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17/09/2012

"La domination policière. Une violence industrielle" - Mathieu Rigouste

 

Mathieu Rigouste présentera "La domination policière. Une violence industrielle" le mercredi 5 décembre à 19h30 au Lieu-dit (6, rue Sorbier, 75020 Paris - métro Ménilmontant ou Gambetta).

Mathieu Rigouste enquête sur la violence policière, en l'ayant observée au jour le jour pendant ses années passées à Gennevilliers et jusqu'aujourd'hui au cœur des luttes sociales. Ici l'expérience personnelle nourrit la réflexion et l'écriture, dans un creuset d'analyses collectives.

Pour écrire ce livre, l'auteur a consulté les écrits et les blogs de policiers, les revues policières, les enquêtes des sociologues sur la police, il a recueilli des mémoires populaires et des récits de vie ; il a mené des entretiens ; il a recensé les émeutes, les blessés et les morts, les actions en justice qui ont jalonné la violence policière depuis les dernières années du 20e siècle ; il a comparé la situation française avec ce qui se passe à l'étranger, en particulier aux USA.

La thèse du livre est claire : la violence policière n'est pas faite d'accidents, de « bavures ».

La violence policière est structurelle : pas de police sans violence.

Cet ouvrage nous offre un éclairage nouveau et documenté sur un mécanisme essentiel du pouvoir d'État en France.

Format : 13x20
Nombre de pages : 208
ISBN : 9782358720458

Lien : http://www.demosphere.eu/node/31622
Source : http://www.lafabrique.fr/

« L’idéologie d’Alain Bauer reste implantée au sommet de l’État »

Introduite sous Sarkozy sur l’impulsion de son conseiller sécurité Alain Bauer, la criminologie vient d’être rejetée du Conseil national des universités. Chercheur en sciences sociales, fervent opposant à cette discipline, Mathieu Rigouste réagit à cette décision.

La décision de promouvoir la criminologie comme une discipline scientifique autonome n’a pas survécu à l’arrivée de la gauche au pouvoir. Chercheur en sciences sociales à l’université de Paris-VIII-Saint-Denis, Mathieu Rigouste, a consacré un livre à Alain Bauer, grand pape de la criminologie.

Réagissant à la décision ministérielle de supprimer la section criminologie du Conseil national des universités (CNU), Mathieu Rigouste livre son point de vue personnel sur l’idéologie sécuritaire qui sous-tend selon lui, la promotion de cette discipline.

Pourquoi selon-vous Alain Bauer tenait-il autant à ce que la criminologie devienne une discipline universitaire autonome ?

L’université est à la fois une formidable plateforme de légitimation pour une bande d’idéologues sécuritaires, c’est une pouponnière de réseaux d’influence et une vitrine commerciale pour faire valoir la reconnaissance de « menaces » rentables pour les marchés de la sécurisation. Même s’il est possible d’y acquérir des connaissances critiques et si toutes sortes de compétences et de résistances s’y croisent et s’y fabriquent, c’est aussi une vaste machine à domestiquer les mentalités. La direction du Conseil national des universités est donc un champ de luttes pour les fractions des classes dominantes. L’institutionnalisation de la criminologie au sein du CNU découlait d’une offensive des fractions sarkozystes pour restructurer la légitimation universitaire. Sa destitution marque la reprise en main du secteur par d’autres fractions (de gauche). Section de criminologie au CNU ou pas, les « études de défense et de sécurité » continuent à fonctionner dans l’université selon les mêmes soubassements idéologiques : former des « cadres de la nation » à la « pensée de défense et de sécurité », c’est-à-dire faire passer les intérêts de l’État et des grandes entreprises pour ceux de « la population » et tenter ainsi de légitimer l’expansion sécuritaire et la collaboration d’une partie des classes populaires à l’asservissement général.

Pourquoi vous opposez-vous à l’élévation de la criminologie en tant que science autonome ?

Je ne m’y oppose pas en particulier, j’essaie de fournir des outils analytiques à celles et ceux qui luttent contre cette société de misères et d’inégalités. Que ce soit une science, qu’elle soit autonome ou pas, ne change d’ailleurs pas grand chose aux intérêts que sert cette « criminologie » dont Bauer et ses collègues se font les promoteurs. L’université est une institution chargée par l’État et les classes dominantes de reproduire les rapports sociaux de domination (de classe, de race et de sexe). Si elle permettait en quoi que ce soit de changer les structures de cette société, « ça ferait longtemps que ce serait interdit » comme disait l’autre. Avec ou sans Bauer, ses amis et leur criminologie, l’université n’est pas faite pour nous permettre de nous émanciper collectivement. Je n’ai étudié Alain Bauer et sa « criminologie » que parce qu’ils sont caractéristiques d’un mouvement de fond. La destitution de cette « criminologie » du CNU ne changera rien au fait que l’université – sa forme de production et de répartition du savoir – participe fortement à la reproduction d’une société pyramidale.

Comment définiriez-vous la « bande à Bauer » que vous décriviez dans votre livre ?

C’est une association d’intérêts entre des marchands et des ingénieurs en idéologie sécuritaire, au service des profiteurs de la peur, comme il en existe d’autres. Une sorte de secte idéologique qui a réussi à se faire confier certaines manettes de la restructuration en cours en cernant bien les intérêts des industries sécuritaires et des « bénéficiaires secondaires du crime » comme écrivait Karl Marx, et en étant particulièrement docile et malléable.

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, Alain Bauer et ses proches ont-ils perdu leur influence au sommet de l’État ?

De toute évidence, les idées dont ils sont les marchands restent installées à la tête de l’État et de la restructuration impérialiste. Alain Bauer et sa bande ne sont que des incarnations d’intérêts, les vecteurs humains d’un processus général qui se moque totalement d’eux. N’en faisons pas les responsables d’une « dérive » pour dédouaner le système en place comme les fractions de gauche des classes dominantes ont commencé à le faire. Bauer et sa bande ont été assez habiles et volontaristes pour être chargés de mener les réformes mais ils sont complètement interchangeables. Les grandes écoles fabriquent des centaines de marionnettes de ce type chaque année, aptes à légitimer les logiques d’accumulation du profit et de la puissance qui se perpétuent à la tête de l’État impérialiste à travers l’alternance des fractions de gauche et de droite.

À Amiens, dans les destructions de campements de Roms et les expulsions, dans les camps pour étrangers illégaux et dans le système de leur déportation, dans les visites officielles du nouveau chef de l’État à des dictateurs affamés de sécurisation à la française, dans les plans d’intervention inter-impérialiste en Syrie… la technique idéologique dont Alain Bauer est le nom continue d’alimenter la reproduction et l’extension du capitalisme sécuritaire.

Malgré sa proximité avec Manuel Valls, Alain Bauer a démissionné de la plupart des présidences officielles (l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique et la Commission de contrôle des fichiers de police) qui lui avait été attribuées. Comment l’expliquez-vous ?

La conjugaison de ses responsabilités à la tête des appareils idéologiques d’État et de ses activités d’entrepreneur sur le marché de la sécurité a commencé à le mettre en difficulté dès lors qu’elle a été rendue publique. On peut penser sans trop prendre de risque, qu’il continue et continuera plus discrètement à fournir l’État et à marchander ses services avec les gouvernements et les entreprises les plus offrants.

Mathieu Rigouste est l’auteur de La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire aux éditions Libertalia en 2011 et de L’ennemi intérieur : la généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine aux éditions La Découverte en 2009.

Leur presse (David Doucet, LesInrocks.com, 1er septembre 2012)

Article source: http://juralib.noblogs.org/2012/09/13/a-paraitre-la-domin...

 

16:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/07/2012

Alain Bauer : « La sécurité privée a toute sa place »

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Quel est la vocation de la délégation territoriale Grand Est du Conseil national des activités privées de sécurité que vous installez ce matin à Metz ?

Alain BAUER : « C’est une instance interrégionale [sur le territoire de la zone de défense, NDLR] qui a une triple vocation pédagogique, déontologique et de sanction pour les acteurs de la sécurité privée dans le Grand Est. C’est la deuxième à être installée après Rennes. Agents de surveillance, vigiles, détectives, agents de télésurveillance doivent respecter des règles dans un cadre précis, avec des agréments pour les personnels et les chefs de ces entreprises. Elle a donc aussi vocation à réprimer tous les manquements à ces règles ».

La France compte deux agents de sécurité publique (policiers, gendarmes…) pour un agent privé. Pensez-vous que l’avenir de la sécurité soit dans le secteur privé ?

« Je pense que l’avenir, c’est l’économie mixte. Comme Michel Rocard, j’ai toujours pensé que l’État n’était pas fait pour produire mais pour contrôler. Les opérateurs privés ont toute leur place dans le dispositif mais ils doivent être durablement et sérieusement contrôlés […] C’est l’exception française : contrairement à l’Europe et notamment les pays anglo-saxons, où il y a deux agents privés pour un agent public, en France, c’est bien l’inverse qui perdure ».

Gendarmes et policiers ont-ils encore toute leur place ?

« Oui, mais la question se pose pour certaines activités : faut-il un agent d’État pour surveiller la sortie des écoles, la gestion des marchés, des permanences funéraires ? La France reste un des rares pays avec une police d’État centralisée. La question, c’est : qui fait quoi sur quel territoire ? Tant qu’on ne traite pas cet enjeu, qui passe par l’intercommunalité, les services publics ne survivront pas ».

Vous êtes un expert enseignant en criminologie au Cnam, à New York et Pékin. Ensuite, vous êtes amis avec Nicolas Sarkozy mais également avec Manuel Valls, l’actuel ministre de l’Intérieur ? Comment peut-on être les deux à la fois ?

« Vous choisissez vos amis en fonction de leurs idées politiques, de leur appartenance à une secte particulière ? Moi pas ».

Que conseillez-vous à Manuel Valls pour résoudre les problèmes de sécurité en France : répression ou prévention ?

« Je n’ai pas de conseil à lui donner. Il est le gardien de la paix publique ; il doit donc tout couvrir : dissuasion, prévention, sanction. Après, chacun a sa patte personnelle. Il a, à mon sens placé, dans ses dernières déclarations, son action sous le signe de l’équilibre ».

La récente création de la section de criminologie du Conseil national des universités a provoqué des résistances fortes. Légitimes ou illégitimes ?

« La reconnaissance de la criminologie en tant que discipline a eu lieu lorsqu’une chaire [au Conseil national des arts et métiers] a été créée et à laquelle j’ai été élu. Pour le reste, il faut savoir qu’une centaine de profs de criminologie enseigne de façon clandestine ou presque. Mes collègues ont besoin d’une gestion de carrière comme les autres, voilà tout. Cette section a été créée et nous en sommes là. Bon, ensuite, tout ceci ne dérange que certaines personnes accrochées à leur pré carré ».

Propos recueillis par Alain MORVAN. 

piqué au tas sur republicain-lorrain.fr - 03/07/2012

10:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/03/2012

Tarnac... Un " Parti communiste combattant" en France ?


... Or, si jusqu'à présent, en France, on n'avait pas de groupe déterminé à plonger durablement dans la lutte clandestine, si le "vivier" se limitait à quelques centaines d'individus (à comparer avec les cent mille sympathisants du Parti armé italien), l'étendue des personnes arrêtées récemment (Action directe, fin mars 1980; autonomes, auteurs du hold-up La Fayette le 30 mai) oblige à constater des évolutions inquiétantes. On trouve, en effet, dans ces militants tous les divers éléments constitutifs d'un vivier du type italien, par exemple :

- des jeunes bourgeois de bonne famille, décidés à "trahir leur classe";
- des jeunes marginaux mélangeant actes politiques et le "droit commun", pour lesquels il n'y a pas de différence de nature entre ces deux types d'actes.

Témoigne de cet état d'esprit cet extrait d'une brochure intitulée "Insurrection", diffusée sous le manteau il y a quelques mois à Paris et se réclamant de l'autonomie : "Nos actions ont toujours eu une finalité sociale. Les expropriations (nous considérons comme un hold-up la réappropriation de ce que, durant toute une vie, les escrocs légaux nous volent) étaient faites pour assurer notre autonomie : achat de matériel, propagande, aide aux luttes autonomes et aux compagnons en prison, etc.";

- de jeunes immigrés de la seconde génération (dont le déracinement et le ballotage entre deux communautés pose des problèmes dans de nombreuses cités péri-urbaines) (1);
- des "loubards" de banlieue, jusqu'à présent peu sensibles à la politique;
- de ces jeunes ballotés entre le chômage et la condition de "hors-status", travailleurs précaires, intérimaires, "au noir", vacataires, contractuels, etc; dont le nombre augmente sans cesse (en 1978, 22% des inscriptions à l'A.N.P.E. sont des fins de contrats à durée déterminée; 28% en 1979. En 1969, il y avait 850 entreprises de travail intérimaire; il y en a, en 1977, 3 000, réalisant un chiffre d'affaires global de huit milliards de francs (2);
- d'authentiques "Brigadistes", italiens, comme en fait foi la rafle de Toulon, fin mars dernier, qui a permis d'établir les liens existants entre des militants de l'"aire autonome" française et des P.C.C. au-delà des Alpes;
- enfin - last but not least - de plusieurs jeunes femmes laissées orphelines par le féminisme : on sait le rôle de l'élément féminin, notamment en Allemagne dans la Fraction Armée Rouge.

Xavier Raufer
1-21 juillet 1980 Mensuel Est & Ouest - N° 642 - page 27-28

L'exemplaire d'Est & Ouest d'où est tiré cet extrait peut être consulté sur le site de Xavier Raufer (alias Christian de Bongain), militant d'Occident, marchand de peur faisant ses choux gras avec ses analyses, bien connu dans les milieux de la Nouvelle droite en continuelle recherche d'unification. On y reconnait la main, habile, d'un des promoteurs les plus farouche de l'anticommunisme. Tu noteras qu'une brochure, la bien nommée "Insurrection" tombe (déjà) à point. Son "complice", Alain Bauer, aurait-il remis le couvert ?

 

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17:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/04/2011

Alain BAUER - Bernard SQUARCINI (Les Experts - Neuilly sur Seine) «Nous sommes plus que jamais dans l'anticipation.»

La France championne des arrestations antiterroristes


20/04/2011

INFO LE FIGARO - Selon un rapport d'Europol, elle réalise plus de la moitié des interpellations d'islamistes radicaux dans l'Union.

La France a réalisé à elle seule plus de la moitié des arrestations d'islamistes radicaux en Europe en 2010: 94 interpellations sur 179 au total. Ce qui en fait, en quelque sorte, le premier rempart contre cette menace sur le territoire de l'Union. Le dernier rapport annuel de l'office européen de police Europol mettra du baume au cœur des agents des services français antiterroristes qui œuvrent en coulisse pour déjouer les complots criminels des mouvements salafistes se revendiquant d'al-Qaida.

Le criminologue Alain Bauer en déduit que «la méthode préventive à la française paie» et que «la réforme des services de renseignement, notamment la création de la DCRI, qui a fusionné RG et DST, témoigne là de sa pertinence, l'Hexagone ayant été préservé, l'an dernier, de la moindre attaque interne». Le préfet Bernard Squarcini, chef de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), indique, pour sa part, au Figaro que «depuis quelques mois, à la demande du chef de l'État, la France a relevé son niveau de riposte et son format de veille». En clair: «Comme il n'y a plus de différence entre les menaces intérieures et extérieures aujourd'hui, l'antiterrorisme a engagé une réforme de coopération majeure entre ses services de renseignements intérieurs et la Direction générale des services extérieurs (DGSE)», précise-t-il. Cette récente «mutualisation» a permis, poursuit-il, d'être «plus performant en termes de neutralisation préventive».

Mais la vigilance reste de mise. À en croire le rapport du directeur d'Europol, Rob Wainwright, «les groupes terroristes islamistes continuent à planifier des attaques contre les États membres», à l'instar de celles commises l'an dernier au Danemark et en Suède. Ils sont aussi, dit-il, «en train de changer dans leur composition et leur leadership», les réseaux devenant «multinationaux», «leur commandement se faisant de moins en moins depuis un pays extérieur à l'Union», tandis que les individus susceptibles d'agir sont souvent des «acteurs isolés ».

Autre tendance relevée par les experts d'Europol: «Les connexions croissantes entre terrorisme et crime organisé.» Pour Alain Bauer, «elles se manifestent surtout sous forme de financement des réseaux via les trafics de drogue, d'armes, d'être humains constatés notamment dans la zone sahélienne», qui concentre toute l'attention des services, tant il est vrai qu'al-Qaida pour le Maghreb islamiste (Aqmi) y a étendu son influence. Le terrorisme et le crime auraient donc partie mêlée, ce qui n'est pas totalement nouveau pour la France. La chute du réseau Chalabi, au temps de Charles Pasqua, avait déjà révélé des passerelles avec le banditisme.

Recrutement sur Internet

L'agence européenne de police constate également que «le retour de djihadistes des zones de conflits (tels l'Afghanistan, le Pakistan ou le Yémen) continue de constituer une menace en Europe». Elle cite ainsi l'exemple du démantèlement en mai dernier en France d'un réseau de soutien logistique et de recrutement de moudjahidins, qui avait envoyé neuf Français et Tunisiens sur le front pakistano-afghan entre juillet 2008 et avril 2009. Ils étaient « susceptibles de » passer à l'action une fois revenus en Europe, assure les rédacteurs du rapport. Selon eux, ils étaient en possession de «manuels pour apprendre à éviter d'être détectés par les forces de l'ordre et les services de renseignements». Le petit guide du parfait clandestin.

Dans cette action de recrutement et de prosélytisme, le rôle d'Internet est devenu fondamental, souligne les agents d'Europol, qui ont comptabilisé une vingtaine de forums très actifs sur la Toile. Selon eux, «les administrateurs des sites s'échangent même des instructions sur les procédures à suivre en cas d'arrestation». Preuve que les réseaux s'adaptent et se perfectionnent.

L'agence n'hésite pas non plus à écrire que depuis les révolutions arabes «le flot des migrants d'Afrique du Nord peut avoir une influence sur la sécurité des États de l'Union». Et d'enfoncer le clou: «Il est devenu plus facile pour des terroristes de pénétrer isolément sur le sol européen, au milieu de la masse des migrants.» Le préfet Squarcini le dit: «Nous sommes plus que jamais dans l'anticipation.»

piqué au tas sur le figaro.fr - 20/04/2011

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Maintenant, Alain et Bernard savent que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il leur faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

 

11:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/04/2011

Renault, Alain BAUER et les idéologues sécuritaires

http://2.bp.blogspot.com/_KJ5vokfGROM/TQkgrtGyzaI/AAAAAAAAAJI/YDaokid_Lio/s1600/conseiller_de_l%2527empreur.jpg

Suite aux conclusions de l’audit interne, Renault a décidé une refonte de son service de sécurité qui passe par une direction de la protection et de l’information exemplaire pour un groupe industriel.
Carlos Ghosn a décidé de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers, et spécialiste bien connu de la sécurité, une mission sur le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l’entreprise. Il sera assisté dans cette tâche par Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d’ Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l’INHESJ.

La mission fera l'objet d'un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l’Etat et leurs responsables,

Le Conseil d’administration de Renault approuve cette initiative et apprécie qu’elle soit conduite en collaboration avec les services de l’Etat.

Direction de la Protection du Groupe

Les conclusions de l'audit mettent la refonte du service de sécurité au rang des décisions prioritaires. La crise donne à Renault l'occasion de créer une direction de la protection et de l'information exemplaire pour un groupe industriel. A cette fin, Le Président a informé le Conseil d'administration  de sa décision de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers et Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d'Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l'INHESJ, une mission visant à établir, après un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l'Etat et leurs responsables, le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l'entreprise.

Le Conseil d'administration approuve cette initiative et apprécie qu'elle soit conduite en collaboration avec les services de l'Etat....

piqué au tas sur www.euroinvestor.fr


Alain Juillet devient conseiller senior du cabinet Orrick Rambaud Martel.

Alain Juillet, soixante-sept ans, diplômé de la Stanford Business School, a été directeur du développement de Pernod Ricard et directeur général de Suchard-Tobler avant de rejoindre en 1988 l'Union Laitière Normande (ULN) comme directeur général adjoint. Directeur général puis administrateur-directeur général de la Générale Ultra-Frais de 1992 à 1998, il devient ensuite directeur général de France Champignon. PDG de Marks & Spencer France en 2001 et 2002, il est alors appelé par Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, en qualité de directeur du renseignement à la DGSE. Il a été, depuis cinq ans et jusqu'en mai, haut responsable chargé de l'intelligence économique auprès du Premier ministre.

Les Echos n° 20514 du 22 Septembre 2009

  • Bernard Blier et Francis Blanche dans Les Barbouzes

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Nouveau rebondissement dans l’affaire d’espionnage industriel qui touche le géant automobile Renault. Selon le Figaro, qui cite des sources internes à l’entreprise, les trois cadres soupçonnés d’avoir divulgué des informations sensibles sur la voiture électrique pourraient avoir vendu des brevets non encore déposés à un destinataire chinois. Une piste corroborée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui vient d’être chargée par l’Élysée d’enquêter.

"Si cette piste se confirme, il faudra probablement s’inquiéter", explique Éric Delbecque*, chef du département de sécurité économique de l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice), contacté par France24.com. "Cela signifie que l’espionnage industriel va irrémédiablement se multiplier dans les années à venir. La technologie verte est un enjeu incontournable pour tous et surtout pour la Chine qui s’intéresse particulièrement au secteur automobile, ajoute-t-il. Un tel marché peut susciter de tels agissements".

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piqué au tas sur www.france24.com/fr - 07/01/2011


Entretien avec Mathieu Rigouste à propos de son dernier ouvrage « Les marchands de peur, la bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire » aux éditions Libertalia.

"La peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d’activité d’idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels. En France, la bande à Alain Bauer constitue la manifestation la plus exemplaire de cette collaboration intensive entre éléments de la classe politique, de la police, de l’armée, de l’industrie, de l’Université et des grands médias. En étudiant cette bande et ses réseaux, leur positionnement dans le champ de la production du contrôle, ce qu’ils disent et font, leur histoire, leurs profits et leurs stratégies, Mathieu Rigouste met à disposition des cartes et des outils pour attaquer la dimension idéologique des sociétés de contrôle."

Lien direct :
http://sonsenluttes.net/IMG/mp3/mathieu_rigouste_la_fabri...

11:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/02/2011

Quand Alain Bauer convoque Sherlock Holmes

http://lesechecs.unblog.fr/files/2010/03/sherlockholmes21.jpg

Le lundi 15 mars [2010], dans les salons du Sénat, et à l’invitation de Géostratégies 2000, Alain Bauer, Professeur de criminologie, est venu faire le point sur l’état des menaces, à l’échelle de la planète, en ce début de XXIème siècle. Alain Bauer, qui préside depuis décembre 2009 le Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégique, a démontré que le terrorisme et le crime organisé traversaient une mutation profonde, se mondialisaient et nous laissaient sans repères fiables. Il a insisté sur la nécessité d’adapter et de moderniser nos méthodes, pour tenter de prévenir ces nouveaux dangers, ou du moins d’y survivre.

 

Rarement traité par les média, particulièrement mal par la sphère économique et un peu mieux par le monde politique, ce sujet brille par sa complexité et doit être traité avec méthodologie, avertit d’emblée Alain Bauer. Le criminologue n’est ni un policier, ni un juge, il est là pour comprendre les criminels et établir avec eux une sorte de relation incestueuse. Sommes-nous davantage confrontés à des menaces internes ou externes ? Depuis vingt ans, avec la chute du Mur de Berlin, le concept de frontière, de territoire a disparu. Notre vision de la réalité a changé. Nous aimerions que le crime, la menace terroriste correspondent à notre mode de compréhension, nous ne parvenons pas à nous adapter. Aujourd’hui, le crime fonctionne comme une entreprise, selon les règles de l’économie de marché, à savoir intégration horizontale et verticale, investissement et réinvestissement, nouveaux marchés. Excepté peut-être pour le code de concurrence, ironise Alain Bauer. Actuellement, les Nations-Unies estiment que le crime réalise un chiffre d’affaires de 1500 milliards de dollars et détient 25% des réserves mondiales d’argent dans le système bancaire officiel (notamment en Asie et dans le Golfe Arabique). Le magazine américain Fortune classe les barons de la cocaïne parmi les plus grosses fortunes au monde.

 

UN CONTEXTE DEROUTANT

 

Même si nous développons une capacité à l’amnésie collective dans ce genre d’affaires, nous ne pouvons ignorer que ce secteur est stable dans ses logiques et ses cohérences, en dépit de quelques changements. Pendant longtemps, la spécialisation (machines à sous, prostitutions…) a dominé. Désormais, l’hybridation « crime-terrorisme » progresse et il y a en plus une diversification vers les stupéfiants. Quant aux méthodes, il y avait l’impôt révolutionnaire (Irlande, Pays Basque…), exigé par des gangs terroristes, des minorités nationales qui font la guerre pour obtenir leur autonomie ou leur indépendance. Les FARC en Colombie ne sont rien d’autre qu’une organisation criminelle cachée derrière un objectif révolutionnaire. Le « gentil » comman-dant Massoud en Afghanistan était aussi un vrai trafiquant de stupéfiants. Toutefois, souligne Alain Bauer, on assiste depuis peu à une certaine radicalisation. Les opérations terroristes en Occident sont le fait de libérateurs extérieurs, formés à l’étranger et qui lancent des opérations sur un territoire qu’ils connaissent. Ils possèdent une culture européenne ou américaine, ont reçu une éducation correcte, appartiennent à la classe moyenne. Depuis trois ans, la France abrite en moyenne un millier d’apprentis terroristes de cette sorte. Le réseau Internet leur sert d’accélérateur. Ils peuvent se préparer sans se déplacer, ni se réunir. Leur préparation dure entre 6 à 9 mois (contre 12 à 18 mois auparavant). Heureusement, précise Alain Bauer, les services de renseignement ont réussi à prendre le contrôle d’un grand nombre de systèmes informatiques. Le trafic de stupéfiants joue donc désormais un rôle important au sein du crime organisé. La dépénalisation du cannabis ne les a pas freinés. Au contraire, cela entraîne une baisse de la qualité et une hausse des prix. La cocaïne et ses dérivés, l’héroïne, sont aussi une source de gains importants. Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce fléau ne sont pas toujours efficaces. En France, le solde de production reste très élevé. L’Europe toute entière est concernée, et aussi la Turquie. Là, il existe une mafia classique, comme en Italie (avec Cosa Nostra, la Camora, …) qui obéit à des règles d’honneur. Au Japon, ce phénomène est ancestral, en Chine, il y a les Triades. En fait, les organisations mafieuses sont implantées partout. En Albanie, en Bulgarie (où on parle surtout de mafia de services), dans le Nord de l’Europe. Pour l’heure, seule la France semble y avoir échappé, se réjouit Alain Bauer. La donne change aux Etats-Unis, avec les narco-colombiens. Ils préfèrent s’implanter en Amérique du Sud, un marché de 350 millions d’habitants, peu structuré, et où ils n’ont pas à affronter le redoutable système judiciaire des Etats-Unis. Ils trouvent aussi des débouchés en Espagne et dans l’Afrique de l’Ouest. En parallèle, se développent également des trafics d’êtres humains, de clandestins, qui transitent par de nombreux pays, dont la France, avant d’atteindre la Grande-Bretagne. Les installations « offshore », qui constituent aussi un pilier clé de toutes ces organisations, profitent de l’hypocrisie générale qui les entoure, même si les grandes puissances commencent à s’y attaquer. Il ne s’agit pas d’un réseau criminel en tant que tel. Ces établissements qui sont légaux, disposent de locaux, d’un budget et de banquiers, permettent une respiration dans les pays fortement imposés. Mais, ce tuyau fiscal rend possible des branchements, et facilite les opérations de blanchiment, notamment pour le terrorisme. Il permet aussi les rétro-commissions, l’industrie de la fausse monnaie (surtout le dollar), très performante. Les planches à billets clandestines génèrent plusieurs centaines de milliards. Dans ces structures parallèles, qui sont très bien huilées, tout le monde se parle et se connaît, mais dans la discrétion. La crise leur a été plutôt salutaire. A l’occasion des plans de relance, deux milliards ont été détournés en Italie récemment. En France, cela s’est produit également. La Camora fait disparaître du blé, fabrique de faux fromages, elle s’attaque même à la gastronomie !

 

UNE ADAPTATION IMPÉRATIVE

 

Face à cette belle santé du crime organisé, les Etats ont déjà perdu la guerre. Leur adversaire a changé les règles, mais eux, n’ont pas évolué, hormis la Chine. On peut vraiment parler de crise de la pensée stratégique mondiale, se lamente Alain Bauer. On se contente de la thérapie, mais on oublie le plus important : le diagnostic. Cela est flagrant en matière de politique pénale pour les mineurs. Depuis quinze ans, il n’y a pas eu une seule réunion avec des magistrats, des juges, des policiers. Les détentions sont de plus en plus lourdes, les peines de plus en plus longues, mais cette criminalité augmente malgré tout et cela ne suscite aucun débat … La recherche stratégique est en panne. Ceci depuis l’arrivée de la dissuasion nucléaire, et de la théorie de la sanctuarisation du territoire national. Seulement, après 1989, l’ennemi cesse d’être « rouge », on pense qu’il sera « jaune », mais on se trompe. Et, le 11 septembre 2001, le « système radar » se dérègle. Un électron libre, bizarre, créé de toutes pièces par les Occidentaux dans les années 80, pour triompher des Russes en Afghanistan, apparaît. Ce sont les Talibans. De nouveaux terroristes, totalement imprévisibles, qui ne dépendent d’aucune grande nation. Ils disent, ils écrivent ce qu’ils vont faire, mais personne ne les lit. Pourtant, ils ont fait une déclaration de guerre à l’Amérique dès 1996. L’ennemi change de nature et notre système ne marche plus. Nous essayons d’imaginer leur dispositif en fonction de nos critères, de nos peurs, mais nous faisons fausse route. Nous n’avons pas face à nous, une organisation structurée, avec un quartier général et une hiérarchie, mais une nébuleuse dans laquelle se retrouvent des hommes qui partagent les mêmes idées et mettent en commun les moyens. Nous sommes aveuglés et rejetons la réalité. Nous n’avons pas su voir l’ampleur de la menace. Imaginons-nous la veille du 11 septembre 2001, propose Alain Bauer. Quel est l’état de nos connaissances ? On sait que depuis 1928, des avions sont détournés. En 1994, il y a eu l’Airbus Alger-Paris, qui devait s’écraser près de la capitale. En 1996, la première tentative contre le World Trade Center. On a appris que des apprentis pilotes se sont introduits aux Etats-Unis, certains déclarant même qu’il leur suffit de savoir décoller. A partir de ces données, je pourrais avancer qu’il est très probable que les équipes de 1996 vont reprendre leurs actes terroristes. Et ceci sans avoir à ma disposition aucun renseignement extérieur ou source gouvernementale. On m’aurait alors pris pour un fou, déclare Alain Bauer, mais le lendemain, les réactions auraient changé, on m’aurait reproché de ne pas avoir assez averti les autorités. Tout ceci prouve la réelle importance du travail d’analyse, tiré d’hypothèses basées sur des faits. Le renseignement français manque de crédit et de budget. Il ne peut se dévoyer dans le « fétichisme technologique ». C’est une chance, le renseignement humain est nettement plus performant. Nous avons conservé notre capacité de pays colonial, nous maîtrisons l’infiltration. Après la tentative de détournement du vol Amsterdam-Détroit, on a décidé d’installer des scanners corporels, pour tenter de voir d’éventuels explosifs. Or, ce sont des gesticulations inutiles. Cette posture réactive à l’actualité, dictée par le « fétichisme technologique », n’a aucun lien avec la réalité. S’il n’y a pas de détecteur, cela ne sert à rien, déplore Alain Bauer. Les criminologues doivent absolument sortir de la crise de la pensée stratégique, de l’interdit, élargir le champ du dialogue. Nous avons un maître, Sherlock Holmes, qui a tenu ces propos : « Une fois l’impossible supprimé, ce qui reste, même l’invraisemblable, doit être vérifié » [Il semble que ce soit en fait : "Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela paraisse, doit être la vérité". (Le Signe des Quatre) Arthur Conan Doyle 1890]. Or, pour nous, ce qui était invraisemblable, nous semblait impossible. Et c’est pourquoi nous avons zappé un certain nombre de dossiers. Comme par exemple, le milliard que l’Iran doit toujours à Eurodif. Je mise beaucoup d’espoirs sur les Assises de la Recherche Stratégique, qui se tiendront fin juin, conclut Alain Bauer. Ce sera un espace libre d’expression et de dialogue. Il faut mettre un coup d’arrêt à cette crise, qui n’est ni française, ni européenne, mais mondiale. Nous devons miser sur de nouveaux outils souples et de décèlement précoce, et les partager.

« ETAT DES MENACES »
Avec Alain Bauer
Professeur de criminologie au CNAM, Pr
Ésident du Conseil SupÉrieur de la Formation
et de la Recherche Strat
Égique

N° 76 – OCTOBRE 2010

piqué au tas sur geostrategies2000

11:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/01/2011

Alain Bauer et Michel Gaudin : nouveau livre blanc sur la sécurité

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a demandé au préfet de police de Paris Michel Gaudin et au criminologue Alain Bauer d'établir un "livre blanc sur la sécurité publique pour les dix ans à venir".

« Ce livre blanc », écrit le ministre dans une lettre aux syndicats de police datée du 11 janvier 2011 « à partir d’une analyse de l’existant et des adaptations en cours telle que la police d’agglomération à Paris et dans les départements de la petite couronne, identifiera, recensera, évaluera les évolutions possibles en matière de sécurité publique ».

Il devra, « d’ici la fin du mois de juin 2010″, également présenter « des propositions concrètes d’aménagement et d’évolution des métiers, structures et organisations » de la police.

Le ministre confirme dans sa lettre que quatre groupes de travail créés en 2010, associant la parité syndicale, vont se « réunir prochainement » pour « évoquer des sujets majeurs ».

Le premier, explique-t-il, « aura trait au périmètre et à la définition des missions régaliennes » des forces de l’ordre, le second portant sur l’examen d’un rapport qui lui a été remis fin 2010 sur les polices municipales.

Toujours au chapitre des grands chantiers fixés par M. Hortefeux figure celui assigné récemment par le président Nicolas Sarkozy « de renforcer encore la présence sur la voie publique et les tâches d’investigation ».

Parité entre police et  gendarmerie - Enfin, M. Hortefeux confirme aux syndicats son intention de poursuivre les travaux sur la parité police/gendarmerie, rattachée à lui depuis 2009, pour ce qui a trait aux rémunérations, à la « disponibilité et au logement des personnels », des écarts existant actuellement à cet égard entre les deux forces de l’ordre.

L’Intérieur s’est engagé sur certains de ces chantiers depuis quelques mois déjà. Il s’agit de recentrer les policiers et les gendarmes sur leur coeur de métier tout en respectant les restrictions budgétaires de l’Etat.

Des tâches dites indues, telles que le transfert des détenus ou la police des audiences de justice, assurées jusque là par les policiers, sont progressivement transférées, depuis début janvier, à la pénitentiaire par exemple.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com - 12/01/2011

 

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/12/2010

Alain Bauer intitulé « A la recherche de la criminologie : une enquête »

Les éditions CNRS ont publié un petit ouvrage d’Alain Bauer intitulé « A la recherche de la criminologie : une enquête ». Le livre correspond en fait au cours inaugural du 8 février 2010 effectué pour l’inauguration de la Chaire de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers. Inauguration qui avait par ailleurs fait l’objet de polémique puisqu’elle avait été contestée par certains chercheurs de l’institution:

 

18 janvier 2009

Le Conseil d’Administration du Conservatoire National des Arts et Métiers doit se prononcer sur la nomination de Monsieur Alain Bauer à la Chaire de criminologie récemment créée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur.

m-entr_e_cnam.1232284285.JPGNous, chercheurs et enseignants chercheurs, professionnels, militants et bénévoles associatifs, tenons à faire connaître notre position aux membres de ce Conseil.

Etant donné l’absence de consensus :
- sur l’opportunité de la reconnaissance d’une science « criminologique » à l’Université,
- sur les thèses soutenues par M. Alain Bauer en matière de délinquance et de criminalité,
- sur la conception de l’insécurité et des moyens de la combattre dont M. Alain Bauer assure la promotion par ses activités de conseil et d’expertise,
logo-bauer.1231856346.jpg
Nous jugeons que la nomination de M. Alain Bauer sur un poste de titulaire de chaire au CNAM nuirait gravement à la crédibilité de cet établissement et aux actions de formation, d’études et de recherche qui y sont menées sur les problèmes sociaux.
Nous demandons donc au Conseil d’Administration de se prononcer défavorablement sur la création de cette chaire et la nomination de son titulaire.

Pour signer cette pétition, cliquez sur : contrechairecriminologie@gmail.com

voir sur ce blog Pourquoi nous ne voulons pas de la « nouvelle criminologie » et des projets de contrôle de la recherche sur la « sécurité intérieure » dans lesquels elle s’inscrit (pétition)

 

Il n’en demeure pas moins que ce texte est pertinent car Bauer y questionne le concept de criminologie et démontre avec des arguments précis la complexité du phénomène  qui a traditionnellement été enseigné en France de manière marginale au sein des facultés de droit.Il rappelle par ailleurs la spécificité de notre pays où la criminologie n’existe « que de manière incidente et dérobée, soit sous la forme de recherches effectuées sous d’autres bannières, soit sous la forme de travaux conduits par des « criminologues » autodidactes ou autoproclamés ». Cette faiblesse académique nous distinguerait de pays tels que le Canada ou l’Italie. Alain Bauer propose donc de nouvelles approches pour mieux identifier la réalité contemporaine des phénomènes criminels avec notamment l’importance des relations internationales, de l’économie numérique et de la prospective dans le cadre des analyses. Il insiste par ailleurs à juste titre sur le décryptage des « risques peu visibles » mis en relief par le sociologue allemand Ulrich Beck...

[Ulrich Beck ne parle pas des" risques peu visibles" en ce sens mais pose la question des limites de la prévention]


La recherche dans ce domaine se trouve alors, quant à elle, face à un dilemme : d’un côté elle doit anticiper et imaginer l’inimaginable, de l’autre cette volonté d’éclaircissement peut ouvrir la boîte de Pandore, et risque d’indiquer de nouvelles voies à d’éventuels terroristes. En imaginant des risques inimaginables jusqu’alors, l’analyse du risque peut donc sans le vouloir en engendrer de nouveaux. Or, si, dans une intention préventive, l’imagination est libérée de l’inhibition culturelle, la cantonnant à ne concevoir que des accidents fortuits, et qu’elle est poussée à concevoir le déclenchement voulu de catastrophes, la liberté et la démocratie risquent d’être ébranlées dans leurs fondements mêmes.

Ulrich Beck « La société du risque globalisé revue sous l'angle de la menace terroriste », Cahiers internationaux de sociologie 1/2003 (n° 114), p. 27-33.
URL :
www.cairn.info/revue-cahiers-internationaux-de-sociologie....
DOI : 10.3917/cis.114.0027.

 

... et qui nécessitent des « organes de perception » devant aider les acteurs et les citoyens à mieux cerner les dangers à venir. Propos lucides ou voeux pieux ? On se demande en effet ce qu’il en est sur un plan plus opérationnel car depuis cette conférence inaugurale, la Chaire en question brille surtout par sa discrétion en termes de recherche…

 

article piqué au tas sur blogs.lexpansion.com - 9/12/2010

http://farm3.static.flickr.com/2194/2052005844_e5af2587a9.jpg

 

Fire walk with me

 

10:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/10/2010

Alain, expert de New-York à Beijing... le salaire de la peur...

 

Info.expoprotection.com : Quelles sont les principales mutations de la criminalité ces dernières années ? S’adapte-t-elle à la mondialisation ?

Alain Bauer : « Des atteintes aux biens en baisse importante mais marquées par une poussée de la cybercriminalité et une progression constante des atteintes aux personnes, notamment les agressions non crapuleuses. Des entreprises qui sont des cibles, non seulement pour leur production mais aussi pour leur image, leur valeur, leur recherche… Le crime, structurellement et culturellement, est organisé selon les règles de l'économie de marché. L'entreprise criminelle est une entreprise comme les autres, pratiquant l'intégration verticale et horizontale, intéressée aux nouveaux concepts de management, développant l'incentive pour ses personnels, investissant dans la recherche/développement, recyclant et refinançant sa trésorerie. Tout au plus pourrait-on lui reprocher une gestion de la concurrence quelque peu expéditive. Longtemps le crime fut spécialisé. Chaque organisation criminelle s’occupait d’un secteur particulier et laissait à ses homologues le soin d’investir d’autres domaines. Seuls les territoires étaient affaire de monopole par secteur. Puis, par capillarité, appât du gain ou agacement devant une cohabitation géographique imposée, proxénètes et trafiquants d’alcools se sont rapprochés, contrebandiers et faussaires ont commencé à dialoguer. Les opérateurs de stupéfiants se sont imposés au rythme des prohibitions nationales faisant suite à autant de laxisme étatique sur la question de l’opium que sur celle de la cocaïne. Il fut même un temps où les États occidentaux étaient les principaux dealers du monde, allant jusqu’à organiser une guerre contre un État souverain qui avait osé, le premier, interdire les stupéfiants : la Chine de Tseu Hi. »


Info.expoprotection.com : Peut-on dater l’apparition de cette « globalisation du crime » ?

Alain Bauer : « La globalisation du crime est un mouvement entamé parallèlement à l’ouverture des frontières géographiques et au développement des flux migratoires et financiers permettant l'interconnexion entre criminalité locale et d'origine italienne, irlandaise, polonaise, mais aussi basque, israélienne, albanaise, vietnamienne, chinoise, japonaise, etc. Les populations migrantes, dans leur plus grande partie (Afrique, Chine, Irak, Afghanistan…), sont les premières victimes des organisations criminelles mais masquent aussi l’implantation de groupes se dissimulant derrière de légitimes opérations humanitaires. Chacune choisit des points d'ancrage dans les nouveaux mondes – États Unis, Canada, Australie –, puis se développe et s'enracine dans un complexe mouvement d'accords locaux, d'expansion plus ou moins violente, de consolidation territoriale, d'intégration avec les organisations criminelles autochtones. À cet égard, « l’ennemi intérieur criminel » s’appuie naturellement, après une phase de confrontation, sur des groupes locaux, qu’ils soient dominés ou bien ravis de cette opportunité d’expansion. Il en fut ainsi des Irlandais à New York, des Chinois dans l’Ouest américain, des Italiens ou des Russes sur la façade atlantique des États-Unis.

L'ouverture des frontières physiques, la dérégulation des économies et des investissements, la multiplication de bases off-shore pour l'optimisation fiscale (joli nom donné à la fraude), l'hypocrisie des États face à des confettis politiques (Bahamas, Chypre, Monaco, Luxembourg, Îles anglo-normandes, etc.) qui permettent de gérer corruption, rétrocommissions et fraudes en tout genre, ont permis au crime organisé de se connecter sur le même tuyau. Ainsi, rien de plus facile aujourd’hui que d’écouler le produit issus des opérations de trafic d'êtres humains ou de morceaux humains, de stupéfiants, d'œuvres d'art, de faux de toute nature (surtout médicaments, mais également pièces détachées, disques, groupes électrogènes, etc.). Faute de frontières et de gardes-frontières, physiques ou immatériels, la globalisation a renforcé les organisations criminelles, leur a permis de trouver des alliés, de créer de nouvelles filiales, d’investir de nouveaux marchés et de conquérir de nouvelles cibles. Elle a aussi permis à ces structures de s'enraciner dans des États « échoués », ou en voie de l'être (comme la Somalie), incapables d’assurer leurs missions vitales et donc livrés à l’anarchie, à la corruption et aux luttes intestines. États incestueux, où crime et administration cohabitent au prix d'une dramatique saignée sur l'économie nationale (Japon, Thaïlande, Argentine) ; états gangrénés (Pakistan, Italie, Albanie, Chine...), où les politiques de lutte contre la criminalité sont encore embryonnaires ou peu lisibles, peuplent nos univers médiatiques sans vraiment éveiller ni notre curiosité, ni nos inquiétudes. Partout opérateurs anciens et nouveaux évoluent, s’affirment, se combattent sous l’œil tantôt désabusé, tantôt interloqué des pouvoirs d’État. »


« La globalisation du crime est un mouvement entamé parallèlement à l’ouverture des frontières géographiques et au développement des flux migratoires et financiers »

la suite dans :

« une concurrence entre deux ordres »

 


Alain Bauer

 

« L'entreprise criminelle est une entreprise comme les autres, pratiquant l'intégration verticale et horizontale, intéressée aux nouveaux concepts de management, développant l'incentive pour ses personnels, investissant dans la recherche et le développement, recyclant et refinançant sa trésorerie. » Alain Bauer

13:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/09/2010

La construction de l'Ultra-sécurité dans les entreprises

Voici le monsieur sécurité privée


Jean-Louis Blanchou, préfet hors cadre, a été nommé délégué interministériel à la sécurité privée, sorte de vigie des vigiles, selon un décret du de la République paru mercredi au Journal officiel (JO).

La fonction de délégué ministériel avait été créée au début du mois par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l'Intérieur.

A lui la charge de coordonner les missions, le travail, et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d'aéroports ou de grands magasins...

Il devra également «définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d'un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités», dont celui de l'Intérieur.

Cette fonction de délégué interministériel est l'une des 40 propositions faites par l'nspection générale de l'administration, chargée d'une étude sur ce secteur d'activité dans un rapport transmis mi-juin au ministre .

Haut fonctionnaire, Jean-Louis Blanchou a notamment été secrétaire général de l'administration policière (Sgap) de Versailles et , ainsi que directeur de la sûreté et du management des risques à ADP, gestionnaire des aéroports parisiens.


piqué au tas sur Le parisien.fr - 22/09/2010

 

25 novembre 2010 : colloque annuel du CDSE

logo CDSE

Le Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE) organise son colloque annuel le 25 novembre, à l’OCDE, à Paris. Cette journée aura pour thème : « Mondialisation, virtualisation, externalisation : l’entreprise a-t-elle encore la maîtrise de sa sécurité ? » Les débats seront ouverts par Alain Bauer, président du CSFRS et président de l’OND.

 

> Programme du colloque :

 

9 h 30 - 11 heures Comment et pourquoi investir dans les pays
en zone de guerre ou à forte criminalité ?

Intervenants : Boris Boillon (ambassadeur de France en Irak), Anne-Marie Idrac (secrétaire d’État au Commerce extérieur), Jérôme Ferrier (directeur sécurité générale, Total), Alexandra Trzeciak-Duval (OCDE), Bernard Frahi (directeur sécurité, Sanofi Aventis).

11 h 15 - 12 h 45 L’environnement d’implantation de l’entreprise :
une source d’insécurité.

Intervenants : Clara Gaymard (présidente Général Electric Europe), Cécile Renouard (professeur, Essec), Dominique Lamoureux (directeur éthique, Thales, en charge de la commission IE au Medef), Jean-Pierre Vuillerme (Adit).

14 h 30 - 15 heures Attaque à la réputation, cybercriminalité…
Par quels moyens juridiques l’entreprise peut-elle se défendre ?

Intervenant : Jean-Claude Marin (procureur de Paris)

15 heures - 16 h 30 Externalisation, Smartphones, Cloud Computing ?
La « virtualisation » de l’entreprise représente-t-elle un risque ?

Intervenants : Patrick Pailloux (directeur de l’ANSSI), Yves de Chaisemartin (P-dg Altran Technologies), Alain Bensoussan (directeur, Cabinet Alain Bensoussan), Vivek Barinath (directeur exécutif d’Orange Business Services).

16 h 30 - 17 heures Conclusion des débats : mondialisation,
virtualisation et externalisation vont-elles faire évoluer les métiers
de la sécurité privée ?

Intervenant : Jean-Louis Bruguière (ancien responsable du pôle judiciaire antiterroriste).

Spécial Expoprotection 2010 :

 

>  Le CDSE participe à plusieurs conférences du salon et, notamment, à la table ronde intitulée :

 

« Entreprises, collectivités et administrations face aux nouvelles formes de violence et de délinquance ».

piqué sur www.info.expoprotection.com - 22/09/2010

 

09:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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