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28/03/2011

Cette Terre qui Nourrit les Machines - film de Jérôme Champion & Luciano Ibarra

Documentaire (France) de Jérôme CHAMPION, Luciano IBARRA - 2011 La voix de la terre sur un ton souvent coquasse, amusant mais aussi humain et grinçant nous interpelle tout au long d'un périple qui nous mène de l'Allemagne au Brésil, du Mexique à la Belgique et à la Grande Bretagne. On y découvre alors le portrait de paysans en proie à la résistance face aux logiques des monocultures et de l'agro-industrie.

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24/01/2011

Le contrôle de l'insécurité alimentaire - biocarburants et spéculation

CHICAGO HEBDO/Maïs et soja à leur plus haut niveau depuis l'été 2008

Chicago (awp/afp) - Les prix du maïs et du soja ont continué d'atteindre des niveaux inédits depuis juillet 2008 cette semaine à Chicago, dopés par des révisions en baisse de l'offre par les autorités agricoles américaines.

Publié mercredi, le très attendu rapport mensuel du département américain de l'Agriculture (USDA) était "indéniablement positif pour les cours", a commenté Sudakshina Unnikrishnan, de Barclays Capital.

"Le contexte pour l'offre mondiale a été caractérisé depuis un an par une série de déceptions en raison de conditions météorologiques défavorables: inondations au Canada, au Pakistan et plus récemment en Australie, sécheresse en Russie, Ukraine et Kazakhstan, temps sec en Argentine", a commenté l'analyste. "De ce point de vue, le rapport de l'USDA, qui abaissé davantage que prévu ses prévisions de l'offre, a apporté de nouvelles surprises".

Le ministère a abaissé ses estimations de production mondiale de maïs pour la campagne en cours à 816 millions de tonnes (Mt). Conséquence de cette offre moindre sur les marchés internationaux, et d'une forte demande des producteurs d'éthanol, les stocks américains se situent à un "niveau dangereusement bas", selon l'analyste de Barclays.

Pour le soja, les experts de l'USDA ont revu à la baisse leur prévision de production américaine de soja à 90,61 Mt. Les prévisions d'exportations étant inchangées, le stock final aux Etats-Unis passe sous la barre des 4 Mt, à 3,82 Mt.

Selon Don Roose, de US Commodities, ces chiffres devraient avoir un effet à long terme sur le marché.

"L'année dernière, (l'effet positif du même rapport) a duré jusqu'à la publication du rapport de février", a-t-il rappelé. "C'est donc positif pour au moins un mois, et peut être jusqu'à l'été".

La situation semble moins critique pour le blé, pour lequel l'USDA a revu son estimation de stock mondial.

Vers 16H10 GMT vendredi, le boisseau de soja pour livraison en mars valait 14,09 dollars contre 13,65 dollars une semaine plus tôt. Il a atteint 14,3250 dollars jeudi, niveau inédit depuis juillet 2008.

Le contrat de maïs à échéance mars montait à 6,38 dollars, contre 5,95 dollars vendredi dernier, après un pic jeudi à 6,4950 dollars, là aussi un plus haut depuis juillet 2008.

Le boisseau de blé pour livraison en mars a reculé à 7,6225 dollars contre 7,74 dollars sept jours plus tôt.

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(AWP/14 janvier 2011 17h43)

piqué sur romandienews.fr -14/01/2011

La hausse des cours du blé et de nombreuses matières premières agricoles est à l’origine des émeutes au Maghreb. Partout dans le monde, les consommateurs paieront plus cher leurs achats de produits alimentaires.

Les prix de pratiquement toutes les matières premières agricoles sur le marché mondial ont fortement augmenté, ces derniers mois. Cette hausse est si inquiétante que les Nations unies craignent une nouvelle crise alimentaire mondiale. Elle pourrait même être pire que celle qui avait éclaté en 2008. L’Onu juge cette flambée des cours mondiaux « très dangereuse ». 80 pays sont particulièrement menacés. Le Sahel serait, une fois de plus, la région du monde la plus touchée. L’Afghanistan ou la Mongolie pourraient également connaître des difficultés pour nourrir leur population.

La FAO, l’agence des Nations unies chargée de lutter contre la faim dans le monde, a vu son « indice des prix augmenter de 4 % en décembre, par rapport à novembre, soit un point au-dessus du niveau de l’été 2008 » quand les cours étaient au plus haut. La FAO cite en exemple l’indice du prix des céréales, qui a augmenté de 39 % en un an.

En Asie, le prix du riz a augmenté, notamment au Bengladesh. Le gouvernement achète du riz sur le marché mondial pour réapprovisionner les stocks de sécurité. L’Indonésie s’approvisionne aussi sur le marché pour maintenir les prix du riz à des niveaux raisonnables pour le consommateur.

Le Maroc et l’Algérie refont leurs stocks

Les gouvernements du Maghreb font exactement la même chose avec le blé. En quinze jours, l’Algérie a acheté un million de tonnes de blé à la France, pour faire face à la hausse des prix à l’origine des émeutes qui ont touché de nombreuses villes. Le Maroc a acheté 900 000 tonnes pour éviter une crise sociale. L’effondrement du régime du président Ben Ali, dû en partie aux difficultés de la vie quotidienne, inquiète les voisins de la Tunisie, qui multiplient les mesures de maintien des prix des produits de base à des niveaux supportables pour les plus pauvres.

La situation en Russie est tout aussi alarmante. Les prix des pommes de terre se sont envolés, ainsi que ceux de la farine. Ces hausses sont dues aux incendies de l’été dernier, qui ont affecté la Russie, pesant aussi sur les stocks mondiaux de céréales.

Les nouvelles ne sont pas meilleures du côté des États-Unis. Les stocks de maïs et de soja baissent, ce qui aura pour effet de faire grimper les prix mondiaux. Selon le Département américain de l’Agriculture, un autre phénomène devrait favoriser l’envolée des cours du maïs : c’est l’accroissement de la production d’éthanol, le biocarburant dont les volumes de production concurrencent la part de matières premières consacrée à l’alimentation. Et un autre indicateur clignote : celui de l’huile de palme, très utilisée dans l’industrie alimentaire.

Malgré les bonnes récoltes de l’an passé, il aura fallu que la production de la Malaisie soit mauvaise pour entraîner les cours à la hausse.

Le pétrole pèse également sur les prix

Les calamités météorologiques qui se sont abattues depuis plusieurs mois sur la planète sont à l’origine de mauvaises récoltes. Après les incendies russes, les inondations australiennes et brésiliennes, les spécialistes de l’agriculture vont faire leurs comptes en examinant aussi les conséquences sur la météo d’El Nino, le courant pacifique perturbateur de l’équilibre des saisons. Si les récoltes brésiliennes et uruguayennes de maïs ou de soja sont mauvaises, le monde entier se tournera vers les États-Unis.

Enfin, et ce n’est pas la moindre menace sur les prix agricoles : la hausse importante et continue du pétrole aura des répercussions qui auront pour effet d’alourdir les étiquettes.

le 22/01/2011 à 00:00

piqué sur www.lalsace.fr - 22/01/2011

Les stocks de maïs et de soja baissent aux États-Unis

MATIERES PREMIERES HEBDO – Au cours de la semaine du 10 janvier, les cours des deux céréales ont atteint des nivaux inédits depuis juillet 2008 après que le département américain l’agriculture a revu à la baisse ses prévisions de production outre-Atlantique.

Café, maïs et soja à la hausse

Du côté des matières premières agricoles, l’heure était à la hausse la semaine dernière. Voire même aux records. Les céréales ont touché des plus hauts depuis 2008 à Chicago. En cause : la publication du très attendu rapport mensuel du département américain de l’agriculture (USDA), qui a troublé les investisseurs. Ce dernier a en effet abaissé ses estimations de production mondiale de maïs pour la campagne 2010/2011 à 816 millions de tonnes. Alors que la demande ne cesse d’augmenter, poussée par la production d’éthanol, les stocks américains ont été drastiquement revus à la baisse à seulement 18,92 millions de tonnes. Le contrat de maïs à échéance mars a terminé à 6,50 dollars vendredi, contre 5,95 dollars la semaine dernière. Un plus haut depuis juillet 2008.

Pour le soja, l’USDA a aussi revu à la baisse ses prévisions de production américaine à 90,61 millions de tonnes. Les prévisions d’exportations restent, elles, inchangées, ce qui amène le stock final aux Etats-Unis sous la barre des 4 millions de tonnes, à 3,82. D’après les analystes, ce faible niveau devrait tirer les cours vers le haut jusqu’au prochain rapport de l’USDA en février. En attendant, le boisseau de soja pour livraison en mars valait 14,09 dollars vendredi après avoir atteint 14,3250 dollars jeudi, niveau inédit depuis 2008.

Pour le blé, en revanche, les stocks mondiaux ont été revus à la hausse à 177,99 millions de tonnes. Le boisseau de blé pour livraison en mars a terminé la semaine en baisse à 7,6225 dollars.

L’arabica est aussi remonté à son plus haut niveau depuis 13 ans à New York à 244,50 cents la livre tandis que le robusta touchait les 2185 dollars à Londres, du jamais vu depuis 2008. D’après l’organisation internationale du café, «les fondamentaux du marché continuent d’être favorables à des prix élevés». Par ailleurs, «le climat capricieux affecte les récoltes et le transport dans les pays exportateurs, et perturbe l’offre de café à court terme», ceci dans un contexte où la «demande reste soutenue, particulièrement dans les pays émergents», explique l’organisation.

Le cacao est également monté la semaine passée. Le marché reste très volatil alors qu’aucune issue à la crise politique ivoirienne n’est trouvée. A Londres, la tonne de cacao pour livraison en mars a terminé à 2003 livres vendredi (+4,16% en cinq jours) tandis qu’à New York, le contrat pour livraison à la même échéance finissait à 3045 dollars (+7,52% sur la semaine).

Le brent monte à 99 dollars

La semaine pétrolière a aussi été marquée par la hausse. Principale cause de cette montée des cours : la fermeture d’un oléoduc en Alaska. Long de 1200 kilomètres et reliant la région pétrolifère de North Slope, aux confins de l’Arctique, à la côte Sud de l’Alaska, l’oléoduc Trans Alaska transporte entre 630.000 et 650.000 barils de brut par jour. Cela représente plus de 10% de la production américaine et une source importante d’approvisionnement pour la côte Ouest des Etats-Unis. Sa fermeture a été décidée après la découverte d’une fuite à une station de pompage.

A New York, le baril de référence pour livraison en février a enchaîné trois séances consécutives de hausse, faisant passer son prix de 89,25 dollars lundi à 91,86 dollars mercredi. A Londres, le mouvement était même plus marqué. Le Brent pour la même échéance a touché son plus haut niveau depuis le 1er octobre 2008 à 98,85 dollars mercredi.

Jeudi a été une journée de consolidation, mais dès vendredi, les cours sont repartis à la hausse, l’incertitude persistant sur la situation de l’oléoduc. «L’offre est abondante aux Etats-Unis, ce n’est donc pas un problème, sauf si cela dure un mois, a précisé Matt Smith, de Summit Energy. Mais tant que la situation n’est pas plus claire, les prix intègrent ce facteur». Les analystes de Commerzbank confirment : «Les perturbations dans la production et les approvisionnements sont considérés comme la raison de cette montée des prix». Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en février a terminé la semaine à 91,54 dollars. De son côté, le baril échangé à Londres est monté jusqu’à 99,20 dollars en séance, avant de clôturer à 98,65 dollars. «Si le Brent devait franchir les 100 dollars, le baril texan devrait essayer d’atteindre de nouveaux sommets», annonce Rich Ilczyszyn, de Lind-Waldock.

Les métaux de base reprennent leur souffle

Sur le London Metal Exchange (LME), la semaine a été plus dispersée. Après avoir démarré l’année sur les chapeaux de roue, les investisseurs reprennent leur souffle. De quoi se demander si la montée du début d’année n’était pas seulement due à une chasse aux bonnes affaires, d’après les observateurs. Par ailleurs, les achats ont été pénalisés par la remontée du dollar en début de semaine.

Le cuivre n’a pas réussi à battre son propre record (9754 dollars) et s’échangeait à 9640 dollars vendredi. Le nickel a baissé à 25.747 dollars la tonne, non sans avoir touché un plus haut depuis mai 2010 à 25.999 dollars, porté par les craintes sur la situation en Australie. Même mouvement baissier pour l’étain (26.750 dollars) qui est également monté à un plus haut depuis novembre dernier après que l’Indonésie a annoncé une baisse de ses exportations en raison des inondations. L’aluminium a reculé à 2470 dollars malgré le fait que Rio Tinto, troisième exportateur mondial, ait déclaré la force majeure sur l’une de ses plus importantes fonderies en Australie.

Plus optimistes, les opérateurs lâchent l’or

L’or a été, pour sa part, pénalisé par un regain d’optimisme du côté des investisseurs. Ces derniers ont apprécié les réussites des trois principales émissions obligataires du moment: le Portugal, l’Espagne et l’Italie. La croissance record en Allemagne au mois de décembre est venu s’ajouter à ce tableau positif sur la situation économique de la zone euro. L’or en tant que valeur refuge n’était alors plus la priorité des opérateurs. Même le recul du dollar n’a pas suffi à freiner le mouvement baissier. Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé vendredi à 1367 dollars.

Comme toujours, l’or a entraîné l’argent dans son sillage. Ce dernier est tombé à son plus bas niveau depuis début décembre (28,02 dollars l’once) avant de laborieusement remonter la pente. Il termine à 28,27 dollars.

A contre-tendance, les platinoïdes ont fortement progressé, dopés par des tensions sur l’offre suite à des coupures d’électricité dans des mines d’Afrique du Sud. Le platine est monté à son plus haut depuis juillet dernier (1829,50 dollars) et le palladium a franchi la barre des 800 dollars pour la première fois en 10 ans. Sur le London Platinium and Palladium Market, ils terminent la semaine respectivement à 1811 dollars et 795 dollars l’once.

LIRE AUSSI:

» Les matières premières agricoles s’envolent

» Les prix à la pompe poursuivent leur ascension

» Le baril de pétrole frôle la barre des 100 dollars

Gazzane, Hayat

piqué sur marches.lefigaro.f - 17/01/2011

Les conditions sont réunies pour un prix du maïs élevé en 2011

Le rapport du USDA du 12 janvier révèle des conditions qui devraient soutenir un prix du maïs élevé en 2011 : inventaires américains et mondiaux à leur plus bas, productions inférieures aux États-Unis et en Amérique du Sud. Voici les faits saillants de ce rapport, concernant le maïs.

-Le niveau des inventaires de fin d’année de maïs américain pour 2010-11 devrait s’établir à 18,92 millions de tonnes. La moyenne des prévisions des marchés était de 19,79 millions de tonnes et ceux-ci s’établissaient à 43,38 millions de tonnes en 2009-10. Il s’agit donc d’un repli de plus de 55 %, ce qui porte le niveau des inventaires américains de fin d’année à leur plus bas niveau depuis 1995-96.

-Le USDA a à nouveau revu légèrement à la baisse la production de maïs américain de la dernière récolte à 316,93 millions de tonnes, contre 318,53 millions de tonnes le mois dernier. Ce résultat est très près de la moyenne des estimations des marchés de 317,57 millions de tonnes, mais représente une diminution de près de 5 % par rapport à la production de 2009-10.

-Aucun changement n’a été apporté au niveau des exportations cumulatives américaines de maïs toujours prévues pour l’année commerciale 2010-11 à 49,53 millions de tonnes.

-Une légère augmentation de l’usage de maïs pour la fabrication d’éthanol aux États-Unis de 2,54 millions de tonnes a été constatée par le USDA. Cet ajustement fait en sorte que les États-Unis utiliseront une nouvelle quantité record de maïs de 124 millions de tonnes pour fabriquer de l’éthanol en 2010-11.

-Dans le monde, le USDA estime maintenant que le niveau des inventaires de fin d’année de maïs serait de 127 millions de tonnes contre 130 millions de prévu le mois dernier et 147,11 millions de tonnes en 2009-10. Il s’agit du plus faible niveau d’inventaire mondial de maïs depuis 2006-07, année au cours de laquelle celui-ci s’était établi à 110,116 millions de tonnes.

-En raison des conditions très sèches qu’a connu l’Argentine au cours des derniers mois et de la possibilité qu’elles se poursuivent, le USDA prévoit une baisse des rendements et de la production des producteurs argentins de 1,5 million de tonnes, ce qui porte celle-ci à 23,5 millions de tonnes, contre 25 millions de tonnes d’anticipées le mois dernier et 22,8 millions de tonnes de produites l’an dernier.

-Le USDA prévoit maintenant un prix moyen du maïs aux États-Unis variant entre 4,90 et 5,70 $US/boisseau (193-224 $US/TM) pour 2010-11 alors qu’il l’estimait à 4,80-5,60 $US/boisseau (189-220 $US/TM) le mois dernier.

Plus d’information sur www.grainwiz.com

pqiué sur www.lebulletin.com -16/01/2011

Ethanol de maïs : spéculation et famine !

11 septembre 2007,
Par Christian Berdot

Lettre au journal Sud-Ouest

Dans son édition du vendredi 7 septembre, Sud-Ouest interviewait Mr Graciet, président de la Chambre d’agriculture des Landes, sur les augmentations du prix des céréales dont le maïs.

Par contre, aucune question n’était posée sur le pourquoi de cette augmentation. Les Amis de la Terre aimeraient apporter quelques éléments de réponse.


La principale raison des augmentations des prix alimentaires sur les 5 continents est dû à la confiscation par la filière éthanol, de millions de tonnes de maïs. Sous prétexte de remplacer le pétrole par des carburants d’origine agricole, des millions d’hectares ne sont plus utilisés pour produire de la nourriture, mais pour alimenter des usines d’éthanol.

En tant que premier réseau écologiste dans le monde, les Amis de la Terre, voient déjà les conséquences partout :
- en un an, le prix du blé en Angleterre, est passé de 150 euros la tonne à 300 euros provoquant une hausse du prix du pain (et en France ?) ;
- pour le seul mois de juillet, les prix du bœuf, du lait et des œufs ont augmenté de 7,5 % aux Etats-Unis ;
- l’Afrique du Sud a vu ses prix alimentaires augmenter de 17% ;
- la Chine a dû stopper toutes les nouvelles plantations de maïs pour faire de l’éthanol, après que le prix du porc ait subi une augmentation record de 42%, l’an dernier ;
- en Inde, les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 11% en un an ;
- au Mexique, le prix du maïs qui est l’aliment de base des plus pauvres, a quadruplé en février entraînant des émeutes de la faim ;
- pire encore, le Programme Alimentaire Mondial de l’ONU qui fournit une aide alimentaire à 80 millions d’humains, ne sait plus comment faire face à de telles augmentations des céréales. Des millions d’humains vont mourir de faim.

Et ce n’est pas fini, l’OCDE, le club des 30 pays les plus riches de la planète prévoit pour les 10 années à venir, une augmentation des prix alimentaires allant de 20 à 50% … Gare aux pauvres !

Mais est-ce que l’éthanol de maïs sert à autre chose qu’à faire grimper les prix ?

Les ministres d’une douzaine de pays de l’OCDE, dont les Etats-Unis, se réunissent aujourd’hui mardi, à Paris, pour discuter, lors de la Table Ronde sur le Développement durable, d’un rapport sur les agrocarburants. On peut y lire que « Le développement actuel des agrocarburants provoque des tensions insupportables qui vont désorganiser les marchés, sans apporter de bénéfices significatifs pour l’environnement ». Dans le meilleur des cas, peut-on lire, les agrocarburants pourraient permettre de diminuer les gaz à effet de serre de 3% mais à un coût exhorbitant. Les seuls agrocarburants intéressants sont la canne à sucre, les huiles usagées et les résidus de papeterie. Dans ce rapport, il est estimé que les Etats-Unis, à eux seuls, dépensent 5 milliards d’euros par an pour aider la filière éthanol, que chaque tonne de CO2 évitée coûte 350 euros et qu’en Europe, ce coût peut être jusqu’à 10 fois plus élevé ! Les auteurs du rapport demandent si l’Union Européenne, plutôt que de prévoir d’utiliser 10% de carburants végétaux d’ici 2020, ne ferait pas mieux d’investir l’argent des contribuables ailleurs.

D’autre part, la seule étude relativement favorable à l’éthanol de maïs – celle de l’ADEME – doit être bientôt revue complètement, tellement elle manque de rigueur scientifique dans ses calculs. Par contre, plusieurs études internationales, indépendantes démontrent très clairement que la quantité d’énergie fournie par un litre d’éthanol est inférieure à la quantité d’énergie nécessaire pour …fabriquer ce litre d’éthanol ! En terme d’indépendance énergétique ou de lutte contre les changements climatiques, l’éthanol de maïs ne sert à rien, voire aggrave ces problèmes.

Quel est alors l’intérêt véritable des agrocarburants et plus spécialement de l’éthanol de maïs ? En créant une nouvelle filière pour le maïs, on a artificiellement gonflé la demande et provoqué volontairement une augmentation des cours. Derrière cette manipulation spéculative, on retrouve tous les acteurs du second Forum Mondial des Agrocarburants qui a eu lieu à Bruxelles ce printemps : d’abord les acteurs de l’agriculture industrielle, tous les géants de la chimie des semences et des OGM (ce sont les mêmes), et leurs alliés du pétrole, de l’automobile, Abengoa et de grandes banques, notamment françaises. Toutes ces industries investissent dans la filière éthanol et ont intérêt à la voir se développer.

Pendant que ces groupes industriels poussent ces filières, les citoyens payent en tant que contribuables ( défiscalisation de 550 euros/ha pour l’éthanol sous forme d’E5 ou d’ETBE, et de 1600 euros/ha pour le E85 !) et subissent en tant que consommateur une augmentation des prix alimentaires. Pour le directeur de Nestlé le plus grand groupe agro-alimentaire mondial, aussi loin qu’on puisse prévoir, les prix resteront élevés. On n’a pas fini de payer !

Alors que ces céréales sont confisquées par la spéculation, le Panel International sur les Changements Climatiques prévoit qu’une des conséquences des changements climatiques pourrait être une diminution de la production agricole dépendante des pluies, allant jusqu’à 50%, d’ici 2020 ! La Banque Mondiale de son côté, constate que 15% de la nourriture mondiale actuelle - dont dépendent 160 millions d’humains - pousse grâce à de l’eau tirée de sources souterraines qui s’épuisent rapidement ou de rivières qui s’assèchent. Et pendant ce temps, l’eau, ici, est scandaleusement gaspillée. En effet, il faut plus de 900 litres d’eau pour faire pousser le maïs nécessaire à produire un litre d’éthanol ! Ce sont des millions de précieux m3 d’eau qui sont gaspillés pour partir en fumée.

Pendant que les céréaliers se réjouissent, dans de nombreux pays, les filières de l’élevage déjà en difficulté, supportent mal ces augmentations. Mais les éleveurs français seront heureux d’apprendre que le Brésil met ses abattoirs aux normes européennes… La délocalisation qui a d’ailleurs déjà commencé peut continuer et nous aurons bientôt des poulets brésiliens sur nos tables, pour la plus grande joie des producteurs landais...

Depuis 30 ans, l’agriculture sert à engraisser les actionnaires des grands groupes industriels et financiers (chimies, semences et maintenant OGM). Il serait temps qu’elle revienne à sa vraie vocation : nourrir la planète.

La quantité de céréales utilisées pour faire le plein d’un 4X4 suffit à couvrir la ration ANNUELLE d’un humain. Les Amis de la Terre posent clairement la question : va-t-on laisser encore longtemps une minorité spéculer sur l’alimentation mondiale et affamer les pauvres ? Non, et nous sommes tous concernés.

Pour continuer, un peu de lecture :

- La situation mondiale vu par la Fédération Internationale des Amis de la Terre et notamment par les groupes du Sud : "Agrocarburants une catastrophe écologique et sociale programmée", voir http://www.amisdelaterre.org/-Les-carburants-.html
- un exemple français, l’usine d’éthanol à Lacq (64) : "OGM, biocarburants et Euralis", voir http://www.amisdelaterre.org/OGM-biocarburants-et-euralis...
- une partie des informations de cet article est tirée d’un article du Guardian, voir la traduction intitulée : " Ethanol de maïs : l’énergie du... désespoir ou comment affamer des millions de pauvres !", http://www.amisdelaterre.org/Ethanol-l-energie-du-desespoir-ou.html

 

 

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19/09/2010

reclaim the fields

Nous sommes des jeunes paysanNEs, des sans-terre et des paysanNEs en devenir, ainsi que des personnes qui veulent retrouver le contrôle de la production alimentaire.

Nous appelons « paysanNE » quelqu’un qui produit de la nourriture à petite échelle, pour sa famille ou pour la communauté, et qui éventuellement en vent une partie. Nous incluons également les travailleurSEs agricoles.

http://reclaimthefields.org/sites/default/files/beginningW2_logo.png

 

Notre but est d’encourager les gens à rester ou à retourner en milieu rural. Nous voulons promouvoir la souveraineté alimentaire (cette expression est l’objet de débat dans notre réseau) et l’agriculture paysanne - particulièrement auprès des jeunes et des citadinEs -, ainsi que des modes de vie alternatifs. Nous sommes déterminés à créer des alternatives au capitalisme au travers d’initiatives et de modes de production coopératifs, collectifs, autonomes, répondant à nos besoins et à petite échelle. Nous voulons mettre nos idées en pratique et relier les actions locales aux luttes politiques globales.

Pour atteindre nos objectifs, nous voulons mettre en place des actions et des groupes militants locaux, mais aussi collaborer avec les initiatives existantes. C’est la raison pour laquelle nous choisissons de n’être pas un groupe homogène, mais bien de nous ouvrir à la diversité des acteurs qui luttent contre le modèle de production alimentaire capitaliste.

Nous voulons mettre en avant les thèmes de l’accès à la terre, de l’agriculture collective et du droit aux semences. Nous espérons renforcer notre impact en collaborant avec des activistes qui agissent sur d’autres thèmes mais partagent la même vision sociale.

Cependant, notre ouverture a ses limites. Nous sommes déterminés à reprendre le contrôle de nos vies et refusons toute forme d’autoritarisme et de hiérarchie. Nous nous engageons à respecter la nature et les êtres vivants, mais nous ne tolérerons jamais aucune forme de discrimination, qu’elle soit basée sur la race, la religion, le genre, la nationalité, l’orientation sexuelle ou le statut social.

Nous refusons et nous opposerons farouchement à toute forme d’exploitation des personnes. Avec la même force, nous agirons avec convivialité, faisant de la solidarité une pratique concrète de notre vie quotidienne.



Nous soutenons les luttes et visions de la Via Campesina, et travaillons pour les renforcer au niveau des jeunes européens. Nous souhaitons partager les connaissances et l’expérience acquise au fil des années de militance et de vie paysanne, et les enrichir avec les perspectives de ces entre nous qui ne sont pas – ou pas encore -  paysannes.  Nous souffrons touTEs des conséquences des mêmes politiques et participons à la même lutte.
reclaim the fields

 

courriel du 19/09/2010

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15/11/2009

Lettre de René Riesel à propos de la propagande vaccinale

Pris chez Le JL

Bravo à René RIESEL !!!

 

Dimanche 15 novembre 2009
Lettre ouverte

René Riesel
Vallongue
48210 Mas Saint-Chély
à M. Stephan Pinède
Directeur départemental des services vétérinaires
Zone Artisanale du Gévaudan
48000 Mende
Vallongue, le 17 octobre 2009

Monsieur,

Après celui que vous m’aviez adressé le 18 août j’ai également reçu votre courrier recommandé, avec accusé de réception, du 30 septembre. Vous m’y mettez à nouveau «en demeure de faire mettre en oeuvre par [mon] vétérinaire sanitaire une vaccination valable de [mes] animaux éligibles contre les sérotypes 1 et 8 de la FCO dans un délai n’excédant pas 15 jours à compter de la réception de cette lettre». Vous m’y informez aussi qu’«en l’absence de l’attestation, par [mon] vétérinaire sanitaire d’une première injection de primo-vaccination ou d’un rappel sous ces quinze jours, de même (en cas de primovaccination) qu’en l’absence d’une seconde injection dans le délai prévu par le laboratoire fabricant du vaccin utilisé», vous serez «contraint de transmettre à Madame le procureur de la République un procès verbal de constatation du non respect des mesures collectives obligatoires de prophylaxie des maladies animales, contravention pénale de 4e classe».

J’ai pris bonne note de vos injonctions. Je n’en persiste pas moins à refuser de soumettre mon cheptel à la vaccination contre l’un et l’autre des dits sérotypes. Ceci valant également pour celles qui pourraient se voir imposées à l’avenir contre tel ou tel des vingt-deux autres sérotypes connus dont la manifestation sous nos latitudes est, comme on sait, des plus envisageables à plus ou moins brève échéance.

Je ne mentionnerai donc qu’à titre de curiosité un détail, forcément secondaire face à une si dangereuse maladie, indiscutablement vectorielle et non contagieuse, que votre précédent ministre de tutelle, désormais recasé dans l’industrie pharmaceutique, présentait sans rire comme la plus grande crise sanitaire depuis 50 ans : eussé-je été dans de plus dociles dispositions qu’il m’aurait de toute façon été impossible d’obtempérer à votre sommation dans le délai imparti. Mes brebis sont en lutte ou gravides et, s’il faut en croire le chapitre 2.1.9, consacré à la Blue Tongue, du Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les ruminants terrestres de l’O.I.E.-Organisation mondiale de la santé animale, «attenuated virus vaccines are teratogenic and should not be administred to pregnant sheep during the first half of pregnancy as this may cause fetal death and abnormalities». De même, Newsom et Marsh (Les maladies du mouton, Vigot, Paris 1961, 2e édition américaine 1958) soulignaient déjà : «On a trouvé en Californie qu’il y avait un risque à vacciner les brebis gestantes. Schultz et De Lay (1955) signalent des pertes sérieuses chez les agneaux de brebis vaccinées alors qu’elles étaient pleines de 4 à 8 semaines. Beaucoup d’agneaux furent mort-nés ou présentèrent des symptômes de développement cérébral imparfait. Il est donc recommandé de vacciner les brebis reproductrices au moins trois semaines avant la lutte, ou bien après les trois premiers mois de gestation.»

Je vous laisse libre de juger qu’il ne s’agirait là, en toute hypothèse, que de dégâts collatéraux, qui ne pèseraient rien en regard des bénéfices dont votre courrier fait maladroitement la propagande. Une telle conviction paraît du reste partagée car il est notoire qu’on ne s’est pas privé de faire n’importe quoi dans cette comique blitzkrieg antivirale, vaccinant des bêtes gestantes aussi bien que des animaux infectés, avec les résultats qu’il fallait attendre. Ceux-ci sont constatables par n’importe quel éleveur mais, malheureusement, «la qualité des données recueillies n’a pas toujours permis d’évaluer correctement le rôle réel du vaccin dans la survenue de l’effet indésirable» et l’A.F.S.S.A. ne peut faire autrement qu’en conclure : «À ce jour, les données recueillies ne remettent pas en cause le principe de la vaccination.» (A.F.S.S.A., 31 mai 2009)

C’est précisément ce que votre courrier comporte de propagande, d’intimidations et de mensonges implicites ou explicites qui donne tout son sens, bien au-delà des considérations qu’on pourrait émettre sur ses bénéficiaires directs (cette industrie de la pharmacie dont vous me recommandez de suivre les prescriptions), à la manipulation dont vous êtes l’exécutant.

Vous demeurez, là encore, libre de hausser les épaules : à considérer la pandémie étatico-médiatique autour de la redoutable grippe qu’on endigue en se mouchant dans son coude et qu’on soigne au paracétamol, qui se soucierait qu’on traite les ruminants comme des hommes ? Ainsi qu’on peut en faire quotidiennement le constat à tout propos, les perspectives sont d’ailleurs excellentes pour les agents du Ministère de la Peur et il relève de la bonne gouvernance d’avoir su vérifier, sous couvert de santé animale (et, prochainement, de «traçabilité» quand le puçage des moutons deviendra obligatoire après qu’on l’ait fait adopter aux hommes librement, sans la moindre coercition) qu’il en coûte finalement fort peu désormais pour perfectionner l’administration des hommes.

Je vois de l’intimidation et un mensonge implicite dans votre affirmation selon laquelle mon cheptel n’étant «pas valablement vacciné» il constituerait, «à ce titre, un cheptel dans lequel la circulation de la maladie pourra survenir avec les conséquences sanitaires et économiques que l’on connaît». Les données «épidémiologiques» du même O.I.E. signalent : «Taux de mortalité normalement faible chez les ovins mais pouvant atteindre 10% lors de certaines épizooties. Maladie non contagieuse» et j’entends, ce qui ne regarde que moi, faire mon affaire de ce que vous appelez des «conséquences sanitaires et économiques» en accompagnant comme je le peux le développement d’immunités naturelles chez mes animaux.

Je refuse de les livrer aveuglément aux marchands de chimie et de me soumettre moi-même à cet exercice d’infantilisation ou plutôt de préparation aux futurs états d’urgence. Et si vous me comprenez mal, songez aux brasiers et aux dispositifs de la fièvre aphteuse ou, mieux encore, reportez-vous au Guide d’aide à la décision pour la gestion du milieu agricole en cas d’accident nucléaire que votre fonction vous interdit d’ignorer. Ce catalogue constamment mis à jour de monstruosités et d’inepties technocratiques est accessible, transparence oblige, sur le site Internet du ministère de l’agriculture mais on le verrait bien accompagner les liasses de formulaires «P.A.C.» adressées annuellement aux agriculteurs. Coproduit par l’Autorité de sûreté nucléaire (A.S.N.) et la Direction générale de l’alimentation (D.G.A.L.) avec le concours des Instituts techniques qui sont le fleuron de la «Profession», il est le résultat d’une initiative à l’origine de laquelle on trouve les fameuses Organisations professionnelles agricoles («O.P.A.»). À la lumière du genre de sollicitude qui s’y exprime à l’endroit du bétail animal et humain on comprend mieux à quoi pourrait servir la discipline déjà acquise dans de précédentes «situations de crise» : fièvre aphteuse, varron, F.C.O. où l’éradication n’a cessé d’être le maître mot de l’impuissance bureaucratique.

Mais, surtout, vous n’ignorez pas qu’un troupeau non vacciné ne présente aucun risque pour les cheptels avoisinants. Dans le cas contraire que ne faudrait-il pas redouter du réservoir sans fond que constitue la «biodiversité» de nos «territoires» ? La nature ne vous facilite pas les choses : pas de vaccination envisageable pour les ruminants sauvages ! Mais il n’y a là bien sûr rien qui remette si peu que ce soit en cause la vérité statistique du seuil de 80% d’animaux vaccinés que vous vous glorifierez immanquablement d’avoir atteint. À l’instar de la bureaucratie stalinienne exaltant régulièrement la pulvérisation des objectifs de ses plans quinquennaux ou, plus trivialement, du policier qui a fait son chiffre.

J’ajouterai trois remarques pour en finir avec cet aspect. La première est que les considérations alambiquées de l’O.I.E. à propos de la perspective inverse (culicoides transportant les virus atténués à partir d’animaux vaccinés) incitent au moins à une certaine perplexité. La seconde est qu’en vous targuant d’avoir gagné une bataille («aucun foyer n’est recensé en Lozère à ce jour pour l’année 2009 (pour mémoire : 111 foyers en 2008)»), sans préciser sur quel critère — réactions sérologiques ? manifestations cliniques ? — est opéré un décompte si flatteur qu’il fait songer à la propagande pour les radars routiers ou la vidéoprotection, vous négligez délibérément de faire la part de l’effet provisoire des vaccinations et de l’effet plus durable de l’acquisition par les animaux d’une immunité naturelle que l’A.F.S.S.A. elle-même ne conteste pas. La troisième remarque sera brève : on vaccine en Afrique du Sud depuis le début du XXe siècle.

Enfin, qui s’interdirait de voir que le mensonge, explicite cette fois, vole au secours de l’intimidation (mais vous êtes peut-être, sans le savoir, par habitude fonctionnelle en somme, convaincu de la vertu des prophéties autoréalisatrices) dans cette partie de votre courrier où votre traitement de texte écrit que mon cheptel non «valablement vacciné (…) constitue, à ce titre, une exception dans notre département» ? Le nombre de lettres semblables que vous avez dû faire sortir de l’imprimante et envoyer le jour même aux autres coupables d’insubordination de ce département dément absolument cette assertion. Il n’est du reste pas besoin de participer à quelque «collectif» que ce soit (quoique certains aient su produire un remarquable travail de désintoxication, je pense en particulier aux vétérinaires du G.I.E. Zone Verte) pour savoir que de telles «exceptions» persistent à se manifester ouvertement sur l’ensemble du territoire français.

Bien sûr, certains n’auront pas manqué de laisser la fermeté de leurs convictions s’éroder devant la menace, c’est ce sur quoi vous comptiez, mais de nombreux signes indiquent en même temps qu’après l’annonce par un ministre quelque peu bousculé d’une seconde campagne obligatoire (mais gratuite !) en 2010, et au vu des résultats de la première, il va vous falloir singulièrement hausser le ton contre de nouveaux récalcitrants pour continuer à faire régner l’ordre vaccinal.

Il ne me convient pas de vous y aider.

Je déclare ma solidarité pratique avec les autres opposants à cette campagne de vaccination forcée.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sincères salutations.

René Riesel

18:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/06/2009

Road to Serfdom 4

 

serfdom4 (Large).jpg

 

 

 

A state controlled economic system:
The salesman asks his audience to make this pledge: "I hereby turn over to Ism, Incorporated, everything I have, including my freedom, and the freedom of my children, and my children's children, in return for which said Ism promises to take care of me forever." This doesn't scare them. So onlooker "John Q. Public" urges them to get better acquainted with the enemy.
"Before signing up, you boys ought to try a little taste of Dr. Ism's formula to see what you'd get in exchange for your 'freedom.' Go ahead! Try it." They drink and are plunged into a totalitarian dream. Clamped inside the State's iron fist, the worker cannot strike and is no longer protected by his union. The manufacturer is now irrelevant. "No more private property. No more you!" the State says to manufacturer, kicking him out onto the street. The farmer is controlled through a central production plan and turned into an industrialized employee of the state. One courageous politician speaks up for freedom, but is quickly brainwashed, becoming "State Propaganda speaker 3120," a phonograph where his head should be, saying "Everything is fine!" over and over again.

08:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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