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06/10/2010

La "communication blanche" : de Zun Zu à Clausewitz

33ème séminaire de recherche à l’Ecole de Guerre Economique “La culture allemande en guerre de l’information”, dans le cadre du 3ème cycle en “Stratégie et intelligence économique“, le 25 mai 2010




 

  • Bernd Bühler, Pdg de JANUS Consulting, Gesellschaft für Sicherheit in der Wirtschaft.
  • Michael Hellerforth, Directeur des relations internationales au barreau de Paris, OSINT Analyst – HAWK Germany.

 

doc PDF TTa 117 tta117.pdf

doc PDF Point sur les Opérations psychologiques Point_sur_les_operations_psychologiques.pdf

19:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/05/2010

Au sujet du Vampire du Borinage

http://3.bp.blogspot.com/_bU9TfO-vJPQ/S_-IbVxsb5I/AAAAAAAAAZo/EXG0LU2VuqQ/s1600/vaneigem-debord.jpg

Raphaëlle Rérolle, chef-adjoint du Monde des Livres, a consacré récemment un article à De l'amour, dernier livre, sauf erreur, du Stakhanov de l'industrie culturelle, Raoul Vaneigem (Le Monde des Livres du 14 mai 2010). On peut y lire, au sujet de l'auteur, ce surprenant rappel : « Vite exclu de l’Internationale situationniste par son chef de file, Guy Debord, Vaneigem n’en est pas moins resté un adversaire impénitent de l’ordre social. » Quiconque connaît un peu la question sait bien que cette petite phrase est à elle seule un monde d’inexactitudes. Vaneigem est devenu membre de l’Internationale situationniste au plus tard en 1961. Il en a démissionné en novembre 1970. Il n’en a donc pas été exclu, comme l’affirme imprudemment Raphaëlle Rérolle, et il ne s’est pas séparé « vite » de l’I.S., mais après au moins neuf ans d’appartenance et de collaboration plus ou moins intense à cette organisation. Qui plus est, si l’on tient compte du fait que l’I.S. s’est auto-dissoute en 1972, on remarquera que cette démission est pour le moins tardive. On se tromperait sans doute en pensant que cette petite désinformation de la journaliste du Monde est intentionnelle. Raphaëlle Rérolle désinforme, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose : sans le savoir. Il suffit pour comprendre cela de se souvenir qu’il n’est pas nécessaire aujourd’hui à un journaliste, pour écrire un article sur quelque sujet que ce soit, d’avoir une connaissance, même sommaire, de ce dont il devra parler, par exemple en lisant les livres relatifs à son sujet. Il suffit de colporter les ragots qui traînent dans les salles de rédaction ou dans la bouche des faux témoins qu’on aura bien voulu écouter. Et, s’agissant de Guy Debord, on sait que l’un de ces plus tenaces racontars veut qu’il ait été une sorte de dictateur au sein d’une petite organisation qui tenait de la secte ou de l’appareil gauchiste bureaucratique. Le caprice du « chef de file » de l’I.S. aurait donc entraîné l’excommunication rapide d’un « adversaire impénitent de l’ordre social ». Voilà donc ce qu’il est permis de lire dans ce qui passe pour le quotidien de référence des gens cultivés. Ici, comme ailleurs, c’est la même ignorance, mal et vite informée, qui prétend savoir et instruire son public de jobards dont les « connaissances » sont ainsi continûment mises à jour.

 

 

 

09:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/03/2010

BHL, l’affabulation à visage humain

La valise diplomatique

Toujours soucieux de la rigueur de l’information (1), Bernard-Henri Lévy vient d’imputer au Monde diplomatique une turpitude inventée de toute pièce. Une manie, décidément, chez un essayiste encore couvert du ridicule de « l’affaire Botul » (2).

Interrogé par l’animateur Karl Zéro sur BFM TV (3 mars 2010, vidéo ci-dessous) sur son appartenance au « Groupe de Bilderberg » (une conférence annuelle réunissant des personnalités internationales de premier plan), Bernard-Henri Lévy réplique : « Alors voilà, ça… Il y a des gens, notamment au Monde diplomatique, qui ont lancé ce genre de fadaises, qui lancent ces espèces d’images comme ça, tentaculaires etc. C’est irresponsable, cette atmosphère de conspirationnisme, entretenue par une partie de l’extrême gauche, et notamment par les gens du Monde diplomatique, c’est quelque chose de terriblement dangereux. On va pas employer de grands mots, mais en tout cas… »

Ainsi, Bernard-Henri Lévy vient d’affabuler une fois de plus. Car, vérification faite, Le Monde diplomatique n’a jamais écrit la moindre ligne sur l’hypothétique participation de BHL audit cénacle. Depuis 1973, date plancher de notre archivage électronique, Le Monde diplomatique a évoqué Bilderberg dans trois notes de lectures et sept articles. Deux de ces articles mettaient précisément en garde contre les interprétations paranoïaques induites par les insuffisances analytiques de la gauche : « Ce vide théorique et stratégique, écrivait par exemple Alexander Cockburn dans nos colonnes en décembre 2006, a profité à des théories du complot qui perçoivent dans les méfaits de la classe dirigeante non pas la crise d’accumulation du capital, ou la recherche d’un taux de profit plus élevé, ou les rivalités interimpérialistes, mais des manigances ourdies dans des lieux donnés : le Bohemian Grove, le groupe de Bilderberg, Davos, etc. » (« Le complot du 11-Septembre n’aura pas lieu »). On a connu « atmosphère conspirationniste » plus étouffante…

Cette nouvelle affabulation – quelques jours plus tôt, Bernard-Henri Lévy s’inventait le rôle de découvreur de M. Barack Obama (3) – prend toute sa saveur quand on la replace dans le contexte de l’entretien avec Karl Zéro. Questionné sur les raisons de l’agacement qu’il suscite en dehors du réseau touffu de ses obligés, BHL répond : « Parce que j’ai trop raison. […] Le fond de l’affaire, il est là : je me suis peu trompé, c’est ma thèse du jour. » Une thèse audacieuse, à en juger par les pièces accumulées dans notre dossier (« L’imposture Bernard-Henri Lévy ») !

L’essayiste aurait-il été piqué au vif par notre article « L’homme qui ne s’est jamais trompé », où une autre de ses erreurs monumentales était rappelée à tous les journalistes amnésiques qui ne cessent de l’inviter à gloser sur l’actualité politique (4) ?

(1) Lire « Le n’importe quoi de “BHL” ».

(2) « BHL en flagrant délire : l’affaire Botul », NouvelObs.com, 8 février 2010.

(3) « Nouveau mensonges de BHL, cette fois à propos d’Obama », Le Plan B, mars 2010.

(4) Le site Acrimed vient de rappeler que Nicolas Demorand avait invité Bernard-Henri Lévy à deux reprises en quarante huit heures, tout en reprochant à ce dernier d’être ... omniprésent dans les médias (Henri Maler, « “L’amour, ça se fait à deux”, par Nicolas Demorand et Bernard-Henri Lévy », 22 février 2010.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-03-09-BHL

18:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/10/2009

Le fait de désinformer - désinformation

La sanction infligée au colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux ne sera pas effacée de son dossier militaire. Le Conseil d'État a en effet décidé, mardi, de rejeter la requête présentée par l'officier, après avoir été mis aux arrêts durant 30 jours par le général commandant la 11E brigade parachutiste, à la suite du drame survenu lors des journées portes ouvertes du régiment.

Le 29 juin 2008, l'un des exercices de démonstration avait viré au drame. Un sous-officier mimant un tir de couverture, vient d'engager dans son fusil d'assaut, un chargeur contenant des munitions de guerre. Les quelques rafales tirées par l'arme fauchent 16 spectateurs dont plusieurs enfants. Si la responsabilité du sergent Vizioz dans cet accident ne fait aucun doute, la venue de Nicolas Sarkozy au chevet des victimes va provoquer un séisme au sein de l'état-major de l'armée de Terre avec notamment la démission du général Bruno Cuche. Le 22 juillet 2008, le colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux, qui avait quitté le commandement du 3e RPIMa, l'avant-veille du drame s'était vu infliger une sanction de 30 jours d'arrêt pour, disaient les attendus de la sanction « négligence dont il avait fait preuve dans l'exercice de ses fonctions de chef de corps du 3ème régiment parachutiste de marine en ne faisant pas observer les règlements en vigueur, notamment dans le domaine de la gestion, du suivi et du stockage des munitions et en n'effectuant pas les contrôles qui auraient permis la découverte de ce stock illicite ».

Moins de trois semaines après avoir été sanctionné par sa hiérarchie, le colonel Merveilleux du Vignaux avait déposé une requête auprès du Conseil d'État demandant l'annulation de la sanction et la suppression de la mention portée à son dossier militaire. Les conseillers de la plus haute juridiction administrative ont estimé que « l'appréciation que l'autorité militaire a faite de la gravité de ces faits en infligeant à M. Merveilleux du Vignaux une sanction de premier groupe de trente jours d'arrêts n'est pas manifestement disproportionnée ».

http://www.ladepeche.fr/article/2009/10/23/699938-Carcassonne-La-sanction-du-colonel-du-Vignaux-confirmee.html

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Le Mot de l'éditeur : Désinformation et services spéciaux

Désinformation et services spéciaux : amis ou ennemis ?
Dans un monde où la maîtrise de l'opinion est le secret du pouvoir de tous les pouvoirs, on comprend bien l'enjeu stratégique que représentent les médias dans la sphère politique comme au sein des services secrets. Mais qui dit opinion et information dit aussi désinformation... Désinformation et services spéciaux étudie ce concept aux multiples facettes, et le met en lumière sous un jour nouveau : il se penche sur une pièce de théâtre où trois acteurs - les services spéciaux, les médias et le public - sont tour à tour victimes, manipulateurs et cibles de la désinformation.
Un cas d'école, l'affaire du Rainbow Warrior, illustre l'analyse de façon détaillée. Désinformation par l'erreur, par l'inversion des rôles, par la supposition, par l'image... Nous sommes mis en face des faits avec toutes les clefs de lecture quant aux procédés utilisés et aux résultats obtenus. Désinformation et services spéciaux nous donne ainsi à lire une approche à la fois concrète et richement documentée d'un thème qui passionne de plus en plus de lecteurs.

Sophie Merveilleux du Vignaux a reçu du Centre français de recherche sur le Renseignement le prix du jeune chercheur 2003 pour son mémoire de maîtrise à l'Ecole des Hautes Études politiques intitulé «Aux frontières du secret. La politique d'ouverture de la DGSE (1990-2003)». Elle collabore par ailleurs a des travaux collectifs sur le Renseignement.

Extrait du livre :
Désinformation et services spéciaux

Malgré d'innombrables définitions, il reste encore difficile de se faire une idée précise de ce qu'est la désinformation. Pourquoi ce concept est-il si ardu à cerner ? Tout d'abord parce que ceux qui pourraient le mieux en parler sont ceux qui en usent et ils ont bien souvent tout intérêt à en minimiser l'efficacité. Les autres se limitent à employer un mot pour un autre jusqu'à ce que tous se confondent et ne forment qu'un magma de notions certes proches, mais néanmoins distinctes.
Il est sans doute utile, avant de poursuivre, de revenir sur le terme d'information. Deux universitaires la définissent comme une «description objective faite en vue d'être communiquée et d'apporter une nouveauté pour l'auditoire». Elle consiste à «provoquer chez l'auditeur des sentiments comparables à ceux de témoins oculaires des faits relatés». Selon cette définition, l'essence d'une véritable information repose sur l'impartialité, c'est-à-dire sur la neutralité du contenant et du contenu. L'objectivité doit s'appliquer d'une part au fait exposé et d'autre part à la source et au vecteur utilisés pour le propager.
L'information a toujours été un élément de puissance fondamental, mais son utilisation a changé. Autrefois, celui qui possédait l'information possédait le pouvoir. Aujourd'hui et grâce à l'important essor des moyens de communication, l'information s'est démocratisée. Tous y ont accès, si bien que le pouvoir revient désormais à celui qui saura la trier et l'exploiter.
La désinformation, quant à elle, a été récemment décrite dans un dictionnaire comme «une utilisation de l'information, notamment de l'information de masse, pour induire en erreur, cacher ou travestir les faits». Un renvoi vers le mot «intoxication» est signalé, sous-entendant un lien et une confusion possibles entre les deux notions. Ailleurs, elle est décrite comme «un ensemble de procédés qui utilise l'infor­mation comme une arme contre l'adversaire». Nous sommes ici au coeur des principes de guerre de l'information. L'Académie française, qui la définit comme «une action particulière ou continue qui a pour but, en usant de tous les moyens, d'induire un adversaire en erreur ou de favoriser chez lui la subversion dans le dessein de l'affaiblir», fait davantage référence aux opérations psychologiques. Parmi ces nombreuses définitions, la frontière entre différents procédés est parfois ténue. C'est sans aucun doute ce qui les rend si difficiles à appréhender. Pourtant, si plusieurs mots existent, c'est sans aucun doute qu'ils recouvrent des notions différentes. Ce sont donc avant tout des terminologies qu'il faut distinguer : guerre de l'information, guerre psychologique et désinformation

.http://livre.fnac.com/a1951636/Sophie-Merveilleux-Du-Vignaux-Desinformation-et-services-speciaux

13:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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