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13/08/2009

Partie de chasse sans partis pris...

 

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Publié le 12/08/2009 à 19:56 - Modifié le 13/08/2009 à 09:54 Le Point.fr

PARTIS POLITIQUES

Les chasseurs font la cour à l'UMP

 

Le mouvement CPNT (Chasse, pêche, nature, traditions) est en discussion avec Xavier Bertrand sur un rapprochement avec l'UMP. Lassé de se prendre "claque sur claque" aux élections, CPNT "est prêt à devenir un partenaire de l'UMP sur la base d'un accord programmatique gagnant gagnant", a annoncé son président Frédéric Nihous dans un entretien au Figaro à paraître jeudi. "Le secrétaire général de l'UMP s'est montré ouvert", affirme optimiste Frédéric Nihous. Si ça marche, on intégrera le comité de liaison de la majorité présidentielle".

"Nous ne renions pas nos convictions"

 

 

Le Parlement donne plus de pouvoirs aux chasseurs

Créé le 19/12/08

Le Parlement a décidé d'étendre les droits des chasseurs, dont les fédérations peuvent désormais être agréées au titre de la protection de l'environnement. L'objectif est d'"encourager la pratique de la chasse". Les Verts crient aux loups !

Les chasseurs obtiennent satisfaction. Pour "encourager la pratique de la chasse", le Parlement a décidé jeudi d'étendre les droits des chasseurs, dont les fédérations peuvent désormais être agréées au titre de la protection de l'environnement. Après le Sénat, l'Assemblée nationale a voté pour ce texte "très attendu par les chasseurs" selon les parlementaires et dont le sénateur UMP Ladislas Poniatowski avait pris l'initiative.

Concrètement, le texte réduit le coût du permis (30 euros actuellement) et des cotisations annuelles (moins de 200 euros). Les droits des chasseurs sont renforcés : en cas d'infraction, le permis de chasse ne sera plus automatiquement retiré, il faudra une décision du juge. Entre temps, le chasseur sera autorisé à se voir restituer son permis.

Le texte permet également aux fédérations de chasse de demander l'agrément au titre d'association de protection de la nature. Elles pourront donc participer aux actions sur l'environnement, seront consultées pour des projets d'aménagement du territoire et pourront en saisir la justice. La loi autorise enfin l'utilisation du "grand duc artificiel", un leurre représentant un oiseau, aujourd'hui autorisé pour la destruction des nuisibles tels que les corbeaux sur arrêté préfectoral.

Ces deux dernières dispositions alarment les écologistes dont Yves Cochet (Verts) s'est fait en vain le porte-parole. "Pourquoi privilégier les associations de chasse par rapport à d'autres associations, les randonneurs, les cavaliers, les athlètes, qui eux aussi protègent la nature ?", s'est étonné Yves Cochet. "Vous n'êtes pas sur le terrain pour apprécier la différence entre les uns et les autres", lui a rétorqué l'UMP Patrick Ollier. "Les chasseurs sont de vrais gestionnaires de la nature, mais un randonneur ne fait que passer."

Treize députés seulement s'étaient déplacés pour ce vote définitif. L'UMP et le PS ont voté pour. Pour des raisons diamétralement opposées, le PCF et les Verts se sont abstenus. Maxime Gremetz (PCF), non chasseur lui-même mais trouvant que le texte "s'arrêtait au milieu du gué" s'est lancé dans un vibrant plaidoyer en faveur des chasseurs, notamment ceux de la baie de Somme, "aux revenus modestes (...) qui ne sont pas tous comme les Dassault ou les Bouygues qui dépensent des sommes faramineuses, organisent des chasses entre bobos ou participent à l'horrible chasse à courre".

Même les ministres concernés, ceux de l'écologie, n'étaient pas au rendez-vous et c'est Dominique Bussereau (Transports) qui représentait le gouvernement. "Ils sont en rase campagne car il ne veulent pas nous répondre sur la marte et la belette", s'est indigné l'UMP Jean Auclair partisan de la destruction de ces animaux "nuisibles". Jean-Paul Chanteguet (PS) a regretté qu'aucun jour de la semaine ne soit interdit à la chasse mais il a été contredit dans son propre camp par Philippe Plisson qui a défendu "la tradition ancestrale de loisir et de lien social" qu'est la chasse, "en particulier le dimanche". Certains auraient bien aimé aller plus loin : Jean-Claude Flory (UMP, Ardèche) a demandé des sanctions "pour contrer les activités anti-chasse" de "ceux qui multiplient les actions de sabotage".

 

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Politiques 15/05/2003 à 23h00

Les députés UMP soignent leurs amis chasseurs

Le jour de non-chasse de la loi Voynet a été supprimé.

AUFFRAY Alain

Les chasseurs français n'ont pas de souci à se faire. A l'Assemblée nationale, les élus se bousculent pour défendre leurs intérêts. On l'a vu hier, à l'occasion de l'examen du projet de loi sur la chasse défendu par le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-François Copé, qui remplaçait la ministre de l'Ecologie, Roselyne Bachelot, souffrante (lire ci-contre). La majorité UMP et UDF a défendu avec passion des amendements ­ dont certains furent adoptés contre l'avis du gouvernement­ pour satisfaire le 1,4 million d'adhérents des 70 000 associations de chasseurs. Elle leur a même offert la suppression du jour de non-chasse qu'avait institué la loi Voynet de juillet 2000. Seul contre tous, avec parfois le timide soutien du socialiste Jean-Paul Chanteguet, le vert Yves Cochet a vainement bataillé contre ceux qui ont entrepris le démantèlement de la loi de l'ex-ministre de l'Environnement, cédant ainsi, selon lui, au puissant «lobby de l'extrême chasse». De fait, ce lobby conduit par les dirigeants de CPNT (Chasse, pêche, nature et tradition) était hier très présent dans les couloirs et dans les tribunes de l'Assemblée.

Sourds aux appels de Jean-François Copé et de Patrick Ollier, président UMP de la Commission des affaires économiques, les députés de droite ont ainsi très majoritairement adopté le placement de l'Office national de la chasse sous la double tutelle des ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture. Cette décision donne satisfaction aux chasseurs qui, comme l'a rappelé un député UMP, se sentent «culturellement beaucoup plus proches du ministre de l'Agriculture que de celui de l'Environnement».

Pour l'ancien ministre de l'Environnement Yves Cochet, l'expression la plus «emblématique» de cet «extrémisme» est sans conteste l'adoption massive (74 voix sur 79 exprimés) de l'amendement visant à supprimer purement et simplement l'instauration d'un jour de non-chasse. Si la loi Voynet avait imposé le mercredi sans chasse, c'était, selon Jean-Paul Chanteguet, pour «concilier les différents utilisateurs de la nature» : le nombre de chasseurs diminue chaque année de 2 % tandis que celui des autres «utilisateurs» (randonneurs, sportifs) augmente de 10 %. Le projet de Roselyne Bachelot disposait, au nom de la responsabilisation et de la déconcentration, que ce jour de non-chasse serait désormais fixé par les préfets. Les députés ont balayé hier cet article du projet de loi. Daniel Spagnou, élu UMP des Alpes-de-Haute-Provence, y voyait une «mesure vexatoire». «Le monde cynégétique attend des signes forts», a rappelé Jean-Pierre Decool (UMP, Nord) pour qui le jour de non-chasse constitue une entrave à une liberté «héritée de 1789». A moins de trois mois de l'ouverture de la chasse au gibier d'eau, le député UMP de la Somme Joël Hart s'est fait clairement menaçant : «Il faut bannir l'expression jour de non-chasse de notre vocabulaire (...). Car la route est longue et les chasseurs sont à l'affût.»

Le lobby n'a toutefois pas obtenu tout ce qu'il souhaitait. Il semblait hier soir que les élus prochasse n'obtiendraient pas l'inscription dans la loi des dates d'ouverture et de fermeture de la chasse. Jean-François Copé a su les convaincre que cette question complexe ne relevait pas du niveau législatif mais du niveau réglementaire. La ministre de l'Ecologie n'en a donc pas fini avec les colères des amateurs de gibier.

 

 

Les résidences du président

Chasses gardées...

Par Le Naire Olivier , publié le 17/07/2008

Ce fut un coup de fusil dans le ciel de Rambouillet. Et un coup de tonnerre dans le petit milieu politico-médiatique. Lorsque, le 14 décembre 2007, le colonel Kadhafi, après avoir planté sa tente sur la pelouse de l'hôtel Marigny, exigea que lui fût organisée une chasse au faisan sur ce domaine présidentiel des Yvelines, les services du protocole hoquetèrent d'indignation. Après deux heures et demie, Kadhafi repartit satisfait, n'emportant toutefois que quatre faisans sur les quelques dizaines qu'il avait tués.

Cet épisode aura en tout cas prouvé, même si l'Elysée confirme la suppression des chasses présidentielles, qu'à Rambouillet comme à Marly les agents des domaines n'ont pas perdu la main. On y élève toujours, selon la thèse officielle, 10 000 faisans destinés à être vendus pour repeupler les territoires, mais, dans les faits, près de 25 000. Il est vrai que, sur ces anciens domaines royaux, la chasse est un art que l'on pratique depuis des siècles. Et beaucoup ont la nostalgie de l'époque - pas si lointaine - où les grands de ce monde se disputaient le privilège d'aller y taquiner le gibier puis ripailler.

De Gaulle ouvrait en général systématiquement la première chasse. Pompidou, en revanche, assistait à la plupart de ces parties de campagne. Tout comme Valéry Giscard d'Estaing, qui en raffolait. Mitterrand, non chasseur, laissait, lui, ce soin à François de Grossouvre, mais supervisait personnellement, comme tous ses prédécesseurs, les invitations, savamment étudiées. Sur ces listes, que les Archives nationales se refusent à communiquer, on retrouve, par exemple, aussi bien le Chah d'Iran, le roi d'Afghanistan ou Rainier de Monaco et ses enfants que la plupart des chefs d'Etat africains. Et, bien sûr, des habitués, comme la famille Gemayel, le duc de Luynes, Jacques Foccart (chargé des affaires africaines), Michel Poniatowski ou encore Gilbert Mitterrand (qui se fit dresser un chien de chasse par les agents de Marly). Sans parler de Bernard Loiseau, qui invitait gracieusement ces mêmes agents dans son restaurant.

Parmi les seules femmes à tirer, Marie-France Garaud, ancienne conseillère de Georges Pompidou, était aussi fine gâchette à la chasse qu'en politique. Les grands industriels, eux, y faisaient du lobbying.

« Avec le président Mitterrand, ça a mal tourné, regrette un ancien agent de Marly. Avant, nous rabattions en chemise blanche, cravate et bottes cirées. A partir de 1981, nous allions en treillis et toutes sortes de gens étaient invités ! » Toutes sortes de gens ? Entendez par là le chauffeur ou le cuisinier de l'Elysée, mais surtout des parlementaires du PS qui faisaient défiler tous les chasseurs de leur circonscription à Marly ou Rambouillet.

Sous la Ve République, le rituel d'une chasse est quasi immuable : 12 invités sont accueillis soit par le président, soit par son représentant, dès 9 heures, pour un solide petit déjeuner. Puis l'on va se poster, dans le domaine, en face des tirés, ces haies d'où les faisans rabattus s'envolent « au cul levé ». Chaque tireur est flanqué d'un « chargeur », qui, comme son nom l'indique, charge le ou les fusils du chasseur, afin que celui-ci puisse tirer le plus possible lorsqu'un nuage de faisans mordorés déboule au-dessus de sa tête. Le chargeur est là également pour s'assurer que ces hôtes prestigieux, mais pas toujours expérimentés, ne tirent pas sur les rabatteurs. On se rappelle aussi à Marly, de sinistre mémoire, un ambassadeur de Chine qui maniait le fusil comme une mitrailleuse.

« Nous faisions défiler face aux invités des milliers de faisans en cinq battues successives, explique un ancien des domaines. Honnêtement, c'était du tir - parfois même une boucherie ! - plutôt que de la chasse. Mais l'essentiel était de leur en mettre plein les yeux et qu'ils repartent satisfaits. » Sur les centaines de faisans ou de canards tués - parfois plus d'un millier ! - les hôtes de la présidence ne récupéraient que quatre pièces chacun : la bourriche. Le reste - du moins ce qui n'était pas détourné en route - allait à des oeuvres caritatives.

Au déjeuner, qui avait lieu vers 14 heures, se nouaient les amitiés... et les affaires. Le temps des confidences et des apartés. Ces repas fins, bien arrosés, étaient préparés et servis par le personnel de l'Elysée. Ainsi, par exemple, le 16 décembre 1978, Valéry Giscard d'Estaing a-t-il présidé un déjeuner dans la salle à manger de Rambouillet où l'on pouvait déguster du caviar de Russie, des perdreaux nobles des comtes de Foix, un flan de pommes aux raisins turcs, de la salade et un soufflé glacé aux noisettes, le tout arrosé de vodka puis de haut-brion 1964. Comment s'étonner ensuite qu'à Marly comme à Rambouillet on ait toujours la nostalgie du bon vieux temps ?

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