Avertir le modérateur

16/06/2011

Le Conseil de l'Europe s'inquiète de la banalisation du racisme

les photos ne font pas partie de l'article original

http://3.bp.blogspot.com/-r0OYcYjZy7E/TZbMFaziUBI/AAAAAAAAAKY/i2MQOpiXjds/s1600/formes_syntaxiques_du_poison.jpg

Une commission du Conseil de l'Europe s'inquiète, dans un rapport publié ce jeudi à Strasbourg, de la banalisation du racisme et de l'intolérance au sein des 47 Etats membres.

«Le racisme et l'intolérance ne sont aujourd'hui plus des phénomènes marginaux, comme en témoignent les succès électoraux des partis d'extrême droite dans un certain nombre d'Etats membres», souligne l'Ecri, Commission européenne contre le racisme et l'intolérance, dans son bilan d'activité 2010.

besson_bon-912d6.jpg

«Arguments xénophobes et antimusulmans»

Ce groupe d'experts cite également «les référendums sur les non ressortissants et les minorités religieuses, dont la tenue régulière et les résultats sont inquiétants, ainsi que le recours croissant des principaux responsables politiques à des arguments xénophobes et antimusulmans».

L'Ecri dénonce l'hostilité croissante à l'égard des Roms et des demandeurs d'asile, perçus comme des «concurrents» sur le marché du travail et vis-à-vis des prestations sociales, dans un contexte de crise économique.

http://probe.20minutes-blogs.fr/media/02/00/437503677.jpg

Les gouvernements invités à «promouvoir les contacts»

Il souligne la «persistance» des préjugés à l'égard des musulmans qui «se traduit inévitablement par une importante discrimination dans la vie quotidienne et dans les rapports avec les autorités».

Evoquant le débat sur le multiculturalisme, qualifié d'échec par Angela Merkel en Allemagne, David Cameron au Royaume-Uni et Nicolas Sarkozy en France, l'Ecri ne tranche pas entre tenants du respect des différences et partisans de l'assimilation mais rappelle quelques règles.

Pour «éviter l'émergence de sociétés parallèles causée par l'exclusion ou l'auto-isolement», les gouvernements devraient «promouvoir les contacts, le dialogue et la coopération interculturels», en respectant «strictement» les principes de non-discrimination et de tolérance, «dans la sphère tant publique que privée».

Avec Reuters
piqué au tas sur www.20minutes.fr

20:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/02/2011

Les frontières floues du Partenariat Public-Privé et la vidéosurveillance...

la suite de : La France adopte la vidéosurveillance

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Nommé délégué interministériel à la sécurité privée, le 26 septembre dernier, par décret du président de la République paru au Journal officiel - fonction créée au début du mois de septembre par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l‘Intérieur, Brice Hortefeux- Jean-Louis Blanchou a désormais la charge de coordonner les missions, le travail et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d’aéroports ou de grands magasins.

 

 

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Ainsi, le Préfet devra t-il “définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d’un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités”, dont celui de l’Intérieur.
Rappelons que cette fonction de délégué interministériel était l’une des quarante propositions faites par l’Inspection générale de l’administration, chargée d’une étude sur ce secteur d’activité dans un rapport transmis mi-juin 2010 au ministre Brice Hortefeux.

En matière de sécurité privée, il s’agit pour le Préfet, d’aider un secteur de la sécurité privée “modernisé, fiable et rentable, à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays”.




Les objectifs de 2011 ?
Mettre en place le CNAPS - structure de police administrative, de contrôle et de discipline- afin qu’il soit opérationnel début 2012 et engager la création d’un comité consultatif de la sécurité privée comprenant l’ensemble des parties prenantes de ce secteur. Ce comité réfléchira à ses évolutions futures et aux moyens à mettre en œuvre pour les anticiper et les accompagner. Jean-Louis Blanchou devra également engager des réflexions sur la formation, sur les passerelles à établir entre le secteur public (Police Nationale, Gendarmerie) et la sécurité privée, ne pas négliger les aspects européens…

Et pour mener à bien toutes ces actions, trois chargés de mission viennent de rejoindre le Préfet : François Dégez, Colonel de gendarmerie, jusqu’alors Sous-directeur des systèmes d'information à la DGGN,  Véronique Lefaure, Commissaire divisionnaire, Chef de la division enquêtes, documentation et systèmes d’information depuis 2008 à la Direction centrale de la sécurité publique,  Cédric Paulin, Chercheur, Chargé de mission à la Direction de la Prospective et de la Planification de la Sécurité Nationale (DPPSN), depuis 2010.
Jean-Louis Blanchou attend 2 autres collaborateurs, “ un de profil administratif et un de profil juriste pour compléter l'équipe de la DISP ”, très prochainement...


Quant au Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéoprotection dont il est responsable, le délégué interministériel à la sécurité privée souhaite “soutenir la dynamique qui s’est mise en place courant 2010, encourager les initiatives et aider les porteurs de projets à les réaliser dans les meilleures conditions opérationnelles, économiques et techniques possibles”.
Et là aussi l’équipe s’étoffe : “ Outre Elisabeth Sellos-Cartel, M. Thiebault, Capitaine de police, vient de nous rejoindre voici une semaine et M. Viot , Commandant de gendarmerie, est attendu pour le 1er mars”, annonce le Préfet.

Vendredi 11 Février 2011 - Virginie CADIEU

 

piqué au tas sur www.videosurveillance-infos.com - 11/02/2011

 

09:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

17/09/2010

Terrorisme : Brice renforce "la menace"

SÉCURITÉ INTÉRIEURE

Hortefeux : "La vigilance est renforcée face à la menace terroriste"

Source Reuters

Hortefeux : "La vigilance est renforcée face à la menace terroriste"

Le dispositif actuel de sécurité destiné à prévenir les menaces ou à réagir face aux actions terroristes est au niveau rouge © AFP PHOTO / MARTIN BUREAU

piqué sur lepoint.fr - 16/09/2010

 

Hortefeux: menace terroriste «renforcée» contre la France

Dès mardi après-midi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est rendu au pied de la tour Eiffel
Dès mardi après-midi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est rendu au pied de la tour Eiffel Crédits photo : AFP

Nicolas Sarkozy a convoqué jeudi soir un conseil restreint de défense et de sécurité à l'Élysée.

piqué sur lefigaro.fr - 16/09/2010

Hortefeux: "Menace renforcée ces dernières heures"


Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, le 16 septembre 2010 sous la tour Eiffel à Paris

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a affirmé à la presse jeudi en milieu d'après-midi à Paris que la "menace s'est réellement renforcée ces derniers jours et ces dernières heures".

M. Hortefeux visitait le dispositif de sécurité déployé sous la Tour Eiffel visée mardi soir par une alerte à la bombe qui s'est révélée sans objet. "Il y a un faisceau d'indices ces derniers jours et ces dernières heures qui fait que la menace est réellement renforcée". "Cela suppose une vigilance renforcée", a dit le ministre.

piqué sur voila.fr - 16/09/2010

 

 

duck-you-sucker.jpg

Planque toi, connard !

15:00 | Lien permanent | Commentaires (1) |

02/09/2010

Brice "Wallace" Hortefeux remodèle la sécurité intérieure

Hortefeux « remodèle » le ministère de l'Intérieur

A l'heure des réductions de coût et de la rationalisation des services de l'Etat, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, fait figure de bon élève. Il a annoncé hier la création de nouvelles directions issues de la fusion de plusieurs services. Une nouvelle direction « de la prospective et de la planification de la sécurité nationale » réunira deux anciennes directions dévolues à ces tâches. Même chose pour la nouvelle direction « des ressources et des compétences de la police », fusion des anciennes directions de l'administration et de la formation des policiers. Deux nouveaux services communs à la police et à la gendarmerie ont également été créés, dont la direction de la coopération internationale chargée « de mettre en oeuvre la politique internationale de la France en matière de sécurité intérieure ». Elle sera dirigée par Emile Pérez, un haut fonctionnaire policier qui était jusqu'à présent le chef du Service central de coopération internationale de police (SCTIP).

Les Echos

piqué au tas sur www.lesechos.fr - 02/09/2010

 

The-Wrong-Brice.jpg

18:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/08/2010

Brice "Super Surfeur" Hortefeux, après le sommet de l'intégration à Vichy, le retour des "Brigades spéciales"...bientôt la BS2 !

 

« Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » (Brice Hortefeux)

 

http://anarchie23.a.n.pic.centerblog.net/ffoytrrk.jpg

Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [1] consacré à « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».

« Conscient de l’importance du sujet de l’intégration, il a déclaré qu’il organisera, les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007. »

« On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville, a-t-il déclaré au Figaro. Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain. »(La Montagne - 21 septembre 2008)

 

 

Hortefeux: des "Brigades spéciales" de sinistre mémoire

Le terme désignait sous l'Occupation, les unités chargées de traquer "l'ennemi intérieur".

"Brigades spéciales de terrain". En annonçant une "nouvelle génération" d'unité de police, à Toulon (Var), le 17 août, Brice Hortefeux est sans doute allé un peu vite, oubliant le poids de l'histoire. "Ce nom n'est pas anodin", a dit le ministre de l'Intérieur, en faisant référence à leur mission d'intervention dans les quartiers sensibles.

Pourtant, les "brigades spéciales" sont de sinistre mémoire dans la police. Sous l'Occupation, à Paris, les "BS" étaient en effet chargées de traquer "l'ennemi intérieur", juifs et résistants en tête (1). Certains responsables policiers commencent à s'inquiéter de cette appellation. Surtout à l'heure où le gouvernement s'engage dans une surenchère sécuritaire.

(1) Policiers français sous l'Occupation, d'après les archives de l'épuration, par Jean-Marc Berlière, avec la collaboration de Laurent Chabrun, Ed. Perrin.

piqué sur l'Express.fr - 19/08/2010

 

La police, de Vichy à l'épuration

L'enquête de Jean-Marc Berlière et de Laurent Chabrun, portrait vérité des gardiens de la paix sous l'Occupation, vient de recevoir le prix Derogy

Jean-Marc Berlière est un récidiviste. Biographe du préfet Lépine, analyste rigoureux, en 1996, du Monde des polices en France (Complexe), qui reste la meilleure approche historique du sujet, il nous livre aujourd'hui, avec la collaboration de Laurent Chabrun (journaliste à L'Express), son regard sur... Sur quoi exactement? Moins sur les policiers français sous l'Occupation, comme le suggère le titre de l'ouvrage, que sur des policiers, placés dans la double contrainte de l'obéissance à Vichy et de la collaboration avec l'occupant nazi. Nourri d'archives (mais sans fétichisme: le lecteur aura tout intérêt à commencer le livre par les réflexions des pages 76-77, qui tordent le cou à «l'effet scoop» si recherché de nos jours), l'ouvrage se présente en effet comme une impressionnante galerie de portraits, depuis le gardien de la paix chargé, dans les brigades spéciales de sinistre mémoire, de la répression des résistants, jusqu'au directeur qui, sans jamais se salir les mains, organise le fichage des juifs parisiens et leur détention à Drancy.

Mais le livre est aussi, et peut-être d'abord, une passionnante analyse de l'épuration, de ses mécanismes, de ses enjeux, de ses temporalités. Les auteurs s'y livrent à une décapante relecture du véritable dictionnaire des idées reçues qui s'est aujourd'hui constitué sur le sujet. Il doit être désormais acquis que l'épuration a été un phénomène de grande ampleur, qui s'étale sur une longue durée, et que le lampiste n'a pas payé pour le haut gradé: à la fin de 1945, nous rappelle Berlière, le pourcentage de fonctionnaires de police révoqués en province s'élève à 2,7% pour les gardiens de la paix, contre 37% au sommet de la hiérarchie.

De cette visite, intelligemment guidée, des années 40 de la police française, le lecteur sera tenté de faire une pièce, particulièrement sombre, à ajouter au volumineux dossier de l'introspection collective rétrospective sur Vichy; comme l'y incitent les auteurs, sans doute devrait-il aussi en déduire quelques réflexions sur la question, pas totalement périmée de nos jours, de l'obéissance à l'ordre inique.

Les Policiers français sous l'Occupation, par Jean-Marc Berlière et Laurent Chabrun. Perrin, 390 p., 135,13 F (20,60 euros).

piqué sur l'Express.fr - Baruch Marc-Olivier - 08/11/2001

 

 

« Mardi 16 novembre 1943, la Brigade Spéciale, après quatre mois de filature, décide de frapper en commençant par Epstein et Manouchian. Ce dernier est attendu devant son domicile clandestin par le commissaire Barrachin, chef de la Brigade Spéciale n°2 des Renseignements Généraux. Manouchian est pris en filature. Il prend le train à la gare de Lyon et descend à Evry-petit-Bourg. A la sortie de la gare, il aperçoit Epstein qui se met à marcher en direction de la Seine. Il le suit à une cinquantaine de mètres. Epstein, qui s’est déjà retourné à plusieurs reprises, convaincu d’être filé, descend vers la berge, très grasse et détrempée, et accélère le pas. Manouchian, qui s’est sans doute aussi aperçu de la filature, hésite puis continue son chemin. Poursuivi par deux inspecteurs et le commissaire Barrachin, échelonnés tous les quatre-vingts mètres environ, Epstein conserve son avance et arrive dans une allée au sol plus dur. Se retournant, il aperçoit trois policiers et se met à courir. L’inspecteur Chouffot tire à plusieurs reprises avant de le neutraliser. Rejoint par les trois policiers, il leur oppose une très forte résistance. Finalement, menotté dans le dos, il tente à nouveau de s’échapper mais sans succès. De son côté, Manouchian a été rattrapé par deux inspecteurs. Il tient dans la poche droite de son manteau un 6.35 avec une balle dans le canon mais décide de se rendre à la deuxième sommation. Il est 10 heures du matin. »
(d’ après le rapport de police – Archives nationales, Z6 82/1260).
Paragraphe extrait de « l’Affiche rouge, une victoire posthume » d’Adam Rayski, DMIH, 1999.

piqué au tas sans demander sur ce blog fort instructif

15:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/07/2010

tout le monde ne peut pas lire le jura libertaire

voir l'image en taille réelle

10:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/07/2010

Brice Hortefeux contre les sites internet

jl.jpg

 

"Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes" (H.B.)

 

http://cwebfrance.free.fr/images/indy_grenoble.jpg

 

"Ah mais ça ne va pas du tout, alors, ils ne correspondent pas du tout au prototype alors. C’est pas du tout ça" (H.B.)

18:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/07/2010

Grenoble City is burning II - De l'établissement d'un ordre public à la pacification sociale

Le_Pacificateur.jpg

DR. Ordre public. ,,Ensemble des institutions et des règles destinées à maintenir dans un pays le bon fonctionnement des services publics, la sécurité et la moralité des rapports entre les particuliers`` (Cap. 1936). Contraire à l'ordre public; troubler l'ordre public. C'est quand l'État est en danger, c'est quand l'ordre public est troublé, qu'il faut demander à la justice et aux lois un appui contre la révolte (Scribe, Bertrand, 1833, iv, 5, p.198). L'ordre public et la sécurité des citoyens ne demandaient que la garantie des possessions; pourquoi la loi a-t-elle créé des propriétés? (Proudhon, Propriété, 1840, p.203). Le maintien de l'ordre public appartient exclusivement à l'autorité française (De Gaulle, Mém. guerre, 1954 p.560).P. méton. Stabilité sociale, respect des institutions en vigueur, de la hiérarchie sociale. Partisan de l'ordre. La France, sous un ordre apparent, est toujours en révolution (Michelet, Journal, 1856, p.309). Comme ils [des sergents de ville] arrêtaient les voitures pour ne laisser passer personne, le jeune homme traversait, sans en avoir besoin, pensant faire plaisir à ces soutiens de l'ordre (Montherl., Bestiaires, 1926, p.395):
11. «Le parti de l'ordre a toujours été le même» dit Renan. C'est l'organisation des maîtres du monde, profitant de l'ordre établi (...). C'est le parti des plus forts, où toutes les puissances sociales se concentrent. Avec la loi pour théorie, avec la force pour ultima ratio, il fera jouer tous les ressorts pour garder la possession d'État.
Clemenceau, Vers réparation, 1899, p.IV.
En partic. Absence de troubles dans la rue. Maintien de l'ordre; maintenir, faire régner l'ordre; forces de l'ordre (v. force I C 2). Il y eut des scènes sanglantes; des barricades se formèrent, et les troupes envoyées pour rétablir l'ordre furent obligées de faire feu (Chateaubr., Mém., t.3, 1848, p.295). [P. allus. hist.] L'ordre règne à Varsovie. Les Prussiens entreront dans Paris et «l'ordre régnera à Varsovie»! (Flaub., Corresp., 1871, p.216):
12. Vous serez consigné quatre jours pour me poser des questions ridicules! Cette petite exécution fit son effet: on n'insista pas davantage, et les hommes, traînant leurs sabots, leurs gamelles au poing et leurs pains sous l'aisselle, s'en allèrent achever leurs repas où ils purent, sur le pied de leurs lits ou sur l'appui des fenêtres. Une fois de plus l'ordre régnait dans Varsovie.
Courteline, Train 8 h 47, 1888, 1re part., VI, p.74.


Action de pacifier; rétablissement de la paix. Depuis la bataille de Platée jusqu'à la pacification générale, il s'écoula trente années (Chateaubr., Essai Révol., t.2, 1797, p.46). Ainsi fut consommée la pacification de la cité, le mariage des deux ordres, l'unité de Rome (Michelet, Hist. romaine, t.1, 1831, p.150):
1. Grâce au progrès de la pacification, au progrès démocratique, au progrès social, on peut maintenant envisager le jour où les hommes et les femmes qui habitent l'Algérie seront en mesure de décider de leur destin, une fois pour toutes, librement, en connaissance de cause.
De Gaulle ds Doc. hist. contemp., 1959, p.217.
HIST. Édits de pacification. ,,Plusieurs édits des rois, qui avaient pour but d'apaiser les troubles de religion, dans le xvie siècle`` (Littré). Le traité conclu avec les révoltés fut accompagné d'un édit qui révoquait tous les édits de pacification accordés jusque là aux calvinistes (Thierry, Tiers État, 1853, p.138).


Contre l’ordre impérial, un ordre public démocratique et universel

La société mondiale est entrée dans une forme d’impérialisme qui n’est pas seulement le fait d’un gouvernement mais d’un système, celui d’un capitalisme financier multinational et intergouvernemental à la fois. Aucune résistance n’est tolérée à l’ordre ainsi imposé. Incapacité après le 11 septembre 2001 à s’opposer à la guerre en Afghanistan, silence de plomb sur la Tchétchénie, mutisme douloureux sur la Palestine, faiblesse de l’opposition à la guerre contre l’Irak par crainte d’apparaître comme favorable au régime en place à Bagdad, telles sont, sur les conflits les plus graves, les victoires de l’ordre impérial qui prend désormais l’humanité en otage et jette les plus déséquilibrés de ses membres dans l’impasse funeste du terrorisme. Sommes-nous condamnés à laisser faire ou obligés à pousser la seule communauté politique encore en état de s’exprimer, à savoir l’Europe, à s’engager dans la compétition militaire pour revenir (mais dans combien de temps et dans quel but ?) à une situation bipolaire ? Non, car il nous reste une arme trop peu utilisée : celle des idées, donc des valeurs qu’elles expriment.

Le peuple vietnamien, le peuple algérien, les peuples d’Afrique sous colonisation portugaise n’ont pas gagné leurs guerres contre l’Occident sur un rapport de forces matérielles favorable, bien au contraire. Ils les ont gagnées par la force d’une idée, celle d’émancipation, et l’irruption d’un changement de la norme juridique, avec l’affirmation du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui a renversé la validité du colonialisme jusqu’alors reconnue.

Monique Chemillier-Gendreau

la suite ici :

Lien

 

Aux Insoumis de la pacification sociale

Il y a de plus en plus d’indésirables dans le monde, d’hommes et de femmes pour qui cette société n’a prévu qu’un rôle, celui de crever. La société ne nous désire qu’ainsi : morts pour le monde ou pour nous-mêmes.

Parce que l’exploitation, l’enfermement, le contrôle, l’isolement ou la domination ne sont pas que des mots, on peut se briser les os courbé sur une machine à coudre, comme derrière une chaîne de montage ; on peut tourner en rond dans une cage en attendant d’être ligoté dans un charter, comme compter les jours en attendant le prochain parloir derrière l’hygiaphone ; on peut aller chercher des mômes à l’école avec l’angoisse de se faire arrêter à la sortie, comme les y abandonner pour regarder tranquillement sa télé ; on peut s’entasser à dix dans une cave, comme on peut se croire chanceux dans une cage à poule ; on peut échapper à la rafle des flics pour retomber dans les filets de la communauté, comme on peut esquiver le contrôle de la BAC pour finir sous la coupe de ses grands frères ; on peut interpeller les petits voleurs en faisant le vigile, comme on peut dénoncer les incendiaires de poubelle de derrière sa fenêtre.

Dans cette guerre sociale sans trêve, ce n’est pas notre misère commune, mais la vigueur avec laquelle nous la combattons, qui nous permettra d’abattre ce système. Si nous nous sentons en l’occurrence solidaires des sans-papiers révoltés, ce n’est pas pour déverser un racket politique de souteneurs et créer un énième sujet politique qui serait vertueux de par sa condition. Et ce n’est pas non plus pour assister une victime en péril, à la façon des charognards humanitaires. Nous ne sommes pas du côté des indésirables, nous en sommes. L’entr’aide et la lutte ne peuvent ainsi se construire entre nous qu’à partir de bases de réciprocité et d’offensive.

Quand on nous vend l’image de la mère de famille élevant seule ses six enfants, de l’honnête ouvrier qui œuvre – pourtant – à la bonne santé de l’économie nationale, de l’enfant séparé de ses parents mais entouré de camarades de classe aimants, voire de l’universitaire reconnu jusque dans son bled, c’est la tactique du scandale qui pointe sa sale gueule de bonne sœur. S’indigner à grand renfort d’affect sur les « bons sans-papiers injustement réprimés », c’est faire comme si l’occupation policière, les rafles, les camps, les expulsions, mais aussi les marchands de sommeil ou de sueur, étaient des « dérives » à rectifier. C’est oublier que c’est aussi une conséquence très démocratique d’un monde qui transforme tout et tous en marchandise.

Des mutinés du vaisseau des morts

La suite ici : Aux insoumis de la pacification sociale

 

La pacification sociale, c'est l'assassinat !

Pourrions-nous encore nous duper ? L’image trompeuse de la paix sociale se tache de sang. Dans lombre de la course habituelle des choses, lordre prédominant exige une vie après lautre. À present, les lois et ses représentants révèlent assez clairement ce qu’ils étaient depuis toujours par essence : des assassins au nom de l’État. Pendant que les gens flânent apathiquement le long des rues commerciales, un homme se fait tuer lors dune tentative de déportation à Zurich. Au milieu des insignifiances quotidiennes, avec lesquelles les médias nous bourrent, en Bochuz (VD) les matons laissent étouffer un détenu rebelle dans sa cellule brûlante. Près du Fribourg les flics tuent un mec de 18 ans, suspecté davoir volé une voiture, par plusieurs coups de feu dans une embuscade. Mais le rythme monotone du monde du travail ne laisse guère le temps pour réfléchir sur de tels événements. Peu de temps après, deux hommes de plus meurent, cette fois dans une prison de Zurich et de Schaffhouse. Chaque mort en prison est un assassinat, parce quelle est provoquée par une violence extérieure qui se pose au-dessus de nous. Et si ce nest pas la matraque dun maton, cest lexistence réduite à quelques mètres carrés. À Pfäffikon se pend un homme de 40 ans, qui était en prison pour vol. Une personne de plus est grièvement blessée par un feu dans sa cellule. À nouveau un réfugié tombe de la soute dun avion.

 

Et tout ça, ce ne sont que les choses, qui ont surpassé les murs et les medias pendant les trois derniers mois ici en Suisse…

 

Les mesures politiques et juridiques avec lesquelles on prétend soccuper de tels «malheurs», ne servent quà maintenir la paix sociale. Pourquoi sengager encore dans cette duperie qui ne fait rien que nous empêcher de transformer la rage en révolte. En révolte contre cette course bien trop habituelle des choses… La prison, cest la torture, là il ny a pas de question. Et la société qui en a besoin ? Qui accepte et justifie de tels assassinats ?

La suite ici : La pacification sociale, c'est l'assassinat !

http://toofik.com/IMG/jpg/pacification.jpg

Pacification 1 Algerie 1954. Huile sur rhodoïde - 25,3/19,1 cm  2007

16:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/07/2010

Brice Hortefeux et les traditions malsaines...

11884394.jpg
Le binôme contre le péril intérieur et extérieur

Hortefeux ne comptabilise plus les voitures incendiées

Carcasses de véhicules brûlées après des incendies de violences urbaines au Blanc Mesnil. (crédits photo Paul Delort pour Le Figaro)

Carcasses de véhicules brûlées après des incendies de violences urbaines au Blanc Mesnil. (crédits photo Paul Delort pour Le Figaro)


Dénonçant une «tradition malsaine», le ministre de l'Intérieur ne veut plus «valoriser ces actes criminels».

Soucieux de «mettre fin à cette tradition malsaine consistant à valoriser, chaque année à la même époque, des actes criminels », Brice Hortefeux a décidé de ne plus communiquer aucun chiffre de voitures brûlées pour la nuit du 13 au 14 juillet. Cette initiative n'est guère une surprise. Dès le 10 décembre dernier, devant un parterre de préfets, le ministre de l'Intérieur avait déploré que «malheureusement, c'est presque devenu une tradition, la nuit de la Saint-Sylvreste donne lieu à un championnat de voitures brûlées, et c'est à celui qui fera le plus parler de lui au journal télévisé du lendemain. Entendez-moi bien: je veux que tous les moyens soient mis en œuvre pour qu'il y en ait le moins possible… »

L'année dernière encore, plus de 40.000 voitures ont été détruites par les flammes. Les motivations incendiaires sont bien identifiées: actes de pyromanie pure, destructions de preuves dans d'obscures affaires criminelles ou encore escroqueries à l'assurance. «La pratique des incendies de voitures est souvent présentée à tort comme une spécificité nationale, rappelle le criminologue Alain Bauer. Ainsi, j'avais établi en 2008 qu'il y avait proportionnellement plus de voitures brûlées en Grande-Bretagne, dans les anciens lands d'Allemagne de l'Est et aux États-Unis qu'en France. On ne peut que féliciter l'initiative de Brice Hortefeux.» «Il fallait stopper cette course effrénée qui n'apporte rien d'autre que des titres de journaux et l'établissement d'un triste hit-parade», insiste un analyste du ministère qui rappelle que «ce phénomène n'existe pas seulement qu'en période de fête, mais toute l'année ».

H_B.jpg
Toute ressemblance avec des personnages existant est nécessairement dépendante de la volonté de l'auteur

«Voyous sans scrupules»

Des consignes ont donc été données aux préfectures afin qu'elles ne diffusent plus sur le nombre d'épaves calcinées retrouvées dans leur département. «Désormais, seul un bilan annuel sera rendu public», a conclu Brice Hortefeux. Passant en revue les effectifs de la Préfecture de police mobilisés dans Paris à la veille de la Saint-Sylvestre, le ministre avait rappelé sans détour: «ceux qui sont les champions des voitures brûlées doivent bien comprendre que les voitures incendiées, ce n'est pas un jeu. C'est un délit puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende ». Dans la nuit de mardi à mercredi, pas moins de 392 personnes ont été interpellées, dont 306 déférées devant la justice, soit un bond de 62% par rapport à l'an dernier. Jusqu'à ce matin, la mobilisation des forces de l'ordre a été maintenue à un niveau élevé, avec 35.000 policiers et gendarmes déployés sur le territoire. Le ministre de l'Intérieur a prévenu: «Je n'accepterai plus que ce moment de fête et de concorde nationale puisse être gâché par le comportement de voyous sans scrupule.»

LIRE AUSSI :

» 1.137 voitures brûlées durant la nuit de la Saint-Sylvestre

» Incendies de voitures : des questions et une polémique

piqué sur Le Figaro.fr - 15/07/2010

 

relire chez UHD

ALAIN BAUER SE PREND POUR SUPER-DUPONT

16:45 | Lien permanent | Commentaires (2) |

03/07/2010

Brice Hortefeux : " Vichy Über Alles ! "

« Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » - La Montagne du 21 septembre 2008

 

Bien entendu les habitants de Vichy ne sont pas responsables de l’installation du gouvernement de Pétain, mais il est difficile de ne pas voir une nouvelle provocation de Brice Hortefeux dans le fait de réunir les ministres européens de l’Immigration sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire à l’égard des étrangers.

Le choix de Vichy n’aurait sans doute pas été contesté si le thème retenu — “ l’intégration ” — n’avait pas évoqué un des aspects les plus condamnables de ce régime.

On comprend le souhait des Vichyssois de dissocier l’image de leur ville du souvenir du régime de Pétain. Mais il y a deux manières bien différentes de “ réhabiliter la ville ” : montrer qu’il n’y avait pas que des notables pétainistes, mais également des résistants courageux dont il faut retracer et honorer le combat, ou bien demander que l’on cesse de parler des crimes du régime de l’Etat français. Les termes qu’il utilise pour dire son « ras-le-bol » laisse penser que Brice Hortefeux a choisi la seconde option et qu’il considère le régime de Vichy comme un “ détail ” dont on n’aurait que trop parlé.


Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [1] consacré à « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».

« Conscient de l’importance du sujet de l’intégration, il a déclaré qu’il organisera, les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007. »

« On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville, a-t-il déclaré au Figaro. Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain. »

Le 19 septembre 2008, à Vichy, en clôture du congrès des cadres de l’ANAEM [2], Brice Hortefeux est revenu sur le sujet, dénonçant « le crétinisme » de certaines associations qui voient là une provocation au passé. « Il faut arrêter avec ces bêtises, arrêter de faire payer à Vichy tous les péchés du monde. » Et il concluait : « Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » [3].

A propos du sommet de l’Intégration prévu à Vichy les 3-4 novembre prochain

par le CVUH, le 18 septembre 2008

« Honnêtement, on en a ras le bol de cette histoire du passé », par ces mots, Brice Hortefeux expliquait le 28 juin dernier lors d’un meeting sur l’Europe sa décision d’organiser un sommet de l’Intégration à Vichy les 3-4 novembre prochain. Il s’agirait d’en finir avec l’opprobre qui pèse sur la ville depuis un demi-siècle. Le débat déjà ancien sur l’amalgame entre le nom d’une ville et la désignation de l’Etat français dirigé par le Maréchal Pétain rebat alors son plein. Une proposition de loi avait d’ailleurs déjà été déposée par le député Gérard Charasse le 26 mars 2003 visant à « substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation “ dictature de Pétain ” » [4].

L’idée est donc claire : la ville souffrant de son involontaire fusion terminologique avec l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France, rebaptiser la période vichyste permettrait de s’alléger de ce lourd fardeau. C’est oublier un peu vite qu’on ne joue pas innocemment avec les mots qui qualifient le passé et que leur réécriture touche immanquablement à la réalité même de ce passé et de sa perception historique. Même si l’on ne peut que comprendre l’irritation ou le malaise des habitants de la ville de Vichy, il faut rappeler que l’on parle couramment, dès l’été 40, dans les journaux de l’époque de « gouvernants » ou « gouvernement » de Vichy tant chez les opposants que chez les Vichystes. La BBC évoque les "hommes de Vichy" dès juin 1940, et ce, jusqu’en 1944. L’expression d’usage, devient donc très vite courante. La formule utilisée par les acteurs de l’époque condense le caractère collectif de ce gouvernement, et, par là même, sa nature officielle. Elle le constitue symboliquement en tant qu’Etat français. En insistant au contraire sur « la dictature de Pétain », on vient substituer une dimension personnalisée à une réalité plurielle : Laval n’était pas Pétain, Darlan n’était pas Laval etc… Ce faisant, on retrouve entre les lignes le discours des tenants de la version gaullienne du régime de Vichy qui partage la France entre traîtres et patriotes et vise à déconnecter ce moment historique de la continuité de l’Etat français. Rappelons au passage que, dans son discours de 1995, Le président Chirac affirmait la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs de France, et qu’aucune lecture sérieuse de cette histoire ne peut prétendre revenir sur ce point. Pourtant, en mai dernier à Ouistreham, Nicolas Sarkozy, dans son discours, réitérait cette vision éculée en affirmant que « la vraie France n’était pas à Vichy », et que «  La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants ».

Dans ce contexte, la décision de Brice Hortefeux ne peut que nous alerter. Que ce ministre, élu de la région Auvergne, se targue d’en attendre un retournement symbolique de l’image de Vichy ne doit pas masquer le cynisme qui consiste à proposer un sommet européen de l’« Intégration » sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire et criminelle à l’égard des étrangers. Les lois antisémites d’Octobre 1940 restent, en outre, une marque indélébile, non de la ville, mais de la prise en charge de l’antisémitisme par l’Etat français replié à Vichy. Mais l’enjeu politique est aussi ailleurs et plane autour de son cri du cœur : « Ras le bol de cette histoire du passé » largement applaudi par l’assistance le jour de sa prononciation. Plus largement, on y retrouve la tendance actuelle du gouvernement à dessiner les contours de l’« âme de la France » (version lyrique) ou de l’« identité nationale » (version politique) en tentant d’estomper les périodes les plus noires de l’histoire. L’anti-repentance agit encore ici comme un opérateur politique qui empêche l’intelligibilité du passé en détournant les regards vers un présent dépourvu des composantes historiques les plus embarrassantes. Notre travail d’historiens consiste cependant à rappeler que seule la compréhension des enjeux propres à un moment historique - aussi sombres soient-ils - permet la projection d’un avenir collectif qui repose sur un passé pleinement assumé.

Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire

« Ras le bol de l’histoire du passé de Vichy ! »

Voici une vidéo qui circule déjà depuis quelques temps. On y voit Brice Hortefeux, l’inénarrable « ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement » défendre l’idée d’un sommet européen de l’intégration à Vichy.

Si la rhétorique laisse rêveur (« ras-le-bol de cette histoire du passé »), l’argument lui n’est pas nouveau : il s’agit de lever l’opprobre qui pèse symboliquement sur la ville et de refermer les plaies du passé.

Sous couvert d’anti-repentance, c’est une nouvelle relecture « positive » de l’histoire qui est encore proposée. S’il s’agissait seulement d’associer plus largement la ville de Vichy à l’heure européenne (en préférant au passage le thème de l’intégration à celui du droit d’asile initialement prévu…), passe encore. Plus inquiétant : dans cette volonté de neutraliser l’image négative de la ville, un projet de loi a même été déposé en 2003 pour rectifier l’appellation « régime de Vichy » en « dictature de Pétain ».

Samuel Kuhn [5]

Notes

[1] A l’occasion d’une réunion conjointe du Parlement européen et des Parlements nationaux des Etats membres et des États candidats à l’UE.

[2] ANAEM : Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations.

[3] La Montagne du 21 septembre 2008.

[4] Référence : http://www.assemblee-nationale.fr/1....

« Les signataires du projet, initié par Gérard Charasse, ne mesurent sans doute pas la portée (notamment juridique) de leur texte qui individualise un régime autoritaire complexe (en le réduisant à une dictature personnelle), tout en déresponsabilisant l’Etat, les élites et l’administration.
« L’enfer est pavé de bonnes intentions… » [Samuel Kuhn]

[5] Les commentaires de Samuel Kuhn ont été publiés sur le site Mediapart.


piqué chez www.ldh-toulon.net - 30/09/2008

15:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu