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13/06/2010

SOLIDARITE AVEC ARDY ! 14 juin 2010 à Strasbourg - Parlement européen de 14h à 17h

Début mai à Valmont (Moselle) une famille kossovar se fait expulser par une vingtaine de CRS et gardes mobiles sur ordre du sous-préfet. Cette famille a un enfant polyhandicapé, Ardy, qui nécessite des soins assez lourds, et pour cause, à 10 ans Ardy a subit un accident vasculaire cérébral, le laissant inerte physiquement et mentalement très amoindri. c’est pourquoi Ardy est hébergé dans un Institut Médico Educatif (IME) "Les Jonquilles" dans une ville voisine à Freyming-Merlebach.

Ni une, ni deux la même équipe de défenseurs de la justice (comme en 1941) débarque à l’improviste dans l’Institut pour rafler également l’adolescent. Le personnel soignant choqué par un tel déploiement de forces tente de s’y opposer. En vain, malgré les résistances, Ardy et sa famille sont conduit au centre de rétention de Metz le soir même et expulsés le lendemain (en oubliant le fauteuil sur le tarmac), histoire de prendre de vitesse les différentes résistances qui s’organisent. Seulement voilà, pour survivre Ardy a besoin d’un traitement médicamenteux pointu, qui n’éxiste pas au kossovo. Solution des politicards (dont le sous-préfet qui "assume") : Ardy aura ses médicaments au Kossovo par voie postale pendant deux mois !!

Pour refuser l’inacceptable (c’est- à- dire l’expulsion des sans-papiers !) et dépasser la simple miséricode en voyant seulement en Ardy un malheureux handicapé, opposons nous systématiquement aux politiques xénophobes de rafles des sans-papiers.

Rendez-vous devant le parlement européen de Strasbourg lundi 14 juin de 14h à 17h, parce que les politiques fascisantes d’expulsion ont lieu au niveau européen, répondons au niveau européen.Les patries, les nationalités, les frontières n’existent que pour faire oublier aux peuples qu’ils sont gouvernés et exploités par leurs classes dominantes.Il est aussi plus facile (et d’autant plus en temps de crise) pour les puissants de nous faire regarder ailleurs en désignant un ennemi qui n’en est pas un : l’étranger.

Les sans-papiers et tous les autres travailleurs de la terre, n’ont qu’un réel ennemi commun : le capital.

Soyons solidaires des sans-papiers !

[CNT Forbach] - 12/06/2010

 

Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
Communiqué commun APF - LDH - RESF
Quinze jours après l’expulsion d’Ardy, jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, l’Association des Paralysés de France (APF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Réseau Éducation sans Frontières (RESF), mobilisés pour son retour, lancent un cri d’alarme et d’indignation !

L’état de santé de l’adolescent se dégrade et sa prise en charge au Kosovo apparaît difficile. En parallèle, du côté du président de la République et du gouvernement, le silence sur cette affaire est assourdissant ! L’APF, la LDH et RESF font appel au soutien de toutes les associations de défense des droits et de tous les citoyens ! L’APF, la LDH et RESF demandent le retour d’Ardy et de sa famille et souhaitent vivement que les pouvoirs publics fassent toute la transparence sur la situation réelle d’Ardy ! L’APF, la LDH et RESF sont révoltés par le silence assourdissant du président de la République et du gouvernement dans cette affaire ! Un silence d’autant plus déplorable que le jeune homme, censé ne pas être mis en danger par le renvoi dans son pays, va mal !

L’état de santé d’Ardy se dégrade : c’est ce que déclarent les médecins qui le suivent à Pristina, ajoutant qu’ils n’ont pas les moyens médicaux de le prendre en charge – contrairement aux affirmations des pouvoirs publics français pour justifier son expulsion ! En effet, pour les médecins kosovars : « A cause de la progressivité de la maladie, le besoin de l’enfant pour la nutrition entérale continuelle et pour le traitement multidisciplinaire, nous pensons que l’enfant a besoin d’un traitement ultérieur à l’étranger. »

L’APF, la LDH et RESF rappellent que l’état de santé d’une personne malade et la nécessité de soins quotidiens importants ne peuvent pas passer au second plan, derrière une politique gouvernementale qui consiste à « faire du chiffre » en matière d’expulsions !

L’APF, la LDH et RESF demandent instamment le retour du jeune Ardy et de sa famille.

Les associations demandent aussi à ce que toute la transparence soit faite sur la situation réelle du jeune garçon !

L’APF, la LDH et RESF demandent enfin leur soutien à toutes les associations de défense des droits et à tous les citoyens.

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Rappel des faits :
Le 6 mai dernier, l’Association des Paralysés de France (APF) et le Réseau Éducation sans Frontières (RESF) se révoltaient face à l’expulsion d’un jeune polyhandicapé de 15 ans, Ardy, accueilli à l’Institut d’Éducation Motrice (IEM) « Les Jonquilles » à Freyming-Merlebach (57). En effet, le lundi 3 mai à 21h, des policiers et des gendarmes ont fait irruption dans l’IEM. Munis d’une décision préfectorale d’expulsion, ils ont emmené avec eux le jeune, devant le personnel soignant choqué et impuissant. Après avoir passé la nuit au Centre de Rétention Administrative de Metz, il a été expulsé de France avec sa famille, mardi 4 mai à 10h par avion à destination du Kosovo. Ce jeune polyhandicapé accueilli dans un IEM depuis mars 2010, est d’origine kosovare. Arrivé clandestinement en France avec ses parents, sa grande sœur et son frère, sa famille a été accueillie en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, tandis que la Maison départementale des personnes handicapées a orienté le jeune atteint d’une maladie évolutive vers l’IEM « Les Jonquilles ». Une demande de régularisation pour la famille avait été instruite par des travailleurs sociaux. C’est par le biais de l’association RESF que l’APF a appris l’expulsion de la famille par avion le lendemain matin, mardi à 10h. Toute la procédure d’expulsion avait été organisée à l’avance puis exécutée dans la précipitation afin que l’expulsion passe inaperçue et ne soulève pas des vagues de protestation, légitimes au regard de l’état de santé de l’enfant.

Vous pouvez télécharger le communiqué !

LDH - 20/05/2010

 

Communiqué commun APF LDH RESF / Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
14 juin : Appel à manifestation au Parlement Européen à Strasbourg

Voir l’appel à manifestation du 14 juin

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Vous pouvez aussi signer directement ici : http://resf.info/P1558

RESF -

 

Les autorités françaises suspectent une privation de soins du polyhandicapé expulsé au Kosovo

Deux mois après l'expulsion d'Ardy Vrenezi, un jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, le 4 mai, les associations qui dénonçaient une dégradation de son état de santé et une mauvaise prise en charge au Kosovo ont eu raison de l'attentisme de la préfecture de Moselle. Le 2 juin, celle-ci a décidé d'envoyer une équipe médicale sur place et a rédigé un rapport de mission que Le Monde a pu consulter. Alors que le collectif associatif qui soutient Ardy Vrenezi appelle à manifester, le 14 juin, devant le Parlement européen, à Bruxelles, le rapport édité sous la tutelle de l'Agence régionale de santé (ARS) de Lorraine, le 7 juin, suspecte les parents d'Ardy de le priver de soins dans l'espoir d'obtenir un retour en France.

L'équipe de la préfecture était composée d'une pharmacienne et de deux médecins, dont un spécialiste des états végétatifs comme en souffre Ardy. Elle s'est rendue à Pristina pour une journée complète d'inspection. Au cours de ce déplacement – qui a coûté 1 264 euros – ils ont rencontré une quarantaine de personnes dont Ardy, sa famille, et leurs médecins. Dans son préambule, le rapport de l'ARS note toutefois que "l'écart entre le système de santé français et kosovar est évident" et que la "mission n'a pas pour but de mettre en évidence ce truisme".

Selon le rapport, la dégradation de santé de l'adolescent a en fait "un rapport probable avec l'interruption de tout ou partie du traitement". Il ne "préjuge pas de l'origine de cette interruption" mais il rapporte le récit des médecins kosovars. Ces derniers ont constaté que le "traitement n'était pas suivi" le 12 mai, lorsque le père s'est présenté au centre de soins primaires de sa ville pour un "épisode aigu" d'épilepsie d'Ardy. Dans ce centre, le dossier de l'enfant "est connu de longue date", et à cause de son état grave, Ardy a dû être transféré à la clinique universitaire pédiatrique de Pristina, la capitale.

"SITUATION HONTEUSE"

Le père se plaint alors de ne pas trouver dans les pharmacies environnantes un des médicaments prescrits – le Kepra – et il regrette son prix trop élevé. Mais selon la préfecture, la famille Vrenezi a reçu un stock de cette molécule avant d'être expulsée ainsi qu'une ordonnance de renouvellement. L'équipe française a fait une tournée "aléatoire" des pharmacies. Elle admet qu'elle n'en a trouvé qu'une seule – sur six visitées – où le Kepra était disponible. Celle-ci se situe à Pristina, à 70 kilomètres de Malishevo. On n'y trouve la molécule qu'en "comprimés" et pas en "solution buvable", comme Ardy – qui a des problèmes de déglutition – y a été habitué en France.

Deux autres médicaments prescrits sont eux "disponibles gratuitement" dans les pharmacies kosovares car présents sur la liste essentielle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il existe aussi une "maison spécialisée pour la prise en charge d'enfants handicapés" à Malishevo, où les Vrenezi résident. Celle-ci propose des séances de kinésithérapie deux fois par semaine comme en nécessite Ardy, mais la famille ne s'y est pas présentée.

D'après le rapport, les Vrenezi étaient aussi censés, à leur arrivée au Kosovo, entamer une procédure pour obtenir dans un délai d'environ un mois une "allocation d'aide spécifique aux handicapés" d'un montant de 100 euros mensuel. Mais la famille n'aurait fait "aucune" démarche. Le rapport cite anonymement un pédiatre qui considère la "situation honteuse" pour la famille. Le rapport concède que les 100 euros mensuels seraient insuffisants pour couvrir les frais d'Ardy qui s'élèvent en réalité à 300 euros par mois. Mais le gouvernement kosovar aurait "indiqué la possibilité d'une aide exceptionnelle".

Le 12 mai, le neuropédiatre qui reçoit le père et l'enfant à la clinique de Pristina propose donc de modifier le traitement. Une "substitution thérapeutique" dont il a une "bonne pratique", ayant eu à traiter "cinq ou six cas identiques à la pathologie rare d'Ardy". Mais le père refuse et le 25 mai, l'adolescent doit de nouveau être hospitalisé.

Il est cette fois pris en charge à la clinique universitaire de neurologie de la capitale. C'est là que l'équipe de la préfecture "voit" Ardy le 2 juin. Selon les médecins français, l'adolescent, âgé de 15 ans, est bien pris en charge. L'un des médecins kosovars a été "formé à la Salpêtrière", à Paris. Ardy n'est pas dans le coma, il ne l'aurait "jamais été". Il peut "faire quelques pas dans le couloir" et "n'apparait pas dénutri". La maladie d'Ardy est par contre clairement décrite par les médecins kosovars comme "incurable", avec une "évolution progressive et fatale à terme".

UNE PRISE EN CHARGE PARTIELLE

Isabelle Kieffer, la pédiatre qui a suivi Ardy à l'institut médico-éducatif de Sarrebourg (Moselle) durant les mois d'examen de la demande d'asile de ses parents – finalement déboutés – s'offusque de ce rapport. C'est elle qui suit le dossier au plus près depuis le début de l'affaire. Et d'après elle, la prise en charge d'Ardy au Kosovo n'en reste pas moins "partielle". Elle estime que même s'il y a des services de kinésithérapie disponibles à Malishevo, "il n'y a pas de séances d'orthophonie et de psychomotricité possibles" comme en bénéficiait Ardy en France. Selon elle, les médecins français en mission au Kosovo ont par ailleurs seulement "vu" Ardy, ils ne l'ont pas "examiné".

Mme Kieffer est au courant du contenu du rapport de l'ARS depuis le retour de l'équipe, le 2 juin, car les médecins l'ont contactée pour lui faire part de leurs observations. Elle admet que les détails de ce rapport n'apparaissent pas dans les communiqués de presse du collectif qui soutient Ardy. Un collectif dont fait notamment partie l'Association des paralysés de France (APF), le réseau éducation sans frontières (RESF) et la Ligue des droits de l'homme (LDH). "J'ai rédigé un compte-rendu et j'ai demandé à l'APF de le publier mais cela n'a pas été fait, je suis seule, je ne peux pas tout faire." Selon elle, les témoignages des médecins kosovars cités dans le rapport sont aussi à prendre avec précaution "car nous avons l'impression qu'ils ont eu des pressions".

L'enjeu de l'affaire Ardy, pour Mme Kieffer, n'est pas dans les révélations du rapport. "Il est évident que la maladie d'Ardy est incurable. La question c'est dans quelles conditions va-t-il mourir, à quelle vitesse et comment ?" La pédiatre rappelle que le 15 avril, Thomas Hammarberg, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil européen s'est déclaré "préoccupé" par le fait que plusieurs gouvernements européens procèdent à des retours forcés de réfugiés vers le Kosovo. Elise Vincent

Piqué au tas dans Le Monde - 11/06/2010

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