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22/07/2009

Alpha Blondy "Armée Française"

 

 

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20/12/2008

Kaboul hiver 2008-2009, vers un autre Stalingrad ?

 

Durant l'hiver se déroulera peut-être en Afghanistan une bataille décisive. Ce sera alors le tournant de ce que certain appelle "la guerre contre le terrorisme".

Les talibans sont maîtres dans Kaboul, où Dany Egreteau avait été enlevé le mois dernier par des hommes armés. " Il a été retenu dans Kaboul " a précisé le quai d’Orsay, par " des hommes de réseaux criminels liés au talibans " d’après les informations transmises par l’ambassade de France à Kaboul. Le 3 novembre dernier, Dany Egreteau, 32 ans, était enlevé en plein cœur de la capitale afghane par deux hommes armés qui ont tué un afghan qui tentait de s’interposer. L’humanitaire effectuait sa première mission dans ce pays. Le 26 novembre, une vidéo montrant l’otage avait été envoyée par ses ravisseurs. Elle montre Dany Egreteau deux canons d’armes à feu collés sur ses tempes. Dans cette vidéo l’otage appelle à payer " la rançon " demandée par les ravisseurs et explique qu’il vit un " cauchemar ".

http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/12/03/iBjWEaEmXvT5k/index.xml

 

Les talibans contrôlent-ils les trois quarts de l'Afghanistan ? C'est ce qu'affirme le Conseil international pour la sécurité et le développement, un centre de réflexion européen. Une conclusion vivement contestée par les forces de la coalition internationale et le gouvernement afghan. Lundi 8 décembre, le Conseil international pour la sécurité et le développement (ICOS, ex-Conseil de Senlis) publie un document intitulé Lutte pour Kaboul : l'avancée talibane. Principale conclusion de ce rapport de 40 pages : les talibans ont une présence permanente sur 72% du territoire afghan cette année, contre 54% en 2007. Autrement dit, ils gagnent du terrain et la stratégie menée par la coalition internationale et le gouvernement afghan vire à l'échec.

« Les talibans sont seulement présents dans le sud et l'est, ce qui ne représente déjà que moins de 50% du pays », a aussitôt répliqué le porte-parole de l'OTAN, James Appathurai. Le ministère afghan des Affaires étrangères a quant à lui déclaré que l'insurrection talibane se limitait « à quelques districts le long de la frontière avec le Pakistan ». Interrogé ce matin par RFI, un diplomate européen affirme sous couvert d'anonymat que le document de l'ICOS contient beaucoup de postulats non vérifiés et qu'il est donc « très contestable ». C'est dans cet amalgame que réside la faiblesse du rapport. A Kaboul, par exemple, la grande majorité des enlèvements sont le fait de bandes criminelles. Même si des liens peuvent apparaître avec les talibans, notamment quand un otage leur est revendu, ces bandes agissent pour l'argent, comme n'importe quel groupe criminel, et non pour les motifs idéologiques des talibans afghans.

Attaques quasi-quotidiennes

En outre, la présence de talibans dans une zone ne signifie pas qu'ils la contrôlent. La guerre qu'ils mènent contre l'armée afghane et les forces étrangères ne comporte pas de ligne de front fixe. Ils posent des mines, lancent des attaques et mènent des embuscades mais se replient lorsque les militaires réinvestissent la zone.

Reste que la violence de la polémique s'explique aussi par l'autre conclusion du rapport de l'ICOS : les talibans s'approchent de la capitale. Ce constat embarrasse la coalition internationale. « D'accord, certains sont peut-être proches de Kaboul. Mais ils ne sont ni nombreux ni efficaces. La situation est difficile aujourd'hui mais elle s'améliorera dans les prochains mois », a concédé le général français Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul et de ses provinces, lors d'une conférence de presse dans la capitale afghane le 31 novembre dernier.

Au sud, les talibans multiplient les incursions à la frontière de la province du Logar, à vingt kilomètres seulement de Kaboul. A l'ouest, dans le Wardak, les attaques sont quasi-quotidiennes. Au nord-est, en Kapisa, les militaires français essuient en moyenne un incident par jour.

Le nerf de la guerre, l'approvisionnement : La passe de Khyber

Landikotal -- Un convoi de 13 camions transportant du matériel destiné aux forces occidentales présentes en Afghanistan a été intercepté hier alors qu'il franchissait la légendaire passe de Khyber, qui sépare le nord-ouest du Pakistan et l'Afghanistan.

 

Selon un haut responsable de l'administration régionale, les camions ont été détournés en quatre points sur un tronçon de 35 km par une soixantaine d'hommes au visage masqué. «Pas un coup de feu n'a été tiré», a précisé ce responsable de la région de Khyber, Bakhtiar Mohmand, qui a assuré que le convoi en question ne transportait aucune arme ou munition.
Le responsable pakistanais a montré du doigt des activistes pachtounes proches du chef militaire taliban Baitullah Mehsud. «Ses hommes, qui sont très bien équipés et entraînés, ont orchestré cette opération», a-t-il dit. D'après des habitants de cette région très montagneuse, deux hélicoptères d'attaque de l'armée pakistanaise ont survolé le secteur après le détournement du convoi. Ils ont ouvert le feu, tuant un civil.
http://www.ledevoir.com/2008/11/11/215391.html

PESHAWAR, Pakistan (Reuters) - Les autorités pakistanaises vont rouvrir la passe de Khyber, principale voie d'approvisionnement pour les forces occidentales en Afghanistan, une semaine après le détournement d'une douzaine de camions par des activistes sur la route menant à ce col.

Hormis le détournement de camions, des activistes de Peshawar ont commis un attentat suicide, abattu un employé humanitaire américain et son chauffeur, enlevé un diplomate iranien et tué son garde du corps, et blessé deux journalistes, un Japonais et un Afghan travaillant pour des médias étrangers.

Après le détournement, le 10 novembre, de 13 camions chargés d'aide militaire occidentale, les autorités pakistanaises de la région tribale de Khyber ont bloqué la route menant de Peshawar à la passe.

Les convois de camions recommenceront à circuler sous escorte militaire, a déclaré à Reuters un responsable de la région de Khyber, l'une des sept régions tribales semi-autonomes du Pakistan. "Désormais, ils seront escortés par des véhicules et des membres des services de sécurité", a déclaré ce responsable, Fida Mohammad Bangash.

Conséquence de l'arrêt du trafic sur l'axe routier, on peut voir actuellement des dizaines de Humvee et de camions garés ici et là au bord du périphérique de Peshawar.

"Nous sommes pratiquement devenus les otages des taliban. La sécurité ne règne pas", a déclaré Mohammad Shafiq, un habitant de Khyber, en ajoutant que les islamistes contrôlaient un corridor de 15 km de part et d'autre de la route et que les auxiliaires de l'armée stationnés dans la région ne faisaient pratiquement rien contre eux.

Les forces de sécurité préparent une opération pour chasser les activistes et les bandits actifs dans les hauteurs qui dominent la route du col, a cependant assuré de son côté Bangash.

Certains signes donnent à penser que cette année, l'insurrection islamiste s'est étendue à la région de Khyber, et que des bandits ont commencé à faire eux aussi montre de zèle religieux.

Kamran Haider, version française Eric Faye

A l'est, les attaques se multiplient sur la route de Jalalabad contre les convois de ravitaillement en provenance du Pakistan. L'armée américaine vient de réagir. La majorité d'une brigade de 3500 à 4000 hommes devrait arriver en janvier prochain de Fort-Drum (Etats-Unis) et se déployer dans les provinces du Logar et du Wardak, frontalières de Kaboul. Cette décision n'a pas suscité de polémique.

La présence française vient d'être renforcée:

22 novembre 2008 - Base de Nijrab
Débarqués d'un hélicoptère transport de troupes Chinook CH 47, les "Diables bleus" de l'élément précurseur du 27e BCA, qui ont quitté la France le mercredi 19 novembre 2008, ont posé leurs rangers sur le sol afghan.

Ce détachement constitue le premier échelon des 553 chasseurs alpins qui vont passer six mois dans les montagnes et le désert afghan. Malgré les risques qu'ils connaissent, les chasseurs alpins, entraînés à servir dans les régions montagneuses, ont hâte de commencer leur mission. Ils vont être affrontés à forte partie, face aux groupes armés de talibans dont les effectifs atteignent parfois les 200 hommes, connaissant parfaitement le pays, et qui les attendent...Le ministre de la Défense Hervé Morin a rencontré vendredi matin à Cran-Chevrier (Haute-Savoie) le 27e Bataillon de chasseurs alpins (BCA), dont trois compagnies partiront dans les prochaines semaines en Afghanistan dans le cadre de la force multinationale.
Ces quelque 560 militaires, qui viennent de suivre une "préparation opérationnelle exceptionnelle" de six mois, "sanctionnée par dix jours d'entraînement grandeur réelle dans le Briançonnais", seront déployés entre le 15 novembre et la mi-décembre dans la province de Kapisa, pour relever le 8ème RPIMa, selon le ministre.

http://www.opex360.com/2008/06/06/afghanistan-le-bataillon-francais-sera-deploye-dans-la-province-de-kapisa/

"Pour réussir dans des environnements aussi variés et dans des opérations aussi délicates et dangereuses, il faut des qualités humaines et militaires irréprochables et vous en êtes le bel exemple", a déclaré M. Morin devant l'encadrement militaire de ce "bataillon d'élite", après avoir assisté à un exercice de tirs de combats à balles réelles par une des unités en partance.
Le ministre a souligné "l'esprit de corps très fort et la condition physique et morale excellentes" des chasseurs alpins qui devront notamment porter des charges de 30 ou 40 kilos par 2.000 mètres d'altitude.
Selon M. Morin, "aussi longtemps que durera notre engagement en Afghanistan, des éléments du 27e BCA partiront chaque hiver (pour) des missions de renseignement, de présence, de reconnaissance et de nettoyage de zones tenues par les rebelles".

AFP

La passation de pouvoir s’est déroulée entre le colonel Nicolas le Nen, chef du 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, et son homologue Jacques Aragones, patron du 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine. Ce même 8e RPIMa qui se serait bien passé d’accéder à une certaine forme de notoriété après la mort de dix de ses hommes, tués dans une embuscade des talibans le 18 août dernier.

Après cet épisode meurtrier, l’heure n’est plus aux fanfaronnades ni à la fleur aux fusils. « L’adversaire est rude et il profite de la moindre opportunité », a reconnu le colonel Aragones dans des propos rapportés par l’armée. Son successeur entend, lui, « continuer dans les pas des camarades du 8e RPIMa, et ce, précise-t-il, en étant concentrés et surtout humbles, car nous avons encore beaucoup de choses à apprendre ici ». De l’humilité, en effet, émanant d’un officier pour lequel il s’agit pourtant de la troisième opération dans le pays.

Combat en montagne

Et le colonel le Nen – qui vient de prendre le commandement du « GTIA Kapisa » (pour groupement tactique interarmes) – n’a sûrement pas fini d’en « apprendre » sur l’Afghanistan. Reste que les missions en Afghanistan durent désormais six mois au lieu de quatre pour les « Opex » (opérations extérieures) classiques. On voit donc mal les pioupious à ski occuper le terrain la moitié de l’année.

Un million de cartouches

Les 180 chasseurs alpins envoyés en Kapisa font partie des quelques 400 hommes dépêchés en renfort en Afghanistan. Peut-être pour couper court à toute polémique sur « l’impréparation » des soldats qui s’est fait jour au lendemain du guet-apens d’août dernier, le ministère de la Défense, comme l’état-major, insistent sur la formation spécifique dévolue à ces militaires. Six mois d’entraînement spécial avec notamment au programme des simulations d’embuscades en milieu escarpé. Les chasseurs alpins sont prêts à défourailler puisqu’ils ont tiré près d’un million de munitions durant leur entraînement.

Les hommes engagés sur le terrain disposent également d’un nouvel équipement destiné à optimiser leur protection. En particulier, deux types de gilets pare-balles de dernière génération offrant une protection contre les projectiles perforants. Autre accessoire, des paires de lunettes balistiques ont été distribuées. « En exploitant des retours d’expériences des forces américaines, nous avons noté que nombre de leurs soldats avaient été gravement touchés aux yeux, voire atteints de cécité à la suite d’explosions, explique-t-on au Commissariat de l’armée de terre (en charge de l’équipement). Ces lunettes protègent à la fois des éclats et de la poussière omniprésente ». Enfin, les chasseurs alpins ne sont pas venus les mains vides puisqu’ils ont embarqué dans leur parquetage plusieurs véhicules blindés légers.

Edition France Soir du mercredi 10 décembre 2008 page

Une polémique concernant l'achat de matériels adaptés au combat en montagne a fait l'objet d'un article particulièrement virulent dans le point il y a quelques jours.
Le scandale du véhicule blindé refusé aux alpins :
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/le-scandale-du-vehicule-blinde-refuse-aux-chasseurs-alpins/1648/0/271682

70 légionnaires du deuxième REG (régiment étranger de génie), basé à Saint-Christol, partiront pour une mission de six mois en Afghanistan. « Il s'agira clairement, d'une mission de combat dans la zone la plus risquée, à l'est du pays, là où des accrochages quotidiens ont lieu en ce moment », précise le colonel Chavanat, chef de corps du 2e REG.
Ces 70 hommes appartiennent tous à la 1ere compagnie (sur la centaine d'hommes qu'elle compte). Ils partiront renforcer le 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy. Et participer ainsi à une force interarmes de 700 hommes.
Leur mission consistera à apporter un appui "génie" à cette force. Ils aideront à "ouvrir la route", ce qui signifie déminage du terrain et autres "aides à la mobilité".
« C'est la configuration du terrain, ajoute le colonel, qui a déterminé notre engagement ».
Le commandant en second du 2e REG, le lieutenant Thierry Morvan, sera du voyage. Il sera, au sein du détachement, « le plus ancien dans le grade le plus élevé ».
Le 2e REG a déjà effectué des missions similaires en Afghanistan, en 2002 et 2004. Plus récemment, en 2007 et 2008, plusieurs de ses cadres ont participé à l'accompagnement de l'armée afghane.Tout le monde en connaît les risques. Et tout le monde se souvient de ce qui est arrivé, le 10 novembre dernier, en Afghanistan, à l'adjudant Sébastien Reynard, dont le casque a été transpercé par une balle. Et qui s'en est sorti vivant...

Michel REMBERT Paru dans l'édition 84A du 14/10/2008 (81342)

http://www.ledauphine.com/armee-le-deuxieme-reg-part-en-afghanistan-une-mission-de-combat-dans-la-zone-la-plus-risquee--@/index.jspz?chaine=27&article=63328

Les troupes françaises présentes sur place se montent à 2885 hommes.

Voilà maintenant ce que nous rapporte Claire BILLET :

http://clairebillet.blog.lemonde.fr/ :

http://clairebillet.blog.lemonde.fr/2008/11/23/les-taliban-aux-portes-de-kaboul/

" Dans les districts voisins, il y a des Taliban, à un ou deux kilomètres d’ici, raconte le Capitaine Momen, commandant une section de l’armée nationale afghane. Il sourit derrière ses lunettes de soleil et pointe du doigt les collines environnantes. Les Taliban se cachent dans les montagnes, les villages voisins et le soir ils sortent et vont parfois faire leur publicité auprès des gens. Ils ont augmenté leurs activités comparé à l’année dernière... Les insurgés gagnent du terrain et se rapprochent de la capitale afghane.

Pourtant, même si les insurgés commencent clairement à encercler Kaboul, à être bien plus actifs dans toutes les provinces voisines depuis un an, leur stratégie n’est pas de prendre la capitale afghane. Ils n’en ont pas les moyens et le savent bien.

Nous ne voulons pas prendre Kaboul. Nous voulons montrer que nous sommes présents et faire une démonstration de force au gouvernement afghan et aux forces d’occuption jusqu’à ce qu’elles quittent notre pays, explique par téléphone Zabiullah Mudjahed, le très éduqué porte-parole de l’insurrection Talibane pour le Nord afghan.

Dans les zones vraiment froides, nous allons diminuer le combat cet hiver, mais pas dans Kaboul, bien au contraire…

http://www.centcom.mil/en/what-we-do/mechanics-battle-tal...

 

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