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07/11/2010

Quand AREVA et le lobby du nucléaire décide de faire passer les trains Castor dans les villes...

Les déchets nucléaires sont passés en ville

 

Le convoi transportant des déchets nucléaires vitrifiés à l'usine Areva de la Hague vers l'Allemagne, attendu hier à Hoenheim et Lauterbourg, a vu son itinéraire modifié en dernière minute. Le train est finalement passé en pleine ville de Strasbourg et a passé la frontière à Kehl.

Les manifestants antinucléaires n'auront jamais vu les « Castor » (*). Alors qu'une soixantaine de personnes attendaient hier matin à Hoenheim le passage des onze conteneurs de déchets nucléaires à destination de l'Allemagne (DNA d'hier), le train parti la veille de Valognes (Manche) est finalement passé par Strasbourg pour franchir la frontière sur le pont de Kehl peu avant 14 h. « Incroyable qu'un convoi d'une telle dangerosité passe en pleine ville »  Après avoir été bloqué plusieurs heures ...

Aurélien Poivret (avec S.G.)

piqué sur dernouf.fr -07/11/2010

 

Le train de l’enfer détourné par Kehl-am-Rhein: photos et vidéos Feuille de Choux


Train de l'enfer à Kehl-am-Rhein
envoyé par f-de_c.

La suite sur Feuille de Choux

 

Le train nucléaire n'a pas sifflé à son passage

 

 

Le train nucléaire n'a pas sifflé à son passage

Publié le dimanche 07 novembre 2010 à 07H21

REIMS (Marne). Dévié au dernier moment, le train de déchets radioactifs a traversé incognito, hier en fin  de nuit, les agglomérations de Reims et Châlons- en-Champagne.   Aucun manifestant  pour l'accueillir.

LE coup d'intox d'Areva a parfaitement fonctionné. En décidant de changer au dernier moment l'itinéraire de son convoi de déchets radioactifs, le groupe nucléaire s'est offert un passage tranquille dans la Marne. Aucun manifestant pour l'accueillir. « Combien de Rémois étaient au courant qu'un train radioactif passait cette nuit près de chez eux ? » s'interroge Ken*. « Pratiquement aucun ! »
Ken faisait partie des initiés. C'est l'un des rares témoins du passage à Reims du convoi de déchets radioactifs parti de Normandie pour l'Allemagne (lire aussi en page Monde). Il a filmé la scène et posté sa vidéo de 59 secondes sur le site YouTube.
Le club des cinq
Le jeune homme se décrit comme un « simple citoyen » sensibilisé au sujet du nucléaire. Il n'a même pas veillé spécialement dans l'attente du train.
« Je suis quelqu'un qui a du mal à dormir. J'étais encore debout, à 2 heures, quand j'ai appris sur le réseau Twitter que le trajet avait été modifié et que le convoi passerait par Reims. J'ai prévenu quelques amis avec lesquels j'ai des affinités sur les questions d'écologie. Grâce à Twitter, on a pu suivre la progression du convoi en temps quasi-réel. C'est comme ça que nous avons su vers quelle heure il arriverait à Reims. »
Accompagné de quatre camarades, Ken s'est posté vers 4 h 30 le long du boulevard des Tondeurs, près du pont de Bétheny. « On s'est mis dans un recoin pour rester discrets. On avait repéré des policiers et on avait peur d'être importunés s'ils nous voyaient. C'étaient des agents de la brigade anticriminalité. Ils faisaient des allers et retours pour vérifier si personne n'allait sur les voies. Ce n'était pas notre intention. »
Un wagon rempli de CRS
Autrefois, lors du passage de précédents convois, Ken a participé à des envahissements de voies ferrées mais depuis la mort de Sébastien Briat, militant antinucléaire mortellement percuté en 2004 lors d'une action de blocage en Moselle, « il est pour moi hors de question d'approcher les trains ».
« C'est trop dangereux. De toute façon, nous savons bien qu'il y aurait eu un service d'ordre pour nous empêcher l'accès. Le but de notre présence était d'avoir quelques images d'un convoi hautement dangereux qui passe à quelques centaines de mètres de milliers de personnes, pour alerter l'opinion et la sensibiliser aux risques de tels convois. »
Postés dans leur recoin, Ken et ses camarades n'ont patienté qu'une vingtaine de minutes. « Le convoi est arrivé à 4 h 48. Il n'était pas précédé d'un hélicoptère, comme ailleurs sur le trajet. Nous avons vu défiler les conteneurs blancs. Le train n'allait pas vite. A la fin, il y avait un wagon éclairé rempli de CRS. Dommage que nous n'étions pas sur le pont. J'aurais mieux filmé. J'ai couru pour me rapprocher mais il était trop tard. » Le convoi avait déjà disparu dans la nuit, direction Châlons-en-Champagne. Arrivé à 5 h 50, il a observé un arrêt dans la gare préfecture, avant de quitter la Marne pour la suite de ses aventures.
F.C
* Anonymat demandé sous ce pseudonyme.

piqué sur www.lunion.presse.fr - 07/11/2010

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/11/2010

Le train « le plus radioactif du monde » doit passer dans la région

Selon Greenpeace, le plus important convoi de déchets nucléaires jamais organisé doit partir demain après midi de la Manche pour rallier l'Allemagne en passant par la région, où les écologistes se mobilisent.



SÉBASTIEN LEROY > sebastien.leroy@nordeclair.fr
Sur Internet, la galaxie écolo régionale mobilise contre le convoi d'Areva à grands coups de noms de code. Dans la nuit de vendredi à samedi, ils auront à coeur de freiner « le train de l'enfer » qui doit transporter 11 containers de déchets vitrifiés en route vers l'Allemagne, où ils doivent être entreposés. Les plus inspirés parlent depuis la fin de la semaine dernière d'une partie de « chasse au CASTOR », l'acronyme qui désigne les fûts en transit. Derrière les bons mots, l'enjeu n'est pas mince : selon les responsables du réseau Sortir du nucléaire, ce convoi concentre un potentiel atomique qui pourrait, en cas d'accident, libérer l'énergie de deux Tchernobyl. « Les populations françaises et allemandes doivent pouvoir savoir où et quand un convoi aussi dangereux passe près de chez elles », souligne Greenpeace, qui a joint le geste à la parole en donnant sur son site web le tracé supposé du train.
En attendant, les militants écologistes et antinucléaires comptent bien gêner au maximum le passage de ce train « le plus radioactif du monde » lorsqu'il empruntera les voies ferrées de la région, entre Arras et Fourmies via Douai, sur les coups de 2 h du matin. Officiellement, les partis et associations antinucléaires se contenteront de distribuer des tracts vendredi soir et samedi matin, dans les gares d'Arras et Douai notamment.


Mais en coulisses, quelques activistes entendent aller plus loin, dans la nuit, pour tenter de ralentir le train, comme cela avait déjà été le cas lors de précédents passages de convois, notamment au début des années 2000. Sans oublier toutefois que cette stratégie d'action avait tourné au drame le 7 novembre 2004 en Moselle. À l'époque, Sébastien Briat, jeune militant de 22 ans, avait trouvé la mort, percuté par un train transportant des déchets nucléaires dont il voulait bloquer le passage. La prise de risque s'annonce donc raisonnée pour le passage du « train de l'enfer ».
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piqué sur nordéclair.fr - 04/11/2010

 

 

 

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Ce sera le “convoi le plus radioactif au monde”. Greenpeace ne mâche pas ses mots : vendredi 5 novembre à 14 h 20, le train qui quittera la gare de Valognes, dans la Manche, à destination du centre d’entreposage intérimaire de Gorleben en Allemagne, transportera des déchets radioactifs de très haute activité, en provenance de l’usine Areva de La Hague.

 

Selon l’ONG, ce convoi contiendra 11 Castor (Cask for storage and transport of radioactive material, soit des containers de déchets hautement radioactifs) eux-mêmes constitués de 28 containers nommés “Canisters” dans lesquels ont été déposés les déchets vitrifiés, c’est-à-dire des éléments très radioactifs issus du retraitement des combustibles usés, fondus dans du verre.

Au final, selon les données de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) fournies à Greenpeace et basées sur l’analyse des radioéléments d’une durée de vie supérieure à un an, la radioactivité contenue dans le convoi s’élèverait à 3000 PBq (Peta Becquerel), soit dix fois plus que celle dégagée par la catastrophe de Tchernobyl en 1986, qui avait atteint 260 PBq.

L’ONG a aussi déposé une plainte contre Areva pour usage d’une installation nucléaire de base non déclarée, puisque des déchets nucléaires sont entreposés dans un lieu non prévu à cet effet.

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C’est pour pallier l’absence de transparence d’un secteur nucléaire dangereux que Greenpeace a conçu une carte des trajets possibles du convoi, ainsi qu’une cartographie complète du nucléaire français, recensant tous les sites de déchets radioactifs, centrales nucléaires, anciennes mines contaminées ou encore routes de transports des camions chargés de plutonium. Selon l’ONG, qui publie aussi les horaires précis de passage du train dans chaque gare française, le convoi de vendredi devrait passer par Valognes, Caen, Arras et Metz avant d’avoir ensuite trois options pour passer la frontière franco-allemande, par Lauterbourg, Forbach ou Kehl.

Ce transport fait scandale en Allemagne, où des élus écolos et de gauche, qui estiment que le centre de Gorleben n’est pas adapté pour recevoir ce type de déchets, appellent à bloquer les rues pour empêcher l’arrivée du convoi. Quelque 30 000 manifestants sont attendus cette semaine autour de la ville pour “organiser la résistance”.

 

Qu’en pensez-vous ? Estimez-vous que la société civile devrait être informée, voire avoir son mot à dire, quant au transport de déchets radioactifs ?

piqué sur ecologie.blog.lemonde.fr - 04/11/2010

 

Train d’enfer : transport La Hague-Gorleben (5-6 novembre 2010)
Un blog du Réseau "Sortir du nucléaire"
Dernier ajout – mercredi 3 novembre 2010

Liste des actions prévues sur le trajet du train

20 mobilisations sont prévues sur le trajet du train

 

 

 

15:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/07/2009

Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne

Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne
Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne : manifester dans les airs au-dessus de la voie ferrée est droit d'expression fondamental

Cécile Lecomte, une militante antinculéaire française comparaissait ce jour (4 juin 2009) devant le tribunal correctionel de Steinfurt en Allemagne. Le 16 janvier 2008, elle avait attiré l'attention sur les dangers liés à l'export de déchets nucléaires sous forme d'hexafluorure d'uranium (UF6) - un gaz à la fois radioactif et corrosif- de l'usine d'enrichissement de Gronau vers la Russie en se suspendant entre deux arbres de façon spectaculaire au dessus de la voie ferrée. Une équipe spéciale de la police arrivée par hélicoptère l'avait délogée au bout de plus de six heures d'action. La procureur a plaidé en faveur d'une condamnation pour 'coercision' - obliger quelqu'un à faire quelque chose par la violence. La tribunal ne l'a cependant pas suivie et a prononcé la relaxe de la militante. Selon le juge, il est prouvé que c'est la police et non la militante qui a fait stopper le transport. L'accusée n'est donc pas coupable. De plus il est avéré qu'elle a manifesté à huit mètres de hauteur au dessus du de la voie ferrée, la loi spécifie seulement qu'un espace de 4m80 doit rester libre au-dessus de la voie pour la circulation des trains. " La fantaisie, c'est une arme! Je suis contente que le tribunal ait reconnu la légitimité de ces actions dans la troisième dimension comme un moyen d'expression de son opinion", a déclaré Cécile Lecomte à l'issu de l'audience. Dans son plaidoyer, la grimpeuse a longuement expliqué ce qui l'avait poussé à agir et le pourquoi de son action: informe l'opinion publique du passage de ces trains nucléaires devant chez elle et des dangers que ceux-ci représentent.
" Ces transports sont dangereux en raisons des risques radioactifs et toxiques que représente les 1000 Tonnes d'UF6 d'un train. Ces transports permettent à Urenco (la firme qui expoite l'usine) de se débarrasser de ses déchets pour en produire ainsi toujours plus et permettre au centrales nucléaires de continuer à fonctionner. S'il es question de violence, celle-ci vient de l'industrie nucléaire et non de moi." a déclaré Cécile à l'audience "la population est soumise au dangers du nucléaire contre son gré, c'est ce que j'estime être de la violence", a t-elle conclut.
L'avenir de la lutte contre le nucléaire "dans les airs" est radieux - bien plus agréable qu'un avenir irradié!

Cécile Lecomte, alias Eichhörnchen (écureuil)


manifester dans les airs au-dessus de la voie ferrée est droit d'expression fondamental

18:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/07/2009

démantèlement complet de la centrale nucléaire de « Chooz A»

En 2007:

Démantèlement complet autorisé de la centrale de « Chooz A»

le 5/10/07

Le groupe EDF vient d’être autorisé à procéder au démantèlement complet de la centrale nucléaire de « Chooz A»  dans les Ardennes. Une autorisation qui fait suite à la récente suspension du démantèlement de Brennilis, dans le Finistère.

Cette centrale est un réacteur à eau sous pression qui a produit de l’électricité entre 1967 et 1991. Sur le même site, EDF a mis en service, il y a une dizaine d’année, une autre centrale (» Chooz B» ) qui compte deux réacteurs d’une puissance de 1 450 mégawatts chacun.

En 1999, EDF avait été autorisé à procéder au démantèlement partiel du réacteur de Chooz A. Cinq ans plus tard, la société a déposé auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une demande d’autorisation de mise à l’arrêt définitif et de démantèlement complet de l’installation.

Dans son décret paru samedi, le ministère de l’Economie vient d’autoriser le démantèlement complet de la centrale de « Chooz A» , au vu notamment des « résultats de l’enquête publique» , organisée du 28 août au 29 septembre 2006.

Suspension du démantèlement de Brennilis

Le démantèlement complet de la centrale nucléaire de Brennilis, dans le Finistère, le premier à être autorisé, a été suspendu début juin après l’annulation du décret l’y autorisant, faute d’une procédure d’information du public. Le démantèlement ne devrait pas avoir lieu avant deux ans.

Sa déconstruction devait servir de test pour valider les procédures techniques qui seront appliquées pour la déconstruction intégrale de huit autres centrales mises à l’arrêt d’ici à 2025 : Bugey 1, Chinon A (1, 2 et 3), Chooz A, Creys-Malleville -qui a également fait l’objet d’un décret autorisant le démantèlement total-, et Saint-Laurent A (1 et 2).

 

 

 

PDF - 1.3 Mo
10 000 tonnes de déchets radioactifs dans la Meuse
PDF téléchargeable

Le démantèlement de la centrale nucléaire de Chooz A dans la pointe des Ardennes françaises a commencé. Si avec les deux centrales, les habitants de la région bouffaient et crevaient déjà du nucléaire depuis des décennies, cette fois ce sera surtout la Belgique et la Hollande qui seront touchées par le démantèlement via les rejets dans la Meuse de 10 000 tonnes de déchets toxiques et radiotoxiques liquides.

Si l’on voit la merde que rejette l’industrie dans la Meuse et ses différents affluents depuis plus d’un siècle, on comprend vite que ce n’est que la énième couche de pollution et pourtant les ordures radiotoxiques les rejets soi-disant « limités » et « inévitables » en provenance de Chooz causeront une pollution autrement plus durable et charrieront à leur tour cancers et leucémies.

Mais tout cela importe peu aux industriels, car les enjeux vont bien au-delà de la pollution d’une zone spécifique. En terme de marchés, si EDF cherche à devenir le spécialiste mondial en démantèlement, les entreprises spécialisées dans le nettoyage de zone contaminées, telles qu’Onet-Industries et Techman, feront leur lard, tandis que Adecco et Manpower se chargeront de recruter des liquidateurs.

Contrairement au discours des écolos qui cherchent encore à nous vendre leur bonheur éolien, le démantèlement ne prépare en rien une sortie du nucléaire mais garantit son acceptation centrale comme énergie « la plus propre ». Il s’inscrit ainsi dans sa relance au niveau international. Tandis que partout dans le monde ils nous construisent de nouvelles centrales pour satisfaire les besoins dévorants du capitalisme, à Chooz, on parle de transformer une poubelle nucléaire en parc naturel.

Comme après la fuite d’isotopes à Fleurus l’été dernier, l’Etat et les industriels mettent en marche leur machine à propagande pour nous faire avaler la pilule d’iode. Le démantèlement n’est en fait que la vitrine du service après-vente du nucléaire. Mais comme toute vitrine, elle n’est jamais à l’abri d’un pavé.

Avant qu’ils aient fini de nous pourrir définitivement la vie, Attaquons le nucléaire et son monde !

[Affiche trouvée sur les murs de plusieurs villes de France et de Belgique, juillet 2009]


Pour plus d’information sur le démantèlement en cours de la centrale nucléaire de Chooz A construite dans les années soixante, on peut consulter Tout Doit Partir N°5, à la page 9. Disponible dans la Fanzinotheque.

01:07 | Lien permanent | Commentaires (1) |

 
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