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31/05/2012

Compte-rendu et réflexions relatives au procès de Mike, R., J., et William à Chambéry

Extrait :

Il est fort pro­ba­ble que les auteurs de ces cri­ti­ques soient ren­voyés a une rigi­dité idéo­lo­gi­que, et de fait il est admis pour un cer­tain nombre de cama­ra­des, que face à un juge, l’impor­tant c’est de sauver sa peau. Certes. En les énonçant l’idée n’est pas de dis­tin­guer bonnes/mau­vai­ses plai­doi­ries. Nous serions bien en peine de le faire, parce que si les avo­cats ont sou­levé des points qui nous sem­blaient impor­tants, on s’est de fait retrouvé en désac­cord avec un cer­tain nombre d’éléments de chaque plai­doi­rie, soit que poli­ti­que­ment on était en désac­cord avec les argu­ments uti­li­sés, soit parce qu’ils pou­vaient des­ser­vir d’autres inculpés, soit que ça uti­li­sait des regis­tres émotionnels dégueu­las­ses.

C’est de cette com­plexité-là qu’il s’agit, même si, de fait, cer­tai­nes cri­ti­ques tou­chent à nos yeux des points plus fon­da­men­taux que d’autres. Certaines cri­ti­ques pour­raient être dépas­sées, d’autres moins. Il s’agit de contri­buer, pour­quoi pas, à affi­ner des réflexions quant aux moda­li­tés/degrés d’exi­gence et d’atten­tes qu’on peut avoir vis-à-vis des plai­doi­ries des avocat-es avec les­quels « on » choi­sit par­fois de pré­pa­rer des procès. Dans une situa­tion où les chefs d’inculpa­tion des unes et des autres sont liés, où les plai­doi­ries se suc­cè­dent dans un temps réduit et dans un même espace, les moda­li­tés de défense des unes et des autres ont évidemment de l’inci­dence sur la déci­sion du juge. Oui il y a de la cons­cience en jeu, et quand on décide de jouer sur cer­tains argu­ments c’est impor­tant de pren­dre en compte ce que ça peut impli­quer pour les autres inculpés. Même si au fil des expé­rien­ces, on se rend bien compte que ce n’est pas tou­jours si facile de faire com­pren­dre aux avo­cats qu’il y a des argu­ments qu’on n’a pas envie d’uti­li­ser de façon géné­rale (le fait qu’on n’est pas en réci­dive, qu’on est bien inséré, qu’on s’est laissé attra­per bien gen­ti­ment) ou tout sim­ple­ment des argu­ments qui pour­raient nous per­met­tre d’être mis hors de cause en enfon­çant d’autres inculpés... Tout ça fait penser que, les avo­cats peu­vent avoir des idées et connais­san­ces tech­ni­ques utiles, mais que la déci­sion d’uti­li­ser tel ou tel argu­ment, et pour­quoi, doit venir (et être assu­mée par) les per­son­nes inculpées.

 

 

via rebellyon.info

07:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2012

Procès de quatre amis de Zoé, morte dans une explosion à Chambéry

Alors que se déroule à Paris le premier procès antiterroriste pour 6 camarades, sur fond de fantasme de « la mouvance anarcho-autonome » et dans une disproportion délirante par rapport aux faits reprochés, à Chambéry 4 personnes passent en procès. Cette fois-ci, les faits ont été requalifiés, ce ne sera pas donc un procès anti-terroriste. L’affaire a coûté la vie à une copine et grièvement blessé son ami. Les flics, pour lesquelles la moindre amitié est suspecte, a harcelé pendant plusieurs années leurs potes. Ils passent maintenant en procès, soutenons-les !

Infokiosques.net a com­pilé l’ensem­ble des arti­cles parus à ce sujet et publié un court résumé des faits

à lire sur rebellyoninfo

cognin,chambéry,explosion,terrorite,procès,zoé,pilos,squat

 La Savoie, nid de subversion.

 

autre articles :

http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/05/20/affair...

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/f2a4bec2-4710-11de...

http://lesinculpes.over-blog.com/article-31974781.html

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Les-alternatifs-vis...

http://www.ledauphine.com/savoie/2011/04/29/le-30-avril-2...

http://nantes.indymedia.org/article/25672

10:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2010

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?


JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

Dès le lendemain de l'explosion, la piste terroriste est ouverte

La piste terroriste est ouverte dès le lendemain de l'explosion dans l'usine désaffectée de Cognin. La jeune femme décédée, Z......., 23 ans, et son copain, gravement blessé, M......., 25 ans à l'époque, gravitent alors dans le monde parallèle des squatters, des "alternatifs", beaucoup fréquenté par des militants de l'ultra-gauche et des anarchistes.
L'enquête sur le drame prend rapidement une tournure très spectaculaire. C'est avec un déploiement considérable de gendarmes mobiles et de policiers locaux, dont les Chambériens se souviennent encore, que les hommes de la sous-direction nationale antiterroriste de la police judiciaire investissent le squat de l'ancienne usine Pilotaz puis les différents "points de chute" similaires du couple. Dans les jours et les semaines qui suivent, R......., J........., M........... sont mis en examen pour participation à une entreprise terroriste, destruction de preuves. Ils sont détenus puis progressivement libérés avec un contrôle judiciaire qui s'est allégé avec le temps. M... a récupéré de ses blessures. Une perte partielle de sa vue est la principale séquelle à laquelle il est encore confronté. Tous les trois ont repris leurs études ou ils travaillent.
Le dernier à avoir été arrêté est T... qui vivait ici sous une autre identité, longtemps recherché, retrouvé en Europe centrale et extradé de Hongrie où il s'était réfugié il y a quelques mois. Lui aussi est sous contrôle judiciaire.
« C'est une montagne qui accouche d'une souris » résume Me Laurent Pascal, avocat de trois des jeunes gens. « On savait depuis le départ que cette enquête ne mènerait à rien, pas besoin de sortir de Saint-Cyr ! L'entreprise terroriste n'existe pas ». L'avocat de M....., Me Bernard Ripert, poursuit. « C'est un regrettable accident que l'on a voulu monter en épingle, à Chambéry. C'est dans la ligne de ce qui se passe en France où l'on voit des terroristes partout. J'espère que le juge d'instruction à Chambéry saura tenir compte des conclusions de la justice à Paris pour prononcer un non-lieu ».
Car, comme il ne s'agissait pas d'une affaire de terrorisme, la justice va devoir définir ce que c'était sur le plan juridique. Au-delà d'un drame, terrible, de l'inconscience.

 

REPÈRES
les faits
Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2009, une explosion ébranle une usine désaffectée située entre l'Hyères et la RD 1006 à Cognin. Z......, une jeune Ardéchoise de 23 ans, est tuée par les débris de la bombe artisanale qu'elle confectionnait avec son compagnon, M...., 25 ans. Plus en retrait, le garçon, originaire de Genève, est sérieusement brûlé et sa vue est gravement atteinte. Ils manipulaient du chlorate de soude et du sucre et un petit extincteur pour servir de récipient aux produits. D'autres jeunes gens qui les ont fréquentés sont ensuite inquiétés. Trois sont plus particulièrement visés. Ils subiront des gardes à vue double durée, des interrogatoires à Paris, réservés aux personnes soupçonnées d'activités terroristes. Deux seront incarcérés ainsi que M...... Puis, tous libérés.

Frédéric CHIOLA
Paru dans l'édition E73 du 02/07/2010 (2.2970519963

piqué sur Le Daubé - 02/07/2010

 

 

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"Cette affaire na rien à voir avec le terrorisme, elle na été confiée à cette juridiction daffaires politiques que pour lui assurer une activité. Cest pour justifier la pérennité de la section antiterroriste quon la saisit quand quelquun fait péter un pétard mouillé !" dénonce Me Ripert, l’avocat de Mickaël D, blessé par l’explosion d’un extincteur dans un squat de Cognin, il y a deux semaines.


Mickaël D, 25 ans, a été mis en examen à Lyon, sur son lit d’hôpital, dans un pavillon d’Edouard Herriot réservé aux grands brûlés. Trois magistrats du pôle antiterroriste de Paris s’étaient spécialement déplacés, pour un premier interrogatoire et une audience du juge des libertés et de la détention, dans le cadre d’uns instruction ouverte pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Le jeune homme reste gravement blessé à la suite de l’explosion qu’il a provoquée dans la nuit du jeudi au vendredi 1er mai à Cognin, près de Chambéry (Savoie). Il manipulait du chlorate de sodium et du sucre, composants instables, fréquemment utilisés dans la confection de bombes artisanales. Sa compagne, Zoé A., 24 ans, a trouvé la mort. Apprentis chimistes ? Pas si simple. Selon nos informations, les produits étaient transvasés dans une bouteille d’extincteur. A proximité de l’usine désaffectée où a éclaté le drame, les policiers ont aussi trouvé du fil, deux retardateurs, deux autres extincteurs... Il reste à déterminer si les jeunes gens se contentaient d’essayer une recette accessible sur Internet ou s’ils s’inscrivaient dans un activisme plus poussé. L’explosion de Cognin renferme une énigme, en lien direct avec une génération mouvante, selon Richard Schittly du Dauphiné Libéré.

Me Ripert reste "scandalisé par la mise en examen et la poursuite,car ces juges oublient lintensité du drame vécu par mon client. Sa copine a été tuée par lexpérience et lui a été défiguré".

« Mon client a déclaré quil était seul, sur place dans lusine, avec sa copine » confie, hier, son avocat, Me Bernard Ripert. Le couple fabriquait une bombe « pour faire une expérience, sans projet, sans mobile, sans intention. Exactement comme des tas de gens possèdent une arme chez eux sans pour autant vouloir tuer qui que ce soit. Comme dautres encore lisent Lénine ou Bakounine sans penser faire la révolution. »
Me Ripert parle de Mickaël : « Cest un rebelle, oui. Mais, son rêve na pas de lien avec lexplosion. Cest quelquun qui déteste la société de consommation, injuste et inégalitaire. Et qui a fait le choix de vivre en marge, de manière différente, en attendant quelle change delle-même. Ce nest pas un révolté qui décide, avec dautres, dexprimer cette révolte de manière collective ou structurée. Cette extrême gauche organisée nexiste plus. Il ny a pas de terroriste à Chambéry. »
« Ils se connaissaient et cest tout. On a inventé laffaire. On a mis des gens en détention pour conjurer la gravité des conséquences corporelles de lexplosion. » Les éléments suspects ? « Un extincteur comme il y en avait dans dautres squats, un condensateur électrique, de l’adhésif. Rien. C’est bidon ! » conclut Me Pascal.
La Sdat recherche plusieurs personnes :Tous ceux qui ont le tort d’habiter une maison où a été trouvé un extincteur vide, d’un condensateur électrique et un rouleau de scotch métallique. Raphaël et "Lucas"sont mis en examen et placés en détention provisoire à la Santé et à Fresnes, respectivement depuis le 8 et le 15 mai.
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Acharnement judiciaire et sécuritaire sous couvert de lutte anti-terroriste ?
Bien loin de la balieue de Chambéry, l’enquête de Tarnac reprend.
Selon Le Monde, Tessa Polak a "la rage". Interpellée le 28 avril par la police antiterroriste (SDAT), placée en garde à vue 72 heures puis relâchée sans aucune charge, cette femme de 36 ans, photographe de profession, dénonce aujourd’hui une "manœuvre d’intimidation".

Dans le coffre de la voiture de Tessa Polak, la SDAT en découvre 400 autres exemplaires. "Ils ont fait ’Bingo !’, comme s’ils avaient découvert une cache d’armes, ironise-t-elle. Sauf que quand ils m’ont demandé d’où ça venait, je leur ai dit que j’étais passée chez l’éditeur et que je comptais les distribuer dans le cadre du comité de soutien, ce qu’ils savaient déjà."

Tout au long de sa garde à vue, et des "8 à 10 interrogatoires", la jeune femme comprend qu’elle a fait l’objet d’une surveillance. Aux policiers qui lui demandent pourquoi elle a prêté son véhicule, en novembre 2008, à trois des mis en examen, dont Benjamin Rosoux, elle répond : "Ma voiture je l’ai prêtée comme ma maison est ouverte, mon frigo est ouvert..." "Ce qui m’a étonnée, poursuit Tessa Polak, c’est que leurs investigations portaient beaucoup sur le livre. Le type de questions qu’ils m’ont posé, la manière avec laquelle ils le faisaient, c’était pour valider leurs fantasmes. Le mot ’cellule’ revenait sans cesse..."

Après 48 heures, elle est brièvement présentée au juge d’instruction Thierry Fragnoli pour une prolongation de sa garde à vue. Tessa Polak jure alors l’avoir entendu dire : "Ce n’est pas ma faute mais vous allez payer pour les autres." "J’étais sonnée", dit-elle.

Avec le recul, la jeune femme analyse son interpellation comme une "manœuvre d’intimidation, une façon de briser les solidarités actives, d’envoyer des signaux, et de banaliser les garde à vue". "Sinon, ajoute-t-elle, pourquoi m’ont-ils convoquée de cette façon ? Quand je leur ai demandé, ils ne m’ont pas répondu."

Alors que le juge des libertés et de la détention doit une nouvelle fois statuer sur la demande de remise en liberté de Julien Coupat, ce dernier lassé des fouilles et de cette "farce", a demandé à ne pas être extrait de sa cellule pour l’occasion. Pour les mêmes raisons, le comité de soutien ne se rassemblera pas non plus ce jour-là. Mais plusieurs initiatives en mai, des concerts notamment, sont à l’ordre du jour.

Usant de son droit de réponse, Thierry Fragnoli, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, nous a adressé le courrier suivant. M. Fragnoli est le juge d’instruction du pôle antiterroriste de Paris, chargé de l’enquête sur les sabotages à la SNCF. Sans pouvoir évoquer ici mes échanges avec elle en présence de mon greffier, ceux-ci étant couverts par le secret de l’instruction, je démens catégoriquement avoir tenu ces propos, lesquels ne correspondent d’ailleurs ni au rôle du magistrat à ce stade procédural, ni à mes pratiques professionnelles, ni au respect que j’accorde à chacune des personnes qui me sont présentées.

L’enquête se poursuit, bien loin des rails de TGV :

Sept personnes, dont trois présentées comme des proches de Julien Coupat et les quatre autres comme membres d’un de ses comités de soutien, ont été interpellés en Seine-Maritime et dans les Alpes-de-Haute-Provence, lundi 18 mai. Les deux opérations ont été menées dans la matinée.

POUR AVOIR DONNÉ L’ADRESSE DE BERNARD SQUARCINI

L’autre opération, qui s’est déroulée à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), a abouti à l’arrestation de quatre personnes, dont l’éditeur François Bouchardeau et sa femme. Ces derniers feraient partie du Comité de sabotage de l’antiterrorisme (CSA), un groupe de soutien aux personnes interpellées à Tarnac à l’automne 2008 pour le sabotage présumé de lignes TGV.

Selon des sources concordantes citées par l’AFP, ils sont accusés d’avoir diffusé un tract sur lequel apparaissait l’adresse d’une résidence secondaire de Bernard Squarcini, patron de la la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Le document aurait été diffusé par mail et lors de différentes manifestations, jusqu’à atterir dans la boîte aux lettres de M. Squarcini.

Contrairement à de premières informations, ladresse de la villa ne figurait pas sur le tract, il s’agit en fait d’une simple photographie.

Toutes ces personnes ont été libérées.

Vers une nouvelle affaire Dasquié ?
Est-ce pour ne pas contrarier MAM, sa ministre de tutelle ? Possible… La ministre n’apprécie guère le sarkozysme galopant de « Squarce ». Ni son zèle à fusionner les RG et la DST, projet qui n’a jamais eu ses faveurs. Squarcini a-t-il cherché, dans l’affaire Dasquié, à se concilier les faveurs de MAM ? C’est elle qui, à l’époque ministre de la Défense, avait porté plainte contre la diffusion de ces supposés secrets d’État. Les hommes de Squarcini auraient pu faire comme d’habitude dans ce genre de dossier, enquêter gentiment pour enterrer les dossiers. Bien au contraire, chargés par leurs patron de ramener la tête du ou des coupables de la fuite sur un plateau d’argent, les agents de la DST ont usé de toutes les pressions possibles. Y compris, à en croire notre confrère et ami Dasquié, le spectre de la détention pour faire « avouer » le journaliste.

Dans les profondeurs des eaux-troubles ?
Les affirmations de Marty-Vrayance visent un autre ponte des RG. Le 12 mai 2002, peu après son éviction du SGDN, le commissaire Marty adresse à Yves Bertrand une lettre au ton parfois comminatoire. Il y rappelle les tuyaux qu’il a estimé avoir livrés dans la recherche de Colonna, et surtout met en cause le directeur adjoint des RG, Bernard Squarcini. Marty-Vrayance parle notamment d’un homme qui aurait tenu « un rôle central » dans l’assassinat du préfet Erignac et qui aurait des relations régulières avec le numéro deux des RG. « Je réfute ces accusations et j’envisage de donner des suites judiciaires aux affirmations du commissaire Marty-Vrayance », explique Squarcini. Il a par ailleurs remis le courrier accusateur à Claude Guéant, le directeur de cabinet de Sarkozy, qui envisage des sanctions disciplinaires contre Hubert Marty-Vrayance.

L’efficacité du renseignement ?
Audition de M. Bernard LEMAIRE, Préfet de la Haute-Corse :

« M. le Rapporteur : Que pensez-vous de l’action des renseignements généraux en Corse ? Dans l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac, leur investissement nous a été présenté comme important. Il semble que M. Squarcini, directeur central adjoint, ait réalisé un travail de qualité.

M. Bernard LEMAIRE : Je ne partage pas cette appréciation. Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu M. Squarcini m’annoncer par avance une conférence de presse ou un attentat du FLNC. Il a obtenu, du moins est-ce apparu comme tel, des informations dans le déroulement de l’enquête sur l’assassinat de Claude Erignac. D’abord, tout cela était très tardif. Je pense qu’il a tout de même des réseaux qui lui permettent d’obtenir des informations, sinon ce serait à désespérer de tout. En tout cas, localement, au niveau du préfet de département, les services de renseignements généraux sont totalement inefficaces. C’est clair. J’apprends davantage de choses par la presse ou par des relations personnelles. »

Extrait du procès-verbal de la séance du mardi 31 août 1999 à Bastia)
Présidence de M. Raymond FORNI, Président de l’Assemblée nationale

Documents joints à cet article

A la poursuite de la génération mouvante...




E-fred - 22/05/2009

 

 

 

 

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/05/2010

Chambéry - Violent Cop écroué ...

Les faits se sont déroulés fin avril à Chambéry. Intervenu pour mettre fin à une bagarre, le policier a frappé à plusieurs reprises un jeune homme de 29 ans avec sa matraque. La victime est désormais entre la vie et la mort. Mis en cause par une vidéo, le fonctionnaire de police de 39 ans a été écroué.

Il avoue lui-même avoir "perdu le contrôle". Dans la nuit du 23 au 24 avril, le policier intervient avec ses collègues de la Brigade anti-criminalité sur un parking de Chambéry. Ils ont été appelés pour séparer un groupe de jeunes qui se bagarrent pour une banale histoire de cigarettes.
Le policier frappe alors avec sa matraque l’un des participants à la rixe, un jeune homme de 29 ans en état d’ivresse. L’homme tente de prendre la fuite, mais le policier le frappe de nouveau. Après une mauvaise chute, il tombe dans le coma.
Son pronostic vital est aujourd’hui toujours engagé.

L’ensemble de la scène a été filmé par une caméra de vidéo-surveillance du parking où s’est déroulée la bagarre. Plusieurs témoins mettent également en cause le policier.

Un policier écroué pour avoir violemment frappé un jeune homme - les précisions de Nicolas Peronnet  (0'47")

Le parquet de Chambéry saisit alors l’Inspection générale de la police nationale, la "police des polices". Vendredi dernier, le fonctionnaire de police est mis en examen pour "violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et sur personne vulnérable" en raison de l’état d’ivresse de la victime. Il est ensuite écroué.
L’accusé reconnaît les faits, expliquant avoir mal réagi face au comportement "agressif" du jeune homme.

Article France Info - (sans les photos)

13:58 | Lien permanent | Commentaires (1) |

18/11/2009

Chambéry, Concert de soutien vendredi 20 novembre au Katénaire, 14 rue Dequé à Toulouse

http://img502.imageshack.us/img502/1448/20novtaillemail.jpg

 

À Zoé


Indymedia Toulouse, 18 novembre 2009.


Nous avons encore et toujours besoin de récupérer des sous pour les copains, payer les avocats et aider pour les mandats.
Nouvelle adresse pour faire parvenir vos dons :
Les inculpés
Locaux de Solidaires
210 rue François-Guise
73000 Chambéry

18:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/11/2009

Chambéry : 4 copains toujours en contrôle judiciaire et 1 en detention

Chambéry : 4 copains toujours en contrôle judiciaire et 1 en detention

Indy Grenoble

Un copain en cabane, quatre autres en contrôle judiciaire, voilà l’actualité tiède de l’affaire de Cognin/Chambéry (une explosion qui avait coûté la vie à Zoé et de nombreuses blessures à Mike, ainsi que leur "liberté" à quatre de leurs amis) qui continue de traîner son ombre et le spectre de la répression sur nos vies. La galerie Saint-Eloi (tribunal anti-terroriste) prend bien son temps pour nous faire mijoter dans nos jus, à l’image d’une "justice" qui suspend l’existence des sales races et autres racailles d’ultra-méga-gauche-anarcho-totonome à son bon vouloir. Voilà quelques informations pour se mettre à jour, après le creux estival, histoire de dire aussi que les soutiens financiers, matériels, et moraux sont toujours et encore les bienvenus (ici ou ailleurs). A l’heure où partout en fRance et dans le monde, le soutien à toutes celles et ceux qui subissent les coups "républicains" des flics et autres juges, dans leurs luttes ou leurs vies quotidiennes devient plus que vital, quelle meilleure façon de porter le deuil de Zoé, que de garder la rage et cultiver la solidarité, c’étaient ses couleurs préférées...

L’été est passé, qui aura vu une baisse notable des activités du côté de Chambéry, du comité de soutien, et même du côté de la justice et de la police...chez nous en tout cas.

Parce que pour le reste de la fRance on dirait que l’intensité du rythme auquel se succèdent les "affaires" ne connaîtra plus jamais de baisse de régime depuis Tarnac ; de belles histoires "pour l’exemple" avec entre autres :
- l’affaire du corbeau dans l’Hérault (perquisitions, vingt interpellations, quelques gardes à vue pilotées directement par un président excédé que l’on puisse impunément glisser des balles et des menaces dans son courrier),
- la récente "émeute" du centre-ville de Poitiers, qui quoi qu’on pense de l’action, aura permis au tribunal local à la botte du sinistre de l’intérieur de se lâcher en prononçant des peines bien lourdes pour ceux qui se sont fait ramasser en fin de manif. Sachant que pour trois des inculpés qui ont pris de un à plusieurs mois de prison ferme, le parquet fait encore appel, considérant qu’ils méritent encore plus...

Une revue non-exhaustive de ce qui se passe dans notre beau pays ces derniers temps. Sans compter la crise, celles et ceux qui galèrent toujours plus, les histoires ordinaires de violences policières, les sans-papiers traqués...La liste est longue.

Bref. Le temps se gâte partout en fRance et ça commence à sentir le roussi.

Jusqu’à quand on restera patients ?

De notre côté, on a eu bien du mal à rassembler nos forces depuis le printemps dernier, et mis à part la collecte de fric afin de payer les frais d’avocat et autres menues dépenses, on ne peut pas dire que le comité ait été très actif depuis ce printemps, alors voilà quelques lignes afin de tenir au courant celles et ceux qui en attendent, des nouvelles.

Pour commencer par les plus mauvaises, nous avons appris que notre ami et camarade N1N1 (prononcer Nin-Nin), a été interpellé en Hongrie à la mi-octobre, mis sous écrou là-bas, avant d’être identifié puis extradé en fRance vendredi 16 octobre, puis déféré devant deux juges d’instruction, et enfin placé en détention à la maison d’arrêt de la Santé, à Paris. Peu de chances que N1N1 ressorte avant le procès (qui aura lieu...on ne sait quand), puisque un mandat d’arrêt international courait contre lui, et que les juges le considèrent comme ayant fui, alors même qu’aucune convocation officielle ne lui est jamais parvenue ni à Chambéry ni ailleurs et qu’il avait croisé la police bien des fois au cours de son voyage depuis début mai et son départ de Chambéry... N’hésitez pas à nous écrire pour nous demander ses coordonnées et pouvoir à votre tour lui faire parvenir vos lettres et autres cartes postales...

Pour le reste, rappelez-vous, Lucas était sorti de Fresnes, après une demande de mise en liberté à laquelle étaient aussi présents Rafou et Mike ; la cour d’appel avait alors refusé la libération de ces deux derniers, au prétexte que Lucas avait une "situation" (soit un travail, des projets d’étude...) et pas eux.

Rafou avait alors fait le 12 juin une nouvelle demande de sortie de taule, examinée par le juge d’instruction cette fois-ci, avec une réponse positive, mais le parquet général de Paris avait déposé un référé-détention pour s’opposer à cette libération, rééxaminée le 19 du même mois et enfin acceptée par la cour d’appel, ce qui avait permis qu’il sorte le jour même.

Mike est quant à lui resté détenu à l’hôpital pénitentiaire du premier mai jusqu’à la mi-juillet à peu près, date de sa sortie, après avoir subi à peu près les mêmes péripéties juridiques que Rafou.

A., quant à lui, avait été interpellé à Nantes par la SDAT, qui l’avait ramené fissa à Paris pour le soumettre à ses sympathiques interrogatoires. Après un passage devant le juge d’instruction, il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire, situation qui n’a pas changé depuis.

Tout ce petit monde est donc dehors aujourd’hui, une "libération" au goût bien amer, puisque chacun des inculpés se retrouve sous le coup de mesures de contrôle judiciaire variées et plus ou moins serrées selon les personnes.

Ainsi tous doivent pointer au moins une fois par semaine au poste de police ou de gendarmerie le plus proche de leur domicile, domicile qui est inévitablement celui des parents, comme s’il s’agissait du seul lieu sûr envisageable pour "garder" des suspects, comme si habiter avec sa famille était devenu un gage de bonne moralité, comme si ne pas laisser le choix de leur lieu de vie à des personnes ayant connu la prison, certains n’ayant pas résidé chez leurs parents depuis quelques années, allait garantir le bon comportement des prévenus. Rafou se retrouve libre d’aller et venir en Savoie et certains départements limitrophes tout en étant interdit de fréquenter les "squats de la région Rhône-Alpes", tandis que Mike et Lucas se retrouvent assignés, tantôt à résidence, tantôt dans leur commune, avec autorisations de sortie limitées aux "bonnes raisons" (le travail, les visites à l’hôpital pour Mike, la formation, les rendez-vous chez le juge ou l’avocat). Les uns et les autres se voient interdits de rentrer en contact entre eux d’une manière ou d’une autre, et Mike, lui, voit cette consigne étendue à tous "les squatteurs de Chambéry" (une notion extrêmement floue, qui sont ces gens ? Toutes celles et ceux qui ont été pris en photo en train d’aller et venir aux Pilos ? Qui ont suivi les manifs de soutien ? Celles et ceux qui ont leur nom sur la boîte aux lettres ?).

Bref, il s’agit d’un condensé non-exhaustif du contenu de ces contrôles judiciaires. Ceci dit pour que l’on constate à quel point la fin de la détention n’est très souvent pas la fin de tous les problèmes judiciaires, dans cette affaire comme dans d’autres (à ce sujet, voir l’instructive et courte brochure disponible sur infokiosques.net "La prison à la maison" à cette adresse : http://infokiosques.net/spip.php ?ar... ), et que le soutien ne doit et ne peut pas s’arrêter au portes de la zonzon pour ceux qui sont pris dans ces affaires.

Pour le reste, que dire ? Il reste un bon millier d’euros à trouver pour pouvoir rembourser les frais engagés jusque-là (surtout des frais d’avocat, eh ouais, être défendu ça coûte cher). Nous renouvelons donc notre appel à soutien, sachant que dès que nous aurons réuni suffisamment d’argent, ce qui viendra en plus sera directement envoyé à d’autres personnes subissant les foudres de la répression, oui oui.

Les inculpés ont également tous été reconvoqués dans le bureau du juge d’instruction qui s’occupe de l’affaire, Yves Jannier, chef du pôle anti-terroriste, à Paris, dans la semaine du 12 au 18 octobre, afin d’être soumis à un nouvel interrogatoire - d’où il ressort, pour ce que l’on en sait, que le magistrat n’avait pas grand-chose de nouveau à demander. On peut supposer que ce dernier voulait poser une dernière fois les mêmes questions afin de clore l’instruction dans les plus brefs délais, mais à ce stade-là, il s’agit d’une supposition, et cela peut aussi bien durer encore des mois et des mois.

Voilà pour les dernières nouvelles de cette histoire. Nous essaierons désormais de réactualiser le blog plus souvent. N’hésitez pas à consulter http://infokiosques.net/mauvaises_i... pour des nouvelles des autres affaires.

La lutte continue, ne nous laissons pas enfermer dehors.

Note : les prénoms des inculpés ont tous été plus ou moins modifiés, dans un compréhensible souci d’anonymat, quand bien même la presse bourgeoise aura suffisamment décliné leurs patronymes et autres informations d’ordre privé dans ses articles sur l’affaire.

 

 

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