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25/10/2012

La rupture face aux autorités juridiques

Nouvelles de Mike, condamné suite à l’explosion du 1er mai 2009 à Chambéry

Le 16 octobre 2012, j’ai été convoqué chez une JAP (juge d’application des peines) pour discuter des formes que prendra la condamnation à une année de prison dont 6 mois avec sursis simple prononcée contre moi au procès du 25 mai 2012 en relation avec l’explosion du 1er mai 2009 à Cognin (73).


la suite sur Non Fides

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31/05/2012

Compte-rendu et réflexions relatives au procès de Mike, R., J., et William à Chambéry

Extrait :

Il est fort pro­ba­ble que les auteurs de ces cri­ti­ques soient ren­voyés a une rigi­dité idéo­lo­gi­que, et de fait il est admis pour un cer­tain nombre de cama­ra­des, que face à un juge, l’impor­tant c’est de sauver sa peau. Certes. En les énonçant l’idée n’est pas de dis­tin­guer bonnes/mau­vai­ses plai­doi­ries. Nous serions bien en peine de le faire, parce que si les avo­cats ont sou­levé des points qui nous sem­blaient impor­tants, on s’est de fait retrouvé en désac­cord avec un cer­tain nombre d’éléments de chaque plai­doi­rie, soit que poli­ti­que­ment on était en désac­cord avec les argu­ments uti­li­sés, soit parce qu’ils pou­vaient des­ser­vir d’autres inculpés, soit que ça uti­li­sait des regis­tres émotionnels dégueu­las­ses.

C’est de cette com­plexité-là qu’il s’agit, même si, de fait, cer­tai­nes cri­ti­ques tou­chent à nos yeux des points plus fon­da­men­taux que d’autres. Certaines cri­ti­ques pour­raient être dépas­sées, d’autres moins. Il s’agit de contri­buer, pour­quoi pas, à affi­ner des réflexions quant aux moda­li­tés/degrés d’exi­gence et d’atten­tes qu’on peut avoir vis-à-vis des plai­doi­ries des avocat-es avec les­quels « on » choi­sit par­fois de pré­pa­rer des procès. Dans une situa­tion où les chefs d’inculpa­tion des unes et des autres sont liés, où les plai­doi­ries se suc­cè­dent dans un temps réduit et dans un même espace, les moda­li­tés de défense des unes et des autres ont évidemment de l’inci­dence sur la déci­sion du juge. Oui il y a de la cons­cience en jeu, et quand on décide de jouer sur cer­tains argu­ments c’est impor­tant de pren­dre en compte ce que ça peut impli­quer pour les autres inculpés. Même si au fil des expé­rien­ces, on se rend bien compte que ce n’est pas tou­jours si facile de faire com­pren­dre aux avo­cats qu’il y a des argu­ments qu’on n’a pas envie d’uti­li­ser de façon géné­rale (le fait qu’on n’est pas en réci­dive, qu’on est bien inséré, qu’on s’est laissé attra­per bien gen­ti­ment) ou tout sim­ple­ment des argu­ments qui pour­raient nous per­met­tre d’être mis hors de cause en enfon­çant d’autres inculpés... Tout ça fait penser que, les avo­cats peu­vent avoir des idées et connais­san­ces tech­ni­ques utiles, mais que la déci­sion d’uti­li­ser tel ou tel argu­ment, et pour­quoi, doit venir (et être assu­mée par) les per­son­nes inculpées.

 

 

via rebellyon.info

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19/05/2012

Procès de quatre amis de Zoé, morte dans une explosion à Chambéry

Alors que se déroule à Paris le premier procès antiterroriste pour 6 camarades, sur fond de fantasme de « la mouvance anarcho-autonome » et dans une disproportion délirante par rapport aux faits reprochés, à Chambéry 4 personnes passent en procès. Cette fois-ci, les faits ont été requalifiés, ce ne sera pas donc un procès anti-terroriste. L’affaire a coûté la vie à une copine et grièvement blessé son ami. Les flics, pour lesquelles la moindre amitié est suspecte, a harcelé pendant plusieurs années leurs potes. Ils passent maintenant en procès, soutenons-les !

Infokiosques.net a com­pilé l’ensem­ble des arti­cles parus à ce sujet et publié un court résumé des faits

à lire sur rebellyoninfo

cognin,chambéry,explosion,terrorite,procès,zoé,pilos,squat

 La Savoie, nid de subversion.

 

autre articles :

http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/05/20/affair...

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/f2a4bec2-4710-11de...

http://lesinculpes.over-blog.com/article-31974781.html

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Les-alternatifs-vis...

http://www.ledauphine.com/savoie/2011/04/29/le-30-avril-2...

http://nantes.indymedia.org/article/25672

10:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/05/2011

Affaire de Cognin : « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris »

COGNIN, 2 ANS APRÈS Le 30 avril 2009, l’explosion fait un mort et un blessé grave

La Savoie, nid de subversion. C’est l’impression que donnent les premiers jours de mai 2009. Les policiers de l’antiterrorisme sillonnent Chambéry en convois rapides de monospaces noirs et les gendarmes mobiles investissent sans ménagement les squats de l’agglomération. Dans la nuit du 30 avril au 1 er mai, au fin fond d’une usine désaffectée de Cognin, Z, une Ardéchoise de 23 ans, est morte dans une explosion. Son copain, M, un Haut-Savoyard de 25 ans venu de Genève, a été gravement blessé au visage et au bras. Les deux jeunes gens essayaient de fabriquer une bombe. Ils étaient squatters et partageaient, avec d’autres, une vie marginale “alternative”. L’air du temps n’est pas favorable à la bohême. Le pays est encore sous le coup des sabotages SNCF et de l’affaire dite “de Tarnac”. Ces groupes hétérogènes et informels constitués de doux étudiants, de militants d’ultra-gauche ou anarchistes, d’agitateurs plus durs aussi, sont dans l’œil du cyclone et sous la surveillance étroite de l’État. Très naturellement, donc, dans ce contexte, la direction de l’enquête sur l’explosion de Cognin a été prise, en moins de douze heures, par le parquet et le pôle d’instruction antiterroristes de Paris. Dans les jours et les semaines qui suivent, les Savoyards Raphaël Serres, Joris Allibert passent entre les mains des policiers spécialisés de la Sdat (sous-direction antiterroriste de la police judiciaire) puis, en détention. Suivra le Nantais William Vallet puis, le Chambérien T, interpellé en Hongrie et extradé. Les quatre, âgés de 20 à 25 ans, qui partageaient le squat avec le couple, et M seront mis en examen principalement pour “association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une entreprise terroriste”. Poursuite criminelle qui les exposait aux assises. Assez vite, l’histoire ne ressemble plus du tout à une affaire d’État. Quelques jours, quelques semaines de détention provisoire et, ils seront tous libérés puis placés sous un contrôle judiciaire très strict. L’histoire ne ressemble vraiment plus à un complot contre l’ordre établi. Suit alors un calme plat. Jusqu’en juillet dernier, lorsque l’antiterrorisme se dessaisit du dossier et le renvoie entre les mains de la justice chambérienne. C’est officiel : ces jeunes gens ne préparaient pas d’attentat, ils n’appartenaient à aucune organisation terroriste. Tous ont été entendus par la juge d’instruction Céline Chastel, à Chambéry, il y a quelques semaines. « Des auditions de pure forme » affirme l’avocat de M, M e Bernard Ripert. Dans la foulée, le contrôle judiciaire a été allégé pour son client, levé pour les autres, le 22 mars. À ce jour, le dossier est au règlement. « Il est sur mon bureau et j’ai commencé à le lire pour prendre mes réquisitions » confirme le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi. Cela veut dire : décision du juge d’instruction d’ici deux mois et procès en correctionnelle à la fin de l’année ou début 2012. Car il y aura procès. En correctionnelle sur des incrimnations plus “légères”. Au moins pour M qui reconnaît avoir manipulé des produits explosifs, ce qui est interdit. « C’était pour faire une expérience » rebondit Me Ripert. « Comme il n’y a plus de terroriste, la justice a voulu s’en fabriquer et on les a mis en détention parce qu’une affaire où les gens sont libres n’est pas une affaire grave ». Les autres espèrent un non-lieu puisqu’ils restent en cause seulement pour avoir détruit des documents et des pièces à conviction. « L’entreprise terroriste n’existant plus, il faudra apporter la preuve que les tracts étaient en lien avec la détention de produits explosifs reprochée à M pour les renvoyer devant le tribunal » fait valoir M e Sarah-Emmanuelle Pozzallo, l’avocate des trois Chambériens. Deux ans sont passés. M n’a pas perdu la vue comme le laissait craindre le premier pronostic. Sa vision a beaucoup baissé et elle s’est stabilisée. Il est lourdement handicapé de la main et attend de nouvelles opérations. Il a tenté de reprendre des études, il n’a pas tenu et il a remis sur la route. Avec l’autorisation du juge, Joris Allibert a pu se former à Lyon comme aide médico-psychologique. T est étudiant en histoire et Raphaël Serres travaille comme projectionniste de cinéma. « Ils ne vivent plus de la même manière mais, ils restent fidèles à leurs idées » rapporte leur avocate. L’usine a été démolie. Les squats de Chambéry, notamment celui des “Pilots”, ont été dissous. Deux ans après, jour pour jour, voilà comment se termine en toute discrétion, “l’affaire terroriste de Cognin”. M e Pozzallo conclut. « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris ».

piqué au tas sur le Daubé du 30/04/2011

 

 

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28/01/2011

EUROPOL - rapport TE-SAT 2010 - Cognin et Poitiers : la fabrique de toto

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COGNIN cité dans le rapport TE-SAT 2010

 

page 34 :

- In France, one left-wing activist was killed and another one severely injured while handling sodium chlorate to manufacture an IED in a disused factory. A total of four people were arrested during the investigation.

 

Totalement faux

 

Relire:

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?

 

JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

 

page 35 :

- Most actions by anarchist extremists are unprepared, impulsive acts committed by small groups. However, violent incidents in the French city of Poitiers on 10 October 2009 [surlignage Probe] showed that these groups are also capable of leading quick and violent actions of street rioting, thereby targeting the law enforcement authority and properties representing governmental and economical power. Similar tactics were observed in Belgium in two attacks against business interests. The French and Belgian cases appear to contradict the generally acknowledged impulsive nature of anarchist activities, in that they appear to have been well prepared in advance and organised down to the minutest details of their execution.

10:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2010

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?


JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

Dès le lendemain de l'explosion, la piste terroriste est ouverte

La piste terroriste est ouverte dès le lendemain de l'explosion dans l'usine désaffectée de Cognin. La jeune femme décédée, Z......., 23 ans, et son copain, gravement blessé, M......., 25 ans à l'époque, gravitent alors dans le monde parallèle des squatters, des "alternatifs", beaucoup fréquenté par des militants de l'ultra-gauche et des anarchistes.
L'enquête sur le drame prend rapidement une tournure très spectaculaire. C'est avec un déploiement considérable de gendarmes mobiles et de policiers locaux, dont les Chambériens se souviennent encore, que les hommes de la sous-direction nationale antiterroriste de la police judiciaire investissent le squat de l'ancienne usine Pilotaz puis les différents "points de chute" similaires du couple. Dans les jours et les semaines qui suivent, R......., J........., M........... sont mis en examen pour participation à une entreprise terroriste, destruction de preuves. Ils sont détenus puis progressivement libérés avec un contrôle judiciaire qui s'est allégé avec le temps. M... a récupéré de ses blessures. Une perte partielle de sa vue est la principale séquelle à laquelle il est encore confronté. Tous les trois ont repris leurs études ou ils travaillent.
Le dernier à avoir été arrêté est T... qui vivait ici sous une autre identité, longtemps recherché, retrouvé en Europe centrale et extradé de Hongrie où il s'était réfugié il y a quelques mois. Lui aussi est sous contrôle judiciaire.
« C'est une montagne qui accouche d'une souris » résume Me Laurent Pascal, avocat de trois des jeunes gens. « On savait depuis le départ que cette enquête ne mènerait à rien, pas besoin de sortir de Saint-Cyr ! L'entreprise terroriste n'existe pas ». L'avocat de M....., Me Bernard Ripert, poursuit. « C'est un regrettable accident que l'on a voulu monter en épingle, à Chambéry. C'est dans la ligne de ce qui se passe en France où l'on voit des terroristes partout. J'espère que le juge d'instruction à Chambéry saura tenir compte des conclusions de la justice à Paris pour prononcer un non-lieu ».
Car, comme il ne s'agissait pas d'une affaire de terrorisme, la justice va devoir définir ce que c'était sur le plan juridique. Au-delà d'un drame, terrible, de l'inconscience.

 

REPÈRES
les faits
Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2009, une explosion ébranle une usine désaffectée située entre l'Hyères et la RD 1006 à Cognin. Z......, une jeune Ardéchoise de 23 ans, est tuée par les débris de la bombe artisanale qu'elle confectionnait avec son compagnon, M...., 25 ans. Plus en retrait, le garçon, originaire de Genève, est sérieusement brûlé et sa vue est gravement atteinte. Ils manipulaient du chlorate de soude et du sucre et un petit extincteur pour servir de récipient aux produits. D'autres jeunes gens qui les ont fréquentés sont ensuite inquiétés. Trois sont plus particulièrement visés. Ils subiront des gardes à vue double durée, des interrogatoires à Paris, réservés aux personnes soupçonnées d'activités terroristes. Deux seront incarcérés ainsi que M...... Puis, tous libérés.

Frédéric CHIOLA
Paru dans l'édition E73 du 02/07/2010 (2.2970519963

piqué sur Le Daubé - 02/07/2010

 

 

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"Cette affaire na rien à voir avec le terrorisme, elle na été confiée à cette juridiction daffaires politiques que pour lui assurer une activité. Cest pour justifier la pérennité de la section antiterroriste quon la saisit quand quelquun fait péter un pétard mouillé !" dénonce Me Ripert, l’avocat de Mickaël D, blessé par l’explosion d’un extincteur dans un squat de Cognin, il y a deux semaines.


Mickaël D, 25 ans, a été mis en examen à Lyon, sur son lit d’hôpital, dans un pavillon d’Edouard Herriot réservé aux grands brûlés. Trois magistrats du pôle antiterroriste de Paris s’étaient spécialement déplacés, pour un premier interrogatoire et une audience du juge des libertés et de la détention, dans le cadre d’uns instruction ouverte pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Le jeune homme reste gravement blessé à la suite de l’explosion qu’il a provoquée dans la nuit du jeudi au vendredi 1er mai à Cognin, près de Chambéry (Savoie). Il manipulait du chlorate de sodium et du sucre, composants instables, fréquemment utilisés dans la confection de bombes artisanales. Sa compagne, Zoé A., 24 ans, a trouvé la mort. Apprentis chimistes ? Pas si simple. Selon nos informations, les produits étaient transvasés dans une bouteille d’extincteur. A proximité de l’usine désaffectée où a éclaté le drame, les policiers ont aussi trouvé du fil, deux retardateurs, deux autres extincteurs... Il reste à déterminer si les jeunes gens se contentaient d’essayer une recette accessible sur Internet ou s’ils s’inscrivaient dans un activisme plus poussé. L’explosion de Cognin renferme une énigme, en lien direct avec une génération mouvante, selon Richard Schittly du Dauphiné Libéré.

Me Ripert reste "scandalisé par la mise en examen et la poursuite,car ces juges oublient lintensité du drame vécu par mon client. Sa copine a été tuée par lexpérience et lui a été défiguré".

« Mon client a déclaré quil était seul, sur place dans lusine, avec sa copine » confie, hier, son avocat, Me Bernard Ripert. Le couple fabriquait une bombe « pour faire une expérience, sans projet, sans mobile, sans intention. Exactement comme des tas de gens possèdent une arme chez eux sans pour autant vouloir tuer qui que ce soit. Comme dautres encore lisent Lénine ou Bakounine sans penser faire la révolution. »
Me Ripert parle de Mickaël : « Cest un rebelle, oui. Mais, son rêve na pas de lien avec lexplosion. Cest quelquun qui déteste la société de consommation, injuste et inégalitaire. Et qui a fait le choix de vivre en marge, de manière différente, en attendant quelle change delle-même. Ce nest pas un révolté qui décide, avec dautres, dexprimer cette révolte de manière collective ou structurée. Cette extrême gauche organisée nexiste plus. Il ny a pas de terroriste à Chambéry. »
« Ils se connaissaient et cest tout. On a inventé laffaire. On a mis des gens en détention pour conjurer la gravité des conséquences corporelles de lexplosion. » Les éléments suspects ? « Un extincteur comme il y en avait dans dautres squats, un condensateur électrique, de l’adhésif. Rien. C’est bidon ! » conclut Me Pascal.
La Sdat recherche plusieurs personnes :Tous ceux qui ont le tort d’habiter une maison où a été trouvé un extincteur vide, d’un condensateur électrique et un rouleau de scotch métallique. Raphaël et "Lucas"sont mis en examen et placés en détention provisoire à la Santé et à Fresnes, respectivement depuis le 8 et le 15 mai.
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Acharnement judiciaire et sécuritaire sous couvert de lutte anti-terroriste ?
Bien loin de la balieue de Chambéry, l’enquête de Tarnac reprend.
Selon Le Monde, Tessa Polak a "la rage". Interpellée le 28 avril par la police antiterroriste (SDAT), placée en garde à vue 72 heures puis relâchée sans aucune charge, cette femme de 36 ans, photographe de profession, dénonce aujourd’hui une "manœuvre d’intimidation".

Dans le coffre de la voiture de Tessa Polak, la SDAT en découvre 400 autres exemplaires. "Ils ont fait ’Bingo !’, comme s’ils avaient découvert une cache d’armes, ironise-t-elle. Sauf que quand ils m’ont demandé d’où ça venait, je leur ai dit que j’étais passée chez l’éditeur et que je comptais les distribuer dans le cadre du comité de soutien, ce qu’ils savaient déjà."

Tout au long de sa garde à vue, et des "8 à 10 interrogatoires", la jeune femme comprend qu’elle a fait l’objet d’une surveillance. Aux policiers qui lui demandent pourquoi elle a prêté son véhicule, en novembre 2008, à trois des mis en examen, dont Benjamin Rosoux, elle répond : "Ma voiture je l’ai prêtée comme ma maison est ouverte, mon frigo est ouvert..." "Ce qui m’a étonnée, poursuit Tessa Polak, c’est que leurs investigations portaient beaucoup sur le livre. Le type de questions qu’ils m’ont posé, la manière avec laquelle ils le faisaient, c’était pour valider leurs fantasmes. Le mot ’cellule’ revenait sans cesse..."

Après 48 heures, elle est brièvement présentée au juge d’instruction Thierry Fragnoli pour une prolongation de sa garde à vue. Tessa Polak jure alors l’avoir entendu dire : "Ce n’est pas ma faute mais vous allez payer pour les autres." "J’étais sonnée", dit-elle.

Avec le recul, la jeune femme analyse son interpellation comme une "manœuvre d’intimidation, une façon de briser les solidarités actives, d’envoyer des signaux, et de banaliser les garde à vue". "Sinon, ajoute-t-elle, pourquoi m’ont-ils convoquée de cette façon ? Quand je leur ai demandé, ils ne m’ont pas répondu."

Alors que le juge des libertés et de la détention doit une nouvelle fois statuer sur la demande de remise en liberté de Julien Coupat, ce dernier lassé des fouilles et de cette "farce", a demandé à ne pas être extrait de sa cellule pour l’occasion. Pour les mêmes raisons, le comité de soutien ne se rassemblera pas non plus ce jour-là. Mais plusieurs initiatives en mai, des concerts notamment, sont à l’ordre du jour.

Usant de son droit de réponse, Thierry Fragnoli, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, nous a adressé le courrier suivant. M. Fragnoli est le juge d’instruction du pôle antiterroriste de Paris, chargé de l’enquête sur les sabotages à la SNCF. Sans pouvoir évoquer ici mes échanges avec elle en présence de mon greffier, ceux-ci étant couverts par le secret de l’instruction, je démens catégoriquement avoir tenu ces propos, lesquels ne correspondent d’ailleurs ni au rôle du magistrat à ce stade procédural, ni à mes pratiques professionnelles, ni au respect que j’accorde à chacune des personnes qui me sont présentées.

L’enquête se poursuit, bien loin des rails de TGV :

Sept personnes, dont trois présentées comme des proches de Julien Coupat et les quatre autres comme membres d’un de ses comités de soutien, ont été interpellés en Seine-Maritime et dans les Alpes-de-Haute-Provence, lundi 18 mai. Les deux opérations ont été menées dans la matinée.

POUR AVOIR DONNÉ L’ADRESSE DE BERNARD SQUARCINI

L’autre opération, qui s’est déroulée à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), a abouti à l’arrestation de quatre personnes, dont l’éditeur François Bouchardeau et sa femme. Ces derniers feraient partie du Comité de sabotage de l’antiterrorisme (CSA), un groupe de soutien aux personnes interpellées à Tarnac à l’automne 2008 pour le sabotage présumé de lignes TGV.

Selon des sources concordantes citées par l’AFP, ils sont accusés d’avoir diffusé un tract sur lequel apparaissait l’adresse d’une résidence secondaire de Bernard Squarcini, patron de la la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Le document aurait été diffusé par mail et lors de différentes manifestations, jusqu’à atterir dans la boîte aux lettres de M. Squarcini.

Contrairement à de premières informations, ladresse de la villa ne figurait pas sur le tract, il s’agit en fait d’une simple photographie.

Toutes ces personnes ont été libérées.

Vers une nouvelle affaire Dasquié ?
Est-ce pour ne pas contrarier MAM, sa ministre de tutelle ? Possible… La ministre n’apprécie guère le sarkozysme galopant de « Squarce ». Ni son zèle à fusionner les RG et la DST, projet qui n’a jamais eu ses faveurs. Squarcini a-t-il cherché, dans l’affaire Dasquié, à se concilier les faveurs de MAM ? C’est elle qui, à l’époque ministre de la Défense, avait porté plainte contre la diffusion de ces supposés secrets d’État. Les hommes de Squarcini auraient pu faire comme d’habitude dans ce genre de dossier, enquêter gentiment pour enterrer les dossiers. Bien au contraire, chargés par leurs patron de ramener la tête du ou des coupables de la fuite sur un plateau d’argent, les agents de la DST ont usé de toutes les pressions possibles. Y compris, à en croire notre confrère et ami Dasquié, le spectre de la détention pour faire « avouer » le journaliste.

Dans les profondeurs des eaux-troubles ?
Les affirmations de Marty-Vrayance visent un autre ponte des RG. Le 12 mai 2002, peu après son éviction du SGDN, le commissaire Marty adresse à Yves Bertrand une lettre au ton parfois comminatoire. Il y rappelle les tuyaux qu’il a estimé avoir livrés dans la recherche de Colonna, et surtout met en cause le directeur adjoint des RG, Bernard Squarcini. Marty-Vrayance parle notamment d’un homme qui aurait tenu « un rôle central » dans l’assassinat du préfet Erignac et qui aurait des relations régulières avec le numéro deux des RG. « Je réfute ces accusations et j’envisage de donner des suites judiciaires aux affirmations du commissaire Marty-Vrayance », explique Squarcini. Il a par ailleurs remis le courrier accusateur à Claude Guéant, le directeur de cabinet de Sarkozy, qui envisage des sanctions disciplinaires contre Hubert Marty-Vrayance.

L’efficacité du renseignement ?
Audition de M. Bernard LEMAIRE, Préfet de la Haute-Corse :

« M. le Rapporteur : Que pensez-vous de l’action des renseignements généraux en Corse ? Dans l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac, leur investissement nous a été présenté comme important. Il semble que M. Squarcini, directeur central adjoint, ait réalisé un travail de qualité.

M. Bernard LEMAIRE : Je ne partage pas cette appréciation. Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu M. Squarcini m’annoncer par avance une conférence de presse ou un attentat du FLNC. Il a obtenu, du moins est-ce apparu comme tel, des informations dans le déroulement de l’enquête sur l’assassinat de Claude Erignac. D’abord, tout cela était très tardif. Je pense qu’il a tout de même des réseaux qui lui permettent d’obtenir des informations, sinon ce serait à désespérer de tout. En tout cas, localement, au niveau du préfet de département, les services de renseignements généraux sont totalement inefficaces. C’est clair. J’apprends davantage de choses par la presse ou par des relations personnelles. »

Extrait du procès-verbal de la séance du mardi 31 août 1999 à Bastia)
Présidence de M. Raymond FORNI, Président de l’Assemblée nationale

Documents joints à cet article

A la poursuite de la génération mouvante...




E-fred - 22/05/2009

 

 

 

 

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29/04/2010

CRASS " Do They Owe Us A Living "

 

à Zoé ...

09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/11/2009

Chambéry : 4 copains toujours en contrôle judiciaire et 1 en detention

Chambéry : 4 copains toujours en contrôle judiciaire et 1 en detention

Indy Grenoble

Un copain en cabane, quatre autres en contrôle judiciaire, voilà l’actualité tiède de l’affaire de Cognin/Chambéry (une explosion qui avait coûté la vie à Zoé et de nombreuses blessures à Mike, ainsi que leur "liberté" à quatre de leurs amis) qui continue de traîner son ombre et le spectre de la répression sur nos vies. La galerie Saint-Eloi (tribunal anti-terroriste) prend bien son temps pour nous faire mijoter dans nos jus, à l’image d’une "justice" qui suspend l’existence des sales races et autres racailles d’ultra-méga-gauche-anarcho-totonome à son bon vouloir. Voilà quelques informations pour se mettre à jour, après le creux estival, histoire de dire aussi que les soutiens financiers, matériels, et moraux sont toujours et encore les bienvenus (ici ou ailleurs). A l’heure où partout en fRance et dans le monde, le soutien à toutes celles et ceux qui subissent les coups "républicains" des flics et autres juges, dans leurs luttes ou leurs vies quotidiennes devient plus que vital, quelle meilleure façon de porter le deuil de Zoé, que de garder la rage et cultiver la solidarité, c’étaient ses couleurs préférées...

L’été est passé, qui aura vu une baisse notable des activités du côté de Chambéry, du comité de soutien, et même du côté de la justice et de la police...chez nous en tout cas.

Parce que pour le reste de la fRance on dirait que l’intensité du rythme auquel se succèdent les "affaires" ne connaîtra plus jamais de baisse de régime depuis Tarnac ; de belles histoires "pour l’exemple" avec entre autres :
- l’affaire du corbeau dans l’Hérault (perquisitions, vingt interpellations, quelques gardes à vue pilotées directement par un président excédé que l’on puisse impunément glisser des balles et des menaces dans son courrier),
- la récente "émeute" du centre-ville de Poitiers, qui quoi qu’on pense de l’action, aura permis au tribunal local à la botte du sinistre de l’intérieur de se lâcher en prononçant des peines bien lourdes pour ceux qui se sont fait ramasser en fin de manif. Sachant que pour trois des inculpés qui ont pris de un à plusieurs mois de prison ferme, le parquet fait encore appel, considérant qu’ils méritent encore plus...

Une revue non-exhaustive de ce qui se passe dans notre beau pays ces derniers temps. Sans compter la crise, celles et ceux qui galèrent toujours plus, les histoires ordinaires de violences policières, les sans-papiers traqués...La liste est longue.

Bref. Le temps se gâte partout en fRance et ça commence à sentir le roussi.

Jusqu’à quand on restera patients ?

De notre côté, on a eu bien du mal à rassembler nos forces depuis le printemps dernier, et mis à part la collecte de fric afin de payer les frais d’avocat et autres menues dépenses, on ne peut pas dire que le comité ait été très actif depuis ce printemps, alors voilà quelques lignes afin de tenir au courant celles et ceux qui en attendent, des nouvelles.

Pour commencer par les plus mauvaises, nous avons appris que notre ami et camarade N1N1 (prononcer Nin-Nin), a été interpellé en Hongrie à la mi-octobre, mis sous écrou là-bas, avant d’être identifié puis extradé en fRance vendredi 16 octobre, puis déféré devant deux juges d’instruction, et enfin placé en détention à la maison d’arrêt de la Santé, à Paris. Peu de chances que N1N1 ressorte avant le procès (qui aura lieu...on ne sait quand), puisque un mandat d’arrêt international courait contre lui, et que les juges le considèrent comme ayant fui, alors même qu’aucune convocation officielle ne lui est jamais parvenue ni à Chambéry ni ailleurs et qu’il avait croisé la police bien des fois au cours de son voyage depuis début mai et son départ de Chambéry... N’hésitez pas à nous écrire pour nous demander ses coordonnées et pouvoir à votre tour lui faire parvenir vos lettres et autres cartes postales...

Pour le reste, rappelez-vous, Lucas était sorti de Fresnes, après une demande de mise en liberté à laquelle étaient aussi présents Rafou et Mike ; la cour d’appel avait alors refusé la libération de ces deux derniers, au prétexte que Lucas avait une "situation" (soit un travail, des projets d’étude...) et pas eux.

Rafou avait alors fait le 12 juin une nouvelle demande de sortie de taule, examinée par le juge d’instruction cette fois-ci, avec une réponse positive, mais le parquet général de Paris avait déposé un référé-détention pour s’opposer à cette libération, rééxaminée le 19 du même mois et enfin acceptée par la cour d’appel, ce qui avait permis qu’il sorte le jour même.

Mike est quant à lui resté détenu à l’hôpital pénitentiaire du premier mai jusqu’à la mi-juillet à peu près, date de sa sortie, après avoir subi à peu près les mêmes péripéties juridiques que Rafou.

A., quant à lui, avait été interpellé à Nantes par la SDAT, qui l’avait ramené fissa à Paris pour le soumettre à ses sympathiques interrogatoires. Après un passage devant le juge d’instruction, il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire, situation qui n’a pas changé depuis.

Tout ce petit monde est donc dehors aujourd’hui, une "libération" au goût bien amer, puisque chacun des inculpés se retrouve sous le coup de mesures de contrôle judiciaire variées et plus ou moins serrées selon les personnes.

Ainsi tous doivent pointer au moins une fois par semaine au poste de police ou de gendarmerie le plus proche de leur domicile, domicile qui est inévitablement celui des parents, comme s’il s’agissait du seul lieu sûr envisageable pour "garder" des suspects, comme si habiter avec sa famille était devenu un gage de bonne moralité, comme si ne pas laisser le choix de leur lieu de vie à des personnes ayant connu la prison, certains n’ayant pas résidé chez leurs parents depuis quelques années, allait garantir le bon comportement des prévenus. Rafou se retrouve libre d’aller et venir en Savoie et certains départements limitrophes tout en étant interdit de fréquenter les "squats de la région Rhône-Alpes", tandis que Mike et Lucas se retrouvent assignés, tantôt à résidence, tantôt dans leur commune, avec autorisations de sortie limitées aux "bonnes raisons" (le travail, les visites à l’hôpital pour Mike, la formation, les rendez-vous chez le juge ou l’avocat). Les uns et les autres se voient interdits de rentrer en contact entre eux d’une manière ou d’une autre, et Mike, lui, voit cette consigne étendue à tous "les squatteurs de Chambéry" (une notion extrêmement floue, qui sont ces gens ? Toutes celles et ceux qui ont été pris en photo en train d’aller et venir aux Pilos ? Qui ont suivi les manifs de soutien ? Celles et ceux qui ont leur nom sur la boîte aux lettres ?).

Bref, il s’agit d’un condensé non-exhaustif du contenu de ces contrôles judiciaires. Ceci dit pour que l’on constate à quel point la fin de la détention n’est très souvent pas la fin de tous les problèmes judiciaires, dans cette affaire comme dans d’autres (à ce sujet, voir l’instructive et courte brochure disponible sur infokiosques.net "La prison à la maison" à cette adresse : http://infokiosques.net/spip.php ?ar... ), et que le soutien ne doit et ne peut pas s’arrêter au portes de la zonzon pour ceux qui sont pris dans ces affaires.

Pour le reste, que dire ? Il reste un bon millier d’euros à trouver pour pouvoir rembourser les frais engagés jusque-là (surtout des frais d’avocat, eh ouais, être défendu ça coûte cher). Nous renouvelons donc notre appel à soutien, sachant que dès que nous aurons réuni suffisamment d’argent, ce qui viendra en plus sera directement envoyé à d’autres personnes subissant les foudres de la répression, oui oui.

Les inculpés ont également tous été reconvoqués dans le bureau du juge d’instruction qui s’occupe de l’affaire, Yves Jannier, chef du pôle anti-terroriste, à Paris, dans la semaine du 12 au 18 octobre, afin d’être soumis à un nouvel interrogatoire - d’où il ressort, pour ce que l’on en sait, que le magistrat n’avait pas grand-chose de nouveau à demander. On peut supposer que ce dernier voulait poser une dernière fois les mêmes questions afin de clore l’instruction dans les plus brefs délais, mais à ce stade-là, il s’agit d’une supposition, et cela peut aussi bien durer encore des mois et des mois.

Voilà pour les dernières nouvelles de cette histoire. Nous essaierons désormais de réactualiser le blog plus souvent. N’hésitez pas à consulter http://infokiosques.net/mauvaises_i... pour des nouvelles des autres affaires.

La lutte continue, ne nous laissons pas enfermer dehors.

Note : les prénoms des inculpés ont tous été plus ou moins modifiés, dans un compréhensible souci d’anonymat, quand bien même la presse bourgeoise aura suffisamment décliné leurs patronymes et autres informations d’ordre privé dans ses articles sur l’affaire.

 

 

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13/07/2009

Retour sur 'l'affaire de Cognin"

J'avais fait un article sur "Agoravox"sur ce qui est arrivé à ces deux jeunes gens. Voilà maintenant un très bon article pour la "suite" de cette non-affaire, comme celle de Tarnac....encore merci à touTEs ceux et celles qui soutiennent les mouvements de solidarité.

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Comment créer des terroristes à partir d’un fait divers…

Durant la nuit du 30 avril au 1er mai, dans une usine désaffectée de Cognin (près de Chambéry), une explosion provoque le décès d’une jeune femme et blesse grièvement son compagnon. Ce tragique accident entraîne, par un jeu de leviers dont seul l’État a le secret, le débarquement de la Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) du parquet de Paris dans notre bonne vieille ville de Chambéry.


Celle-ci procède à une série de perquisitions dans plusieurs squats, dont une est menée par 130 flics en tout genre comme même la mafia locale n’en a jamais vu, puis décide la mise en détention après 80 et 72 heures de garde à vue de deux dangereux squatteurs pour des motifs surréalistes, que seules les lois scélérates de l’antiterrorisme permettent de justifier.

Mais soyons plus précis : la police informe la presse locale, qui informe la population… La police, enfin la presse, nous dit que les deux victimes de l’explosion manipulaient des substances explosives (du chlorate de soude et du sucre) qui leur ont explosé à la gueule. La presse, enfin la police, dit aussi qu’ils préparaient un engin explosif et qu’il y aurait une troisième personne dans le coup. Dans le même temps, «de source judiciaire, on affirme qu’elle [la personne décédée] était proche des milieux anarchistes…» (20 Minutes, le 1er mai). À moins qu’elle ne soit de «la mouvance anarcho-autonome» comme le soulignera le Dauphiné Libéré dans ces innombrables articles… Et voilà un scénario bien ficelé qui permet à la SDAT de prendre l’affaire en main ! Surveillance, enquête, perquisitions amènent rapidement nos fins limiers à trouver deux autres personnes dans le milieu des squats chambériens pour leur coller sur le dos l’accusation d’«association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes et de nuire à la sécurité de l’État», leur permettant ainsi de justifier tout et n’importe quoi. Avec cette juridiction spéciale, qui prend ses ordres directement au ministère de l’Intérieur, la Justice, sur laquelle nous n’avons par ailleurs aucune illusion, ne s’embarrasse même plus de discours sur son indépendance et son impartialité, etc. Non, ici, avec l’antiterrorisme, c’est la machine gouvernementale qui est en marche, pour casser toute opposition, réelle ou fantasmée, quitte à enfermer des gens pour leurs idées. Alors, pour les deux individus qui ont le malheur de tomber entre ses mains, c’est le grand numéro et aucun échappatoire : garde à vue à rallonge (96 heures maxi dans le cadre de l’antiterrorisme), avocat au bout de 72 heures, détention provisoire assurée (depuis le 8 et 12 mai)… et l’incertitude sur leur sort, bien que le «dossier» soit complètement bidon.

À côté de cela, nous aurons eu le «plaisir» de lire la presse, locale essentiellement, qui se répandra en articles plus ou moins douteux, usant du qualificatif «anarcho-autonome», «anarchiste» ou «libertaire» comme d’un élément à charge. Or, depuis la bonne douzaine d’années que la Fédération anarchiste existe à Chambéry, ses membres qui, étonnamment, se revendiquent anarchistes, sont actifs dans de nombreuses luttes, au fil des mouvements sociaux et des coups portés par la classe dominante. Ils sont présents dans la plupart des manifestations avec leurs propres discours et slogans, bien visibles sous les drapeaux noirs, s’expriment au travers d’un site internet, de tracts, d’affiches, de conférences et de débats publics, de projections et autres évènements… Bref, diffusent les idées et pratiques anarchistes à Chambéry et en Savoie, comme le font des milliers d’anarchistes en France et dans le monde. Étrangement, nous n’avons jamais eu l’honneur de lire ne serait-ce qu’une seule fois le mot «anarchiste» ou même le plus soft «libertaire» dans la presse locale. Quant à citer la Fédération anarchiste, nous savons, de source sûre, comme les journalistes se plaisent à le dire, que cela leur est interdit. Mais à vrai dire, on s’en fout. Nous relevons juste que les anarchistes n’existent pour les médias que lorsqu’ils sont associés à des mots tels que «terrorisme»… Car depuis ce début de mois de mai, le mot «anarchiste» est soudain apparu dans le lexique des journalistes du canard local le plus lu et de quelques autres, au point d’apparaître quasi quotidiennement dans les colonnes de cette presse. Souvent mêlé à d’autres termes au sens plus ou moins ésotérique comme «mouvance anarcho-autonome» ou «ultra-gauche». Il faut dire que l’affaire est sulfureuse : des jeunes à qui la police colle l’étiquette de faiseurs de bombes et tant qu’à faire celle d’anarchistes ou quelque chose comme ça… Et voilà nos bovins journalistes qui foncent sur le drapeau rouge (et noir) que les flics leur agitent sous les yeux ! Il est vrai que manipuler des matières explosives et appartenir au mouvement scout ou au club d’échec local, ça sonne moins bien… Quoi qu’il en soit, la perfusion administrée à nos chers journalistes par la SDAT afin de mieux relayer le discours politico-judiciaire, mêlé à leur ignorance crasse de toute notion relevant de l’anarchisme pourrait expliquer tant d’amalgames. À moins qu’absence d’esprit critique, malhonnêteté intellectuelle et servilité soient des caractéristiques permettant de réaliser la basse besogne journalistique sans rechigner, au regard d’une affaire qui de toute évidence n’est qu’une grossière manœuvre…

Cette affaire nous en rappelle ainsi une autre, tout aussi grotesque, celle dite «de Tarnac» avec ses arrestations, ses détentions et son retentissement médiatique à l’échelle nationale.

On peut se demander dans quelle mesure ces opérations politico-médiatiques ont leur origine dans les fantasmes de la classe dirigeante, avec sa logique de complots, de réseaux clandestins et d’ennemis à traquer. Par contre, ce qui est clair, c’est la stratégie d’ensemble élaborée et appliquée depuis quelques années par l’État et son personnel, qui se renforce ces derniers temps et qui opère par la peur et la violence.

Quelques éléments de cette stratégie :

—  Diffuser dans la population, afin de mieux la «tenir», la peur d’un hypothétique ennemi intérieur, qu’il faut bien inventer de toute pièce.
—  Provoquer dans la population le rejet, ou tout au moins la distanciation, vis-à-vis des opposant-e-s au système (création d’un «cordon sanitaire»).
—  Instaurer un système de surveillance, de fichage et de renseignement qui permette de diffuser le sentiment d’emprise de l’État sur les individus et notamment les militant-e-s.
—  Criminaliser, avec l’intervention de plus en plus systématique du couple police-justice, toute contestation sociale qui sort des clous de la pseudo-paix-sociale, et qui utilise comme moyens la désobéissance civile, l’occupation, le blocage, la grève autogérée, l’action directe en général.
—  Faire quelques exemples, appliquer la violence d’État, afin de tenter d’installer un climat de peur parmi les militant-e-s en faisant planer la possibilité de la répression, même aux plus modéré-e-s.
Voilà quelques ficelles de la politique actuelle.


Que l’État invente ses «terroristes» pour tenter de légitimer son action ne nous étonne guère, le procédé est vieux comme le pouvoir…

Face à l’arbitraire de l’État :
Solidarité et liberté pour les inculpés !







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13/05/2009

Nous ne sommes rien, mais nous sommes là.

Arbitraire de l’antiterrorisme à Chambéry : Rafou mis en détention

Publié le lundi 11 mai 2009 sur Indymedia-Grenoble, par le Collectif de soutien à Rafou
http://grenoble.indymedia.org/2009-05-11-Arbitraire-de-l-...

 

Le 30 avril, les Pilos ont reçu une lettre d’assignation en justice de la part de la mairie de Chambéry (ville de gauche et tout le tralala). En marge de ça, dans la nuit du 30 au 1er mai ont eu lieu les évènements de Cognin, dont nous-mêmes n’avons pas pris connaissance avant le vendredi 1er au soir.

 

 

Ce qui a mené à des perquisitions, une enquête confiée à la SDAT (Sous-direction antiterroriste) de Paris, et la mise en GAV de Rafou pour 96 heures dans le cadre de tout ce même délire.

 

Le vendredi 8 mai, a eu lieu une manifestation sauvage dans les rues de Chambéry, en soutien aux Pilos menacés, mais surtout en soutien à Rafou. Environ 200 personnes de tous genres (artistes, jongleurEUSEs, habitantEs, amiEs, politiques, voisinEs, personnes fréquentant – ou non - les activités du lieu...) y étaient rassemblées, malgré la pluie constamment présente durant le défilé. Celui-ci a duré près de deux heures dans les rues de la ville, sans qu’il y ait d’incidents ou d’altercations avec les forces de « l’ordre », malgré leur présence en civil ou en armure pour « défendre » la gare ou la préfecture, où ils s’étaient retranchés. Tout s’est bien passé, tout le monde est rentré à la maison, mais il y a surement beaucoup de photos qui ont été prises.

 

 

Rafou était déféré devant le juge antiterroriste cette même après-midi, au terme de ses 96 heures de GAV. Une après-midi que nous avons passée penduEs au téléphone en attente de nouvelles. Nouvelles qui se sont avérées mauvaises : dès sa sortie de séance avec le juge d’instruction (qui a duré près de 7h30), il a été entendu de nouveau, cette fois par le juge des « libertés » et de la détention. Et la Cour a décidé la détention provisoire pour Rafou. Il a été transféré à la Santé [prison parisienne] dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 mai. Et il devrait y rester selon nos informations au moins trois semaines, avec le traitement de « faveur » réservé aux personnes incarcérées dans le cadre de procédures antiterroristes : courrier entrant et sortant lu et vérifié, restriction minimale des visites en parloir (en termes clairs : son avocat et ses parents), interdictions diverses et variées (de bibliothèque commune, de travailler, entre autres...), pas de contacts avec le « service général », sans toutefois être en QHS non plus.

 

 

Qu’y-a-t-il dans son dossier ? Rien. Et il a un alibi, plusieurs témoins : ce soir-là, Rafou jouait aux cartes chez des amis. Ses témoins sont prêtEs à se présenter. AucunE n’a été entenduE. Se pose alors la question de savoir de quoi est-il accusé ? La justification qui a été invoquée est la « destruction de preuves ».

 

 

Quelle réflexion, quelle piste peut-on considérer pour comprendre la situation dans laquelle est Rafou ? Le jour de la perquisition des Pilos, il est le seul des 11 personnes à avoir été gardé. La question qui est à se poser n’est pas « Pourquoi lui ? ». Car n’importe lA/EquelLE d’entre nous aurait pu être à sa place. Aujourd’hui c’est lui, demain moi, puis nous, et vous.

 

 

A travers Rafou, et à travers touTEs les autres qui ont été incarcéréEs lors de procédures similaires, c’est cette illusoire cellule, ou mouvance, ou appelons-là de n’importe quel nom, «anarcho-autonome» dont on entend tant parler par les temps qui courent, qui est visée, traquée.

 

 

Est-ce un hasard si les magistrats saisis de l’affaire sont les mêmes que pour « l’affaire » de Tarnac ? Est-ce un hasard si les enquêteurs sont les mêmes ? Est-ce un hasard si Rafou a été placé à la Santé, dans le même département [quartier de prison] que Julien Coupat ? L’ensemble des gens fréquentant le lieu sont photographiéEs, suiviEs, écoutéEs, des dossiers sont constitués à longueur de journées. La paranoïa s’installe. Nous ne sommes plus libres nulle part. Qui peut encore croire au hasard ?

 

 

Comment ne pas voir la criminalisation de toute forme de réflexion politique contestataire et/ou alternative ?

 

 

L’État porte dans chacun de ses bras, droit et gauche, ses armes pour lutter contre une cellule invisible. Une cellule d’autant plus invisible qu’elle n’existe pas. Mais eux sont la pour là créer, cette cellule, en inventant des liens fictifs, en regroupant des éléments sans rapport, sans comprendre qu’on peut connaître ou côtoyer quelqu’unE sans savoir la moindre chose de ce qui se passe dans sa tête.

 

 

Tout sombre dans un délire conspirationniste et paranoïaque, d’où le fait qu’ils disposent de moyens quasi-illimités contre lui. Ce qui «justifie» l’absence de droits pour les personnes accusées, suspectées de «terrorisme» (mais quel crédit accorder à ce terme quand on voit que même RESF est qualifié de réseau quasi-terroriste ?). La moindre chose anodine peut pousser n’importe qui, n’importe quand, n’importe où et dans n’importe quelles circonstances, a être confrontéE à ces lois arbitraires et sans cesse durcies par le cercle vicieux de la construction de cet «ennemi intérieur».

 

 

Une balade en vélo devient une rencontre entre suspects en vue de préparer une action terroriste. Lier des bonnes relations avec ses voisinEs devient une preuve de mauvaises intentions et de préméditation dans le cadre d’un complot (Cf. les déclarations de MAM). Il n’y a plus de présomption d’innocence. Seulement des degrés de culpabilité. Toi qui lis ces lignes, tu es complice de ça. Tu es l’ennemiE désignéE.

 

 

Toutes ces lois, ces perquisitions, ces mises en accusation, sont là pour instrumentaliser la peur médiatique qui a été créée. Élargir cette peur, et diffuser son acceptation. Peu importe l’innocence. Peu importe la destruction d’une personne par de la GAV, par de la détention, sans qu’aucun fait ne soit reproché concrètement. L’essayer, c’est l’adopter.

 

Le but ultime étant de créer cette mouvance anarcho-autonome fictive. Lui faire prendre forme. Ou plutôt agir en ce sens en lui tranchant la tête avant qu’elle n’existe. Et donc multiplier les arrestations, les écoutes, les filatures, les interrogatoires, les procès, les durcissements sécuritaires, les lois arbitraires, la diffusion médiatique contrôlée, la peur distillée. Lui faire prendre âme sans qu’elle n’ait corps.

 

Mais tout est bien évidemment fait pour notre sécurité.

 

Comment y croire encore ? Qui peut y croire ?

 

A Chambéry, un comité de soutien a été créé par les proches de Rafou, malgré la peur, malgré la tension palpable ; des concerts et autres choses vont être organisés. Aux Pilos ou ailleurs. Autant dire que des descentes de police y sont envisageables.

 

Ils voudraient nous faire taire en nous trainant dans la boue. Nous, nos proches et nos idées. Mais personne ne doit être oubliéE, abandonnéE. Tout ceci n’est pas un jeu. Ce n’est pas un show débile où on donne des bonbons à la fin aux perdantEs comme lot de consolation.

 

Tout ceci, c’est la vie telle que nous la connaissons, c’est la réalité qui nous est imposée, et en NOTRE nom. Qui mieux que Louise Michel résumerait la situation que nous vivons : « Mon drapeau sera le noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions » ?

 

Soutien à Rafou, et à touTEs les autres prisonnierEs, politiques ou non. Nous ne sommes rien, mais nous sommes là.

 

Collectif de soutien à Rafou (et à celleux à venir

 

 

 

Mardi 12 mai 2009
Après l’explosion, la police vise les squats

«L’affaire n’est pas finie, on s’attend à de prochaines gardes à vue. On ne sait pas exactement ce qu’ils cherchent, ni jusqu’où ils sont prêts à aller, résument les occupants du squat des Pilos, à Chambéry (Savoie). On sait qu’ils recherchent une troisième personne.» Zoé A., 24 ans, a été tuée, et Michaël D., 25 ans, grièvement blessé par l’explosion d’une bombe artisanale qu’ils manipulaient dans la nuit du 30 avril au 1er mai, à Cognin, près de Chambéry.

La sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ a visé, la semaine dernière, le milieu des squats
de la ville. Dès le 4 mai, 130 policiers ont mis le squat des Pilos sens dessus dessous à la recherche d’indices. Sur les onze personnes interpellées ce jour-là lundi, Raphaël S., 24 ans, a été conduit à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), siège de la Sdat, pour une garde à vue sous le régime antiterroriste. Il a été présenté au parquet, vendredi soir, mis en examen et écroué pour «association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme», et «destruction de documents ou objets relatifs à un crime ou un délit». L’information judiciaire ouverte contre Michaël, Raphaël et «tous les autres» a été confiée aux trois juges antiterroristes Yves Jannier, Thierry Fragnoli et Edmond Brunaud.

Jonglage. Blessé au visage et aux bras, Michaël est hospitalisé à Lyon, où il est maintenu dans un coma artificiel. Aucun élément n’a été retrouvé sur l’utilisation que le couple comptait faire de l’engin explosif. Un extincteur et un réveil ont été retrouvés, et l’explosion a été provoquée par un mélange de chlorate de soude, de sucre et d’engrais. «Je ne comprends pas pourquoi il a fait cette bombe, s’étonne une amie suisse de Michaël. Il prônait la non-violence quand je l’ai connu.» À Genève, d’où il est originaire, Michaël a fait une première année d’école de chimie, avant de se consacrer à la musique, au jonglage, et d’intégrer un groupe de ska. «Il écrivait les paroles, et chantait, c’était assez engagé, mais pacifique, raconte l’un des musiciens. C’était son obsession, d’être à contre-courant.» Michaël emménage au squat la Tour à Genève, un important centre culturel alternatif. «Il s’est installé là. Et c’est vrai qu’à chaque descente, les flics sont tombés sur lui. Mais il n’était pas dans son tort. Il graffait, et il a eu aussi des problèmes à cause de ça.» En juillet 2007, l’expulsion du squat lui fait quitter la Suisse. «Tout s’est fermé à Genève, résume un ami. Les squatteurs se sont cassés. Tout part de là : on coupe tout à ces gens qui ont leur utopie.»

Les policiers qui ont fait remonter les fiches RG de Zoé A. n’y ont trouvé que sa participation à différentes manifs. La projection d’un film antinucléaire. Une occupation d’arbres menacés. Mais Zoé était militante des squats elle aussi. En février 2007, elle participe à l’occupation du consulat du Danemark à Lyon, en solidarité avec un centre social de Copenhague menacé d’expulsion à Copenhague. Le bureau du consul avait été envahi, et un communiqué faxé au maire de Copenhague. À Chambéry, elle s’est installée à château Chamouth, un squat où elle vivait seule.

Raphaël S., mis en examen vendredi, y avait habité lui aussi, un an plus tôt. «Raphaël a été placé en détention à la hussarde, commente son avocat, Me Laurent Pascal. Le juge avait un présupposé. Il voulait des réponses qu’on ne pouvait pas lui apporter. On ne lit pas dans les boules de cristal, nous.»

Preuves. Les proches de Raphaël, diplômé en montage cinéma, sont stupéfaits par l’incarcération. «Son nom était resté sur la boîte aux lettres où logeaient les deux qui se sont fait péter, assure l’un d’eux. Et on l’accuse d’avoir voulu se débarrasser avec des potes de tracts anarchistes du genre “manifestation contre la politique ultra-sécuritaire de Sarko le 1er mai”, ce qui n’est pas un crime.» Ce «nettoyage» lui vaudrait une mise en examen pour destruction de preuves. «L’idéologie du service qui s’occupe du terrorisme, c’est la théorie des cercles concentriques, juge Me Pascal. Vous avez les durs, Zoé et Michaël, ceux qui aident, et ceux qui savent. Mais sauf à raconter une fable, on ne peut pas y adhérer.» Un autre habitant du squat doit être entendu, à sa demande, par la Sdat, aujourd’hui. Il risque d’être à son tour placé en garde à vue, pendant 96 heures.
Karl Laske - Libération, 12 mai 2009.



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