Avertir le modérateur

02/02/2013

Le voyage du général De Gaulle en Afrique noire française - 1944

Ce document produit dans le cadre de la propagande de l'information en temps de guerre doit être considéré avec la distance critique nécessaire.

18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/01/2010

Police politique, officines privées, barbouzes, qui manipule qui de "Solidarité et défense des libertés à Mouvement Initiative et Liberté"...Pourquoi la tuerie d'Auriol ?

Comme documentaire vidéo, je n'ai trouvé que celui-çi, de l'émission "Faites entrer l'accusé"...Hondelatte débute par: "Pourquoi...on ne le saura jamais"...

A Auriol, la famille de Jacques Massié - chef du SAC, l'opaque Service d'Action Civique - a disparu ; dans sa maison les forces de l'ordre découvrent les traces d'un massacre. Trois membres du SAC et l'instituteur Jean-Bruno Finochietti sont inculpés pour homicide volontaire. Alors que seul le corps de Jacques Massié a été retrouvé près de Nans les Pins -, les gendarmes continuent les fouilles pour retrouver les cinq autres victimes de la tuerie.

Le 19 juillet 1981, à Auriol, un maçon remarque une épaisse fumée qui s'élève de la villa de Jacques Massié, inspecteur de police et militant RPR. Les gendarmes découvrent sur place de nombreuses traces de sang et constatent la disparition de six personnes : Jacques Massié, son épouse Marie-Dominique, leur fils Alexandre âgé de sept ans, ses beaux-parents Jules et Emmanuelle Jacquèmes, et son beau-frère Georges Ferrarini. C'est Jacques Massié qui était visé, en tant que responsable régional du SAC, Service d'Action Civique, service d'ordre d'origine gaulliste, créé en 1960 et qui a fait parler de lui, dans la région, à diverses reprises pour ses accointances avec le "milieu".

Les conditions de ce massacre sont connues lorsque trois militants du SAC sont interpellés (un instituteur, un patron d'entreprise de peinture et un ancien légionnaire converti en commercial). Ils nient leur implication, mais la police retrouve les empreintes de l'instituteur, qui finit par avouer l'assassinat des six personnes. Le même jour, le corps de Massié, tué à l'arme blanche, est retrouvé au col du Petit-Galibier, dans le Var ; le 30 juillet, les cinq autres cadavres sont découverts au fond d'un puits de mine désaffectée au Luc (Var). Le commando était constitué de cinq membres du SAC. Le commanditaire serait Jean-Joseph Maria, adjoint de Massié dans cette police parallèle, désireux de se débarrasser d'un chef trop encombrant qui menaçait de communiquer des documents compromettants. Maria sera condamné à la perpétuité ; Pierre Debizet, patron national du SAC sera inculpé d'homicide volontaire et de séquestration. Incarcéré six semaines, il bénéficiera d'un non-lieu en 1984. Ce massacre révèle un noyautage de la police marseillaise par les "barbouzes" et conduit à la nomination d'une commission parlementaire, dont l'enquête aboutira à la dissolution du SAC le 3 août 1982.

Bibliographie :

François Audigier, Histoire du SAC, Paris, Stock, 2003.

Marina Massié, Tuerie d'Auriol, la vie d'une rescapée, France Europe éditions, 2006.

Alex Panzani, La tuerie d'Auriol, éd. J'ai lu, Crimes et enquêtes, 2001.

 

Le MIL a plus d’un tour dans son SAC

 

Paru dans le revue Reflexes - Numéro 49 - Mai 1996

En juillet 1981, la tuerie d’Auriol (meutre de l’inspecteur Massié et massacre de sa famille) fait ressurgir sous les feux de l’actualité un sigle qui avait connu son heure de gloire durant les années 1960-1970, celui du Service d’Action Civique (SAC). Ce mouvement est issu en 1958 du Service d’ordre du Rassemblement du Peuple français, lointain ancêtre du RPR. Le SAC se veut alors une sorte de garde prétorienne, exclusivement rattachée à la personne du Général De Gaulle, en dehors de tout parti politique. Il bénéficie ainsi d’une sorte de label officiel qui lui permettra d’avoir grandes et petites entrées dans l’appareil d’État ainsi que de la complicité active et passive une partie de la hierarchie policière. Cette proximité du pouvoir expliquant également l’attrait que le SAC va provoquer chez des truands en mal d’impunité. Mais les événements de mai 1968 vont faire vaciller le pouvoir, l’onde de choc finissant même par déboulonner le Général de Gaulle en 1969. Dès lors le SAC va se tranformer.

 

Il deviendra tout d’abord un prestataire de servics auprès du mouvement gaulliste (UDR puis RPR), et d’un certain patronat de choc (Peugeot, Citroen...). Combattant par tous les moyens les partis et organisations de gauche, revendiquant hautement un anti-communisme viscéral et primaire, ne cachant pas son gpût pour l’ordre, le SAC va alors intégrer tout naturellement des militants d’extrême droite avant de soutenir certaines de ses initaitives (notamment celles du Parti des Forces Nouvelles). Ayant pressentis la victoire de la gauche en 1981, le SAC s’étais préparé à jouer un rôle de fer de lance de la nouvelle opposition. Mais la tuerie d’Auriol, puis la constitution d’une commission d’enquête sur ses activités et enfin sa dissolution en août 1982 briseront son élan. Mais le SAC n’est pas mort pour autant. Tout a été préparé un peu avant cette période pour que soient installés de nouvelles structures à mettre à la disposition de ses anciens et nouveaux militants pour continuer sous des formes renouvelées le combatcontre la gauche en particulier et la subversion en général. Certains de ses initiateurs, adhérents et sympathisants se retrouveront même aujourd’hui dans le couloirs du nouveau puvoir, dans des ministères, à l’Assemblée nationale.

LA FIN DU SERVICE D’ACTION CIVIQUE

Qès le début 1981, Pierre Debizet le secrétaire général du SAC, envisage la victoire de mittérand à la présidentielle et ses conséquences, il décide donc de mettre à l’abri le fichier du SAC pour éviter qu’il ne tombe aux mains des "socialos-marxistes". Mais il n’aura pas le temps d’envisager la suite car il est interpellé puis incarcéré dans le cadre de la tuerie d’Auriol, tandis que plusieurs autres dirigeants de l’organisation sont interpellés, stopant par la même toute tentative de réorganisation du SAC. Sa culpabilité n’ayant pu être prouvé, Debizet après quelques semaines de prison est libéré en septembre 1981 et se remet au travail. C’est ainsi que dans un interview au Journal du Dimanche il annonce "Avec mes homes, avec mon organisation transformée, modernisée, nous nous mettons à la disposition de la nouvelle opposition, surtout celle qui sert le plus les idées gaullistes". Au niveau interne dans une lettre envoyée aux responsables départementaux du SAC date du 21 octobre 1981, il écrit "D’ici quelques semaines lorsque nous verrons plus clair je vous communiquerai le sprojets auquels nous réflechissons en ce moment tendant à faire du SAC une organisatiion mieux adaptée et donc plus efficace pour répondre à la situation politique actuelle".

Le SAC vit alors une période de flottement entre la perspective d’une interdiction et la réorganisation nécessaire à sa survie. Mais le sort du SAC n’interesse pas que ses militants, certains au sein du RPR sont tentés de le récupérer à leur profit, celui-ci ayant toujours fonctionné comme une organisation autonome vis-à-vis du mouvement gaulliste. C’est le cas de Charles Pasqua, bien évidemment qui ferait ainsi d’une pierre deux coups :
- régler certains comptes avec Debizet. En 1969 Pasqua démissione du SAC suite à le nomination de Debizet à la tête de celui-ci.
- grâce à sçon aura d’ancien dirigeant du SAC, il s’est construit un réseau sur et dévoué sur lequel il peut compter.

C’est aini qu’en compagnie de Paul d’Ornano, il lance le 7 décembre 1991un mouvement intitulé Solidarité et défense des libertés qu’il se définit comme "un centre de rassemblement ferme et résolu" ouvert à tous ceux "qui refusent le socialisme et veeulent agir". Il y a là en vitrine Alain Juppé, Jacques Toubon, Yvon Bourges et Jacques Médecin pour le RPR, Alice Saunier Seité et Jacques Dominati pour l’UDF. On y remarque aussi la présence de François Bachelot qui deviendra en 1986 député du Front national et Pierre Lagaillarde ancien député d’Alger et hérault de l’Algérie française. Côté encadrement on retrouve Gérard Ecorcheville un ancien d’Ordre Nouveau et du Parti des Forces Nouvelles que Pasqua à récupérer dans son équipe, avec son beau frère Alain Robert. Sur le terrain ce mouvement réactive de vielles amitiés. A Marseille par exemple c’est en février 1982 qu’est créée une section de Solidarité et défense des libertés. Pasqua viendra en personnes inaugurer les locaux. Le président est Paul Gaillet, ancien secrétaire fédéral du SAC, le vice-président est Jean Roussel, futur député du Front national en 1986, le secrétaire est Joseph Nicolaï ancien commandant principal de la police de Marseille et membre du SAC. On trouve comme membres :
- Gilbert Chabillat, ancien responsable du SAC de 1970 à 1975 (date de son exclusion) et qui s’est reconverti depuis dans le devillièrisme.
- Humbert Giaconelli, un ancien policier membre du SAC,
- Henri Neurmond, un autre ancien policier, membre lui aussi du SAC,
- Me Henri Ruggieri, membre lui du RPR et du SAC.

On trouve aussi et surtout Gérard Kappé responsabe du SAC marseillais de 1967 à 1969, connu pour avoir préparé à Marseille en mai 1968, "l’opération stade" consistant à l’arrestation et au regroupement de diverses personnalités et syndicalistes de gauche dans des stades de foot, préfigurant ainsi ceux du Chili de 1973. Viré du SAC en 1969, il créait une fédération sud-est du SAC , mouvement dissident du SAC national. A la même époque d’autrers SAC dissidents se constitueront à l’instigation de Charles Pasqua qui venait d’en démissionné.

Sur le terrain Solidarité et défense des libertés ressemble beaucoup à un SAC bis. Ce qui explique le peu d’empressement du RPR et de l’UDF à soutenir cette initiative de Pasqua. Solidarité et Liberté sera bien éphémère, sa seule manifestation officielle aura lieu en mai 1982 à la suite de l’attentat de la rue Marboeuf.La manifestation tournera très vite à la manifestation anti-Mittérand d’autant qu’on y remarqura de nombreux militants du Parti des Forces Nouvelles et du Centre National des Indépendants et Paysans. Peu après Solidarité et défense des liberté se dissoudra, marquant par la même l’échec de la tentative de récupération du SAC par Pasqua. Entre temps le SAC avait réagit , c’est ainsi que le 16 décembre 1981 ont été déposés le sstatuts d’une nouvelle associations intitulée "Mouvement Initiative et Liberté" (MIL). Cette association a pour objet de "défendre et de promouvoir une organisation de la société française fondée sur l’initiative personnelle des citoyens et inspirée par les valeurs civiques, culturelles, morales et spirituelles de la civilisation française, de façon à réaliser les conditions de développement de la véritable liberté". Elle "affirme son attachement actif aux libertés essentielles parmi lesquelles la liberté d’entreprise, moteur du progès économique et social et facteurs d’épanouissement humain, la liberté effective de l’enseignement, condition du respect, des consciences et des croyances". Elle a pour président Jacques Rougeot, comme secrétaire général Bernard Furth et comme trésorier Jean Louis Goursalas, et enfin elle est alors omicilé 8 rue de Musset dans le XVIe arrondissement de Paris. Le nom du président et l’adrese seront certainement familiers aux étudiants, en effet puisque correspondants à celle de l’UNI (l’Union Nationale Interuniversitaire) dot Jacques Rougeot, professeur de lettres est le président national.

L’UNI a été créé à l’initiative du SAC après les événements de mai 1968 pour "regrouper tous ceux qui entendent soustraire l’Éducation Nationale à l’emprise communiste et gauchiste, et défendre la liberté en luttant contre toute les formes de subversion". Depuis cette 2poque l’UNI est toujours demeurée étroitement associé au SAC. La parenté idéologique et l’interpénétration des deux organisations conduisirent au fil des années l’UNI et le SAC a de nombreux actions communes. Le SAC n’a de cesse d’apporter en effet à l’UNI un soutien actif aux opérations dont elle avait décidé le lancement. La double appartenance de membres de l’UNI au SAC facilitant un tel état de chose.

Logique retour des choses donc de voir l’UNI apporter à son tour son soutien à la nouvelle version du SAC en lui fournissant sa logistique : adresse, responsable, matériel.

INSTALLATION DU MIL DANS LES LOCAUX DE L’UNI

Tout comme le SAC première manière (1958 à 1969) le MIL met un point d’honneur à être le garnat de l’héritage gaulliste. On y trouve par exemplele gendre du Général de Gaulle, le général Alain de Boissieu, mais se détache une figure : Jacques Foccart. Cet ancien résistant est appelé en 1958 au poste de conseiller technique à Matignon chargé des affaires africaines. Il est chargé à la fois d’appliquer la politique africaine du Général de Gaulle, élément essentiel de sa politique étrangère, et en second lieu contrôler le sservices spéciaux et plus spécialement le SDECE. C’est ainsi que pendant près de 35 ans il va tisser des réseaux d’influences avec de nombreux chefs d’état africain, mélant affaires, espionnage et politique. Très proche de De Gaulle, il est considéré par beaucoups de gaullistes comme la voix du Général. C’est dire l’influence qu’il a exercé et exerce encore. Membre honoraire du SAC, il en est même pour beaucoup (comme Pasqua) le père spirituel voire l’inspirateur. C’est lui rappelera par exemple Pierre Debizet à la tête du SAC en 1969 ce qui entrainera le départ de certains de ses dirigeants tel Pasqua. Il restera toujours très actif et influent puisqu’il continuera sa carrière sous Pompidou jusqu’en 1974. Lui succèdera sous Giscard un de ses éèves, dont il guidera les pas à travers les marigots de la politique africaine de la France. Politique qui a toujours constitué à la pratique d’un clientélisme à la petite semaine aux bénéfices de pouvoirs autoritaires peu regardant sur les moyens de garder le pouvoir. Une politique qui n’a guère évolué sous Mittérand, ce dernier renforçant le caractère personnel et réservé de ce domaine de la politique étrangère. Il en confiera la direction à son fils Jean Christophe, surnommé dans les palais africains "Papa m’a dit". A son retour comme premier ministre en 1986, Chirac appelera à ses côtés Jacques Foccart comme conseiller personnel pour l’Afrique. Si aujourd’hui en tant que président, il a nommé Michel Dupuch au 2 de la rue de l’Élysée, l’adresse de la cellule africaine de la présidence, il n’a pas oublié Foccart qui a hérité du 14 rue de l’Élysée. Foccard ne reste pas loin du pouvoir. D’autant plus que c’est un de ses anciens protégés qui a été nommé ministre de la coopération en la personne de Jacques Godfrain - qui extraordinaire coïncidence fut membre du SAC de 1968 à 1978, y occupant le sfonctions de trésorier.

Autre coïncidence, Foccart n’est pas tout seul au 14 rue de l’Élysée, il y est secondé par Fernand Wibaux qui fut ambassadeur au Tchad durant plusieurs années et un très proche conseiller diplomatique de Chirac de 1986 à 1988. Sonnom sera même évoqué comme possible chef de la DGSE en 1987 suite à l’affaire Greenpeace. Un Wibaux que l’on retrouve au comité d’honneur en compagnie d’autres gaulliste historiques comme Roger Galley ancien ministre de De Gaulle en 1968 ou encore Pierre Mesmer, premier ministre de Pompidou. Du côté héritage de la Résistance citons les deux noms : Pierre Closterman, ancien pilote de l’escadrille Franco Russe Normandie Niemen. Son attachement aux valeurs du gaullisme ne l’a pas empêché de donner une interview au journal d’extrême droite Le Choc du mois dans lequel il disait tout le bien qu’il pensait de Jean Marie Le Pen. Autre figure Michel Carage un ancien de la France libre.

Au début de l’année 1981 le SAC participe directement à la création d’un comité de soutien à un certain commandant Pierre Bertolini. Cet illustre inconnu était accessoirement commandant des pompiers de la protection civile en Corse mais surtout connu pour être le principal dirigeant de l’organisation anti-indépendantiste Francia (Front d’Action Nouvelle Contre l’Indépendance et l’Autonomie). A l’actif de cette organisation, plusieurs attentats commis contre des biens appartenant à des militants nationalistes corses. Début janvier 1981, Bertolini et certain de ses militants sont interceptés par des autonomistes à Bastelica alors qu’ils préparaient une nouvelle action. A cette occasion on découvre sur Bertolini et un de ses complices une carte de membre du SAC. Inculpé pour différents attentats, Bertolini sera traduit devant la justice et condamné. Le SAC ne l’oubliera pas et soutiendra d’un comité de soutien, invitant ses membres à adhérer et à le soutenir financièrement. A la tête de ce comité on trouvait alors, Michel Carage.

L’IDÉOLOGIE DU MIL

Là aussi on retrouve beaucoup d’analogie avec le défunt SAC : le MIL se veut aussi à part, il n’est pas un parti politique, partis dont il se méfie ceux-ci étant "tributaires d’intérêts particuliers, d’échéances électorales...tentés par des compromissions ou des louvoiements de circonstance". Il "entend faire sentir son poids dans la vie nationale en s’efforçant d’infléchir dans le sens des principes qu’il défend les décisions pris aux divers échelons". C’est ainsi que "s’il ne lui appartient évidemment pas de formuler un code morale à usage individuel et privé... il lui incombe de lui dire clairement à quelles valeurs civiques il se réfère". Tout d’abord dans la primauté de la personne " entre le principe personnel et le principe collectiviste il existe une incompatibilité de nature. Il faut donc choisir. Tout système qui se présente comme le mélange des deux, par exemple sur le modèle social-démocrate aboutit finalement à imposer en douceur la primauté du collectif". Autres valeurs défendre par le MIL "La libre entreprise et l’initiative personelle", la famille "elle est globalement une nécessité absolue" et la Nation. Mais attention "la société française est menacée par des dangers variés, parfois subtiles qui visent à détruire les valeurs civiques sur lesquelles elle repose". Le premier de ces dangers est la perte d’identité. Pour le MIl "il ne fait pas de doute que l’immigration sous sa forme actuelle constitue une menace mortelle pour l’identité nationale parcequ’elle présente des caractéristiques nouvelles et dangereuses. Les immigrés sont beaucoup trop nombreux : au point de vue numérique le seuil de tolérance est déjà nettement dépassé". "elle créé toutes les conditions d’affrontements violents qui ne marqueraient pas de transformer des réactions des réactions de défenses naturelles en réaction qui cette fois seraient effectivement racistes". Face à ce danger le mIL préconise de "prendre des mesures sévères contre l’immigration clandestine mais aussi de limiter de façon beaucoup plus rigoureuse les conditions d’accueil". Autre menace cette fois extérieure "l’Europe fédérale et supranationale" qui mettait en danger la souveraineté nationale. La France serait aussi l’objet d’une tentative de dissolution à l’échelle mondiale "cette tentative procède d’une conception d’ensemble selon laquelle pour assurer le bien de l’humanité et garntir la paix perpétuelle et la prospérité économique il faut que le Monde soit dirigé en fait de façon fort occulte, par une sorte de gouvernement des sages. Au service de cette conception mondialiste sont mis des moyens d’action d’une ampleur impressionante. Quelques organisations dont la plus connue est la Trilatérale... des entreprises multinationales" pour qui "une France forte , autonome et rayonnante est particulièrement génante, donc particulièrement visée".

LES MENACES

Bien évidemment le MIL a pris en compte le déclin politique de son ennemie le plus ancien... le communisme. Un résultat "qui est pour lui une victoire à laquelle nous avons contribué en participannt très vigoureusement au combat". Toutefois on remarque que "ses courroies de transmissions traditionnelles" ont beaucoup mieux préservé leur puissance "la CGT demeure la première force syndicale, elle possède encore une capacité de mobilisation non égligeable et dispose même d’une force physique toujours redoutable. Elle conserve des leviers d’action dans des secteurs névralgiques de l’économie française ; energie (EDF), transport (SNCF) etc." A cet ennemi traditionnel sont venus s’ajouter :
- "l’écologisme utilisé sous sa forme naïve ou sectaire, comme une entrave à l’esprit d’initiative et au développement de certaines idées".
- "L’antiracisme qui prétend faire appel aux bons sentiments (et qui) exploite pour devenir un instrument de désagrégation qui aboutit à détruire la nation".
- "Le tiers mondisme mélange confus et pervers de sentimentalisme et de politique mondialiste... il vise à culpabiliser l’Occident et les pays développés présentés comme des exploiteurs cyniques des pays pauvres. En France la mauvaise conscience qui en résulte et qui est systématiquement cultivée empêche de regarder en face les dangers de l’immigration et de prendre des mesures nécessaires pour les combattre".

Enfin plus insidieux encore "On voit se développer depuis longtemps une entreprise systématique de prise en main (par la gauche) des structures de toutes sortes, que ce soit dans le domaine de l’enseignement et des médias, mais aussi de la justice, de la police, des entreprises, des églises etc". "Ainsi une organisation comme le syndiact de la magistrature qui a profité du pouvoir de la gauche pour mettre la main sur l’appareil judiciaire ne se cache pas de promouvoir une justice inspirée de considérations idéologiques et politiques rendant la société responsable de la pluspart des crimes et délits, il prone l’indulgence à leur sujet et se propose, à l’inverse d’alourdir la répression contre la délinquance en col blancs. C’est bien un nouveau droit, une nouvelle morale sociale que ces juges rouges ou roses veulent faire valoir". Voilà des considérations qui ont du aller droit au coeur de Robert Pandraud membre d’honneur du MIL, mis en examen dans une affaire de fausses factures destinès au financement du RPR.

Heureusement face à l’Anti-France se dresse le MIL, ni parti politique, ni syndicat, ni club de pensée, le MIL se veut un mouvement de réflexion et d’action, mais attention une action qui se détermine par rapport aux principes cités plus haut, "principes (qui) servent surtout de boussole pour indiquer le sens de l’action qui sans cela risquerait de dégénérer en activisme". On a tiré les leçons du SAC. Politiquement le MIL s’est "résolument situé à droite et s’emploie à favoriser l’union des partis de droite". Cela consiste par exemple à répandre reprendre des mots d’ordre ou des campagnes du Front national" comme par exemple La France "aimez la ou quitter la". Sur le terrain le MIL est organisé en trois type de structures : 1) Territoriale : région, département, ville. 2) Militante : collage, tractage etc. 3) Socio-professionnel entreprises, profession, grands corps...

Quand au recrutement il est très encadré. En effet le MIl ne vise pas a être une organisation de masse mais une organisation qui cherche à recruter des gens sûrs. C’est ainsi que pour adhérer il faut être parrainé. Puis les adhérents se divent en deux ; ceux qui veulent adhérer pour les idées et ceux qui veulent être plus actif. A ces derniers on propose un questionnaire plus complet, sur le type d’activité souhaité, sur leur engagement actuel, leur passé politique. Bref un questionnaire qui rapelle furieusement celui du défunt SAC là encore...

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=490

14:34 | Lien permanent | Commentaires (4) |

24/11/2009

Otan-Alliance Atlantique-Traité de l'Atlantique nord-Nucléaire-Réarmement de l'Allemagne-Communauté européenne de défense-PESD-Europe de la défense

1966

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

1966

retrouver ce média sur www.ina.fr

En juin 1966, au plus fort de la crise franco-américaine et du relatif désengagement de la France de l'OTAN, le général de Gaulle est reçu en grande pompe à Moscou par L. Brejnev et N. Podgorny : accueil à l'aéroport, revue de troupe, cortège officiel. Le Général de Gaulle en compagnie de sa femme descend de l'avion à l'aérodrome de Vnoukovo où il est accueilli par une parade militaire et de nombreux juornalistes. A sa descente d'avion De GAULLE serre la main de M. PODGORNY, puis il va à la recontre de M. GROMYKO ( entre eux : M. KOSSYGUINE). Puis de Gaulle s'offre un bain de foule. Le cortège officiel se dirige en voiture, dans les rues de Moscou, De GAULLE en compagnie de Mrs KOSSYGUINE et PODGORNY, salut la foule en liesse, jusqu'à une porte fortifiée du Kremlin. De GAULLE et plusieurs personnalités françaises entrent dans une salle du Praesidium du Soviet où vont avoir lieux des discussions. De GAULLE et BREJNEV se dirige l'un vers l'autre, accompagnés de leur délégation, dans une salle de séance, ils échangent quelques paroles. De GAULLE, COUVE DE MURVILLE , deux autres personnalités françaises, et leurs homologues soviétiques,BREJNEV, KOSSYGUINE et PODGORNY, s'assoient autour d'une immense table.

1969

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

article publié le 19/05/2005

auteur-e(s) : Le Monde

 

Arraché de sa chambre de grand malade, Edouard Herriot, le vieux leader radical, incarnation s’il en fût de la IIIe République, est assis sur son fauteuil roulant. D’une voix caverneuse, il s’adresse aux députés : "Pour nous, laissez-moi le dire comme je le pense, la Communauté européenne, c’est la fin de la France." Ce 30 août 1954, l’Assemblée nationale se prononce sur la "question préalable", déposée par le général et député d’Alger Aumeran, pour empêcher l’ouverture du débat de ratification du traité instituant la Communauté européenne de défense (CED).

 

Un demi-siècle avant la division fratricide du PS à propos du référendum sur la Constitution européenne, les socialistes connaissent un déchirement autrement dramatique. Cinquante-trois d’entre eux votent la question préalable, mêlant leurs voix à celle à celles des communistes, des gaullistes, de la droite classique et de la moitié des radicaux. Les cinquante autres se retrouvent du côté des députés favorables à la CED, avec essentiellement les démocrates-chrétiens du MRP et l’autre moitié des radicaux. Guy Mollet et André Philip sont "cédistes", Daniel Mayer, Jules Moch et Alain Savary "anticédistes". Ministre de l’intérieur de Mendès France, qui a refusé d’engager la responsabilité de son gouvernement, François Mitterrand, qui n’est pas encore socialiste, n’a pas pris part au vote, comme ses collègues de diverses obédiences. Par 319 voix contre 264, l’Assemblée nationale donne le coup de grâce à la CED. Les vainqueurs entonnent La Marseillaise, les autres quittent l’Hémicycle.

 

En vérité, c’est toute la France qui est coupée en deux, chaque camp voyant dans l’autre un ramassis de traîtres vendus, les uns à la CIA, les autres au Kremlin. Le maréchal Juin et le comte de Paris ont fait connaître leur opposition. Dans le camp d’en face, Pierre Brisson écrit en toute simplicité dans Le Figaro : "Moscou jusqu’à présent a eu gain de cause. Le drapeau rouge s’implante en Indochine (allusion aux accords conclus le mois précédent à Genève), les débris de la CED jonchent le sol, L’Humanité pavoise."

 

Quant à de Gaulle, le 21 janvier 1954, il n’avait pas hésité à déclarer à "Cye" Sulzberger, du New York Times : "Je garantis que l’armée européenne ne se fera pas. Je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir d’entreprendre contre elle. Je travaillerai avec les communistes pour lui barrer la route. Je déclencherai une révolution contre elle. Je préférerais encore m’associer aux Russes pour la stopper. Elle ne passera pas. Je le répète : je ferai une révolution pour l’empêcher."

 

Comment en est-on venu à parler de mobiliser à nouveau des soldats allemands, alors que neuf ans plus tôt, à Potsdam, Staline, Truman et le premier ministre britannique Attlee s’étaient entendus pour démilitariser à jamais la patrie de Beethoven et de Goethe ? Un autre grand journaliste américain, Walter Lippmann, l’avait prédit dès 1944 : "Que les vainqueurs ne renouvellent pas leur alliance : l’alliance des vaincus et de tel vainqueur suivra. Cette histoire n’aurait rien d’inédit."

 

Hubert Beuve-Méry, le fondateur du Monde, était tout aussi clairvoyant en écrivant le 6 avril 1949, au lendemain de la conclusion de l’Alliance atlantique : "le réarmement de l’Allemagne est contenu dans le pacte comme le germe dans l’œuf" , ce qui lui vaut de vertueux démentis du ministre des affaires étrangères, Robert Schuman. Ce dernier n’avait pas hésité à déclarer au Palais-Bourbon : "L’Allemagne n’a pas d’armée et ne peut en avoir ; elle n’a pas d’armements et elle n’en aura pas." Jamais en retard d’un superlatif, son collègue de l’information, Pierre-Henri Teitgen lui avait fait écho en novembre : "Le monde doit savoir que la France ne pourrait rester membre d’un système de sécurité autorisant l’Allemagne à réarmer."

 

Mais pourquoi s’inquiéter ? Le secrétaire américain à la défense, Louis Johnson, n’avait-il pas assuré quelques jours plus tard que, "quelles qu’aient pu être les déclarations d’autres, il n’y aura pas d’armée allemande" ? En réalité, un premier projet d’appel à des soldats allemands avait été élaboré, au moment de la capitulation du Reich, par les experts du cabinet de guerre britannique, affolés à l’idée que l’Armée rouge, dont la supériorité numérique sur les forces occidentales était écrasante, pourrait faire déferler son "rouleau compresseur" au-delà de ce "rideau de fer" dont Churchill venait de parler pour la première fois dans un télégramme à Truman du 12 mai 1945. Le plan d’attaque de l’URSS qu’ils avaient mis au point et dont l’existence n’a été révélée qu’en 1998 par le quotidien conservateur Daily Telegraph, impliquait un appel, aux côtés de quarante-sept divisions anglo-saxonnes, à dix allemandes. Aucune suite n’avait été donnée à ce projet.

 

Très vite d’ailleurs, l’accession des Etats-Unis au monopole des armes nucléaires allait suffire à dissuader Staline de se lancer dans une guerre d’agression. Y avait-il jamais songé ? "Je ne suis pas comme Hitler, je saurai toujours m’arrêter à temps" , avait-il dit dès 1941 à Anthony Eden, alors ministre britannique des affaires étrangères. En tout cas, il battra à chaque fois en retraite lorsque, dans les premières années de la guerre froide, il essaiera de s’assurer, de l’Iran et des détroits turcs à Berlin, un avantage stratégique.

 

La situation avait cependant changé avec l’explosion, le 14 juillet 1949, de la première bombe atomique soviétique. Washington avait beau avoir réagi en mettant en route la bombe à hydrogène, infiniment plus puissante que celle d’Hiroshima, dont le premier essai aura lieu en novembre 1952, Moscou ne mettra qu’un an pour en faire autant. Il fallait donc reconstituer de toute urgence un corps de bataille conséquent en Europe, et il était difficile d’y parvenir sans faire appel à des contingents allemands. Le général Clay, ex-commandant suprême américain en Allemagne, n’avait pas hésité à se prononcer publiquement dans ce sens le 7 mai 1950, ce qui lui avait valu une verte réponse du socialiste Vincent Auriol, alors président de la République.

 

L’invasion de la Corée du Sud par les nordistes, six semaines plus tard, allait rendre irrésistible la pression des partisans du réarmement de l’ennemi d’hier. Non seulement les Etats-Unis s’étaient vu contraints, pour venir au secours du régime de Séoul, d’alléger considérablement leur dispositif militaire en Europe, mais Adenauer n’était pas le seul à redouter que Berlin-Est ne suive le mauvais exemple de Pyongyang.

 

De tous les membres de l’OTAN, seule la France tente de s’opposer au réarmement de l’Allemagne. Le 14 septembre, Robert Schuman doit oublier son "jamais" de l’année précédente et contresigner un communiqué selon lequel l’Allemagne "devrait être mise en état de contribuer à la défense de l’Europe occidentale" . Comment ? Churchill avait fait approuver le 11 août par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le principe d’une armée européenne, à laquelle il n’envisageait évidemment pas que la Grande-Bretagne participât. Et Jean Monnet avait soufflé à René Pleven, alors président du conseil, l’idée d’une Communauté européenne de défense, ou CED, sur le modèle du "plan Schuman" de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, la CECA, que la France, la République fédérale, l’Italie et les trois pays du Benelux avaient constituée en juin.

 

Au départ, l’espoir des signataires s’inscrivait dans la perspective d’une "troisième force" destinée à s’interposer entre les "supergrands". Avec la guerre de Corée, il n’en était évidemment plus question. Mais les partisans de la CED comptaient bien que celle-ci permettrait, pour reprendre une formule de l’époque, de "réarmer des Allemands sans réarmer l’Allemagne" . Ils doutaient si peu qu’elle donnerait un formidable coup de fouet à la construction de la fédération européenne de leurs rêves qu’une fois le traité paraphé puis signé, en mai 1952, ils entreprirent d’en appliquer par anticipation l’article 38, qui, à la demande du chef du gouvernement italien, Alcide De Gasperi, prévoyait l’élaboration par l’Assemblée parlementaire de la CED d’un projet de "structure fédérale ou confédérale" . Une assemblée "ad hoc" fut donc constituée, qui allait adopter à la quasi-unanimité ce qui ressemblait fort à une Constitution donnant notamment de larges pouvoirs, y compris celui de voter des lois, à un Parlement bicaméral élu.

 

Ce document fut solennellement remis le 9 mars 1953 par le président de l’Assemblée, le Belge Paul-Henri Spaak, aux ministres des affaires étrangères des Six. Mais Georges Bidault, qui avait succédé au Quai d’Orsay à Robert Schuman, était bien moins fédéraliste que lui, et son collègue belge Paul van Zeeland était lui aussi assez réservé sur ce terrain. Et le projet avait eu un impact négatif sur une partie de l’opinion française, qui aurait été disposée à approuver la CED, mais ne voulait pas cautionner une intégration de la France dans un système fédéral supranational. Tant et si bien que le dossier fut vite enterré.

 

Mais un autre événement s’était produit quatre jours plus tôt qui allait changer du tout au tout le climat des relations internationales : Staline avait rendu son âme au diable. Bientôt ses successeurs allaient multiplier les gestes de détente, permettant notamment la conclusion d’un armistice en Corée. Il en aurait fallu cependant davantage pour convaincre Américains et Britanniques de renoncer à lever des contingents allemands, d’autant plus que tous les signataires de la CED sauf un l’avaient ratifié sans histoire.

 

L’exception c’était la France, qui chercha vainement à faire corriger par des "protocoles additionnels" les articles du traité que l’opinion avait le plus de mal à avaler. Les Américains menaçaient d’opérer une "révision déchirante" de leur stratégie si Paris ne se décidait pas rapidement.

 

Il fallut attendre l’arrivée au pouvoir de Pierre Mendès France, en juin 1954, pour que le gouvernement se décide à tirer le cadavre du placard où ses prédécesseurs l’avaient remisé. Mendès France considérait quant à lui que le réarmement de l’Allemagne était inévitable mais aurait voulu sauvegarder les dispositions essentielles de l’armée européenne. Il fit donc entrer dans son cabinet à la fois des adversaires et des partisans de l’armée européenne, dans l’espoir de parvenir à un compromis. Mais il se heurta à l’extrême méfiance d’interlocuteurs qui le soupçonnaient d’avoir troqué la CED, quelques semaines plus tôt à Genève, contre la paix en Indochine. D’où de véritables réquisitoires publiés contre lui par Robert Schuman et André Philip, l’échec d’une conférence de la dernière chance à Bruxelles, et, enfin, le vote négatif de l’Assemblée nationale du 30 août 1954.

 

"Il a détruit la CED, écrivit le soir même à son amie Simone Dear, Paul-Henri Spaak, qui avait repris la direction de la diplomatie belge, et s’apprête, j’en ai le sentiment, à détruire l’Alliance atlantique... Quand on pense qu’un homme comme cela s’appelle France, on est d’abord surpris puis indigné."

 

On l’aurait bien surpris en lui répondant que c’est cet homme-là qui, quelques semaines plus tard, allait faire approuver par la France l’entrée de l’Allemagne fédérale dans le Pacte atlantique et son réarmement, au terme d’une négociation menée de main de maître qui lui vaudra d’être qualifié par Dulles de "superman" et d’être reçu triomphalement aux Etats-Unis.

 

André Fontaine

 

Extraits des débats à l’Assemblée nationale : août 1954


1ère séance du 28 août 1954

2ème séance du 28 août 1954

1ère séance du 29 août 1954

2ème séance du 29 août 1954

3ème séance du 29 août 1954

1ère séance du 30 août 1954

 

 

En 1950, le développement de la Guerre froide en Europe et le début de la guerre de Corée posent le problème de la défense des pays occidentaux face à la menace jugée croissante du bloc soviétique. Cinq ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, apparaissent outre-atlantique des appels visant à permettre à l’Allemagne de se réarmer afin qu’elle puisse prendre part dans le cadre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à la défense de l’Europe occidentale.

Les opinions publiques européennes n’étant pas prête à l’idée d’une reconstitution d’une l’armée allemande, Jean Monnet propose alors au Président du Conseil René Pleven de créer une armée européenne, dans laquelle pourront s’intégrer des bataillons allemands, remplaçant les armées nationales sous le commandement unique d’un ministre européen de la Défense. Le « plan Pleven », présenté le 24 octobre 1950, est approuvé le 26 octobre 1951 à l'Assemblée nationale par 343 voix contre 225.

A la suite de la conférence de Paris du 15 février 1951, deux idées sont abandonnées : un Conseil de ministres européens est préféré à un ministre unique et le maintien de certaines armées nationales au sein de l’armée européenne est envisagée. Des négociations s’engagent qui aboutissent le 27 mai 1952 à la signature du traité de Paris instituant la CED par les gouvernements français, ouest-allemand, italien, néerlandais, belge et luxembourgeois.

Le traité prévoit l’institution d’une Communauté européenne de défense, dans le cadre intégré et sous le contrôle opérationnel du commandant suprême de l’OTAN, disposant d’un budget, d’un armement, et d'un commandement communs. Elle reprend le fonctionnement institutionnel de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier créée en 1951, modèle plus tard repris par la Communauté Économique Européenne (CEE). Quatre institutions sont prévues :

- un commissariat intégré, qui joue le rôle de pouvoir exécutif, composé de 9 membres (2 Français, 2 Allemands, 2 Italiens et 1 de chaque pays du Benelux) ;

- le Conseil des ministres, organisme de direction générale composé du ministre de chaque pays membre, qui a pour but l'harmonisation de l'action du commissariat avec la politique des États membres ;

- l'Assemblée, identique à celle du pool charbon-acier et composée de 87 parlementaires nationaux, contrôle l'ensemble ;

- la Cour de justice, qui exerce le contrôle juridictionnel sur les différents organes.

En France, le débat est vif et les discussions s'éternisent. Les critiques du traité sont nombreuses. Celles des gaullistes portent sur l'inexistence d'une Europe politique et le placement de la CED sous tutelle de l'OTAN. Pour les communistes, l'impérialisme hégémonique du camp occidental, symbolisé par l'attitude belliciste de l'OTAN accentuant la division des deux Allemagnes, cherche à isoler le camp des démocraties populaires.

Après avoir tenté de proposer des protocoles additionnels limitant le projet d’intégration aux seules forces déployées en Allemagne, le Président du Conseil Pierre Mendès France décide de présenter le projet de loi autorisant la ratification du Traité de Paris. Le 30 août 1954, l'Assemblée nationale, avec l'opposition des communistes et des gaullistes du RPF, d'une partie des socialistes et des radicaux, refuse de donner l’autorisation de ratifier le traité en adoptant la question préalable.

La crainte du réarmement allemand a pesé lourd dans cette décision. De plus, après la mort de Staline le 5 mars 1953, la première détente de la Guerre froide fait naître des interrogations sur l'opportunité de créer une armée européenne.

Le rejet de la CED aura deux conséquences :

- à court terme, les accords de Paris et de Londres de l'automne 1954 vont permettre à l’Allemagne de reconstituer une armée autonome, dans le cadre de l’OTAN ;

- à long terme, la question d'une défense européenne intégrée restera sans aboutissement jusqu’à la fin de la Guerre froide et aux négociations du Traité de Maastricht.

Je me souviens que notre ancien collègue, M. Jacques Bardoux - que nous regrettons de ne plus compter parmi nous - parlant un jour de l'Europe de l'OECE, de l'Europe qui siège à Strasbourg, disait : « Ce petit croissant de l'Europe occidentale. » Mais ce que vous nous présentez, monsieur le secrétaire d'État, c'est à peine une demi-portion du croissant.

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/ced/sommaire.asp

 

Nécessité du réarmement allemand

En 1950, quelques semaines après le déclenchement de la guerre de Corée, les États-Unis somment la France d'accepter un réarmement rapide de la République fédérale d'Allemagne (RFA) car ils craignent de plus en plus que l'Union soviétique, qui dispose de l'arme atomique depuis la fin 1949, ne déclenche une guerre offensive en Europe occidentale. Car au même moment, l'armée française est empêtrée en Indochine et des unités britanniques sont également présentes en Malaisie. Les quatorze divisions occidentales stationnées en Europe ne semblent pas pouvoir faire le poids face aux plus de cent quatre-vingts divisions communistes. Konrad Adenauer, chancelier de l'Allemagne de l'Ouest, réclame officiellement le droit de lever une force armée capable de protéger le pays de la menace que fait peser la police populaire de l'Allemagne de l'Est. Les États membres de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) sont également favorables au réarmement allemand à l'exception notable des gouvernements français et belge. De même, une grande partie de l'opinion publique, notamment française, ne semble pas encore prête à accepter une nouvelle armée allemande en raison des souvenirs douloureux laissés par la Seconde Guerre mondiale et par l'occupation allemande. Lire la suite dans ENA

 

 

1974

retrouver ce média sur www.ina.fr

DP de la réunion au sommet à BRUXELLES - au siège de l'OTAN pour signatures négociations à OTTAWA - NIXON à table ronde - la cérémonie de signature - CHIRAC signant le document - NIXON signant - Premier Ministre Belge à table ronde - KISSINGER souriant aux côté du Président NIXON - THIERRY DE SCITIVAUX en plateau - BRUXELLES - fait le point sur cette réunion.

 

1976

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

1997

retrouver ce média sur www.ina.fr

Plus une ogive nucléaire russe ne sera braquée sur un pays membre de l'OTAN. C'est ce qu'a annoncé le président de la Fédération de Russie BORIS ELTSINE à la conférence au sommet réunissant à la salle des fëtes de l'Elysée (Paris) les membres de l'Alliance atlantique et la Russie. BORIS ELTSINE et les membres de l'Alliance atlantique sont réunis pour signer l'Acte fondateur devant régir désormais les relations entre la Russie et l'OTAN. - Arrivée de BORIS ELTSINE, JACQUES CHIRAC, BILL CLINTON, dans la salle des fêtes de l'Elysée. - Discours politique de JACQUES CHIRAC : "il y a des moments ou l'histoire marque une pause pour s'engager sur une voie nouvelle (...). Aujourd'hui, nous bâtissons la paix". - ARCH. N/B (Pathé). - Chars. - PR BORIS ELTSINE / PR JACQUES CHIRAC et BORIS ELTSINE / applaudissements de JACQUES CHIRAC après la signature de BORIS ELTSINE. - Discours politique de BORIS ELTSINE (russe trad.off) : "toutes les armes (...) seront démantelées". - PANO déjeûner officiel.

 

2003

retrouver ce média sur www.ina.fr

L'Allemagne, la France et la Belgique ont dit non aux demandes américaines pour assurer la défense de la Turquie en cas de guerre en Irak. La Turquie est le seul pays de l'Alliance Atlantique à avoir une frontière avec l'Irak et accueille une importante base américaine à Incirlik. Parmi les mesures demandées les USA le déploiement d'avions de surveillance awacks et de missiles anti missiles. Interview de Guy VERHOFSTADT, premier ministre belge, et de Donald RUMSFELD, secrétaire d'état américain à la défense.

 

 

09:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu