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22/06/2010

Allocution prononcée par M.Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'occasion de la décoration de M. Joseph S. BLATTER, Président de la FIFA.

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Palais de l'Élysée, Paris le lundi 17 mai 2004.


Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Présidents, Permettez-moi d'avoir une pensée particulièrement admirative et affectueuse pour le Président Havelange. Nous nous connaissons depuis longtemps, j'ai pour lui beaucoup d'estime et de respect. Mesdames, Messieurs, Cher Président Blatter,

Je suis très heureux de vous accueillir aujourd'hui à l'Elysée à l'occasion de la fête que vous avez organisée pour le centenaire de la FIFA et de décorer, au nom de la France, son Président, pour qui j'ai beaucoup d'estime et d'amitié.

La FIFA le sait, elle est toujours chez elle en France. Car Paris a vu naître votre Fédération, à quelques pas d'ici, rue Saint-Honoré, dans les locaux de l'Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques. C'est là que, le 21 mai 1904, sept nations européennes, dont la Suisse, ont signé l'acte fédérateur, fondateur de la Fédération Internationale de Football Association. Elles se sont donné pour Président un Français, Robert Guérin, et quelque temps plus tard, la FIFA choisissait le français comme langue officielle, et cela sous l'égide d'un Président anglais, il faut le noter, M. Daniel Burley Woolfall.

Ces liens privilégiés de la FIFA avec la France, je sais que les Présidents Simonet et Thiriez, ainsi bien sûr que Michel Platini, qui est là, ont toujours à coeur de les conforter et des les renforcer. * En cent ans d'activité et de passion, la FIFA a grandi. Le football s'est imposé comme un phénomène de société à l'échelle de toute la planète.

Si le XXe siècle s'est inscrit dans la mémoire des nations en lettres de fer et de feu, hélas, s'il a connu les tragédies les plus sombres, il a aussi été le siècle du sport, avec ses moments magiques de communion entre les peuples et son message éternel d'espérance et d'amitié.

En cent ans, le sport a cessé d'être le passe-temps d'une élite privilégiée pour devenir un langage universel, que tous les citoyens du monde ont en partage. Dans cette histoire, votre discipline tient évidemment une place éminente, celle de la ferveur et de l'émotion populaire : l'attrait du football, la fascination qu'il exerce, les moments de bonheur qu'il sait créer en font sur toute la terre l'une des voies privilégiées d'initiation à la pratique sportive.

Il y a cent ans, les pères de la FIFA ont pressenti ce rôle fédérateur du football, qui réunit dans vos instances 204 pays membres - vous étiez partis à 7 -, plus que toute autre organisation internationale. Ils n'ont eu de cesse de répandre cet idéal généreux, fraternel et humaniste, où se retrouvent aujourd'hui plus de 250 millions de joueurs licenciés dans le monde.

Le football parle aujourd'hui toutes les langues. Partout où il se répand, il épouse la culture locale, il s'unit aux traditions nationales et populaires, il transcende les distinctions sociales. Sport de tous les peuples, il est partout le sport du peuple, celui qui met tout le monde à égalité, qui suscite l'enthousiasme et qui fait battre à l'unisson le coeur d'un pays.

Ces moments exceptionnels de bonheur et de fraternité, je les ai vécus et partagés avec tous les Français lors de cette coupe du Monde de 1998 qui reste gravée dans nos coeurs et dans nos mémoires et à la réalisation de laquelle le nom de João Havelange reste totalement attaché.

Le football est aujourd'hui plus qu'un sport, plus qu'un engouement. Il est aussi une économie qui crée des emplois partout dans le monde. Il est une culture, une éthique, une chance pour les jeunes dans de nombreux pays en même temps qu'un magnifique instrument au service de la paix. * A travers sa présence dans le monde entier, le football est en effet porteur d'un idéal. C'est une réalité que j'ai entendu pour la première fois exprimer, il ne s'en souvient probablement pas, par M. Platini. Mais cela m'avait beaucoup marqué quand il me l'avait dit. Je n'y avais pas pensé et je me suis dit que c'était bien là la réalité. Je l'en remercie.

La FIFA incarne cet humanisme. Elle puise ses racines dans le même esprit visionnaire que celui qui animait Pierre de Coubertin lorsqu'il réveilla les Jeux Olympiques de leur sommeil millénaire. Elle vit de cette conviction que les stades doivent se substituer aux champs de bataille, que la paix peut naître de la confrontation loyale des efforts, des talents, des générosités.

C'est cette certitude qui a poussé les sept nations fondatrices à élargir les rangs de leur fédération et à déborder le cadre européen avant même la première guerre mondiale. C'est elle aussi qui, pendant ce conflit, a conduit la FIFA à maintenir un lien entre les nations belligérantes et à y faire vivre la flamme du sport et de l'amitié. * La FIFA s'est ainsi affirmée comme la gardienne de valeurs, de valeurs qui parlent à tous les peuples. Dès l'origine, elle s'est battue pour que s'imposent sur les terrains les Lois du Jeu, l'esprit sportif, le respect sacré de l'adversaire. Elle continue à les défendre avec vigilance, en sanctionnant les comportements agressifs, mais aussi en couronnant chaque année le fair-play par l'un de ses plus beaux prix.

* Vous menez aujourd'hui ce combat, Monsieur le Président, pour les valeurs sportives avec comme enjeux l'équité, la santé des athlètes et celle de la jeunesse, une jeunesse qui a les yeux rivés sur ses champions et qui prend exemple sur eux.

A l'occasion de votre Centenaire, vous adopterez officiellement le Code mondial antidopage, en présence du Président Jacques Rogge, du Comité International Olympique. C'est un geste fort, qui apporte tout le poids et l'autorité de votre Fédération à la lutte contre le dopage, ce poison qui détruit l'esprit même du sport. Et je tiens à saluer ce progrès, au nom de la France qui depuis plusieurs années, vous le savez, agit sans relâche pour une convergence des politiques dans ce domaine. * * * Evoquer l'histoire de la FIFA, c'est aussi rendre hommage à ses fondateurs, à ceux qui ont accompagné son développement, et qui ont été pour elle la plus solide des équipes et dont vous êtes, cher Président Blatter, l'un des plus dignes successeurs.

Ici, en France, j'ai naturellement une pensée pour la mémoire de Jules Rimet, dont nous parlions tout à l'heure, père de la Coupe du Monde, qui a donné son nom au trophée légendaire dont rêvent tous les pays.

Et je souhaite aussi saluer très chaleureusement à nouveau, le Président João Havelange qui nous fait le grand honneur et le grand plaisir de sa présence et qui a, chacun le sait, si profondément marqué de son empreinte votre Fédération et le sport. Brésilien, il a eu l'intuition que les succès du football reposeraient toujours plus largement sur les pays et sur les continents qui s'ouvrent à ce sport. Il a fait de la FIFA un acteur à part entière de la diplomatie sportive, esquissant grâce au sport des rapprochements qui sans cela auraient probablement été impossibles.

C'est dans la lignée de ces idéaux que vous avez inscrit votre propre action, cher Président Blatter.

En vous portant à sa tête en 1998, puis en vous offrant un nouveau mandat en 2002, la FIFA a fait le choix indiscutable d'une grande expérience en même temps que d'une vision humaniste et morale du football.

Une grande expérience parce que vous êtes, par votre parcours, l'un des hommes les mieux à même de comprendre le football d'aujourd'hui, de faire vivre l'esprit, la dimension humaine et sportive de cette discipline et d'en maîtriser les enjeux économiques, diplomatiques et internationaux.

Personnalité du monde sportif, vous avez été pendant 25 ans footballeur en première ligue amateur de Suisse, puis responsable de clubs.

Riche carrière que la vôtre : diplômé de la faculté de droit de l'Université de Lausanne, vous avez pris en charge la promotion touristique du Valais, avant de devenir Secrétaire général de la Fédération suisse de hockey sur glace puis de vous orienter vers le journalisme et les relations des entreprises avec le monde du sport. C'est à ce titre que vous participez à l'organisation des Jeux Olympiques de 1972 et de 1976 et que vous entrez en contact avec la scène sportive internationale.

Autour de votre passion pour le football, vous avez aussi multiplié les expériences, au contact du monde économique, du journalisme, de la communication. Cet éclectisme irrigue la vision large et généreuse que vous avez de votre discipline. Il est à l'image des mille facettes du football d'aujourd'hui.

Votre expérience au sein de la FIFA est exceptionnelle. Depuis 1975, où vous avez été nommé Directeur des Programmes de développement, vous y avez occupé, je dirais, pratiquement toutes les responsabilités. Dans ces trois décennies de mutation, vous êtes de ceux qui ont fait de la FIFA ce qu'elle est aujourd'hui : l'une des plus grandes voix du sport dans le monde, en même temps qu'un acteur respecté de la diplomatie et de l'action humanitaire.

Ce sont ces qualités qui ont conduit le Comité International Olympique à vous inviter à le rejoindre en 1999.

Car votre travail à la tête de la FIFA se nourrit aussi d'une vision et d'une philosophie du football.

C'est d'abord la conviction que le football est universel, que le jeu appartient à toutes et à tous : j'emploie volontairement le féminin, car vous avez veillé à ce que la FIFA donne aux compétitions féminines leur juste place.

Le football est pour vous un instrument au service de l'égale dignité des peuples, le moyen pour de nombreux pays de se voir pleinement reconnus. Ce n'est pas par hasard si, après l'Asie en 2002, vous avez oeuvré pour que l'Afrique accueille en 2010, pour la première fois, la Coupe du monde du football. Et je m'en réjouis.

Universel, le football que vous défendez est aussi au service de la diplomatie et de l'action humanitaire. On l'a vu récemment avec cette Coupe de 2002 qui a contribué à un rapprochement historique entre le Japon et la Corée.

Vous avez également à coeur de mobiliser le football pour la solidarité. La FIFA aide les associations oeuvrant dans les pays pauvres par un ambitieux programme d'assistance financière et de développement. Pour la première fois en 1998, la Coupe du monde a été dédiée à une cause humanitaire. Par le biais du football et de l'extraordinaire écho qu'il rencontre partout, la FIFA soutient activement les campagnes de prévention des maladies infectieuses et des grandes pandémies, notamment en Afrique.

Votre amour du football, cher Président, se nourrit enfin d'une exigence éducative, au service du respect de l'autre. Depuis trente ans, vous n'avez cessé de travailler en direction de la jeunesse. En organisant de grandes compétitions où s'affrontent les équipes juniors du monde entier. En soutenant la participation des jeunes joueurs des pays les plus pauvres. En lançant des programmes d'éducation dans les pays en développement.

Cher Président Blatter, vous oeuvrez depuis trente ans pour préserver la magie du football : un football populaire, dont le dynamisme économique reste au service du plaisir de jouer ; un football où l'affrontement se transcende en émulation fraternelle ; un football qui fait vivre, par le jeu, les valeurs les plus fondamentales de notre société : la solidarité, le respect de l'autre, l'égale dignité des peuples.

Par votre brillante carrière, par vos responsabilités au sommet du football international, vous incarnez une vision forte du sport et de son rôle en faveur de la paix et du développement. Je suis particulièrement heureux de vous remettre, au nom de la République française, les insignes de la Légion d'honneur.

www.elysee.fr

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19:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/02/2010

Demandez aux Français s'ils préfèrent avoir comme ministre de l'Intérieur Charles Pasqua ou Pierre Joxe, vous serez stupéfait...

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De la pression politico-médiatique :

Info via Wiki:

Gilles Boulouque est un magistrat français. Il est le père de Clémence Boulouque, romancière.

Gilles Boulouque fut le magistrat instructeur des attentats de 1986, mettant en cause l'Iran.

Gilles Boulouque s'est suicidé le 13 décembre 1990 sous la pression politico-médiatique.

 

Le juge Boulouque est notamment au cœur de la polémique liée à la libération de Wahid Gordji en novembre 1987. Dans son enquête sur les attentats commis à Paris en 1986 par le réseau de Fouad Ali Saleh, le juge d’instruction veut faire interpeler Wahid Gordji, interprète, considéré comme le n° 2 de l’ambassade d’Iran à Paris. Celui-ci se retranche dans l'ambassade.

Charles Pasqua, ministre de l'intérieur, décide semble-t-il de se servir de Gordji comme monnaie d'échange contre les otages français détenus au Liban. L'Iran fait pression sur le Hezbollah, qui, le 28 novembre 1987, libère Roger Auque et Jean-Louis Normandin. Le lendemain, Gordji est enfin entendu par le juge Boulouque mais il ne tarde pas à prendre l'avion pour Téhéran, libre, le juge n’ayant retenu aucune charge contre lui.

Gilles Boulouque est très affecté par une caricature de Plantu à la une du « Monde », et écœuré par l’exploitation politicienne de cette libération, au point de porter plainte contre deux journalistes de « Libération » et du « Monde » qui mettent en cause son indépendance. Quelques mois plus tard, le magistrat est mortifié par l’attitude de la Chancellerie qui permet son inculpation pour « violation du secret de l’instruction » sur plainte de Fouad Ali Saleh en novembre 1988.

L'affaire Gordji donne lieu à un échange verbal très tendu entre François Mitterrand et Jacques Chirac lors du débat télévisé qui clôt la campagne présidentielle de 1988. Le président de la République accuse son premier ministre de lui avoir dévoilé les soupçons pesant contre Wahid Gordji, ce que Chirac dément.

 

 

LIBERATION D’ANIS NACCACHE

L’extrémiste pro-iranien avait tenté d’assassiner l’ancien premier ministre du Chah. Deux personnes avaient été tuées Sa libération avait été régulièrement exigée par les terroristes qui avaient organisé la vague d’attentats en 1986 à Paris

La nouvelle est tombée vendredi en fin d’après-midi. Un communiqué publié par le ministère de la Justice annonçait : « Anis Naccache, Mehdi Nejad Tabrizzi, Faouzi Mohamed el Satari, Mohamed Jawat Jenab, Salaheddine Mohamed el Kaara, ont bénéficié d’une mesure de grâce après avoir effectué dix ans de réclusion criminelle. Ils ont fait l’objet d’arrêtés d’expulsion du territoire français qui ont été exécutés ce jour ».

Anis Naccache avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 10 mars 1982 pour l’attentat manqué, le 18 juillet 1980 à Neuilly, contre l’ancien premier ministre du Chah d’Iran, Chapour Bakhtiar, exilé en France. Pendant les deux premiers mois de 1979, ce dernier avait été l’organisateur de la répression - qui avait fait des centaines de morts - des manifestations populaires contre la monarchie iranienne à la veille de sa chute.

Anis Nakkache, d’origine libanaise et de confession chiite, était le chef d’un commando composé de deux Iraniens, d’un Palestinien et d’un autre Libanais. Trois de ses complices avaient été condamnés à l a réclusion criminelle à perpétuité et le quatrième à 20 ans de prison. L’action terroriste avait coûté la vie à deux personnes dont un policier. Trois gardiens de la paix avaient été blessés, dont un gravement, paralysé à vie.

Anis Naccache s’est envolé de l’aéroport d’Orly vendredi peu avant 17 heures pour Téhéran, en compagnie de ses quatre complices, à bord du Boeing-747 assurant le vol régulier d’Iran Air.

L’Iran et les groupuscules extrémistes se réclamant de Téhéran au Liban ont régulièrement exigé la libération d’Anis Naccache qui, pour eux, n’avait que tenté d’exécuter « un jugement de Dieu ». De son côté, Anis Naccache avait, en février 1989, à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, demandé aux autorités iraniennes de « rappeler à la France ses engagements », laissant ainsi entendre que sa remise en liberté faisait partie du prix à payer par la France pour la libération des otages détenus au Liban. Pour obtenir sa libération il a observé une longue grève de la faim, du 11 septembre 1989 au 26 janvier 1990.

Devenu, à tort ou à raison, un enjeu politique important, son nom a été régulièrement évoqué à l’occasion des négociations pour la libération des otages français détenus au Liban. Les organisateurs de la vague d’attentats terroristes qu’à connue notre pays en 1986 ont régulièrement réclamé la libération de Naccache.

En septembre 1985, à l’occasion d’une première tentative de négociations pour la libération des otages français, Mohamed Sadek, un représentant des Gardiens de la révolution iraniens avait évoqué, à Paris, l’éventualité d’un échange avec Naccache.

C’est en février 1986 qu’a eu lieu la première vague d’attentats en France. Ces actions terroristes avaient été revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers arabes du Proche-Orient » (CSPPA) qui a exigé la libération de quatre terroristes internés en France, parmi lesquels Anis Naccache. Celui-ci, dans un télégramme à son avocat, avait immédiatement condamné les attentats. En septembre de la même année une nouvelle série d’attentats meurtriers à Paris avait également été revendiqués par le CSPPA. Ces tueries - chacun a en mémoire le carnage de la rue de Rennes - avaient, au total fait 13 morts et 450 blessés.

Anis Naccache qui s’était toujours présenté comme chargé d’une mission précise, l’assassinat de Chapour Bakhtiar, a proposé le 27 septembre de l’an dernier d’indemniser toutes les victimes de l’attentat qu’il avait organisé en 1980. Il n’est pas le seul terroriste libéré avant le terme normal de sa peine - ou avant toute condamnation - par les autorités françaises. Déjà en janvier 1977, par exemple, sous la présidence de Giscard d’Estaing, le Palestinien Abou Daoud, considéré comme le responsable de la prise d’otages aux Jeux olympiques de Munich le 5 septembre 1972 (17 athlètes israéliens tués) était expulsé. En janvier 1983, le Palestinien Hosni Haj Eid Walid, auteur de la prise d’otages à l’ambassade d’Irak, condamné en mars 1980 à huit ans de réclusion, avait été libéré sans conditions et expulsé. En février 1986, Assed Kayed et Husni Hatem avaient également été élargis. Ils étaient les assassins d’Ezzedine Kalak, représentant de l’OLP à Paris, tué le 3 août 1978. Vahid Gordji, un des responsables de l’ambassade d’Iran en France, a été expulsé le 29 novembre 1987. Réfugié depuis le 30 juin dans l’ambassade iranienne, Gordji sera échangé avec Paul Torri, consul de France à Téhéran, après un blocus de cinq mois des ambassades respectives. Deux jours auparavant, étaient libérés deux otages français au Liban, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.

C’est à partir de ce moment-là que l’on assista aux premiers signes d’une normalisation des relations franco-iraniennes. La grâce d’Anis Naccache devrait confirmer la « volonté politique » sans laquelle les négociations ne peuvent pas aboutir, ainsi que l’a rappelé à plusieurs reprises le négociateur français, François Scheer, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. En septembre 1989, l’Iran avait accepté de dissocier les discussions sur le contentieux de l’affaire Naccache. Ce faisant, Téhéran libérait la France d’une pression, et facilitait une grâce éventuelle. Les négociations franco-iraniennes portent d’une part sur le remboursement par Paris du reliquat (340 millions de dollars) et des intérêts d’un prêt d’un milliard de dollars octroyé par l’Iran du Chah au Commissariat à l’Energie atomique et d’autre part, sur les compensations que l’Iran doit verser à des sociétés françaises pour contrats rompus unilatéralement. www.humanite.fr

 

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