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26/02/2012

Il y a trente huit ans, Salvador Puig Antich

http://www.elpais.com/recorte/20070201elpepinac_10/XXLCO/Ies/Salvador_Puig_Antich.jpg

2 mars 1974 : il y a trente et un ans, en Espagne, un régime dictatorial finissant exécutait le militant du Mouvement ibérique de libération (MIL) Salvador Puig Antich au moyen du « garrot vil » : il avait 26 ans. Le présent ouvrage, constitué principalement de témoignages, a pour but de rappeler la trajectoire du MIL. Né à la fin des années 1960, de tendance antiléniniste et plutôt conseilliste, influencé par les situationnistes, le mouvement se voulait un groupe spécifique de soutien des luttes et des noyaux appartenant au mouvement ouvrier le plus radical de Barcelone. Avec une double activité : édition de textes théoriques et militants, agitation armée (y compris des hold-ups pour aider économiquement les grèves ouvrières). « Ce faisant, le groupe ne peut échapper au piège d’un activisme révolutionnaire isolé de type “groupusculaire”. L’autodissolution, en août 1973, est décidée d’abord au nom de ce constat. » Un mois après, Puig Antich est arrêté, accusé du meurtre d’un policier au cours de la fusillade qui s’ensuit et condamné à mort au terme d’un procès uniquement à charge prestement expédié. Franco restera inflexible, malgré les protestations indignées et d’importantes manifestations au niveau international, notamment en France. Parmi les membres du MIL, révoltés par cet assassinat légal, un certain Jean-Marc Rouillan allait fonder quelques années plus tard Action directe...

Jean-Jacques Gandini

 

http://pmcdn.priceminister.com/photo/895432243.jpg

via monde-diplomatique.fr

Salvador Puig Antich

A l’occasion de la sortie du film Salvador, cette évocation parue dans la revue « CPCA » [centre de propagande et de culture anarchiste), n° 25, mai-juin 1984 est encore valable.

FA DEU ANYS QUI SE’N RECORDA ? QUI ERA ? QUE VA PASSAR ? PER QUÈ NO SE’N PARLA ? ANTICH PER QUÈ EL VAN MATAR ? QUI HO VA FER ?

Cela fait dix ans, qui s’en souvient ? Qui était-il ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi est-ce qu’on n’en parle pas ? Antich, pourquoi l’a-t-on tué ? Qui l’a fait ?

SALVADOR PUIG, 2 MARS 1974,

EXECUTION AU GARROT DE PUIG ANTICH ET HEINZ CHEZ

Il y a dix ans, peu de ceux qui s’intéressaient à Puig Antich, peu nombreux même parmi les anarchistes- croyaient que l’exécution aurait lieu : en décembre 1970, au procès de Burgos contre les militants de l’ETA dont cinq avaient été condamnés à mort, la pression de dizaines de milliers d’espagnols et de personnalités du pays et de l’étranger avaient permis d’obtenir la grâce. Avec l’accélération de la démocratisation, il semblait que Franco ferait de même, se gagnant ainsi l’appui des masses, comme si depuis 1963 les derniers condamnations à mort du communiste Julian Grimau - fusillé - et des anarchistes Francisco Granados et de Joaquin Delgado - garrotés -, Franco avait choisi de se transformer en un grand-père démocrate.

L’exécution fut rapide, et glaça l’opinion espagnole et étrangère. Le garrot est un instrument simple, composé d’une vis qui permet à deux morceaux de métal en forme de collier de se réunir. Suivant la vitesse que donne le bourreau, on est d’abord étouffé, puis les vertèbres cervicales sont brisées. Le terme juridique officiel était " a garrote lento" en souvenir du temps où les juges faisaient durer le suplice.

La réaction d’une bonne partie des travailleurs -bien que les organisations politiques n’aient guère protesté et aucunement manifesté - en Espagne fut de faire grève pour montrer leur indignation. Ce fut le cas à Barcelone, à Madrid, à Valladolid. Et ce n’était jamais arrivé pour des raisons politiques. L’année suivante en septembre 1975, lors de l’exécution des cinq militants du FRAP (organisation marxiste alors en faveur de la violence, qui quelques mois plus tard passa à la lutte démocratique, la dialectique permet d’oublier les tombes à défaut d’autre chose), il n’y eut pas de réactions, parce que le franquisme était visiblement prêt à écraser dans le sang toute velléité d’opposition. La peur de 1936-42 de la répression dont les jeunes Espagnols anti-franquistes n’avaient entendu parler que par leurs parents, voire leurs grand-parents, les saisit alors à la gorge.

Je pourrais continuer à évoquer le MIL auquel appartenait Puig Antich (Mouvement ibérique de libération, curieux mélange de situationnisme, de textes de Pannekoek et de revendication de la CNT-FAI de mai 1937 à Barcelone, et de hold-ups à mains armées) les groupes ouvriers autonomes qui sont à l’origine, et le terrorisme antifranquiste donnant naissance en partie à Action Directe qui suivit l’exécution de Puig Antich. Mais El Pais" - équivalent du Monde en Espagne- a fait une belle évocation, dont des extraits suffisent.

Salvador Puig Antich est né à Barcelone le 20 mai 1947 dans une famille catalane de la classe moyenne. Le frère aîné est médecin, une soeur institutrice et une autre infirmière. Après des études religieuses, un début d’étude d’économie à Barcelone, et le service militaire comme infirmier, Salvador devient membre du MIL, passe dans la clandestinité, abat un sous-inspecteur de police, ce pourquoi il est condamné à mort en janvier 1974. Le 1 mars Franco confirma la peine, qui fut transmise aux avocats le soir et à Salvador à 21 h. Elle était exécutoire le 2 mars au matin.

Sachant que l’heure de l’exécution était fixée, atteint de diarrhée aussitôt, Salvador pensait que la grâce allait arriver. Cependant, les avocats cherchaient à toucher des personnalités, les frères et soeurs de Salvador arrivaient dans la cellule ; le bourreau dinait après avoir été sorti de la prison de Madrid où il était incarcéré pour pratique homosexuelle, et une bonne partie des gens regardaient un match de boxe à la télévision.

Salvador accueillit sa famille en disant : "on transpire vachement pour cette grâce" (este indulto nos lo harán sudar) et les frères et soeurs évoquèrent le passé ,l’actualité, le futur quand la grâce serait arrivée. Vers 3h du matin, tous étaient crevés n’avaient plus rien à dire, alors ils se prirent la main" comme pour une sardane. Ce furent de très belles minutes. "A l’aube, un curé ex-professeur de Salvador arriva (sans que personne de la famille ne l’ait appelé)

Salvador l’accepta et ils parlèrent de connaissances mutuelles. A 7 h 30 - deux heures avant le garrotage - les soeurs durent s’en aller. "Les dernières heures furent terri- bles. Chaque fois que la porte de la cellule du condamné s’ouvrait, Salvador était pris aux tripes. Mais la grâce n’arriva pas." A 9h 30, il fut conduit sur le lieu d’exécution. Il dit au juge "bien joué, mon gars" (majo, lo has conseguido), ce qui le foudroya. Quand il vit le garrot, il dit "même ça, c’est de la merde !" Il refusa qu’on l’attache et qu’on lui mette une cagoule. Le bourreau avait dit que ce serait rapide, et en trois tours, il exécuta, sans bruit.

Depuis 1978, la famille a eu droit d’inscrire le nom de Salvador Puig Antich sur sa tombe à Barcelone.

Heinz Chez était un réfugié polonais, qui avait tué en 1972 un garde civil au moment d’un vol dans un bar. Oublié de tous, même de son avocat, Heinz attendit la grâce en compagnie d’un jésuite espagnol, qui déclara qu’il était mort "en aimant et en pardonnant Personne n’a jamais réclamé ses restes qui sont dans la fosse commune de Tarragone.

Une troupe de théâtre catalan - celle de Boadella - reconstitua sa mort dans une pièce qui fut interdite par l’armée, en 1976-77 avec arrestation de Boadella (qui s’évada, passa en France, puis fut amnistié).

Triste destin d’un triste mois de mars.

via fondation-besnard.org

 

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13/06/2011

La Semaine Tragique - La Semana tragica - Barcelone

 

vision de barcelone incendiée

Les édifices religieux de Barcelone en feu, vue depuis Montjuïc le 28 juillet 1909.

Barcelona "La Rosa de foc" (La Rose de feu)

Le 26 juillet 1909, à Barcelone, début de "La Setmana tràgica" ou "La Semana tragica" (La Semaine Tragique). Pour protester contre un décret (du 11 juillet) qui mobilise les réservistes, et contre l'envoi de troupes au Maroc, l'organisation "Solidaridad Obrera" lance un appel à la grève générale. Le mouvement se transforme alors en émeutes, la loi martiale est proclamée, des barricades se dressent dans les rues et des affrontements ont lieu avec l'armée (104 civils, 4 soldats et 4 membres de la Croix Rouge trouveront la mort). L'Eglise, principal soutien de la réaction, est alors visée par les émeutiers; 18 églises, 49 couvents ou collèges religieux sont la proie des flammes. La monarchie cléricale se déchaîne alors contre les anarchistes, et le pédagogue libertaire Francisco Ferrer, victime d'une machination, sera fusillé le 13 octobre, après avoir été désigné comme responsable de ces événements.

une barricade durant la semaine tragique

Evénements de Barcelone: juillet 1909.
Une barricade rue S.Agustin Viejo (carte postale)
Voir la galerie de photos

via www.ephemanar.net

Il y a cent ans éclataient les événements de la Semaine tragique de Barcelone

MARDI, 4 AOûT, 2009 Charles Heimberg

«A bas la guerre!» titrent les journaux progressistes et s'exclament les ouvriers espagnols au lendemain du 11 juillet 1909, après la proclamation de la mobilisation forcée de 40 000 soldats supplémentaires pour aller renforcer des troupes espagnoles en déroute dans le protectorat marocain du Rif. Cette décision est prise par le roi Alphonse XIII et le gouvernement ultra-conservateur d'Antonio Maurin après la mort de six ouvriers espagnols attaqués par des résistants rifains sur le chantier d'un chemin de fer pour l'exploitation minière.
La protestation contre ce nouvel envoi de troupes retentit dans tout le pays, mais elle est plus forte encore qu'ailleurs à Barcelone et alentour, non seulement parce que la ville catalane est bouillonnante, mais surtout parce qu'elle est le principal lieu d'embarquement des soldats pour les côtes marocaines de la région de Melilla.

Les deux dimensions de la révolte

La révolte qui gronde en ce mois de juillet 1909 dans les quartiers populaires de Barcelone, outre la fracture sociale, se caractérise principalement par deux motivations: l'antimilitarisme et l'anticléricalisme.

Le refus de la guerre exprime non seulement la contestation d'une intervention armée illégitime et inacceptable, mais aussi et surtout l'injustice d'un recrutement de classe dont les milieux ouvriers ne parviennent pas à s'exempter avec leurs maigres revenus. C'est un sacrifice de trop qui est demandé aux plus démunis. Les ambitions de l'Espagne au Maroc sont anachroniques et marquées par la nostalgie d'un empire perdu, typiques d'un régime qui vit mal son déclin et qui est sourd aux réalités de son temps. En outre, en pleine protestation, les ouvriers apprennent la mort dans le Rif de plusieurs centaines de réservistes espagnols, pris au piège dans le Ravin du Loup. C'est ainsi un véritable carnage qui est annoncé à ceux qui doivent encore partir.

Quant à l'anticléricalisme, sa virulence mérite quelques explications. Il y a bien sûr la contestation d'un symbole, un pouvoir clérical tout-puissant, seul détenteur de l'éducation officielle, activement impliqué dans tous les rouages de l'appareil d'Etat et de l'expression de sa pensée dominante. Mais en incendiant des couvents, des ouvrières s'en prennent en même temps à des lieux de production à bon marché qui leur font concurrence et les privent d'une possibilité de gagner leur vie. En outre, la compassion ouvertement exprimée par l'Eglise à l'égard des soldats mobilisés et de leurs familles, en fort contraste avec l'indifférence qu'elle manifeste généralement envers la population ouvrière et ses souffrances, est fortement ressentie, à juste titre, comme un soutien à cette guerre maudite et comme un nouvel élément d'une propagande permanente contre les intérêts ouvriers.

La mémoire collective dominante de la Semaine tragique insiste beaucoup sur la destruction des couvents et des églises, parmi d'autres bâtiments représentatifs du pouvoir en place à cette époque1. Elle met l'accent sur des profanations de tombes qui relèvent d'une violence anticléricale observée à d'autres occasions, et latente au cours de l'histoire de l'Etat espagnol. Toutefois, en considérant cette violence sur une plus longue durée, compte tenu du rôle politique et idéologique joué par l'Eglise espagnole, il est intéressant de mettre en évidence ce qu'écrit en 1936 un prêtre, poète et écrivain catalan, Carles Cardò, alors que le clergé catholique bénit la «croisade» de Franco: «Les anarchistes en Espagne brûlèrent les églises; les catholiques ont brûlé l'Eglise 2.»

Cela dit, les événements de la Semaine tragique de Barcelone ne se réduisent pas, loin de là, aux seules violences anticléricales.

Des réseaux de solidarité

Après l'annonce de la mobilisation de nouveaux soldats, les ouvriers catalans anticipent une grève générale qui était apparemment en préparation sur le plan national pour début août3. Le 26 juillet, un arrêt du travail est décrété à Barcelone par la fédération catalane des syndicats, Solidaridad obrera. Le mouvement est très largement suivi, assez spontané et mal contrôlé par les organisations ouvrières. Mais il tourne à l'insurrection une fois diffusées les nouvelles des pertes subies par les Espagnols dans le Rif. Dans l'espace public, il s'en prend tout d'abord aux symboles les plus visibles de l'activité urbaine, les tramways et les journaux, mais aussi les lignes de chemin de fer par lesquelles arrivent les troupes militaires envoyées par le pouvoir pour mater la révolte. Alors que des incendies s'allument sur tout le territoire urbain, de nombreuses barricades sont érigées dans les quartiers ouvriers.

Il s'agit ici, nous dit l'historienne Dolors Marín, d'un «prolétariat habitué à occuper les rues, à les défendre, à échapper subrepticement à la police et à se montrer prudent. Et surtout, c'est un prolétariat capable de créer des réseaux de solidarité, d'évasion, d'échanges d'armes ou de propagande. L'état de clandestinité forçait cette classe populaire à organiser un mouvement ouvrier qui, loin de toute inaction léthargique, était rendu vif et dynamique par la misère même à laquelle il était condamné4 ». Les foyers de l'agitation sont ainsi insaisissables pour le pouvoir. En outre, avec ce mode de sociabilité et d'organisation, les femmes jouent un rôle actif et visible qui est souligné par les observateurs.

La ville de Barcelone est rapidement militarisée, ce qui provoque la démission de son gouverneur civil, Ángel Ossorio y Gallardo. Mais la révolte se poursuit, avec une certaine confusion et sans objectifs clairs. Pendant trois jours, du 27 au 29 juillet, les échauffourées sont nombreuses, des fumées s'observent un peu partout et des fusillades ne cessent de retentir. Cependant, le mouvement insurrectionnel de la capitale catalane demeure isolé du reste du pays; et il s'estompe petit à petit entre les 30 et 31 juillet. L'armée et la garde civile reprennent ainsi assez vite le contrôle de la situation. Vient alors l'heure du bilan d'une vaste mobilisation qui ne s'est pas développée seulement à Barcelone, mais également dans plusieurs autres cités catalanes; et qui est surtout le bilan d'une répression sans merci.

Un bilan amer

La Semaine tragique aura fait trois morts parmi les prêtres, trois morts et 27 blessés au sein des forces de l'ordre. Mais le bilan, moins précis, des victimes au sein de la population et des insurgés est bien plus lourd: plus de 75 victimes, peut-être près d'une centaine. Par ailleurs, quelque 80 édifices religieux ont été détruits, à peu près la moitié de ceux qui sont établis dans la ville. La répression est dure et arbitraire. Les estimations des historiens portent à plus de 2500 le nombre de personnes arrêtées, dont 1725 sont soumises à un procès et plusieurs dizaines condamnées à des peines de prison ferme, y compris à perpétuité. Enfin, les tribunaux militaires vont rendre exécutoires cinq sentences de mort.

A cette répression féroce s'ajoute encore l'exil de nombreux manifestants ayant fui prudemment leurs quartiers avant d'être les victimes d'un pouvoir vengeur. En outre, tous les journaux de gauche et de nombreux centres éducatifs et culturels sont fermés. Le poète Joan Maragall revendique un pardon qui soit en même temps une reconnaissance d'un malaise que la société catalane ferait bien d'affronter avec lucidité, mais il n'est pas entendu.

Un mouvement social désorganisé

Un autre aspect de cette Semaine tragique concerne un mouvement ouvrier qui n'a pas su se profiler à la tête de cette insurrection pour lui assurer un minimum de cohérence et une possibilité de débouché politique; et dont beaucoup de travailleurs vont se distancier, pour quelque temps au moins. Il est vrai que les organisations ouvrières de l'époque sont encore en pleine gestation, marquées par de fortes divisions entre anarchistes, radicaux et socialistes.

Très active en juillet 1909, la fédération Solidaridad obrera devient plus tard la Confédération Nationale du Travail, la bien connue CNT anarchosyndicaliste. Elle a joué un rôle important dans la mobilisation. Mais pendant la Semaine tragique, la mouvance progressiste est hétéroclite et le parti radical d'Alejandro Lerroux encore influent dans le monde ouvrier. Or, l'ambiguïté de son attitude est très grande, oscillant par exemple entre un soutien prudent à la protestation sociale non violente et des proclamations anticléricales péremptoires; puis plus tard entre un silence complaisant, voire une certaine complicité, concernant les mises en accusation des justiciables de la Semaine tragique et la revendication ultérieure d'avoir participé à un mouvement glorieux. Cette ambiguïté est tellement évidente que la Ligue des droits de l'homme doit même se résoudre à expulser Alejandro Lerroux de ses rangs.

Un écho international

Les événements de Barcelone et leurs conséquences ont eu davantage d'écho encore au niveau international avec le martyre du pédagogue libertaire Francisco Ferrer y Guardia, le plus connu des cinq fusillés qui ont suivi la Semaine tragique, un bouc émissaire exécuté dans les fossés de Montjuich le 13 octobre 1909, après un procès arbitraire et scandaleux. Nous y reviendrons5. Ce déchaînement de la répression débouche par ailleurs sur la chute du gouvernement de Maura; et sur des victoires électorales progressistes en Catalogne. Mais les plaies de cette répression resteront longtemps ouvertes pour le mouvement ouvrier catalan, pour ses nombreux exilés, pour les proches de ses victimes et pour une population de subalternes profondément traumatisée. I

* Historien

1 Une exposition virtuelle présentée actuellement sur internet par la Municipalité de Barcelone en témoigne à sa manière. Elle propose par exemple une carte des bâtiments religieux incendiés. Voir www.bcn.cat/setmanatragica/.

2Cité par José Bergamin, Terrorisme et persécution religieuse en Espagne. 1936-1939, Paris-Tel Aviv, Éditions de l'éclat, 2007 (édition originale 1941), p. 37.

3Sur le déroulement des faits, voir Jordi Barrachina, «Chronique de la 'Semaine tragique', in Alejandro Sánchez (dir.), Barcelone 1888-1929. Modernistes, anarchistes, noucentistes ou la création fiévreuse d'une nation catalane, Paris, Autrement, 1992, pp. 89-99.

4Dolors Marín, La Semana trágica. Barcelona en llamas, la revuelta popolar y la Escuela Moderna, Madrid, La Esfera de los Libros, 2009, p. 264.

5Une soirée de conférences est d'ores et déjà prévue par l'Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier (AÉHMO) et le Théâtre Saint-Gervais de Genève le 13 octobre prochain.

piqué au tas sur www.lecourrier.ch

 

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