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24/02/2010

PIGS... Le destin des USA est-il de suivre la Grèce dans sa crise ?

Glenn Beck: Is U.S. Doomed to Follow Greece Into Crisis?

Friday, February 12, 2010

 

Grève générale en Grèce contre le plan d'austérité

AP | 24.02.2010 | 10:48

Les salariés du public et du privé ont entamé mercredi une grève générale de 24 heures en Grèce afin de protester contre le plan d'austérité du gouvernement, destiné à assainir les comptes publics du pays.

Cette première grève générale depuis l'élection du gouvernement de centre-gauche en octobre dernier a déjà entraîné l'annulation de tous les vols au départ et à l'arrivée des aéroports grecs. Les trains et les bateaux fonctionnaient au ralenti.

Des millions d'habitants de la banlieue athénienne ont dû trouver des solutions pour se rendre dans la capitale, alors que les écoles et les administrations étaient fermées. Les journalistes suivaient également une grève de 24 heures.

Deux manifestations séparées sont prévues dans le centre d'Athènes, à l'appel des deux principales confédérations syndicales, celle du secteur privé, GSEE, et celle du public, ADEDY, toutes deux férocement opposées aux mesures de rigueur annoncées par le gouvernement de Georges Papandréou. Le Premier ministre socialiste a promis à Bruxelles de ramener le déficit public de 12,7% du PIB à 8,7% cette année. AP

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Grèce : Bruxelles nie toute avance de fonds

[ 22/02/10  - 18H44   - actualisé à 18:56:00  ]

Le "Spiegel" a affirmé lundi qu'un plan de 25 milliards d'euros serait à l'étude. L'idée d'aider un pays qui a fauté continue de hérisser la majorité des Allemands.

Les propos du "Spiegel" n'y ont rien fait. Le journal allemand avait beau avancer, dans son édition de samedi, que les pays de la zone euro travaillaient actuellement à l'élaboration d'un plan visant à débloquer jusqu'à 25 milliards d'euros pour venir en aide à Athènes, les démentis ont fusé. Lundi, à Bruxelles, c'est le porte-parole de la Commission, Amadeu Altafaj, qui a réagi : "Je n'ai pas de commentaire à faire sur un tel plan qui n'existe pas", a-t-il assuré. Et de poursuivre: "Il n'y a pas le moindre euro, car la Grèce n'a pas demandé le moindre euro d'aide financière."

La veille, c'était le ministère allemand des Finances, qui avait également nié un tel projet. Des dénégations qui s'expliquent en partie par le contexte politique allemand: l'idée d'un soutien financier à la Grèce continue d'être très largement rejetée outre-Rhin. Hier, le plus populaire des journaux allemands, "Bild", croyait savoir, en "une", que la facture de la banqueroute grecque pourrait aller "jusqu'à 5 milliards d'euros" pour ses compatriotes (voir photo ci-dessus). D'où la prudence d'Angela Merkel sur ce dossier, qui a obtenu des Européens qu'ils n'affichent qu'une solidarité de principe avec la Grèce, sans évoquer le moindre transfert financier. Hier, un porte-parole du ministère allemand des Finances a même estimé qu'il allait "sans conteste falloir réfléchir" à la question de "nouvelles règles et possibilités de sanction" contre les pays dont les finances dérapent.

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, préférerait pourtant une déclaration forte de ses partenaires européens - donc une annonce chiffrée. Alors que l'Etat grec doit bientôt procéder à une émission de dette, le chef du gouvernement a estimé qu'un soutien plus explicite de ses partenaires lui permettrait d'emprunter sur le marché "à des conditions normales", et non à des taux prohibitifs.

Une pression maximale

En attendant, les Européens maintiennent une pression maximale sur Athènes. Alors qu'une grève générale est prévue demain dans le pays, des membres de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI doivent se rendre, cette semaine, sur place, pour discuter avec le gouvernement des mesures d'austérité additionnelles qu'il pourrait mettre en oeuvre. Seraient notamment à l'étude une hausse de la TVA ainsi que de nouvelles coupes dans les salaires des fonctionnaires. Dans cette grisaille, le gouvernement grec peut s'accrocher à une lumière: un nouveau sondage vient de confirmer le large soutien populaire dont il jouit actuellement. Trois quarts des Grecs sont opposés aux grèves tant que la crise n'est pas passée, et la même proportion reproche au gouvernement... d'avoir tardé à prendre ses mesures d'austérité.

GABRIEL GRESILLON

Notre dossier

Peur sur les " PIGS"

 

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L'Amérique sous la menace d'une crise grecque

Les Etats-Unis pourraient être confrontés à une crise financière et de confiance aussi grave que celle de la Grèce.

Mercredi 24 Février 2010 SLATE.fr

L'Amérique pourrait bien un jour prochain se retouver dans la même situation que la Grèce. Le Midwest ne sera pas recouvert de ruines anciennes et les Texans ne troqueront pas leur hamburger pour de la feta. Je veux dire que la crise financière grecque est comparable à ce que pourraient connaître les Etats-Unis dans quelques années s'ils continuent à faire les mêmes erreurs que les Grecs au cours des dix dernières années.

Vous n'avez pas suivi cette saga? C'est très simple à résumer: la Grèce a fait faillite. Et bien que la faillite de la Grèce ait défrayé la chronique seulement la semaine dernière (le grave état financier d'Athènes menace la stabilité de l'euro), la vérité, c'est que la Grèce est en faillite depuis plusieurs années. En 2009, son déficit budgétaire représentait 12,7% de son PIB (produit intérieur brut); sa dette globale n'atteignait pas moins de 113,4% de son PIB. Ce ne sont pas des situations qui se créent du jour au lendemain.

Très faibles investissements étrangers

Certains des problèmes que rencontre la Grèce sont très spécifiques. Le système juridique du pays est complètement désuet, la bureaucratie semble tout droit sortie d'un roman de Kafka, et certaines de ses lois sont d'une complexité inutile, pire qu'aux Etats-Unis. A titre d'exemple, le Wall Street Journal nous apprend que la Grèce est pratiquement le seul pays développé à ne pas disposer d'un système de cadastre centralisé et informatisé. Par conséquent, des agriculteurs pourraient exploiter en douce des terrains publics et en devenir finalement les propriétaires de facto. En outre, comparée au reste de l'Europe, l'économie de la Grèce est particulièrement fermée. Les obstacles à l'implantation d'une activité commerciale sont très nombreux, aussi bien sur le plan juridique qu'informel, ce qui explique en partie que le niveau d'investissements étrangers dans le pays soit l'un des plus faible du monde.

La Grèce porte ces fardeaux depuis très longtemps. Pourtant, rien n'a été fait, car ce pays caractérisé par une politique partisane est complètement paralysé. Il suffit de voir ce qui se passe quand le gouvernement tente de réformer la sécurité sociale (repousser l'âge de la retraite, mettre fin aux retraites anticipées): des émeutes généralisées ont eu lieu après l'adoption d'un projet de loi sur la réforme des retraites, et le gouvernement s'est mis à dos la population à tel point qu'il a perdu les élections. On ne peut pas moderniser le système de cadastre grec parce que ceux qui se sont illégalement approprié des terres riposteront. On ne peut pas réduire les barrières à l'investissement parce que les lobbies économiques sont plus puissants que les responsables politiques.

La classe politique grecque est consciente des problèmes économiques de son pays, mais elle nie leur existence. Au mois de janvier, la Commission européenne a publié un rapport dans lequel elle accuse le ministre grec des Finances et le service des statistiques du pays de «graves irrégularités» découlant des «données inexactes» qui ont été fournies. Traduit en langage européen, les commissaires pensent que la Grèce a menti. Le déficit budgétaire de 12,7% devait, selon les prévisions initiales, être de 3,7 %. En outre, beaucoup d'autres chiffres communiqués par la Grèce semblent bien pires en réalité. Aucun pays ne fait des erreurs de calcul comme celles-là par accident.

La Grèce n'est pas seule à présenter une telle faiblesse financière. Plusieurs autres pays européens sont actuellement dans le même cas: on les appelle les PIGS: le Portugal, l'Italie - ou parfois l'Irlande -, la Grèce et l'Espagne. (Outre la simple succession des lettres qui constituent le sigle, «pigs» signifie «cochons» en anglais).

Et l'Amérique?

Sur un plan un peu différent, les Etats-Unis ont une faiblesse qui s'apparente à celle de la Grèce. Bien que ses problèmes soient différents, l'Amérique est elle aussi paralysée politiquement, avec une politique fortement partisane. Impossible de réformer la sécurité sociale américaine. George W. Bush a «essayé» sans conviction; en fait, il a abandonné avant même de commencer véritablement. La réforme santé demeure incertaine. Hillary Clinton n'a pas réussi. Quant à Barack Obama, malgré sa coûteuse tentative d'édulcorer son projet, il risque lui aussi d'échouer sur ce front. On ne peut pas diminuer l'influence des lobbyistes. On ne peut pas dompter la capacité des groupes d'intérêts à influer sur les lois. Certes, les agriculteurs américains ne squattent pas les terrains appartenant au gouvernement fédéral, mais certains d'entre eux dépendent d'énormes subventions perturbatrices, qu'on ne peut apparemment pas réduire.

Heureusement que Washington n'a pas besoin de remettre ses statistiques financières à une entité supranationale comme la Commission européenne. Nul besoin, donc, de mentir aussi franchement sur les chiffres. Mais outre le gros déficit budgétaire des Etats-Unis à l'heure actuelle (9,9% du PIB, et il est en hausse), la Maison Blanche a également un passif rarement reconnu. Les coûts de Medicare et de Medicaid sont en train d'augmenter, de même que le coût des soins réservés aux vétérans. Les marchés considèrent que les immenses dettes liées au sauvetage des établissemenys de crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac sont pris en charge gratuitement par le gouvernement américain. Et il se peut que ces institutions demandent au gouvernement de les financer de nouveau à l'avenir. Personne ne ment à ce sujet, mais il faut dire qu'on n'en parle pas beaucoup.

Bonne nouvelle, cependant: la faillite du gouvernement américain ne fait pas la une. Et ce n'est pas demain la veille. La simple taille du pays, l'entrepreneuriat propre aux Etats-Unis et leur culture du business relativement ouverte leur permettront d'avancer pendant encore longtemps. Néanmoins, la crise grecque montre que la combinaison dette-impasse politique peut s'avérer fatale. La catharsis que nous ressentons en observant les événements (ce mélange de pitié et de crainte selon Aristote) devrait nous rendre bien plus inquiets que ce que nous l'avons été jusqu'ici.

Anne Applebaum

Traduit par Micha Cziffra

LIRE EGALEMENT: L'arnaque grecque, Tragédie grecque, débandade européenne et Le dollar va-t-il se crasher?

Image de une: le cadran à New York qui mesure en temps réel la dette de l'Etat fédéral américain Shannon Stapleton / Reuters

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11:28 | Lien permanent | Commentaires (2) |

13/12/2009

Sécurité, menaces et salaires de la peur, tout le monde veut en croquer !!! CNR ( conseil national du renseignement )

http://image.toutlecine.com/photos/s/a/l/salaire-de-la-peur-1953-03-g.jpg

A ne pas manquer : Premier colloque européen des directeurs de sécurité d’entreprise

Mardi 15 décembre, dans les locaux de l’OCDE à Paris, se tiendra sous la présidence de François Roussely, président du CDSE, le premier colloque européen des directeurs de sécurité/sûreté d’entreprise, ouvert par Henri Proglio et clôturé par Guillaume Pepy.

Les entreprises évoluent dans un environnement changeant et doivent aujourd’hui faire face à de nouvelles menaces. Quelles sont-elles et comment l’entreprise peut-elle y répondre ? Le CDSE présentera les résultats exclusifs d’une large enquête menée conjointement avec l’Edhec sur les perceptions et les réactions des entreprises face à ces nouvelles menaces.

Autour de quatre tables-rondes, il s’agira d’établir un état des lieux de ces nouvelles menaces, pour certaines nées de la crise économique, et de réfléchir aux moyens d’y faire face à partir des « bonnes pratiques » de certaines entreprises. Seront abordés les enjeux de la cybercriminalité, les nouvelles formes de contestation sociale (blocages, sabotages, terrorisme, etc.), l’impact de la crise sur les budgets de sécurité, etc.

Ce colloque, organisé par le CDSE, sera animé par un riche panel de directeurs sécurité internationaux, de PDG, de hauts fonctionnaires, de conseillers politiques, d’experts et d’universitaires. Il comptera notamment les présences de Bernard Bajolet (Coordonnateur National du Renseignement à la Présidence de la République) et Pascal Teixeira (Directeur de la Stratégie à la DGSE).

 

> Programme du colloque :

 

> 9h30-11h00 : Quelles menaces ?

Enquête : Etat des lieux des menaces pour les entreprises européennes. Enquête réalisée avec le concours de l’Edhec.

 

> 11h15-12h45 : Crise économique et nouvelles formes de contestation

Quelles sont ces nouvelles formes de contestation ? Est-ce un phénomène français ? Comment les entreprises sont-elles susceptibles d’y répondre ? Comment les partenaires de l’entreprise peuvent-ils travailler de concert pour éviter tout débordement ?

 

> 14h30-15h00: La mise en oeuvre d’une politique de sécurité sur le marché international

L’International Security Management Association (ISMA) présentera les outils mis en place par les grandes entreprises pour combattre les nouvelles menaces.

 

> 15h00-16h30 : Quelles répercussions la crise économique a-t-elle sur l’organisation de la sécurité des entreprises ?

Hausse de la malveillance, baisse des budgets sécurité : Comment les acteurs de la sécurité peuvent-il s’adapter à cette nouvelle donne ?


10/12/2009
Élysée : renfort à la cellule “renseignement”
Jérôme Poirot, ancien haut fonctionnaire de la ville de Paris et ex-conseiller de Rachida Dati au ministère de la Justice, rejoint le coordonnateur national du renseignement à l’Élysée.

La cellule “renseignement” de la présidence de la République s’étoffe avec l’arrivée de Jérôme Poirot. Ce haut fonctionnaire de 45 ans vient d’intégrer l’équipe du coordonnateur national du renseignement, Bernard Bajolet. Conseiller technique pour les affaires budgétaires au cabinet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, jusqu’en juin dernier, cet administrateur de la ville de Paris a beaucoup bougé, comme en témoigne sa carrière. Docteur en géographie, diplômé de l’École supérieure des transports, Jérôme Poirot est aussi passé par l’ENA (promotion Averroès, 2000).



Le Coordonnateur national du renseignement vient enterrer le CIR (comité interministériel du renseignement) jusqu’alors placé sous l’autorité du Premier ministre , au sein du Secrétariat général de la défense national (SGDN) dont le périmètre d’action est sérieusement menacé depuis plusieurs années.

 

En effet, l’ordonnance du 7 janvier 1959 confiait au Premier ministre le soin d’animer la coordination entre les différents services de renseignement et de sécurité ; puis, le décret du 17 octobre 1962 a créé le Comité interministériel de renseignement (CIR) chargé de rédiger un plan gouvernemental de renseignement que le Premier ministre soumettait à l’approbation du Président. Le dispositif, tombé en désuétude, a été ranimé par le décret du 20 avril 1989, élaboré par le cabinet de Michel Rocard , et qui reprend les grandes lignes fixées dès 1962. Jean-Pierre Raffarin, en 2004, a également tenté de réactiver ce mécanisme.

 

Avec la création du CNR, la marginalisation du Premier ministre en matière de renseignement est officialisée. En effet, plusieurs facteurs se combinent : nul besoin de rappeler qu’en France le Président de la République exerce des pouvoirs que la Constitution ne lui octroie pas explicitement comme l’a démontré le Professeur Pierre Avril ; en matière de renseignement, en particulier, alors même que le Premier ministre est doté d’outils tels que le CIR ou encore le rattachement des services de renseignement et de sécurité aux ministres de l’Intérieur et de la Défense, l’autorité du Président de la République, hors période de cohabitation, s’exerce sans partage dans ces domaines régaliens (grâce à la soumission des responsables concernés).

 

Nicolas Sarkozy a vite saisi l’importance stratégique de ces compétences et services : en juillet 2008, il a impulsé la création de la DCRI et placé à sa tête Bernard Squarcini, un fidèle. Par la suite, il a procédé au remplacement du très chiraquien patron de la DGSE, Pierre Brochand, pour nommer à sa place Erard Corbin de Mangoux, ancien conseiller élyséen pour les affaires intérieures et ancien collaborateur au conseil général des Hauts-de-Seine (les mouvements au sein de la direction générale se poursuivent d’ailleurs dans le même sens).

 

Certains, Nicolas Sarkozy en premier, ont dénoncé cette hypocrisie de l’exercice du pouvoir sous la Vème République qui concentre les prérogatives les plus importantes dans les mains du chef de l’Etat, irresponsable pour la durée du mandat  ; toutefois, au lieu de réformer la Constitution pour déchirer ce voile de mensonges et doter le Président de la République d’une véritable responsabilité politique, Nicolas Sarkozy préfère exercer au grand jour tous les pouvoirs acquis par le chef de l’Etat depuis 1958, et accentuer la marginalisation du Premier ministre. L’hypocrisie est dissipée mais la fonction présidentielle est directement exposée et la clef de voûte des institutions pourrait, en cas de scandale comparable à celui du Rainbow Warrior , être durablement atteinte.

 

Un dispositif de coordination du renseignement plus démocratique pourrait être envisagé, sans aller jusqu’à instituer le Premier ministre en acteur central du renseignement, comme Michel Rocard l’avait un temps imaginé. Il conviendrait en premier lieu de revenir sur la décision gaullienne de 1966 qui avait retiré le SDECE (l’actuelle DGSE) de la tutelle du Premier ministre pour le placer sous l’autorité du ministre de la Défense. On pourrait également procéder à la création d’un portefeuille de Secrétaire d’Etat au renseignement, en s’inspirant du modèle espagnol. Dans les deux cas, le Président de la République exercerait toujours les pouvoirs qu’il possède aujourd’hui sans exclure le Premier ministre, l’activité de renseignement gagnerait une administration ministérielle apte à agir pour le mieux, la question du contrôle parlementaire des activités de renseignement s’en trouverait simplifiée et, enfin, les services jouiraient d’une certaine reconnaissance publique (« réconcilier le renseignement avec la nation », selon le CNR) qui leur fait encore défaut.

 

Au final, l’idée d’améliorer la coordination entre les services contribuant aux activités de renseignement est louable. Le dispositif mis en place depuis 2008 n’est guère satisfaisant, à divers niveaux. Le renseignement nécessite autre chose qu’une volonté de puissance comme principe coordonnateur.

Terra Nova :

http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1097

 

« Le Bajolet nouveau est arrivé » (p.11) : L’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, va coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée.

Le Bajolet nouveau est arrivé

Algérie / samedi 21 juin 2008 par Renée de Saissandre

François Fillon est attendu ce samedi à Alger, où il devrait retrouver l’actuel ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, 59 ans et toutes ses dents. Ce dernier se prépare à coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée. Portrait.

Le nouveau poste que l’Ambassadeur Bernard Bajolet se prépare à occuper ne devrait pas trop le dépayser. Les bunkers sécurisés et les environnements hostiles, ça le connaît. Alors, coordonner l’ensemble des services de renseignement à l’Élysée, quand on sait leur enthousiasme à travailler ensemble, ne peut que lui rappeler des terrains mouvants familiers. Ce nouveau poste de coordinateur vise à introduire cohérence et complémentarité entre des administrations bunkérisées (Lire l’encadré) et va faire grincer des dents. Pour en imposer aux espions militaires et civils, il fallait donc un serviteur de l’État doté d’un pédigrée riche en faits d’armes. Un champion des missions casse-gueule, les casseroles en moins. Le genre de profil qu’on irait davantage dégoter boulevard Mortier, à la DGSE, qu’au Quai d’Orsay.

C’est pourtant sur un diplomate que Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu. Un haut fonctionnaire qui choisit de représenter la France à Sarajevo plutôt qu’à Berlin, à Bagdad plutôt qu’à Abou Dhabi, à Alger plutôt qu’à Rabat ne peut être foncièrement mauvais pour un Président qui a souvent du mal avec une culture Quai d’Orsay, trop pusillanime à ses yeux. Et plus que ses congénères diplomates, Bernard Bajolet a pratiqué la communauté du « rens » [renseignement, pour les initiés] et la diplomatie de crise. Deux qualités requises pour prévenir les batailles rangées à venir entre services.

La confiance totale de Pierre Brochand

Parfait arabisant et vrai orientaliste, ce natif de Lorraine a fait l’essentiel de ses quelques trente années de carrière dans l’Orient compliqué. Et plus c’est compliqué, plus il aime. Il est conseiller à Damas de 1986 à 1990, alors que la France est la cible d’actions violentes liées aux réseaux proche-orientaux. Il se frottera alors à la DST, qui développe des contacts avec les Syriens. Il rejoint Amman comme Ambassadeur entre 1994 et 1998. Poste d’observation idéal d’un Irak sous embargo et base de repli des huiles du régime comme de ses opposants, il développera les contacts, se préparant sans le savoir encore à l’affectation qui le sortira définitivement du lot.

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Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français
© Mor

Rentré de Sarajevo, flanqué du titre de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur qu’il a reçu à l’issue de sa mission dans la capitale bosniaque, c’est en « chef de section des intérêts français » qu’il arrive à Bagdad, en septembre 2003. La France qui s’est opposée à l’intervention américaine quelques mois plus tôt, n’est pas la bienvenue. Pendant que les envoyés américains restent barricadés dans la « zone verte » de la capitale irakienne, ciblés par les premiers groupes djihadistes, l’Ambassadeur de France se promène. Et va au contact des Irakiens apportant à l’Élysée et au gouvernement qui naviguent à vue des éclairages précieux sur la politique à mener. Cette connaissance fine du terrain lui sera utile quand il sera confronté aux prises d’otages de journalistes français. Il y gagne un rare crédit auprès de la DGSE, et la totale confiance de son patron, Pierre Brochand, un autre diplomate.

Un homme peu disert

Si l’homme aime communiquer avec les médias, sait murmurer à l’oreille des chevaux (il pratique l’équitation) et dialoguer avec des preneurs d’otages par mail, il parle peu de lui. Seul un magazine a réussi à lui extorquer quelques secrets : Le mag des Contrexévillois, le journal de la ville où vivent ses parents. Dans une interview titrée « exclusif » et publiée en janvier 2005, « l’ami et citoyen d’honneur » de la bourgade thermale des Vosges, connue pour son eau, révèle appeler de Bagdad « une fois par semaine » ses parents – papa a même été « plusieurs années adjoint au Maire ». L’Ambassadeur en eaux troubles ne boit pas que de la Contrex. Scoop : il aime le casino et le bal du Nouvel an. Sa faille ? La patience, « qui n’est pas innée ». Heureusement, il a « la foi » dans ce qu’il fait. Voilà qui devrait plaire au très catholique Claude Guéant, l’influent secrétaire général de l’Elysée.

Renseignements pris…

À Alger, qu’il rejoint fin 2006 dans la foulée de Bagdad, il retrouve une autre Ambassade bunkérisée où cohabitent gaiement et en nombre des agents de la DGSE et de la DST. Le numéro deux d’Al Qaïda vient d’annoncer l’intégration du GSPC algérien dans ses réseaux, augurant la série d’attentats sanglants qui frapperont ensuite l’Algérie. Les menaces directes contre la France le replongent dans la gestion du sécuritaire et les affaires de terrorisme. Une autre expertise à son actif, qui lui permettra d’avoir son mot à dire sur l’un des dossiers prioritaires du renseignement. Barbus et moustachus, attention ! L’homme à la barbiche qui arrive à l’Élysée va tous vous mettre à poils…

Voir en ligne : in Bakchich n°86

Diplomatie gonflée Les journalistes algériens d’El Watan et du Quotidien d’Oran ont assisté à un spectaculaire pétage de plomb de Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, au cours d’une rencontre informelle avec le diplomate. Outre une attaque perfide à l’encontre de Kouchner, qui, selon le diplomate, n’aura pas grande influence sur la politique étrangère de la France, Bajolet a rappellé qu’il n’avait qu’un patron, Nicolas Sarkozy. Au sujet de l’épineuse question du Sahara, M. Bajolet n’a pas fait preuve de langue de bois : le conflit sahraoui ne sera pas un facteur de blocage dans les relations algéro-françaises dans la mesure où « le Sahara occidental n’est pas un problème majeur, ni un enjeu pour la France ». Sur l’immigration et les visas, M.Bajolet a littéralement dérapé arguant que le nombre d’Algériens en situation irrégulière en France était de 350 000 ! Sachant que l’on estime habituellement de 200 000 à 400 000 le nombre de personnes en situation irrégulière en France, on peut se demander où M.Bajolet est allé chercher ses chiffres…

http://www.bakchich.info/RLD-bien-conseille,01282.html

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03/09/2009

Brice "Not Nice" Hortefeux porte plainte aussi...contre Auto Plus...

Vu sur Rue89

Double page d'Auto Plus sur le parc automobile du gouvernement

Selon l'hebdomadaire Auto Plus paru ce mardi, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux aurait commandé deux Citroën C6 du modèle le plus luxueux, et ce à peine arrivé place Beauvau après le dernier remaniement. Dans la matinée, par la voix de son porte-parole, le ministre à démenti ces révélations. Joint par Rue89, l'auteur de l'article titré « Malgré la crise, l'Etat flambe encore » maintient.

Dans le court article consacré au fidèle des fidèles de Nicolas Sarkozy, qui fait partie d'un dossier où sont aussi épinglés le ministère de la Défense, l'Assemblée nationale et la mairie de Nevers, Pierre-Olivier Savreux n'y va pas de main morte :

« D'entrée, il se paye 2 Citroën C6 !

Le mardi 24 juin dernier, Brice Hortefeux fait son arrivée à l'Intérieur. Le lundi qui suit, Citroën reçoit de la place Beauvau une commande ferme de deux limousines C6, pour le “pool” de véhicules réservé au ministre.

Pourtant, ce dernier détient déjà deux autos du même modèle, utilisées par Michèle Alliot-Marie (ex-locataire du lieu) et qui fonctionnent très bien. On redoute un caprice de Brice qui exigeait de bénéficier d'un cuir tout neuf ?

Toujours est-il que ces deux nouvelles C6 coûteront près de 100 000 euros, quand deux jeux de housses auraient peut-être suffi… »

« Brice Hortefeux n'a commandé aucun nouveau véhicule. »

Cité par LeParisien.fr, « le ministère de l'Intérieur apporte un démenti formel aux informations de l'hebdomadaire ». Gérard Gachet, porte-parole :

« Brice Hortefeux n'a commandé aucun nouveau véhicule.

Il a repris la voiture de fonction dont disposait Michèle Alliot-Marie. Une Citroën C6 avait été commandée avant son arrivée par l'administration, dans le cadre du renouvellement régulier du parc du ministère. Elle sera livrée fin 2009 et remplacera une autre voiture déjà en service depuis 2007, qui sera réattribuée. »

Joint par téléphone, Pierre-Olivier Savreux est justement en train de préparer un communiqué annonçant qu'il maintient ses informations. « Je méga-confirme, preuve à l'appui », dit-il :

« Le ministère a bien commandé deux Citroën C6 2,7 HDI bi-turbo, en
finition Exclusive, je viens d'enregistrer à nouveau les déclarations
de ma source qui le confirme : le ministère de Brice Hortefeux a passé commande à Citroën de ces deux voitures. »

« Si le ministère en apporte la preuve, facture à l'appui, je
veux bien faire une précision »

Pour le journaliste, le ministère n'est « pas très malin » quand il affirme qu'il n'y a qu'une seule voiture, « puisque les grands ministères commandent toujours deux voitures, dont une “doublure” en cas de défaillance de la première ».

Mais la commande a-t-elle pu être actée avant le départ de Michèle Alliot-Marie ?

« Les voitures ont été renouvelées avant le terme habituel, au bout de trois ans, en raison du remaniement. Mais si le ministère nous en apporte la preuve, facture à l'appui, je veux bien, à la rigueur, faire une précision dans le prochain numéro, pour dire qu'il s'agissait de MAM. »

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

Selon Auto Plus, le ministre de l'Intérieur aurait commandé deux Citroën C6 de luxe. Le ministère de l'Intérieur dément et a décidé de porter plainte contre l'hebdomadaire, selon Le Figaro.

Sur Le Post, Pierre Taylor, rédacteur en chef d'Auto Plus maintient ces informations et dit "n'avoir reçu encore aucun papier juridique".

http://www.lepost.fr/article/2009/08/25/1668574_hortefeux-porte-plainte-contre-auto-plus-pour-propagation-de-fausse-information.html

 

 

18:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/05/2009

Thales va fermer ses usines aéronautiques françaises en août

Du plomb dans l'aile ?

PARIS (Dow Jones)--Thales SA (HO.FR) va fermer ses usines aéronautiques françaises pour une durée de deux semaines au mois d'août, a indiqué lundi Jean-Georges Malcor, le directeur général adjoint du groupe en charge de l'aéronautique. Cette décision permettra non seulement de réaliser des économies, mais aussi de réduire les stocks, a ajouté le dirigeant.
Le niveau des stocks du groupe reste raisonnable, a-t-il précisé à la presse lors d'une conférence avant le Salon aéronautique du Bourget qui se tiendra au mois de juin, mais ils peuvent toujours être améliorés.
Jean-Georges Malcor a précisé que la division aéronautique accélérait la mise en oeuvre de mesures destinées à renforcer la compétitivité, alors que les clients demandent des prix plus bas et des conditions de paiement plus avantageuses. Les clients tirent au maximum sur la corde, a-t-il commenté, ajoutant que la trésorerie restait leur principal problème.
Mais Thales s'efforce d'éviter un resserrement de ses marges, dans la mesure où il ne peut obtenir de fortes réductions des prix de la part de ses propres fournisseurs, la plupart étant de petites entreprises.
"Nous surveillons la santé financière de nos principaux fournisseurs", a-t-il souligné, ajoutant que jusqu'à présent, ces derniers semblaient bien résister à la crise et que Thales n'avait pas encore dû intervenir financièrement pour leur porter secours.
Prudent concernant l'acquisition de fournisseurs, Thales est en revanche désireux d'engager des partenariats avec certains acteurs clés afin de stabiliser son approvisionnement sur le long terme, a indiqué Jean-Georges Malcor, ajoutant qu'il souhaiterait assister à un processus de consolidation chez les fournisseurs. La division aéronautique de Thales repose sur environ 800 fournisseurs, contre un maximum de 4.000 dans le passé. Mais ce total de 800 reste trop élevé, a-t-il déclaré, sans donner de nombre idéal.
Jean-Georges Malcor a par ailleurs observé que les difficultés rencontrées dans le domaine de l'aviation commerciale étaient plus faciles à gérer grâce à une activité soutenue dans la branche militaire. La crise montre que Thales doit conserver un équilibre entre ses activités aéronautiques civiles et militaires, a-t-il indiqué.
A 14h12, l'action Thales perdait 0,8% à 31,05 euros.
-A.H. Mooradian, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; art.mooradian@dowjones.com

Lundi 25 mai 2009 / 14h14 Provided by: Dowjones

 

 

Projet de fermeture du site THALES
Par Roland Muzeau - 18 Décembre 2001

Roland Muzeau. Au comité central d’entreprise du 24 octobre, la direction générale de Thalès communications a annoncé son intention de fermer le site de Gennevilliers, et d’en transférer les activités à Colombes.

Cette entreprise est une filiale à 100 % de Thalès, ex-Thomson-C.S.F., qui conçoit et produit des équipements destinés à assurer les communications spécialisées des forces terrestres, aériennes et navales.

Gennevilliers est le site historique de la société. Dans les années 1980, près de 5 000 salariés, y étaient employés. Ils sont à peine plus d’un millier aujourd’hui !

Thalès est une compagnie de taille internationale, présente dans plus de trente pays, employant 65 000 salariés, et qui a réalisé 56,4 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2000.

Ce projet de fermeture est d’autant plus choquant que d’autres sites, comme ceux de Marcq-en-Barœul et de Cholet sont menacés, et qu’il s’inscrit dans une restructuration d’ampleur qui risque de supprimer des emplois et de déstabiliser des territoires.

Il est d’autant plus incompréhensible que depuis plusieurs années la direction du siège coopérait en bonne intelligence avec la ville pour regrouper à Gennevilliers les activités dispersées. La ville a déboursé 10 millions de francs pour aménager les accès, traiter la sécurité des abords, démolir les bâtiments vétustes, construire près de 20 000 m2 d’activités, de bureaux et de laboratoires, racheter les terrains encore loués. Or, lors du dernier comité central d’entreprise, la direction a annoncé la vente de 23 sites, dont 13 en région parisienne. Celui de Gennevilliers ne serait pas vendu pour cause de pollution des sols ! Ainsi, la direction de Thalès pense fermer son site de Gennevilliers, qu’elle ne vend pas, pour le transférer à Colombes qu’elle met en vente !

Les organisations syndicales unanimes dénoncent l’attitude de la direction du groupe et se prononcent contre la fermeture du site de Gennevilliers, dont le transfert à Colombes coûtera plus cher que la poursuite des aménagements sur place.

Le comité d’entreprise, comme le comité central d’entreprise, désapprouve le projet de la direction. Quelles mesures le gouvernement entend- il mettre en œuvre pour maintenir et développer les activités de Thalès-comunications à Gennevilliers ?

M. FLOCH, secrétaire d’État à la défense, chargé des anciens combattants. L’entreprise Thalès souhaite regrouper d’ici fin 2002 les deux implantations très voisines de sa filiale en région parisienne, Colombes et Gennevilliers, qui appartiennent toutes deux à la « boucle Nord » du département des Hauts-de- Seine. Sous réserve du résultat de l’étude de regroupement, les équipes de Gennevilliers seraient transférées à Colombes où travaillent déjà de plus en plus souvent sur des programmes communs, les spécialistes techniques des deux sites étant complémentaires, environ deux mille personnes. M. Richard a demandé aux dirigeants de Thalès de le tenir informé des conclusions de l’étude.

Par ailleurs, le projet de regroupement sur le site de Colombes ne s’inscrit pas dans le cadre d’un plan de réduction d’effectifs. Son impact en termes d’emplois devrait donc être très limité. De plus, les activités tertiaires du site de Gennevilliers pourraient être remplacées par de nouvelles activités du même type dans le cadre d’un projet de reconversion qu’il conviendra de mettre sur pied avec l’État, les collectivités locales, les partenaires économiques et sociaux. En tout état de cause, le groupe Thalès devra assumer ses responsabilités à l’égard du bassin d’emploi et plus particulièrement de Gennevilliers.

Dans cette perspective, les efforts déployés par la ville pour accompagner le développement du site, n’auront pas été vains et contribueront à attirer de nouvelles activités économiques.

M. MUZEAU. Je crains qu’avec cette réponse, M. le ministre de la Défense n’ait déjà accepté le départ de Thalès Communications de Gennevilliers. Nous ne voulons pas entendre parler de reconversion du site alors qu’aucune raison économique ne la justifie.

 

Thalès - Laval (Mayenne) En lutte contre la fermeture du site
Mardi 5 juin, environ 150 salariés (sur un total de 180 présents ce jour-là) se sont retrouvés au piquet de grève, devant l'usine Thalès de Laval. Ils craignent la fermeture totale du site en 2008.

La direction ne l'a pas explicitement annoncée, se contentant de dire qu'elle ne garantissait ni la fermeture ni le maintien ! Mais plusieurs éléments vont dans le sens d'une fermeture : l'érosion des effectifs, l'arrêt des embauches et le planning de production en baisse. Les travailleurs de Laval n'acceptent évidemment pas cette perspective, qui signifierait la disparition de 250 emplois et frapperait aussi le principal sous-traitant de Thalès-Laval, Cofidur EMS. Ce dernier emploie actuellement 500 personnes, dont 93 sont des ex-licenciés de Flextronics à Laval, il y a moins de deux ans.

Thalès, groupe international spécialisé dans les équipements et systèmes informatiques pour l'armée et l'aéronautique, est florissant et pourrait redéployer ses activités de manière à maintenir l'emploi à Laval. Il a annoncé un chiffre d'affaires de plus de dix milliards d'euros en 2006 et vise 12 milliards en 2007. Les bénéfices se sont élevés en 2006 à 388 millions d'euros, en hausse de plus de 16 % par rapport à 2005. À la fin de l'année 2006, le carnet de commandes de l'entreprise a atteint son plus haut niveau historique.

L'État a sa part de responsabilité dans cette affaire, puisqu'il est le principal actionnaire de Thalès. Mais tout ce que François d'Aubert, maire UMP de Laval, a proposé aux salariés, c'est de louer à Thalès des locaux adjacents à faible coût, pour que le site puisse s'agrandir, et ainsi l'inciter à rester... Du logement social, en quelque sorte !

Correspondant LO

 

Thales (HO 30.93 -1.15%) annonce ce soir, après la fermeture de la Bourse de Paris, un chiffre d'affaires trimestriel de 2,3 milliards d'euros stable par rapport à la même période de l'exercice précédent. En revanche, les prises de commandes sont orientées à la baisse. Elles chutent de 24% à 2,24 milliards d'euros. Le groupe a en effet conclu deux contrats de plus de 100 millions d'euros avec Eutelsat ce trimestre (109 millions) et la ville de Mexico (133 millions) alors que le premier trimestre 2008 avait été marqué par deux contrats "très significatifs" : le programme FSTA de ravitailleurs au Royaume-Uni (326 millions d'euros) et le programme Lorads III de contrôle du trafic aérien à Singapour (153 millions d'euros).

Pour Thales, ses performances du premier trimestre "confirme la bonne résistance des activités réalisées auprès des clients gouvernementaux et institutionnels" mais les conditions dégradées de l'environnement économique commencent à affecter certaines activités liées au spatial, à l'industrie et à l'aéronautique civile. Le groupe précise d'ailleurs que les activités d'avionique sont "susceptibles d'être affectées au premier semestre par des dépassements de coûts". Un dérapage que le groupe entend rattraper sur l'ensemble de l'année.

Thales confirme ainsi ses objectifs annuels. Il table sur une croissance organique de son chiffre d'affaires de 3 à 5% et vise une marge opérationnelle courant après restructurations égale ou supérieure à celle de 2008 (environ 7%). Une performance qui sera essentiellement réalisée au second semestre compte tenu de la saisonnalité habituelle du groupe.

Au-delà de ce chiffre d'affaires trimestriel, Thales pourrait annoncer selon le quotidien La Tribune, la nomination de Luc Vigneron à la tête du groupe, en remplacement de Denis Ranque, ce avant le 19 mai, date de l'assemblée générale.

© Capital.fr

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