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19/09/2012

JUJITSU-POLITIQUE : LE CONTRE-STORYTELLING - article 11

Elle a beau avoir pour elle la puissance de feu, la machine médiatique a ses points faibles, ses défauts. Avec un peu de persévérance et une bonne dose d’imagination, il est même possible de la faire dérailler. Des collectifs – les Yes Men, Luther Blisset, etc. – s’y sont joyeusement employés, au carrefour du militantisme et de l’art. Retour sur quelques cas d’école de hacking des médias.

à lire sur article 11

Extrait :

UN STORYTELLING À CONTRE-COURANT

Les journalistes savent à quel point leur audience aime les histoires, surtout si elles sont bien enrobées et si elles valident un point de vue auquel on est acquis d’avance. Plusieurs groupes d’activistes savent autre chose : les journalistes aussi aiment les histoires, et surtout y croire.

Deux d’entre-eux se sont fait largement remarquer : RTMark2 (devenus Yes Men) et Luther Blisset. Leur mode opératoire ? Renverser l’objectif du storytelling en racontant des histoires aux « narrateurs » professionnels. Ils critiquent en acte le système médiatique se nourrissant de récits fabulés, et font jouer à plein les effets mythifiant des histoires. Ils s’approprient et détournent ce qu’on a appelé la « grammaire culturelle, qui désigne la totalité des codes esthétiques et comportementaux qui préside au bon déroulement de la vie en société, ainsi que les nombreux rituels que celle-ci impose à tous les échelons »3. En maîtrisant ces codes, ils parviennent à insérer leurs « coups » et canulars dans le flux médiatique.

RTMark, qui se présente comme une entreprise en lutte contre les abus des entreprises4, a axé sa démarche sur la correction d’identité, c’est-à-dire le fait d’amener une personne physique ou morale à dire ce qu’elle pense vraiment. Le collectif s’appuie sur une grande connaissance de la « communication » : création d’infos-hameçons pour journalistes, réalisation soignée de communiqués de presse, imitation crédible des apparences de la cible.

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06/05/2011

Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer

 

Un demi siècle après le blocage de braves soldats du Reich dans une poche, de braves nostalgiques de la mode de l’époque réhabillent la mémoire vert-de-gris.


Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer
Depuis cet été, un blockhaus de Batz-sur-Mer présente une belle brochette de mannequins en uniformes de la Wehrmacht. Ce musée privé de la poche de St-Nazaire se revendique comme le «dernier bastion de la résistance allemande» en Europe. Vous avez bien lu : résistance allemande ! Faut oser… A l’époque, les vrais résistants écopaient du qualificatif de «terroristes». Enfin dans les kommandanturs uniquement. Installé dans un ancien bunker allemand loué à la Marine nationale, ce musée fait la part belle aux uniformes et armes de l’armée hitlérienne, reconstitue chambrée, PC radio, armurerie, salle des machines, bureau de commandement.

Invités à l’ouverture, certains anciens FFI se sont défilés. D’autres n’ont pas perçu l’ambiguité et ont accepté l’invitation. «Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas lieu de suspecter leurs intentions» dit le maire de Batz, le communiste Pierre Le Berche en reconnaissant que les créateurs, Luc et Marc Braeuer sont fascinés par le passé militaire à croix gammée. Lors des cérémonies du 8 mai dernier à Batz, leurs ricanements même pas voilés ont choqué : comme s’ils narguaient les élus de la commune rouge, assez naïfs pour les avoir accueillis et avoir financé un beau parking.

Les deux frères poussent la passion jusqu’à revêtir eux mêmes leurs uniformes de collection pour se prendre en photo. Depuis janvier 1995, ils tiennent à Paris la librairie Heimdal*, spécialisée en ouvrages sur la deuxième guerre mondiale et spécialement les opérations militaires du régime nazi. Les éditions Heimdal publient des bouquins sur les bataillons d’élite du Reich, diverses divisions SS dont la garde personnelle d’Hitler, des récits d’officiers SS, les mémoires d’un as des sous-marins. Pour faire bonne figure, la librairie propose aussi des livres sur des opérations militaires des Alliés. Mais Panzers, U-boote, V1, tout est au catalogue. Même les Stukas de la Luftwaffe grâce à un album commis par le chanteur Herbert Léonard !
De là à soupçonner le nouveau musée de Batz de nostalgie pour le Reich, il n’y aurait qu’un pas. De l’oie.

<I>* Heimdal est un dieu de la mythologie nordique à qui on attribue la création de trois classes, les esclaves, des hommes libres et des «jarls», les rois.</I>

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exemple d'une production des éditions "Heimdal" ... note la "collaboration" d'Alain DESTOUCHES ... ça ne s'invente pas ...

Guy Môquet récupéré par des néo-nazis

Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.
Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.©
Un membre d'un groupuscule néo-nazi était présent sur le tournage du court-métrage consacré au jeune résistant de Châteaubriant. De quoi parasiter la sortie du film.
Les félicitations ont disparu du site internet de l'association Vent d'Europe. Le ménage a été fait. Mais, en début de semaine, l'association se vantait encore de la participation de ses membres au tournage d'un film sur Guy Môquet, le jeune militant communiste fusillé par les nazis à l'âge de 17 ans, à Châteaubriant, au nord de Nantes. Malaise. Car le site, même dans sa version expurgée, abonde de photos de reconstitutions militaires sous uniformes allemands de la Seconde Guerre mondiale, officiellement pour les besoins d'animations, tournages de films, spectacles. Il renvoie aussi à d'autres sites. L'un, par exemple, est consacré à la division Charlemagne des volontaires français engagés sous l'uniforme SS, tandis qu'un autre s'intéresse aux vestiges architecturaux de l'Allemagne nazie...« L'équipe révoltée »C'est un professeur nantais qui a levé le lièvre, alerté par un article d'Ouest-France qui dénonçait déjà l'action de Vent d'Europe en Normandie (Ouest-France de mardi). « A-t-on fait appel à des militants néo-nazis pour tourner le film officiel sur Guy Môquet ? » interroge Luc Douillard.Le court-métrage, de deux minutes, racontera la fin du jeune communiste, ici incarné par Jean-Baptiste Maunier (l'enfant du film Les Choristes). Initié par La Chaîne parlementaire (LCP), le film sera diffusé, le mois prochain, sur les chaînes publiques. Que s'est-il passé ? « Nous souhaitions une reconstitution précise de la scène de fusillade. Nous nous sommes tournés vers le plus gros loueur parisien de costumes et d'armes de guerre. Nous lui avons demandé s'il connaissait quelqu'un pouvant témoigner de la mise en place d'un peloton d'exécution », explique Thibault Gast, de la société de production parisienne 24/25 production. De ses cartons, le loueur sort la carte d'un homme, présenté comme fournisseur de matériel militaire et passionné de reconstitution historique. « Il est venu trois heures, bénévolement, sur le tournage, dans une carrière près de Senlis. C'est tout. » Ce que la production ne pouvait deviner, c'est que le conseiller est le trésorier d'une association faisant preuve d'une passion ambiguë pour les uniformes et armes allemandes. « Nous sommes pris de court par cette histoire invraisemblable, soupire Thibault Gast. L'équipe et les partenaires sont attristés et révoltés par cette manipulation détestable. » Reste le fond, l'essentiel, qu'il ne faudrait pas oublier : « Nous avons réalisé un film hommage à à Guy Môquet et à la Résistance, avec pour conseillers historiques le conservateur du musée national de la résistance, et Odette Nilès, qui a connu Guy Môquet et fut internée à Châteaubriant. »

piqué au tas sur ouestfRance - 14/09/2007

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20:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/04/2011

Les gourous de la com', ces décideurs de l'ombre

Crédits photo:  kinan tait/Flickr.

Ils sont trois. Anne Méaux, Michel Calzaroni et Stéphane Fouks disposent d’un immense pouvoir d’influence sur la vie politique et économique française. Une enquête nous fait découvrir ces grands gourous de la com, vrais décideurs installés dans l’ombre de notre système démocratique.

Serait-ce le signe d'une prise de conscience des citoyens ? L'opacité qui préside à l'organisation de la vie publique semble de moins en moins supportable aux yeux des gouvernés. L'affaire WikiLeaks a illustré ce désir de transparence et de contrôle de la vie diplomatique. L'enquête d'Aurore Gorius et Michaël Moreau, Les Gourous de la com' - Trente ans de manipulations politiques et économiques, s'inscrit dans un élan plus large qui vise à dévoiler les mécanismes de la prise de décision publique.

Qui sait, en dehors des petits milieux autorisés, que la vie politique et économique en France passe par le filtre invisible et pourtant décisif des conseillers en communication ? Leur zone d'influence dépasse l'idée que chacun pourrait se faire de leur existence : tous les patrons du CAC 40 et tous les politiques en vue font appel à eux pour les guider dans l'orientation stratégique de leurs actions.

Une dizaine de personnes partageraient la majorité des décisions d'intérêt général

Sans discréditer pour autant ni leur rôle technique ni même le principe du lobbying, vieille pratique des démocraties modernes, les deux journalistes décrivent un système opaque et posent une question qui touche le coeur de l'esprit public : peut-on se satisfaire d'un pouvoir d'influence qui ne dit pas son nom, qui échappe à la vigilance des citoyens, qui monopolise la majorité des décisions d'intérêt général ? Ce pouvoir occulte, contrôlé par moins d'une dizaine de personnes sur la place de Paris, est-il acceptable dans une démocratie moderne ?

Ce monopole de la communication se partage entre trois personnes dont les noms sont surtout connus de leurs clients et des journalistes spécialisés : Anne Méaux, Stéphane Fouks, Michel Calzaroni. Le grand public ignore leurs visages : on ne les voit jamais à la télé, on ne les entend pas à la radio, on ne les lit guère dans la presse. Pourtant ils pèsent sur tous les médias. Leur obscurité sert leur éclat, leur sous-exposition médiatique illustre leur surexposition stratégique.

Comme si les mots, les postures, les déclarations, les gestes des acteurs de la vie publique - élus et patrons - relevaient de leur ressort. Ils ne revendiquent certainement pas le terme de "gourou", ni celui de "magicien", ni celui de "faiseur de roi" : les termes "conseiller" ou "codécideur" leur vont mieux, mais restent trop euphémiques pour éclairer la dérive de leur pouvoir opérationnel. On ne vote pas pour eux mais ce sont eux qui décident !

Cultivant la discrétion, condition du succès de leur influence, ces "gourous de la com'" ont accepté de dévoiler leurs méthodes. Aurore Gorius et Michaël Moreau les ont rencontrés plusieurs fois au cours de leur enquête, qui a duré près de deux ans.

la suite sur Les Inrocks

11:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/10/2010

La "communication blanche" : de Zun Zu à Clausewitz

33ème séminaire de recherche à l’Ecole de Guerre Economique “La culture allemande en guerre de l’information”, dans le cadre du 3ème cycle en “Stratégie et intelligence économique“, le 25 mai 2010




 

  • Bernd Bühler, Pdg de JANUS Consulting, Gesellschaft für Sicherheit in der Wirtschaft.
  • Michael Hellerforth, Directeur des relations internationales au barreau de Paris, OSINT Analyst – HAWK Germany.

 

doc PDF TTa 117 tta117.pdf

doc PDF Point sur les Opérations psychologiques Point_sur_les_operations_psychologiques.pdf

19:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/12/2009

Faire appel à jésus pour vendre de la merde, sans dire un gros mots...

14:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/10/2009

Technique de communication : le tag - graffiti

http://2.bp.blogspot.com/_15BdTU2z8h0/SlySc7nU9zI/AAAAAAAAAZY/pItIGXOLyEo/s400/meteor+pub.jpg

L'abus de régionalisme est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.


L'abus de religion est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/08/2009

Nouveau concept : MOURIR POUR L'OTAN EN AFGHANISTAN EN TUANT DES CIVILS

Une image du "concept stratégique"

attachement_news.phtml.jpg

« Communiquer est un acte de combat »

Derrière les vocables toujours trompeurs et galvaudés d’opérations d’aide au retour à la paix, de stabilisation ou de normalisation, se cachent de véritables opérations de guerre.

 

Extrait d’un article de Romain Rosso paru dans l’Express.
Le journaliste y retranscrit les mots du chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), le général Elrick Irastorza.

Ce dernier avait déjà fait une déclaration lors de son audition sur le projet de loi de finances pour 2009 : « La mort de nos dix camarades dans la vallée d’Uzbeen a rappelé à nos concitoyens, et parfois dans nos propres rangs, que derrière les vocables toujours trompeurs et galvaudés d’opérations d’aide au retour à la paix, de stabilisation ou de normalisation, se cachaient de véritables opérations de guerre avec tout ce que cela comporte, et surtout qu’une fois choisi ce métier, on ne choisit plus ses missions. Mais elle a aussi rappelé que toute opération militaire comporte un volet médiatique qui va bien au delà de la simple relation des faits et devient partie intégrante du conflit, fût ce au prix de dommages collatéraux pour nos familles et nos soldats en opérations ou en cycle de préparation opérationnelle ».

C’est, peut-être, la seule fois que l’on ose parler de ce que représente l’engagement d’effectifs humains dans un combat. On peut noter toutefois que l’on ne parle pas de « l’adversaire ».

De l’importance de la communication :

Deux résultats de sondages datant de 2008 :

Celui de BVA sur « La décision d’envoyer de nouvelles troupes françaises en Afghanistan » datant de mars 2008 qui nous montre que :

-68% des personnes interrogées désapprouvent ce choix.

-18% des personnes interrogées approuvent ce choix.

Ce rapport souligne que « Au final, quelle est la portée de ces données ? C’est-à-dire, enregistre-t-on simplement une forme de bonne volonté générale des Français, voire un pacifisme hexagonal aussi atavique qu’un peu honteux ? Certainement pas. Lors d’autres conflits, et notamment lors de la Guerre du Golfe de 1991, l’opinion publique nationale s’est montrée au moins aussi déterminée que ses dirigeants. Dès lors, l’opposition des Français à une plus forte implication militaire dans ce que l’on peut nommer la guerre d’Afghanistan constitue une donnée politique véritable et nouvelle ».

Celui de CSA sur « l’opinion des français à l’égard de la présence de troupes en Afghanistan » datant d’août 2008 duquel ressort que :

-55% des personnes interrogées pensent qu’"il faut retirer les troupes car la France s’enlise dans un conflit sur lequel elle n’a pas de prise".

-36% des personnes interrogées pensent qu"’il faut maintenir les troupes car elles participent à la lutte contre le terrorisme international".

A la suite d’un article sur ce sondage, JD Merchet nous rend attentif au fait que : « Maintenir le consensus sur la légitimité des opérations militaires est l’un des premiers devoirs de tout dirigeant politique. Un chef de l’Etat qui a l’opinion derrière lui (à des niveaux de 70% ou 80%) est d’autant plus fort sur la scène internationale. Manifestement, les opérations en Afghanistan, qui apparaissent comme étant liées au retour dans l’Otan, et nolens volens comme un alignement sur la politique américaine suscitent de fortes réticences, qui mettent à mal le consensus ».

Il n’y a plus qu’à attendre les résultats de l’impartial Opinion Way qui a été chargée par le ministère de la Défense de sonder les Français afin mesurer l’impact de com’ de la DICoD, commencée par la campagne "Défense" (le clip vidéo) (au service de la Paix), le 15 juin, et qui s’est fini par l’émission de Michel Drucker sur l’armée de Terre, diffusée le soir du 14 juillet où on a vu :

-Bixente Lizarazu, en otage exfiltré par les RAPAS du 1er RPIMa et baladé au bout d’une corde (la grappe) accroché à un hélicoptère…Cela a beaucoup plût au footballeur.

-Gérard Darmon en Afghanistan, où l’acteur a partagé le quotidien de nos soldats, qu’il a voulu « regarder de manière décalée » et les soldats lui ont chanté pour son départ ,de manière décalée, "La petite Piste" en allemand.

-Arielle Dombasle, en visite au Tchad. « Le pays est très pauvre, très pauvre, je n’imaginais pas cette misère et pourtant, des pays pauvres, j’en ai vu », témoigne l’actrice. Heureusement, comme en Afghanistan, au Liban ou au Kosovo, nos soldats interviennent pour soigner les habitants dans leurs hôpitaux militaires, rehausser le niveau scolaire, distribuer de l’eau dans les villages et assurer la bonne gestion des orphelinats. « L’aide des pays riches ici se fait criante », résume Arielle Dombasle, avant de chanter dans une magnifique robe.

L’actualité réelle en Afghanistan a malheureusement pris le pas sur les efforts des médias de divertissement. Nous avons encore à déplorer plusieurs blessés et un mort, un jeune caporal-chef du 3ème RIMa de Vannes, portant maintenant à 29 le nombre de soldats français tués depuis leur déploiement en 2001.
Source de l’article :
-Blog Secret défense
-Blog Le Mammouth
-Blog de Samuel Gontier
-DICoD

Afghanistan: neuf soldats de l'Otan tués en deux jours

Cette flambée de violence intervient alors que les forces internationales ont accru leurs opérations contre les bastions d'insurgés, à l'approche des élections qui doivent se tenir le 20 août prochain.

 

Patrouille de l'armée britannique à Baba Ji le 26 juillet 2009

Patrouille de l'armée britannique à Baba Ji le 26 juillet 2009 (© AFP Abdul Malik)

Neuf morts en deux jours: c'est le lourd bilan pour les forces de l'Otan présentes en Afghanistan. Samedi, un Français, trois Américains et deux autres soldats dont la nationalité n'a pas été précisée avaient été tués. Ce dimanche, trois nouveaux soldats américains ont péri dans l'est du pays lorsque «leur patrouille a été d'abord touchée par l'explosion d'une bombe artisanale, puis attaquée à l'arme légère par des insurgés», selon un communiqué de l'Otan.

Ces attaques surviennent alors que les pertes étrangères en Afghanistan, avec 75 morts, ont atteint au mois de juillet un record absolu depuis la chute des talibans fin 2001, lorsqu'ils avaient été chassés du pouvoir par une coalition internationale menée par les Etats-Unis. En incluant ces derniers décès, 240 soldats étrangers ont perdu la vie en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte réalisé à partir du site internet spécialisé icasualties.org. En France et au Royaume-Uni, ces attaques provoquent un débat sur les objectifs de l'intervention internationale dans le pays.

Attaques redoublées

Plus de 100.000 soldats étrangers sont déployés en Afghanistan dans deux forces internationales, l'Isaf (la Force internationale d'assistance à la sécurité, qui dirige les troupes de l'Otan) et l'OEF (Operation Enduring Freedom, sous commandement américain).

Depuis le début de l'été, les troupes étrangères ont intensifié leurs opérations contre les bastions d'insurgés, en particulier dans le sud et l'est du pays, en prévision des élections présidentielle et provinciales du 20 août prochain, tandis que les insurgés ont augmenté la fréquence de leurs attaques.

La crédibilité du scrutin en question

Cette flambée de violences fait craindre que les insurgés ne s'en prennent au processus électoral et que les électeurs ne se tiennent éloignés des bureaux de vote, posant ainsi le problème de la crédibilité du scrutin.

Les civils sont également touchés par l'intensification du conflit: plus d'un millier d'entre eux ont été tués sur les six premiers mois de l'année, soit une hausse de 24% par rapport à la même période de 2008, selon l'ONU. Et en l'absence de mesures préventives, le nombre de victimes civiles devrait encore augmenter face à l'aggravation de la situation, a prévenu vendredi l'ONU.

Le principal groupe d'insurgés, les talibans, a appelé les Afghans à boycotter les élections et à prendre les armes contre les «envahisseurs» étrangers.

(Source AFP)



Arrêtons le massacre de part et d'autre. Retour immédiat des troupes d'occupation. Utilisons l'argent pour des projets positifs et communautaire

10:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/07/2009

Les pauvres sont dégueulasses ! Mort à la pub !

Retour sur la pub et la com' ouvertement cynique:

Pas de quartier ! Mort à la pub !

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reprise de l'article du JL:

Le 13 juin dernier, lors de la journée «d’immobilisation nationale», la commune de Poitiers a connu une campagne daffichage contre les répressions policières de la Bac poitevine. Bien plus quune campagne de dénonciation et daffirmation de notre solidarité face aux forces répressives, il sagissait déviter lisolement dune partie des militantEs locaux qualifiéEs tout au long de cette année dans les journaux locaux par la BAC et la Sûreté départementale de «mouvance». Cest pourquoi (entre autres) il y a eu un comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ; beaucoup de militantEs étaient étonnéEs et choquéEs des méthodes employées par les flics poitevins : insultes racistes et sexistes, menaces de roustes, descente violente dans un squat, perquisitions et filatures injustifiées, coups de pression, proposition de devenir «indic»… Poitiers (ville-test et expérimentale des techniques policières) est très peu habituée à voir de militantEs plus radicaux, du coup cest la Sûreté départementale qui «soccupe» des anars.


Dernier coup en date : la répression sabat sur un militant antipub. Depuis plus dune semaine, comme nous lavons souligné lors du premier communiqué, notre camarade M. est en prison—  dans le cadre dune enquête ouverte par le juge dinstruction de La Rochelle — pour les actions antipub menées dans la région (La Rochelle, Niort, Poitiers…).

Suite à la mise en place d
un avis de recherche national, il est arrêté juste devant un squat, mis en garde à vue, amené à La Rochelle le jour suivant, puis écroué à la maison darrêt de Niort. Nous avons eu de ses nouvelles : son moral est bon, il tient le coup. Un parloir sauvage a été fait, des lettres ont été écrites et lui sont parvenues.

Nous savons qu
il a été ré-interrogé à Poitiers, de nouveau sur le «mouvement antipub poitevin». Par ailleurs, dautres personnes ont été convoquées ou risquent de lêtre de par lacharnement de la Sûreté départementale sur lentourage de M.

La machine médiatique s
est mise en branle : des incohérences et des mensonges ont été écrits car les sources journalistiques sont, avant tout, policières. Pour certains dentre eux (Denys Fretier par exemple), il est lauteur de tous les actes contre les panneaux, sucettes ou abribus publicitaires et doit être puni. Cela nous est insupportable.

De plus, la Mairie «socialiste» de Poitiers fait des effets d
annonce mensongers à sa population en présentant les «dégradations» publicitaires comme étant la cause de laugmentation des impôts locaux ! Cette minable campagne de désinformation et de diffamation na dégale que la médiocrité de leurs auteurs. Osez donc dire aux associations poitevines (on pense souvent au «Toit du Monde» ou bien «Poitiers Jeune») que la baisse de leurs subventions et de leurs effectifs est due à cela.

Ce qui importe aujourd
hui cest quil y ait du monde qui vienne le soutenir pour son procès le 30 juillet prochain à Niort, y compris les militants antipub qui ne sont pas pour ce genre de procédé (destruction pure et simple) car les luttes antipub sont multiformes (détournements, barbouillages etc.). Et contrairement à ce qui est écrit dans les journaux (la NR du 16 juillet), cest un appel à un rassemblement et non à une manifestation à 14 heures devant le tribunal de Niort !
(Le Jura Libertaire)

Alors toutes et tous à Niort pour soutenir le camarade
jeudi 30 juillet à partir de 14 heures devant le tribunal !

10:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/07/2009

France 2, sponsor officiel de la guerre contre les taliban

vu sur le net !

bravo l'auteur !

 

Ma vie au poste
Le blog télé de Samuel Gontier

Le 15 juillet 2009 à 17h30

Il faut sanctionner l'adjudant Drucker



Je suis arrivé à Télérama à 6 heures du matin. Juste à temps pour le lever des couleurs. Au garde-à-vous sur la terrasse de la caserne, mes camarades et moi avons hissé l'étendard du régiment, un T blanc sur fond rouge. Puis mon capitaine féminin m'a convoqué : « Au rapport ! » Elle exigeait le compte rendu de ma mission d'observation consacrée à Michel Drucker au cœur de l'armée de terre, hier soir sur France 2. Le voici.

Rapport d'observation n° 54854/AH24 – SECRET DEFENSE
10h15, poste d'observation, nom de code : Canapé. Revêtu d'un treillis, je me prépare à la grande soirée de l'adjudant Drucker en regardant le défilé commenté par le 2e classe féminin Drucker – la vocation militaire, c'est héréditaire.

12h30. Pour sécuriser la mission, j'installe un poste avancé (nom de code : Fauteuil). Sur France 2, le défilé est terminé. Le 2e classe féminin Drucker interroge Notre Président dans un brouhaha qui rend ses propos inaudibles. Je retranscris ci-après les passages que j'ai pu décrypter : « Nos soldats »… « Afghanistan »… « Talibans »… « petites filles »… « vernis à ongles »… « mains coupées »… Après recoupements effectués par mes camarades de section, je peux certifier que Notre Président voulait dénoncer une rumeur vieille de quinze ans et notamment relayée par George Bush et Tony Blair, comme l'a montré Christian Salmon dans un article du Monde (le 3 mai 2008) et dans son livre Storytelling, la machine à raconter des histoires et à formater les esprits.

12h38. Mitrailleuse lourde installée dans le poste Canapé. Sitôt que Notre Président a fini de saluer le public massé derrière les barrières, le 2e classe féminin Drucker donne la parole à sa collègue en faction auprès des barrières de sécurité. Elle est chargée d'interroger les personnes qui ont serré la main de Nicolas Sarkozy « Alors, comment c'était, de serrer la main du Président ? » « Alors, vous êtes contents, vous avez serré la main du Président ? » « Alors, ça fait quoi, de serrer la main du président ? »

14h55. Ravitaillement.
Pendant que j'engloutis ma ration, j'en profite pour jeter un œil sur le Tour de France. L'étape est marquée par l'interdiction des oreillettes, qui suscite l'ire de Laurent Fignon : « Faut pas se mettre des œillères ni se voiler la face, l'oreillette est indispensable. » Effectivement, les coureurs, totalement perdus, sont obligés de déplier leur carte Michelin pour trouver leur route, comme le prouve le document ci-après :



20h37. Position de combat.
« Passez une bonne soirée en regardant votre divertissement », indique le sponsor de l'émission. Je suis rassuré. Ce soir, on ne fera pas de politique. Installé dans le jardin des Invalides, l'adjudant Drucker présente ses invités. « On applaudit l'armée de terre. Vous allez comprendre pourquoi cette émission est exceptionnelle. Ce soir, vous allez découvrir ces hommes et ces femmes d'exception. »

20h54. Canon de 120 mm armé. L'adjudant Drucker lance le reportage sur la visite de Gérard Darmon en Afghanistan. L'acteur y a partagé le quotidien de nos soldats, qu'il a voulu « regarder de manière décalée », c'est-à-dire en les faisant pleurer grâce à des vidéos de leur famille qu'il leur fait visionner. C'est beau, toute cette virilité submergée par l'émotion. De retour sur le plateau, l'adjudant Drucker donne la parole à deux militaires qui reviennent de Kaboul : « L'Afghanistan, ça forge le caractère. » Adjudant Drucker : « Merci beaucoup mon capitaine. Grâce à TV5, l'émission est retransmise dans 87 pays ce soir. »


21h16. Lancement d'un drone d'observation pour ne rien rater des discussions. Guy Marchand raconte les bons souvenirs qu'il a conservés de sa guerre d'Algérie : « La Légion, c'est devenu ma famille. » Adjudant Drucker : « Merci infiniment, mon colonel. »

21h26. Installation d'une batterie antiaérienne entre les postes Canapé et la base opérationnelle (nom de code : Buffet). Aux Invalides, Hervé Morin, ministre de la Défense, intervient : « Je voudrais vous remercier pour votre émission. » Adjudant Drucker : « Merci infiniment, mon ministre. » Et, un peu plus tard : « Tous les reportages ont été réalisés par les équipes de l'armée de terre, je vous demande de les applaudir. » Je n'ai pas bien compris. Hervé Morin a remercié l'adjudant Drucker pour une émission que les services d'Hervé Morin ont réalisée. Il aurait pu se remercier lui-même, on aurait gagné du temps.

21h47. La nuit tombe sur les Invalides.
Je chausse mes lunettes à visée nocturne pour la suite de mon observation. Au Liban, la chanteuse Nâdiya découvre que nos soldats sont instituteurs à leurs heures perdues. « Je suis accompagné d'un sergent féminin », explique un militaire en mission dans une école. Puis Nâdiya fait du char Leclerc, « un char exceptionnel ». Pour l'amuser un peu, nos soldats adoptent une conduite sportive avec virages à fond de train et dérapage au frein à main. En plateau, Nâdiya explique : « Je pense que ces hommes-là sont uniques et en cela très courageux. » Et vice-versa. Adjudant Drucker : « Merci beaucoup, mon général. »



21h58. Un char Leclerc
prend position dans mon salon pour sécuriser mon téléviseur. Bixente Lizarazu et Liane Foly participent chacun à des entraînements, l'un avec les forces spéciales, l'autre dans un camp de préparation au combat en milieu urbain. Le treillis leur va très bien, comme le prouvent ces documents :



22h18. Un Rafale arrive en renfort
par la fenêtre pour assurer la couverture aérienne de mon salon. L'adjudant Drucker lance le reportage sur Arielle Dombasle en visite au Tchad. « Le pays est très pauvre, très pauvre, je n'imaginais pas cette misère et pourtant, des pays pauvres, j'en ai vu », témoigne l'actrice. Heureusement, comme en Afghanistan, au Liban ou au Kosovo, nos soldats interviennent pour soigner les habitants dans leurs hôpitaux militaires, rehausser le niveau scolaire, distribuer de l'eau dans les villages et assurer la bonne gestion des orphelinats. « L'aide des pays riches ici se fait criante », résume Arielle Dombasle, avant de chanter dans une magnifique robe. On ne dira jamais assez combien le rose et le kaki s'accordent à merveille.



22h36. Je rampe sous le poste d'observation n°3 (nom de code : Chaise) pour mieux scruter la suite. Le colonel qui commande la mission Epervier remercie l'actrice : « Arielle Dombasle a laissé le souvenir d'une artiste extrêmement simple et au contact particulièrement facile avec tous nos hommes. » Adjudant Drucker : « Merci beaucoup, mon colonel. » Hervé Morin, de retour sur le plateau : « Depuis 1986, la mission Epervier a pour but d'assurer la stabilité du Tchad en maintenant au pouvoir Idriss Déby. Un dictateur qui, en raflant l'intégralité de la rente pétrolière, maintient sa population dans la misère et permet ainsi à Arielle Dombasle de s'extasier sur l'extrême pauvreté des Tchadiens. » Ah, pardon, il y a une erreur dans cette transcription. Sans doute une manœuvre du contre-espionnage soudanais. En réalité, la phrase d'Hervé Morin s'arrête à « stabilité du Tchad ».

22h43. Je rétablis un contact visuel avec l'objectif. L'adjudant Drucker annonce la diffusion d'un entretien avec Notre Président, réalisé quelques jours plus tôt. En voici la transcription (presque) intégrale.
Adjudant Drucker : « Mon général, merci infiniment de me recevoir. Avec la crise, le budget de la Défense sera-t-il pénalisé ? » Au contraire, il sera abondé, répond en substance Notre Président, car « ce que nous investissons dans le militaire sert aussi au civil, je pense notamment au nucléaire ». Etrange. Je croyais que le nucléaire civil n'avait rien à voir avec le nucléaire militaire et que, pour cette raison, on pouvait vendre des centrales à tous les dictateurs de la planète. Mais peut-être que je n'ai pas bien compris, que la transmission a été brouillée par les services secrets nord-coréens.
Adjudant Drucker : « Merci beaucoup mon amiral. Cette année, vous irez à nouveau suivre une étape du Tour. » « Je crois à cette institution qu'est le Tour de France. Dès que j'ai une minute, l'après-midi, je regarde l'arrivée de l'étape ou, si je la rate, je regarde le résumé. »
Adjudant Drucker : « Alors, vous êtes plutôt Armstrong ou plutôt Contador ? » « Je ne vais pas prendre parti, mais Armstrong, après le cancer, à 38 ans, être capable de faire ce qu'il fait, c'est exceptionnel. »
Adjudant Drucker : « Merci infiniment, mon maréchal. Vous allez rouler cet été ? » « Oui, derrière chez nous, il y a un petit col… »
Adjudant Drucker : « Oui, bien sûr, le col de la Mole… » « Je le fais tous les jours quand je suis en vacances. »
Adjudant Drucker : « Je vous remercie beaucoup mon… » « Rompez ! », l'interrompt Notre Président.

Conclusion du Rapport d'observation n° 54854/AH24 – SECRET DEFENSE
Je ne suis pas en mesure d'annoncer si Notre Président sera équipée d'une oreillette dans l'ascension du col de la Mole. En revanche, je suggère de mettre aux arrêts l'adjudant Drucker, qui a bafoué l'honneur et la discipline de l'armée française en ponctuant ses saluts militaires de « mon » (« mon général », « mon colonel », etc.). Or, si le « mon » est de rigueur dans les films américains, il est absolument proscrit au sein de nos unités. Quant au taliban Laurent Fignon, qui affirmait « faut pas se mettre des œillères ni se voiler la face », il conviendrait de lui faire regretter cette provocation.
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Samuel Gontier

 

 

09:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2009

Main basse sur les satellites de communication...

 

armée française vend satellites Syracuse Soldes : L'armée privatise en loucedé ses satellites de communication etat armee vend satellites communication syracuse sarkozy 4986

Discrètement, Sarko a décidé de vendre les bijoux de famille, et pas n'importe lesquels : les satellites militaires de télécommunications sécurisées. Pour une valeur de 400 millions d'euros. Les états-majors de la Grande Muette s'étranglent...

Vente satellites Syracuse de l'armée française

Fin 2008, le journal Les Echos révélait que le gouvernement étudiait la possibilité de vendre ses satellites de télécommunications sécurisées Syracuse. Et le Canard Enchainé, dans sa ponte du 1er juillet 2009, confirme et précise : Nicolas Sarkozy a pris sa décision à la mi mai et l'a annoncé aux représentants des états-majors quinze jours plus tard, lors d'une réunion de la Commission exécutive permanente, un "machin" créé par De Gaulle en 1963 et chargé de contrôler les programmes d'armement. Pris par surprise, les grognards étoilés n'ont eu d'autre choix que de valider... en l'absence d'Hervé Morin, ministre de la Défense.

400 millions d'euros

Ces satellites assurent l'ensemble des communications militaires cryptées entre le commandement et les unités déployées sur les théâtres d'opérations. Leur vente devrait rapporter 400 millions d'euros (pour un investissement total de 3 milliards depuis 1980), de quoi commencer à boucher le trou de 600 millions de la loi de programmation militaire 2009-2014. Il n'y a pas de petits profits. En 2011, les satellites seront donc la propriété d'une société privée, Astrium (filiale d'EADS) ou Thalès. Et l'Etat louera désormais ses canaux de communication. Comme d'autres clients, puisque l'acheteur sera autorisé à sous-louer les infrastructures à l'envi. Un proche de Morin assure que "compte-tenu du prix de vente et des loyers prévisibles, c'est une bonne affaire"... d'Etat ?

"Sur un coin de table"

"La maîtrise de nos communications, c'était un principe gravé dans le marbre", s'étrangle un général trois étoiles dans les colonnes du palmipède. Il fulmine : "On ne change pas d'orientation comme ça, sur un coin de table"... même au Fouquet's. Et l'affaire soulève un certain nombre de questions, même si la presse ne semble guère interrogative : Peut-on prendre une telle décision sans l'intervention du parlement ? Qui sera responsable, en cas de bug, lors d'opérations de guerre ? Comment le "secret-défense" peut-il être assuré... par un simple contrat commercial ?

Rompez...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

22:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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