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25/01/2011

Les aléas des marchands de sécurité

Thales veut réaliser des acquisitions ciblées

Luc Vigneron, président de Thales, souhaite «maintenir un équilibre» entre les activités défense et civiles.

Sur le front des commandes, 2010 aura été meilleure que prévu pour Thales. «Après une année exceptionnelle en 2009 qui avait notamment bénéficié des plans de relance, nous nous attendions à enregistrer nettement moins de commandes. Au final, 2010 a été bien meilleure que ce qui était attendu », assure Luc Vigneron, président du groupe technologique français depuis dix neuf mois, dans un entretien au Figaro. Au 3ème trimestre, les prises de commandes étaient en retrait de 15 %. Parallèlement, «les succès à l’export dans les domaines de la signalisation ferroviaire, du contrôle aérien et plus encore dans le domaine spatial avec notamment le grand contrat signé avec l’américain Iridium ont permis de compenser la baisse des commandes en France», poursuit le président. Fin septembre, l’activité en France qui emploie 34.000 personnes, soit la moitié des effectifs mondiaux, et représente 50 % du chiffre d’affaires consolidé, était en retrait de 20 %.

En Europe, malgré la reprise des marchés civils, le groupe traverse une période d’incertitude. «En 2010, la crise budgétaire laisse présager un environnement durablement plus difficile pour les marchés de défense», note Luc Vigneron. La défense représente la moitié de l’activité de Thales. «Le marché de la défense est devenu bipolaire avec en Europe une pression sur les budgets et, cela, durablement. A contrario, les marchés émergents se développent et veulent acquérir les attributs de souveraineté associés à leur nouvelle richesse économique», développe-t-il. Dans ce nouveau monde, «le modèle de l’exportation directe s’étiole progressivement devant la volonté politique de pays qui veulent faire émerger leur industrie nationale à travers des transferts de technologie et des partenariats», ajoute Luc Vigneron.

Face à cette nouvelle donne, Thales doit se réorganiser car «la stratégie de métiers menée jusqu’à mon arrivée était bonne mais l’organisation mal adaptée», résume Luc Vigneron. Le groupe doit être plus proche de ses clients. «Il n’y a plus qu’un seul responsable par client auquel il pourra vendre tous les produits du groupe: défense, sécurité, aéronautique, transport et espace », déclare Luc Vigneron. Le groupe sera amené à produire dans les pays où il vend et à créer des sociétés communes avec des partenaires locaux. «Il est possible de conserver 34.000 emplois en France si nous changeons de braquet en matière d’innovation, martèle le président. Notre compétitivité n’est pas tant dans les coûts de production que dans les coûts de recherche et développement»

Cessions à la marge

Il veut aussi réaliser des économies d’échelle, par exemple en matière d’achats. «11 % seulement des achats sont mutualisés. C’est peu. Nous regardons comment aller plus loin» souligne Luc Vigneron. Cette année sera également marquée par des mesures sociales: Thales envisage de supprimer jusqu’à 1 500 postes dans les sites français. «Les départs se feront tous sur la base du volontariat», précise-t-il. L’ensemble de ces mesures s’inscrivent dans le plan de compétitivité, baptisé Probasis, qui prévoit 1,3 milliard d’économies d’ici à 2013. Et qui pourrait être durci.

Cette stratégie doit permettre au groupe de passer de 13 milliards à 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires en dix ans soit une croissance moyenne de 4 % par an. Le groupe compte sur ses propres forces et aussi des acquisitions. «Nous souhaitons réaliser des opérations qui viennent compléter nos technologies et notre implantation géographique. C’est ce qu’illustre, par exemple, notre récent rachat du français Ceso, spécialiste de l’observation spatiale, ou encore de l’américain AAC, spécialiste des sonars, explique-t-il. Toutefois, nous n’excluons pas à priori une plus grosse opération. Tout est une question d’opportunité».

Par exemple, si l’Etat décidait de sortir de Nexter, le fabricant de blindés et d’armements terrestres, le groupe «ne pourrait s’en désintéresser». Avec Sagem, les deux sociétés sont partenaires dans le cadre du programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre française.

A contrario, le président ne veut pas céder des pans entiers d’activités. Certains analystes financiers estiment que Thales devrait vendre des activités notamment la signalisation ferroviaire, représentant au total 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. « Nous ne la vendrons pas. C’est une activité rentable et en croissance avec laquelle Thales est numéro deux mondial. Si nous réalisons des cessions, ce sera à la marge, affirme le président qui veut «maintenir un équilibre entre le civil et la défense».

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piqué au tas sur le figaro.fr - 24/01/2011

11:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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