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03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

20:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bernard S. "connaisseur" : Mort de Ben Laden , ça risque d'être pire qu'avant ...

http://www.manga-sanctuary.com/couvertures/big/un-de-perdu-dix-de-retrouves-livreillustre-volume-1-simple-46200.jpg

Directeur central du renseignement intérieur depuis le 2 juillet 2008, Bernard Squarcini, après avoir été préfet de police à Marseille, est aussi l'un des meilleurs connaisseurs du terrorisme multiforme en France. Il a accepté de répondre aux questions de La Provence.

- Comment la situation va désormais évoluer après la mort de Ben Laden selon vous ?
Bernard Squarcini : Ça risque d'être pire qu'avant. Ben Laden était un symbole des attentats du 11 septembre 2001, mais il n'intéresse plus personne. Il était considéré comme un vieux papi. Mais il a laissé derrière lui des lieutenants, des sous-directeurs, des gens qu'il a formés. Au Caucase, en Indonésie, en Chine et ailleurs. La suite continue. Cela peut contribuer à radicaliser certaines individualités. La mort de Ben Laden est assurément un beau coup pour les Américains, mais cela va rehausser la menace d'un cran. Il faut rester très attentifs. Ce n'est pas bon en termes de sécurité. Il a laissé des petits...

-… Vous étiez au courant de l'opération commando menée par les Américains ?
B.S. : Non, c'était une opération américaine et exclusivement américaine. Nous n'étions pas au courant.

- La mort de Ben Laden risque-t-elle, selon vous, d'aggraver la situation des otages français enlevés au Niger et actuellement détenus au Mali ?
B.S. : Si la France quitte l'Afghanistan, ils sont libérés tout de suite. C'est clair et net.

- Et celle des journalistes français otages en Afghanistan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ?
B.S. : Pour eux, la situation est différente. C'est une autre planète. Ce sont des gens du cru qui les détiennent. Il faut arriver à trouver ceux qui siègent dans les conseils tribaux. C'est presque comme mener des négociations dans des assemblées de copropriété...
…
- Comment analysez-vous le risque pour la France et dans une ville comme Marseille ?
B.S. : La menace se relève de plus en plus. Il faut être vigilant et inquiet.
Il faut désormais surveiller tous les intérêts français au Sahel. Ce n'est pas bon pour nos ambassades, ce n'est pas bon pour les vols d'Air France. C'est ce que je disais dès le mois de septembre et d'octobre. Il faut faire du renseignement accru. On est sur des filières, on est sur des réseaux. On va accroître l'acquisition du renseignement opérationnel. On est d'ailleurs actuellement en mission au Maroc. Il faut surveiller le consulat américain à Marseille. Marseille est une ville portuaire. C'est important. Il faut faire preuve d'une vigilance importante.

piqué au tas sur laprovence;fr - 03/05/2011

20:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/02/2011

L’aspiration démocratique, cauchemar d’Al-Qaïda

Les soulèvements populaires pacifiques dans le monde arabe, leur succès en Tunisie et leurs éventuelles victoires ailleurs sont déjà des revers et pourraient être des catastrophes pour Al-Qaïda et les mouvements jihadistes, estiment des spécialistes.

Ils contredisent en effet leur credo selon lequel seuls la violence, le jihad et la lutte armée peuvent venir à bout de ce qu’ils considèrent comme des régimes impies, soutenus par l’Occident et oppresseurs de leurs peuples.

Ce qui se passe en Egypte “dément toute la théorie du recours à la violence” assure, depuis la place Tahrir au Caire où elle est venue observer la situation, Maha Azzam, du programme “Moyen-Orient” de centre de réflexion londonien Chatham House.

“Tous les groupes en Egypte, y compris les Frères Musulmans, réclament une transition démocratique du pouvoir. Ils condamnent tous la violence politique. S’ils y parviennent et si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux”, affirme-t-elle.

Al-Qaïda, dont le co-fondateur aux côtés d’Oussama ben Laden est l’Egyptien Ayman Al-Zawahiri, a de longue date condamné la participation aux élections et à toute forme de vie politique.

Les Frères musulmans, sous l‘étiquette “indépendants” qui ne trompait personne, ont présenté des candidats aux législatives de novembre en Egypte et ont condamné les assassinats, les attentats et la violence aveugle.

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l’islamisme radical à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHHESS), “les groupes jihadistes sont à la croisée des chemins: si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses”.

“Si c’est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes jihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours”, ajoute-t-il. “D’ailleurs, face à l’effervescence actuelle, il faut remarquer qu’ils sont étrangement silencieux. Ils sont sans doute embarrassés. Il va falloir que ben Laden ou mieux l’Egyptien Al-Zawahiri s’expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance”.

Un silence que remarque également Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l’Université Columbia: “Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe”.

“Elle est d’ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d’actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse”, dit-il.

Il faut remarquer que “les manifestants ne prennent pas des risques physiques incontestables pour demander ‘l’Etat islamique’ ou l‘établissement d’un ‘califat’, mais pour exiger la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir, tous concepts absents de la vision d’Al-Qaïda”, ajoute M. Filiu.

Le danger d’une coupure avec les peuples de la région et d’une marginalisation a été senti par un cyber-prédicateur radical, Abou Moundhir al-Shanqiti, qui écrivait le 31 janvier sur un forum jihadiste: “Ce serait une dangereuse erreur pour les jihadistes de s‘éloigner des peuples”.

“Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d’eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement jihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin”, écrivait-il, dans une contribution traduite par l’institut américain de surveillance des sites islamistes SITE.

En revanche, soulignent les trois experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d’Etat militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l’islamisme radical.

piqué au tas sur euronews.fr - 06/02/2011

 

Les "révolutions" arabes nuisent-elles à Al-Qaïda ?

D’après plusieurs experts, les soulèvements populaires que connaissent la Tunisie, l’Égypte ou encore le Yémen et la Jordanie, pourraient être catastrophiques pour Al-Qaïda et les autres mouvements djihadistes, en montrant qu'une autre voie que la violence peut faire tomber des régimes autoritaires pro-occidentaux.

« Ce serait une dangereuse erreur pour les djihadistes de s'éloigner des peuples. Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d'eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement djihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin. »

Cette réflexion, postée par le cyber-prédicateur radical  Abou Moundhir al-Shanqiti le 31 janvier sur un forum djihadiste (et traduite par SITE, l’institut américain de surveillance des sites islamistes), semble témoigner de la crainte de marginalisation des djihadistes après le début des soulèvements populaires et pacifiques dans le monde arabe.

Silence gêné

Car le mouvement djihadiste (comme, sur ce point, de nombreux gouvernements occidentaux) semble n’avoir rien vu venir et est largement dépassé par les manifestations en Tunisie, Égypte, Jordanie ou encore au Yémen.

« Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe », remarque Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l'Université Columbia. « Elle est d'ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d'actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse. »

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l'islamisme radical à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS, France), « les groupes djihadistes sont à la croisée des chemins : si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses ».

« Si c'est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes djihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours », ajoute-t-il.

Les leaders d’Al-Qaïda sont « sans doute embarrassés, estime-t-il encore. Il va falloir que Ben Laden ou mieux l'Égyptien Al-Zawahiri s'expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance ».

Islamisme non-violent

Surtout, les mots d’ordres des manifestants (la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir) sont très éloignés des revendications d’Al-Qaïda.

Les Frères musulmans, qui viennent de réintégrer le jeu politique égyptien, avaient quant à eux su se couler dans le mouvement et ses revendications.

Ils « condamnent tous la violence politique, rappelle Maha Azzam, du programme "Moyen-Orient" du centre de réflexion londonien Chatham House. [...] Si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux », affirme-t-elle.

En revanche, soulignent ces experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d'État militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l'islamisme radical. (avec AFP)

piqué au tas sur www.jeuneafrique.com - 07/02/2011

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/09/2009

"C'est quand l'eau est trouble que la pêche est meilleure" proverbe Pachtoun

 

extrait de "les ratés d'une traque"

 

20:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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