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09/12/2010

Kalashnikov à Marseille - TF1 refait par le CSA ?

"La kalachnikov magique" de TF1 dans le collimateur du CSA

Le CSA se penche sur une mise en scène supposée de TF1 pour montrer l'arme retrouvée dans le coffre d'un 4x4 à Marseille.

C'est la parution d'un article épinglant TF1 dans le

C'est la parution d'un article épinglant TF1 dans le "Canard" qui a alerté le Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Repro Cyril Sollier

"Bidouiller" sous les yeux des confrères, qui sont avant tout des concurrents, forcément, c'est risqué. Un jour ou l'autre, ça finit par se savoir… et on a droit à un bel "hommage" dans le Canard enchaîné. Mercredi dernier, le journal satirique épinglait "la kalachnikov magique de TF1". L'arme de guerre avait été retrouvée dans le coffre d'un 4X4, sur le Prado, à Marseille, lors d'opérations de contrôles tous azimuts déclenchées à la suite d'une série de fusillades dans les cités.

Prévenus, comme une bonne dizaine d'autres journalistes, par la préfecture de police que la pêche avait été bonne, les journalistes de TF1 étaient arrivés un peu à la bourre sur l'info. La kalach avait déjà été embarquée avec "l'heureux propriétaire". Mais, qu'importe. On n'est plus à une opération de com' près. On rappelle tout le monde et on refait la scène.

La séquence sera diffusée le lendemain, lors du JT de 13 heures, sans l'incrustation "reconstitution". Même si TF1 affirme n'avoir "jamais prétendu que cette scène avait été tournée sur le vif", l'absence de ce petit détail chagrine le Conseil supérieur de l'audiovisuel. "Interpellé" par l'article du "Canard", le CSA a décidé d'enquêter. "Nous allons voir si la chaîne a respecté la convention qui la lie au CSA, indique Nicolas Cizen du département du pluralisme et de la déontologie de l'info. Par exemple, s'il y a eu un manque de rigueur".

Ni la préfecture ni les journalistes ne seront entendus. "Nous ne sommes pas des détectives, glisse le CSA. Et pour nous, le responsable, c'est le président de la chaîne". Les investigations devraient durer deux mois puis les conclusions seront présentées en assemblée plénière. La chaîne pourrait alors être sanctionnée. La sentence peut aller de la simple mise en garde à la mise en demeure avec publication au journal officiel.

Laetitia SARIROGLOU

piqué sur Laprovence.com le 08/12/2010

12:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/09/2010

Quand la Kalachnikov assure le revenu minimum...

Entre Touareg et Aqmi, parfois des liens d'argent, mais pas de cause commune

NIAMEY — Avec la fin de la rébellion touareg au Niger en 2009, certains membres de la communauté ont noué des liens avec des islamistes armés, à qui ils peuvent vendre leurs services pour des enlèvements ou des trafics, sans partager leur idéologie, estiment des spécialistes de la région.

Après l'enlèvement jeudi de cinq Français et deux Africains à Arlit, dans le nord minier du Niger, Niamey a affirmé que les ravisseurs parlaient "majoritairement" arabe et tamachek, langue des Touareg de la région.

Soupçonnant l'implication d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) - auteur par le passé d'enlèvements d'Occidentaux dans la vaste zone sahélo-saharienne - le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a aussi avancé que les assaillants pouvaient "être des Touareg" prêts à vendre ensuite leurs victimes aux "terroristes".

Un ancien ministre nigérien de l'Intérieur, Idi Ango Omar, a soutenu par ailleurs samedi que la sécurité des expatriés français du groupe Areva à Arlit était assurée par des sociétés privées appartenant à d'"anciens chefs de la rébellion" touareg.

Forte d'environ 1,5 million de personnes réparties dans cinq pays (Niger, Mali, Algérie, Libye et Burkina Faso), cette communauté nomade a posé ces dernières années de sérieux défis sécuritaires, en particulier à Bamako et Niamey.

Lancée en 2007, la seconde rébellion touareg au Niger (après celle des années 1990), qui réclamait notamment une meilleure répartition des juteux revenus miniers, a laissé sur le carreau de nombreux ex-combattants après la fin des hostilités.

Fin octobre 2009, Niamey avait accordé une amnistie aux rebelles ayant décidé de déposer les armes.

Mais pour Boutali Tchewiren, ancien porte-parole du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, principal front de l'ex-rébellion), "les promesses d'insertion socio-économique des ex-combattants n'ont jamais été tenues".

Pourtant, rappelle-t-il à l'AFP, "à l'époque du régime de Mamadou Tandja (renversé en février), on avait émis des inquiétudes de voir se déverser plus de 7.000 combattants dans la nature".

Des craintes qui se sont vérifiées: la radio publique nigérienne soulignait cette semaine que les rapts de jeudi "interviennent au moment où l'on déplore dans la région d'Agadez (nord du Niger) la persistance de l'insécurité après le désarmement des ex-combattants touareg".

L'historien nigérien Djibo Hamani évoque le cas de "gens qui, après avoir participé au mouvement de rébellion, trouvent un moyen facile d?amasser de l'argent" en prenant part à des enlèvements. "Avec une kalachnikov et en une seule opération, ils ont de quoi vivre toute une année", disait-il vendredi sur une radio privée.

Un spécialiste français de la région, Pierre Boilley, directeur du Centre d'étude des mondes africains (Cemaf) au CNRS, souligne aussi le facteur financier.

"Les collusions entre Touareg et islamistes, quand elles existent, sont d'ordre matériel, pour l'argent, plus que militantes", explique-t-il, interrogé par l'AFP à Paris.

Selon M. Boilley, "ce sont des relations de voisinage, puisque Aqmi s'est installée au fil des ans dans des massifs montagneux proches des zones touareg, et des relations d'affaires", notamment dans les trafics en tous genres (drogue, clandestins...) dont ces immenses zones désertiques sont le théâtre.

"Les Touareg ne sont pas, en tant que groupe, alliés ou membres d'Aqmi, qu'ils considèrent même comme un corps étranger. Ce ne sont pas des islamistes ou des terroristes. Il y a même eu des affrontements sanglants, notamment dans la région de Kidal (nord-est du Mali), entre Touareg et Aqmi", relève-t-il, "persuadé qu'il n'y a que très peu de Touareg" dans les rangs des jihadistes.

Boutali Tchewiren renchérit: "ce n'est pas parce que certains des ravisseurs parlent le tamachek qu'il faut accuser toute la communauté touareg".

piqué sur www.google.com - 18/09/2010

 

17:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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