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25/12/2012

L'Allemagne exporte son armement

Monde, Angela Merkel , Allemagne, armement, Europe, exportation, armes, Défense,Sécurité

Selon le Sipri, un institut suédois qui effectue chaque année un classement des ventes d'armes et de services militaires, l'Allemagne serait le troisième fournisseur au monde sur la période 2007-2011, avec une part de marché de 9 %, derrière les Etats-Unis (30 %) et la Russie (24 %), et devant la France (8 %). Mais, dans un classement publié en août par le Congrès américain, l'Allemagne figure en quatrième position, avec un volume d'affaires de 9,3 milliards de dollars entre 2008 et 2011, soit la moitié de la France, qui est troisième.
«Dans le passé, la politique allemande contrôlait l'industrie de l'armement sans intervenir, mais, depuis environ dix ans, la chancellerie soutient activement les exportations d'armes » , souligne Guido Steinberg, expert à la Fondation pour la science et la politique (SWP). S'il y voit un moyen de stabiliser certaines régions, il craint que des chars allemands soient utilisés lors de soulèvements populaires.
THIBAUT MADELIN

lesechos.fr - 3/12/2012

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19/09/2012

19 septembre - journée des armuriers... et des armes célestes

La Journée des armuriers sera célébrée pour la première fois en Russie le 19 septembre. La fête est créée en l’honneur de la grande contribution des armuriers qui ont assuré la défense et l’indépendance de l’Etat. Le 19 septembre l’Eglise orthodoxe russe vénère l’archange Michel, prince des armées célestes.

C’était le grand constructeur Mikhaïl Kalachnikov qui a avancé l’idée de créer la Journée des armuriers. L’inventeur du célèbre automate a travaillé pendant plusieurs années à l’usine Izhmach. Cette compagnie de production des armements a plus de 200 ans. Après la guerre l’entreprise a commencé à fabriquer l’automate Kalachnikov AK-47 dont les armées d’une centaine de pays du monde entier sont toujours équipées. Izhmach lie son avenir au développement de ses modifications, avant tout à l’automate AK-12 de cinquième génération, souligne l’attaché de presse de la compagnie Elena Filatova.

« Cet automate est connu et utilisé dans le monde entier. Notre objectif est de rendre notre arme russe non seulement la plus sûre, mais aussi la plus moderne et de meilleure qualité. Je pense que la compagnie Izhmach et d’autres fabriques d’armes de Russie peuvent le faire ».

la suite sur http://french.ruvr.ru/2012_09_18/Russie-Journee-des-armur... 

[automate = fusil automatique]

 

15:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/07/2011

Drones : il n'y a pas de petits profits pour Serge Dassault (vendeur de matériel pour clients qui s'en servent)

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-06/2009-06-08/article_DASSAULT.jpg

Serge, représentant en matériaux divers et variés (la photo ne fait pas partie de l'article)

 

Le ministère de la Défense a annoncé être entré en « négociations » avec le groupe Dassault, constructeur de l´avion de combat Rafale, pour acquérir de nouveaux drones de surveillance moyenne altitude-longue endurance (MALE).

Dassault Aviation propose une version francisée [mais qu'est ce que celà veux bien pouvoir dire ?] de l´appareil sans pilote israélien Heron TP, en coopération avec la société Israël Aerospace Industries (IAI). Le contrat n´ayant pas encore été signé, aucun détail n´a été fourni à ce stade sur le nombre d´appareils envisagé ou le prix.

L´annonce du gouvernement constitue une victoire pour le groupe français, qui l´emporte ainsi face au drone américain Reaper, de General Atomics, et au groupe européen EADS, qui proposait une version modernisée de son Harfang actuellement utilisé par l´armée française.

L´armée de l´air ne dispose pour l´heure que de quatre exemplaires de l´Harfang, déjà construit sur la base d´une plateforme israélienne et utilisé par exemple en Afghanistan pour la surveillance de villages ou l´escorte de convois.

La délicate décision sur un nouveau contrat pour leur succéder était attendue depuis des mois. Elle avait tardé à être finalisée, du fait notamment des changements successifs de ministres de la Défense.

Elle ouvre aussi la voie au développement de la prochaine génération d´appareils à la fin de la décennie, qui devront cette fois s´affranchir du savoir-faire israélien. « Cette acquisition remplacera le système de drones actuellement utilisé par les armées, en attendant l´entrée en service, à l´horizon 2020, d´une nouvelle génération d´appareils, développée dans le cadre d´un accord de coopération franco-britannique signé en novembre 2010 », a expliqué hier le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

En attendant, le développement d´un drone d´ici trois ans par Dassault impliquera « plusieurs entreprises françaises, au travers d´activités de haute valeur ajoutée, générant emplois et transferts de savoir-faire sur le territoire national », a ajouté M. Longuet. Le fabricant du Rafale devrait ainsi notamment travailler avec le groupe d´électronique Thales, dont il détient près de 26 % du capital.

piqué au tas sur l'alsace.fr - 22/07/2011

 

Pour Serge, il n'y a qu'un seul et vrai problème : les socialistes !

"Les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres, très pauvre"

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/11/2010

Le mythe de la kalashnikov de banlieue ...

La presse en fait ses choux gras ses derniers jours :

Le trafiquant d’armes vivait en plein cœur des Mureaux

Deux pistolets-mitrailleurs, neuf pistolets, des centaines de cartouches de kalachnikov, la PJ de Paris a réalisé un beau coup de filet aux Mureaux. En toute discrétion, un armurier des Balkans alimentait le milieu en armes.

Vends kalachnikov, peu servi, pour 500 euros

BANDITISME - Les armes lourdes, en provenance de l'ex-Yougoslavie, sèment la terreur en France...

 

Qu'en est-il réellement ?


Envoye Special - Traffic D'armes 1-2


Sept clés pour comprendre les trafics d'armes

Publié le jeudi 22 février 2007 à 07H56

L’ important arsenal d’armes découvert à la cité du Castellas, à Saint-Joseph, mardi matin s oulève une série de questions sur les réseaux, les méthodes des trafiquants, la nature du marché et ce qu’il peut rapporter

D’où viennent les armes ?
Une affaire jugée mardi à Marseille a montré que le trafiquant s’approvisionnait en armes démilitarisées au Perthus, à la frontière franco-espagnole. Il allait ensuite acheter des pièces détachées au Luxembourg, où elles sont en vente libre, et les remontait. Il revendait le tout.

Mais on compte aussi beaucoup d’armes en provenance des Balkans, de l’ex-Yougoslavie, notamment depuis la fin du conflit. La porosité des frontières est une dure réalité à laquelle la police se heurte désormais chaque jour. Il y a aussi des contrefaçons d’armes fabriquées en Chine. Chez les pistolets mitrailleurs, les plus prisés sont le MP5, la Kalachnikov, le Uzi, d’origine israélienne, et le 44 Magnum, qualifié de "top des armes" par un grand voyou dans un gros dossier récent de banditisme.

Combien ça coûte ?
Un pistolet Glock s’achète 500 € et se revend jusqu’à 3 000 € sur le marché clandestin. Une kalachnikov approvisionnée (livrée avec les munitions), achetée une poignée d’euros en Albanie, se négocie entre 1 000 et 3 000 € dans certaines cités marseillaises ou parisiennes. Un kilo de dynamite peut dépasser les 4 000 €.

Combien d’armes ont été saisies ?
En 2004, 267 armes à feu avaient été saisies à Marseille, notamment des armes de poing (pistolets automatiques 11.43, 9 mm, revolver calibre 38, carabines) et des armes de guerre. Difficile de connaître le nombre exact d’armes saisies ces deux dernières années, la préfecture de police n’ayant pas souhaité communiquer les chiffres. Au regard des importantes saisies de ces dernières semaines, l’augmentation semble indiscutable.

Qui les garde ?
Les trafiquants d’armes préfèrent entreposer leur matériel dans les caves ou dans les tours HLM parce qu’ils savent qu’il est "plus ou moins en sécurité" puisque la cité est surveillée par des guetteurs. Les stocks, comme cela est certainement le cas dans la saisie du Castellas, sont confiés à "une nourrice", payée généralement en drogue. Pour sa consommation personnelle ou pour étoffer son petit trafic local. Des caches plus "reculées" dans les terres vont être préférées lorsqu’il s’agit de stocks encore plus importants, comme ce fut le cas en janvier dernier dans des habitations de Salon-de-Provence, du Rove et de Pélissanne.

A quoi servent-elles ?
Elles seront ensuite utilisées dans les meurtres sur fond de grand banditisme ou pour effectuer des braquages. "Le pistolet Glock 9 mm est de plus en plus utilisé dans les règlements de comptes, dit le procureur Nicolas Bessone. Il a remplacé le 11.43." Une munition jugée "trop lourde" et qu’on trouverait de moins en moins sur le marché.

Pour les braquages et notamment les attaques de fourgons blindés, ce sont surtout le lance-roquette et la kalachnikov qui sont prisés par les malfaiteurs. "Le problème, c’est pas tellement les armes, note un fin connaisseur, ce sont surtout les munitions. Concernant "la nouvelle mode" du 9 mm, c’est surtout un effet de la loi de l’offre et de la demande. C’est ce qu’on trouve le plus, tout simplement. Celui qui veut s’armer achète ce qu’il trouve de disponible".

Enfin, l’achat puis la revente au prix fort de stocks d’armes constituent une rentrée d’argent non négligeable pour les trafiquants de stups, notamment de cannabis. Une des raisons de la présence de véritables arsenaux dans les cités. L’argent de la vente des armes, achetées principalement par le milieu du grand banditisme, est ensuite réinjecté dans l’achat de stups.

Comment les fait-on parler?
Il y a une certaine traçabilité des armes. " Un bon truand ne l’utilise qu’une fois, de peur de se faire remonter sur les hold-up ou les crimes précédents" , témoigne un magistrat. C’est le laboratoire de police scientifique, et plus précisément la section balistique, qui est chargé de faire "parler" les armes, comme on dit dans le jargon policier. L’arme fatale des experts : "la Cible". Un fichier constitué d’éléments de munitions liés aux affaires criminelles, base commune à tous les laboratoires de police et mis à jour chaque nuit, qui permet de faire des comparaisons avec les balles retrouvées sur les lieux d’un braquage sanglant ou d’un règlement de comptes.

Que risquent les trafiquants ?
Les peines encourues pour la détention ou le trafic d’armes ont été accrues. Désormais, tout détenteur encourt 3 ans de prison. Le port, le transport ou le dépôt d’armes est passible de 5 ans. Dès lors que les faits ont lieu en récidive ou sous la qualification d’association de malfaiteurs, la peine maximale est de 10 ans. L. Sariroglou et D. Trossero

piqué au tas sur www.laprovence.com




ROUBAIX Interpellé en pleine rue avec une Kalachnikov

En pleine nuit, les CRS ont interpellé un individu en état d'ivresse porteur d'une Kalachnikov. Placé en garde à vue, l'homme a reconnu avoir acheté l'arme de guerre en Espagne pour sa collection personnelle.



Une enquête est en cours.
C'est une étrange découverte qu'ont réalisée les CRS en poste à Roubaix. Dans la nuit de samedi à dimanche, une patrouille qui circule rue Desbonnet, dans le quartier du Pile à Roubaix, constate qu'un piéton est porteur d'une « arme longue » . Gyrophares, sirène deux tons. Ils tentent de procéder à l'interpellation du prévenu qui prend la fuite... avant de chuter au sol, en raison de son état d'ivresse avancée : près d'un gramme d'alcool dans le sang selon les analyses. Lors de sa fuite, le Roubaisien âgé de 20 ans a réussi à jeter son arme, qui a été retrouvée sous une voiture par les forces de l'ordre. Il s'agissait d'une arme de catégorie 1, de type Kalachnikov. Sans cartouche.
Interpellé et placé en cellule de dégrisement, le jeune homme a finalement été entendu ce week-end. Il a reconnu les faits, expliquant avoir acheté l'arme en Espagne pour sa « collection personnelle ». L'arme de guerre est partie pour analyse. Selon les premières hypothèses, il s'agirait d'une arme démilitarisée, sans percuteur et avec le canon obstrué. Elle pourrait être saisie par la justice.w


V.DE.

piqué au ats sur www.nordeclair.fr

 

Quatre interpellations pour trafic d'armes dans la région ajaccienne

Publié le jeudi 21 octobre 2010 à 01H09 -

Quatre hommes ont été interpellés mardi matin dans la région d'Ajaccio dans le cadre d'une affaire de trafic d'armes instruite par un juge de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

L'opération a été menée dans la plus grande discrétion par les fonctionnaires de l'OCLCO (office central de lutte contre la criminalité organisée) de Paris et de la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio.

Lors des diverses perquisitions qui ont été effectuées, les policiers ont découvert quatre armes de poing remilitarisées.

Et un certain nombre d'autres armes démilitarisées.

Il semblerait que les armes rendues inoffensives (destinées à l'origine à des collectionneurs) provenaient d'Espagne. Et que des canons arrivaient d'un autre pays ce qui permettait de refaire des pistolets opérationnels.

Cette affaire est, en fait, une suite d'une affaire plus ancienne. Celle d'une cache d'armes découverte à Ajaccio dans le quartier du Loretto au mois de février dernier. Puis d'une autre mise au jour dans le courant du mois de juillet avenue Noël-Franchini.

Dans ces affaires, trois personnes sont mises en examen : Jean-Marc Bonelli, Florent Leccia et Claude Chossat.

Il était difficile de savoir hier, si les personnes entendues sont de simples connaissances des hommes déjà incarcérés dans ces dossiers ou s'il s'agit d'un nouveau rebondissement de la lutte contre le trafic d'armes dans l'île.

En tout état de cause, les gardes à vue peuvent se prolonger jusqu'à vendredi. Ce sera ensuite au magistrat de décider si les hommes interpellés sont mis en examen ou hors de cause.

piqué au tas sur www.corsematin.com

20:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/06/2010

L'arme de la Critique de ta mère ne saurait remplacer la Critique par la Kalach

Ta mère en Kalach

 

 

Une femme apprêtée, colliers de perles et blush rose pétard, qui fusille du regard. Des doigts bagués qui se craquent. Une main délicate qui se crispe sur une Kalachnikov. Et c’est parti, du bon gros stoner balance ses gimmiks menaçants et quatre dames issues des confortables suburbs américains mitraillent, littéralement, le spectateur. Quand Wisteria Lane rencontre Sons of Anarchy, ça envoie le bois.

Peut-être même un peu trop, puisque cette vidéo est une campagne de Amber Watch Alert, qui vise à bannir les armes des foyers US. « Vous n’avez pas besoin d’une arme pour protéger votre enfant » lance la vidéo. Le problème, c’est que le résultat est tellement décalé que ça donnerait presque envie de voir ces dames très distinguées s’emparer de bazookas et de lance-flammes. par Andréa Fradin

 

piqué au tas chez Libération.freuh - 25/06/2010

09:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/12/2009

Armes à feu en France : des discours, des faits divers… et des indices scientifiques qui démentent l’alarmisme

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Par Laurent MUCCHIELLI, Lisa MICELI et Sophie NEVANEN (chercheurs au Cesdip)

http://www.laurent-mucchielli.org/i...

Après la question des affrontements entre bandes il y a quelques mois (veille d’autres élections), c’est cette semaine la question des armes à feu qui monte « à la une » de l’actualité. Les discours politiques redoublent de fermeté et de promesses, et annoncent naturellement une nouvelle loi. Certains syndicats de police se déchaînent : les armes à feu seraient de plus en plus nombreuses, et maintenant des armes de guerre ! On se souviendra que ces affirmations sont récurrentes depuis la fin de la guerre de Yougoslavie en 1995. C’était il y a presque 15 ans… Certes, quelques faits divers dramatiques tombent à point nommé et se trouvent subitement érigés en faits de société. Mais les mêmes faits divers n’existaient-ils pas il y a quelques semaines ? Et n’existeront-ils pas dans quelques semaines ?

Sur l’inconnu, on peut dire tout et son contraire. Le fichier Agrippa du ministère de l’Intérieur recense les armes à feu légalement détenues et déclarées (un peu plus de 3 millions). Mais la France est un pays de chasseurs et le syndicat des armuriers a une estimation plus de trois fois supérieure sur la base de ses ventes (voir un article du Monde de 2008). Ensuite, il y a des discours et des extrapolations. Reste que nul ne peut évidemment recenser les armes illégalement détenues et/ou entrées en France. En l’absence de tout recensement et de toute étude systématique, la seule affirmation sérieuse consiste à reconnaître que l’on ignore le nombre et la nature des armes à feux en circulation illégale en France et s’abstenir de toute affirmation gratuite. Du point de vue scientifique, l’on peut seulement verser deux résultats de recherche au débat :

1) Les enquêtes de victimation permettent de mesurer la part des agressions physiques commises avec armes à feu. Cette part est extrêmement réduite et elle est parfaitement stable.
Deux enquêtes sont mobilisables.
D’abord l’enquête de victimation en Ile-de-France réalisée par l’IAU-IDF sur un échantillon régional de 10 504 personnes en 2001 et 14 808 en 2007, interrogées sur ce qu’elles ont pu subir au cours des trois années précédentes. En 2001, 0,25 % des personnes interrogées ont été victimes d’une agression physique ou verbale avec arme à feu (hors intrafamilial et hors agression sexuelle). En 2007, cette proportion est de 0,2 %.
Ensuite l’enquête de victimation de l’INSEE (CVS) porte sur un échantillon national d’environ 17 000 personnes interrogées en 2007 et en 2008 sur ce qu’elles ont pu subir au cours des deux années précédentes. En 2007, 0,05 % des personnes interrogées ont été victimes d’une agression physique avec arme à feu (hors intrafamilial et hors agression sexuelle). Et en 2008 le chiffre est rigoureusement identique.

2) Les armes à feu tuent et l’on compte les morts chaque année. Or ceux-ci sont orientés à la baisse depuis 20 ans.
Les statistiques de police ainsi que les statistiques médicales comptent chaque année les homicides qu’elles peuvent recenser. Et la tendance historique est une baisse depuis le milieu des années 1980 (Mucchielli, 2009). La statistique de police ne renseigne pas sur les morts par armes à feu. En revanche, la statistique médicale donne cette précision. Une étude a mesuré l’évolution de 1979 à 1999 et conclut ceci : « Effectifs et taux de décès par homicide par arme à feu ont eu tendance à diminuer en vingt ans. Cette diminution a commencé au début de la décennie 90 et s’est accélérée ensuite. Ces tendances ont concerné les hommes et les femmes pour la plupart des classes d’âges observées. Cependant la diminution la plus marquée concerne les plus jeunes (moins de 25 ans) » (Péquinot et alii., 2004, p. 78).

Conclusion

On conclura donc que l’ensemble de ces indices scientifiques accumulés ne valident pas les discours catastrophistes actuellement entendus dans le débat public.

Références : MUCCHIELLI L., 2009, « L’évolution des homicides depuis les années 1970 : analyse statistique et tendance générale », Questions pénales, n°4. Cette étude est disponible sur le site Internet du CESDIP.

PEQUINOT F., et alii., 2004, Données sur la mortalité par arme à feu en France (1979-1999), Paris, CepiDc-Inserm. Cette étude est disponible sur le site Internet du CEPIDC.

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12/12/2009

« Opération Parabellum » Enquête sur un trafic d’armes aux sommets de l’État libyen

Luc Mampaey , Federico Santopinto-ITRI-Institut tunisien des Relations Internationales-02-12-09
jeudi 3 décembre 2009

Une affaire pénale a conduit le procureur anti-mafia de Pérouse (Italie) à révéler l’achat de 500 000 fusils d’assaut chinois et de leurs munitions par des négociants italiens à la demande de proches du colonel Kadhafi. L’importance de ce transfert d’armes et la qualité des responsables impliqués à Tripoli laissent à penser que la Libye entend armer discrètement des protagonistes au Proche-Orient ou en Afrique.

En mars 2006, le procureur anti-mafia du parquet de Pérouse (Italie), Dario Razzi, lançait l’Opération Parabellum », une enquête sur un vaste trafic d’armes destinées à la Libye par l’intermédiaire de courtiers italiens et chinois, via des sociétés off-shore. Le procureur Razzi enquêtait initialement sur une affaire de trafic de drogue.

Selon l’enquête du procureur Dario Razzi, de hauts responsables libyens voulaient acheter 500 000 fusils d’assaut chinois SMG T-56 7.62mm (une variante de la Kalachnikov AK-47) et 10 millions de munitions par le biais d’intermédiaires italiens et de leurs sociétés chypriotes et maltaises. La valeur de la transaction, qui, initialement, ne devait pas dépasser 40 millions de dollars, a été fixée par les intermédiaires italiens à 64 millions de dollars, compte tenu des commissions et du coût de la corruption des fonctionnaires libyens. Les médiateurs italiens avaient déjà fait parvenir aux Libyens six T-56 à titre de démonstration. Au moment de leur arrestation, ils étaient sur le point de sceller l’accord de vente pour l’ensemble de la transaction.

L’entreprise chinoise qui produit les T-56 est la China North Industries Corp., connue aussi sous le nom de Norinco. La médiation entre les courtiers italiens et Norinco était assurée par une société chinoise d’import-export, China Jing An, représentée par M. Luming. Selon le rapport d’enquête italien, la China Jing An était aussi en mesure de proposer à la vente d’anciennes armes de la FN Herstal.

La destination de ces grandes quantités d’armes n’est pas établie. Les quantités évoquées dépassent cependant largement la capacité d’absorption légitime de la Libye, un pays de 6 millions d’habitants et d’environ 120 000 hommes et femmes en armes (armée nationale et milices populaires). La justice italienne suspecte la Libye de vouloir réacheminer ces armes vers d’autres pays, et cite notamment la République démocratique du Congo, le Tchad, le Soudan et l’Irak. Les écoutes téléphoniques menées par les enquêteurs italiens révèlent en outre que les intermédiaires italiens étaient parfaitement conscients de ce que la Libye ne pouvait être la destination finale.

Les écoutes téléphoniques indiquent aussi que l’intérêt des commanditaires libyens ne se limitait pas à l’achat des fusils d’assaut chinois. Ils avaient au départ manifesté la volonté d’acquérir un million de Kalachnikov AK-47 russes. Les intermédiaires italiens sont apparus étonnés et embarrassés face à une telle demande. Le choix de se tourner dans un premier temps vers Norinco, en Chine, pour l’achat de 500 000 T56 aurait été dicté par des raisons de disponibilité et de rapidité.

La justice italienne n’aura évidemment à juger que des faits reprochés aux présumés trafiquants italiens : participation à une transaction d’armes sans être inscrits au registre national des entreprises autorisées à acheter et à vendre des armes, ne pas avoir informé le ministère de la transaction en question, être dépourvus des autorisations nécessaires, corruption de fonctionnaires libyens. En effet, bien que les prévenus aient opéré via des sociétés off-shore établies à Malte et à Chypre, la justice estime que l’essentiel de leur activité s’est exercée sur le territoire italien.

Le rôle des intermédiaires italiens
Le 12 février 2007, la justice italienne a procédé à l’arrestation de quatre présumés trafiquants italiens : Ermete Moretti, Gianluca Squarzolo, Massimo Bettinotti et Serafino Rossi. La cinquième personne, Vittorio Dordi résidait en République démocratique du Congo au moment des arrestations. Il a entretemps été extradé vers l’Italie et placé en résidence surveillée dans la province de Piacenza, dans le nord de l’Italie.

Squarzolo était sous contrôle téléphonique depuis 2005, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue dans la province de Terni. Il est apparu que Squarzolo, que la justice italienne considère comme un petit trafiquant, était en contact avec Moretti. L’enquête s’est ainsi étendue à ce dernier, propriétaire d’au moins deux sociétés dont il est l’unique administrateur : Middle East Export srl à Milan, et Middle East Engineering ltd basée à Malte.

L’enquête indique que Moretti était en contact avec les milieux militaires libyens, et notamment avec le colonel Tafferdin Mansur. C’est au cours d’un appel téléphonique à Moretti, le 8 mars 2006, que le colonel libyen Mansur fait part à son interlocuteur de sa volonté d’acheter une grande quantité de fusils d’assauts de type Kalachnikov. Moretti s’est saisi de l’affaire et aurait envoyé, en mars 2006, Squarzolo en Libye pour y rencontrer le colonel Mansur afin « d’acheter du ciment », selon les conversations téléphoniques interceptées. Au cours d’une fouille à son retour à l’aéroport de Fiumicino (Rome), les douaniers ont saisi dans les bagages de Squarzolo des catalogues d’armes.

Le rôle de Bettinotti, également en contact avec Moretti, aurait été d’identifier les armes qui correspondaient le mieux aux exigences des Libyens. Bettinotti est un expert en armes et directeur général de Military Industrial Representatives (MIR), basée à La Spezia, en Ligurie, mais qui dispose aussi d’un siège à Malte. Bettinotti serait en outre étroitement lié aux entreprises de Moretti. Quant à Rossi, présenté comme un expert en armes légères, il aurait été au courant des négociations et assistait Bettinotti.

C’est cependant Vittorio Dordi qui semble jouer un rôle clé dans l’affaire. Il ressort des interceptions téléphoniques que Dordi, qui entretenait des liens directs avec les autorités libyennes, s’est rendu plusieurs fois à Tripoli pour discuter de ventes d’armes, dont le million de Kalachnikov et ensuite les T-56 chinois.

Vittorio Dordi, très bien introduit auprès des milieux militaires russes, est le directeur général de Gold Rock Trading Ltd, une société basée à Chypre, mais possédant un bureau à Pontetaro (province de Parme en Italie) et spécialisée dans la vente d’armes de tout type. La Gold Rock serait en outre en partenariat avec la société géorgienne Tam (Tbilisi Aviation Manufacturing), qui produit les Sukhoi 25, et la société russe MI-Helicopters basée à Kazan. Ces trois sociétés ont créé en 2002 une nouvelle société nommée Aerosonic Ltd.

Mais ce sont surtout les relations congolaises de Dordi qui préoccupent les enquêteurs. Selon nos sources, Vittorio Dordi bénéficiait d’amitiés au plus haut niveau à Kinshasa, et aurait d’ailleurs été en possession d’un passeport diplomatique congolais. Selon le compte-rendu des interceptions téléphoniques figurant dans le rapport d’enquête, au moment de quitter le Congo pour rentrer en Italie, un émissaire de la présidence congolaise lui aurait signifié la volonté du président de lui parler personnellement et immédiatement, l’obligeant à retarder son voyage.

Selon l’enquête, Moretti et Bettinotti entretenaient de longue date d’excellents contacts avec les autorités libyennes et n’avaient donc, a priori, pas réellement besoin de Dordi pour conclure la transaction entre la Chine et la Libye. Il n’est dès lors pas à exclure que le rôle de Dordi puisse être plutôt lié aux filières supposées de réacheminement de ces armes après livraison à la Libye, notamment vers des groupes indéterminés en République démocratique du Congo.

Les contacts du GRIP auprès du panel d’experts attaché au comité des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations unies, chargé de contrôler l’application des restrictions internationales en matière de vente d’armes en République démocratique du Congo, confirment que ceux-ci s’intéressent de très près à cette affaire, et en particulier au rôle de Vittorio Dordi.

Les autorités libyennes impliquées
Parmi les autorités libyennes suspectées figure le colonel Tafferdin Mansur, haut fonctionnaire du ministère de la Défense. Mansur était le principal contact des présumés trafiquants italiens qui, selon l’enquête, lui auraient régulièrement versé des pots-de-vin. Il est identifié dans l’enquête comme l’acheteur. Il devait en outre organiser le séjour des présumés trafiquants italiens qui se rendaient à Tripoli. Les actes de l’enquête démontrent toutefois que les intermédiaires italiens se rendant à Tripoli étaient toujours accueillis à l’aéroport par des militaires afin de faciliter le passage des contrôles.

Des suspicions pèsent aussi sur le chef d’état-major libyen, Abdulahim Ali al Sied, responsable du bureau des achats du ministère de la Défense de Tripoli. À la demande de Mansur, Sied aurait signé le certificat d’utilisation finale que l’entreprise chinoise Norinco avait demandé avant d’envoyer les six premiers T-56 à des fins d’évaluation.

Parmi les autres autorités libyennes impliquées figurent l’ingénieur Usama Ahnish et un certain Mahmmud, dont le nom de famille est inconnu, apparemment eux-aussi fonctionnaires du ministère libyen de la Défense. Usama Ahnish serait venu en Italie pour présenter l’offre à Moretti, mais aussi se faire rémunérer pour son rôle et les informations fournies. L’enquête a aussi identifié un Libyen du nom de Mohamed el Masdub, titulaire d’un compte auprès de la Banca Popolare di Vicenza sur lequel Moretti aurait versé 50 000 euros depuis sa société de Malte, Middle East Engineering. Il est probable qu’il s’agisse de pots-de-vin destinés à Mansur et Usama. De nombreux autres pots-de-vins auraient ensuite été payés selon le même mode opératoire.

Selon nos sources proches de l’enquête, la principale entreprise publique libyenne, ENG Holding, qui contrôle directement ou indirectement l’essentiel de l’économie du pays, serait aussi impliquée dans l’affaire. ENG Holding est dirigée par un gendre de Kadhafi, Khaled El-Khweldi El-Hamedi, fils d’un membre important du Conseil du commandement de la révolution. L’enquête fait apparaître qu’ENG Holding était au courant de la transaction d’armes avec la Chine.

Khaled El-Khweldi El-Hamedi est aussi à la tête de l’IOPCR, International Organisation for Peace, Care and Relief, la plus grande ONG libyenne dont la vocation officielle est de promouvoir la paix et l’aide humanitaire. ENG Holding et IOPCR sont établies à la même adresse et partagent les mêmes numéros de télécopie et de téléphone. C’est sur leur télécopieur (+218 21 47 80777) que Bettinotti a transmis le bordereau de livraison relatif aux six fusils d’assaut T-56 envoyés à Tripoli afin d’être évalués.


Conclusion

Moretti et Bettinotti ont reconnu leur culpabilité et négocié une peine de quatre années de prison avec la justice italienne. Le procès des autres prévenus italiens est prévu pour le début du mois de décembre 2009. Il mérite un suivi attentif, et promet d’être fort instructif quant aux mécanismes des trafics d’armes qui multiplient courtiers, intermédiaires et sociétés écrans off-shore.

Il conviendrait de rester très attentif aux implications et complicités des personnalités libyennes citées dans le dossier. Leur rang et proximité avec le pouvoir indiquent que cette affaire ne pourrait être ramenée à une banale affaire de corruption de fonctionnaires, à l’insu du « Guide suprême de la révolution » ou de son entourage immédiat.

Luc Mampaey

Chercheur au Groupe de Recherche et d’Information sur la paix et la Sécurité (GRIP) depuis 1994. Ancien sous-officier des forces armées belges, il est docteur en sciences économiques (Université de Versailles Saint-Quentin), ingénieur commercial (HEC Saint-Louis), et titulaire d’un DES en gestion de l’environnement (ULB/IGEAT).

Federico Santopinto

Chercheur au Groupe de Recherche et d’Information sur la paix et la Sécurité (GRIP). Dernier ouvrage publié : Le développement, une arme pour la paix : Les stratégies de la coopération européenne face aux conflits armés africains.

http://issikta.blogspot.com/2009/12/enquete-sur-un-trafic-darmes-aux.html

 

Rudy Demotte, Ecolo, et le choix des armes

11/06/2009 15:39

Le n°1 wallon a attendu le lendemain des élections pour dire oui à la vente de fusils d'assaut au colonel Kadhafi. Il étouffe ainsi le feu de la polémique. Pour preuve: ce n'est que ce jeudi qu'Ecolo a réagi par voie de communiqué.

Fallait-il vendre des armes à Libye? Bien sûr, l'Union européenne a levé l'embargo militaire, en octobre 2004, après que le colonel Kadhafi eut accepté le démantèlement de tous ses programmes secrets d'armement.

A 62 ans, le dirigeant libyen bénéficie d'un retour en grâce auprès des puissances occidentales. Il plante sa tente en face de l'Elysée. Son ministre des Affaires étrangères est même reçu à la Maison Blanche. Et son pays s'est vu élire au Conseil de sécurité de l'ONU, alors que ce dernier lui avait infligé le statut de paria pendant plus de dix ans à cause de ses liens avec le terrorisme.

Belga

Sur le plan intérieur, toutefois, son bilan reste déplorable en matière de droits de l'homme. Selon Amnesty, le "guide de la révolution libyenne" ne tolère toujours aucune contestation de la part de ses compatriotes sous peine de les torturer. Par ailleurs, Luc Mampaey du Grip (Groupe de recherche et d'information sur la paix) rappelle que, depuis 2006, le parquet de Pérouse, en Italie, enquête sur une contrebande de 500.000 fusils d'assaut chinois entre de hauts gradés de l'armée libyenne et des intermédiaires italiens liés à la mafia. Des rapports d'enquête de l'ONU ont également dénoncé des transferts d'armes par la Libye vers le Darfour en guerre.

http://levif.rnews.be/actualite/belgique/72-56-34827/rudy-demotte--ecolo--et-le-choix-des-armes.html#





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22/07/2009

Le militaire arrondissait ses fins de mois...parachute en vente sur E-bay !

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Un soldat pris alors qu'il tentait de vendre sur internet un parachute volé

Le 22/07/2009 à 14:58


Un homme du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Carcassonne a été interpellé pour vol de matériel militaire, dont un parachute qu'il tentait de revendre sur le site de vente en ligne e-Bay, a-t-on appris mercredi auprès d'un officier du régiment.

Le caporal-chef de 32 ans, dont 13 ans de service sans aucun problème, a été mis en examen, puis remis en liberté.

Le 13 juillet, des militaires du 3e RPIMa se sont aperçu du vol d'un parachute d'entraînement et de divers effets militaires (treillis, harnais), mais pas d'armes, a indiqué à un collaborateur de l'AFP le chef de corps du 3e RPIMA, le colonel Jean-Pierre Perrin.

Le RPIMa a porté plainte auprès de la gendarmerie, et procédé à une surveillance des ventes en ligne de parachutes.

Deux jours plus tard, le parachute était mis à prix à 1.200 euros. Les gendarmes ont identifié le vendeur et l'ont interpellé le 17 dans un village près de Carcassonne, où ils ont également découvert des uniformes et des armes.

Le caporal-chef a été suspendu sans solde par l'armée en attendant le résultat de l'enquête interne, qui déterminera sa sanction.

"C'est un vol comme on en constate souvent dans beaucoup de communautés humaines", a relativisé l'officier.

C'est dans la même caserne du 3e RPIMa de Carcassonne qu'un parachutiste avait tiré par erreur à balles réelles sur le public pendant une démonstration, le 29 juin 2008, blessant 17 personnes dont 15 civils. A la suite de la fusillade accidentelle, le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bruno Cuche avait démissionné.

 

 

D'autres vols d'armes militaire cette année:

 

En Suisse:

430 armes militaires s'envolent chaque année

09.03.2008 16:05
Quelque 430 fusils d'assaut ou pistolets d'ordonnance sont perdues ou volées hors service chaque année en Suisse, ce qui représente plus de 4300 armes militaires évanouies dans la nature depuis 1997.

Ces données, qui se basent sur les indications transmises à l'armée par les citoyens concernés, ont été publiées par "Le Matin Dimanche" et confirmées par le porte-parole du Département fédéral de la défense Felix Endrich.

Sur ce chiffre important, 260 pièces annoncées disparues ont été retrouvées.

Rare durant le service

Ces incidents sont plus rares durant le service, selon des chiffres du DDPS. La trace de 1013 fusils 57 et 539 fusils 90 a été perdue en dix ans. Idem pour 1438 pistolets 75 et de 1331 pistolets 49.

Onze fusils d'assaut et deux pistolets ont disparu dans le cadre du service en 2005, a indiqué Felix Endrich. En 2006, année du vol de Marly (FR), 84 fusils (dont 82 à Marly) et 15 pistolets ont été annoncés manquants. Pour 2007, les chiffres sont d'un fusil et de 9 pistolets.

Disparitions mystérieuses

Le nombre de pièces volées ou perdues en service puis retrouvées n'est pas connu. Le sort des armes disparues est aussi un mystère, selon Felix Endrich. Et de préciser que l'armée ne tient pas de statistiques faisant la distinction entre armes perdues et armes dérobées.

Les pièces envolées dans la nature sont recensées simplement sous "perte". Les cas qui surviennent pendant le service sont traités par la justice militaire, tandis que ceux hors service sont de la compétence de la police.

Peu de forfaits

Par ailleurs, selon les polices vaudoise et genevoise, peu de forfaits sont commis avec des armes de service subtilisées. Plusieurs crimes de ce type ont néanmoins été commis avec de telles armes ces derniers temps. "Le Matin Dimanche" signale le cas d'un jeune homme de 23 ans qui a tué son ex-amie de 20 ans avant de se donner la mort, en novembre dernier à Lausanne.

Vice-président de la Société suisse des officiers, Denis Froidevaux relativise dans le "quotidien orange". Considérant les quelque 200'000 armes actuellement en main des astreints, il estime que "ces chiffres ne sont pas dramatiques, même si une arme de perdue c'est une de trop", assure-t-il.

ats/boi

 

Toujours en Suisse:

 

caserne des Vernets

Fusil d’assaut volé à la place d’armes de Genève

par Joël Burri/Giancarlo Mariani

Une arme a disparu dans la nuit de mercredi à jeudi à la caserne des Vernets. La police militaire confirme avoir ouvert une enquête.


Un fusil a disparu à la caserne des Vernets.
Info-Box
Vols d'armes: précédents
A des degrés divers, le vol d’armes militaires n’est pas une exception. Ainsi, douze fusils d’assaut destinés aux tirs sportifs avaient été volés au mois de juillet 2008 à La Rippe (VD). Sans leurs culasses, enfermées dans un coffre-fort, ces fusils étaient inutilisables. Au mois de septembre 2006, c’étaient 82 fusils d’assaut, trois pistolets, plus de 200 cartouches et des viseurs de nuit qui avaient été volés dans un cantonnement militaire à Marly (FR).

Branle-bas de combat à la caserne des Vernets à Genève. Un fusil d’assaut a disparu dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon un témoin, l’arme a vraisemblablement été volée avec sa culasse. «D’habitude, celle-ci est mise sous clé séparément. Mais comme durant cette semaine réservée aux cadres rien n’était prévu pour le rangement des fusils, nous les avons simplement glissés dans nos casiers ou sous nos lits», rapporte le témoin. Selon lui, le vol a eu lieu après une soirée festive. Ce n’est donc que jeudi matin que l’absence du fusil a été constatée.

«Nous avons fouillé partout. En vain. La police militaire, elle, n’est intervenue que vendredi», poursuit-il. Et de préciser: «Tout a été passé au peigne fin. Même les voitures privées de plusieurs personnes ont ainsi été méticuleusement fouillées.» Mais comment le voleur a-t-il pu s’introduire dans la caserne? «L’entrée principale n’est protégée que par un digicode. Il est relativement facile à retenir. Surtout, il n’a pas été changé depuis des années», prétend notre témoin.

«Il y a bien suspicion de vol d’arme. L’enquête de la police militaire, confiée à une juge d’instruction, devra établir les circonstances exactes de cette disparition», s’est borné à confirmer, avec prudence, un porte-parole de l’armée. De son côté, la juge Silvia Schenker, porte parole de la justice militaire, confirme que des vérifications ont été menées. Selon elle, il faut toutefois d’abord retrouver l’arme pour confirmer qu’elle a été volée avec sa culasse. Et qu’elle est donc opérationnelle.

 

 

En Afrique:

 

Gabon : 2 millions de FCFA pour les 2 armes volées au Cap Estérias

Le Forces françaises au Gabon (FFG) viennent d’annoncer une récompense de 2 millions de francs CFA, soit près de 3 000 euros, pour toute personne qui les aiderait à retrouver les deux armes dérobées dans la nuit du 19 au 20 février dernier au Cap Estérias. Lors d’une opération d’entraînement militaire dans cette localité située à une trentaine de kilomètres au Nord de Libreville, les militaires français s’étaient fait dérobé un fusil de guerre et un pistolet, qu’ils n’étaient parvenus à retrouver malgré les opérations de ratissage organisées sur le site et le dispositif sécuritaire mis en place dans la capitale.
© D.R
Bredouille au terme des opérations de ratissages et de contrôle du périmètre organisées depuis le 21 février dernier, les militaires français ont finalement décidé d’offrir une récompense de 2 millions de francs CFA, près de 3 000 euros, à toute personne qui les aiderait à retrouver les deux armes qui leurs ont été dérobées.
Après avoir ratisser la localité du Cap Estérias où ils étaient en entraînement la nuit du 19 au 20 février dernier, les Forces françaises du Gabon (FFG) s’en sont récemment remis à la population locale pour retrouver les deux armes dérobées à leur insu dans cette localité située à une trentaine de kilomètres de Libreville.
Le vol était survenu en pleine nuit, alors que les militaires français, habituellement stationnés à la base navale française de Port-Gentil, effectuaient un stage d’entraînement dans un stade de cette localité.

«Lors d’un moment d’inattention, nous nous sommes fait dérober un fusil de guerre et un pistolet lors d’un entraînement de soldats au centre d’aguerrissement du Cap Estérias», avait rapporté le chef d’Etat major des FFG, le colonel Eric Mailfert.

Les autorités gabonaises ont apporté une réponse d’envergure à cet incident. Le site RDPG.org évoquait le 21 février dernier une présence militaire renforcée à l’aéroport international Léon Mba, tandis que le quotidien "L'Union" faisait état d’embouteillages au Cap Estérias dus à la mise en place de l’opération de ratissage.
De leur côté, les Forces françaises du Gabon (FFG) et la gendarmerie gabonaise ont multiplié les patrouilles dans les villages avoisinant pour tenter de retrouver les armes volées, mais toujours sans succès.
En temps de paix, les FFG comptent environ 800 soldats pré- positionnés pour des missions de paix en Afrique. Libreville abrite l'une des plus importantes bases militaires françaises en Afrique au sud du Sahara. Ce vol d'armes est l'un des premiers depuis l'existence de la base de Libreville en 1960.

Publié le 27-02-2009    Source : xinhua.net     Auteur : Gaboneco

 

 

 

Gendarmerie : Des armes volées au peloton 101 à Yaoundé

Le cambriolage a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. L’affaire n’a pas vraiment fait beaucoup de bruit. Dans les milieux de la gendarmerie, tout juste, certaines personnes ont été au courant de cet événement qui est pourtant d’une certaine importance.

Le Jour / Lundi 27 Avril

Six armes ont été emportées à la suite d’un cambriolage, dans la nuit de mercredi à vendredi dernier au peloton 101 de la gendarmerie nationale à Yaoundé.

Des individus non identifiés se sont introduits autour de 2h du matin dans cette caserne militaire située en face du lycée général Leclerc de Yaoundé. Les armes emportées, d’après nos sources, sont quatre fusils d’assauts légers (Fal) et deux pistolets automatiques (Pa). On parle également de plusieurs munitions volées. Bien plus d’une centaine, selon certaines sources.

Ce soir-là, pourtant, le peloton 101 n’était pas désert. Un certain nombre de personnes était sensé s’y trouver, comme dans toutes les casernes militaires. C’est la raison pour laquelle les principaux soupçons, à ce jour, se tournent vers des éléments de l’intérieur. Comment, en effet, des brigands ordinaires, venus de l’extérieur, auraient pu se glisser dans une caserne militaire, emporter des armes et s’en aller sans être inquiétés. Une autre question qui se pose est celle de la sécurité des casernes militaires.

Le coup de vol de la semaine dernière vient donc relancer le débat déjà présent sur la sécurité des édifices publics, dont plusieurs ont été cambriolés au cours des derniers mois. Le sujet a d’ailleurs été l’un des sujets évoqués au cours du dernier conseil de cabinet dans les services du Premier ministre.

On se souvient également que les locaux de la délégation générale à la Sûreté nationale ont été la cible de cambrioleurs. A l’époque, on avait déjà évoqué la disparition d’une arme au moins. Plus tard, des bureaux du ministère de la Défense ont également été cambriolés. Cette fois-là, cependant, on avait plus évoqué des fouilles dans les documents.

Jules Romuald Nkonlak

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04/12/2008

Nexter et POF

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Eurosatory 2008: Pakistan Ordnance and Nexter conclude LU211 accord

Denise Hammick JDW Europe Editor - Paris

Pakistan Ordnance Factories and Nexter Munitions signed a licence agreement for the local production of LU211 high-explosive (HE) artillery ammunition for the Pakistan armed forces on 17 June at Eurosatory in Paris.

The agreement is for the technology transfer of this ammunition and the delivery of 15,000 shell component kits. Five thousand will be delivered as part of the first phase, which is due to start in 18 months, and the remaining 10,000 will be made in Pakistan with Nexter only providing key components, said Pascal Ducasse, director general of Nexter Munitions.

The deal is the first technology transfer for the new generation of artillery shell, which follows a request from the Pakistani armed forces for long-range ammunition. The LU211 modular explosive shell can engage targets at a range of 40 km with 155 mm/52 calibre guns. It contains insensitive munitions and has two versions - the hollow base, and base bleed or extended-range version - both of which will be exported to Pakistan.

Nexter has so far delivered 25,000 rounds of the munition to the French Army, said Raymond Mesnil, who is responsible for artillery munitions at Nexter. The company is waiting for another order, Mesnil said, which he anticipated would be placed during 2009.

22:45 | Lien permanent | Commentaires (1) |

02/12/2008

Kalashnikov Love...

Dans une enquête passionnante Mourir en Afghanistan, de Jean-Dominique Merchet, éd. Jacob-Duvernet, à paraître le 18 novembre., Jean-Dominique Merchet, spécialiste de la question militaire et journaliste à Libération, raconte ce qui s'est vraiment passé le 18 août lors de l'embuscade des talibans qui a coûté la vie à 10 soldats français.Extraits.
...Il est 15 h 45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet de la piste, à environ 50 m en contrebas du col. [...] Le feu se déclenche à partir de la crête nord du col, c'est-à-dire à gauche du chemin. Un feu précis et nourri, qui «laboure la pente pendant près d'un quart d'heure» et vise l'ensemble de la section, échelonnée sur une centaine de mètres dans la montée. En langage otanien, c'est le «TIC» (troop in contact). Les insurgés seraient alors entre 20 et 30, équipés d'AK-47 Kalachnikov, de lance-roquettes RPG 7, de fusils-mitrailleurs PKM et de fusils de précision Dragunov. Du matériel russe. [...] ???

L’arme la plus utilisée ?

Un nouveau rapport publié aujourd’hui et intitulé AK-47 : The World’s Favourite Killing Machine montre que le fusil d’assaut kalachnikov restera l’arme la plus utilisée dans les zones en conflit durant les vingt prochaines années au moins, car son commerce est très peu régulé au niveau international. On estime qu’il existe près de 100 millions d’AK-47 qui circulent dans le monde, et des milliers de personnes meurent chaque année victimes de ces armes. L’absence de normes internationales pour contrôler la production, la vente et le transfert de ces armes fait qu’elles tombent entre les mains de commerçants peu scrupuleux, de milices armées et de criminels.

Même son inventeur, le Lieutenant Général Mikhail Kalashnikov, appelle aujourd’hui à davantage de contrôles : « En raison du manque de contrôle international sur les ventes d’armes, les armes légères sont facilement transférées dans des endroits du monde où elles ne sont pas utilisées à la défense nationale, mais par des agresseurs, des terroristes et toutes sortes de criminels. Quand je regarde la télévision et que je vois des armes du genre des AK dans les mains de bandits, je me pose la question : comment se sont-ils procuré ces armes ? »

 

Les dérivés étrangers

Le premier pays à produire l'AK-47 en-dehors de l'URSS fut la Chine populaire qui acquit la licence de fabrication en 1956, en même temps que celle de la carabine SKS. L'arme, désignée Fusil Type 56, fut déclinée en deux versions, une à crosse fixe en bois et l'autre avec crosse métallique se repliant sous l'arme comme sur l'AKS (Type 56/1). La principale différence avec le modèle d'AK-47 soviétique modifié 1953 est la présence d'une baïonnette fixe repliable sous l'arme. Le mélange de caractéristiques du fusil type 56 avec celles de la copie de la SKS donna naissance aux Fusils Type 63/68, qui est à l'origine des fusils actuels de l'armée chinoise. L'AKM modèle 1959 devint le Type 56/2 qui se vit également doté d'une crosse spécifique, repliable latéralement et non plus sous l'arme. Une version bullpup du type 56 fut produite au début des années 1980, sous le nom de Type 86.

À la même époque la Finlande, ayant de bonne relation avec l'URSS depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, décide elle aussi de prendre une licence de production de l'AK-47. La société Valmet en dérive un modèle local, le RK 62

Dans les années 1970 apparaît une nouvelle versions du fusil, le Valmet Rk.76, dont la carcasse est maintenant fabriquée par estampage, réduisant considérablement sa masse, tandis que le garde-main est de nouveau modifié et enveloppe de nouveau le cylindre de gaz. Pas moins de quatre modèles de crosse sont prévus, W pour une crosse en bois fixe, P pour une en plastique fixe, T pour une crosse tubulaire fixe et TP pour la tubulaire pliante. Les armes sont toujours produites en deux calibres 7,62x39 et 5,56x45. Les plus récentes évolutions sont le Sako Rk.95TP (la firme Sako ayant absorbé Valmet) qui adopte la crosse pliante squelette issue du Galil israélien et le bullpup Valmet 82. Les armes produites par Valmet sont généralement considérées comme les meilleurs modèles dérivés de l'AK-47 car bénéficient d'un usinage et d'une finition supérieures à celles de leurs concurrentes.

Après la Guerre des six jours l'armée israélienne confia à Israël Galili le soin de gérer la conception d'une arme devant remplacer ses FAL et Uzi. Ainsi naquit le Galil, un dérivé du Valmet Rk.62 réalisé avec l'appui des Finlandais qui gagna la compétition en 1973. Les principales améliorations sont l'ajout d'une sécurité supplémentaire sur la poignée pistolet, une crosse squelette inspiré de celle du FAL et un embout cache-flamme sur le canon permettant également de lancer des grenades. Le Galil est décliné en plusieurs versions, AR et ARM, avec un bipied amovible qui sert aussi de coupe fil et de décapsuleur ainsi qu'une poignée de transport. Les deux versions sont disponibles en 7,62 OTAN et 5,56 OTAN. Les Galil SAR et MAR sont des versions courtes en 5,56 avec des canons de 332 et 195 mm. Un autre dérivé de l'ARM en 7,62 est le fusil de précision GALATZ ne tirant qu'en mode semi-automatique. Même si le Galil est une arme très réussie, la fourniture par les USA de nombreux fusils M-16 et CAR-15 à très bas prix, a en pratique limité son statut de fusil standard de l'armée israélienne. Il a toutefois rencontré le succès à l'export, donnant lieu à des productions sous licence en Afrique du Sud sous les nom de Vektor R4 (Galil AR), Vektor R-5 (Galil SAR) et Vektor R-6 (Galil MAR), ainsi qu'en Croatie où une version pourvue d'une lunette de visée grossissant 1,5X et d'une poignée de transport est produite sous le nom de APS 95 par RH-Alan. Vektor propose aussi une arme futuriste dérivée de son R-4, le CR-21, de configuration bullpup et entièrement habillé de polymère, à la lunette de visée rétro éclairée.

Le Vepr ukrainien est une autre version bullpup récente dérivée de l'AK-74, mais elle ne semble pas avoir encore été fournie à l'armée ukrainienne et semble peu pratique car conserve le sélecteur de tir des AK qui se trouve derrière la poignée pistolet.

L'Inde produit sa propre version de l'AK-74 depuis 1988, sous la désignation de INSAS, chambrée en 5,56 OTAN et au sélecteur de tir placé sur la gauche pour être manœuvré par le pouce droit. Cette arme dont il existe une version fusil-mitrailleur emprunte également plusieurs élément au FAL.

Les pays membres du Pacte de Varsovie et anciennement alliés à l'URSS produisirent de nombreux AK plus ou moins modifiés. La Bulgarie produit des copies d'AK-47 du modèle 1953 et des AKM, réputés pour leur solidité : les AKK, AKKS, AKKM et AKKM. La Roumanie produisit sous licence l'AK-47 (AI)et un dérivé de l'AKM, réputé fragile, l'AIM et sa version à crosse pliante AIMS, qui se caractérisait par une poignée pistolet au garde main. La Yougoslavie, produisait le ZASTAVA M70 qui se caractérise par ses capacités de tir de grenades à partir du canon, grâce à un viseur auxiliaire. Cuba produit une copie conforme de l'AKM et la Corée du Nord une copie de l'AK-47 modèle 1953 appelée modèle 58 et une copie de l'AKM modèle 1959 appelé Type 68. Les Types nord-coréens 58 et 68 ont une finition grossière. L'Allemagne de l'Est, produisit ses propres AKM et AKMS, en utilisant au maximum le plastique, sous le nom de MPi-KM. La Hongrie, après avoir produit des AK-47 sous licence (AK-55), construit deux versions originales de l'AKM, l'AMD-65 disponible avec crosse fixe ou pliante, dont le garde-main était remplacé par une poignée pistolet, et l'AKM-63, un AKMS à crosse pliante et chargeur de 5 coups pour tirer des grenades antichars ou antipersonnel. L'Égypte produit le MISR, une copie quasi parfaite de l'AKM. Le MISR version Para reçoit une crosse repliable à droite identique aux modèles est-allemands. Enfin Cuba produisit une version locale de l'AKM. Elle est aussi produite en Algerie qui l'exporte en Afrique et autre pays du tiers monde.

 

Versions

URSS et Russie


- AK-47 calibre 7,62x39mm
- AKS version à crosse pliante du AK-47
- RPK
- AKM emploi généralisé de l'estampage, baïonnette coupe-fil
- AKMS version à crosse pliante du AKM
- AK-74 calibre 5,45x39mm
- AKS-74 version à crosse pliante du AK-74
- AK-74M calibre 5,45x39mm, canon de 415 mm de longueur
- AKS-74U
- RPK-74
- AK101 calibre 5,56 OTAN (5,56x45mm), canon de 415 mm de longueur, finition phosphate noir, crosse plastique pliante (fibre de verre et polyamide)
- AK102 calibre 5,56 OTAN (5,56x45mm), canon de 314 mm de longueur, finition phosphate noir, crosse plastique pliante (fibre de verre et polyamide)
- AK103 calibre 7,62x39mm, canon de 415 mm de longueur, finition phosphate noir, crosse plastique pliante (fibre de verre et polyamide)
- AK104 calibre 7,62x39mm, canon de 314 mm de longueur, finition phosphate noir, crosse plastique pliante (fibre de verre et polyamide)
- AK105 calibre 5,45x39mm, canon de 314 mm de longueur, finition phosphate noir, crosse plastique pliante (fibre de verre et polyamide)

République populaire de Chine
- Type 56 avec ou sans baïonnette repliable sous le canon, on la distingue également par les idéogrammes chinois au niveau du sélecteur de tir sur le côté droit de la boîte de culasse, qui sont pour les modèles destinés à l'exportation, remplacés par les lettres "L" et "D"
- Type 56/1 avec crosse repliable
- Type 56/2 avec carcasse estampée, crosse repliable sous l'arme ou à droite (modèle plus rare). Construite par l'arsenal 66, elle est parfois appelée Type 66.

Pologne
- karabinek-granatnik wz. 1960 calibre 7,62x39mm
- karabinek automatyczny wz. 88 Tantal calibre 5,45x39mm
- karabinek szturmowy wz. 96 Beryl calibre 5,56 OTAN

Roumanie

- AI : AK-47 produit par les arsenaux de Cugir. Poignée avant très rare
- AIM/AIMS : AKM munie le plus souvent d'une poignée pistolet antérieure en lamellé-collé
- AI-74 : AK-74 munie le plus souvent d'une poignée pistolet antérieure en lamellé-collé
- AIR : AIMS compacte. Poignée avant optionnelle

Yougoslavie
- Zastava M64/M64A/M64B/M70/M7OA : copie de l'AK 47 avec manchon lance-grenade amovible. Le canon du M64 est de 50 cm ; ceux des M64A/B et M70A sont de 41 cm. Les M64B/70A correspondent à l'AKS russe. Elles possèdent toutes un arrêtoir de chargeur
- M70.B1/B2 : copies de l'AKM/AKMS avec manchon lance-grenade amovible
- AR M77B1 : M70B1 en 7,62 OTAN, capacité de 20 coups
- SMG M92 : version compacte du M70B1, à crosse repliable
- AR M80/M90 : M70B1 en 5,56 mm OTAN, 30 coups
- SMG M80A/M85 : version compacte des AR M80/M90 à crosse repliable
- AR M21 : calibre 5,56 mm OTAN (inspiré du Galil) destiné à remplacer les M70B1 dans l'armée
- M76 Sniper : fusil de précision en semi-automatique en calibre 8 mm Mauser (7,92x57mm) et 7,62 OTAN

Bulgarie
- 5,45x39,5 mm. AR-M1 et AR-M1F
- 5,45x39,5 mm. AR-SF
- 5,56x45 mm. AR-M1 et AR-M1F
- 5,56x45 mm. AR-M2F
- 5,56x45 mm. AR-SF
- 5,56x45 mm. AR-M4SF
- 5,56x45 mm. AR-M7F
- 5,56x45 mm. AR-M9 et AR-M9F
- 7,62x39 mm. AR-M1 et AR-M1F
- 7,62x39 mm. AR-M2F
- 7,62x39 mm. AR-M4SF
- 7,62x39 mm. AR-M7F
- 7,62x39 mm. AR et AR-F
- 7,62x39 mm. AR-1 et AR-1F
- 7,62x39 mm. AR-1 et AR-1F

 

 

 

AFP 15.04.06 | 13h00

Neuf Kalachnikov sur dix vendues dans le monde sont des conterfaçons, a affirmé samedi Vladimir Grodetski, directeur général de l'usine Ijmach (Oural) qui fabrique en Russie les célèbres fusils d'assaut. "Selon nos estimations, environ un million de fusils Kalachnikov ou ceux utilisant la technologie de Kalachnikov sont fabriqués au monde par an. La part de la Russie est de 10-12%. Le reste c'est de la contrefaçon", a déclaré M. Grodetski lors d'une conférence de presse à Moscou. La Russie avait transféré à l'époque soviétique des licences de production à une vingtaine de pays alliés dont la Bulgarie, la Pologne, la Roumanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, la Libye, l'Iran et le Vietnam mais "aucune de ces licences n'est plus valable selon les normes du droit international sur la défense de la propriété intellectuelle", a souligné M. Grodetski. "Soit les termes de ces licences ont expiré (...) soit il s'agit de piratage pur et simple", a-t-il ajouté. Selon Dmitri Chougaïev, haut responsable de Rosoboronexport, société exportatrice des armes russes, le marché des armes à feu hors licence est de deux milliards de dollars par an dans le monde et les Kalachnikov en représentent "la part du lion". "Les négociations avec les pays qui ont eu des licences à l'époque soviétique traînent. Entretemps, ils continuent à fabriquer et à participer aux appels d'offres" en proposant des prix très inférieurs à ceux du producteur russe, a-t-il souligné, se refusant à préciser les tarifs demandés par la Russie. M. Chougaïev a cité, à titre d'exemple, l'appel d'offre organisé en 2003 par les Américains pour livraison à l'armée irakienne de 40.000 fusils Kalachnikov. Cet appel a été remporté par l'usine bulgare Arsenal qui a proposé un prix de 65 dollars pièce.

Dans le passé l'URSS avait donné son accord pour la production des fusils d'assauts de la série de Kalashnikov sous des licences qui ont expiré depuis à plusieurs pays, dont deux pays arabes.

Le problème est que pour des raisons de corruptions et les alliages requis n'ont pas été respecté lors de la construction, ce qui fait que ces fusils sont des fois loins des normes techniques de l'usine mère de Izhmash (se lit Ijmach) située dans la ville d'Izhevsk république de l'Oudmurtie dans l'Oural en Russie.

En 1949 la date des débuts du AK 47 le premier fusil Kalashnikov, la marque n'a pas était enregistré d'où les problèmes de propriétés intelectuelle de la marque qu'a rapporté Skikdi.

P.S: Ceci est une synthèse de différent sites russophone sur le sujet.
L'origine de la dépêche est que la Russie commence l'exportation de 100.000 fusil AK 103 pour le Vénézuela qui comme on le sait est dans la ligne de mire des USA, qui contestent la qualité de ses fusils.

 

LICENCES D’ARMES

Un groupe de travail du ministère de la Défense a effectué un examen des licences russes d’armements et propose d’en conserver environ 30 à 40 d’entre elles, indique Dnevnik. La Bulgarie prétend ne pas devoir payer pour une dizaine de licences qui avaient été offertes au pays à l’époque soviétique. Pour les productions restantes dont celle du fusil d’assaut Kalachnikov (fabriqué en Bulgarie sous l’appellation AK-47) et des pistolets Makarov, la Bulgarie a décidé de payer les taxes nécessaires. Pour la Kalachnikov (AK-47), le gouvernement russe entend ne pas céder et réclame des paiements d’arriérés. Le quotidien rappelle que l’AK-47 est actuellement très recherché sur les marchés internationaux. (Dnevnik, l)

 

 

DRAGUNOV:

 

 

 

 

 

Here in the USA, you can expect values to be broken down like this:

 

Russian SVD

 

: $6000 - $10,000 depending on condition and accessories.
Russian Tiger carbine: $1800 - $2800 also depending on condition and accessories (add $1000 to price if California Armory version).
Chinese NDM-86: $2800 - $4300 if in 7.62x54R and $2500 - $3800 if 7.62x51.
Romanian PSL (ROMAK-3/SSG-97/ FPK): $750 - $1100.

These prices are for reference only, you may find the occasional better deal online or much higher prices in your local shops.

 

If you are looking to buy one of these rifles online go

 

here.

What you have is a "PSL" which is a Kalashnikov design, not an SVD. It's a Designated Marksman's rifle that is based on the RPK machine gun receiver. The more recent imports of these rifles are called SSG-97's and were brought in by Inter Ordnance. It is the same rifle as the ROMAK-3, just under a different name. Years ago these rifles were mistakenly called FPK's by the US government and the name can still be found in use from time to time (though it's not correct). The receiver is a stamped sheet metal design that has reinforcements below the barrel trunion and at the rear cut-out to prevent cracks due to the strong recoil. The gas system is like an AK series with the gas piston being attached to the bolt carrier. The ROMAK (ROManian Avtomat Kalashnikov) 3's imported were made at the Regia Autonoma de Tehnicå Militarå (RATMIL)and had their bayonet lugs removed to meet import restrictions. After a consolidation of military arsenals when Romania joined NATO, production of the PSL moved to the

 

ARMS arsenal

in Cugir, Romania and is completely retooled with all brand new state-of-the-art modern equipment purchased from Belgium and Croatia.

 

 

Preque simultanément les douze tireurs de précision des KANDAK 1 et 3 ouvrent le feu à 370 mètres sur des cibles en bois disposées sur un mouvement de terrain. Ils clôturent ainsi leur formation qui aura duré 8 jours entre le 25 mai et le 01 juin 2008.Studieux et déterminés les tireurs des deux bataillons de l’Armée Nationale Afghane équipés d’une copie israélienne du SVD DRAGUNOV ont affiché leur volonté de progresser tout au long du stage. Le challenge était de taille pour l’ACH R. du 2ème REI et l’ADJ J. du 35ème RI dans un pays où l’on se satisfait d’un seul coup au but sur trente coups tirés à 25 mètres.

La formation a donc été axée sur la connaissance de la lunette de visée ROMAK qui n’est qu’une copie Roumaine de la SOP-1 Soviétique. Cette lunette permet théoriquement un tir jusqu’à 1300 mètres par affichage direct de la distance sur les éléments de réglage .La visée se fait directement sur un seul et unique chevron.Quelques notions de base du tir ont été revues notamment le blocage de la respiration, le rattrapage du jeu de la queue de détente et les positions de tir sur supports adaptés (sac de combat, trépied fait maison) ou de circonstance (butte). Toujours enclins à relever les défis, les ’’marksmen’’ (tireurs d’élite) ont valorisé leurs performances dans différents challenges qui les ont conduit à traiter des ballons ou des boites de conserve bien particulières. Au final, des résultats honorables pour les standards Afghans ont été enregistrés jusqu’à 350 mètres.

Variants of Dragunov.

A large no of countries including China, Israel, Poland, Finland, India, Iraq etc are carrying out licensed manufacturing of the Dragunov rifle. Some variants are,

 

 

 

 

 

 

Poland

- Known locally as the SWD.

Iraq

- Al Kadesiah.

Iran

- Made by Defense Industries Organization as the Nakhjir.

India

- Officially designated as the Dragunov SVD59.

Finland

- Known as the

7.62 TKIV Dragunov.

Russia

- In addition to the military versions they also produce a civilian version called "Tigr".

http://www.opex360.com/2008/05/09/la-chine-vampirise-lindustrie-de-defense-russe/

Amnesty International a estimé, dans un rapport paru en juin 2006, que "la Chine apparaît de plus en plus comme l’un des principaux pays exportateurs d’armes, l’un des plus discrets et des plus irresponsables". De fait, Pékin figure dans les cinq premiers exportateurs mondiaux d’armes.

En général, le paiement de ces équipements militaires fabriqués en Chine se fait par des échanges de matières premières qui alimentent ensuite l’économie chinoise. Amnesty International a également démontré dans ce rapport que les ventes d’armes chinoises contribuent à maintenir des conflits et à entretenir des violations des drotis de l’homme, les principaux clients de la Chine dans se secteur étant la Birmanie, le Soudan, le Pakistan, le Népal, et d’autres pays africains et asiatiques.

 

 

 

Les USA livreront 50.000 fusils à Kaboul

Les Etats-Unis livreront à l'armée afghane 50.000 fusils l'an prochain en remplacement de ses vieilles armes russes et chinoises afin d'améliorer ses capacités face aux insurgés talibans.

"C'est une question très sensible pour nous. Il y a eu beaucoup de plaintes dans l'armée, les armes sont très vieilles, jusqu'à 30 ans", a annoncé aujourd'hui le ministre afghan de la Défense, le général Abdul Rahim Wardak

La première livraison d'environ 5.000 fusils d'assaut est attendue en janvier et sera suivie de 10.000 autres par mois, a précisé le général Wardak.

Ces armes, qui doivent remplacer les AK47 russes et chinois, seront opérationnelles pour le printemps. "Je pense que lorsque la neige aura fondu et que la saison des affrontements reviendra avec le printemps, une vaste majorité de l'armée afghane sera équipée de M16 au lieu des AK47", a-t-il dit.

Les Etats-Unis ont également promis des milliers de véhicules blindés, a ajouté le ministre.Source : AFP

 

 

 

 

Mirsad Fazlic

Le surplus d’armes de Bosnie vole illégalement vers l’Afrique et le Moyen-Orient

Traduit par Nihad Hasanovic

Slobodna Bosna, 27 mars 2008

Un journaliste de Slobodna Bosna a réalisé une enquête approfondie sur plusieurs scandales internationaux, dans lesquels la Bosnie-Herzégovine a été dénoncée en tant que pays vendant des armes aux régimes dictatoriaux les plus rigides du monde. Qui est le mystérieux businessman belgradois Tomislav Damjanovic, le logisticien de Miloševic à l’époque de la guerre, qui vend des armes de Bosnie-Herzégovine dans le monde entier ?

 

Le dernier incident parmi une série d’autres qui a établi un lien entre la Bosnie-Herzégovine et la vente illégale d’armes et d’équipement militaire aux pays frappés par un embargo sur les armes de l’Onu a eu lieu au mois d’août 2007. Des fonctionnaires de l’Onu au Congo ont dénoncé la compagnie ICAR Air, en disant qu’un envoi d’armes était arrivé à Kisangani dans un grand avion de transport produit en Russie, un Iliouchine-76. Les propriétaires de la compagnie ICAR Air sont les hommes d’affaires bosniens Rifet Karasalihovic et Osman Smajic, ainsi que la compagnie aérienne tchèque Silver Air. « Nous avons signé un contrat avec la compagnie serbe Air Tomisko et nous devions louer un avion IL-76. Cependant, le contrat n’a jamais été réalisé, nous n’avons pas loué cet avion », a déclaré Rifet Karasalihovic fin 2007.

Cigarettes et armes

Le propriétaire de la compagnie Air Tomisko, avec laquelle Rifet Karasalihovic et Osman Smajic ont signé (ou pas ?) le contrat sur la location d’un avion, est peu connu du public. Il s’agit du businessman de Serbie Tomislav Damjanovic, personnage incontournable sur la scène internationale des marchands d’armes. Selon des informations accessibles, Tomislav Damjanovic s’est occupé, au cours de sa carrière dans les affaires, du transport aérien de toutes les charges possibles et imaginables, de la nourriture aux matériaux de construction, des cigarettes aux armes, des centaines de milliers de tonnes d’armes. Ces quinze dernières années, cet ancien employé de la JAT (la compagnie aérienne de l’ex-Yougoslavie), qui travaillait dans la filiale de Dubaï, aux Émirats arabes unis, au moment de l’éclatement de la guerre en Yougoslavie, est devenu le personnage principal de la contrebande d’armes après avoir relié les Balkans à l’Afrique et au Proche-Orient.

Publié mi-2007, le rapport du Centre régional pour le contrôle des armes légères et de petit calibre de l’Onu (SEESAC) a prêté une grande attention à la biographie d’affaires du plus grand contrebandier balkanique, Tomislav Damjanovic. En effet, en 1992, la flotte aérienne de la JAT a été stoppée à cause des sanctions de l’Onu. C’est pourquoi Tomislav Damjanovic a commencé à travailler pour Igor Adveïev et son groupe de partenaires d’affaires, d’anciens hauts fonctionnaires des services de sécurité et de renseignement russes. De même que Viktor Bout, avec lequel il a coopéré, Igor Adveïev et ses partenaires ont émigré aux Émirats arabes unis, devenu le paradis des businessmen russes prêts à profiter de la politique commerciale aux Émirats, où l’on ne pose pas de questions superflues et où existent des zones soumises à la franchise douanière. Selon les affirmations de certains collègues de Tomislav Damjanovic, Igor Avdeïev et ses partenaires de Jet Line International, une compagnie dont le nom sera souvent mentionné en ce qui concerne des transports suspects, lui ont appris tout ce qu’il savait sur les envois par avion-cargo. Il s’est aussi avéré que Tomislav Damjanovic était un bon élève, car il a commencé par la suite à organiser des vols d’avions-cargo pour la Yougoslavie. Lorsque le régime de Slobodan Miloševic essayait désespérément de se procurer les devises nécessaires pour le financement des guerres en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, un trafic sponsorisé et assuré par ce régime a été organisé. L’aéroport de Belgrade était le centre de ces activités.

Le talent de Tomislav Damjanovic n’est pas longtemps resté inaperçu : on lui a prêté un appui, ainsi qu’à son partenaire Tomislav Miškovic, pour qu’ils fondent en 1994, à Chypre, la compagnie Mensus Trade, qui, en tant que pivot, servait au régime serbe pour le blanchiment d’argent. L’argent arrivait de Belgrade pour être déposé sur plusieurs comptes en banque. Le but était de l’utiliser pour l’achat d’armes, de pétrole et d’autres marchandises. L’acquisition se réalisait par l’intermédiaire de quelques compagnies de pétrole immatriculées à Chypre, y compris Mensus Trade de Tomislav Damjanovic. Celle-ci s’était profondément impliquée dans les affaires de la contrebande d’armes et de cigarettes. Tomislav Damjanovic lui-même estime que la compagnie qu’il dirigeait a fait plus de cinquante vols de Chypre vers le Monténégro, transportant ainsi plus d’1,5 million de paquets de cigarettes. Selon les affirmations de certains fonctionnaires de l’UE, les cigarettes sont ensuite passées en contrebande en Italie et encore plus loin, vers les marchés de l’Europe occidentale. Ce tandem est devenu connu de tous ceux qui avaient l’intention de se procurer des marchandises appartenant à la compagnie nationale serbe pour la vente d’armes, à l’époque où le régime de Slobodan Miloševic avait besoin de l’import-export des marchandises de la Russie jusqu’au Moyen-Orient, où le régime belgradois coopérait étroitement avec les régimes semblables, à savoir la Libye de Mouammar Kadhafi ou l’Irak de Saddam Hussein.

Les maîtres de Serbie

Au cours des années 1990, jusqu’à 2002, les partenaires de Tomislav Damjanovic de Jugoimport SDPR, l’entreprise dominée depuis toujours par le KOS (Service de renseignement de l’Armée populaire yougoslave), fournissaient le régime de Saddam Hussein en systèmes antiaériens et en véhicules de transport militaires, artillerie, munitions, pièces de rechange pour les avions de combat qu’ils réparaient et maintenaient. Le nom de Tomislav Damjanovic est apparu pour la première fois au public en 1996. Cette année-là, son partenaire d’affaires Tomislav Miškovic a péri à la suite d’un accident d’avion alors qu’il transportait, en dépit des sanctions de l’Onu, des pièces de rechange dont la Libye avait besoin.

Au cours de l’année 2002, Tomislav Damjanovic a évité d’être découvert. À ce moment-là, des inspecteurs de l’Onu ont ouvert une enquête sur la violation de l’embargo imposé au Liberia. Ils ont dépisté un grand envoi d’armes provenant de Serbie. En même temps, le scandale Orao a éclaté en Bosnie-Herzégovine lorsque les membres de l’Otan ont découvert qu’un établissement de transport aérien, situé dans la ville de Bijeljina, exportait des pièces de rechange pour les avions de combat ainsi que des armes vers l’Irak de Saddam Hussein. À cause de ces affaires, le permis autorisant la vente d’armes a été retiré à Tomislav Damjanovic. Mais à cette époque, ni les autorités serbes, ni les inspecteurs de l’Onu n’ont reconnu son rôle principal dans ces opérations.

Après la fermeture de l’entreprise Mensus Trade, Tomislav Damjanovic a fondé deux compagnies à Chypre : Tasnet Consultants et Serena Ventures. Celles-ci ont signé un contrat afin de pouvoir exporter des charges non spécifiées vers la République démocratique du Congo et le Soudan. Certains documents confirment que Tomislav Damjanovic a continué à envoyer des armes au Rwanda et aux autres pays frappés par un embargo. Simultanément, il coopérait avec les compagnies aériennes qui transportaient des marchandises enregistrées en Moldavie, au Kazakhstan et en Afrique.

Après la chute du régime des Talibans en Afghanistan et le renversement de Saddam Hussein en Irak, de nouvelles possibilités d’affaires se sont présentées à Tomislav Damjanovic et aux autres marchands d’armes. En début d’année 2004, Tomislav Damjanovic a convaincu les propriétaires russes de Kosmas Air, la compagnie serbe s’occupant de transport par avions-cargos, de le nommer directeur commercial et de profiter du réseau de ses compagnies à Chypre pour transmettre l’argent gagné grâce aux transports par avions-cargos. En effet, Tomislav Damjanovic avait raison d’être convaincu que Kosmas Air, basée dans les Balkans, était bien positionnée pour le transport du surplus massif d’armes, surtout de fusils automatiques AK-47 et de munitions achetées par des marchands d’armes américains, israéliens, arabes et allemands pour fournir, conformément aux contrats signés avec le Pentagone, les forces de sécurité irakiennes récemment créées.

C’est ainsi qu’a été constaté le rapport entre Tomislav Damjanovic et le premier scandale d’export d’armes de la Bosnie-Herzégovine. Pendant cette activité, 99 tonnes de kalachnikovs destinées aux forces de sécurité irakiennes ont disparu sans aucune explication. Le travail a été effectué au moyen des compagnies intermédiaires Aerocom et Jet Line International. Les ficelles de toute l’opération ont été tirées par les seigneurs d’armes Viktor Bout et Tomislav Damjanovic.

Le tumulte autour de l’export d’environ 100 tonnes d’armes bosniennes disparues ne s’était pas encore calmé, quand une nouvelle affaire a fait surface. Procurement Management Services Ltd (PMS), une entreprise britannique jusqu’alors inconnue, située à Nottingham, s’est retrouvée au centre d’un nouveau scandale relatif à l’export d’armes de la Bosnie-Herzégovine. Tomislav Damjanovic était impliqué dans ce scandale aussi. La compagnie PMS a été enregistrée en tant qu’entreprise offrant des services de consultation en matière d’affaires et d’espace de stockage.

Dans la documentation en possession de l’hebdomadaire Slobodna Bosna, cette entreprise a été citée en tant que dernière destination pour l’envoi d’armes achetées par le truchement de la compagnie bosnienne Unis Promex. Dans le certificat concernant le dernier usager, il est écrit que les armes, c’est-à-dire 300 pièces de fusils M-84, qu’on appelle « semeurs de mort », importées par la compagnie PMS, ont été exclusivement destinées à être vendues aux trafiquants d’armes à l’intérieur de la Grande-Bretagne. Ce document précise aussi que ces armes ne peuvent pas être exportées dans d’autres pays sans l’autorisation explicite du gouvernement britannique. Cependant, la vente de cette sorte d’armes en Grande-Bretagne serait illégale. La seule raison pour importer ces armes en Grande-Bretagne était donc leur export.

Par l’intermédiaire de PMS et de York Guns, une compagnie importante de vente d’armes, pas moins de 58.000 fusils et quelques milliers d’armes lourdes ont été exportés de Bosnie-Herzégovine au Proche-Orient. Entre-temps, l’envoi d’armes ne s’est jamais approché du Nottinghamshire. En effet, sur la base de la documentation accessible, on peut tirer une nette conclusion que la compagnie aérienne bulgare Vega Aviation a transporté directement les armes en question par ses avions-cargos à partir de l’aéroport de Tuzla en Bosnie, vers Bagdad pour les besoins du ministère de la Défense irakien.

Au final, ce n’est qu’une pièce du puzzle concernant l’implication de quelques entreprises britanniques dans la revente d’armes. Reste à découvrir ce qui est arrivé à l’envoi de 7.639 palettes d’armes bosniennes, embarquées sur le bateau Sloman Traveller dans le port de Ploce. L’acheteur est PMS et la destination finale devait être les docks du Lincolnshire. On ne sait pas encore si cet envoi est arrivé à destination.

Sans commentaire sur la contrebande d’armes

Selon les lois en vigueur, le ministère du Commerce extérieur et des rapports économiques du gouvernement de Bosnie-Herzégovine est responsable de la délivrance des permis pour le commerce d’armes, d’équipement militaire et de produits destinés à des fins militaires. À la fin du mois de février, ce ministère a publié son rapport annuel sur l’import-export d’armes pour l’année 2006. D’après ce rapport, la somme totale de l’export selon les permis délivrés atteint environ 50,3 millions d’euros. Cet organe a délivré 156 permis pour l’export vers 42 pays du monde. Cette même année, il a délivré 164 permis pour l’import de 23 pays, dont la valeur monte à 12,6 millions d’euros.

Les plus grandes quantités d’armes ont été exportées en Malaisie et en Suisse, tandis que l’import le plus considérable s’est effectué à partir d’Autriche et de Croatie. Bien que le rapport de ce ministère abonde en données et en graphiques, ce document ne cite pas les noms des entreprises qui ont obtenu du ministère les permis pour le commerce d’armes et d’équipement militaire. Nous avons demandé à un responsable s’il était possible d’obtenir ces données. Celui-ci nous a brièvement répondu : « Ces données ne sont pas accessibles au public. Nous sommes obligés de protéger l’identité de nos partenaires d’affaires et de nos collaborateurs, en raison de la sensibilité de notre travail ».

Le point de vue de l’OSCE

L’une des organisations internationales en Bosnie-Herzégovine dont la tâche était de surveiller et de contrôler l’armement et l’équipement militaire est l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe], plus précisément son Secteur pour le contrôle de l’armement. Ses inspecteurs devaient connaître les détails relatifs aux arrangements d’affaires suspectes au cours de l’export du surplus d’armes de Bosnie-Herzégovine. « En premier lieu, vous supposez que ces rapports sont authentiques. Cela pourrait être le cas, mais pas nécessairement. Nous n’avons pas de preuves qui confirmeraient que de tels rapports sont parus dans la période passée. Je crois qu’il serait dangereux d’accepter ces affirmations comme ça, sans les digérer », a dit l’ambassadeur Douglas Davidson, chef de la Mission de l’OSCE en Bosnie-Herzégovine. Selon ses propos, les gens responsables de la surveillance n’avaient aucune preuve des ventes illégales d’armes. Il n’y avait donc pas de base pour que les autorités bosniennes ouvrent une enquête.

« Quant à l’export de 99 tonnes d’armes en Irak, ce travail a été accompli avant mon arrivée en Bosnie-Herzégovine. Pourtant, la confusion produite à la suite de ce travail était l’un des arguments qui ont déclenché la réforme du ministère de la Défense, et l’adoption d’une série de lois relatives au contrôle strict d’export d’armes, ainsi que l’adoption d’un moratoire », a constaté l’ambassadeur Douglas Davidson.

 

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