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03/12/2011

Le mythe de la Kalach de banlieue - le retour II

La kalachnikov, une arme en vogue chez les voyous français

Deux attaques à main armée en 24 heures dans l'agglomération marseillaise en début de semaine. Deux malfaiteurs tués et un policier gravement blessé. Un point commun entre ces deux faits divers, l'arme employée. Des fusils d'assaut de type kalachnikov. Les plus répandus au monde. Une arme de guerre d'origine soviétique éprouvée par les guérillas du monde entier, prisée par les terroristes et les mafias. En France, cette redoutable pétoire du 20e siècle, autrefois l'apanage des braqueurs professionnels, est désormais aussi entre les mains de délinquants et de trafiquants de moindre envergure. Car les malfaiteurs qui ont ouvert le feu sur les policiers dans la nuit du dimanche 27 novembre au lundi 28 novembre n'étaient pas des professionnels aguerris, mais des petits voyous inexpérimentés qui braquaient sans méthodologie un supermarché et un magasin de bricolage. Un grand écart entre les armes utilisées et un butin dérisoire, composé notamment de produits alimentaires surgelés. La kalachnikov ou l'arme de la misère et des grands crimes…

MAFIAS D'EUROPE ET D'AILLEURS

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, pointe une "généralisation des kalachnikovs" qu'il faut "éradiquer du circuit". Le "circuit" évoqué puise sa source dans les Balkans. Depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du monde bipolaire, les stocks d'armes soviétiques irriguent les mafias d'Europe et d'ailleurs. "L'arc balkanique, où règne depuis longtemps la 'gun culture' et où les hommes conservaient à leur domicile leur arme de dotation après leur service militaire, a donc connu une forte multiplication des filières d'approvisionnement dans les années 1990", a écrit l'officier de gendarmerie Jean-Charles Antoine dans la revue Questions internationales. Et ce doctorant en géopolitique d'ajouter : "Ces filières se sont internationalisées et certaines de ces armes ont été retrouvées dans les milieux criminels de France, d'Allemagne ou des Pays-Bas".

La libre circulation dans l'Union européenne a naturellement profité à ces trafiquants qui transportent les armes le plus souvent par la route. "On n'est pas sur des gros trafics de milliers de fusils d'assaut trafiqués dans des sortes de go-fast de kalachnikovs", tranche un policier en exercice. "Cela peut être un émigré de retour dans son village pour l'été, qui ramène sur le territoire français une ou plusieurs kalachnikovs pour la vente. Bien sûr, il y a des réseaux très structurés", ajoute-t-il. Ce qui complexifie le travail d'enquête, d'identification et d'interception des policiers français.

"PILLAGE DES ARSENAUX LIBYENS"

Pour le criminologue Alain Bauer, la France connaît sa troisième vague d'importation illégale d'armes de guerre. La première remonte à la période de la Résistance avec une partie de l'armement ensuite récupérée par le grand banditisme. Il explique la suite : "Après le pillage des arsenaux albanais dans les années 1990, qui marque une profusion de la kalachnikovs, on assiste aujourd'hui au pillage des arsenaux libyens depuis la chute de Mouammar Kadhafi", observe cet expert.

Ces kalachnikovs libyennes sont en fait des copies chinoises importées en son temps par Kadhafi et aujourd'hui écoulées par des trafiquants en Europe et en Afrique."On en trouve de plus en plus en France et elles sont vendues à moins de 1 000 euros", indique M.Bauer.

Depuis l'effondrement de l'URSS, les voyous français n'ont plus vraiment de mal à se procurer des kalachnikovs, rapportent les spécialistes. Un avocat partage sa surprise lorsqu'un de ses clients lui a confié sa méthode pour s'en procurer : "Il avait acheté sa kalachnikov sur un site Internet russe qui livre en pièces détachées et en plusieurs paquets envoyés à intervalles irréguliers." Cette arme est aussi réputée pour sa simplicité mécanique et sa facilité à être démontée.

400 À 500 EUROS, VOIRE LA MOITIÉ POUR LES KALACHNIKOVS CHINOISES

En France, une kalachnikov déjà utilisée se négocie entre 400 et 500 euros. Neuve, le prix se situe autour de 2 000 euros. Mais l'apparition récente de kalachnikovs chinoises en provenance de Libye diviserait par deux ces tarifs. Autrement dit, une bouchée de pain pour des trafiquants de drogue ou des braqueurs. Et un prix accessible à des jeunes malfrats. Autrefois privilège des "équipes" de voyous professionnels et expérimentés, ces fusils d'assaut se sont considérablement démocratisés. Il est plus facile de s'en procurer et les prix baissent.

Il n'existe pas de statistiques officielles sur la circulation de kalachnikovs sur le territoire. Mais les saisies constituent un indicateur. En 2009, les forces de l'ordre ont saisi 1 487 armes à feu toutes catégories, contre 2 710 l'année suivante. Et depuis le début de l'année 2011, près de 3 355 armes à feu ont été saisies, dont près de 380 armes de guerre, indique l'AFP. Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture de police a calculé la proportion de fusils d'assaut parmi les armes à feu saisies cette année. Il en ressort que les kalachnikovs représentent un quart des armes saisies depuis début 2011.

Pour Frédéric Lagache du syndicat de police Alliance, les forces de l'ordre n'ont actuellement pas les moyens nécessaires pour endiguer cette "prolifération" de kalachnikovs. Selon lui, ce qu'il manque, pour réduire l'avance des criminels, "c'est une véritable police de renseignement sur la criminalité organisée qu'il faudrait mettre en place pour enquêter en amont et anticiper sur leurs actions". Un service qui existe à Paris, où une section de la direction du renseignement se consacre entièrement à ces missions. "Mais pas dans les grandes villes de province", déplore M. Lagache. Un constat partagé par M. Bauer qui conseille le président de la république sur les questions sécuritaires : "Il y a une très faible organisation du renseignement de terrain en France. C'est un des enjeux de la sécurité publique."

piqué au tas sur lemonde.fr - 02/12/2011


Relire :

Le mythe de la kalashnikov de banlieue ...

11:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/06/2011

L’armée en banlieue : le sondage « explosif » de France-Soir

via ACRIMED

Le quotidien du milliardaire russe Alexandre Pougatchev est décidément prêt à tout pour relancer ses ventes. Et dans l’attirail du rabatteur de chalands à moindre coût on trouve, en bonne place, le sondage d’opinion auquel on fait dire n’importe quoi, et d’où l’on tire un bon gros titre bien accrocheur. Ainsi, vendredi 10 juin, la « une » de France-Soir est sans nuance : « L’armée dans les cités : les Français disent oui » . Et « les Français » l’ont dit à France-Soir.

Résumé de l’affaire : jeudi 2 juin, excédé par les affrontements auxquels se livrent des trafiquants de drogue dans sa ville depuis un mois, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, déclare à l’AFP : « Je demande au ministre de l’Intérieur d’envisager une présence de l’armée 24 heures sur 24 avec une fonction de force d’interposition afin de faire cesser les règlements de compte et d’éviter les risques de balles perdues et de tragédies ». Simple effet d’annonce destiné à faire prendre conscience de la situation ou appel véritable à une intervention militaire ? Quoi qu’il en soit, la machine médiatique s’emballe.

http://www.luambonatv.com/wp-content/uploads/2010/10/ltv-Congo-Lolwezi-bonretour-1-150x150.jpg

la photo ne fait pas partie de l'article

Et France-Soir n’est pas en reste. Le titre de « une » est développé dans une double page coiffée de ce titre fervent : « L’armée en banlieue ? Oui ! » Qui prononce ce « oui » ? « Les Français », les sondés ou la rédaction de France-Soir ? Un peu tout le monde, manifestement, et ce n’est pas l’éditorial du directeur de la rédaction, Rémy Dessarts, fermement intitulé « Le temps d’agir », qui nous incitera à penser le contraire. Citant pêle-mêle les patrouilles militaires dans le cadre du plan Vigipirate, l’aide apportée par l’armée pendant les catastrophes naturelles et… la présence française en Libye et en Afghanistan, il en appelle à la fin « des préjugés en tous genres » et répond par avance au sondage : « le niveau de délinquance et de violence qui règne dans les zones urbaines difficiles peut justifier que l’on songe à donner un coup de main de grande ampleur aux forces de l’ordre ». Et d’ailleurs, comme le « montre » le sondage, « les Français » pensent comme lui.

Pour illustrer sa double page, le journal a choisi une photographie d’un véhicule blindé stationnant au pied d’une barre, un militaire observant, depuis la tourelle, quelques enfants. Signe d’une grande rigueur journalistique, le quotidien laisse la photo dépourvue de la moindre légende, ce qui ne manquera pas de semer le trouble dans l’esprit du lecteur. Difficile, en effet, d’interpréter une image sans références temporelles et géographiques précises. L’armée en banlieue ? Avec France-Soir, elle y est déjà !

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/84/78/18899088.jpg

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Des sondés « enthousiastes »

On l’a compris, pour faire parler « les Français », le journal s’est contenté de commander un sondage, réalisé par l’institut Ifop. En l’occurrence, comme seule le signale une phrase à la fin de l’article d’« analyse », « les Français » sont en réalité une partie des 1 013 « auto-sondés » par Internet. Et pour faire parler « les Français » dans le sens qui l’arrange, France-Soir en isole le résultat qui lui convient. Car, à la lecture des résultats complets, affichés en page 3, on découvre que 81 % des sondés se déclarent d’accord avec la proposition « Ce n’est pas à l’armée mais aux forces de police d’assurer la sécurité publique ». Un chiffre massif, mais qui ne mérite manifestement pas la « une ». Par ailleurs, nous dit-on, 63 % des sondés craignent que « le recours à l’armée [puisse] conduire à ce que la situation dégénère dans certains quartiers sensibles. » Apparemment, donc, « Les Français disent oui » à une intervention a-normale, qui a de bonnes chances d’empirer la situation. Le point mériterait qu’on s’y arrête, mais France-Soir ne juge pas bon de s’en préoccuper outre mesure [1]. « Les Français » ? En réalité, 57 % des sondés, qui pensent que « le recours à l’armée est justifié compte tenu de l’insécurité existant dans certains quartiers ». Un « recours à l’armée » qui, en l’absence de toute autre précision, est une formule choc, mais à peu près vide de sens. Qu’importe : « les Français » ont répondu...

Malgré les précautions d’usage dans les « analyses », qui s’efforcent de faire preuve de prudence, les résultats du sondage sont vendus avec ferveur : ils « sont explosifs », prévient Rémy Dessarts. « Pourcentage très impressionnant » ; « spectaculaire », renchérit Dominique de Montvallon qui, il est vrai, tire des résultats des conclusions assez remarquables : « À gauche on est réservé : 47% seulement répondent oui [...]. À droite, on s’y résout ou on adhère avec enthousiasme. » Depuis quand les sondages mesurent-ils l’enthousiasme de leurs sondés ? Et sur le site du journal, sans craindre la contradiction, une « vidéo-trottoir » qui interroge des passants les montre, dans leur très grande majorité (cinq sur six), hostiles à l’intervention armée. Alors, pour ou contre, « les Français » ?

http://img.over-blog.com/198x226/0/33/21/13/a_bataille_alger_mains_en_l__air.jpg
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Un titre de « une » et une double page exemplaire du recours aux sondages sous le règne de l’information marchandisée : d’une « petite phrase » on fabrique un « débat » [2], ou mieux, une « polémique », essentiellement médiatique, qu’on entretient par un sondage, avant de passer à autre chose sans avoir rien dit d’autre qu’une pseudo-information montée en mayonnaise : « Les Français » veulent envoyer « l’armée en banlieue ».

Pour être tout à fait exact, il n’y avait pas qu’une pseudo-information. Car le sondage posait deux questions, et la seconde méritait elle aussi le détour – et pourquoi pas la « une » ? « En France, avez-vous le sentiment que ces derniers mois la délinquance a augmenté / est restée stable / a diminué ? » Ceux qui voudraient connaître le « sentiment » de « l’opinion » sur la délinquance des derniers mois pourront satisfaire leur curiosité sur le site de France-Soir.

Augustin Fontanier (avec Olivier Poche)

Notes

[1] Le journal se contente de mentionner le paradoxe entre les réponses, dans son interview de Stéphane Gatignon et dans l’éditorial de Rémy Dessarts, qui le commente ainsi : « nos compatriotes sont donc à la fois inquiets, fatalistes et clairvoyants » !

[2] Le sondage porte explicitement sur ce prétendu « débat » : « il existe un débat sur le recours à l’armée. Êtes-vous d’accord... etc. »

http://www.rcp1.terre.defense.gouv.fr/includes/communiques/250x263/Assaut%20Squat%20ENI.jpg

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09:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/11/2010

Le mythe de la kalashnikov de banlieue ...

La presse en fait ses choux gras ses derniers jours :

Le trafiquant d’armes vivait en plein cœur des Mureaux

Deux pistolets-mitrailleurs, neuf pistolets, des centaines de cartouches de kalachnikov, la PJ de Paris a réalisé un beau coup de filet aux Mureaux. En toute discrétion, un armurier des Balkans alimentait le milieu en armes.

Vends kalachnikov, peu servi, pour 500 euros

BANDITISME - Les armes lourdes, en provenance de l'ex-Yougoslavie, sèment la terreur en France...

 

Qu'en est-il réellement ?


Envoye Special - Traffic D'armes 1-2


Sept clés pour comprendre les trafics d'armes

Publié le jeudi 22 février 2007 à 07H56

L’ important arsenal d’armes découvert à la cité du Castellas, à Saint-Joseph, mardi matin s oulève une série de questions sur les réseaux, les méthodes des trafiquants, la nature du marché et ce qu’il peut rapporter

D’où viennent les armes ?
Une affaire jugée mardi à Marseille a montré que le trafiquant s’approvisionnait en armes démilitarisées au Perthus, à la frontière franco-espagnole. Il allait ensuite acheter des pièces détachées au Luxembourg, où elles sont en vente libre, et les remontait. Il revendait le tout.

Mais on compte aussi beaucoup d’armes en provenance des Balkans, de l’ex-Yougoslavie, notamment depuis la fin du conflit. La porosité des frontières est une dure réalité à laquelle la police se heurte désormais chaque jour. Il y a aussi des contrefaçons d’armes fabriquées en Chine. Chez les pistolets mitrailleurs, les plus prisés sont le MP5, la Kalachnikov, le Uzi, d’origine israélienne, et le 44 Magnum, qualifié de "top des armes" par un grand voyou dans un gros dossier récent de banditisme.

Combien ça coûte ?
Un pistolet Glock s’achète 500 € et se revend jusqu’à 3 000 € sur le marché clandestin. Une kalachnikov approvisionnée (livrée avec les munitions), achetée une poignée d’euros en Albanie, se négocie entre 1 000 et 3 000 € dans certaines cités marseillaises ou parisiennes. Un kilo de dynamite peut dépasser les 4 000 €.

Combien d’armes ont été saisies ?
En 2004, 267 armes à feu avaient été saisies à Marseille, notamment des armes de poing (pistolets automatiques 11.43, 9 mm, revolver calibre 38, carabines) et des armes de guerre. Difficile de connaître le nombre exact d’armes saisies ces deux dernières années, la préfecture de police n’ayant pas souhaité communiquer les chiffres. Au regard des importantes saisies de ces dernières semaines, l’augmentation semble indiscutable.

Qui les garde ?
Les trafiquants d’armes préfèrent entreposer leur matériel dans les caves ou dans les tours HLM parce qu’ils savent qu’il est "plus ou moins en sécurité" puisque la cité est surveillée par des guetteurs. Les stocks, comme cela est certainement le cas dans la saisie du Castellas, sont confiés à "une nourrice", payée généralement en drogue. Pour sa consommation personnelle ou pour étoffer son petit trafic local. Des caches plus "reculées" dans les terres vont être préférées lorsqu’il s’agit de stocks encore plus importants, comme ce fut le cas en janvier dernier dans des habitations de Salon-de-Provence, du Rove et de Pélissanne.

A quoi servent-elles ?
Elles seront ensuite utilisées dans les meurtres sur fond de grand banditisme ou pour effectuer des braquages. "Le pistolet Glock 9 mm est de plus en plus utilisé dans les règlements de comptes, dit le procureur Nicolas Bessone. Il a remplacé le 11.43." Une munition jugée "trop lourde" et qu’on trouverait de moins en moins sur le marché.

Pour les braquages et notamment les attaques de fourgons blindés, ce sont surtout le lance-roquette et la kalachnikov qui sont prisés par les malfaiteurs. "Le problème, c’est pas tellement les armes, note un fin connaisseur, ce sont surtout les munitions. Concernant "la nouvelle mode" du 9 mm, c’est surtout un effet de la loi de l’offre et de la demande. C’est ce qu’on trouve le plus, tout simplement. Celui qui veut s’armer achète ce qu’il trouve de disponible".

Enfin, l’achat puis la revente au prix fort de stocks d’armes constituent une rentrée d’argent non négligeable pour les trafiquants de stups, notamment de cannabis. Une des raisons de la présence de véritables arsenaux dans les cités. L’argent de la vente des armes, achetées principalement par le milieu du grand banditisme, est ensuite réinjecté dans l’achat de stups.

Comment les fait-on parler?
Il y a une certaine traçabilité des armes. " Un bon truand ne l’utilise qu’une fois, de peur de se faire remonter sur les hold-up ou les crimes précédents" , témoigne un magistrat. C’est le laboratoire de police scientifique, et plus précisément la section balistique, qui est chargé de faire "parler" les armes, comme on dit dans le jargon policier. L’arme fatale des experts : "la Cible". Un fichier constitué d’éléments de munitions liés aux affaires criminelles, base commune à tous les laboratoires de police et mis à jour chaque nuit, qui permet de faire des comparaisons avec les balles retrouvées sur les lieux d’un braquage sanglant ou d’un règlement de comptes.

Que risquent les trafiquants ?
Les peines encourues pour la détention ou le trafic d’armes ont été accrues. Désormais, tout détenteur encourt 3 ans de prison. Le port, le transport ou le dépôt d’armes est passible de 5 ans. Dès lors que les faits ont lieu en récidive ou sous la qualification d’association de malfaiteurs, la peine maximale est de 10 ans. L. Sariroglou et D. Trossero

piqué au tas sur www.laprovence.com




ROUBAIX Interpellé en pleine rue avec une Kalachnikov

En pleine nuit, les CRS ont interpellé un individu en état d'ivresse porteur d'une Kalachnikov. Placé en garde à vue, l'homme a reconnu avoir acheté l'arme de guerre en Espagne pour sa collection personnelle.



Une enquête est en cours.
C'est une étrange découverte qu'ont réalisée les CRS en poste à Roubaix. Dans la nuit de samedi à dimanche, une patrouille qui circule rue Desbonnet, dans le quartier du Pile à Roubaix, constate qu'un piéton est porteur d'une « arme longue » . Gyrophares, sirène deux tons. Ils tentent de procéder à l'interpellation du prévenu qui prend la fuite... avant de chuter au sol, en raison de son état d'ivresse avancée : près d'un gramme d'alcool dans le sang selon les analyses. Lors de sa fuite, le Roubaisien âgé de 20 ans a réussi à jeter son arme, qui a été retrouvée sous une voiture par les forces de l'ordre. Il s'agissait d'une arme de catégorie 1, de type Kalachnikov. Sans cartouche.
Interpellé et placé en cellule de dégrisement, le jeune homme a finalement été entendu ce week-end. Il a reconnu les faits, expliquant avoir acheté l'arme en Espagne pour sa « collection personnelle ». L'arme de guerre est partie pour analyse. Selon les premières hypothèses, il s'agirait d'une arme démilitarisée, sans percuteur et avec le canon obstrué. Elle pourrait être saisie par la justice.w


V.DE.

piqué au ats sur www.nordeclair.fr

 

Quatre interpellations pour trafic d'armes dans la région ajaccienne

Publié le jeudi 21 octobre 2010 à 01H09 -

Quatre hommes ont été interpellés mardi matin dans la région d'Ajaccio dans le cadre d'une affaire de trafic d'armes instruite par un juge de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

L'opération a été menée dans la plus grande discrétion par les fonctionnaires de l'OCLCO (office central de lutte contre la criminalité organisée) de Paris et de la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio.

Lors des diverses perquisitions qui ont été effectuées, les policiers ont découvert quatre armes de poing remilitarisées.

Et un certain nombre d'autres armes démilitarisées.

Il semblerait que les armes rendues inoffensives (destinées à l'origine à des collectionneurs) provenaient d'Espagne. Et que des canons arrivaient d'un autre pays ce qui permettait de refaire des pistolets opérationnels.

Cette affaire est, en fait, une suite d'une affaire plus ancienne. Celle d'une cache d'armes découverte à Ajaccio dans le quartier du Loretto au mois de février dernier. Puis d'une autre mise au jour dans le courant du mois de juillet avenue Noël-Franchini.

Dans ces affaires, trois personnes sont mises en examen : Jean-Marc Bonelli, Florent Leccia et Claude Chossat.

Il était difficile de savoir hier, si les personnes entendues sont de simples connaissances des hommes déjà incarcérés dans ces dossiers ou s'il s'agit d'un nouveau rebondissement de la lutte contre le trafic d'armes dans l'île.

En tout état de cause, les gardes à vue peuvent se prolonger jusqu'à vendredi. Ce sera ensuite au magistrat de décider si les hommes interpellés sont mis en examen ou hors de cause.

piqué au tas sur www.corsematin.com

20:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/06/2010

Mise à plat de la réglementation sur le armes sur fond de procès des émeutes de Villiers-le-Bel.

 

Pour le terrorisme d'État, rien n'est laissé au hasard, tant est si peu que le hasard amène aussi quelques fois sont lot de surprise, le système ayant compris que pour assurer sa survie, il était préférable pour lui de continuer à "être capable d'encaisser les coups (et, au passage, faire fonctionner le tiroir caisse et la promotion du tout sécuritaire), plutôt que de les empêcher".

 

Tu auras remarqué, amiE de lutte, que c'est ouvert cette semaine un procès, celui des " 5 de Villiers-le-Bel", dont tu pourras prendre connaissance ici et .

 

Tu ne seras pas étonnée, si dans la presse, fleurissent maintenant différents articles, ne traitant pas directement de l'affaire du procès, mais apportant leurs contributions au brouillage de pistes par une large diffusion de soi-disantes informations au sujet de :


1 - la mise en place d'une nouvelle réglementation sur législation pour un contrôle des armes à feux.

2 - la psychose sur la propagation des armes dans les banlieues.

3 - les armes factices, vrais jouets et fausses répliques.

4 - la complainte des représentants de la "petite propriété".

 


 

"Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu'il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l'idée." (A.H. Mein Kampf - 1925).

 

Je précise, amiE de lutte, que la citation d'A.H. ne pourra, en aucun cas et d'aucune manière, être confondue avec une quelconque promotion ou adhésion aux idées du livre d'où elle est tirée.

Le Figaro a mis en tête de son article ci-dessous une photo d'un Ruger P 08.

 

 

Les armes à feu en France


Nul ne sait exactement combien d'armes à feu circulent en France.


Nul ne sait exactement combien d'armes à feu circulent en France. Crédits photo : AFP


Le difficile recensement des armes à feu en France

Le fichier officiel mis en place depuis 2007 sous-estime le nombre réel d'armes, pourtant essentiel à connaître pour espérer les contrôler.

Nul ne sait exactement combien d'armes à feu circulent en France. Pour remédier à cette situation, un fichier national a été mis en place en 2007. Baptisé «application de gestion du répertoire informatisé des propriétaires et possesseurs d'armes» (Agrippa), il recense actuellement 3.286.641 armes en circulation. Bien loin de la fourchette basse donnée par les associations de chasseurs : 5 millions.

«Il y a un calcul qui est simple, détaille Yves Gollety, président de la chambre syndicale des armuriers de France. Avec 1,5 millions de chasseurs en France, dont on peut estimer que chacun possède trois armes, on arrive facilement à 5 millions.» Les 140 000 tireurs sportifs, deuxième vivier de détenteurs d'armes, possèdent quant à eux entre 700.000 et 800.000 armes. Ce qui fait un premier total avoisinant les 6 millions d'armes.

Pourquoi un tel décalage avec les chiffres officiels ? «D'une part, explique Yves Gollety, parce que le fusil à un coup à canon lisse, le plus utilisé par les chasseurs, n'est pas encore répertorié : il le sera à partir de l'année prochaine, suite à une directive européenne. Ensuite, parce qu'Agrippa ne recense que les armes nouvellement déclarées, ainsi que celles déclarées dans les préfectures depuis 1995… Il faudra donc encore quelques années pour que ce fichier nous permette d'avoir une idée plus juste du nombre d'armes détenues en France.»

«Il faut savoir quelles armes on compte»

A 6 millions, l'écart est encore important par rapport aux 19 millions estimées par l'étude internationale Small Arms Survey (voir le tableau ci-dessous). Mais celle-ci prend en compte toutes les armes, même les plus anciennes. «Toute la question est de définir ce qu'est une arme, relève Yves Gollety. Est-ce qu'on ne compte que les armes modernes, ou également celle des collection ? Doit-on comptabiliser les armes qui ne sont plus en état de marche, celles pour lesquelles il n'existe plus de munitions ?»

«Le décompte précis des armes pose problème en France parce que c'est un pays où le monde paysan a été historiquement très important et qui compte une grande tradition de chasse, complète Patrice Bouvenet, président de l'Observatoire des armements à Lyon. La seconde guerre mondiale a également laissé un important stock d'armes que les collectionneurs possèdent toujours. Du coup, il y a un décalage entre le nombre d'armes réellement en service et le nombre total.»

Aux 6 millions d'armes déjà estimées, il faut donc ajouter les millions d'armes qui ont été détenues par les chasseurs dans le passé et qui n'ont pas disparu de la circulation. Il faut également inclure les centaines de milliers d'armes détenues par les 300.000 policiers et gendarmes de l'Hexagone, ainsi que par l'armée française. Le marché illégal du banditisme, lui, ne concerne que quelques dizaines de milliers d'armes (lire ci-dessous). Au total, les experts concluent à une estimation réaliste de 10 à 15 millions. La marge qui subsiste, si elle peut sembler importante dans l'absolu, ne l'est pas tant du point de vue de la sécurité. Elle correspond en effet à des armes de collection, dont la plupart sont inoffensives.

 


«99% des armes prohibées viennent des pays de l'Est»

Trois questions à Yves Gollety, président de la chambre syndicale des armuriers de France.

Quelle est la réalité du marché des armes à feu en France ?

Le marché légal est en forte baisse, de l'ordre de 80.000 armes vendues par an, toutes catégories confondues. En 1993, on était à 300.000. Depuis, il y a eu la nouvelle législation (lire ci-dessous) qui ne permet de vendre qu'aux chasseurs et aux tireurs, dont le nombre diminue par ailleurs. Il y a ensuite deux marchés parallèles d'armes légères. D'une part, celui des collectionneurs, inoffensif du point de vue de la sécurité publique. D'autre part, celui de l'arme prohibée, qui correspond aux malfrats et au grand banditisme. Même s'il y a objectivement moins de braquages ou de meurtres que par le passé, ils sont de nos jours plus médiatisés et surtout plus spectaculaires, avec un banditisme moins professionnel et excessivement violent.

Où se fournit le grand banditisme ?

Avant, ces armes provenaient surtout des stocks de la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, 99% d'entre elles proviennent, directement ou non, des pays de l'Est, comme l'ex-Yougoslavie. L'Albanie, qui a longtemps eu peur d'être envahie par ses voisins, avait multiplié les dépôts d'armes à l'intérieur de ses frontières : autant de caches qui ont ensuite été pillées et dont les armes se retrouvent désormais sur le marché noir. Aujourd'hui que la mode est à la kalachnikov, beaucoup d'armes reviennent du continent africain, où de nombreuses zones de guerre subsistent.

Peut-on parler d'une économie parallèle ?

Non, c'est un marché qui concerne de faibles quantités d'armes. Le trafic d'armes en France, c'est risqué, ça peut coûter très cher. Or ça ne rapporte rien, par rapport au trafic de voitures ou de drogue. Au marché noir, une kalachnikov se vendra par exemple au mieux 3.000 euros. Personne n'en vit, c'est plutôt un trafic utilitaire, associé à d'autres trafics. La preuve, c'est que l'office de répression du trafic d'armes a été dissous dans l'office de répression de tous les trafics.

 


 

«On sait que les données sur les morts par arme à feu sont sensibles et systématiquement sous-estimées. Sur le suicide, elles sont assez fiables : on évalue la marge d'erreur à 10% et, surtout, les tendances restent valables. En l'occurrence, on constate une nette diminution des suicides par arme à feu, ce qui est notable dans un contexte de stagnation du nombre total de suicides en France. En revanche, la sous-estimation est probablement bien plus importante dans le cas des homicides, où le secret de l'enquête ne nous garantit pas la remontée de toutes les informations.»

-- Eric Jougla, directeur du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CepiDc Inserm)

 


Que dit la loi ?

L'acquisition et la détention d'armes à feu est régie par le décret-loi du 18 avril 1939, modifié par les décrets d'application du 6 mai 1995 et du 16 décembre 1998. Ces textes classent les armes selon 8 catégories. Selon la loi, toutes «doivent être conservées dans des coffres-forts ou dans des armoires fortes».

 

* Les catégories 2 et 3 n'apparaissent pas dans ce tableau car elles concernent respectivement les équipements militaires lourds et le matériel de protection contre les gaz de combat.

Vers un dépoussiérage législatif

La multiplication récente de faits divers a remis la question de la réglementation des armes à feu au cœur du débat public. Jugée obsolète, inefficace, trop compliquée, deux structures ont été chargées de réfléchir à sa simplification. Un groupe de travail, dirigé par le préfet Patrice Molle, réunit depuis février dernier les «instances représentatives des chasseurs, tireurs sportifs, collectionneurs, armuriers» afin d'étudier des propositions de réforme. Une mission d'information sur les violences par armes à feu avait par ailleurs déjà été créée à l'automne 2009, présidée par le député (PS) de Seine-Saint-Denis Bruno Le Roux, pour réfléchir à une évolution de la législation.

Premier volet de ce toilettage : l'adoption de la classification européenne, définie par la directive du 18 juin 1991, pour mieux classer les armes selon leur calibre et leur dangerosité.

Quatre catégories viendraient remplacer les 8 catégories actuelles :

  • A. armes interdites

  • B. armes soumises à autorisation

  • C. armes soumises à déclaration

  • D. armes dont la détention est libre

Deuxième point crucial de la réforme envisagée : les armes de collection. «Leur définition n'a pas bougé depuis 1939, et elle se réfère à une date-seuil fixée à 1870, explique Jean-Jacques Buigne, président de l'Union française des amateurs d'armes (UFA). Nous proposons de ramener ce seuil à 1900, pour que toutes les armes qui datent d'avant le 20e siècle puissent être classées comme armes de collection. Cela correspond aux préconisations de l'ONU.» Un sénateur doit être nommé dans les prochains jours par le premier ministre sur cette question spécifique.

Les conclusions de la mission parlementaire sont attendues d'ici à la mi-juin, tandis que le groupe de travail doit rendre son rapport avant la mi-juillet. A charge ensuite aux ministres concernés de les traduire en propositions de loi.

 

Le Figaro - 22/06/2010

 

Les armes se banalisent en banlieue

 

 

Une saisie d'arme


Une saisie d'arme Crédits photo : Le Figaro

Des gangs mettent en commun leur arsenal, sous le contrôle des caïds.

Combien de pistolets, de revolvers, de fusils d'assaut Kalachnikov circulent dans les banlieues françaises? Le rapport de la mission parlementaire sur les armes à feu en France, auquel Le Figaro a eu accès, évite prudemment les estimations pour se concentrer sur les témoignages.

Or ceux recueillis par les députés Bruno Le Roux (PS) et Claude Bodin (UMP), respectivement président et rapporteur de la mission, ont le mérite de la clarté: non seulement les armes ont bien pris racine dans les quartiers sensibles, même si l'explosion de ce trafic a pu être surestimée, mais leur utilisation répond à un nouveau mode ­d'organisation, une forme de collectivisme de fait, qui aboutit au partage des armes, denrée précieuse, pour le meilleur profit des activités criminelles du quartier et du groupe. C'est, en tout cas, ce que s'accordent à dire les interlocuteurs de ces deux parlementaires qui ont auditionné en sept mois près de 80 personnes, policiers, militaires, magistrats, élus et armuriers. Sans oublier les incontournables fédérations de chasseurs, qui se sentiront peut-être davantage concernées par la refonte de la législation que propose ce rapport très fouillé en mettant en avant l'idée d'une carte grise pour chaque arme à feu.


Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.

Au fil de leur enquête, qui doit être dévoilée mercredi à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux et Claude Bodin ont ainsi acquis la conviction que les voyous des cités savent désormais mettre en commun leurs armements, quartier par quartier, pour une efficacité accrue. «Davantage qu'une augmentation du nombre d'armes présentes dans les quartiers sensibles, on assiste en réalité au développement d'une mutualisation de l'accès aux armes», écrivent-ils.

Le directeur départemental de la sécurité publique du Val-d'Oise explique, dans ce document, que «les armes sont souvent découvertes dans les parties communes au sein des cités à l'occasion des fréquentes opérations de contrôle». Elles sont, selon lui, «utilisées de manière collective et mises en quelque sorte en libre-service».

 

Marquer le territoire

Le policier révèle même que «les bandes échangent des informations sur la localisation des armes sur un territoire». Pour mieux connaître le stock. Bref, si ce sont les mêmes calibres qui circulent, leur emploi est, pour le moins, «optimisé». Et ce professionnalisme n'est sans doute pas étranger à l'explosion des braquages, notamment de commerces. Même en province, lit-on dans le rapport, «les individus les plus âgés vivant dans ces cités savent où se procurer des armes à feu».

La banalisation est-elle vraiment en marche? Pour l'instant, explique le patron des policiers niçois, Pierre-Marie Bourniquel, lui aussi interrogé par la mission, «le caïd local semble le principal utilisateur des armes à feu dans un cadre délictuel ou criminel». En effet, «le contrôle des armes permet d'offrir sa protection aux membres du groupe, la maîtrise du maniement d'une arme peut représenter par ailleurs comme un rite de passage attestant de la capacité d'un membre à en faire partie», précise le rapport.

 

Puissance de feu

Plus inquiétant, «la généralisation d'Internet peut, dans une certaine mesure, contribuer à l'organisation de l'accès mutualisé aux armes à feu», ajoutent Bruno Le Roux et Claude Bodin. On peut d'abord assister à «quelques échanges sur la Toile pouvant aboutir à la cession d'armes à feu», constatent-ils.

Sous-directeur des services territoriaux au ministère de l'Intérieur, Hervé Niel évoque, quant à lui, dans le rapport, «l'utilisation d'Internet pour exhiber des armes». Son explication: «Internet sert alors à faire connaître aux rivaux que le groupe dispose d'une puissance de feu pour défendre son territoire ou un trafic.» Et les deux élus d'en conclure: «Internet remplit donc une fonction dissuasive et permet d'affirmer un marquage du territoire, notamment sur les blogs.» Les opérations coup de poing de la Place Beauvau ne sont pas prêtes de s'interrompre.

Le Figaro - 22/06/2010

 

 

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"Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux".

 

G. Debord - La Société du Spectacle - 1967

 

Tu apprécieras le confusionisme troupier à la lecture de l'article suivant : "La brochure est à ce point édifiante que la mission Le Roux-Bodin sur les armes à feu a jugé utile de l'annexer à son rapport. «Dans 70% des cas élucidés de vols à main armée commis dans les Alpes-Maritimes, une arme à feu factice a été utilisée», révèle le chef de la police niçoise, Pierre-Marie Bourniquel."


 

Plus de braquages commis avec des modèles factices

La mission Le Roux-Bodin propose de sanctionner par une amende le transport d'arme factice en dehors de créneaux horaires et de lieux précis.

Des répliques plus vraies que nature de pistolet Beretta à 169 euros, de Famas à 189 euros, ou d'AK 47, la fameuse Kalachnikov, accessibles même aux mineurs, dans toute bonne armurerie, pour seulement 59 euros ! Le hors-série du magazine Commando sur «les armes en vente libre en France» montre à quel point il est facile de se procurer une arme factice. La brochure est à ce point édifiante que la mission Le Roux-Bodin sur les armes à feu a jugé utile de l'annexer à son rapport. «Dans 70% des cas élucidés de vols à main armée commis dans les Alpes-Maritimes, une arme à feu factice a été utilisée», révèle le chef de la police niçoise, Pierre-Marie Bourniquel.

 

En vente dans les fêtes foraines

Son homologue du Val-d'Oise affirme, lui, qu'«il est très souvent fait usage d'armes factices qui, telles les répliques des Sig Sauer (pistolet semi-automatique), présentent une très grande ressemblance avec des modèles réels.»

Selon le commissaire Bourniquel, les problèmes se sont accentués «depuis l'apparition et la multiplication des reproductions quasi parfaites des armes de poing et d'épaule de type Soft Air utilisés par les adolescents et les adultes dans des activités de plein air en général, dans des clairières ou des maisons abandonnées.» Venue des États-Unis, cette mode consiste à jouer à la guéguerre entre amis le week-end. Selon le rapport, ces armes à air comprimé qui projettent des billes «sont parfois vendues sans aucune précaution et en des lieux inattendus tels des fêtes foraines.»

La mission Le Roux-Bodin propose de sanctionner par une amende le transport d'arme factice en dehors des créneaux horaires et des lieux dévolus à la pratique de ce «sport». Les députés ont bien pensé à obliger les armureries à vendre uniquement des répliques en couleur, pour les distinguer des vraies armes. Mais aux États-Unis, la mode est maintenant aux véritables calibres peints en vert, rouge ou jaune fluo…

Le Figaro - 22/06/2010

 

 

Hors Série Commando sur les armes en vente libre

HS Commando

Ce mois-ci, le magazine Commando a sorti un hors-série intitulé « les armes en vente libre en France ». Hors-série conçu par Antoine di Zazzo, importateur du Taser en France, on y trouve plusieurs articles sur les catégories d’armes, la criminalité avec armes… et s’ensuit une présentation avec des armes en vente libre (ce qui ne veut pas dire autorisées au port, bien entendu), au rythme de 1 arme par page. On regrettera la mise en page de qualité vraiment médiocre (qualité des photos, choix de présentation), les présentations d’arme un peu succinctes parfois, quelques erreurs (c’est un « famas » en page 95 ?!) et oublis (e.g. Yawara/Kubotan)… mais on saluera l’idée du sujet, vraiment excellente, (une couverture efficace) et quelques armes auxquelles on ne pense pas forcément comme les fusils hypodermiques, les fusils de chasse sous-marin (seul celui à sandows est cité, pas celui à ressort ni celui à air), etc. A noter aussi, auteur oblige, un focus assez exhaustif sur les armes électriques (stun gun & dérivés). Lecture conseillée donc !

www.procegor.net - 28/03/2010

 

Plutôt que la brochure, c'est plus le fait que la mission Le Roux-Bodin choissise d'annexer la brochure qui est édifiant.

 

 

Réponse de l’UFAA à la série d’articles du magazine papier « Commando »

 

Le hors série du magazine « Commando » a publié un article aberrant sur l’airsoft, en mélangeant les noms des répliques d’armes, en donnant des informations totalement erronées sur leur caractéristiques et en faisant une grave erreur sur la loi Française qui régit ces objets.


l’UFAA a envoyé par mail et par courrier une réponse au patron de SMPT, M. Di Zazzo.

Monsieur,

Il a été porté à ma connaissance une série d’articles rédigés par vous et parus dans le hors série numéro 1 du magazine commando sur les « armes en vente libre en France ».

La lecture de ces articles laisse apparaître une profonde méconnaissance du sujet que vous entendez traiter, une méconnaissance des textes de loi sur les armes, associé à une méconnaissance des armes elles mêmes.

En effet, l’article que vous avez rédigé présente plusieurs modèles de réplique d’armes. Or vous classez ces répliques dans la 8ème catégorie, qui correspond si l’on se réfère au Décret n°95-589 du 6 mai 1995 à des «Armes et munitions historiques et de collection ». Aucune des répliques présentées ne peut être classée dans la 8eme catégorie, puisque :

- elles ne correspondent pas à des armes historiques et de collection.
- Elles développent, et c’est le point le plus important, une puissance inférieure à Deux joules, ce qui les exclut du décret, conformément à la partie C du paragraphe II :

« Les objets tirant un projectile ou projetant des gaz lorsqu’ils développent à la bouche une énergie inférieure à 2 joules ne sont pas des armes au sens du présent décret »

Il est donc inexact de parler d’armes mais d’objet ayant l’apparence d’une arme à feu.
Ces objets sont utilisés sur des terrains adaptés par des milliers de pratiquants d’un loisir appelé airsoft, loisir de simulation et de reconstitution, ludique et/ou à caractère sportif.

Contrairement à ce que vous précisez dans votre article, ces répliques ne laissent pas de « blessures », dès lors que l’on observe un minimum de règles de sécurité. Et, et là je me permets de vous faire part de mon expérience personnelle de pratiquant et d’organisateur de parties, il n’y a aucune trace d’un « effet psychologique impressionnant ». Les pratiquants d’airsoft reprennent une activité normale dès le lundi matin. A ce jour je n’ai pas connaissance d’un quelconque suivi psychologique demandé en raison d’une pratique de l’airsoft.

Les répliques sont des copies d’armes (ce que vous précisez dans votre article, en vous trompant sur les modèles : il est tout de même assez curieux de confondre un P90 et un FAMAS, ou un M4 et un G36, quand on écrit dans le « magazine des hommes d’action et des tireurs d’élite ») qui développent une puissance comprise le plus souvent entre 0.07 joules et 2 joules. Le décret 99-240, relatif aux conditions de commercialisation de certains objets ayant l’apparence d’une arme à feu, en interdit la vente aux mineurs. Une fois de plus vous vous trompez quand vous précisez que la vente est libre, y compris aux mineurs.

Le nombre impressionnant d’erreurs que vous commettez dans votre article dénote soit d’une méconnaissance du sujet que vous traitez, ce qui pourrait être risible s’il n’apportait pas le doute sur la possibilité pour un mineur de posséder un lanceur de type airsoft, soit d’une volonté délibérée de porter atteinte à une activité de loisir parfaitement légale déjà victime des attaques d’une certaine presse. Nous espérions que la presse spécialisée dans le domaine de la sécurité serait un peu plus regardante sur la compétence des experts qui signent les articles.

Afin d’être instructeur PIE, les candidats doivent suivre une formation. Il serait utile que, pour parler d’une activité comme l’airsoft, vous vous intéressiez réellement à l’activité. L’union française des association d’airsoft, que j’ai l’honneur de présider, est prête à vous recevoir dans ses locaux afin de vous dispenser une formation minimale d’organisateur de partie, passant par une formation de secouriste et une information sur la sécurité en airsoft. Exceptionnellement pour vous nous pouvons ajouter une présentation du loisir, du matériel, et de la législation qui s’y rattache.

Je tiens enfin à vous faire connaître la charte « Airsoft Guyenne », qui aborde des sujets comme les risques physiques inhérents à l’activité. Je me tiens personnellement à votre disposition pour discuter de l’un ou l’autre de ces points.

Recevez, monsieur Di Zazzo, mes salutations distinguées.

Emmanuel Quillet
Président de l’Union Française des Associations d’Airsoft

airsoft-bordeaux.com - 11/05/2010

 

Ci-dessous un avis suite à une affaire datant de 2001, mettant en cause un mécanisme de fusil de chasse "sous-marine".

 

 

Avis relatif aux fusils de chasse sous-marine 07/02

LA COMMISSION DE LA SÉCURITÉ DES CONSOMMATEURS,

VU le Code de la Consommation, notamment ses articles L.224-1, L.224-4, R.224 - 4 et R.224-7 à R.224-12

VU la requête n°01-064

Considérant que :

LA REQUETE

Par courrier du 18 mai 2001, le président de l'UFC-Que Choisir ? d'Alès, M. D., a saisi la Commission de la Sécurité des Consommateurs de l'accident dont a été victime un de ses adhérents, à la suite de l'utilisation d'un fusil de chasse sous-marine de marque CRESSI-SUB SL acheté dans un magasin DECATHLON : "Le fusil s’est déclenché inopinément alors que l’utilisateur venait de le sortir de son emballage et qu’il l’examinait. Découvrant un bouchon non fixé à la sortie du canon il l’a ôté, déclenchant une décharge d’air comprimé (20 bars) qui lui a fait perdre un œil et aurait pu, selon le chirurgien qui l’opéré, lui faire perdre la vie si le souffle avait pénétré par l’orbite."

LES AUDITIONS

La Commission a procédé à quatre auditions :
  • celle de M. L., représentant la Direction juridique internationale de DECATHLON,
  • celle de M. M., directeur commercial de la société CRESSI-SUB SL assisté de son conseil, Maître J.R,
  • celle de M. H., président de la Commission nationale de pêche sous-marine et d’apnée au sein de la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM),
  • celle de Mme K. représentant la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture au sein du Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales.

Pour compléter ses informations, la Commission a également interrogé le Ministère de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.

1. Informations fournies par DECATHLON

La société DECATHLON gère un parc de 200 magasins en France et plus de 70 à l'étranger (25 en Espagne, 20 aux USA, 10 en Italie, 5 en Grande-Bretagne, 4 en Belgique, 2 aux Pays-Bas, 2 en Chine, 1 au Danemark, 1 en Pologne, 1 en Argentine, 1 au Brésil).

Les fusils de chasse sous-marine, d'un prix de vente moyen de 61, sont vendus dans 150 magasins.

Compte tenu des risques présentés par ce produit, plusieurs précautions sont prises :

En premier lieu, si la pression de 20 bars est de base constante à l'intérieur du fusil, il est possible de l'augmenter ou de la diminuer à l'aveugle à l'aide d'une pompe. Cependant, dès lors qu'il n'y a pas de manomètre permettant d'apprécier correctement la pression, lors de l'achat, les vendeurs de chez DECATHLON conseillent aux clients de faire appel à un professionnel pour décomprimer le fusil.

En deuxième lieu, la notice précise que la flèche ne doit être chargée dans le fusil que lorsque l'utilisateur est dans l'eau. C'est sans doute ce qui explique que DECATHLON n'a jamais eu connaissance d'autres accidents avec ce type de produit, car rien ne peut se passer sans enclenchement de la flèche et celle-ci n'est pas armée dans le fusil lors de l'achat.

Enfin, pour éviter que les clients ne se blessent, les flèches des fusils exposés dans les magasins en sont retirées.

A la suite de l'accident, DECATHLON a cependant demandé un contrôle qualité plus strict à son fournisseur CRESSI SUB, et mis en place une procédure de contrôle propre par son service qualité.

Sur le terrain juridique, selon M. L., ces produits ne sont pas soumis à une réglementation ou une norme particulière. Une norme serait selon lui nécessaire, au même titre que pour les armes à feu, car les fusils de chasse sous-marine sont en vente libre.

2. Informations fournies par CRESSI-SUB SL

La société CRESSI SUB France, implantée à CARROS LE BROC près de NICE, est une filiale de la société-mère CRESSI SUB, société italienne créée en 1946 et dont le siège social se situe à GENES. La société-mère est propriétaire d’autres filiales à l’étranger implantées notamment en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Hollande et aux USA. Elle emploie 90 salariés.

CRESSI SUB France réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 4 millions d’€ en France métropolitaine et dans les DOM/TOM. Elle se situe au 3ème ou 4ème rang sur le marché français.

Parmi les concurrents commerciaux de CRESSI SUB France figurent AQUALUNG, SQUBA PRO, MARES, BEUCHAT. Les deux premiers commercialisent exclusivement des articles de plongée et les deux derniers commercialisent à la fois des articles de chasse et de plongée sous-marine.

CRESSI SUB France commercialise pour sa part du matériel de plongée (palmes, masques, tubas, détendeurs, bouteilles, combinaisons de plongée) ainsi que des fusils de chasse sous-marine.

Les réseaux de distribution nationaux sont les magasins DECATHLON, GO SPORT, INTER SPORT, SPORT 2000, ainsi que des magasins de plongée spécialisés.

La marché mondial des fusils de chasse vendus chaque année par CRESSI-SUB est évalué à 30 000 pièces. CRESSI SUB France en commercialise environ 300 par an.

Deux types de fusils sont vendus sur le marché français : les fusils à armement manuel à l’aide d’un tendeur et les fusils pneumatiques.

Les fusils pneumatiques sont faiblement diffusés en France ; ils représentent 3 % des ventes seulement alors qu’en Italie leur part s'élève à 80 %.

Le fusil de chasse objet du litige est un fusil SL 55 R. : « 55 » indique la dimension du fusil (55 cm). Il existe en effet des fusils de différentes longueurs : 40 cm, 55 cm, 70 cm, 100 cm. « R » renvoie au « réducteur de pression » qui permet à l’utilisateur de diminuer à volonté la puissance du tir. Les réducteurs de pression existent sur les modèles de 55 cm, 70 cm, et 1 m, les autres modèles n'en sont pas équipés.

Chaque fusil est mis en vente prêt à l’usage avec la quantité d’huile prévue et l’air comprimé à la pression moyenne de 20 bars conseillée. Il est vendu équipé d’une seule flèche.

Comme l'avait indiqué le représentant de DECATHLON, il n’existe effectivement aucune réglementation spécifique ni de norme française ou étrangère définissant les exigences de sécurité auxquelles devraient répondre les fusils de chasse à déclenchement manuel ou automatique, tant au niveau de leur conception que des avertissements possibles destinés à la clientèle : pictogrammes de danger sur certaines parties sensibles du produit, avertissements sur les notices...

Pour éviter les risques, à sa sortie d’usine, chaque fusil fait l’objet d’un contrôle interne visant à assurer l’intégrité du produit.

M. B. indique que l’accident dont la CSC a été saisie est le premier porté à la connaissance de CRESSI-SUB.

Selon M. B, ces produits sont en vente libre en France. Ils sont présentés dans un emballage en plastique accompagnés d'une notice d’utilisation. S’il faut avoir plus de 16 ans et être obligatoirement titulaire d’une licence délivrée par la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins pour pratiquer la chasse sous-marine, l’acquisition d’un fusil de chasse sous-marine n’est en revanche soumise à aucune réglementation obligeant le vendeur à en limiter l’accès en fonction de la capacité du demandeur (par exemple, interdiction de vente aux moins de 16 ans et présentation obligatoire de la licence).[1]

Dans la grande distribution et pour éviter les risques de blessure, les flèches sont retirées des fusils en exposition. Dans certains pays comme l'Espagne, pour empêcher tout danger, les fusils sont stockés comme les armes dans des vitrines accessibles aux seuls vendeurs. CRESSI-SUB ne serait pas opposée à la mise en œuvre d'une réglementation semblable en France.

S'agissant des caractéristiques techniques du matériel, les précisions données à la C.S.C confirment les propos du représentant de DECATHLON. La pression, de 20 bars, est de base constante à l'intérieur du fusil. Si cette pression permanente évite au chasseur de recharger lui-même le fusil après chaque tir, elle a été avant tout conçue pour ne pas endommager les pistons. Il est d'ailleurs possible de l'augmenter ou de la diminuer à l'aide d'une pompe mais cette recharge se fait effectivement à « l’aveugle » (car il n'y a pas de manomètre) en dévissant le bouchon postérieur.[2]

Selon M. B., en appuyant sur la gâchette, sans flèche dans le canon, il est impossible de provoquer une décharge d’air comprimé. La seule possibilité de décharger le fusil de son air comprimé est de tenir le fusil, le canon dirigé vers le bas, après avoir dévissé le bouchon postérieur et d’appuyer sur la sphère de la soupape.

3. Informations données par la FEDERATION FRANÇAISE D’ETUDES ET DE SPORTS SOUS-MARINS (FFESSM)

La FFESSM, créée en 1955, a son siège social à MARSEILLE. Elle est le représentant légal des plongeurs sportifs licenciés auprès du ministère de la jeunesse et des sports. Elle édicte le règlement fédéral, les règles d’enseignement et délivre les brevets fédéraux. Elle compte environ 150 000 licenciés.

Les membres de la FFESSM sont adhérents de clubs répartis en comités régionaux ou interrégionaux. Ils sont tous titulaires d’une licence obligatoire pour participer aux activités organisées par la Fédération. La licence, valable 1 an, leur offre la possibilité de pratiquer la pêche sous-marine dès lors qu’ils ont plus de 16 ans. Elle n’est pas la contrepartie du passage d’un examen de pratique de la chasse sous-marine. Elle a seulement pour fonction d’assurer le plongeur en responsabilité civile pour les dommages causés à un tiers. La déclaration de chasse peut être également déposée auprès de la direction locale des Affaires Maritimes. En dehors de la licence, les plongeurs adhérents de la FFESSM doivent également produire un certificat médical de non contre indication à la pratique de la chasse sous-marine.

On évalue globalement à 300 000 le nombre total de personnes pratiquant en France la chasse sous-marine, qu’elles soient déclarées ou non. Parmi elles on compte 40 000 licenciés à la FFESSM. Cette dernière organise d'ailleurs des compétitions de chasse sous-marine ouvertes aux plongeurs de plus de 18 ans (environ 8 par an) qui réunissent environ 250 licenciés. Ces compétitions s’effectuent sous le contrôle du ministère des sports.

En dépit de son rôle, la FFESSM ne dispense pas à ce jour à ses membres, adeptes de la pêche sous-marine, de formation structurée portant sur la sécurité des fusils de chasse sous-marine et la connaissance du milieu marin et des espèces[3] alors que certaines zones littorales sont interdites et que plusieurs espèces de poissons sont protégées.

Elle envisage cependant d’éditer prochainement une plaquette sur la chasse sous-marine rappelant les conditions requises pour la pratique de cette activité et proposant des conseils de formation.

Selon la Fédération, matériel le plus traditionnel et le plus simple d’utilisation, le fusil à arbalète est le plus répandu en France. Il représente environ 95 % du marché. 100 000 exemplaires sont vendus chaque année. Il en existe de différentes tailles (de 50 cm à 1,50 m) correspondant à différents types de chasse. Les fusils pneumatiques sont plus répandus dans des pays méditerranéens comme l’Italie.

Ces produits sont fiables et conçus par des entreprises ayant une solide expérience en ce domaine. Les recommandations figurant sur les notices sont en général très complètes. Aucun accident lié au maniement de ces produits n’a été porté à la connaissance de la Fédération. Aussi la FFESSM ne juge-t-elle pas utile qu’un processus de normalisation des fusils de chasse sous-marine soit initié.

Les fusils sont en vente libre mais les armes entièrement automatiques sont interdites d’utilisation en France. En effet, la réglementation française interdit l’usage de fusils à air comprimé rechargeables autrement que par la force de l’utilisateur. Il existe néanmoins sur le marché français un fusil à cartouche à gaz modèle « LE PELTIER » interdit d’utilisation en France, et qui est employé dans des pays où la réglementation le permet pour la chasse de certaines espèces volumineuses.

L’ACCIDENTOLOGIE

Il n’existe pas de données statistiques nationales sur les accidents de plongée permettant de quantifier et d’identifier les accidents de pêche sous-marine provoqués par les fusils de chasse tant dans le cadre de la pratique sous-marine que, et il ne faut pas négliger cet aspect, hors de la pratique de la pêche sous-marine (attaque à main armée, par exemple).

http://www.filmotv.fr/elts/programmes/545/gallerie/PHOTO_CALME_BLANC1_w_450.jpg

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21/06/2010

Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville

En revenant d’une balade très peu champêtre, nous nous rendons dans le quartier de Belleville à Paris. Quelques heures plus tôt, une manifestation y avait démarré pour dénoncer, selon les mots des organisateurs : « Les violences chroniques dont est victime la communauté chinoise ». En cause : des vols de sacs, agressions, dépouilles. Une manif aux relents bien réactionnaires, comme en témoignent les slogans criés et inscrits sur les banderoles et pancartes :"Sécurité pour tous", "Vive la citoyenneté", "Stop la délinquance", drapeaux français, chinois et européens, hymne national. On ne comprend pas bien de quelle violence il s’agit (ayant plutôt l’habitude de phénomènes de violence intra-communautaire dont nous parlerons plus tard), mais nous comprendrons plus tard ce qui se cachait derrière cette manifestation.


Après la fin officielle de la manif, l’ambiance est très chaude sur place, des gens sont attroupés, des camions de flics arrivent en masse. On entend à droite à gauche des bruits de casse, puis un torrent de violence se déchaîne sur les flics, attaqués à mains nues et au corps à corps par des centaines de personnes, qui leur jettent œufs, pierres et bouteilles de verre. Des voitures sont retournées, des CRS se font charger et sont obligés de reculer.
Face à ce déchaînement de violence anti-flic, nous hésitons à entrer dans la danse, mais nous attendons, par "prudence éthique".

Tout d’un coup, les gens se mettent à courir. Nous pensons que tout le monde fuit une énième charge de keufs, mais nous nous rendons très vite compte qu’il s’agit d’autre chose. Des manifestants étaient en train de poursuivre des gamins, qu’ils ciblaient "noirs et arabes", en leur lançant des bouteilles de verre. Un des gamins tombe à terre, et tente de se réfugier sous le perron d’une porte. Courant à leurs côtés, nous devons alors calmer la fureur des lyncheurs. Ceux-ci lâchent prise, cette fois-ci. Nous comprenons, en écoutant les conversations : que « les flics ne faisant pas leur travail, et laissant les voleurs en liberté, les manifestants auraient décidé de prendre l’affaire en main et de se venger eux-mêmes ». Nous comprenons aussi que tout serait parti du vol du sac à main d’une manifestante par un gamin du quartier, puis de la tentative des manifestants de livrer le gamin aux flics, qui n’en auraient pas voulu. C’est à partir de là que les manifestants ont déchainé leur violence contre les flics. Une violence sans retenue, comme on a pas l’habitude d’en voir. Une violence pour punir les flics de ne pas assez bien faire leur boulot.

Les flics décident de battre en retraite, en noyant la place sous un épais nuage de lacrymo tiré dans le tas. C’est plus d’une cinquantaine de cametards de flics qui disparaissent en un clin d’œil, au moment même où la violence commençait à atteindre un pic. Clairement, les flics ont décidé d’abandonner la place, pour laisser se dérouler des violences inter-communautaires, alors qu’une heure plus tôt, c’est contre les flics que tout le monde s’acharnait. Se crée alors un ballet entre trois à quatre cent membres de la communauté chinoise et quelques gamins noirs et arabes, parfois passés à tabac au sol par plusieurs dizaines de personnes, accusés à la va-vite d’être des voleurs, sous les yeux assoiffés des journaflics ayant flairé l’odeur du sang et des gros-titres, en bon charognards qu’ils sont. Mais précisons qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’est encore sorti de précis dans les médias sur ce qu’il s’est réellement passé. Nous avons pu observer des sortes de milices improvisées, réunissant plus d’une centaine d’asiatiques, allant dans la cité voisine pour casser du noir et de l’arabe, dans une chasse à l’homme rappelant les pogroms.

Durant ces émeutes, nous avons ressenti chez les émeutiers chinois une haine farouche contre les « voleurs ». Par exemple, après qu’une voiture banalisée de flics fut renversée, et son gyrophare coupé, des personnes ont commencé à fouiller dans le coffre, immédiatement prises à partie et lynchées car accusées d’être des voleurs, par les mêmes personnes qui avaient retourné la voiture. Autant dire que l’incompréhension nous gagne à ce moment.

Cette chaude après-midi, et les évènements qui l’ont marquée, semblent préfigurer un scénario de guerre civile qui se développe de-ci, de-là en ces temps de "crise". L’attitude de la police vient confirmer cette impression, elle qui a quitté les lieux au moment où elle sentait que la rage à son encontre était en train de remplacer la haine ethnique entre les gens. Nous pouvons imaginer que pour le préfet une bonne émeute raciste est préférable à une émeute tournée contre les flics, et autres symboles de l’État et du capital (banques et autres McDonald’s sont restés intacts).
Au fond quel besoin d’une présence policière dans une émeute contre des "délinquants" ?
Précisons que toutes les semaines, des chinois se font rafler par dizaines par les flics, et ce dans l’indifférence générale, sans qu’une seule manifestation aussi importante ne soit appelée. De même, jamais nous n’entendons une quelconque protestation contre l’exploitation de chinois par d’autres chinois. Cette violence-là, celle de l’exploitation, n’est jamais dénoncée.
Impuissants et tristes face à ce spectacle infâme, nous tenons tout de même à exprimer quelques positions claires.

Cette journée a prouvé que toutes les émeutes ne sont pas bonnes, malgré ce que peuvent en penser les quelques hooligans et nihilistes qui y croient encore, par leur apologie de la guerre civile.
En outre, nous croyons qu’il est nécessaire de déserter les guerres entre pauvres, entre ethnies et entre toutes les communautés imaginaires, entre tous les rôles sociaux tout aussi imaginaires : "honnêtes travailleurs chinois" contre "voleurs arabes".
La guerre sociale n’est pas la guerre de tous contre tous, mais la guerre qui de tout temps a opposé la domination à tous ceux qui ne la supportent pas.

Encore et encore, il faudra nous battre contre les cancers nationalistes, ethniques, communautaristes, religieux et politiques.

Des anarchistes.

base de données anarchistes - 20/06/2010

14:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/06/2010

Pseudo débat démago cette nuit sur Arte : Les caves se rebiffent ?

Envie de rire ?

Que fait la police ?

En France, la police a mauvaise presse. En Allemagne, c’est le contraire.

Mais au-delà des faits divers spectaculaires, sait-on vraiment qui sont nos policiers ? Ont-ils les moyens d’exercer leur mission ? Daniel Leconte ouvre ce débat citoyen.

EXCLUSIVITÉS WEB
Extraits vidéos
Bibliographie

Présentation du film


Mardi 23 mars 2010. Melun s’apprête à rendre hommage au policier tué par ETA. Le chef de l’État, Nicolas Sarkozy, prend la parole. Soudain, une dizaine de policiers lui tournent le dos. Un geste de défi envers le président qui, il y a peu encore, avait la confiance de la police. Le symbole d’un malaise profond qui gagne l’institution. C’est par cette scène que s’ouvre La police et Sarko. Le film recueille les témoignages de flics « de base », ceux qui quadrillent les zones sensibles, ceux que l’on envoie en première ligne. Émeutes, trafics de drogue, misère sociale, violences répétées : ils nous font toucher du doigt leur réalité quotidienne. Lors des émeutes de Villiers-le-Bel, plus de trente policiers ont été blessés par balle. Ils se sont fait tirer comme des lapins, mais on leur a interdit d’en parler. Pris en étau entre des délinquants qui les considèrent comme une bande rivale et une hiérarchie qui ne leur donne pas les moyens de remplir leurs missions, les policiers ont une seule consigne : éviter à tout prix les émeutes. « La peur a changé de camp », résume l’un d’entre eux.
______

Documentaire de Jean-Michel Décugis et François Bordes (France, 2010, 50 mn)
Coproduction : ARTE France, Doc en Stock

extrait vidéo

Toujours envie de rire ? Va jeter un oeil au posts :

Chat en direct

DERNIÈRE MINUTE - Victime d'un empêchement, Philippe Pichon n'est malheureusement pas en mesure de participer à notre chat.

Cet espace, qui reste ouvert de 20h35 à 22h30, est là pour vous permettre de discuter entre vous et d'apporter vos témoignages sur le métier de policier et sur les relations police-citoyens.



Rediffusion vendredi 2 juillet à 10H25
(France, 2010, 45mn)

Policiers en deuil tournant le dos à l'éloge funèbre de Nicolas Sarkozy, lors des obsèques du policier tué par l'ETA. Melun en 2010

Policiers en deuil tournant le dos à l'éloge funèbre de Nicolas Sarkozy, lors des obsèques du policier tué par l'ETA. Melun en 2010

 

Un documentaire sur le malaise de la police française.

Le 23 mars dernier, à Melun, alors que Nicolas Sarkozy rend hommage à un brigadier tué par l'ETA, une dizaine de policiers lui tournent le dos dans la foule rassemblée en silence. Un geste de défi symbolisant le malaise d'une institution au bord de l'implosion. C'est sur cette scène que s'ouvre le documentaire de Jean-Michel Décugis et François Bordes. Il sera sans concession ni langue de bois. Tétanisant.

Anonymement ou à visage découvert, des flics racontent la peur qui leur vrille le ventre quand ils patrouillent dans les quartiers sensibles. La hiérarchie qui les accable et les muselle au lieu de les soutenir. Les désirs de mort qui hantent les plus fragiles. Les suicides, le sentiment d'impuissance et les flambées de haine. Une dégringolade muette entamée il y a cinq ans lorsque Sarkozy, qui n'était encore que ministre de l'Intérieur, déclarait vouloir "nettoyer les cités difficiles au Kärcher", empêchant ainsi toute possibilité de dialogue.

Le résultat est là, terrible, dans le regard écoeuré de ces hommes et ces femmes qui ont juré de protéger les citoyens, guerriers désarmés d'un combat qui les dépasse.

Piqué au tas sur L'Express.fr - 07/06/2010 - Sandra Benedetti

 

 

"La vie de l'agent de police est pénible ; sa position au milieu de la société aussi humiliante et méprisée que le crime même... La honte et l'infamie l'enserrent de toutes parts, la société le chasse de son sein, l'isole comme un paria, lui crache son mépris avec sa paie, sans remords, sans regrets, sans pitié... La carte de police qu'il porte dans sa poche est un brevet d'ignominie."

22:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/06/2010

Palestine - Banlieue

Ce soir, comme un peu partout dans le monde et en réaction à l’assaut meurtrier de la flottille humanitaire pour la population de Gaza par l’armée israélienne, nous avons participé à une manifestation de soutien à la Palestine. Qu’importe le nom de cette ville et dans quel pays elle se trouve, le récit qui va suivre ne verse aucune larme patriotique ou identitaire. Nous n’avons rien à préserver ni à produire localement pour la suite de cette soirée, à part ce texte plein de rage qui part perdant dans le paysage d’aujourd’hui pour ces raisons. Tant mieux, si le pouvoir pouvait s’éloigner d’ici aussi loin que de nos vies. 



«Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» balance quelqu’un de l’organisation aux personnes qui avancent devant librement sans demander l’autorisation à personne. Nous sommes à quelques mètres de la gare. Plus très loin d’une rue commerçante. À une centaine de pas d’un quartier populaire. Derrière, dans le cortège, une rumeur se répand. Les «jeunes banlieusard.es» ont des cailloux, ils vont casser des vitrines. Alors que les flics de la Bac commencent à se répandre autour de nous, la rumeur prend le pas sur les corps. Une partie des personnes s’arrêtent, laissant tout un groupe en proie facile pour les flics. Manœuvre que nous pouvons laisser dans le doute à l’inconscient des civilisé.e.s blanc.hes de voir se faire traquer encore et encore les immigré.es. Dans le discours, les choses sont là pour ne pas dire les mots, dissoutes dans un paquet de lessive qui rend propre la contestation, la lutte politique et syndicale traditionnelle et son racisme latent. Les mauvaises intentions sont lancées avec une violence d’ordre colonial inouïe. Nous sommes considéré.es comme des indigènes sans pensée, sans personnalité. Tout un panel de la grande Gauche nous donne alors sur le trottoir — toujours sur le trottoir ! — des leçons sur la méthode de faire avec l’ingrédient réactionnaire de la démagogie du pouvoir : la peur. Du genre, «Si vous voulez faire la guerre, allez en Palestine !», ou «Ce n’est pas ta manifestation !» Aujourd’hui, descendre du trottoir, c’est commencer une guerre…



La peur de l’autre. La peur de descendre du trottoir. La peur de commencer une manifestation alors que des centaines de personnes sont rassemblées pour exprimer la même colère contre cette guerre qui se propage de la Palestine aux banlieues des villes européennes. La peur à chaque coin de rue que l’engouement à crier «Palestine vivra ! Palestine vaincra !» nous emmène à continuer notre route, à vider un supermarché de ses produits israéliens, à boycotter cet État terroriste au sens où il tue des civil.es, et à commencer à nous attaquer à notre propre gouvernement qui soutient cette politique de répression et de colonisation jusque dans nos vies.



Nous ne devions pas partir en manifestation ce soir. Nous devions rester sur le trottoir en attendant le prochain massacre. Mais beaucoup n’ont pas eu peur des menaces de la Police, d’autres n’ont pas tourné au plus court, d’autres encore n’ont pas répondu aux mots d’ordre de se taire mais ont plutôt donné de la voix. Il aura fallu atteindre un point critique, pas loin de la gare, d’une rue commerçante et d’un quartier populaire avec une pression policière plus forte et une rumeur courante dans les têtes que les cailloux sont dans les poches pour que tout ce monde fonde en arrière, vers le début d’une manifestation qui n’aurait pas dû commencer.



Nous aussi nous avons peur mais celle-ci n’est pas appareillée à une organisation. C’est celle de voir sous nos yeux toute une frange de la résistance au colonialisme se faire enterrer par les bulldozers, se faire bombarder par des drônes, se faire encercler par des murs, se faire tuer par l’Armée et par la Police.

Des canons aux Tasers. De la Palestine aux Banlieues.


Cette peur fait que notre rage n’est pas négociable. Ni notre envie de confronter partout cette peur à celle de l’État colonial, que bon nombre de personnes dans les organisations de soutien à la Palestine propagent d’elles-mêmes. Et qui deviennent par à-coups des auxiliaires de la Police et des Médias, allant jusqu’à ramasser quelques poubelles renversées et à en remettre les ordures sous les couvercles. Rien ne doit dépasser.



Après ce soir, nous pensons fortement que notre volonté d’agir ne peut pas s’arrêter à une prochaine manifestation déjà programmée, mieux encadrée par les forces de l’ordre et la bonne pensée occidentale. «Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» Leur solidarité s’arrête là où commence la nôtre. Quel sens a cette phrase vis-à-vis de notre résistance ? Elle peut avoir que nous pouvons continuer, sans attendre personne pour manifester, pour boycotter, pour saboter tous les rouages du colonialisme.



Si dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos rues il y a la peur d’une Intifada, les cailloux dans les poches !, qui peut se retourner contre la domination blanche, c’est peut-être que de la Palestine à la Banlieue il n’y a qu’un pas.



Gaza, banlieue du monde.



Courriel, 2 juin 2010.


Info intéressante (rassemblement de ce lundi soir)

Des développements intéressants lors du rassemblement parisien de ce soir aux abords de l’ambassade d’Israël.

Avait été convenu entre les gentils organisateurs et la police que nous resterions sagement derrière les barrières métalliques disposées autour de nous, à des centaines de mètres de l’ambassade, comme des bêtes de foire, sous la sono nauséabonde du «collectif Cheikh Yassine».

Ça ne s’est pas passé comme prévu.

D’abord, parce que plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes issus de l’immigration, étaient présents.

Ensuite, parce que de 800 à 2000 jeunes ont fait sauter les barrières pour investir la rue, puis marcher en direction de l’ambassade, malgré les gazages des flics.

Pas des voyous, mais des jeunes et quelques moins jeunes animés par une colère saine. J’ai manifesté avec eux, de même que le camarade Pierre, et je me suis retrouvé en première ligne face aux flics. Parmi les slogans, ont ressurgi : «Israël assassin, Sarkozy complice», «Gaza, on n’oublie pas» ou encore «Police complice».

À leur manière, les jeunes ont mis en évidence le cordon sanitaire des appareils et consorts. Les PG, PCF, et la majorité du NPA comme les autres sont restés sagement derrière. C’était un débordement spontané.

Courriel, 1er juin.

 

Piqué au tas chez Le Jura Libertaire

 

22:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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