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29/11/2012

Le détournement de l’anhydride acétique

les précurseurs de drogues sont des substances chimiques destinées à une grande variété d'usages licites, tels que la synthèse des matières plastiques, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques, les parfums, les détergents ou les arômes. Ils sont échangés à des fins légitimes sur les marchés régionaux et mondiaux, mais certains d’entre eux peuvent également être détournés des circuits de distribution licites vers la fabrication illicite de stupéfiants. Dans ces conditions, et compte tenu de leurs nombreuses utilisations légitimes, on ne peut totalement en interdire le commerce.

Cependant, afin d’éviter leur détournement pour la fabrication illicite de stupéfiants, un cadre réglementaire spécifique a été mis en place à l’échelle internationale en vertu de l’article 12 de la convention des Nations unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes (ci-après dénommée «convention des Nations unies de 1988»). L’Union européenne est partie à cette convention et a mis en œuvre les obligations qui lui incombaient à ce titre en adoptant le règlement (CE) nº 273/2004 qui régit la surveillance des échanges intra-UE de précurseurs de drogues et le règlement (CE) n° 111/2005 du Conseil qui fait de même en matière de commerce extérieur.

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relire "Poppy"

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18/04/2012

Tous les soldats seront rapatriés d'Afghanistan fin 2013, assure Sarkozy

 retrait des troupe française vers Sigmaringen lors d'un précédant partenariat de collaboration initialement convenu 

 

Nicolas Sarkozy a déclaré, mercredi 18 avril sur RMC, que s'il était réélu, la totalité des soldats français déployés en Afghanistan serait rapatriée d'ici fin 2013, avec un an d'avance sur le calendrier convenu initialement avec les partenaires de la France.

"Nous avons rapatrié 400 à 600 soldats d'Afghanistan et nous allons continuer", a dit le président français, candidat à un second mandat. "Le rapatriement sera complet, disons à la fin de 2013, parce que nous allons commencer une nouvelle collaboration avec les Afghans", a-t-il ajouté.

piqué au tas sur lemonde.fr -18/04/2012

 

11:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/03/2012

Une paire de sandales pour quatre

L’Afghanistan, c’est les talibans, la barbarie contenue par l’Occident, les soldats français qui distribuent des bonbons au mépris de leur vie, les envoyés spéciaux qui crapahutent entre civilisateurs et preneurs d’otages. Celui de CQFD n’a rien vu de tout ça. Le con ! Il est viré.

Il n’en faut pas beaucoup pour sortir les armes. Un khan mongol, Bâbur, a envahi l’Afghanistan parce qu’il avait goûté les melons de Kaboul. Je suis dans le jardin fleuri de la maison où j’habite et mange un melon. Empereur Bâbur, t’es pardonné.

C’est rêche, comme pays. Deux cent six dollars de revenu par an et par habitant, 70 % d’analphabètes, une espérance de vie de quarante-quatre ans pour les hommes, moins pour les femmes. Enfin un peu de justice sur cette planète : l’Afghanistan est le seul pays au monde où les hommes vivent plus longtemps que les femmes.

Dans le jardin, une photographe française me montre des images d’Afghans de Paris. Elle vient juste de les remettre à leurs familles de Kaboul, dont la plupart ont tout vendu pour donner à leur meilleur fils une autre vie. Un jeune homme sourit sur fond de Notre-Dame, belle lumière, cadrage soigné. La photo trouvera une place de choix sur le mur de la grande pièce. Puis elle me sort les tirages qu’elle n’a pas osé montrer aux parents : on y voit le même jeune homme en sans-papiers allongé sur un banc dans par ferriun square de la gare de l’Est, un sac Tati pour oreiller, s’endormant dans le froid avec pour couverture la pression terrible d’incarner l’espoir et les rêves de toute une famille.

De retour à Kaboul, direct chez le merlan. Rhâa ! Le frisson du rasoir wahhabite crissant sur ma nuque infidèle. J’aime bien me faire rafraîchir chez les muslims. Tu t’assoies dans un fauteuil de dentiste russe totalement détruit, tu écoutes une musique lancinante, les coiffeurs sont des pros silencieux au geste assuré, ça ne coûte presque rien et surtout t’es pas obligé de parler. Avant de me raser, Ramiro (je trouve que ça lui va bien comme nom) me masse les mandibules, une main sur la hanche tout en roulant des yeux. Ça a quelque chose de rassurant de savoir que même à Kaboul règne la loi universelle de la physique capillaire régissant le monde mystérieux du cheveu, insensible à la température, indifférent aux contractions de l’espace-temps. Respect Ramiro, ici il en faut beaucoup plus que dans le Marais.

Je rentre dans deux jours et me force à faire prendre l’air à mon Leica. Nico, le Belge pour qui je bosse, m’emmène au célèbre palais du roi Zaher ou de ce qu’il en reste après sa réfection à l’artillerie lourde. Le palais en ruine criblé d’impacts trône au sommet d’une butte, en contre-bas des Hazaras jouent au foot en cette douce fin d’après-midi d’Orient. Les Hazaras, c’est un peu leurs bougnoules, aux Afghans, leurs Untermenschen à eux, ceux qui se font piquer leurs terres, qui accomplissent les tâches les plus dégradantes et les plus dures.

Quatre mômes, des Kouchis – les gitans afghans – nous entourent. Ils ont sept ou huit ans, sont en haillons, sales, très maigres. Sur les quatre, deux n’ont déjà plus des regards d’enfants. Ils viennent mendier. Le plus maigre pleure sur commande, il a une tête vraiment sympa, il part dans des sanglots bien huilés ponctués de hurlements stridents. Nico lui demande en dari combien de temps il peut pleurer sans éclater de rire. Le môme se marre instantanément puis se remet à pleurer, et se remarre. Je fouine dans mes poches, je n’ai que trois billets de monnaie locale. Les trois gosses se jettent dessus, le pleureur n’a pas été assez rapide, il n’a rien et il se remet à chialer mais pour de bon ce coup-ci. On n’a plus d’argent à lui filer, le gosse couine la détresse, on se dirige vers la voiture. Trouver quelque chose, vite. Il n’y a qu’un paquet de clopes, un bidon d’huile et un foulard afghan. On lui donne le foulard.

Pour la première fois, il a quelque chose de neuf et de propre à se mettre. Il se pare avec gravité de ce bout de tissu à un dollar, il se tient droit, il rayonne tel un prophète, fier et paniqué à la fois de ne plus tout à fait ressembler à un gueux.

On les raccompagne, ils s’agrippent à chaque index de nos deux mains. Sur le chemin du retour, une bombe de cinq cents kilos a creusé un cratère parfait de six mètres de diamètre sur trois de profondeur. Ils nous lâchent et vont jouer. Ce qui les fait marrer, c’est de courir à toute vitesse sur les bords du cratère, ils sont très penchés, presque à l’horizontale, ça les amuse, ils adorent ça.

Dans ce jardin d’enfants farci de shrapnels et d’éclats d’obus, ils ne jouent jamais ensemble, mais chacun à son tour, attendant sagement l’unique paire de sandales qu’ils se partagent pour courir.

paru dans CQFD n°97 (février 2012), par Jean-Michel Papazian, illustré par

 

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29/05/2011

Afghanistan : nouvelle "bavure" de l'OTAN

 

Des responsables afghans tiennent l'OTAN responsable de la mort de 14 civils. Selon les autorités de la province du Helmand, la tragédie serait survenue dans la nuit de vendredi à samedi dans le district de Nawzad.

Douze enfants et deux femmes auraient été tués lors d'une frappe aérienne, réclamée par des marines américains assiégés dans leur base par des insurgés.

Deux habitations auraient alors été atteintes, par erreur, par des tirs d'hélicoptères.

Six personnes ont aussi été blessées.

Un correspondant de la BBC affirme que des villageois ont transporté jusque dans la capitale de la province les corps de huit enfants, pour preuve de la tragédie.

Un porte-parole de l'OTAN a affirmé que l'Alliance atlantique était encore à vérifier ces informations. Une enquête est en cours sur les lieux du drame.

La province du Helmand, bastion taliban, est une des plus dangereuses pour les forces de la coalition internationale.

Le gouverneur du Nouristan, province orientale du pays, soutient pour sa part que 18 civils et 20 policiers ont été tués le 25 mai dernier lors d'une frappe aérienne. De forts combats se déroulaient alors, opposant les talibans aux forces afghanes, appuyées par l'OTAN. La rébellion est bien implantée dans cette région. Des enquêteurs de l'OTAN sont aussi sur place.

La mort de civils, vérifiée ou alléguée, par les bombardements de l'OTAN est une des principales sources de tension entre le gouvernement afghan et ses alliés de la coalition, mais aussi entre les troupes de l'OTAN au sol et la population locale.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters et BB

piqué au tas sur www.radio-canada.ca - 29/05/2011


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21/05/2011

Loïc Garnier et Bernard Squarcini entre les loups solitaires et le gardien de chèvres...

 

Menace terroriste. Aqmi peut passer à l'offensive en France

Aqmi, les «filières afghanes» et les terroristes en herbe sur internet: voici les trois menaces qui inquiètent particulièrement la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Son patron, Bernard Squarcini, répond aux questions du Télégramme.

Après la mort de ben Laden, al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) vous inquiète-t-il particulièrement?
Ce groupe dispose, grâce aux rançons versées pour libérer les nombreux otages étrangers enlevés au Mali, au Niger, en Algérie, et aux divers trafics locaux, d'un trésor de guerre. Aqmi a donc pu acheter des équipements dernier cri: armes, GPS, matériel de communication cryptée et de vision nocturne, véhicules... Ils ont également recruté de nouveaux combattants et ont désormais clairement les moyens de passer à la vitesse supérieure. Les cibles potentielles sont nos ressortissants et l'ensemble des intérêts français à l'étranger. Nous avons évidemment renforcé nos dispositifs de sécurité sur les sites concernés. Mais la politique française reste de ne pas verser de rançon.

Aqmi a-t-il les moyens de passer à l'offensive en France?
La DCRI reste très vigilante avec les contacts que cette mouvance peut entretenir en France. Les réseaux de soutien logistique n'ont jamais cessé. On sait par exemple qu'Aqmi se fait envoyer du matériel - GPS, faux papiers, médicaments... Par ailleurs, plusieurs affaires récentes réalisées par la DCRI ont montré qu'Aqmi n'était pas dénué de toute intention malveillante sur le territoire.

On évoque régulièrement les «filières afghanes». Combien de résidents français sont partis faire le djihad à l'étranger?
On estime qu'ils sont au moins une vingtaine. Souvent, ce ne sont pas des trajets directs. Les intéressés transitent par plusieurs pays étapes et utilisent de faux papiers. Certains sont morts sur zone. D'autres y sont encore. Le danger, pour nous, survient lorsqu'ils reviennent sur le territoire. C'est là que la DCRI les interpelle rapidement. Ce phénomène de filières concerne aussi d'autres pays européens, principalement l'Allemagne.

Vous dites cependant que ces Français ne sont pas forcément, en Afghanistan, très prisés...
Oui, ils ne sont pas les mieux vus. Visiblement, ils ne s'adaptent pas toujours bien à la rude vie qui les attend...

On parle de ces filières depuis plus d'une dizaine d'années maintenant. Rien ne change?
En effet, après l'Irak, il y a un regain d'intérêt pour les zones tribales du nord Waziristan (au nord-ouest du Pakistan, NDLR) et, pour certains Européens, pour la Somalie. Par ailleurs, le Yémen continue à attirer pour ses écoles coraniques. Aqpa (alQaïda dans la péninsule arabique) nous inquiète aussi. Cette organisation a une force médiatique et ses experts en explosifs sont ingénieux. Face à cela, les services de renseignement occidentaux coopèrent étroitement. Les Allemands ont arrêté trois suspects à Düsseldorf, à la fin du mois d'avril. Ils préparaient depuis plusieurs mois un attentat, sans que la cible n'ait encore été désignée. Il y a deux semaines, nous avons interpellé, en région parisienne, sept personnes suspectées de vouloir se rendre en zone pakistano-afghane. Leur leader, un Indien, avait structuré cette filière et déjà envoyé deux djihadistes au Pakistan qui ont été arrêtés à leur arrivée, à Lahore.

Quelle autre menace vous inquiète ? 
"L'autre menace loups solitaires qui s'autoradicalisent sur Internet et qui ont l'intention de passer à l'acte sans être affiliés à aucune organisation. Cela semble être le cas du responsable présumé de l'attentat de Marrakech (17 morts dont 8 Français, le 28 avril dernier) et c'est une tendance qui se confirme aussi de manière générale en Europe. Il est très difficile de détecter et suivre toutes ces personnes. C'est la menace que nous craignons le plus. Face à elle, la coopération entre services franco-français et avec les services étrangers est capitale. Nos dispositifs de veille sont complémentaires et nous permettent d'être très réactifs. Mais personne n'est à l'abri."

  • Propos recueillis par Hervé Chambonnière

piqué au tas sur Letélégramme.fr - 21/05/2011

Procès Colonna : rebondissement et incident

Publié le 21/05/2011, 08h57

(Laetitia Pietri - Alta Frequenza) - Procès Colonna.  Hier (vendredi), ce sont les femmes des membres du commando qui ont commencé à témoigner à la barre. Corinne Cau, ancienne épouse de Martin Ottaviani a ouvert le bal. Et rebondissement, cette dernière a déclaré que les aveux de son ex-mari avaient été réalisés en sa présence. « Les policiers m’ont conduit dans le bureau où mon mari était interrogé. Il voulait avouer en ma présence » , a t-elle déclaré pour la première fois dans ce dossier. Une déclaration qui pourrait ainsi conforter la thèse de la défense, selon laquelle les gardes-à-vue des membres du commando n’ont pas été étanches et que le nom d’Yvan Colonna n’est pas apparu de manière spontanée. Corinne Cau, rappelons-le, avait fourni un alibi à Martin Ottaviani en 1999 alors qu’ils étaient, tous deux, placés en garde-à-vue. Elle s’était ensuite rétractée deux jours plus tard. Parallèlement, ce matin, un incident a eu lieu lors du procès. Un témoin qui n’a pas encore déposé a été repéré dans l’assistance par l'un des avocats d'Yvan Colonna. Or, il est formellement interdit aux témoins de suivre le déroulement du procès avant leur témoignage. Cela peut d’ailleurs être un motif  de cassation d’un procès. Jacques Follorou, le journaliste du Monde a du quitter la salle tandis que l’audience a été interrompue.

piqué au tas sur www.alta-frequenza.com - 21/05/2011

 

« Tous les services sont mobilisés »

« Des gens qui avaient des velléités » d'attentats en France ont été arrêtés.

« Des gens qui avaient des velléités » d'attentats en France ont été arrêtés. S. ORTOLA / 20 MINUTES

Loïc Garnier

« 20 Minutes » a rencontré le patron de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste

A la tête de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier est l'un des hommes les plus informées des menaces terroristes. Il détaille l'organisation des services.

Comment définiriez-vous l'état de la menace terroriste ?
La menace est toujours élevée. Les actions d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) sont très inquiétantes. N'oublions pas qu'ils détiennent cinq otages français. Leurs éléments les plus virulents sont dans une sorte d'émulation. Ils sont susceptibles de menacer tous nos intérêts à l'étranger et on travaille à ce qu'ils n'agissent pas sur notre territoire.

Le message d'Oussama ben Laden vous a-t-il étonné ?
Non. Notre politique domestique a eu des retentissements sur la scène internationale avec notre présence en Afghanistan et la loi sur la burqa. Ce message a vocation à mobiliser Al-Qaida en interne et en l'occurrence, Aqmi.
Peut-il radicaliser des éléments présents sur notre sol ?
On ne peut pas l'exclure. Ces Lone Wolves [loups solitaires] font partie du danger. Mais ils ne sont jamais totalement isolés. Un terroriste parle toujours à quelqu'un. Notre mission est aussi de surveiller les gens qui vont vers les zones de djihad. Surtout quand ils en reviennent, car ils ont pu bénéficier d'un entraînement sur place.

Depuis le début de l'année, des attentats terroristes ont-ils été déjoués en France ?
On a arrêté des gens qui avaient des velléités. Mais en matière de terrorisme, on ne peut pas s'arrêter aux chiffres. Une personne mal intentionnée peut causer beaucoup plus de dégâts que quinze moyennement entraînées.

Les effectifs de l'antiterrorisme ont-ils augmenté depuis cet été ?
Non. Mais tous les services sont mobilisés. Les acteurs majeurs sont bien sûr les services de renseignements qui font de l'infiltration, de l'écoute (DCRI, DGSE, etc.), mais la prise d'information concerne tout le monde : les policiers, les gendarmes et même chaque citoyen.

Les services se parlent-ils davantage ?
Ils se sont rapprochés. La fusion des RG et de la DST a fait du bien et c'est aussi une question d'hommes qui s'entendent bien.

Propos recueillis par Matthieu Goar

piqué au tas sur www.20minutes.fr - 09/11/2010

"Il n'y a pas de nouvelle menace terroriste en France"

Par Angelina Guiboud

La mort de Ben Laden va-t-elle engendrer des représailles en France -cible depuis 2010 d'Al-Qaïda? Les mesures de sécurité vont-elles être renforcées? Les réponses de Loïc Garnier, chef de l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste.

"Les menaces sont partout et on peut craindre effectivement que la France soit l'objet, comme les Etats-Unis, comme d'autres pays amis, de représailles et d'une volonté de vengeance." C'est en ces termes que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a répondu aux craintes engendrées par la mort d'Oussama Ben Laden. Le chef de l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste, Loïc Garnier confirme le renforcement des mesures de précautions.

Trois jours après la mort de Ben Laden, chef d'Al-Qaïda, quelles sont les nouvelles menaces qui pèsent sur la France?

Les menaces qui pèsent sur la France sont beaucoup plus fortes en dehors du territoire, avec des organisations telles qu'Aqmi qui mènent des actions contre nos intérêts. Sur notre territoire, - même si l'on peut craindre quelques esprits échauffés qui voudront venger Ben Laden- il n'y a pas de nouvelle menace ni d'augmentation des risques d'attentats. Cependant, la situation reste tendue, fragile. Tous nos services -forces de l'ordre- restent mobilisés et la vigilance est accrue.

Le plan vigipirate a-t-il été renforcé?

Le plan vigipirate est constitué d'une série de mesures qui s'adaptent selon les événements. La mort de Ben Laden a enclenché un ajustement de ces mesures principalement dans le secteur aérien. Nous procédons par ailleurs à une sensibilisation de nos effectifs et nous leur demandons de redoubler d'attention.

Quels sont les risques pour les otages actuels (en Afghanistan, au Niger)?

Je ne souhaite pas évoquer les otages pour des raisons de sécurité.

Quelles sont les actions menées à l'étranger?

La menace étant permanente, nous allons opérer à un renforcement dans la coopération entre les pays alliés.

piqué au tas sur l'express.com - 04/05/2011

 

 

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03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

20:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/03/2011

L'OTAN cherche à minimiser les perters civiles en Afghanistan

Afghanistan/Otan: Petraeus s'excuse


AFP
02/03/2011 | Mise à jour : 15:48
Le général américain David Petraeus, chef des troupes de l'Otan en Afghanistan, a présenté des excuses aujourd'hui pour la mort au cours d'un raid de neuf civils, "tragédie" dont l'Isaf assume l'entière responsabilité.

Les excuses du général Petraeus font suite à un appel pressant du président afghan Hamid Karzaï demandant à la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) d'éviter les "meurtres quotidiens" de civils et l'avertissant qu'elle allait au devant de "graves problèmes" dans le cas contraire.

Peu auparavant, la police afghane avait annoncé que neuf jeunes enfants avaient été tués au cours d'un raid aérien hier alors qu'ils ramassaient du bois, dans la province orientale de Kunar, où l'Otan est déjà accusée par le gouvernement afghan d'avoir tué 65 civils dans un bombardement il y a dix jours.

"Nous sommes profondément désolés pour cette tragédie et nous présentons nos excuses aux membres du gouvernement afghan, au peuple d'Afghanistan, et par dessus tout aux survivants de la famille dont des membres ont été tués au cours de nos opérations", déclare le général américain dans un communiqué. "Ces morts n'auraient jamais dû se produire et je présenterai mes excuses en personne au président Karzaï à son retour de son voyage à Londres cette semaine", ajoute le communiqué.

De son côté l'Isaf, qui ne précise pas l'âge des victimes, déclare "assumer l'entière responsabilité de cette tragédie et vouloir continuer à mener une enquête exhaustive sur cet incident afin de comprendre pourquoi il a eu lieu et tenter d'empêcher qu'un tel événement ne se reproduise à l'avenir". "Si l'enquête devait corroborer les faits, des sanctions seraient envisagées, y compris des sanctions disciplinaires", ajoute le communiqué. L'Isaf indique avoir agi en représailles à des tirs de roquettes contre une base militaire.



KABOUL, 1er mars – RIA Novosti

Neuf enfants afghans ont été tués dans un bombardement des forces de l'Otan dans le district de Manogai, dans l'est du pays, rapporte l'agence d'information afghane Pajhwok.

Selon l'agence, qui cite de nombreux témoins oculaires, un groupe d'enfants, âgés de 10 à 15 ans, s'est rendu dans la vallée de Nanglam située dans le district pour aller chercher du bois. Des pilotes de l'Otan les ont pris pour des talibans et les ont bombardés.

Le chef de la police du district, Mohammad Rahman Bashardost, a confirmé que des enfants avaient péri mais sans pouvoir préciser le nombre de victimes.

Des enquêteurs envoyés sur place livreront le bilan définitif une fois leur travail terminé, a précisé l'intéressé.

De son côté, le service de presse de l'Alliance a fait savoir que le bombardement a été effectué après l'attaque d'une base de l'Organisation perpétrée par des insurgés dans le même district et que les victimes de ce raid aérien étaient des talibans.

Ce n'est pas la première fois que les actions de l'Otan font des victimes civiles. Le 18 février, l'aviation de l'Alliance a effectué un bombardement similaire qui a fait 65 victimes civiles, dont 29 enfants.

 

Afghan Probe Links NATO Strikes to 65 Civilian Deaths

The lifeless body of a dog is seen as Afghan police officers, right, look at the wreckage of a car after an explosion in the Arghandab district of Kandahar province, Afghanistan, February 27, 2011
Photo: AP

The lifeless body of a dog is seen as Afghan police officers, right, look at the wreckage of a car after an explosion in the Arghandab district of Kandahar province, Afghanistan, February 27, 2011

The Afghan government says NATO forces killed 65 civilians, many of them children, during recent attacks on a militant stronghold.

A government statement Sunday disclosed findings of an investigation conducted last week.  It said the death toll from NATO air and ground operations earlier this month in Kunar province included 21 boys, 19 girls, 10 women and 15 adult males. 

http://www.voanews.com/english/news/asia/-8-Die-in-Afghan-Explosion-117006808.html

 

 

 

 

16:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/02/2011

"Dommages collatéraux en Afghanistan": 2 enfants tués chaque jours par les IED

En moyenne, deux enfants ont trouvé  la mort, chaque jour, dans la guerre en Afghanistan en 2010, a affirmé l'ONG afghane de défense des droits Afghanistan Rights Monitor (ARM) dans un rapport publié mercredi.

© Epa

Le nombre d'enfants tués est en baisse par rapport à 2009 où plus d'un millier d'enfants avaient été tués.

Sur les 2.421 civils morts dans divers incidents liés à la guerre en Afghanistan l'année passée, 739 étaient des mineurs, selon ARM.

Deux décès d'enfants sur trois seraient dus à des insurgés et des "groupes d'opposition armés" - la plupart du fait de bombes artisanales (ou "Improvised Explosive Devices", IED), et 17% sont à mettre au compte des forces internationales, affirme l'ONG afghane, qui mène une enquête sur les morts civiles depuis 2008.

Environ 15% des morts n'ont pas pu être attribuées à l'une ou l'autre partie, souligne le rapport.

Le nombre de victimes civiles et militaires a atteint un niveau record en 2010. Le nombre d'enfants tués a toutefois reculé l'an passé par rapport à 2009 où 1.050 d'entre eux avaient péri.

Beaucoup d'enfants ont trouvé la mort dans les provinces de Kandahar et du Helmand, dans le sud du pays, les bastions traditionnels de l'insurrection des talibans. Mais les provinces de Kunar, dans l'est, et de Kunduz, dans le nord, sont aujourd'hui devenues aussi parmi les régions les plus dangereuses pour les enfants, ajoute ARM.

Levif.be avec Belga - 09/02/2010

 

 

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27/01/2011

EUROPOL : 294 attentats en Europe en 2009, 1 attribué au terrorisme islamiste

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La peur du terrorisme islamiste sur le Vieux Continent est inversement proportionnelle à sa réalité: c'est l'un des enseignements de la première enquête sur le sujet de l'agence Europol.

Le premier rapport annuel sur le terrorisme de la toute jeune, et très sérieuse, agence intergouvementale Europol vient d'être rendu public. Il met à mal un certain nombre d'idées reçues, sur l'état de la menace en Europe et ceux qui en sont responsables.

- Un seul attentat est à mettre au compte du terrorisme islamiste. Comme le relève ironiquement Dan Gardner, un journaliste du Vancouver Sun, au Canada, qui commente cette enquête, c'est autant que "le Comité d'action viticole, ce groupe français qui veut mettre un terme à l'importation de vins étrangers"...

Cet unique attentat à la bombe, revendiqué par un groupe islamiste, a été commis en Italie. Les responsables antiterroristes européens continuent néanmoins à considérer la menace islamiste comme la plus importante des menaces terroristes - qui, selon les mêmes, est de manière générale "réelle et sérieuse".

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A cela une raison: ils considèrent que, contrairement à leurs homologues séparatistes ou politiques, qui s'en prennent le plus souvent aux représentants de l'Etat, les radicaux musulmans visent à faire le plus de victimes civiles possibles et frappent à l'aveugle.

En outre, les terroristes islamistes ont choisi de mener leurs opérations contre les intérêts européens loin du Vieux Continent, essentiellement en Afrique saharienne et sahélienne, dans la corne de l'Afrique, en Irak, dans quelques Etats du Golfe, en Afghanistan et au Pakistan. L'actualité récente nous le rappelle tragiquement...

- L'immense majorité des attaques terroristes sont liées au séparatisme, exclusivement en France et en Espagne: 89 sur le sol Français, 148, pour l'essentiel attribuées à l'ETA, de l'autre côté des Pyrénées - pour un total de 237 sur 294 en 2009. 40 attentats ont été revendiqués par des mouvements anarchistes ou d'extrême gauche, 4 par des mouvements d'extrême droite.

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- Le nombre d'attentats ne cesse de baisser. La décrue, entamée en 2008, s'est accentuée en 2009: 581 attaques, effectives ou avortées, recensées il y a trois ans, 441 en 2008, 294 en 2009. Soit 33% de moins qu'en 2008, pratiquement moitié moins qu'en 2007. Plus inattendu encore, elles n'ont touché que six pays de l'Union européenne - la France, l'Autriche, la Grèce, la Hongrie, l'Italie et l'Espagne.

Le nombre d'arrestations liées à des affaires de terrorisme a lui aussi diminué, passant en trois ans de 841 à 587. Le nombre de tués a en revanche augmenté: quatre victimes en 2008, sept en 2009, toutes membres des forces de l'ordre.

Le nombre d'attentats a été pratiquement divisé par deux en Europe entre 2007 et 2009.

Europol

294 attentats en Europe en 2009, 1 attribué au terrorisme islamiste

- Internet et les réseaux sociaux sont devenus une arme. Que les terroristes utilisent pour communiquer, "organiser leurs opérations, collecter des informations sur leurs cibles futures, revendiquer leurs attaques, informer les autres membres du groupe et même recruter".

piqué au tas sur l'express.fr - 10/01/2011

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30/12/2010

Journalisme : le coût de l'imprudence vraiment coupable

 

 

09:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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