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18/04/2010

Mort d'un ado afghan de 16 ans en tentant le passage

 

Loon Plage, près de Dunkerque, selon une personne de Salam:

 

Ramahdin était afghan et il avait 16 ans . Il a trouvé la mort dans la nuit de samedi à dimanche en tentant de passer en angleterre. Caché sous un camion qui montait sur le ferry boat de Loon Plage pour rejoindre son eldorado. Un contrôle de police d'après le camarade qui était avec lui et il  a perdu la vie sous les roues du semi remorque. Personne n'en a parlé, la presse n'était pas au courant. La mort d'un jeune de 16 ans est-elle si banale que ça?

Nous étions plusieurs à le connaitre puisqu'il était allé avec son cousin à Bailleul pour une convalescence, deux gentils garçons d'ailleurs.

Qu'en est-il actuellement? Le corps serait rapatrié en afghanistan via l'ambassade.

Combien devra -t-il  encore y avoir de morts ? "

http://permalink.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol/26151

17:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/12/2009

Neuf réfugiés afghans devraient être expulsés ce soir

http://www.leparisien.fr/politique/neuf-refugies-afghans-devraient-etre-expulses-ce-soir-15-12-2009-745384.php

Neuf réfugiés afghans devraient être expulsés mardi soir de vers leur pays d'origine. Le secrétaire général de l'Elysée, , avait confirmé dans la matinée au micro de RTL qu'il y aurait bien un pour les Afghans expulsés dans les «prochains jours».

D'après une source policière, un avion venant de Londres se poserait à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle aux alentours de 21 heures et décollerait pour Kaboul vers 22 h 30.

Une information confirmée en quelque sorte par la  Cimade, la seule association qui a autorisée à pénétrer dans les centre de rétention administrative. Celle-ci a annoncé en fin d'après-midi que huit réfugiés afghans, en situation irrégulière, qui étaient en rétention au centre de Coquelles (Nord), étaient en cours de transfèrement vers Paris en vue de leur expulsion dans la soirée. Ces réfugiés, menottes aux poignets, sont transportés à bord de plusieurs véhicules. Un neuvième Afghan avait été transféré auparavant de Lyon, a-t-elle également indiqué.

Cette reconduite forcée rappelle celle du 20 octobre dernier, où trois Afghans avaient embarqué de force sur un vol groupé franco-britannique, suscitant l'indignation car ces hommes sont renvoyés dans un pays en guerre. De surcroît, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avait assuré qu'ils étaient tous trois de Kaboul, où la sécurité est davantage assurée que dans certaines provinces. Hors, il s'est avéré par la suite, qu'aucun d'eux n'était originaire de la capitale afghane.

 

http://www.leparisien.fr/images/2009/10/21/682907_besson-manif.jpg

 

 

21:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/07/2009

Wahid saberi (buzkashi)

Salut aux Tchoppendos et aux Cavaliers (ceux de Kessel).

 

L'administration américaine accusée de couvrir des crimes de guerre commis en Afghanistan

Le général Dostam a été l'un des plus proches alliés des Américains en 2001 pendant la campagne qui a conduit à la chute des talibans.
AFP/WEDA
Le général Dostam a été l'un des plus proches alliés des Américains en 2001 pendant la campagne qui a conduit à la chute des talibans.

L'administration de l'ancien président américain George W. Bush a tenté à plusieurs reprises de bloquer des enquêtes sur le massacre fin 2001 de centaines de prisonniers talibans impliquant le général Abdul Rashid Dostam, soutenu à l'époque par la CIA, rapporte le New York Times, vendredi 10 juillet.

Le général a été l'un des plus proches alliés des Américains en 2001 pendant la campagne qui a conduit à la chute des talibans. Le massacre en question avait eu lieu la même année, au mois de novembre. Plusieurs rapports accusent les miliciens du général d'avoir tué des centaines de prisonniers talibans, enfermés dans des containers. L'administration Bush craignait qu'une enquête sur ce chef de guerre ne nuise au tout jeune gouvernement du président afghan Hamid Karzaï, pour lequel M. Dostam travaillait.

"A la Maison Blanche, personne ne disait "non" à l'enquête, mais personne ne disait "oui" non plus", explique au journal l'ancien ambassadeur itinérant des Etats-Unis pour les crimes de guerre, Pierre-Richard Prosper. Aujourd'hui, l'administration Obama estime qu'il n'y a pas matière à enquête.

Abdul Rashid Dostam a été réinstallé le mois dernier dans ses fonctions de chef d'état-major du haut commandement des forces armées afghanes, après avoir été suspendu l'an dernier. Il aurait menacé avec une arme un adversaire politique. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et l'émissaire spécial américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, avaient dit à M. Karzaï qu'ils étaient opposés à cette nomination, selon le journal, qui cite un haut responsable du département d'Etat.

19:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/07/2009

Afghan Calais No Border

Super blog de Julie REBOUILLAT !

Articles incisifs et photos géniales !! A diffuser !!! Ca c'est de la vraie info ! Bravo La Mite pour les textes !

 

 

Migrants_Calais22b-da189.jpg

No Border Calais : Epilogue et bilan

Photographe : Julie Rebouillat - Publié le 1er juillet 2009.

Mots clefs liés : No Border Calais

Les camps No border, c’est avant tout créer un espace et un terrain de revendications : liberté de circulation et d’installation pour tous et toutes, fin des frontières et des contrôles migratoires, fin des systèmes de contrôle qui nous divisent entre citoyenNEs et non-citoyenNEs, entre avec et sans papiers.

C’est, notamment, l’occasion de créer un rapport de force avec les autorités, ce que les journalistes du Spectacle nomment « ultra violence ». ça consiste à faire des « actions », symboliques ou non, contre l’Etat, sa police et ses représentants. A Calais, avec la meute de flics, c’était pas simple. Vendredi, quelques-uns ont pourtant bloqué la rocade longeant le camp, avec banderoles et tracts. Au bout de deux minutes, les gardes mobiles ont chargé, obligeant les camarades à se réfugier dans le camp. Les gardes mobiles sont ensuite restés en position, bloquant la circulation pendant deux heures (ils font le travail à notre place).

Le lendemain, après la manif, rebelote. Deux camarades, banderole en main, se sont mis à courir vers la rocade, mais avant même de passer les barrières du camp, ils avaient déjà fait demi tour, content de leur petite simulation. Les flics n’ont rien compris et la rocade fût à nouveau bloquée par leurs soins.

Du côté harcèlement, la liste est longue : la BAC qui profite de la présence des pompiers sur le camp pour essayer d’entrer à plus d’une quinzaine (sans succès), flashball à la main. Et puis le coup de pression du mardi soir : vers 5h du mat, les flics se postent en masse derrière le camp, braque un projecteur, tente une entrée, lampes torches en main. L’alerte est alors donnée dans le camp : tout le monde se réveille et fait front. Les flics se retirent, c’était de la provoc’. Dès lors, chaque soir, les flics braqueront le projecteur sur les campeuses et les campeurs. C’était sans compter le sens de l’humour tenace de la population du no border : le double projecteur qu’on leur a mis dans la face les jours suivant ne les a pas vraiment laissé de marbre.

Sinon, les barrages de keufs posés de part et d’autre du camp ont permis une nouvelle fois au préfet d’interdire la sortie du camp à tout ce qui n’était pas jugés « présentables ». Rappelons ici que l’interdiction de circuler et l’assignation à résidence sont des mesures exceptionnelles qu’un préfet n’a aucun droit de prendre, surtout lorsque les contrôles s’effectuent au faciès, ce qui est tout aussi interdit. Mais qu’importe, l’Etat de droit, c’est dans les films.

Passons rapidement l’encerclement du camp, l’hélicoptère, les contrôles d’identité et les fouilles incessantes. Samedi soir, quand les migrants voulurent regagner leur « jungles » après avoir dansé et chanté toute la soirée, ils durent passer le barrages de flics posté à la sortie du camp, projecteurs braqués. Craignant l’arrestation, nous avons décidé qu’un émissaire avec papier en règle aille discuter avec la flicaille. Flashball braqué, ordres secs et criés comme à un chien, fouille directe, toujours braqué, et puis la promesse de ne pas emmerder les migrants. L’émissaire assiste à leur passage, constate les brusqueries, le mépris et sans doute la peur de se faire planter par un de nous.

Et puis, samedi c’était la manif’. Une promenade avec fouille individuelle à la sortie du camp. Obligation de rester en masse, une promenade de six heures plein soleil dans le désert des zones industrielles ou au milieu des champs. Interdiction de dispersion, retour obligé au camp, toujours en masse. Les barrages de la bleusaille ont empêché systématiquement le contact avec la population, empêchant du même coup les migrants de participer à la manif.

Pour l’anecdote, paraît que certains ont vu des hommes grenouilles patauger dans le port, ces débiles ! Sinon, les black blocks étaient bien là : une pierre a été lancé et fait une belle étoile dans la vitrine d’une boucherie chevaline. La végétalienne qui a fait le coup a une dent contre le commerce carnivore.

Petite réjouissance : un barrage passé en force, direction la mairie. Mais pas le deuxième. Les matraques ont parlé, elles ont gagné. Vu le rapport de force, il n’y avait pas grand-chose à faire, à part peut-être rester au camp à glander ou passer en douce vers le centre ville. Un vieux CGTiste retraité nous avait prévenu. « Autant de flics, J’ai jamais vu ça de ma vie. Vous avez pas intérêt à déconner, sinon ils vont vous massacrer ces bâtards ».

Du côté du camp, on a bien rigolé : les jeunes de la zup défilant dans le camp avec le drapeau noir en gueulant « no border, no nation » ; Les deux adolescentes de la ZUP qui nous ont montré comment éviter les barrages de flics visitant ensuite le camp en prenant un vilain plaisir à gueuler « ça pue le poulet ici ! » à la bleusaille. Idem pour les migrants, qui se sont fait plaisir : « fuck police » et autres jurons. Les réunions traduites kurde, pachtoune, farsi, arabe, anglais et français avaient leur charmes, tout comme les parties de foot multiculturelles, tout comme les danses afghanes. Ça aura été le plus grand succès du camp que d’avoir pu faire se rencontrer des populations habituellement isolées les unes des autres.

Quant aux soi-disant casseurs, black blocks, racailles, et autres « infiltrés » de tout poil, soyons clairs. Hippies ou vieux punk, pacifiste ou anarchiste, jongleur ou musicien, littéraire ou sportif, lorsqu’un commissariat brûle, lorsqu’une ligne de CRS se fait défoncer par des enragés, lorsqu’un pavé fait voler en éclat la vitrine d’une banque ou d’un supermarché, on est tous solidaire pour dire : pan ! dans ta face ! l’Etat, le capital, c’est la gueule à terre qu’on les veut, et c’est dans la joie qu’on les verra flamber sur l’horizon d’une nouvelle liberté. Utopie que tout ceci ? A suivre…

Texte : la Mite

 

suite sur son blog Contre-Faits

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20:34 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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