver pareils chefs d’inculpation ? se demande-t-on devant un tel énoncé. Réponse : Aucun. C’est l’engagement militant des inculpé-e-s qui a déterminé la répression à leur encontre ; les accusations étant basées sur les intentions qu’on leur prête, on est là avant tout dans le domaine de présupposés alimentés par un fichage politique. En 2010, la loi Estrosi a en effet créé le délit de « participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées » – notamment « de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou la destruction ou dégradation de biens (2) ». L’« association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste  » érige en principe la culpabilité par association : fréquenter les mêmes lieux, lire les mêmes écrits, héberger ou même juste connaître une personne soupçonnée de terrorisme peut donner lieu à des poursuites pour « soutien, apologie et financement en lien avec une entreprise terroriste ».

Un collectif a réalisé plusieurs brochures baptisées Mauvaises intentions (3) pour analyser le dossier d’instruction des six inculpé-e-s et rendre publiques leurs lettres, à côté d’articles parus dans la presse et de réactions suscitées dans certains milieux militants par la répression. Le texte que voici s’appuie très largement sur ses publications.

piqué au tas sur OCL - lundi 9 avril 2012  Courant Alternatif

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23/03/2012

France : Remise en question de la constitutionnalité du fichage ADN

La troisième audience du procès de Xavier Renou pour refus de prélèvement ADN fut la plus courte de toutes. La juge de Senlis a reconnu le caractère pertinent des 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par le porte-parole du collectif des Désobéissants. Elles seront donc toutes transmises à la Cour de Cassation, afin que celle-ci les transmette à son tour au Conseil Constitutionnel. Là, une audience publique et contradictoire devra être organisée, où sera débattu pour la première fois le fichage génétique des militants, et, au-delà, de l’ensemble de la population.
Aux précédences audiences du procès de la désobéissance civile contre les prélèvements d’ADN, à Senlis, près de Paris, la généticienne Catherine Bourgain (INSERM) avait apporté la preuve du caractère « codant » des segments d’ADN prélevés par la police. Des travaux de recherche récents montrent en effet que le Fichier des Empreintes Génétiques (FNAEG) permet ainsi de connaître les origines géographiques (donc avec une forte probabilité la couleur de peau) et diverses caractéristiques intimes (comme les prédispositions à certaines maladies). Le gouvernement avait pourtant prétendu le contraire. Le rapporteur de la loi de Sécurité intérieure, avait affirmé en 2003 aux députés réunis pour voter cette loi : « Si à partir d’une empreinte génétique inscrite dans le Fnaeg, vous essayez d’obtenir la moindre information sur la personne – état de santé, métabolisme, couleur des cheveux, des yeux, de la peau, etc. – vous ne le pourrez pas, parce que ces empreintes sont non codantes. C’est totalement impossible. »
30.000 Français entrent chaque mois dans le FNAEG. Depuis 2003, plus de 2 millions de Français ont fait l’objet d’un prélèvement ADN, en garde-à-vue (donc alors qu’elles étaient encore présumées innocentes) ou après une condamnation, même bénigne ou strictement politique (de désobéissance civile).

via secours rouge

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21/02/2012

DE QUELQUES TECHNIQUES « MODERNES » POUR EMBASTILLER…

à lire sur le site de l'OCL

Extrait :

Un antiterrorisme en plein… boom !

La politique sécuritaire actuelle qui sévit en France comme ailleurs dans le monde, en particulier parce que la « crise » économique entraîne une contestation grandissante, traduit la volonté pour les tenants du système de criminaliser toujours davantage les personnes qui se mobilisent contre l’ordre établi – jusqu’aux classes moyennes en voie de précarisation, ciblées dès lors qu’elles « s’indignent » contre le sort qui leur est fait. Après avoir peaufiné les méthodes coercitives dans les cités populaires, le champ répressif s’est ainsi élargi à la jeunesse lycéenne et estudiantine. De là l’adoption d’une panoplie de lois sécuritaires, soutenue par une intense propagande médiatique – et le rapide glissement du sécuritaire à l’antiterrorisme, grâce à l’étiquetage « ultra-gauche » par lequel le pouvoir forge comme bon lui semble l’image d’un ennemi invisible et diffus, donc d’autant plus dangereux (6). En juin 2008, le rapport de la Direction centrale des renseignements généraux intitulé Du conflit anti-CPE à la constitution d’un réseau préterroriste international : regards sur l’ultragauche française et européenne énumérait toutes les actions attribuées à la « mouvance anarcho-autonome » en assurant : « Les faits et comportements observés sur notre territoire sont similaires à ceux recensés à la fin des années 1970 qui avaient été précurseurs de la constitution du groupe Action directe. » De là les montages policiers et l’instrumentalisation politique de certaines affaires, comme Tarnac, sous les chefs d’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » ou de « dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste » (Julien Coupat est ainsi resté en préventive plus de six mois, en dépit d’une mobilisation militante et du soutien de personnalités politiques et médiatiques). Le pas franchi entre le sécuritaire et l’antiterrorisme n’a rien d’anodin pour les personnes qui en subissent les effets, étant donné les moyens exorbitants que détiennent les juges antiterroristes (7). Les six inculpé-e-s qui vont passer en procès ensemble à la mi-mars, à Paris, pour quatre affaires regroupées par le juge Brunaud autour d’une dépanneuse de police ont été les premières à en faire la pénible expérience (on y reviendra dans un prochain CA). Elles ont effectué entre cinq et treize mois de détention provisoire, et sont restées ensuite sous contrôle judiciaire (avec interdiction d’entrer en contact entre elles pour la plupart et de sortir du territoire français sans autorisation, pointage une fois par mois au commissariat ou au tribunal, ainsi que suivi par un contrôleur judiciaire tous les mois ou tous les trois mois pour justifier de leurs activités professionnelles). Aujourd’hui, l’antiterrorisme a sa police, sa section spéciale au parquet… et ses dispositions réglementaires. La circulaire (parue le 13 juin 2088) de Rachida Dati, alors ministre de la Justice, a en effet élargi le champ des poursuites en matière de terrorisme, au prétexte d’« une résurgence de faits en lien avec la mouvance anarcho-autonome » et de violences commises « à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou des étrangers en situation irrégulière ». Cette circulaire, qui demande aux parquets locaux confrontés à de tels faits et violences d’« informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste du parquet de Paris […] pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit », a donné à la police (en particulier la brigade anticriminalité) un sentiment de toute-puissance dont elle use et abuse depuis : interventions brutales en de multiples occasions avec flashballs, tasers, etc. ; fouilles non autorisées ; provocations afin d’inciter à l’outrage et de pouvoir inculper pour rébellion… Il s’agit d’instaurer un climat de peur et de pousser à la faute (voir, pour un bref historique,http://www. lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/57636/date/2011-01-19/article/lultragauche-nouvelle-menace-pour-la-police-antiterroriste/ ; mais aussi, pour ce qui tend à devenir du quotidien basique, par exemple http://www.fsl-nancy.fr/qui-nous-pr...). Désormais, des enquêteurs de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle travaillent sur les dégradations de distributeurs bancaires, les collages d’affiches ou les occupations d’agences commerciales par des « anarcho-autonomes ». Ils appuient leurs recherches sur des photos de militant-e-s – identifié-e-s par la Direction centrale du renseignement intérieur et la Direction du renseignement de la préfecture de police en région parisienne – qui proviennent pour beaucoup des manifs organisées en soutien aux affaires de Tarnac et de la dépanneuse de police à Paris. Les personnes suspectées, souvent interpellées au hasard et mises en garde à vue sans suite, se voient demander leur ADN ; et leur fréquent refus de ce prélèvement entraîne une perquisition à leur domicile (visant à le collecter contre leur gré sur leurs affaires)… et un procès.

22:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/01/2012

Justice de classe pour Xavier Mathieu : refus de prélèvement d'ADN = 1000 à 1500€ d'amende

Une amende de 1 000 à 1 500 euros a été requise, mercredi 4 janvier, contre Xavier Mathieu, le célèbre porte-parole des "Conti", syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental de Clairoix (Oise), lors de son procès devant la cour d'appel d'Amiens pour refus de prélèvement d'ADN. Le délibéré se tiendra le 3 février à partir de 9 heures.

Ce procès faisait suite à une première relaxe du syndicaliste en juin 2010, alors que le parquet avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis. Ce dernier a ensuite fait appel de cette relaxe. Les faits datent de la condamnation de Xavier Mathieu à 4 000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir participé, avec des ouvriers de Continental, au saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009. Il avait alors refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique, comme l'exige la loi.

ENTRE 200 ET 300 PERSONNES POUR LE SOUTENIR

Un peu plus tôt mercredi, entre 200 et 300 personnes, dont de nombreux ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, ont manifesté à Amiens pour soutenir Xavier Mathieu. Quatre candidats de gauche à l'élection présidentielle étaient présents. Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) ont défilé chacun de leur côté entre la gare d'Amiens et le palais de justice, où le cortège s'est arrêté à la mi-journée en attendant le début du procès du leader CGT des salariés de l'usine picarde. Côté PS, la sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, était présente.

"Ce n'est pas la place des syndicalistes ou des faucheurs volontaires de se retrouver dans les fichiers. C'est la loi qu'il faut changer", a déclaré Eva Joly devant les manifestants. Pour Jean-Luc Mélenchon, "ce qui se joue ici, ce n'est pas une affaire locale. Il s'agit de la liberté, car si on accepte que, pour défendre son emploi, on soit demain traduit comme un délinquant, cela signifie que la liberté constitutionnelle de l'action syndicale est niée."

"COMBATS SOCIAUX D'AMPLEUR"

"Ces gens-là trouvent-ils normal que je me retrouve avec [Marc] Dutroux [condamné pour meurtres et actes de pédophilie en Belgique] dans un fichier ?", s'est interrogé Xavier Mathieu, combatif et ému par le soutien apporté par ses collègues de Continental et les candidats de gauche.

Ces derniers ont affirmé leur solidarité aux  "Conti", et plus largement aux salariés de l'industrie française luttant pour leurs emplois. "Cela montre qu'on ne pardonne pas à des gens qui se battent, a souligné Philippe Poutou. On aura besoin de mener des combats sociaux d'ampleur." Nathalie Arthaud, de son côté, a dénoncé "tous les moyens de pression pour que les travailleurs ne se défendent pas".

Après sa condamnation à 4 000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir participé au saccage de la sous-préfecture de Compiègne (Oise)? en avril 2009, Xavier Mathieu avait refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN. Une peine d'un mois de prison avec sursis avait été requise contre lui début mai. Il avait finalement été relaxé fin juin. Début juillet, le parquet de Compiègne avait interjeté appel de cette décision.

L'usine de pneumatiques Continental de Clairoix a fermé début 2010, entraînant la suppression de 1 120 postes. Au printemps 2009, un conflit social de plusieurs mois contre le projet de fermeture – dont M. Mathieu a été la figure emblématique – avait permis aux ouvriers d'obtenir des indemnités de départ extra-légales.

 

via lemonde.fr - 04/01/2012

11:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/10/2011

SIGNY-L'ABBAYE Les origines de l'Homme avec Yves Coppens

Le hasard fait bien les choses. Didier Guilliot, directeur, et Emilie Dauphin, bibliothécaire de la médiathèque avaient invité le professeur Yves Coppens à venir parler du passé de l'Homme à l'occasion de la sortie de son dernier livre aux éditions Odile Jacob, l'Eveil de l'homme au sacré.
La médiathèque dont les parrains sont rappelons-le Yves Coppens et André Velter a placé ce mois d'octobre sous le signe de la lutte contre les discriminations.
Le propos du célèbre paléontologue ardenno-breton est vraiment bien entré dans le thème puisqu'il a démontré que l'origine de l'homme se situe en Afrique tropicale a démontré que « l'indigène australien, comme nous autres avec notre TGV, nous avons la même origine mais une évolution différente ».
Que ce soit devant les collégiens de 3e, vendredi matin, ou devant tout public à la salle des fêtes samedi après-midi, Yves Coppens a enthousiasmé son auditoire par sa simplicité et par la richesse de son propos.
Par l'évocation de ses trouvailles ou par sa philosophie (« Pour savoir où tu vas, regarde d'où tu viens »), le « père » de Lucy a suscité de nombreuses questions et nous avons été particulièrement étonnés du sérieux des collégiens et de la pertinence de leurs interventions à l'issue de la conférence qui a duré deux heures et demie.
A noter que M. Devillard, maire de Signy-l'Abbaye, a tenu à accueillir le célèbre paléontologue, et que de nombreux professeurs ont tenu à assister à cette conférence.
M. Coppens avait déjà séduit le public signacien à l'occasion de l'inauguration de la médiathèque.
Espérons qu'il pourra encore revenir à Signy pour faire profiter le public ardennais de ses connaissances.

piqué au tas sur lunion.presse.fr - 18/10/2011

 

Lectures autour des "récentes découvertes d'hominidés fossiles"

Dans un article sur Le Post le 07/06/2011 par "Vilistia", on peut lire ce communiqué de Bernard Lugan du 2 juin 2011 :

Déclarant à la revue Science et Avenir (n° 772, juin 2011) que « L’Afrique n’est pas le seul berceau de l’Homme moderne », Yves Coppens fait voler en éclats le postulat de l’exclusivité des origines africaines de l’humanité.
Il évacue également d’une phrase plusieurs dizaines d’années d’un hallucinant « bourrage de crâne » scientifique construit autour du paradigme du « Out of Africa »...

 

Cet article se termine ainsi :

La théorie de « l’Eve africaine » et celle d’ « Out of Africa » peuvent donc être désormais rangées dans le rayon des idéologies défuntes, quelque part entre la « lutte des classes » et le mythe de la « colonisation-pillage ».

 

 

Quels sont les propos de Yves Coppens ?

Les récentes découvertes d'hominidés fossiles dans le monde montrent que, si le berceau de la lignée humaine est bien africaine, l'évolution de l'homme a dû s'enrichir de plusieurs apports depuis 2,5 millions d'années.
En effet, depuis Toumaï, premier hominidé bipède, l'ensemble des fossiles ont tous été retrouvés en Afrique : autralopithèques, Homo habilis... En revanche, passés les - 2,5 milliards d'années on trouve des fossiles en Asie, en Mongolie, en Afrique du Nord...
Il est donc évident que la lignée Homo est sortie plusieurs fois d'Afrique, et à plusieurs époques. La première espèce sortie d'Afrique il y a 2,5 millions d'année est celle des Homo erectus. C'est donc elle qui a commencé à essaimer dans le monde : Asie, Europe...
Pour Yves Coppens, "ce qu'il faut retenir c'est qu'il n'y a pas eu une sortie d'Afrique, mais beaucoup".

lien : http://www.hominides.com/html/references/nouvelles-histoires-homme-sciences-avenir-772-0448.php

"ce qu'il faut retenir c'est qu'il n'y a pas eu une sortie d'Afrique, mais beaucoup".

 

 

16:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/03/2011

urgent soloidarité. CE 22 MARS A 13H30 DEVANT LA COUR D’APPEL DE LYON

APPEL A SOLIDARITE

 

Salut,

« Je m'appelle christine.

Le 16 décem­bre, au début de la mobi­li­sa­tion contre la LOPPSI2, un cam­pe­ment se met en place à Lyon sur la célè­bre place Bellecour (le Punishment Park des manif’ pour les retrai­tes).

Deux four­gons, une tente, un bra­séro, des pan­car­tes. Les muni­ci­paux et les natio­naux qui pas­sent dans la soirée nous lais­sent nous ins­tal­ler. Mais à 6h du mat’, un RG vient se ren­sei­gner.

On est clairs : non seu­le­ment on ne part pas mais en plus on attend des copains et copi­nes pour trac­ter dans la mati­née et on espère l’arri­vée d’autres camions toute la jour­née.

Les flics arri­vent alors de plus en plus nom­breux, appel­lent les pom­piers pour éteindre le bra­séro sécu­risé, embar­quent en four­rière et convo­quent tout le monde (6 per­son­nes) au com­mis­sa­riat pour audi­tion.

Je résiste un peu plus que mes potes, c’est la garde à vue pour rébellion.

Puis s’ajou­tent dégra­da­tion (coups de pieds dans les murs du comico) et refus de fichage (dons d’ADN, de photo et d’emprein­tes digi­ta­les). Comparution immé­diate 48h plus tard : 3 mois ferme sans mandat de dépôt.. Ce n’est pas assez pour le proc’ qui avait réclamé 4 mois avec mandat. Il fait donc appel.

J'étais convoquée à la cour d’appel de Lyon (qui a très mau­vaise répu­ta­tion) ven­dredi 11 février à partir de 13h30.

Le 11 fevrier, on était une trentaine (et un RG) avec table de presse contre la LOPPSI au RDV

Mais les magistrats étaient en grève et ça  a été reporté au 22 mars.

Dans un dernier coup de provocation, j'ai promis au juge qu'on serait au moins aussi nombreux puisque c'est une bonne date pour lancer un mouvement qui dure...

Voulez-vous m'aider à ne pas lui avoir menti ?

Merci »

 

Christine, courageuse, résistante, dressée face aux juges ce vendredi 11 février , les apostrophant sans crainte !

Christine, nouvelle victime de l’arbitraire, refusant toute compromission et qui risque de payer très cher son refus de se plier aux nouvelles règles de cet Etat fascisant !

 

SOYONS NOMBREUX, SOLIDAIRES CE 22 MARS A 13H30 DEVANT LA COUR D’APPEL DE LYON

POUR DIRE NON  A L’ARBITRAIRE, A LA LOPSSI, A TOUTES LEURS LOIS QUI GRIGNOTENT NOS VIES, NOS LIBERTES

SOUTENONS SON COMBAT QUI EST NOTRE COMBAT, LE COMBAT DE TOUS CEUX QUI REFUSENT DE SE LAISSER ENCHAINER !

 

herope

www.fa-heropelyon.fr.gd

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Partout : deuxième lettre de Dan depuis la prison de la Santé

[Dan, Olivier et Camille ont été arrêtés la nuit du 12 au 13 janvier 2011 à Belleville (Paris) suite à des tags comme « Algérie - Tunisie / Insurrection », « Vive l’anarchie »... Après un début de garde à vue dans le commissariat du XXe arrondissement, les flics de la crim du 36 quai des orfèvres se sont emparés de l’affaire et les ont transférés dans leurs locaux. La juge d’instruction Patricia Simon, a ensuite décidé de les envoyer en prison. Depuis, Camille est sous contrôle judiciaire, Olivier et Dan sont à La Santé depuis presque 2 mois (le premier repasse devant la juge d’instruction Simon pour interrogatoire le 11 mars et Dan le 21 mars)...
Officiellement, l’instruction ne concerne que les tags (des "dégradations en réunion"), la violation du contrôle judiciaire précédent (leur interdisant de se voir) et les divers refus de signalement (empreintes, ADN). Pourtant, cette même Patricia Simon est comme par hasard chargée de plusieurs dossiers montés par la Crim’ du 36 quai des Orfèvres à propos d’attaques et de manifestations contre la machine à expulser à Paris.
Pour rappel, Olivier et Dan, avaient déjà été mis en examen dans le cadre de la lutte contre la machine à expulser en février 2010 (l’un accusé de tags dans une BNP, l’autre d’une tentative d’incendie d’un distributeur de billets) puis Olivier encore une fois en juin 2010 (accusé d’avoir acheté une bombe de colle qui aurait pu servir lors d’une occupation d’Air France).
Enfin, suite à plusieurs petits combats avec l’Administration Pénitentiaire, Dan a obtenu une cellule individuelle et changé de division (toujours à La Santé). Comme rétorsion, les matons se sont comme par hasard débrouillés pour égarer sa carte de circulation interne samedi dernier, contraignant sa famille à effectuer un parloir avec hygiaphone, avant de la retrouver juste après. La lutte et la solidarité continuent, dedans comme dehors...]

 

la suite chez non-fides

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17/05/2010

Glières 2010 : combat mémoriel autour de la Résistance II

La suite des Gliéres 2010 vu par PROBE.

Dans l'épisode précédent, je t'avais, amiE de lutte, parlé du film "Les réquisitions de Marseille".

Cette projection avait lieu au cinéma Le Parnal (5.00€ la place, la résistance a un prix ...)

J'ai trouvé sur le net un extrait de 8 minutes qui commence par le témoignage d'un des anciens des ADN (Acieries du Nord) de Marseille :

"on avait vécu une période fabuleuse" ...

 

"leur directeur, nommé avec l'aval de la CGT et des ouvriers, était assisté d'un comité consultatif de gestion. Symbole démocratique, ce conseil était composé de représentants du personnel – un ingénieur, un technicien, un ouvrier – et de représentants des actionnaires. » Et tous s'en portent bien : les ouvriers, qui voient leur salaire et leur travail s'améliorer, augmentent spontanément les cadences. L'entreprise est largement bénéficiaire (Elle restituera 600 millions de francs de bénéfices à l'État en 1947). On investit les bénéfices dans des logements sociaux, on construit un centre culturel, on crée les premiers CE, etc... Autant d'avancées souhaitées par le programme du Comité national de la résistance (CNR) qui prévoyait, entre autres, sécurité sociale et retraite pour tous." Stéphanie Arc - CNRS


Comme je ne suis pas trop doué pour faire de long discours, je te propose de lire ce qu'en dit Mille Babords (présent eux aussi aux Glières) :

Les Réquisitions de Marseille

Peu de personnes connaissent cette aventure. Au lendemain de la Libération de Marseille, au sortir des combats, des ouvriers créent des comités de gestion et relancent la production dans des entreprises dont les patrons ont, le plus souvent, pris la fuite pour cause de collaboration.

Nommé Commissaire régional de la République par de Gaulle, Raymond Aubrac, figure mythique de la résistance, va donner à quinze grandes entreprises marseillaises, et quinze mille ouvriers, les moyens de perpétuer cet élan en appliquant une mesure propre à l’état de guerre : "la réquisition". Soixante ans après, un film documentaire, réalisé par Sébastien Jousse et Luc Joulé, relate cette épopée, largement oubliée, ces "soviets de Marseille", selon la formule des patrons revanchards qui, en 1947, dans un contexte politique qui avait changé, parvinrent à y mettre un terme. Revenus sur le site de leur ancienne usine, en compagnie de l’historien Robert Mencherini, des ouvriers ayant pris part à l’aventure font revivre cet épisode qui, comme le confie l’un d’eux, démontre qu’on peut "substituer au profit la notion de service".

Au coeur du film, les Aciéries du Nord. Leur directeur était assisté d’un comité consultatif de gestion composé de représentants du personnel - un ingénieur, un technicien, un ouvrier - et de représentants des actionnaires. Les ouvriers, qui voient leur salaire et leurs conditions de travail s’améliorer, augmentent les cadences. L’entreprise est largement bénéficiaire. On investit les bénéfices dans des logements sociaux, on construit un centre culturel, etc... Autant d’avancées souhaitées par le programme du Conseil National de la Résistance.

Ce film est une belle occasion de découvrir cet épisode de l’histoire d’un mouvement social marseillais et d’alimenter la réflexion, à l’heure où le gouvernement privatise à tour de bras.

 

Ce film donne la part belle à ce qui pourrait sembler du "capitalisme participatif". Et tu t'es rendu compte de l'enfumage dont ces ouvriers on fait les frais ... car finalement que reste-t-il de leurs "acquis" ? Rien, ou plus grand chose ... car depuis juin 1947 "la réquisition ne s'imposait pas" et les collabos ont repris leurs place... personne n'a repris les armes pour s'insurger ...

Suite à la projection, un débat c'est organisé dans le cinéma ... je n'ai pas tenu longtemps non plus, bien que mes voisins étaient toutes et tous des gens très courtois et respectables, ayant un contact facile. Mais malgré toute leur bonne volonté, je n'ai pas voulu rester écouter les quelques syndicalistes prenant parole ...

Je suis donc retourné vers la salle Tom MOREL où j'ai cherché à rencontrer les "6 de Paux" dont on avait parlé à un moment ... et il me semble que c'est François RUFFIN qui m'a renseigné ...

à suivre ...

21:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/06/2009

Otan Preuves Répression Strasbourg Soutien Legal Team

Un billet dans l'Huma :

 

Contre-sommet de l’OTAN : les preuves de la répression

démocratie . L’équipe juridique constituée pour aider les participants livre les résultats de son enquête. non-respect des droits est patent.

Quels furent les traitements infligés aux participants du contre-sommet de l’OTAN, du 3 au 5 avril, à Strasbourg ? Après deux mois de travail, la legal team, l’équipe juridique qui les épaulait, a livré, vendredi, les résultats de son enquête, intitulée Regard sur la répression, avant, pendant et après le sommet de l’OTAN. En 114 pages, témoignages à l’appui, l’équipe juridique revient sur les maltraitances, les « multiples violences policières » et les procès « d’intention ». L’enquête révèle des faits accablants.

« Les filles sont fouillées par des hommes. (…) [Elles] sont obligées de pisser devant les CRS qui regardent leurs fesses. » Le témoin numéro 40 n’est pas le seul à raconter ces fouilles et ces interpellations « hors normes ». Le témoin numéro 35 rapporte également des propos d’un policier : « Tu connais X ? Elle est vraiment bonne, j’enlèverais bien mon uniforme juste pour la sauter. »

Le témoin numéro 19 est une fille, mineure : « Pendant l’interpellation, (…) un CRS tenait à 20 cm de ma tête un objet qui faisait de la chaleur et qui me faisait siffler les oreilles. Ces sifflements sont restés jusqu’à la fin de la soirée. Ils m’ont demandé de me déshabiller à mon arrivée au commissariat, alors que je suis mineure et sans appeler mes parents. »

Nombreux sont les témoignages qui font également état du non-respect des personnes, à l’instar du témoin numéro 60 : « Les droits n’ont pas été énoncés et des mensonges ont été dits à la place (obligation de signer déposition et PV de sortie) (…). »

Au total, la legal team fait état de « 1 700 appels concernant des faits de répression policière, 464 arrestations confirmées, plus d’un millier de personnes prises en charge par l’équipe médicale ».

Dans ce contexte, les organisateurs, notamment le Mouvement pour la paix, déposeront prochainement plainte, et l’équipe juridique prépare, de son côté, une demande de « défichage massif du STIC » (le fichier policier et judiciaire) et « éventuellement des fichiers ADN ».

Cette criminalisation des manifestants est toujours de mise. Actuellement, « sept personnes sont encore en préventive ». Aujourd’hui, trois militants anti-OTAN doivent comparaître, libres, à Strasbourg. Ils ont déjà été jugés le 5 mai dernier. Arrêtés à la sortie d’un hypermarché avec deux bouteilles de pétrole et deux d’alcool à brûler, ils étaient soupçonnés d’avoir voulu fabriquer des cocktails Molotov. La défense avait mis en avant que « l’intention n’était pas caractérisée » et le parquet avait requis dix à douze mois de prison ferme. Finalement le tribunal avait conclu à la nullité pour vice de procédure. Le parquet avait alors fait appel de cette décision.

Joséphine de Boisséson

 

 

12:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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