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08/04/2010

Violences à l'école - Luc Chatel prend du recul

 

Les photos ne font pas partie de l'article original

 

Tous les futurs profs seront formés contre les violences, annonce Luc Chatel

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a annoncé jeudi une série de mesures contre les violences à l'école: les professeurs seront formés à la gestion des conflits, les équipes mobiles de sécurité seront doublées dans les académies sensibles, un Code de la vie scolaire sera diffusé dans les collèges et lycées à la rentrée prochaine, et la carte de l'éducation prioritaire sera redessinée.

En clôture des Etats généraux de la sécurité à l'école, qui se sont tenus pendant une journée et demie à la Sorbonne, le ministre s'est défendu de présenter un énième plan anti-violences. Il a pourtant énuméré une série de mesures, plus ou moins nouvelles, qui ne remettent d'ailleurs pas en cause certaines orientations déjà définies par le président Nicolas Sarkozy.

heiliheiloheila.jpgLes "élèves particulièrement perturbateurs pourront être sortis de la classe" et "placés dans des structures adaptées, aussi longtemps que nécessaire", a affirmé Luc Chatel.

D'autre part, les "parents qui n'assument pas leurs responsabilités" pourront voir leurs allocations familiales suspendues, a ajouté le ministre, en souhaitant que cette mesure -déjà possible- soit "plus facilement effective".

Ces deux pistes avaient été évoquées le 24 mars par Nicolas Sarkozy dans sa déclaration à l'Elysée à l'issue du premier conseil des ministres après les régionales.

Le "plan de sécurisation des établissements scolaires", lancé en septembre 2009 avec le ministère de l'Intérieur, va se poursuivre. A ce jour, 61% des établissements ont réalisé un "diagnostic de sécurité" (identification des besoins éventuels en clôtures, vidéosurveillance ou portiques). Luc Chatel veut que cette proportion passe à 100% avant la fin de l'année scolaire.

Pour renforcer ce volet, il a annoncé jeudi le doublement des effectifs des "équipes mobiles de sécurité" (EMS) dans les académies les plus exposées à la violence. Placées sous l'autorité des recteurs, ces équipes comportent actuellement 20 à 50 membres (policiers, gendarmes, conseillers d'éducation, psychologues, infirmières scolaires) qui peuvent intervenir dans les établissements en cas de crise grave.

Ce qui est nouveau, en revanche, c'est la préparation de tous les futurs enseignants à la prévention des violences. Chaque étudiant se destinant au professorat recevra durant son master une formation à la gestion des conflits -au lieu de l'actuel module optionnel de 20 heures. Chaque professeur nouvellement recruté suivra "nécessairement" durant son année de stage "un module de formation sur la tenue de classe". Enfin, dans les établissements les plus exposés aux violences, des "formations sur site" pourront être dispensées à l'ensemble du personnel, a indiqué Luc Chatel.

Un "Code de la vie scolaire" sera diffusé dans tous les collèges et lycées à la rentrée prochaine. Les règlements intérieurs pourront imposer aux élèves élève_clair.jpgde se ranger avant d'entrer en cours, de se lever en présence d'un adulte, de lever le doigt pour demander la parole, de vouvoyer le professeur, etc.

En cas de problème, notamment d'agressivité, Luc Chatel veut "un système de sanctions mieux gradué". L'exclusion de la classe ou de l'établissement doit redevenir exceptionnelle. "Ce n'est pas la solution", a-t-il estimé, soulignant que l'élève exclu "navigue d'établissement en établissement" sans que la sécurité soit rétablie. En matière de sanctions, le ministre suggère d'accorder une plus grande place aux travaux d'intérêt général. Il propose par ailleurs d'organiser les conseils d'établissement "à l'extérieur" pour, dit-il, "prendre du recul". Il ne précise pas quels lieux pourraient désormais les accueillir.

"On va revoir la carte de l'éducation prioritaire", a-t-il par ailleurs annoncé. Les "réseaux ambition réussite" (ex-ZEP) vont être remplacés par un programme qui pourrait être baptisé CLAIR (Collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite). Expérimenté dans une centaine d'établissements en septembre prochain, il devrait être généralisé à la rentrée 2011. Dans les établissements désignés ainsi comme difficiles, le proviseur pourra choisir son équipe éducative et disposera de "moyens" pour attirer et garder les professeurs. Dans ces collèges et lycées, seule comptera la validation du socle commun de connaissances et de compétences.

Luc Chatel prévoit enfin de présenter "avant la fin de cette année scolaire" un plan pour la santé à l'école. Il entend notamment développer la pratique sportive dans les établissements les plus en difficulté. Il promet "une conférence nationale ambitieuse" sur les rythmes scolaires. AP

Le Nouvel Observateur - PARIS (AP) cb/cov/ir

La_marche_des_élèves_clairs.jpg

20:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/04/2010

Villefranche : Zeyneb a changé de classe

24/03/2010

Vous vous souvenez de cette collégienne de Villefranche, exclue trois jours pour avoir porté un tee-shirt "Palestine libre" ? En dépit d'une forte mobilisation, la sanction a été confirmée et Zeyneb est restée derrière les grilles de l'établissement les 2, 3 et 4 mars. Elle a ensuite repris les cours mais a changé de classe, à sa demande, pour ne plus avoir affaire au professeur d'histoire avec qui elle avait eu une altercation.

Hélas, il semble qu'un climat de tension ait régné dans le collège où plusieurs élèves sont venus avec des keffiehs ou des tee-shirts "I love Gaza". Des provocations face à une administration qui n'a semble-t-il pas su avoir des gestes d'apaisement. Sur le plan juridique, Zeyneb et sa maman ont déposé un recours devant le tribunal administratif.

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/Autre-contenu/Breves/Villefranche-Zeyneb-a-change-de-classe

21:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/02/2010

Enseignement expérimental au Lycée-Collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône : Zeyneb, exclue trois jours pour "prosélytisme"...un t-shirt Palestine Libre (réactualisé)

« Le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout. »

 

La mère de Zeyneb, exclue pour le port d'un tee-shirt propalestinien, dénonce cette mesure (www.20minutes.f)

Zeyneb a bien été sanctionnée pour avoir porté un tee-shirt propalestinien. Cette élève de 16 ans, en 3e au collège Claude-Bernard de Villefranche, a été exclue pour trois jours après une altercation avec son prof d'histoire, survenue le 29 janvier. Dans la notification de la mesure disciplinaire, dont 20 Minutes a obtenu copie, la direction du collège indique que « vu les faits commis, à savoir acte de prosélytisme et départ d'un cours sans autorisation avec refus d'obéissance », une exclusion provisoire est prononcée à l'encontre de Zeyneb.

« C'est un message de paix »
Depuis, la mère de l'élève réclame le retrait de cette exclusion. « Ma fille porte ce tee-shirt depuis deux ans. Cela n'a jamais posé problème. “Palestine libre”, c'est un message de paix », explique Amel. Cette dernière demande une sanction à l'encontre de l'enseignant : « Un professeur qui, en plein cours sur la Russie, dit que les Arabes ne sont bons qu'à piquer la terre des Israéliens, doit être puni. » Ce 29 janvier, Zeyneb était venue en classe avec un tee-shirt propalestinien. Le professeur lui avait alors demandé de le cacher. L'élève a préféré quitter la classe et le collège pour rejoindre « en pleurs » sa mère sur son lieu de travail. Quelques jours plus tard, la sanction tombait.
Mercredi, l'inspection académique du Rhône indiquait que cette élève avait été sanctionnée « pour avoir quitté l'établissement » et non « pour avoir porté ce tee-shirt ».

élisa frisullo
Un millier de lettres soutien

Selon le Collectif caladois pour le peuple palestinien, un millier de lettres de soutien à Zeyneb ont été adressées à sa famille ou directement au collège de Villefranche pour réclamer le retrait de la mesure d'exclusion. Cette sanction doit prendre effet les 2, 3, et 4 mars. Le collectif pourrait faire appel de cette décision auprès du rectorat de Lyon.

 

« C’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre. »

 

 

Soutenons Zeyneb, exclue de son collège pour 3 jours pour avoir osé porter un tee-shirt "Palestine libre !"

 

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo.fr !

 



Zeyneb D., élève de 3ème au collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400), est victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter en classe un tee-shirt « Palestine libre ! ».

Son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël, reprenant à son compte toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine.

Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ».

Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, face aux cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».

La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeyneb...

Parce que nous n'acceptons pas qu'un enseignant face la promotion d'un état colonial et raciste, parce que nous saluons le courage de Zeyneb de s'être opposée, avec ses propres moyens, au prosélytisme de son professeur :

Nous demandons l'annulation immédiate de la sanction (prévue pour prendre effet le 2 mars) et la pleine et entière réhabilitation de Zeyneb.

Nous demandons en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo.fr !

 



Exemple de mail :

Monsieur le Proviseur du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône,

J'ai pris connaissance du cas de Mlle Zeyneb D. que vous avez décidé d'exclure pendant 3 jours pour avoir osé porté en classe un tee-shirt « Palestine libre » et parce qu'elle a quitté le cours, sous les hurlements de son professeur (ce que vous nommez désobéissance !).

Mais vous savez fort bien que Zeyneb ne faisait que répondre à la propagande de son professeur d'histoire, qui dans un cours précédent, faisait l'éloge d'Israël, en parfaite violation des principes de l'école républicaine. Plus tard, ce même professeur s'en est pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans » !

C'est pourquoi je vous demande l'annulation immédiate de la sanction visant Mlle Zeyneb D. et sa pleine et entière réhabilitation. Je demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

[Signature]

 

Communiqué de presse du Collectif caladois pour le peuple palestinien

Villefranche-sur-Saône, le 15 février 2010.

Le Collectif caladois pour le peuple palestinien (CCPP) témoigne tout son soutien à Zeyneb D., élève en classe de 3ème du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400), victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter, en classe, un tee-shirt « Palestine libre ! ».

Alors que son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël et repris à son compte et devant les élèves toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine, Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande indigne d'un fonctionnaire de la République en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ». Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, choquée et humiliée par les cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».

La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeyneb…

Si l'École de la République ne saurait encourager le prosélytisme de la part des élèves, elle peut encore moins le supporter d'un enseignant. À cet égard, la réaction de l'élève Zeyneb relève du courage et de l'exemplarité dans son refus de voir réécrire l'histoire par son professeur et de voir bafouer les droits imprescriptibles de tout un peuple. Le droit des peuples a disposer d'eux-mêmes, inscrit dans la Constitution de la République (Préambule), fait partie de l'enseignement d'éducation civique de la classe de 3ème. Le défendre est tout sauf un acte de prosélytisme.

Le Collectif caladois pour le peuple palestinien demande donc l'annulation immédiate de la sanction prise contre Zeyneb D. ainsi que sa complète réhabilitation. Il demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

Font également partie du Collectif caladois pour le peuple palestinien un certain nombre d'enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), qui ont tenu à faire la déclaration suivante : « Tous, nous avons été scandalisés par le comportement et les paroles de ce « collègue » : de tels propos tendancieux, est-ce là l'enseignement ? L'humiliation et la violence traumatisante infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave : et professionnelle, et humaine – une attitude indigne d'un enseignant responsable. »

Contact du collectif: ccpp69400@yahoo.fr

 

 

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Le professeur s'explique : « J'ai senti que ça dérapait »

le 23.02.2010 04h00


Que s'est-il passé ce fameux 29 janvier dans la salle de classe ?

Le 26, dans le cadre de mon cours d'histoire-géo, j'évoque la fin des Trente Glorieuses causée par la hausse du prix du pétrole, consécutive à la victoire d'Israël dans la guerre du Kippour. Cela a duré trois minutes.

C'est à ce moment-là que votre élève a protesté ?

Non, elle s'est présentée le 29 avec ce tee-shirt et je lui ai demandé de le cacher en lui expliquant que c'était interdit par le règlement. Elle refuse, s'obstine, me répond puis ramasse ses affaires. Je la préviens des conséquences de son geste et lui dis que je ferai un rapport. Elle a quitté la salle de cours.

Quelle a été la réaction des autres élèves ?

Les clashs en cours, cela arrive. Dans le cas présent, c'est un problème d'indiscipline classique. Les élèves ont posé des questions. Je leur ai expliqué que la liberté d'expression était nécessairement réduite au sein d'un établissement. J'ai dit également que le problème palestinien était une cause bien trop grave pour être défendue par des « charlots », des personnes qui ne maîtrisent pas tous les enjeux de ce conflit. Cette parenthèse (l'incident et le dialogue) a duré dix minutes.

Zeyneb vous reproche d'avoir tenu des propos pro-israéaliens dans vos cours...

C'est faux. Je n'ai jamais tenu de tels propos. Dix jours après, elle a été convoquée avec ses parents par la direction. Ce jour-là, elle est venue avec sa mère et un membre du collectif pro-palestinien. J'ai senti que ça dérapait. J'étais en colère et en même temps abasourdi par ces reproches que l'on me faisait. Je m'efforce d'être le plus carré possible dans mes cours, dans le respect de la neutralité politique, idéologique et religieuse. Le collectif a publié un message le lundi sur Internet et tout s'est emballé.

Vous avez rencontré aujourd'hui l'inspectrice d'académie. Comment s'est passée cette entrevue ?

Très bien. J'ai l'impression que l'on me soutient.

Que ressent-on quand on est au cœur d'une telle polémique ?

C'est une polémique qui dépasse les frontières. J'ai lu dans la presse et sur Internet des choses fausses. C'était toujours le même son de cloche, celui du collectif. C'est choquant : pour moi, ce problème d'indiscipline doit rester au sein de l'établissement. Tout le monde est venu mettre son nez dans mon travail et raconter n'importe quoi. C'est inadmissible.

Je suis inquiet des conséquences d'une telle affaire. Que se passera-t-il le jour de la rentrée ?

 

21 février 20:01, par Secrétariat de la FSU du Rhône

Dans un communiqué de presse du mardi 16 février 2010, le collectif caladois pour le peuple palestinien finissait par la déclaration suivante : « Font également partie du Collectif caladois pour le peuple palestinien un certain nombre d’enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), qui ont tenu à faire la déclaration suivante : « Tous, nous avons été scandalisés par le comportement et les paroles de ce « collègue » : de tels propos tendancieux, est-ce là l’enseignement ? L’humiliation et la violence traumatisante infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave : et professionnelle, et humaine – une attitude indigne d’un enseignant responsable. » »

Même si la FSU est membre du collectif calladois, la FSU du Rhône tient à préciser qu’elle n’a été en aucun cas consultée pour la rédaction de ce communiqué et qu’elle n’est donc pas responsable des propos relatés, en particulier ceux concernant l’attitude de l’enseignant.

La FSU estime que, sur cette affaire, toute prise de position doit prendre en compte la version des deux parties. Pour l’occasion, donc, en plus de la version de l’élève et de sa famille, qui a largement été relayée, il convient de prendre connaissance de celle des enseignants du collège et en particulier celle du professeur concerné. A ce jour, vu les vacances scolaires, la FSU n’en a pas eu connaissance. Par ailleurs, la FSU conteste une méthode conduisant à la mise en accusation publique d’un enseignant au terme d’un emballement médiatique centré sur la version d’une seule des parties.

La FSU se prononcera sur le fond de cette affaire lorsqu’elle sera en possession de tous les éléments permettant de le faire.

11:02 | Lien permanent | Commentaires (5) |

 
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