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25/12/2012

L'Allemagne exporte son armement

Monde, Angela Merkel , Allemagne, armement, Europe, exportation, armes, Défense,Sécurité

Selon le Sipri, un institut suédois qui effectue chaque année un classement des ventes d'armes et de services militaires, l'Allemagne serait le troisième fournisseur au monde sur la période 2007-2011, avec une part de marché de 9 %, derrière les Etats-Unis (30 %) et la Russie (24 %), et devant la France (8 %). Mais, dans un classement publié en août par le Congrès américain, l'Allemagne figure en quatrième position, avec un volume d'affaires de 9,3 milliards de dollars entre 2008 et 2011, soit la moitié de la France, qui est troisième.
«Dans le passé, la politique allemande contrôlait l'industrie de l'armement sans intervenir, mais, depuis environ dix ans, la chancellerie soutient activement les exportations d'armes » , souligne Guido Steinberg, expert à la Fondation pour la science et la politique (SWP). S'il y voit un moyen de stabiliser certaines régions, il craint que des chars allemands soient utilisés lors de soulèvements populaires.
THIBAUT MADELIN

lesechos.fr - 3/12/2012

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12/12/2012

Fausse tentative d'attentat à Bonn et caméra de Mc Donald

bonn,attentat,bombenleger

Un faux attentat a bloqué la gare de Bonn lundi.

Tu ne le savais pas ?

Pourtant toute la police allemande est sur le qui-vive...

Pas grand chose a été relayé dans nos médias nationaux d'habitude si prompt à nous vendre le péril salafiste et eurabien au moindre mouvement de voile ou de convertion forcément "radicale"...salafiste,bonn,bombenleger

Donc ce lundi, les as de l'antiterrorisme on fait ouvrir (par un engin qui propulse de l'eau sous forte pression) un sac bleu trouvé au milieu de la gare de Bonn et on apprend que, par la voix du sous-procureur général Rainer Griesbaum, se trouvait dans ce sac : un tube métallique rempli de nitrate d'ammonium, quatres bouteilles de butane, un dispositif d'allumage avec un réveil fonctionnant sur batterie, mais pas de détonateur...gloups...

En septembre dernier, dans la gare de Dortmund, un colis suspect avait également été trouvé. Les experts de la police d'État et de la police fédérale on fait sauter (un peu trop fort) le colis mais comme il n'en restait plus rien, ils n'ont pu prouver qu'il contenait quelque chose de dangereux.

Mais hier, deux suspects ont été arrêtés assez rapidement, car encartés salafistes radicaux et ayant fréquentés les camps d'entraînement Somalien, reconnus promptement sur photos par un jeune témoin.

sac bleu,bonn,mac donald,gare

Mardi 12/12/12, les deux suspects ont été relachés et "grâce" à une caméra de surveillance de chez "Ronnie", on apprend que le porteur du sac est finalement "de peau claire"...ce qui tendrait à faire chanceller la piste somalienne...

Selon Rainer Wendt, président du syndicat allemand de la police, il y a "toujours" une forte menace du terrorisme en Allemagne : "Et pas seulement par des fanatiques islamistes, mais peut-être aussi par d'autres mouvements terroristes".

Ce qui n'a pas empêché Hans-Peter Uhl, porte-parole du groupe parlementaire CDU / CSU, de plaider pour l'expulsion des salafistes.

Bernd Carstensen, haut responsable de la police criminelle allemande, emet une hypotèse : "Il se pourrait théoriquement que même des extrémistes de droite aient voulu donner l'impression que les salafistes ont voulu faire exploser la station»

 

info traduite piqué au tas chez bild et n-tv.de/politik - 12/12/12

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19/01/2011

Stupéfiant Confusionisme entre Alsace et Allemagne : Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, informe sur les dépendances pour mieux prévenir leur usage

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01/05/2010

Retrait des troupes en Afghanistan : Angela Merkel adoucit son discours

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Sept morts et treize blessés en l’espace de deux semaines en Afghanistan. Pour l’Allemagne le choc a été rude. Surtout dans un pays où les interventions militaires à l’étranger restent une nouveauté. Et d’autant plus que le pouvoir a longtemps minimisé les dangers. Désormais, ils s’imposent cruellement. Un nouveau discours plus réaliste et plus pédagogique est à l’ordre du jour.

Mais il est peut-être trop tard. 70% des Allemands sont opposés à cette intervention. Angela Merkel a tenu devant le Parlement jeudi 22 avril un discours plus humain et moins technocratique pour justifier la présence allemande en Afghanistan. « Un retrait précipité aurait des conséquences plus désastreuses que le 11 septembre », a estimé la chancelière. Mais les Allemands restent sceptiques. La moitié d’entre eux croit plutôt qu’un maintien de leurs troupes en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme renforce plutôt les risques pour leur pays.

Cette hostilité a été renforcée par la bavure de septembre dernier, lors de laquelle un bombardement ordonné par les forces allemandes a fait 142 morts et blessés. Devant la commission d’enquête du Parlement, le ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg qui n’était pas à ce poste à l’époque, a reconnu avoir fait une erreur en affirmant dans un premier temps que l’opération était militairement justifiée. Il reconnait aujourd’hui qu’elle n’aurait pas dû avoir lieu.

Article publié le : jeudi 22 avril 2010 - Dernière modification le : jeudi 22 avril 2010- RFi

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-04/2009-04-03/article_otan-sarko-merkel.jpg

21:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/04/2010

Repression en Allemagne via Internet

Allemagne : La police perquisitionne un provider alternatif de gauche

La police berlinoise a aujourd’hui lundi 26 avril 2010 perquisitionné le provider berlinois SO36. Le but de l’action était de le rendre responsable de la page antimilitariste bamm.de. Ce site est celui de la fédération berlinoise et brandebourgeoise de la société allemande pour la paix-association des objecteurs de guerre (DFG-VK) qui se trouve à l’adresse http://www.bamm.de et hébergée par SO36.net Concrètement ce sont des serveurs de SO36.net ainsi que l’appartement d’une des personnes en charge du travail de maintenance et officiellement responsable pour le domaine bamm.de auprès de l’agence des domaines DENIC. Les agents de la police criminelle berlinoise ont saisi plusieurs serveurs. Peu de temps après le procureur s’est ravisé et a fait ramener les serveurs sans que les données ne soient copiées. Cependant dans l’appartement perquisitionné deux ordinateurs et plusieurs disques durs ont été saisis. C’est dans le même but que la police a perquisitionné la librairie Schwarze Risse à Mehringhof Berlin lundi dernier. Ce qui provoque la colère officielle est un flyer « faisons la fête quand ils tombent » qui appelle à sabrer le champagne lors de la mort de soldats allemands. Cette action a été mise en avant comme satirique par la DFG-VK et déclarée dès lors terminée. La police tient la DFG-VK responsable « de refuser le droit à l’existence des soldats de la Bundeswehr stationnés et par cet appel festif de mettre en cause le sentiment de sécurité des soldats et de leurs proches. » C’est un scandale que les personnes critiques à l’égard de l’implication militaire de l’Allemagne soient confrontées à la répression d’Etat, alors qu’au même moment le procureur abandonne les poursuites contre l’officier Klein responsable du bombardement de Kundus. SO36.net est un Provider internet de gauche non commercial qui met à disposition des infrastructures et des services techniques pour des individus et des groupes politiques. Depuis longtemps SO36.net est dans le viseur des autorités, car il s’engage pour garantir des communications libres et gratuites. La dernière fois le serveur SO36.net a été perquisitionnée dans le cadre de la procédure 129a le 9 mai 2007 dans le cadre du contre sommet du G8 à Heiligendamm. Avec cette action la police criminelle de Berlin blesse une fois de plus le droit fondamental de la liberté d’expression ainsi que le secret des communications. L’opposition à la guerre en Afghanistan ainsi que l’hébergement de sites politique, n’est pas seulement légitime, il est nécessaire.

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23/11/2009

KTS Fribourg - répression de la manifestation du 14 novembre 2009

de FA Strasbourg

Le centre autonome dans la tourmente

http://fastrasbg.lautre.net/?Le-centre-autonome-dans-la

Le jeudi 19 novembre 2009

Le 14 novembre s’est déroulée une manifestation antifasciste en soutien au KTS. Cette manifestation a été attaquée violemment par la police. Retour sur les raisons de la mobilisation et la répression qui a suivi.
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La manifestation encerclée par la police anti-émeute

Dans la nuit du 9 novembre, des militants nazis ont lancé des engins incendiaires contre le KTS. L’attaque, qui n’a fait aucune victime, a pourtant provoqué des dégâts matériels non négligeables. Cette attaque faisait suite à de nombreuses provocations et tentatives d’intimidation de la part de militants d’extrême-droite.

Les nazillons s’agitent

Au mois de mars 2009 des militants d’extrême-droite avaient tenté de prendre des photos de militants en marge d’une manifestation autonome. Des tentatives similaires avaient suivi notamment autour du KTS. Trop faible à Fribourg, et trop peu organisée, la mouvance nazie en est réduite à des actions isolés qui pour autant restent dangereuses. Au mois de mai lors d’une manifestation après l’expulsion d’une maison occupée, des nazis étaient apparus aux abords de celle-ci et avaient tenté d’attaquer le cortège. Un d’eux avait même sorti un couteau. Grâce à la détermination du cortège, cette attaque fut un échec.

Les antifascistes déjouent un attentat

Face aux activités des nazis, les antifascistes ont multiplié les actions contre des militants nazis à Fribourg, en rendant publics leurs noms, lieux de résidence, lieux de travail afin de les déstabiliser.

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Des produits chimiques pour fabriquer des explosifs...

Mais c’est l’affaire du « poseur de bombe » qui rencontra un vif écho dans la presse, même au niveau national. Fin août, l’Autonome Antifa a rendu public via un communiqué de presse le résultat de son travail d’investigation concernant Thomas Baumann. Il y apparaissait clairement que ce responsable de la JN (organisation de jeunesse du NPD) de Lörrach, également membre d’une unité d’élite de l’armée allemande, avait réuni les matériaux nécessaires pour confectionner une bombe et qu’il était sur le point de passer à l’action. Consciencieux, il avait déjà dressé une liste de cibles dont le KTS faisait partie. Le même jour les informations sont également parvenu anonymement à la police qui procéda rapidement à l’arrestation du militant nazi. La police tomba lors de la perquisition sur un véritable petit arsenal. La presse quant à elle s’interrogea sur le fait que des militants antifascistes soient mieux informés que la police et ses services de renseignements pourtant si zélé à surveiller l’extrême-gauche…

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...et des armes

L’attaque contre le KTS un mois après ce coup d’éclat des antifascistes est très certainement une vengeance de la part de militants nazis faisant partie de l’entourage de Thomas Baumann. Précisons aussi que l’Autonome Antifa n’a jamais cru que Baumann agissait seul contrairement à la théorie de la police.

Contre le fascisme et pour les centres autonomes

Les antifascistes radicaux avaient appelé à manifester le 14 novembre contre l’extrême-droite. Par la même occasion ils voulaient envoyer un signe clair à la ville ; arrêter de harceler les militants du KTS ! En effet, à la suite de manifestations non-déposées qui s’étaient déroulées durant les mois précédents, certains militants du centre autonome avaient été jugés par les autorités comme légalement responsables de celles-ci. Cela s’était traduit par des poursuites en justice. Cette fois encore, la manifestation ne fut pas déposée. Des rencontres ont pourtant eu lieu entre les organisateurs de la manifestation et les autorités, mais celles-ci ont échoué.

Répression et fichage

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Avant la manif...

Le samedi 14 novembre environ 700 personnes se sont rassemblées pour manifester au centre-ville. Mais la police était présente en force, bien décidée à empêcher que le cortège ne se mette en route. Ce dernier a d’ailleurs été rapidement cerné de tous côtés par la police anti-émeute. Durant quasiment deux heures, manifestants et policiers vont se faire face. Pendant ce temps la police a ramené des renforts et les unités cagoulées ont fait leur apparition. La tête de cortège, quant à elle, a tenté sans succès de passer en force pour ouvrir la route.

La police a ensuite isolé la tête de cortège, environ 300 personnes. Après de violents matraquages et de nombreuses arrestations, les forces de l’ordre, qui avaient encerclé tout ce qui restait de la « manifestation », ont fait sortir un par un les militants. Toute une rue était bloquée par des fourgons de police qui avaient mis en place des mini-bureaux et de l’éclairage afin d’entamer une opération de fichage à grande échelle.

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Fichage des militants

C’est ainsi qu’accompagné, par deux policiers en tenue anti-émeute cagoulés, on passait les différentes étapes, méthodiquement. Fouille, contrôle d’identité et photo avec un numéro collé sur la poitrine. Les derniers sortiront de la nasse vers 20 heures. En tout et pour tout il y aura eu plus d’une dizaine de blessés, une quarantaine d’arrestations ainsi que le fichage systématique et méthodique de quelques 300 personnes.

Olynx
groupe de Strasbourg - Fédération Anarchiste


Plus d’infos, photos et vidéos Indymedia Linksunten | Autonome Antifa Freiburg | KTS | Anarchistische Gruppe Freiburg | Badische Zeitung

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25/08/2009

Angela Merkel, une alliée européenne importante pour les USA et l'Otan depuis 2005

C'est tout bénef pour Angela MERKEL:

 

- les anti-otan allemands sont jugés (sévèrement) en France, donc pas de répercussion à craindre au niveau de l'élection prochaine en Septembre.

 

- pas de plan de retrait d'Afghanistan des soldats allemands clairement défini.

 

Nicolas Sarkozy, Anders Fogh Rasmussen, Angela Merkel et Barack Obama arrivent au dîner de travail de l'Otan à Baden-Baden, le 3 avril 2009.

Angela Merkel, une alliée européenne importante pour les USA et l'Otan depuis 2005.

 

par Karl Müller, Allemagne

Les néoconservateurs américains ont fondé un comité, le Committee for a strong Europe (Comité pour une Europe forte). Ce qui les intéresse n’est sans doute pas une Europe indépendante, mais une Europe qui soit à la botte des néoconservateurs: «Nous sommes convaincus, écrivent-ils qu’une Europe forte peut, de concert avec les Etats-Unis, venir à bout des problèmes qui les menacent et profiter des avantages d’un gain de liberté dans le monde.» [liberté est un mot favori du président Bush.] Les politiciens européens les plus importants pour eux sont entre autres Tony Blair en Grande-Bretagne, Nicolas Sarkozy en France et Angela Merkel en Allemagne.

Le 22 novembre, Angela Merkel (CDU) a été élue chancelière d’Allemagne. Dans les débats publics qui ont précédé son élection, on n’a guère tenu compte du fait que la future chancelière allait donner à sa politique étrangère une orientation nettement proaméricaine.

Aussi n’avons-nous pas été surpris de lire, le 14 novembre, dans la Basler Zeitung que «le gouvernement américain espère que la grande coalition allemande apportera un plus large soutien au gouvernement irakien». L’article cite le secrétaire d’Etat adjoint Daniel Fried qui a déclaré que le changement politique en Allemagne était une occasion pour les deux pays de surmonter les différends antérieurs au sujet de l’Irak et de parvenir à une collaboration plus étroite. Le 29 octobre déjà, le Spiegel titrait: «La CDU veut abandonner la politique étrangère de Schröder». Cela dit, ce changement de cap «ne doit pas figurer dans le contrat de coalition», «il doit être effectué subtilement, mais avec toute l’autorité du chef du gouvernement». En outre, «en première place sur l’agenda de politique étrangère de la future chancelière Angela Merkel figure un renouveau des relations avec les USA. […] Les liens avec la France, jugés trop étroits» doivent être desserrés au profit des nouveaux membres de l’Union européenne – c’est-à-dire des meilleurs alliés du gouvernement américain (la «nouvelle Europe» de Rumsfeld).

Le jour de l’élection de la présidente de la CDU au poste de chancelière, le journal allemand Handelsblatt titrait à la une: «Le gouvernement américain place ses espoirs en Angela Merkel». Au début de l’article, on pouvait lire ceci: «Le gouvernement américain s’attend à ce que le changement de gouvernement à Berlin rende les relations avec l’Allemagne beaucoup plus étroites.» Dans un autre article, le nouvel ambassadeur américain en Allemagne, William Timken, déclarait: Le président des Etats-Unis m’a dit ceci: «Sans une Europe forte et une Allemagne forte, je ne peux pas faire ce que je dois faire et le monde ne pourra pas résoudre ses problèmes.»

L’Allemagne doit s’occuper davantage du Moyen-Orient, des Balkans et du Caucase. Dans un commentaire de ce même journal, on pouvait lire ce jour-là: «Les Américains attendent du nouveau gouvernement avant tout un soutien dans le processus de démocratisation de l’Europe de l’Est, de l’Asie centrale et du Moyen-Orient.» Le point crucial, pour l’ambassadeur, est «qu’ici on n’accepte pas encore vraiment le fait que la globalisation soit irréversible et qu’elle exige un changement complet».

Merkel a prévu de se rendre aux Etats-Unis en janvier et le président Bush souhaite également une rencontre. Selon le Financial Times Deutschland du 17 novembre, «une réconciliation ostensible avec Merkel, chef du gouvernement d’un pays qui comptait parmi les opposants les plus farouches à la guerre en Irak serait un geste symbolique.» Ce serait «le commencement d’une nouvelle phase des relations».

Dès que l’échec de la politique américaine en Irak fut devenu évident, Angela Merkel avait longtemps évité des manifestations de sympathie trop nettes. En juin 2003, lorsque les premiers mensonges du gouvernement américain furent connus, elle avait «fait vœu de silence» (Spiegel online du 6 juin 2003, cité – chose intéressante – par l’Aspen Institute de Berlin dirigé par le néoconservateur pur et dur Jeffrey Gedmin). Et pendant la campagne électorale, il n’était plus question de la position de Merkel avant la guerre en Irak.

Et pourtant elle s’était prononcée nettement en faveur d’une participation allemande à la guerre et avait ajouté foi sans réserves aux mensonges américains. Le 28 février 2003, le Spiegel titrait: «Une amie en détresse». Dans le chapeau de l’article, on pouvait lire: «En tant qu’adversaire du chancelier Schröder et de sa politique de paix dans le conflit irakien, la présidente de la CDU Angela Merkel a été accueillie à bras ouverts par le gouvernement Bush. Elle a fait savoir au ministre de la Défense Rumsfeld qu’elle portait en elle la ‹nouvelle Europe›. Il a éclaté de rire.»

A la conférence de Munich sur la politique de sécurité, le 8 février 2003, elle avait déclaré entre autres à propos de la politique étrangère de l’Allemagne et de l’Europe: «Les Européens curieux découvrent des USA qui sont manifestement mieux préparés à faire face aux nouvelles menaces. […] Et la menace des armes de destruction massive de Saddam Hussein est réelle et non fictive. […] Ceux qui excluent dans tous les cas des mesures militaires coercitives contre l’Irak […] doivent être prêts à assumer leurs responsabilités au cas où leur politique du simple confinement échouerait. Pour moi, il est manifeste que ceux qui critiquent radicalement la voie américaine dans le conflit irakien ne sont pas en mesure d’assumer l’entière responsabilité des conséquences de leurs actes. […] Si finalement le désarmement pacifique échouait et que les mesures coercitives annoncées restaient la seule solution possible, nous serions favorables […] à une intervention militaire. L’Allemagne devrait dans ce cas y participer selon ses possibilités en accord avec ses partenaires européens et transatlantiques.»

Rien d’étonnant donc à ce qu’Angela Mer-kel soit bien vue de néoconservateurs réputés comme Richard Perle, un des bellicistes les plus radicaux. Dans une interview accordée à l’Handelsblatt du 27 mai 2005, Perle a déclaré entre autres: «Il existe de grandes différences entre le gouvernement des Etats-Unis et les sociaux-démocrates allemands, mais pas avec la CDU/CSU. C’est pourquoi, en cas de victoire de Madame Merkel aux élections, je pense que les relations bilatérales vont s’améliorer. […] Angela Merkel est très attachée à la tradition transatlantique. Elle soutient entièrement l’OTAN et est favorable à une coordination étroite entre Berlin et Washington. Angela Merkel semble avoir la même vision globale qu’Helmut Kohl. Le chancelier Gerhard Schröder ne nous a pas habitués à cela.»

Jeffrey Gedmin, de l’Aspen Institute néoconservateur de Berlin, donne également des conseils à Angela Merkel par journal interposé. Le 16 août 2005, Die Welt publiait sa «lettre à Angela Merkel». Il commençait par louer le Français Nicolas Sarkozy pour sa politique néolibérale puis, à l’intention d’Angela Merkel, il écrivait: «Pourquoi ne pas dire franchement aux électeurs que l’économie sociale de marché ne fonctionne plus?» Mais, selon Gedmin, il y a en Allemagne, dans tous les partis, des gens qui ne veulent pas adopter la politique néolibérale, d’où son conseil à Merkel: «Avant de faire avancer le pays, vous devez vaincre intellectuellement ces individus nostalgiques qui traînent les pieds. Si Sarkozy succède à Chirac, peut-être que la France connaîtra un essor. Il serait regrettable que l’Allemagne continue de régresser. Et le 16 novembre, Gedmin écrivait dans un article du même journal intitulé «La stabilité n’est pas tout»: «Les USA n’ont pas de stratégie cohérente  à propos de l’Iran, mais il me semble que celle de l’Allemagne se limite à être gentil avec les mullahs. Ce n’est pas une attitude sérieuse pour un pays qui veut être pris au sérieux. Nous allons voir ce que fera la nouvelle chancelière.»

Qu’est-ce que Gedmin va encore nous expliquer? A en croire ce qu’écrivait le journal Welt am Sonntag le 27 juillet déjà dans un long article sur les think tanks américains et leur influence sur la politique, «Gedmin a montré comme on fait du conseil politique populaire. L’Américain est en Allemagne depuis une année et demie. Il a mis en ébullition son Institut – et les think tanks de Berlin. Un jour, il parle de la lutte contre le terrorisme dans l’émission de Sabine Christiansen [première chaîne allemande] et un autre, en petit comité à Schwerin, il «briefe» Angela Merkel sur les relations germano-américaines.» Et sans doute avec succès. Spiegel online écrivait, le 17 novembre, que Merkel avait «annoncé une attitude de fermeté à l’égard de l’Iran».

Comment va-t-elle empêcher que sa dépendance par rapport à la politique américaine ne saute trop aux yeux? Selon le commentaire de l’Handelsblatt mentionné ci-dessus, «malgré ses bonnes dispositions à l’égard de l’Amérique, elle va chercher des «niches» qui lui permettront de prouver son indépendance. […] En ce qui concerne la Turquie, elle pourrait montrer qu’elle ne suit pas aveuglément la politique de Bush.» Et qui dit cela? Le néo-conservateur Gedmin.

(Horizons et débats, numéro 34, décembre 2005)

 

 

 

 

 

 

 

Charade pour une strong Europe

Nous proposons cette charade, histoire de se divertir et de s’instruire d’un même élan:

Mon premier est une interview de Bruce P. Jackson (BPJ), dans Le Figaro du 21 septembre, pour nous annoncer, des larmes dans la voix quoique subrepticement, la création du CSE (Committee for a Strong Europe), aussitôt identifiée comme une entreprise de reconversion des néo-conservateurs amochés. En fait, il y a du monde à bord, et l’on fonce cap vers l’Europe.

Mon second est le constat émerveillé que les gens du CSE veulent nous donner un coup de main pour que nous, Européens, soyons plus beaux, plus forts, plus triomphants, — une vraie “strong Europe”. A nouveau quelques larmes.

Mon troisième est le rappel opportun que BPJ fut vice-président de Lockheed Martin (LM), qu’il garde des liens avec LM tout comme d’autres néo-conservateurs (Tom Donnelly, notamment).

Mon quatrième est que le patron de LM vient à Bruxelles et y rappelle que des pré-accords d’engagement de commande (Memorendum of Understanding) de JSF doivent être passés dans les 18 mois par les Européens qui ont mis des fonds dans le programme, — cela, alors qu’il serait temps de verrouiller les engagements européens dans un programme JSF de plus en plus malmené.

Mon tout est quoi? Par exemple, qu’il y aurait bien, dans la campagne bienveillante qu’entreprend le CSE, un volet pour nous dire qu’il serait temps, pour que l’Europe soit strong, qu’elle s’équipe sérieusement en armements, — et, accessoirement mais précisément, que les pays concernés confirment leur engagement dans le JSF.

 

Mis en ligne le 4 octobre 2005 à 09H30

 

 

Bons baisers de la “strong Europe

La chronique de Simon Serfaty dans l’International Herald Tribune du 30 septembre est à signaler, non pour son intérêt intrinsèque mais parce qu’elle signale l’un des premiers signes de l’offensive du CSE (“Committee for a Strong Europe”), dont la réapparition “européenne” de Bruce P. Jackson marquait l’annonce officielle.

Le texte de Serfaty est assez banal, avec une analyse très pessimiste de la situation en Europe qui ne répond certes pas à la complexité du continent ; c’est une soi-disant démonstration outrancière et également désabusée d’une vision de l’Europe à usage précis (implicitement : une Europe qu’il importe de redresser en suivant les préceptes de la CSE). Serfaty, “pied-noir” d’origine (il est né au Maroc), français de culture (études à Paris et grande admiration pour Camus), a finalement capitulé devant le brillant et le confort des bonnes places du système américaniste. C’est un personnage assez rare, notamment par la différence abyssale entre ce qu’il écrit publiquement (dans les conférences à public réduit, il est plus audacieux) et ce qu’il vous dit en privé. Sa vraie opinion, dite sur un ton désabusé quoique d’une ironie mondaine, se ramène au constat de la situation absolument catastrophique du système de l’américanisme (et pas du tout de l’Europe).

Sa présence dans l’offensive pour une “strong Europe ” signifie que les néo-conservateurs ont ratissé large pour leur nouvelle initiative. (Serfaty n’est nullement proche des néo-conservateurs.) Contrepartie de cette tactique: l’offensive porte sur des objectifs assez sages et classiques (voir pour la culture personnelle les principes d’action de la CSE), dans le sens plutôt du multilatéralisme américaniste que de l’unilatéralisme américaniste. Les neocons ne sont vraiment plus ce qu’ils étaient. Par contre, l’étiquette qui leur colle à la peau de comploteurs et d’extrémistes mettra aussitôt la puce à l’oreille des Européens et voue cette offensive à l’échec. Il manque les pincettes que les grands anciens de la manipulation américaniste avaient l’habitude d’utiliser dans ce genre d’entreprise, surtout lorsqu’il s’agit des Européens.

 

Mis en ligne le 3 septembre 2005 à 09H20

http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2030

 

11:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/08/2009

Perquisition du groupe d'extrème-droite Frontbahn 24 à Berlin


Police officers carry a box with items they seized while searching the flats of alleged leaders of the rightist organisation 'Frontbahn 24' in Berlin-Oberschoeneweide, Germany, 13 August 2009. Police discovered parts of uniforms in the eleven flats, a police spokesman said. No arrests were made.

Schlag gegen "Frontbann 24"

Polizei filzt Rechtsextreme

Die Berliner Polizei ist mit einer großen Aktion gegen die rechtsextremistische Organisation "Frontbann 24" vorgegangen. Sie durchsuchte zusammen mit der Staatsanwaltschaft elf Wohnungen von mutmaßlich führenden Mitglieder der Gruppe wegen Verstoßes gegen das Versammlungsgesetz, teilte ein Polizeisprecher mit.

"Frontbann 24" gilt als die am schnellsten wachsende Neonazi-Organisation in Berlin und hat sich nach einer 1924 gegründeten Vorläuferorganisation der national-sozialistischen Sturmabteilung "SA" benannt. Berlins Innensenator Ehrhart Körting prüft seit dem Sommer ein Verbot der Organisation.

Die 50 bis 60 Mitglieder des "Frontbann 24" treten in schwarzer uniformähnlicher Kleidung auf. Auf den Hemden ist rechts ein Reichsadler mit Lorbeerkranz eingestickt, links prangt der Schriftzug "Frontbann 24", auf den beiden Kragenecken die Zahl 24. In den durchsuchten Wohnungen beschlagnahmte die Polizei Uniformstücke. Festnahmen habe es nicht gegeben.

"Gefährlich und verfassungsfeindlich"

Mehrere Auftritte in dieser Uniform bei Veranstaltungen in Berlin und Brandenburg in diesem Jahr seien der Grund für die Durchsuchungen gewesen, sagte der Sprecher. Das öffentliche Tragen dieser Kleidung werde als "Ausdruck einer gemeinsamen, den Nationalsozialismus glorifizierenden politischen Gesinnung" gewertet.

"Ich halte den "Frontbann 24" für grundsätzlich gefährlich und für verfassungsfeindlich", sagte Körting laut seiner Sprecherin. "Er verbreitet eine fremdenfeindliche Propaganda und heizt dementsprechend das Klima auf." Ein Verbot sei ein kompliziertes verfassungsrechtliches Verfahren und werde noch geprüft.

Nach Angaben des Berliner Verfassungsschutzes ist der "Frontbann 24" seit Ende 2008 in der Hauptstadt aktiv. Die Neonazi-Kameradschaft sei aus einer Abspaltung unzufriedener Mitglieder des NPD- Kreisverbandes Treptow-Köpenick entstanden.

 

Polizei-Razzien bei rechtsextremer Gruppe "Frontbann 24"

Donnerstag, 13. August 2009, 15:36 Uhr

Berlin (Reuters) - Die Berliner Polizei hat die Wohnungen von Mitgliedern der rechtsextremen Gruppe "Frontbann 24" durchsucht.

Betroffen seien zwölf Führungskader und Angehörige des kameradschaftsähnlichen Zusammenschlusses, erklärten Polizei und Generalstaatsanwaltschaft am Mittwoch in Berlin. Den elf Männern und einer Frau werde das öffentliche Tragen von Uniformen und Zeichen des "Frontbann 24" als Ausdruck der Verherrlichung des Nationalsozialismus vorgeworfen.

Bei der Razzia seien diverse Kleidungsstücke sichergestellt worden, teilten die Sicherheitsbehörden mit. Außerdem seien ein Butterflymesser, ein Schlagring, Drogen und Werbeartikel mit Hakenkreuzen entdeckt worden. Die Ermittler hätten daraufhin Verfahren wegen Verstößen gegen das Waffen- und das Betäubungsmittelgesetz sowie wegen der Verbreitung von Propagandamitteln verfassungswidriger Organisationen eingeleitet.

Die Gruppe "Frontbann 24" knüpft nach Angaben der Ermittler an den 1924 als Vorläufer der nationalsozialistischen SA gegründeten Frontbann an und erinnert in ihrem Aufbau, ihren Symbolen und dem Auftreten ihrer Mitglieder bewusst an ihr historisches Vorbild aus den 20er Jahren.

Redadas en domicilios de dirigentes de organización extrema derecha en Berlín

Actualizado 13-08-2009 13:03 CET

Berlín.-  La policía de Berlín ha registrado esta mañana once domicilios de presuntos altos cargos de la organización de extrema derecha "Frontbann 24", tras la aparición pública en los últimos meses de varios miembros de la agrupación en la zona de Berlín y Brandeburgo, informó un portavoz de la policía.

Un policía porta una caja con objetos incautados durante el registro de las viviendas de presuntos miembros de la organización de extrema derecha 'Frontbahn 24', en Berlín-Oberschoeneweide (Alemania), hoy, 13 de agosto. La Policía alemana descubrió partes de uniformes en once apartamentos, según fuentes policiales.

Durante la redada, la policía encontró varias piezas del uniforme de la organización, que había sido previamente censurado y que vestían los dirigentes.

Sin embargo, hasta el momento, no se ha efectuado ninguna detención.

Según datos facilitados por la Oficina Federal de Protección de la Constitución Alemana, "Frontbann 24" constituye uno de los grupos neonazis que más rápidamente se expanden por todo Berlín.

Están activos en la capital alemana desde finales de 2008, como sucesores de los grupos "Kameradschaft Tor Berlin" (KTB) y "Berliner Alternative Süd-Ost" (BASO), que fueron prohibidos en 2005 por el entonces titular de Interior de Berlín, Ehrhardt Körting.

Su nombre, "Frontbann 24", hace referencia a una asociación de precursores de las fuerzas de asalto nacionalsocialistas "SA", que fue fundada en 1924.

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11/07/2009

Allemangne Parano : les Länder -surveillance anti-terroriste-crainte d'attentats islamistes-élections législatives

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Le gouvernement fédéral allemand et les Länder (États régionaux) vont renforcer la surveillance anti-terroriste dans le pays par crainte d'attentats islamistes à l'approche des élections législatives de septembre, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le gouvernement d'Angela Merkel et les 16 Länder se sont entendus sur "des mesures graduées à prendre en fonction de la situation" pour lutter contre le risque terroriste, lors d'une réunion jeudi à Berlin, a indiqué à l'AFP une source proche du gouvernement.

Le ministère de l'Intérieur a seulement confirmé qu'une "réunion de travail" avait eu lieu, à laquelle ont participé des représentants des ministères fédéral et régionaux de l'Intérieur ainsi que des services de sécurité.

Mais étant donné le danger terroriste, il serait mal avisé de divulguer publiquement "le contenu des entretiens", a jugé un porte-parole devant la presse.

Selon le site internet Spiegel-Online, les autorités ont décidé de renforcer la surveillance des aéroports, des frontières et d'environ 140 personnes suspectées de liens avec la mouvance terroriste.

Les universités et filières techniques de l'enseignement supérieur seront également observées à la loupe afin de déceler d'éventuels fiefs de radicalisation islamiste, d'après le site d'information.

Plusieurs kamikazes du 11 septembre 2001 avaient étudié à Hambourg (nord).

Le secrétaire d'État à l'Intérieur, August Hanning, a mis en garde la semaine dernière contre le risque accru d'attentats islamistes en Allemagne ou contre des intérêts allemands à l'étranger à l'approche des législatives du 27 septembre. Les terroristes islamistes veulent faire pression pour que l'Allemagne retire ses quelque 3.800 soldats d'Afghanistan, selon Berlin.

Des dizaines d'Allemands formés dans des camps d'entraînement terroristes en Afghanistan et au Pakistan sont rentrés en Allemagne, ce qui inquiète au plus haut point Berlin. Les autorités font le parallèle avec Madrid, frappée par des attentats islamistes en mars 2004 (191 morts) trois jours avant les législatives espagnoles. L'une des premières décisions du nouveau gouvernement de José Luis Zapatero avait été le retrait espagnol d'Irak.

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Publié le 10/07/2009 à 14:48 Le Point.fr

LUTTE ANTITERRORISME

L'Allemagne renforce la surveillance à l'approche des législatives

AFP

17:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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